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	<title>LM magazine &#187; tourcoing</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Eugène Leroy</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 00:05:54 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Evoquer Eugène Leroy renvoie irrémédiablement à des images de toiles sculpturales, cette accumulation unique de matières et de couleurs. « <em>Certes, c&#8217;est un peu ce qu&#8217;on retient de lui, mais cette épaisseur n&#8217;a jamais été une fin, plutôt un moyen,</em> explique la directrice du MUba, Mélanie Lerat. <em>D&#8217;ailleurs ça l&#8217;agaçait qu&#8217;on le réduise à cela, il en parlait comme de sa &#8220;misère&#8221;</em> ». Entouré de ses peintures dans son atelier de Wasquehal, « loin des courants et des modes », disait-il, l&#8217;homme revenait sans cesse sur ses compositions, « <em>à la faveur d&#8217;une lumière nouvelle, d&#8217;une saison</em> », ajoutant de nouvelles touches au pinceau, au couteau ou directement depuis le tube. De près, le regardeur admire alors le travail de la matière. «<em> Et de loin, l&#8217;œil recompose le motif, fait son affaire de cette incroyable superposition</em> ».</p>
<div id="attachment_174277" style="width: 332px" class="wp-caption alignleft"><img class=" wp-image-174277" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/09/3_eugène-leroy-l’été-1999-huile-sur-toile-mnam--acmhdffranck-boucourt-677x1024.jpg" alt="Campagne Musenor 2021 © MUBA Musée Eugène Leroy - Tourcoing" width="322" height="487" /><p class="wp-caption-text">Campagne Musenor 2021 © MUBA Musée Eugène Leroy &#8211; Tourcoing</p></div>
<p><strong>Synthèse des émotions</strong><br />
Surtout, Eugène Leroy poursuivait à travers cette technique un but bien précis : figer «<em> la trace du vécu</em> », selon ses propres mots. «<em> Ici, il ne s&#8217;agit plus de désigner un corps de femme ou un autoportrait, on reconnaît à peine le sujet,</em> ajoute Mélanie Lerat. <span class="has-pullquote" data-pullquote="C'est une forme d'apparition, une synthèse de ses sensations ">C&#8217;est une forme d&#8217;apparition, une synthèse de ses sensations </span>». À l&#8217;instar de L&#8217;Été, tableau de grand format datant de 1999, où le corps d&#8217;une femme, le paysage et la lumière semblent fusionner dans un maelstrom de matières, de couleurs et d&#8217;émotions. Cette exposition s&#8217;intéresse ainsi aux années 1980 à 2000 de la production d&#8217;Eugène Leroy, une période témoignant « <em>d’un épanouissement technique et théorique certain</em> », et durant laquelle l&#8217;épaisseur de la matière prend toute son importance. C&#8217;est aussi à cette époque que l&#8217;œuvre du Tourquennois connaît une reconnaissance internationale. Les expositions s&#8217;enchaînent, les collectionneurs et institutions (comme le Centre Pompidou) acquièrent ses toiles.</p>
<p><strong> Monde magique</strong><br />
Au MUba, où Eugène Leroy exposa dès les années 1950 et auquel ses fils firent une donation de 600 œuvres en 2009, on découvre, sous la lumière zénithale de la grande salle du musée, ses fameuses peintures, disposées de façon chronologique. De saisons en silhouettes, de paysages en autoportraits, celles-ci nous transportent dans ce «<em> monde magique qui donne vie à une surface plane par la couleur et la lumière</em> », pour citer l&#8217;intéressé. Derrière, dans un espace plus intimiste, se dévoilent ses dessins sur papier, au fusain ou à la gouache. « <em>Une pratique autonome</em> », marquée par cette liberté du geste dont ne se départira jamais l&#8217;artiste, et qui demeure toujours inspirante.</p>
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		<title>Jean-Pierre Dionnet</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jul 2025 04:08:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[50 ans]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Dionnet]]></category>
		<category><![CDATA[maison Folie Hospice d'Havré]]></category>
		<category><![CDATA[Métal Hurlant]]></category>
		<category><![CDATA[tourcoing]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pensiez-vous un jour fêter les 50 ans de <em>Métal Hurlant</em> ?</strong> Pas du tout ! Au départ, l’idée n’était même pas de publier ce magazine pour les lecteurs, mais pour nous. À l’époque, le futur était pour moi quelque chose de lointain&#8230; Devenir un classique n’était donc pas ma préoccupation, c’est un malentendu. Disons qu’on a profité du lancement de <em>Heavy Metal,</em> sa version américaine, et de l’enthousiasme de metteurs en scène américains ou anglo-saxons&#8230;</p>
<p><strong>À vous écouter, c&#8217;est presque de la chance cette histoire&#8230;</strong> Oui, c&#8217;est un peu comme gratter le <em>Millionnaire</em>, pas plus pas moins&#8230; même si on a une chance sur 30 millions ! Tout ça, c&#8217;était dans l&#8217;air du temps. La preuve, on va aussi retrouver cet esprit à la télé, à Canal, grâce à Alain de Greef et Pierre Lescure. On trouvait aussi des journaux similaires comme <em>El Víbora</em> en Espagne ou <em>Frigidaire</em> en Italie&#8230; Disons qu&#8217;on est arrivés à un moment où émergeaient des choses un peu partout. Mais c&#8217;est la même histoire pour le cinéma, qui a vu le jour simultanément dans divers endroits de la planète. Les frères Lumière ont juste eu l&#8217;idée d&#8217;en faire un commerce&#8230;</p>
<p><strong>Quel fut votre rôle dans le magazine ?</strong> J&#8217;étais comme le chef d&#8217;une petite gare avec deux ou trois voies où il fallait bouger les rails dans tous les sens pour stopper un train pendant que l&#8217;autre passe. Et puis d&#8217;un coup, je me suis retrouvé à la tête d&#8217;une gare de triage où il a fallu rajouter 50 voies !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/xJgXpWn83EA?si=CiSUd1YWcTjmug9q" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Pourquoi ce nom, <em>Métal Hurlant</em> ?</strong> On n&#8217;en est absolument pas responsables car pas doués pour les titres. On avait pensé à <em>Banane mécanique</em> au départ&#8230; c&#8217;est dire ! L&#8217;idée vient de Mandryka, qui avait lâché la barre de <em>L&#8217;Écho des savanes</em>. Il avait aligné sur des petits bouts de papier toutes nos idées jusqu&#8217;à trouver <em>Métal Hurlant.</em>.. Et puis il nous a dit : &#8220;faites-le sans moi&#8221; ! Au-delà de ça, il nous a vraiment &#8220;accouchés&#8221;, me poussant à publier d&#8217;autres auteurs comme Corben. Il a aussi encouragé Druillet et Moebius à dessiner et raconter des histoires différentes.</p>
