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	<title>LM magazine &#187; Xavier Canonne</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Pol Pierart</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Dec 2024 06:10:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Ni vieux, ni naître&#8221;, &#8220;le fond de l&#8217;air est frais, le fond de l&#8217;être effraie&#8221; ou encore : &#8220;puisque nous n&#8217;avons pas d&#8217;avenir, ayons un présent&#8221;. Voilà plus de trente ans que Pol Pierart nous gratifie de ses aphorismes, maximes subversives et autres irrésistibles calembours. De bons mots souvent drôles, parfois hautement poétiques (&#8220;Ma ville après la pluie est belle comme une femme qui sort de sa douche&#8221;) voire philosophiques, inscrits sur de petits bouts de papier et toujours mis en scène dans des photographies en noir et blanc. Ces images sont peuplées d&#8217;objets du quotidien, comme des ours en peluche, des meubles (cette chaise vide avec écrit sur l&#8217;assise &#8220;personne&#8221;), ou de ses autoportraits ahuris.</p>
<p><strong>Déchiffrer des lettres</strong></p>
<p>Dans ses compositions, le Liégeois de 69 ans (qui est aussi peintre) joue avec les doubles (ou triples !) sens, efface les lettres pour mieux faire dérailler leur contenu. En glissant par exemple le bout de votre pouce sur le bas du &#8220;B&#8221; de &#8220;Je me sens bien&#8221;, vous obtiendrez une phrase un brin plus nihiliste. Il inverse aussi les phonèmes (&#8220;deuil pour deuil, an pour an&#8221;) ou coupe littéralement les verbes à la hache pour leur donner une autre signification (&#8220;me-priser&#8221;). Le tout sans jamais se départir d&#8217;une science certaine de la cocasserie, histoire de mieux sourire des aléas propres à notre condition humaine, de révéler sans gravité nos fragilités, petites joies précieuses ou illusions. En cela, <em>« le côté ludique et l’humour sont autant de moyens de renforcer le propos »</em>, explique l&#8217;intéressé. Sérieux donc, mais surtout sans en avoir l&#8217;air&#8230;</p>
<div id="attachment_166811" style="width: 896px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/pol-pierart5.jpg"><img class="size-full wp-image-166811" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/pol-pierart5.jpg" alt="© Pol Pierart" width="886" height="607" /></a><p class="wp-caption-text">© Pol Pierart</p></div>
<p><strong>Ceci n&#8217;est pas du surréalisme</strong></p>
<p>À bien y regarder, cette filouterie n&#8217;est pas sans évoquer un autre célèbre poète visuel belge. <em>« Il y a du Marcel Mariën dans cette œuvre</em> », observe Xavier Canonne. Le directeur du Musée de la photographie de Charleroi n&#8217;a ainsi pu résister <em>« à la tentation de l&#8217;associer, tout au moins dans l&#8217;esprit</em> », à<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/11/01/surrealisme-ainsi-dire-2/" target="_blank"> la belle et très complète exposition</a> qu&#8217;il consacre en parallèle à la photographie surréaliste, même si Pol Pierart ne se revendique pas de ce mouvement, ni d&#8217;aucun autre d&#8217;ailleurs. En somme, il est incas(s)able.</p>
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		<title>Xavier Canonne</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 06:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>D&#8217;abord, qu&#8217;est-ce que le surréalisme ?</strong> Pour moi c&#8217;est une attitude, un état d&#8217;esprit. Avant d&#8217;être un courant esthétique, c&#8217;est un mouvement philosophique, poétique et politique. Il a compté des poètes, des peintres, des photographes&#8230;</p>
<p><strong>Comment définiriez-vous cet état d’esprit ?</strong> C&#8217;est ne pas se contenter de ce qu&#8217;André Breton appelait le &#8220;donné&#8221;. En envisageant le monde, non pas selon des angles économiques ou politiques, mais d’une façon plus poétique.</p>
<p><strong>En quoi diffèrent les surréalistes belges et français ?</strong> Selon l&#8217;endroit où on se place, à Paris ou Bruxelles, la part de l&#8217;inconscient dans la création n&#8217;est pas la même. Paul Nougé, qui est la tête pensante du surréalisme en Belgique, a toujours refusé l&#8217;automatisme. Pour lui, toute action artistique doit être calculée, préméditée, car il s&#8217;agit de transformer le réel. Il compare même cela au terrorisme. C&#8217;est la grande différence avec le mouvement surréaliste en France. La peinture de Magritte traduit bien cette pensée. Elle est tout sauf spontanée, et répond à des questions concrètes, interrogeant notre relation au vocabulaire, aux objets&#8230; Toutefois il faut nuancer, car en Belgique on fait tout en double ! Ainsi le petit groupe du Hainaut, né 10 ans plus tard, en 1934, est plus proche de la vision automatique de Breton.</p>
<div id="attachment_156623" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne1.jpg"><img class="size-full wp-image-156623" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne1.jpg" alt="René Magritte, Le Double secret, 1927 © succession Magritte – Sabam Belgique 2023" width="800" height="563" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ffffff;">René Magritte, Le Double secret, 1927 © succession Magritte – Sabam Belgique 2023</span></p></div>
<p><strong>André Breton est français. Alors pourquoi dit-on de la Belgique que c&#8217;est le &#8220;pays du surréalisme&#8221; ?</strong> D&#8217;abord, et c&#8217;est ce que je vais tenter de démontrer dans cette exposition, la Belgique est premier ex-æquo avec la France dans la naissance de ce mouvement, car <em>Le Manifeste du surréalisme</em> est publié fin octobre 1924, et les premiers tracts de la revue <em>Correspondance</em> de Paul Nougé datent de novembre 1924. Maintenant, on définit la Belgique comme &#8220;le pays du surréalisme&#8221; mais c&#8217;est un dévoiement du langage. Ce terme est employé à tout bout de champ, pour désigner des situations absurdes ou incongrues. Depuis hier, j&#8217;ai entendu ce mot dix fois ! Mais on le vide de sa substance. D&#8217;ailleurs ce n&#8217;est pas le seul exemple, regardez le mot &#8220;romantisme&#8221;. À l&#8217;origine, il renvoie à Victor Hugo, la bataille d&#8217;Hernani&#8230; c&#8217;est un courant littéraire assez violent, passionné. Aujourd&#8217;hui, il est synonyme de mièvrerie, d&#8217;une attitude &#8220;gnangnan&#8221;.</p>
<p><strong>Comment le surréalisme prend-il de l&#8217;ampleur en Belgique ? Grâce à Paul Nougé, donc&#8230;</strong> Oui, mais a-t-il pris de l&#8217;ampleur ou l&#8217;a-t-on redécouverte sur le tard ? C&#8217;est toute la question, qui se résume peut-être à une simple donnée géographique : Paris était à l&#8217;époque la capitale des arts et Bruxelles une petite ville de province, une <em>« capitale d&#8217;opérette »</em> pour citer Magritte. De plus, André Breton n&#8217;a pas du tout la même position que Paul Nougé. Le premier se consacre uniquement à son œuvre littéraire et à sa collection, le second exerce un autre travail. Il est biochimiste dans un laboratoire médical. C&#8217;est un homme de l&#8217;ombre, l&#8217;anti-artiste par excellence, qui fuit les journalistes. Sa première interview a lieu dans les années 1960. Il ne cherche pas à attirer les regards, et c&#8217;est Marcel Mariën qui publiera son œuvre, quasiment contre son avis.</p>
<div id="attachment_156624" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne2.jpg"><img class="size-full wp-image-156624" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne2.jpg" alt="Jane Graverol, Sans titre (Femme libérée), 1949, huile sur toile, 60 X 73 cm, Collection privée, Bruxelles © Sabam Belgique 2023." width="800" height="657" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ffffff;">Jane Graverol, Sans titre (Femme libérée), 1949, huile sur toile, 60 X 73 cm, Collection privée, Bruxelles © Sabam Belgique 2023.</span></p></div>
<p><strong>Pourtant c&#8217;est le grand artisan du surréalisme en Belgique&#8230;</strong> Oui, pour autant il ne joue pas les chefs de file. Il se refuse moralement à endosser le premier rôle, au contraire d&#8217;André Breton. Mais Paris n&#8217;est pas Bruxelles&#8230;</p>
<p><strong>Comment Magritte vient-il au surréalisme ?</strong> La découverte de l&#8217;œuvre de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/03/01/giorgio-de-chirico-2/" target="_blank">Giorgio De Chirico </a>fut essentielle, l&#8217;amenant à comprendre que le peintre devait produire des choses qui n&#8217;existaient pas, plutôt que de s&#8217;intéresser à des questions esthétiques. Jusqu&#8217;au milieu de 1924, Magritte un peintre néo-futuriste, un moderniste. Son œuvre aurait sans doute été intéressante, mais aurait ressemblé à beaucoup d&#8217;autres. Ensuite, sa rencontre avec Paul Nougé, à peu près au même moment, s&#8217;avère tout aussi importante.</p>
<p><strong>En quoi ?</strong> Parce qu&#8217;en formant un petit groupe surréaliste à Bruxelles, Nougé a d&#8217;emblée repéré la capacité de Magritte. Rappelons qu&#8217;au départ, entre 1924 et 1926, Magritte est le seul plasticien de la bande, les autres sont des poètes ou des écrivains. Il n&#8217;aurait pas émergé aussi vite sans Paul Nougé, qui a accompagné toutes ses métamorphoses.</p>
<div id="attachment_156625" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne3.jpg"><img class="size-full wp-image-156625" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne3.jpg" alt="Paul Nougé, La Jongleuse, de la série La Subversion des images, 1929-1930, photographie, Collection Archives &amp; Musée de la Littérature (AML), Bruxelles. © Droits résérvés." width="800" height="825" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Paul Nougé, La Jongleuse, de la série La Subversion des images, 1929-1930, photographie, Collection Archives &amp; Musée de la Littérature (AML), Bruxelles. © Droits résérvés.</span></p></div>
<p><strong>Pourquoi avoir intitulé cette exposition <em>Histoire de ne pas rire</em> ?</strong> En premier lieu, parce que c&#8217;est le titre des premiers écrits de Paul Nougé, rassemblés et publiés par son ami Marcel Mariën en 1956. Et puis je voulais battre en brèche cette idée que le surréalisme belge serait de la rigolade, comme les pralines, les schtroumpfs ou les majorettes tant qu&#8217;on y est ! Bien sûr il y a de l&#8217;humour ici, mais il est grave, ce n&#8217;est pas de la plaisanterie ! Son but n&#8217;est pas seulement de faire rire, c&#8217;est aussi une arme. L&#8217;image choisie pour l&#8217;affiche de l&#8217;exposition n&#8217;est pas anodine. C&#8217;est <em>Le Bain de Cristal</em>, une gouache de Magritte datant de 1946. Cette girafe dans un verre a quelque chose d&#8217;absurde, mais aussi d&#8217;un peu triste&#8230;</p>
<p><strong>Comment avez-vous conçu cette exposition ?</strong> Elle est à la fois chronologique et thématique. Elle s&#8217;ouvre sur la situation de l&#8217;art en Belgique en 1922, avec des tableaux futuristes, modernistes, à l&#8217;image des premiers travaux de Magritte. On voit ensuite apparaître Giorgio de Chirico, Paul Nougé. Le parcours fonctionne un peu par &#8220;noyaux&#8221;, montrant à la fois l&#8217;évolution de ce mouvement et les contacts avec le groupe français. On dévoile ainsi des oeuvres de Dalí, Man Ray, