Ditz
Le bruit et la fureur
Squid, Lambrini Girls, Ditz… Décidément Brighton, charmante bourgade de l’English Riviera, est en passe de devenir le repaire de tout ce que l’Angleterre compte de misfits et de rockers déviants. Formé voici dix ans, Ditz s’était fait remarquer avec The Great Regression (2022). Soit un condensé de quarante ans de rock revêche, qui les plaçait dans la lignée d’une scène américaine portée sur le boucan amené au rang d’art majeur – songez à Shellac, à The Jesus Lizard. L’ensemble combla également les petits cœurs sensibles, puisque ce gros nounours de Joe Talbot (Idles) ne tarit pas d’éloges sur ce quintette. Les Anglais radicalisent la formule et un deuxième essai, mixé par le légendaire Seth Manchester (Battles, Lightning Bolt) donne à entendre ce dont la bande est capable sur scène. En l’occurrence une mécanique implacable, une écriture au cordeau, des cathédrales soniques aux multiples coins et recoins – quelque chose qu’on n’avait guère entendu depuis 1998 et The Shape Of Punk To Come de Refused. Bref, une nouvelle pierre de touche d’une certaine idée du bruit.