<p><strong>D&#8217;où vous vient cet intérêt pour la contre-culture ?</strong> D&#8217;abord d&#8217;une assez bonne connaissance de la culture classique, parce que ma maman avait acheté l&#8217;intégrale Balzac, Hugo ou Cendrars par correspondance. Ensuite, j&#8217;étais dans un collège assez strict où l&#8217;on n&#8217;avait pas le droit de regarder la télé, à part les actualités avec le Général de Gaulle, ce qui nous limitait un peu&#8230; Donc quand je revenais chez moi, tous les 15 jours, je lisais un maximum de BD, achetant des vieux trucs au marché. Je m&#8217;intéressais d&#8217;abord au visuel puis au contenu (et je ferai la même chose avec la musique). Je me souviens par exemple des couvertures magnifiques des DC comics créées à Tourcoing par Artima. C&#8217;est marrant, je me souviens que la grande obsession à ce moment, c&#8217;était la Terre : enfermée dans un bocal par des Martiens collectionneurs de planètes, soumise au rayon de la mort&#8230; Aujourd&#8217;hui, et c&#8217;est là que je ne suis plus en phase avec mon époque, la contre-culture a tendance à devenir une culture dominante, et ça me casse autant les pieds que lorsque Françoise Giroud et Simone Veil me demandaient comment lire une BD !</p>
<div id="attachment_172297" style="width: 877px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/jean-pierre-dionnet2.jpg"><img class="size-full wp-image-172297" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/jean-pierre-dionnet2.jpg" alt="Photo : Jean-Marie Marion" width="867" height="1300" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Jean-Marie Marion</p></div>
<p><strong>Et pourquoi la SF en particulier ?</strong> Dans la littérature classique, j’ai toujours préféré les oeuvres symbolistes, comme <em>Le Rêve</em> de Zola. Je me suis donc naturellement tourné vers la science-fiction, l’horreur, le fantastique&#8230; Le monde dans lequel je vivais alors, pas meilleur ou pire que celui d’aujourd’hui, ne me plaisait pas. Je m’évadais donc sur d’autres planètes, en Atlantide&#8230; et je suis toujours comme ça. Cela doit venir d&#8217;une espèce d&#8217;anarchisme pas convaincu et d&#8217;une certaine tristesse devant l&#8217;échec total des politiques dans le réel.</p>
<p><strong>Selon vous, qu&#8217;est-ce qui fait l&#8217;âme de <em>Métal Hurlant</em> ? Au-delà de la SF tout ça, c&#8217;est un esprit, un ton&#8230; </strong>Oui, d&#8217;ailleurs il y a l&#8217;arrivée du punk à cette époque. Et puis on a tous vécu Mai-68, la révolution la plus courte de l&#8217;Histoire, puisqu&#8217;elle s&#8217;est arrêtée avec les vacances scolaires ! Quand on a commencé chez <em>Pilote</em>, on pensait tous que le monde allait changer. Rappelons aussi que notre génération a vu l&#8217;Homme marcher sur la Lune en 1969, sur nos télés en noir en blanc, ce qui était plus évocateur. La SF et le réel s&#8217;interpénétraient donc totalement. On se disait tous : Jules Verne avait raison !</p>
<p><strong><em>Métal Hurlant</em> c&#8217;est aussi une esthétique particulière, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Ce qui est génial dans <em>Métal Hurlant</em>, et je le réalise seulement maintenant, c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;y a jamais eu de copieurs-colleurs. Les auteurs ont toujours exploré d&#8217;autres mondes, encouragés par Moebius d&#8217;ailleurs. La mythologie <em>Métal</em> vient aussi du fait que la première version, et même la deuxième, n&#8217;ont pas duré très longtemps. On n&#8217;a donc pas eu le temps de s&#8217;habituer : 12 ans et paf ! La morale ? Il vaut mieux être un météore&#8230;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/XtjmAttaKNA?si=Qw1tCvaRgmSXoROW" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Ce magazine a aussi séduit quelques grands artistes outre-Atlantique, comme Ridley Scott, n’est-ce pas ?</strong> Exactement. On retrouve des plans d’<em>Exterminateur 17</em>, que j’ai signé avec Enki Bilal, dans <em>Blade Runner</em>, sans parler de tout ce qu’il a pris à Moebius pour <em>Alien</em>. Mais ça va encore plus loin, car on a aussi envahi le Japon, réputé imprenable ! Katsuhiro Ōtomo s’est lui aussi inspiré d’<em>Exterminateur 17</em> et de Moebius pour <em>Akira</em>&#8230; même les petits robots de Tezuka viennent de chez nous !</p>
<p><strong>Quel serait votre plus grand regret ?</strong> D’avoir refusé à George Miller, le réalisateur de <em>Mad Max</em>, d’autoriser le titre <em>Métal Hurlant</em> pour son film contre 10% de ses recettes, alors qu’on manquait toujours d’argent ! C’est une des grandes erreurs de ma vie et j’en payerai toujours le prix.</p>
<p><strong>Quel regard portez-vous sur la nouvelle version de <em>Métal Hurlant</em> ?</strong> Dans la nouvelle formule, je trouve qu&#8217;il y a des jeunes auteurs passionnants qui progressent de façon régulière. Certains sont sur le point d&#8217;aboutir et d&#8217;autres font encore du zèle : ils remplissent trop leurs pages, comme si on allait leur couper les robinets du jour au lendemain ! Mais le fait de reconnaître déjà cinq ou six auteurs dans un trimestriel, c&#8217;est très bien.</p>
<div id="attachment_172299" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/jean-pierre-dionnet3.jpg"><img class="size-full wp-image-172299" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/jean-pierre-dionnet3.jpg" alt="Vue d'expo (c) Julien Damien" width="1000" height="667" /></a><p class="wp-caption-text">Vue d&#8217;expo (c) Julien Damien</p></div>
<p><strong>Outre <em>Métal Hurlant</em>, on vous connaît aussi pour <em>Les Enfants du rock</em> ou <em>Cinéma de quartier</em>&#8230;</strong> Oui, pas mal de choses connexes que j&#8217;ai pu accompagner successivement. Disons que je suis un passeur pour le grand public. Hélas, il y a des choses que je n&#8217;aurai pas le temps d&#8217;explorer. J&#8217;avais par exemple commencé un bouquin sur les artistes oubliés ou méconnus des XIXe et XXe siècle, sans pouvoir le concrétiser.</p>
<p><strong>Comment cette exposition a-t-elle vu le jour à Tourcoing ?</strong> C’est Bruno Girveau qui a organisé ce traquenard. Il y a deux ans, il montait une expo sur la BD avec François Boucq au Palais des beaux-arts de Lille, dont il était alors le directeur. J’y allais pour ça, j’avais préparé mon petit hommage et une fois sur place ils m’ont dit : &#8220;en fait, on t’a fait venir pour te poser des questions, à toi&#8221; !</p>
<p><strong>Comment jugez-vous cet accrochage ?</strong> C’est LA grande exposition <em>Métal Hurlant.</em> Bruno a fait un boulot extraordinaire. Il a fallu choisir, mais on explore ici toutes les facettes de notre revue. Depuis les grands anciens de la SF comme Moebius ou Druillet, puis Caza, Renard et Schuiten ou Beb-Deum qui arrivent derrière, jusqu’à la nouvelle version du magazine, en passant par le côté rock avec le <em>Lucien</em> de Margerin ou Serge Clerc, les filles de l’éphémère revue <em>Ah ! Nana</em>, la chapelle Druillet&#8230; Ça dépasse largement les originaux qu’on était un peu habitués à voir, et ça c’est génial !</p>
<p><strong>Un dernier mot ?</strong> Oui, les Parisiens sont des ânes. Ils sont prêts à s&#8217;entasser dans le métro pour aller à la <em>Japan Expo</em>, à Villepinte, alors que le temps de trajet en train jusqu&#8217;à Tourcoing est le même. Ils se demandent quand cette expo <em>Métal Hurlant</em> va arriver chez eux&#8230; Eh bien non, elle bouge pas mon pote, t&#8217;as qu&#8217;à y aller !</p>
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		<title>Mustang vs Aline</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 01:31:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Aline]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Mix]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/c_xvKZLdf8Q?si=DcXGWJ5D94-vlJTZ" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><strong>MUSTANG</strong></p>
<p style="text-align: center;">À l’origine, trois lycéens qui s’ennuient (petit pléonasme) à Clermont-Ferrand, au coeur des années 2000. Le trio se découvre une passion commune pour le rock d’hier (Nirvana) et d’avant-hier (Elvis, Roy Orbison, The Stooges, Suicide, Hank Williams…). En résultent des morceaux étonnants et détonants, inscrits dans plusieurs traditions à la fois : rock’n’roll, chanson française, electro antédiluvienne (ce sample d’Aphex Twin). Le tout mâtiné de frustration adolescente, de mélancolie bleutée, de méchanceté amusée et assumée, entonné par le meilleur crooner d’ici. Mustang, c’est une oeuvre composée de cinq albums rigoureusement indispensables, de reprises parfois surprenantes (Bashung, Brassens, Booba…). Si la critique salue chacune de ces sorties, le public n’est, hélas, pas toujours au rendez-vous (doux euphémisme). Reste que, depuis plus de quinze ans, ce groupe signe les chansons les plus personnelles, sincères et émouvantes de la scène française. L’histoire jugera.</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/GwAexYtEivc?si=vdZemkU6yGxRcBxd" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><strong>ALINE </strong></p>
<p style="text-align: center;">Où l’on reparle de Clermont-Ferrand. Car c’est la fameuse marque de pneumatiques qui menaça Young Michelin, formation pop ligne claire marseillaise, de procès. Dommage, car le groupe s’était fait un chouette nom avec un 45 tours très réussi, en 2009. Alors, Romain Guerret et les siens optèrent pour Aline &#8211; ça rime avec Gamine. L’époque semblait propice et ouverte à un rock et une pop en français (Mustang, La Femme, Lescop, Séverin&#8230;). Un tube confidentiel (<em>Je bois et puis je danse</em>), puis la parution de l’impeccable <em>Regarde le ciel</em> (2013), sous la houlette de l’ex-Valentins Jean-Louis Piérot (Daho, Bashung), suivi du plus sombre <em>La Vie électrique</em> (2015), produit par <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/03/01/stephen-street/" target="_blank">Stephen Street </a>(Blur, The Smiths) laissaient espérer un carton massif. Que dalle. Et Aline se sépara dans l’indifférence générale… jusqu’à la parution, l’an passé, d’une compilation d’inédits parfaits, et l’annonce de quelques concerts. En attendant un nouvel album ?</p>
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		<title>Les 150 ans de l’impressionnisme</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/03/01/melanie-lerat/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 06:40:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Caillebotte]]></category>
		<category><![CDATA[Cézanne]]></category>
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		<category><![CDATA[MUba]]></category>
		<category><![CDATA[Peindre la nature. Paysages impressionnistes du musée d’Orsay]]></category>
		<category><![CDATA[Pissarro]]></category>
		<category><![CDATA[Renoir]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Comment définir l&#8217;impressionnisme ? C&#8217;est avant tout un mouvement de peinture de plein air. Les impressionnistes posent leur chevalet dans la nature,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment définir l&#8217;impressionnisme ?</strong> C&#8217;est avant tout un mouvement de peinture de plein air. Les impressionnistes posent leur chevalet dans la nature, face à une forêt ou un champ. Cette approche marque une rupture avec la tradition académique, car auparavant l&#8217;oeuvre était exécutée en atelier, de mémoire. De plus, ces artistes ont renouvelé les sujets de la peinture.</p>
<p><strong>De quelle façon ?</strong> Avant eux, un paysage servait avant tout une scène historique ou mythologique, ici il se suffit à lui-même. Les impressionnistes choisissent des sujets simples, qu&#8217;on n&#8217;imaginait alors pas dignes d’être peints, il y a par exemple des compositions avec des enfants ou saisissant le quotidien. Cette attention portée à la vie telle qu&#8217;elle est suggère ainsi l&#8217;introduction de motifs modernes, notamment le chemin de fer, les ponts, les usines, les boulevards haussmanniens à Paris… Ces artistes témoignent d’une période de grands bouleversements, celle de la révolution industrielle.</p>
<p><strong>Le fait de peindre à l’extérieur n’est pas anodin, n’est-ce pas ?</strong> C&#8217;est vrai, car cela va pousser ces peintres à représenter la lumière et ses changements, de porter une attention particulière à la nature et ses mouvements. L&#8217;impressionniste s&#8217;attache aux jeux de reflets, au miroitement du ciel sur l&#8217;eau. Il capture l’éphémère, le fugace, l&#8217;intangible. Il y a quelque chose de très vaporeux ici, de l&#8217;ordre de la sensation.</p>
<div id="attachment_157628" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat1.jpg"><img class="size-full wp-image-157628" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat1.jpg" alt="Paul Signac, Herblay. Brouillard. Opus 208, 1889 © Photo : musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt" width="800" height="479" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Paul Signac, Herblay. Brouillard. Opus 208, 1889 © Photo : musée d&#8217;Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt</span></p></div>
<p><strong>Est-ce pour cela qu’ils furent appelés les impressionnistes ?</strong> Oui, et au départ c&#8217;était plutôt péjoratif, car ils furent d’abord rejetés des salons. Les critiques jugeaient qu&#8217;ils s’intéressaient à des sujets mineurs par rapport à la grande peinture d&#8217;atelier…</p>
<p><strong>Pourquoi ces artistes peignent-ils de cette manière, obtenant ce rendu &#8220;flou&#8221; ?</strong> Pour justement représenter ces instants fugaces. Les couches juxtaposées de matière traduisent la rapidité avec laquelle ils peignent. Auparavant, une toile achevée devait être parfaite. Ici, la touche est visible, et c&#8217;est l&#8217;oeil du spectateur qui recompose le motif.</p>
<p><strong>Quel serait le manifeste de l’impressionnisme ?</strong> <em>Impression, soleil levant</em>, de Claude Monet, le chef de file du mouvement, dont l&#8217;aboutissement sont <em>Les Nymphéas</em>. Il n’y a là plus de ciel, d’environnement, seulement un jeu de reflets. La toile nous immerge dans la sensation plutôt que la représentation. Cette oeuvre ouvrira beaucoup de portes, notamment celles de l&#8217;expressionnisme, pour des artistes comme Pollock ou Rothko. On bascule alors dans l&#8217;abstraction, l’expression pure de la couleur. Voilà pourquoi l’impressionnisme est un mouvement révolutionnaire !</p>
<div id="attachment_157630" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat2.jpg"><img class="size-full wp-image-157630" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat2.jpg" alt="Camille Pissarro, Potager, arbres en fleurs, printemps, Pontoise, 1877 © Photo : musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt" width="800" height="644" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ffffff;">Camille Pissarro, Potager, arbres en fleurs, printemps, Pontoise, 1877 © Photo : musée d&#8217;Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt</span></p></div>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Quel est le contexte de cette exposition ?</strong> Pour fêter les 150 ans du mouvement, le musée d&#8217;Orsay, qui possède la plus grande collection impressionniste au monde, a décidé de diffuser ses trésors dans toute la France. Chaque musée en reçoit généralement trois ou quatre. Le MUba en accueille lui 58. C&#8217;est d’ailleurs la première fois que l&#8217;institution parisienne confie un ensemble aussi important, à la fois en quantité et en qualité, car on compte des oeuvres majeures. C&#8217;est un geste très généreux, et pour le public une occasion rare de découvrir ces tableaux près de chez lui.</span></p>
<p><strong>Pourquoi Tourcoing a-t-elle eu les faveurs du musée d&#8217;Orsay ?</strong> Parce nous avons développé une politique d&#8217;exposition exceptionnelle en partenariat avec des musées nationaux ces dernières années. Ce fut par exemple le cas pour <em>Chrétiens d&#8217;Orient</em> en 2018 avec l’Institut du monde arabe, puis en 2020 avec le Musée Picasso-Paris.</p>
<p><strong>J&#8217;imagine qu&#8217;il y a des précautions particulières pour organiser ce prêt ?</strong> Oui, en termes de transports, d’emballages, de manipulation&#8230; tout est démultiplié !</p>
<p><strong>Comment avez-vous conçu ce parcours ?</strong> Il est la fois thématique et chronologique, en cinq parties. On s’intéresse d’abord aux origines du paysage impressionniste, aux précurseurs possibles, issus de l&#8217;école de Barbizon ou de celle de Fontainebleau. Ensuite on explore les motifs de prédilection de ces peintres : les bords de Seine, la représentation de l&#8217;eau, des jardins, des paysages de campagne au fil des saisons, et notamment le printemps, qui occupe une place importante.</p>
<p><strong>L’hiver n’est pas en reste…</strong> Tout à fait, nous accordons toute une section au paysage enneigé. Ce sujet résonne d’ailleurs avec nos conditions climatiques actuelles, où la neige se raréfie, alors qu’à cette époque les hivers étaient très rigoureux. On peut par exemple citer <em>Effet de neige à Vétheuil</em> de Monet, où la neige n’est jamais blanche, prenant des tonalités bleues, vertes avec les reflets… On évoquera aussi le paysage &#8220;pur&#8221;, se dirigeant vers une forme d&#8217;abstraction, en tout cas une attention très forte portée aux effets de lumière, au mouvement, à l’image de <em>Meules, fin de l’été</em> de Monet.</p>
<div id="attachment_157634" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat5.jpg"><img class="size-full wp-image-157634" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat5.jpg" alt="Auguste Renoir, Pont du chemin de fer à Chatou, en 1881 © Photo : musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt" width="800" height="659" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Auguste Renoir, Pont du chemin de fer à Chatou, en 1881 © Photo : musée d&#8217;Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt</span></p></div>
<p><strong>Pouvez-vous aussi nous parler du<em> Saule pleureur</em> de Monet ?</strong> Il est présenté dans la dernière salle de l&#8217;exposition, c’est une toile de fin de carrière, presqu’abstraite. On ne voit pas le tronc de l’arbre, ni son environnement, un peu comme si le tableau n&#8217;avait pas de centre ni de limite. Il est placé face à <em>L’Homme au printemps rouge</em> d’Eugène Leroy, une œuvre qui déborde, toute en matière. Il n&#8217;y a pas de filiation directe entre les deux, mais on peut percevoir dans ce dialogue des liens sur le travail de la couleur, la dissolution du motif. Ces artistes s&#8217;affranchissent du réalisme pour privilégier la sensation.</p>
<p><strong>Sur quelles autres œuvres pourrions-nous focaliser ?</strong> <em>La Barque pendant l&#8217;inondation, Port-Marly</em>, d&#8217;Alfred Sisley. La toile montre la Seine recouvrant toutes les berges jusqu&#8217;au seuil de la maison d&#8217;un marchand de vin. L’artiste ne traite pas la dimension dramatique ou historique de l’événement (qui résonne encore une fois avec notre actualité climatique). C’est plutôt une aubaine pour peindre le ciel et ses reflets sur l&#8217;eau, avec un jeu entre le bleu et les touches de blanc. On peut aussi évoquer <em>Pont du chemin de fer à Chatou</em>, de Renoir, réunissant tous les motifs impressionnistes : le petit jardin, les marronniers en fleurs symbolisant l’exaltation du printemps, puis on observe au loin le pont de chemin de fer, sujet moderne par excellence.</p>
<div id="attachment_157631" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat3.jpg"><img class="size-full wp-image-157631" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat3.jpg" alt="Alfred Sisley, La barque pendant l'inondation, Port-Marly, 1876 © Photo : musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt" width="800" height="647" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ffffff;">Alfred Sisley, La barque pendant l&#8217;inondation, Port-Marly, 1876 © Photo : musée d&#8217;Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt</span></p></div>
<p><strong>Qu’en est-il de la scénographie ?</strong> Elle est conçue comme un paysage ménageant des points de vue sur les oeuvres. La scénographie exploite la qualité architecturale du musée, notamment sa grande verrière. Cette clarté souligne le lien avec la recherche de la lumière propre aux impressionnistes. Et puis ces peintres utilisaient des couleurs claires, assez chatoyantes. On accorde donc les tons des tableaux et celui des murs des galeries. Nous présentons également une projection sur une surface de 12 mètres de long, pour montrer des oeuvres que l&#8217;on ne pouvait pas obtenir, comme <em>Les Nymphéas</em>.</p>
<p><strong>Vous focalisez sur les paysages impressionnistes, la nature. Ce n&#8217;est pas un détail, au regard des questions actuelles sur le dérèglement climatique…</strong> Oui, le lien avec notre époque se construit naturellement, dans l&#8217;esprit et l’œil du visiteur. On parlait de révolution industrielle, d’usines, et cette période est aussi un moment clé, quelque part les prémices de ce qu&#8217;on connaît aujourd&#8217;hui. En même temps, il s’agit d’éviter des rapprochements un peu superficiels et anachroniques. L&#8217;idée n’est pas de dire que les impressionnistes étaient des écologistes avant l&#8217;heure, mais d’ouvrir des pistes de réflexion.</p>
<div id="attachment_157632" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat4.jpg"><img class="size-full wp-image-157632" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat4.jpg" alt="Paul Cézanne, Rochers près des grottes au-dessus de Château-Noir, vers 1904 © RMN-Grand Palais (musée d'Orsay)" width="800" height="946" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ffffff;">Paul Cézanne, Rochers près des grottes au-dessus de Château-Noir, vers 1904 © RMN-Grand Palais (musée d&#8217;Orsay)</span></p></div>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous plaît tant dans ce dans ce mouvement ?</strong> Il est passionnant d’un point de vue historique. Il se passe beaucoup de choses durant le XIXe siècle et notamment en peinture. Ces artistes se placent dans la continuité de très grands maîtres, comme Courbet, Manet, Millet, tout en regardant vers la modernité, c’est un moment pivot. On voit aussi comme la subjectivité de l&#8217;artiste émerge, il traduit ce qu’il ressent dans son for intérieur, sa sensibilité, ouvrant un autre champ des possibles. Cette tendance accompagne aussi la littérature, avec Baudelaire par exemple, mais aussi plus tard dans la musique avec Debussy.</p>
<p><strong>Au final, quel est votre objectif ?</strong> Il ne s’agissait pas de monter une exposition historique sur l&#8217;impressionnisme, car cela a déjà été fait, mais plutôt de poser un regard moderne sur ce courant, en évoquant en filigrane l’écologie, et en élargissant le propos à des courants différents, qui ont succédé à l&#8217;impressionnisme. Il y a par exemple une salle autour de Gauguin et l&#8217;école de Pont-Aven, où la couleur prend le dessus. Puis on oriente le parcours vers nos collections, plus contemporaines, posant sur elles un regard nouveau.</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 18pt;"><em><strong>Les Enfants impressionnistes du musée d&#8217;Orsay</strong></em></span></p>
<div id="attachment_156614" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/2.-petite-danseuse-de-quatorze-ans-degas.jpg"><img class="size-full wp-image-156614" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/2.-petite-danseuse-de-quatorze-ans-degas.jpg" alt="Edgar Degas, Petite danseuse de quatorze ans, 1921-1931 © RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / René-Gabriel Ojéda " width="800" height="1215" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Edgar Degas, Petite danseuse de quatorze ans, 1921-1931 © RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / René-Gabriel Ojéda</span></p></div>
<p style="text-align: center;">Pour les 150 ans de l’impressionnisme, la Piscine a aussi été gâtée. Le musée d&#8217;Orsay lui prête cinq oeuvres, dont des peintures de Pissarro, Renoir et l&#8217;iconique <em>Petite Danseuse de quatorze ans</em> de Degas. Elles sont présentées au coeur du parcours permanent, dans la salle consacrée à l’enfance, permettant des dialogues avec les trésors roubaisiens. À l’instar de cette conversation entre <em>La Petite Châtelaine</em> de Camille Claudel et le <em>Garçon au chat</em> de Renoir…</p>
<p style="text-align: center;"><em>&gt;&gt; Roubaix, jusqu‘au 26.05, La Piscine , mar &gt; jeu : 11h-18h • ven : 11h-20h • sam &amp; dim : 13h- 18h, 11/9€ (grat.-18 ans), <a href="https://www.roubaix-lapiscine.com/" target="_blank">roubaix-lapiscine.com</a></em></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong><em><span style="font-size: 18pt;">Monet-Duhem</span></em></strong></p>
<div id="attachment_157637" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat6.jpg"><img class="size-full wp-image-157637" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat6.jpg" alt="Claude Monet, La Rue Montorgueil, à Paris. Fête du 30 juin 1878, détail © Musée d’Orsay, Dist. RMN - Grand Palais / Patrice Schmidt" width="800" height="1299" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Claude Monet, La Rue Montorgueil, à Paris. Fête du 30 juin 1878, détail © Musée d’Orsay, Dist. RMN &#8211; Grand Palais / Patrice Schmidt</span></p></div>
<p style="text-align: center;">Côté impressionnisme, Douai n’est pas en reste. Sous l&#8217;impulsion de l&#8217;artiste Henri Duhem (1861- 1941), le musée de la Chartreuse a en effet acquis, durant 40 ans, une collection de tableaux signés Renoir, Pissarro ou Sisley. Celle-ci est aujourd’hui mise en valeur à travers une exposition de circonstance, rehaussée par le prêt de La Rue Montorgueil de Claude Monet, par ailleurs une des sources d’inspiration de Duhem. La boucle est bouclée !</p>
<p style="text-align: center;"><em>&gt;&gt; Douai, 27.03 &gt; 24.06, Musée de la Chartreuse, mer &gt; lun : 10h-12h &amp; 14h-18h, 5/2,50€ (gratuit -26 ans), <a href="https://www.museedelachartreuse.fr/" target="_blank">museedelachartreuse.fr</a></em></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><em><strong><span style="font-size: 18pt;">Et aussi&#8230;</span></strong></em></p>
<div id="attachment_157640" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat8.jpg"><img class="size-full wp-image-157640" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat8.jpg" alt="Claude Monet, Les Glaçons | Débâcle sur la Seine, 1880 © musée d'Orsay / Photo : P.Schmidt" width="800" height="479" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Claude Monet, Les Glaçons | Débâcle sur la Seine, 1880 © musée d&#8217;Orsay / Photo : P.Schmidt</span></p></div>
<p>Histoire de parfaire cette promenade impressionniste dans les Hauts-de-France, on pousse les portes du Palais des beaux-arts de Lille, pour y découvrir six oeuvres de Claude Monet représentant le village de Vétheuil. Puis, on se rend à Amiens, au musée de Picardie, pour admirer <em>Sur la plage</em> d’Édouard Manet, toile peinte en 1873 à Berck-sur-Mer. Monet à Vétheuil.</p>
<p><em>&gt;&gt; Les Saisons d’une vie Lille: 11.04 &gt; 23.09, Palais des beaux-arts // Sur la plage impressionniste. Dans l’oeil d’Édouard Manet : Amiens, 16.03 &gt; 16.06, Musée de Picardie</em></p>
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		<title>Fares Cachoux</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/03/01/fares-cachoux-2/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 06:35:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Fares Cachoux]]></category>
		<category><![CDATA[IMA]]></category>
		<category><![CDATA[tourcoing]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;oeuvre de Fares Cachoux est avant tout affaire de contraste : entre la beauté de ses images, pop et minimalistes, et la dureté du propos, évoquant la guerre, l&#8217;exil, l&#8217;oppression des femmes&#8230; Dit autrement, l&#8217;artiste <em>« saupoudre la mort de sucre »</em>, explique-t-il, en citant une expression syrienne. <em>« Il ne s&#8217;agit pas de rendre l&#8217;horreur acceptable, mais regardable</em> ». C&#8217;est par exemple cette mouette posée sur le dos d&#8217;un cadavre de migrant flottant dans la Méditerranée, ou cette scène s&#8217;apparentant à une superbe nuit étoilée. En s&#8217;approchant, on découvre en réalité un hélicoptère lâchant une bombe sur des maisons, enflammant les ténèbres de braises&#8230; Ce tragique événement s&#8217;est déroulé en 2015 à Daraya, dans la banlieue de Damas, ville sur laquelle s&#8217;est acharné le régime de Bachar al-Assad. <em>« On ne sait pas combien il y a eu de victimes</em>, soupire notre hôte. <em>Cette œuvre est inspirée d&#8217;une vidéo filmée par un activiste. Je l&#8217;ai reproduite à ma manière, en l&#8217;habillant avec poésie, pour que les gens ne détournent pas les yeux face à ce crime, sans le dénaturer »</em>.</p>
<div id="attachment_157701" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/fares-cachoux-21.jpg"><img class="size-full wp-image-157701" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/fares-cachoux-21.jpg" alt="© Julien Damien" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">© Julien Damien</p></div>
<p><strong>Le boucher de Damas </strong></p>
<p>Né en 1976 à Homs, en Syrie (où il est désormais <em>persona non grata</em>) Fares Cachoux a d&#8217;abord suivi des études d’ingénieur informatique à l’université d’Alep, puis en art numérique à Paris, avant de travailler durant une dizaine d&#8217;années pour des musées, dans le Golfe. Et puis survient la révolution syrienne, en 2011. Il décide de tout quitter, pour élaborer son propre langage visuel, et dénoncer l&#8217;innommable. L&#8217;une de ses premières créations représente la <em>« sinistre silhouette »</em> de Bachar al-Assad faisant face à des mômes, un couteau de boucher caché derrière le dos. L&#8217;oeuvre, désormais publiée dans les manuels scolaires français, dénonce le massacre perpétré à Houla en 2012, où les milices du dictateur ont tué, <em>« principalement à l&#8217;arme blanche »</em>, 108 personnes, dont 49 enfants. Dans cette même image on remarque également une des signatures stylistiques de Fares Cachoux : le cercle. <em>« Il me sert à attirer les regards vers l&#8217;épicentre de la composition. Mais on peut aussi y voir un soleil »</em>. Comme dans cette impression où une femme, allégorie de sa ville natale de Homs (<em>« martyrisée car très vite engagée dans la révolution »</em>) porte sur son dos toute la Syrie, gravissant les marches d&#8217;un escalier pour l&#8217;emmener vers la lumière.</p>
<div id="attachment_157702" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/fares-cachoux-22.jpg"><img class="size-full wp-image-157702" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/fares-cachoux-22.jpg" alt="© S. Castel, IMA-Tourcoing (8)" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">© S. Castel, IMA-Tourcoing (8)</p></div>
<p><strong>Femmes libérées</strong></p>
<p>Profondément engagé, le travail du Franco-Syrien n&#8217;est pas non plus dénué d&#8217;humour. En témoigne la série <em>Eye to Eye</em>. Résultant de ses années passées dans les pays du Golfe, celle-ci interroge la relation entre tradition et modernité, ce bizarre antagonisme entre rigorisme religieux et capitalisme, <em>« dans une zone du monde qui a connu des mutations brutales, avec la découverte du pétrole et cette richesse soudaine »</em>. Son fil conducteur ? La femme, toujours cachée derrière un niqab et des lunettes de soleil. Son identité est invisibilisée, mais pas sa personnalité ni sa soif de liberté. : elle est ici casse-cou sur un skate, là aventurière au guidon d&#8217;une grosse moto ou rockeuse, formant les cornes du diable avec ses doigts&#8230; Faut-il y voir un symbole féministe ? <em>« Peut-être, mes œuvres ne portent aucun jugement,</em> élude l&#8217;intéressé. <em>Disons que j&#8217;essaie de rendre hommage aux femmes, qui subissent tant d&#8217;injustices au fil des siècles »</em>. En témoignent les quatre reines orientales accueillant le visiteur, à l&#8217;entrée de l&#8217;IM<em>A, </em>et semblant en harmonie avec la faune et la flore &#8211; comme si elles étaient elles-mêmes la nature<em>. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Si l'on vivait dans une société maternaliste, le monde irait sans doute beaucoup mieux »">« Si l&#8217;on vivait dans une société maternaliste, le monde irait sans doute beaucoup mieux »</span></em>, dit-il. Au terme de cette exposition, on découvre enfin la dernière grande préoccupation de l&#8217;artiste : le péril climatique. Elle est ici résumée par une image post-apocalyptique. On y voit un oiseau posé sur un caddie à la renverse, vestige de la société de consommation, sur lequel la nature a repris ses droits. Son nom ? <em>A Better World</em>&#8230; Tout est dit !</p>
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		<title>Objets de grève</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/14/objets-de-greve/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 16:22:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie commune]]></category>
		<category><![CDATA[Objets de grève]]></category>
		<category><![CDATA[tourcoing]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Inscrite dans le cadre de la triennale &#8220;Art &#38; Industrie&#8221; initiée par le Frac Grand Large et le Laac de Dunkerque, cette...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Inscrite dans le cadre de la<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/07/01/triennale-art-industrie/" target="_blank"> triennale &#8220;Art &amp; Industrie&#8221; </a>initiée par le Frac Grand Large et le Laac de Dunkerque, cette exposition met à l’honneur des objets méconnus mais redécouverts par le photographe Jean-Luc Moulène, dans les années 1990. Disposées sur des cartons (évoquant l&#8217;atmosphère d&#8217;une usine), ces pièces sont l&#8217;œuvre d&#8217;ouvriers français qui ont imaginé une autre forme de lutte, plus discrète (et futée) pour protester. Ils n&#8217;ont pas choisi de manifester devant leur entreprise avec des pancartes, mais ont décidé de poursuivre le travail&#8230; en détournant la production de l&#8217;usine qui les emploie. Par exemple pour rendre un produit invendable, à l&#8217;instar de cette &#8220;Une&#8221; du <em>Herald Tribune</em> publiée le 5 juin 1987&#8230; sans photographies. Il s&#8217;agissait alors pour le personnel de soutenir un retoucheur victime d&#8217;une compression d’horaires.</p>
<div id="attachment_155191" style="width: 1018px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/12/objets-de-greve.jpeg"><img class="size-full wp-image-155191" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/12/objets-de-greve.jpeg" alt="(c) Élise Coquille" width="1008" height="756" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Élise Coquille</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vous avez un message</strong></p>
<p>D’autres objets ont été &#8220;transformés&#8221; pour porter des revendications. En témoigne ce parfum conçu par les salariés de la Bourgogne Applications Plastiques, en1996, et dont l’étiquette annonce &#8220;BAP Touche pas à mon emploi !&#8221;&#8230; Au-delà de l&#8217;annonce (explicite) adressée aux consommateurs, le détournement du flacon recouvre aussi une dimension pratique pour les grévistes. <em>« Sa vente les aidait à tenir bon durant le temps où ils n’étaient pas payés, voire pour régler les frais de justice</em> », indique Nathalie Delbard, professeure en Arts plastiques à l&#8217;université de Lille. Ainsi, 10 000 de ces bouteilles furent écoulées en huit semaines. Nous sommes donc loin de &#8220;l’arrêt total et collectif du travail&#8221; propre à la grève !</p>
<div id="attachment_155192" style="width: 671px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/12/objets-de-greve.jpg"><img class="size-full wp-image-155192" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/12/objets-de-greve.jpg" alt="(c) Haddy" width="661" height="371" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Hady Abi Saleh</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>À l&#8217;affiche</strong></p>
<p>Si la collection dévoilée par Jean-Luc Moulène s’arrête aux années 2 000, l’exposition rapproche ce mouvement de productions plus actuelles. On trouve par exemple, au premier étage de la <a href="https://galeriecommune.art/" target="_blank">Galerie commune de Tourcoing</a>, le design d’affiches créées par &#8220;<a href="https://formesdesluttes.org/" target="_blank">Formes des luttes&#8221;</a>, un site web fondé par des graphistes engagés. Libres de droits, utilisés pour des manifestations, ces posters &#8220;clés en main&#8221; assènent des slogans comme &#8220;Misère de la Culture&#8221; ou &#8220;Artistes en grève.jpg&#8221;. <em>« On retrouve la même inventivité chez les artistes et les grévistes »</em>, constate Nathalie Delbard, qui reconnaît toutefois l’absence, au fil de ce parcours, d’objets originaires du Nord. Mais, qui sait, peut-être qu’un logo CGT est caché sous votre poêle…</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Marc Ronet</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 01:31:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[la Piscine]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Ronet]]></category>
		<category><![CDATA[MUba]]></category>
		<category><![CDATA[Roubaix]]></category>
		<category><![CDATA[tourcoing]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Né en 1937, Marc Ronet vécut son premier choc artistique à l’âge de sept ans, au Palais des beaux-arts de Lille, devant <em>La Descente de croix</em> de Rubens. « Une émotion pure, qui deviendra ma respiration », dit-il. Le terme sied parfaitement à son œuvre, réalisée presqu’inconsciemment. <em>« Chez moi, le geste devient le maître du jeu, la main est guidée par la matière, plus rapide que la pensée »</em>. De cette <em>« course folle »</em> naît ce qu’il appelle un <em>« magma »</em>, soit un fond abstrait d’où jaillissent ensuite des figures, des paysages et des objets domestiques, comme des tables ou du linge suspendu.</p>
