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	<title>LM magazine &#187; Angleterre</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>HOLY MOLY</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2026 04:10:49 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Carl Cozier n&#8217;a pas choisi son nom d&#8217;artiste par hasard. Holy Moly est une exclamation britannique à mi-chemin entre l&#8217;étonnement et le juron poli. Elle colle parfaitement à cet illustrateur et designer résidant à Bristol, dont l&#8217;œuvre explose littéralement de couleurs et d&#8217;intentions. Originaire de l&#8217;Oxfordshire, il passe par une formation aux beaux-arts puis en communication graphique au Pays de Galles, avant de se frotter à la scène dance music — pochettes d&#8217;albums, visuels de soirées&#8230; De quoi faire ses premières armes dans l&#8217;effervescence des nuits britanniques. C&#8217;est le Boomtown Festival qui lui ouvre vraiment les portes, en lui confiant toute l&#8217;identité graphique. Un crochet fondateur dont il tire une conviction : «<span class="has-pullquote" data-pullquote=" J'ai énormément appris en faisant quelques détours, et mon travail n'en est que plus riche et plus varié"> J&#8217;ai énormément appris en faisant quelques détours, et mon travail n&#8217;en est que plus riche et plus varié</span> ». Bristol achève de façonner son regard. Ville d&#8217;activisme, de musique underground et d&#8217;art urbain effronté, elle irrigue chacune de ses compositions. DJ lui-même, Carl puise dans la culture rave une matière visuelle brute qu&#8217;il traduit en couleurs saturées, en typographies militantes, en mondes surréalistes où l&#8217;on se perd avec joie. Adobe, Red Bull, <em>The Guardian</em> : les commandes affluent, mais c&#8217;est dans l&#8217;engagement que son œuvre trouve sa profondeur. Fresques murales en hommage à l&#8217;hôpital public, affiches en soutien au mouvement Black Lives Matter, enchères caritatives&#8230; Il considère cela comme indissociable de sa pratique. « <em>Créer peut parfois sembler égoïste, alors </em><span class="has-pullquote" data-pullquote="j'essaie de mettre mon art au service du bien autant que possible">j&#8217;essaie de mettre mon art au service du bien autant que possible</span> ». Une philosophie qui tient en une couleur : toutes à la fois. Et la certitude que la forme n’est jamais dissociée du fond.</p>
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		<title>Entretien avec Holy Moly</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2026 03:37:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Et revenir sur votre parcours, de vos premières expériences avec la couleur à votre formation...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Et revenir sur votre parcours, de vos premières expériences avec la couleur à votre formation artistique ? Comment êtes-vous devenu illustrateur ?</strong><br />
J’ai toujours été attiré par l’art. J’ai suivi des cours préparatoires à l’Oxfordshire School of Art, avant de me spécialiser à l’université de Swansea, au Pays de Galles, où j’ai obtenu un diplôme en communication graphique. À la sortie, j’ai eu du mal à trouver une agence. J’ai donc pris mes distances avec ce que je percevais comme la « voie traditionnelle ». Alors, j&#8217;ai commencé à concevoir des visuels pour des événements de musique électronique, puis des pochettes d’albums pour des artistes confirmés. Progressivement, j&#8217;ai participé à des projets d’envergure, jusqu’à devenir directeur de la création graphique du Boomtown Festival, au Royaume-Uni. Avec le recul, ces détours ont été décisifs. Ils ont enrichi ma pratique et élargi mon champ d’exploration. Aujourd’hui, je me définirais plutôt comme un artiste et illustrateur. J’ai pris mes distances avec le graphisme au sens strict pour développer un langage visuel personnel, plus libre.</p>
<p><strong>Vous vivez à Bristol, une ville au rayonnement artistique international. Quelle influence exerce-t-elle sur votre travail ?</strong><br />
Bristol a profondément influencé mon travail depuis mon arrivée du Pays de Galles. C’est une ville incroyablement stimulante, portée par un esprit indépendant. Entre activisme, musiques underground et scène d’art urbain foisonnante, elle agit comme un catalyseur. J’essaie d’en capter l’intensité et le mouvement.</p>