<p><strong>L&#8217;appel du vide</strong></p>
<p>Au MUba de Tourcoing, le premier des trois chapitres de cette exposition s’intéresse par exemple aux fleurs, aux bâtons et aux portraits. <em>« Des sujets qui, a priori, n’ont rien à voi</em>r, commente Mélanie Lerat, la directrice du musée. <em>Le dénominateur commun, c’est la verticalité. Il s’agit de tenir debout, c’est de l’ordre de l’énergie vitale »</em>. À l’image du portrait de sa fille, contrainte à la position couchée à cause d’une maladie, et que Marc Ronet représente à la façon des <em>Ménines</em> de Vélasquez, dans une composition vibrante, lumineuse, quasi impressionniste. C’est la vie, et l’amour, qu’il fige. Plus loin, ses variations autour des lieux vides paraissent dénuées de traces humaines. En réalité, c’est tout le contraire, <em>« car le vide n’est pas rien »</em>, assure l’artiste. Ici, il traduit l’absence et les silences, offrant plus que jamais matière à s’émouvoir.</p>
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		<title>Panorama 25</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Oct 2023 00:56:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[le Fresnoy]]></category>
		<category><![CDATA[Panorama 25]]></category>
		<category><![CDATA[tourcoing]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Plongées dans la pénombre, ces oeuvres brillent par leur aptitude à conjuguer réel et imaginaire, art et science, entre vidéo, photographie, sculpture, son&#8230; et surtout haute technologie. <em>« On perçoit d&#8217;ailleurs une appétence grandissante pour la réalité virtuelle ou l&#8217;intelligence artificielle</em> », observe Pascale Pronnier, responsable de la programmation artistique. Oh, pas de thèmes imposés ici, plutôt <em>« des préoccupations communes d&#8217;artistes issus du monde entier, mais d&#8217;une même génération »</em>. Une inquietude écologique, par exemple, comme en témoigne la Chinoise Yue Cheng. Baptisée <em>The World</em>, son installation dénonce l&#8217;extermination de la biodiversité par l&#8217;Homme. Elle projette chants et vidéos de dugongs sur une structure élaborée avec des matériaux de construction typiques des &#8220;villes champignons&#8221; qui ont grignoté leur habitat – et peu à peu la planète.</p>
<p><strong>Fuite du temps</strong></p>
<p>Au fil de ce parcours investissant l&#8217;ensemble du bâtiment (de la grand nef au bar), il sera aussi question de la guerre en Ukraine, de racines, d&#8217;appartenance à un territoire&#8230; et puis de l&#8217;image elle-même. Ainsi de Lucas Leffler, dont l&#8217;oeuvre est constituée d&#8217;écrans de vieux iPhone. Fendus, carbonisés, ceux-ci sont utilisés comme supports accueillant les clichés de la destruction de l&#8217;usine Kodak, qui fut balayée dans les années 2000 par l&#8217;avènement&#8230; du smartphone. Une mise en abyme vertigineuse, télescopant les notions de progrès et d&#8217;obsolescence, mais aussi passé, présent et futur.</p>
<div id="attachment_152070" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/09/panorama-253.jpg"><img class="size-full wp-image-152070" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/09/panorama-253.jpg" alt="Vue d'exposition (Analog Collapse, Lucas Leffler) © Julien Damien" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Vue d&#8217;exposition (Analog Collapse, Lucas Leffler) © Julien Damien</p></div>
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		<title>Lucie Antunes</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Sep 2023 00:18:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Mix]]></category>
		<category><![CDATA[Lucie Antunes]]></category>
		<category><![CDATA[tourcoing]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Bardée de diplômes (pléthore de prix de conservatoire, master du CNSMD de Lyon…), cette percussionniste fourmille d’idées et fait feu de tout bois. Batterie, cloches tubulaires, vibraphone, marimba, sifflet et chant sont mis au service de morceaux (évidemment) rythmés et volontiers répétitifs – on pense plus d’une fois aux maîtres minimalistes tels Terry Riley ou Steve Reich. Le tout avec une approche résolument hédoniste. En témoigne Carnaval, deuxième album dont le moteur tient en six lettres : transe.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/iij4mmW2fds?si=EnbmFNA0IA6y0-ki" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Étienne Nasreddine Dinet et l&#8217;Algérie</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Sep 2023 00:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Étienne Nasreddine Dinet et l'Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[IMA]]></category>
		<category><![CDATA[tourcoing]]></category>

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<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/09/01/etienne-nasreddine-dinet-lalgerie/">Étienne Nasreddine Dinet et l&#8217;Algérie</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est une figure majeure de la peinture orientaliste… et en même temps une exception dans ce courant né avec le colonialisme. L’oeuvre d’Étienne Dinet se situe en effet à rebours des visions exotiques, voire carrément fantasmées, de la plupart de ses contemporains. En 1884, le Parisien est âgé de 23 ans lorsqu&#8217;il découvre l&#8217;Algérie. Dès son premier voyage, il tombe amoureux du pays : de ses décors, ses paysages, ses habitants surtout… jusqu&#8217;à s&#8217;installer sur place (dans la maison de son ami Sliman Ben Ibrahim) puis se convertir à l&#8217;Islam. En 1913, ce chrétien français d&#8217;origine bourgeoise devient ainsi Nasreddine. Issu de l&#8217;école du réalisme (pensez à Jean-François Millet), l’artiste saisi avec justesse son quotidien, dans une palette extrêmement riche et contrastée, tout en le magnifiant sous la lumière vibrante du Sahara, comme en témoigne cette exposition &#8211; la première qui lui est consacrée depuis 1930. Ici des bavardages d’enfants accroupis sur le sol, là des musulmans en pleine prosternation au lever du jour ou encore l&#8217;âpreté de la vie des bédouins. Autant de scènes saisies avec un regard humaniste, qui frappent par leur expressivité, et signées par un homme qui n&#8217;aura de cesse de tenter d&#8217;unir ses deux pays de coeur.</p>
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