<p><strong>Quels sont vos thèmes de prédilection ? Vos œuvres comportent aussi une dimension citoyenne voire politique, n&#8217;est-ce pas ?</strong><br />
<span class="has-pullquote" data-pullquote="Je m’intéresse beaucoup aux questions de justice sociale et environnementale.">Je m’intéresse beaucoup aux questions de justice sociale et environnementale.</span> La santé mentale occupe également une place importante dans mon travail. Je souhaite une normalisation du débat.</p>
<p><strong>Quelles réactions souhaitez-vous susciter dans le public ?</strong><br />
De l’optimisme, de l’émerveillement et de la curiosité.</p>
<p><img class=" size-medium wp-image-180434 alignleft" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/04/yourdifferencenew-240x300.jpg" alt="YourDifferenceNEW" width="240" height="300" /></p>
<p><strong>Vous êtes également engagé dans des projets solidaires. Quelle place ces actions occupent-elles ?</strong><br />
J’ai collaboré avec de nombreuses associations caritatives et causes humanitaires. Je considère cela comme un aspect essentiel de mon travail. Créer peut parfois sembler déconnecté du réel ; c’est pourquoi je m’efforce de mettre mon art au service du bien autant que possible… Participer à des ventes caritatives ou à des projets solidaires donne un sens supplémentaire à ce que je fais, même s’il faut aussi trouver un équilibre économique.</p>
<p><strong>Votre univers fait aussi écho à la culture pop. Quel rôle jouent ces références ?</strong><br />
Je puise surtout dans les sous-cultures auxquelles <span class="has-pullquote" data-pullquote="je suis lié, en particulier les musiques électroniques. Cette scène m'a toujours inspiré. ">je suis lié, en particulier les musiques électroniques. Cette scène m&#8217;a toujours inspiré. </span>Je mixe moi-même et les festivals occupent une place importante dans ma vie. Je suis également un passionné de padel et d&#8217;escalade. Ces sports surgissent souvent dans mon travail. Au-delà des références, c’est le mouvement et l’énergie de ces pratiques qui irriguent mes images.</p>
<p><strong>Votre œuvre est marquée par des couleurs franches et vibrantes. Quel rapport entretenez-vous avec la couleur ?</strong><br />
Je suis obsédée par la couleur. J&#8217;adore les grandes surfaces, les aplats francs, saturés. Je pense que les confinements au Royaume-Uni ont décuplé mon amour pour la couleur. Depuis, ma palette s’est considérablement élargie, jusqu’à embrasser presque tout le spectre.</p>
<p><strong>Plus précisément, comment décririez-vous votre processus créatif ? Comment vos images prennent-elles forme et quels outils utilisez-vous ?</strong><br />
Je travaille principalement avec les outils Adobe, notamment Illustrator et Photoshop, ainsi que Project Neo, sur MacBook Pro avec double écran. Je commence par des esquisses rapides, puis je développe mes idées sur tablette graphique Wacom Cintiq.</p>
<p><img class=" size-medium wp-image-180427 alignright" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/04/holy-moly-love-is-love-400x400mm-no-border-300x300.jpg" alt="Holy Moly 'Love Is Love' - 500x500mm NO BORDER" width="300" height="300" /></p>
<p><strong>Pouvez-vous évoquer une œuvre en particulier ?</strong><br />
<em>Love Is Love</em> reste l’œuvre dont je suis le plus fier et sans doute celle qui m’est le plus souvent demandée. C’est aussi celle qui est née le plus par hasard et qui s’est en quelque sorte conçue toute seule. Sa méthode de création a ensuite profondément influencé mon travail typographique.</p>
<p><strong>Et les fresques murales que vous réalisez ? En avez-vous fait beaucoup ? Où peut-on les voir ?</strong><br />
J&#8217;ai réalisé quelques fresques murales permanentes un peu partout, notamment celle rendant hommage au NHS (hôpital publique), qui orne un mur à Walthamstow (Londres), ainsi que celle située à l&#8217;entrée du célèbre Dalston Market, sur Ridley Road (Londres). Je collabore le plus souvent avec le collectif Wood Street Walls, dont le savoir-faire permet de transposer mon univers à grande échelle avec une grande fidélité.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ? Avez-vous une exposition ou un projet d&#8217;édition en préparation ?</strong><br />
J’ai récemment participé à l’exposition collective « <em>Happy Place</em> » à la galerie BSMT, à Dalston. Je suis également présent dans «<em> Make Earth Day Everyday</em> », une exposition numérique organisée par The Good Society, visible aux Pays-Bas et sur des écrans à Times Square, entre avril et mai 2026.</p>
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		<title>La Sorcière qui a changé le monde</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 22:02:32 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Tout privatiser, ignorer les syndicats, étrangler les plus pauvres… C’était tout ça, Thatcher. Et pire encore. Cette biographie revient sur le parcours de la fille d’épiciers, de son intronisation surprise (pour moderniser le Parti conservateur) à son exercice du pouvoir. Loin d’être une intellectuelle, la Dame de fer raisonnait avec le &#8220;bon sens&#8221; d’une boutiquière. Oscillant entre critique acide et gags légers, voire burlesques, cette BD peine hélas à convaincre : rien sur ses années étudiantes, en butte à la gauche comme au mépris de l’aristocratie, ni sur ses successeurs (le falot John Major, le carnassier Tony Blair) qui poursuivirent la sale besogne. Cette réserve posée, cette plongée dans les années 1980 fait drôlement écho à notre présent.</p>
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		<title>Marie Stuart</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 03:41:04 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Une intrigue royale à la cour d&#8217;Angleterre, écrite par un Allemand et adaptée par une Française ? Tel est le parcours de &#8221;Marie Stuart&#8221; de Chloé Dabert. La directrice de la Comédie de Reims porte sur les planches une pièce de Friedrich Schiller parue en 1800, qui transformait en récit à suspense la tragédie vécue par cette souveraine catholique du XVI<sup>e</sup> siècle. Son destin dépasse déjà la fiction : veuve d&#8217;un roi de France, la reine d&#8217;Écosse Marie Stuart est contrainte à l&#8217;abdication en 1567, puis jetée en prison par sa cousine Elisabeth 1<sup>re</sup>, reine d&#8217;Angleterre, qui la considère comme une menace pour son trône et le protestantisme. L&#8217;otage de marque finit exécutée en 1587 après dix-neuf ans de captivité, non sans avoir tout tenté pour recouvrer la liberté. Instrumentalisation religieuse, lutte de pouvoir&#8230; L&#8217;univers dans lequel évolue Marie Stuart résonne avec notre époque. Chloé Dabert y fait écho en plongeant les costumes bouffants de ses comédiens dans une scénographie sombre et clinique. Une immense cage mobile surplombe les débats, comme un piège prêt à se refermer sur les personnages. Cette réécriture haletante de l&#8217;histoire voit s&#8217;affronter deux héroïnes dont Chloé Dabert n&#8217;oublie pas de montrer les similitudes : toutes deux luttent pour garder leur pouvoir, dans un monde masculin et inhospitalier.</p>
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		<title>Obongjayar</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 03:52:12 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Steven Umoh, alias Obongjayar, a grandi au Nigeria avant de tenter sa chance à Londres. Pari gagnant ! L’Angleterre a rapidement succombé à ces sons qui ne relèvent ni totalement de l’afropop, ni de l’afrobeat, tout en en étant les rejetons. L’Africain à la voix haut-perchée (souvenez-vous du tube de Fred Again, Adore U) concocte un truc qui n’appartient qu’à lui, entre neo-soul aux accents princiers et pop expérimentale. Oui, il aime ça, bidouiller, essayer. Le tout avec méticulosité. Dès le début de la décennie, le tapis était déroulé : après une poignée d’EP remarqués dès 2017, on attendait l’album. Mais Umoh a pris son temps – on le devine control freak. Parus en 2022 et 2025, ses deux longs formats déploient une soul aux accents afrofuturistes, titillant volontiers le double sens, spirituel ou sexuel. D’aucuns y verront une réponse britannique aux visions science-fictionnelles de Janelle Monáe. Mais s’il fallait lui trouver un pendant féminin, c’est plutôt vers Little Simz qu’il faudrait se tourner : elle et lui ont souvent collaboré. Sur les planches, Obongjayar, solide gaillard, donne corps à ses chansons sans être prisonnier de la technique. Beaucoup de machines, certes, mais de l’âme, aussi.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/Q5hZRrci8h4?si=EAbPbcDviFSUaAhv" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/10/16/obongjayar-2/">Obongjayar</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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		<title>One To One :  John &amp; Yoko</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 22:45:21 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Être au centre de tous les regards, et pourtant coupé du monde commun : tel est le fardeau de la célébrité. Les Beatles le subirent au point de renoncer à se produire en concert, faute de s’entendre jouer. Après la dissolution du groupe, John Lennon aurait pu aspirer à la tranquillité. Or, il n’aura eu de cesse de se préoccuper de l’actualité sociale et politique des États-Unis. Des protestations contre la guerre du Vietnam à l’insurrection dans la prison d’Attica, le couple qu’il forme avec Yoko Ono entend se faire le porte-voix de toutes les causes. Le deux-pièces qu’ils habitent dans le Village apparaît alors comme une plateforme multimédia, à la fois studio d’enregistrement, galerie d’art contemporain, centre d’appels téléphoniques et chambre à coucher, où les amoureux baignent dans le flux télévisuel.</p>
<p><strong>Métamorphose</strong><br />
Le documentaire de Kevin Macdonald et Sam Rice-Edwards en tire un principe de montage casse-gueule : le zapping, manié en l’occurrence avec sagacité. Au centre des archives, un concert flamboyant durant lequel le duo déroule ses hymnes utopistes (<em>Imagine</em>) et ses introspections douloureuses (<em>Mother</em>). À travers Lennon s’esquisse un glissement plus général, de l’artiste engagé au chanteur charitable, des années 1970 aux années 1980. Quant à Ono, elle assume crânement d’être passée dans l’opinion publique de la « <em>bitch </em>» à la «<em> witch </em>». Cela s’entend peut-être mieux encore aujourd’hui.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/3qFXNhpO3ZI?si=zlBdayR9L_VhIi9u" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Ditz</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 04:00:21 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Squid, Lambrini Girls, Ditz… Décidément Brighton, charmante bourgade de l’English Riviera, est en passe de devenir le repaire de tout ce que...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Squid, Lambrini Girls, Ditz… Décidément Brighton, charmante bourgade de l’English Riviera, est en passe de devenir le repaire de tout ce que l’Angleterre compte de misfits et de rockers déviants. Formé voici dix ans, Ditz s’était fait remarquer avec <em>The Great Regression</em> (2022). Soit un condensé de quarante ans de rock revêche, qui les plaçait dans la lignée d’une scène américaine portée sur le boucan amené au rang d’art majeur – songez à Shellac, à The Jesus Lizard. L’ensemble combla également les petits cœurs sensibles, puisque ce gros nounours de Joe Talbot (Idles) ne tarit pas d’éloges sur ce quintette. Les Anglais radicalisent la formule et un deuxième essai, mixé par le légendaire Seth Manchester (Battles, Lightning Bolt) donne à entendre ce dont la bande est capable sur scène. En l’occurrence une mécanique implacable, une écriture au cordeau, des cathédrales soniques aux multiples coins et recoins – quelque chose qu’on n’avait guère entendu depuis 1998 et <em>The Shape Of Punk To Come </em>de Refused. Bref, une nouvelle pierre de touche d’une certaine idée du bruit.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/F91hzV6pXgE?si=UYw_cjmAh97UdcZg" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/wJVTMz7n55c?si=_d0danU5yp1L7ZAJ" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>The Poison Garden</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 06:05:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[château d’Alnwick]]></category>
		<category><![CDATA[hallucinogènes]]></category>
		<category><![CDATA[jardins]]></category>
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		<category><![CDATA[plantes]]></category>
		<category><![CDATA[The Poison garden]]></category>
		<category><![CDATA[toxiques]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut d’abord franchir un portail noir affublé de deux têtes de mort. Derrière cette sinistre entrée se dévoile alors le plus mortel des jardins. Pour cause, le Poison Garden regroupe une centaine de plantes toxiques, hallucinogènes et même létales&#8230; Cet étrange lieu a vu le jour en 2005 à l’initiative de la duchesse de Northumberland. Propriétaire d’un mirifique château (surnommé &#8220;le Versailles du Nord&#8221;) la noble dame a souhaité donner à son jardin un petit côté &#8220;piquant&#8221; en y cultivant des espèces vénéneuses. Elle s’est notamment inspirée de la &#8220;tradition&#8221; de la maison Médicis, où une certaine Catherine usait de poisons naturels pour se débarrasser des gêneurs et s’emparer du pouvoir. Charles III aurait-il du souci à se faire ? En tout cas, <em>« la duchesse savait que les visiteurs seraient intrigués par une flore susceptible de tuer »</em>, assure Fiona Mitcheson, chargée de la communication du site.</p>
<div id="attachment_164178" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/10/the-poison-garden5.jpg"><img class="size-full wp-image-164178" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/10/the-poison-garden5.jpg" alt="Picture Phil Wilkinson / The Alnwick Garden " width="800" height="588" /></a><p class="wp-caption-text">Picture Phil Wilkinson / The Alnwick Garden</p></div>
<p><strong>Mortelle campagne</strong></p>
<p>Et pas besoin de parcourir le monde pour la dénicher. <em>« La majorité de ces végétaux se trouve à l’état sauvage dans la campagne britannique et européenne</em>, poursuit madame Mitcheson. Les plus dangereuses sont ici conservées dans une cage ou une armoire fermée à clé ». Parmi ces beautés fatales, on trouve par exemple l’<em>Atropa belladonna</em>, plus connue sous le nom de Belladone. L’ingestion de quelques-unes de ses baies suffit à entraîner la mort. Attention donc, car celle-ci pousse allègrement dans nos clairières&#8230; Certaines plantes sont plus exotiques : <em>« elles ont besoin de chaleur et se développent sous verre, comme la Gympie Gympie, une ortie qui vient d’Australie »</em>. S’y frotter, <em>« c’est comme se faire incendier et électrocuter en même temps&#8230; On la surnomme d’ailleurs &#8220;plante du suicide&#8221;, tant la douleur est intense, et ce supplice peut durer des mois ! »</em>.</p>
<div id="attachment_164174" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/10/the-poison-garden1.jpg"><img class="size-full wp-image-164174" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/10/the-poison-garden1.jpg" alt="Cynoglossum officinale ou Langue des chiens. Elle peut soigner les hémorroïdes !" width="800" height="536" /></a><p class="wp-caption-text">Cynoglossum officinale ou Langue des chiens. Elle peut soigner les hémorroïdes !</p></div>
<p><strong>Quelques gouttes suffisent&#8230;</strong></p>
<p>Au cours de la visite, de grandes stars se révèlent, telles que la Ciguë ou le Ricinus communis, à l’origine de la production de la ricine. Celle-ci est considérée par le <em>Guinness Book</em> comme le poison végétal le plus toxique du monde, et fut longtemps le préféré du KGB. Les fans de la série <em>Breaking Bad</em> auront aussi reconnu là le péché mignon d’un certain Walter White, qui en usait pour occire ses rivaux. En parlant de paradis artificiels, sachez que le Poison Garden possède également une belle panoplie de plantes narcotiques, du cannabis en passant par l’opium. Aucun trafic en vue, ces cultures sont utilisées pour prévenir des méfaits de la drogue, dans l’une des régions les plus touchées par sa consommation.</p>
<p><strong>Des visites sans pépins </strong></p>
<p>Aussi dangereuses soient-elles, ces plantes jouissent d’un indéniable pouvoir d’attraction. Pour cause, plus de 80 000 visiteurs se pressent tous les ans pour les admirer. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Avant chaque excursion, les guides rappellent qu’il est évidemment interdit de toucher, sentir ou goûter quoi que ce soit.">Avant chaque excursion, les guides rappellent qu’il est évidemment interdit de toucher, sentir ou goûter quoi que ce soit.</span> Dès lors, cette balade s’avère sans danger. «<em> Mais, chaque année, une centaine de touristes s’évanouissent quand même. Ils mesurent le nombre de fois où ils ont déjà croisé ces végétaux en liberté. En imaginant leur danger potentiel, ils finissent par tourner de l’oeil… »</em>. Alors, mieux vaut ouvrir le bon !</p>
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		<title>Gazon béni</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/07/01/gazon-beni/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 00:52:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[British Lawnmower Museum]]></category>
		<category><![CDATA[gazon]]></category>
		<category><![CDATA[Musée]]></category>
		<category><![CDATA[tondeuse]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est évidemment en Angleterre qu&#8217;on admire les pelouses les plus &#8220;clean&#8221;. Alors, faut-il s&#8217;étonner d&#8217;y trouver le <a href="https://www.lawnmowerworld.co.uk/" target="_blank">British Lawnmower Museum</a>, soit le musée de la tondeuse à gazon ? C&#8217;est en 1988, dans la petite ville balnéaire de Southport, que cette noble institution a vu le jour. Outre une histoire de cette merveille de technologie (née en 1830), on y découvre quelque 1 700 machines, dont certaines ont appartenu à des célébrités, comme Charles III&#8230; Royal !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/O5RoBE5ILdQ?si=YvzJ4YNAk3JSzwnw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>SantaCon</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 14:07:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>
		<category><![CDATA[rassemblement]]></category>
		<category><![CDATA[Tradition]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>« Cela doit faire six ou sept ans que je me déguise en Santa », révèle Tane, 42 ans. « J&#8217;adore l&#8217;ambiance...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Cela doit faire six ou sept ans que je me déguise en Santa</em> », révèle Tane, 42 ans. « <em>J&#8217;adore l&#8217;ambiance et l&#8217;esprit bon enfant du Santacon</em> », poursuitelle. « <em>En fait, il s&#8217;agit simplement d&#8217;un pub crawl </em>(une tournée des pubs)<em> dans Londres, mais déguisé en Santa</em> ». Né à San Francisco en 1994, l&#8217;évènement a traversé l&#8217;Atlantique en 2000. Aujourd&#8217;hui, il a lieu dans 298 villes de 41 pays. Mais ce sont surtout chez les anglo-saxons que les Santacons font florès. «<em> <span class="has-pullquote" data-pullquote="C'est sûrement dû à la tradition du pub crawl, qu'on ne retrouve pas en Europe continentale par exemple.">C&#8217;est sûrement dû à la tradition du pub crawl, qu&#8217;on ne retrouve pas en Europe continentale par exemple.</span> Et puis, les Anglais adorent se déguiser !</em> » souligne Tane.</p>
<p><strong>Dress Code</strong><br />
Mais qui se cache derrière toutes ces barbes et déguisements bon marché ? «<em> N&#8217;importe qui, c&#8217;est gratuit !</em> poursuit-elle.<em> Le site web donne le point de départ</em> <em>et, parfois, des éclaireurs indiquent le chemin à suivre</em> ». Si tout le monde est bienvenu, quelques règles basiques sont à respecter : «<em> Un simple chapeau ou une barbe ne suffisent pas. Il faut vraiment être costumé de pied en cap. Les elfes et autres tenues liées à Noël sont acceptées</em> » concède Ian, en charge du website fédérateur des Santacons. Seconde règle importante : être aussi généreux que le vrai Père Noël. D&#8217;où ces hottes remplies de petits cadeaux distribués en cours de route. Un chemin rythmé par des chants de Noël aux paroles un tantinet paillardes&#8230;</p>
<div id="attachment_7161" style="width: 245px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/12/report_santacon6elisabeth-blanchet_ll91.jpg"><img class=" wp-image-7161" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/12/report_santacon6elisabeth-blanchet_ll91-150x150.jpg" alt="© Elisabeth Blanchet" width="235" height="235" /></a><p class="wp-caption-text">© Elisabeth Blanchet</p></div>
<p><strong>Juste pour rire</strong><br />
Subversif, le Santacon ? « <em>Non. Rien de très politique</em>, modère Ian. <em>Il s&#8217;agit surtout d&#8217;un joyeux rassemblement qui s&#8217;époumone sur des couplets coquins</em> ». Il y a quelques années, certains y ont vu un pied de nez au consumérisme de masse. Mais selon Tane, l&#8217;achat de costumes cheap et la forte consommation d&#8217;alcool démontre plutôt le contraire&#8230; Covid oblige, des mlilliers de Santas resteront à quai cette année. Des manèges de Leicester Square aux fontaines de Trafalgar Square, Londres pleure ses petits hommes rouges et leurs drôles d’habitude. <em>« Une fois, un Santa a demandé une Santa en mariage devant tous les autres au pied de la colonne de Nelson »</em>, se souvient Santa Tane. Ce n’est que partie remise !</p>
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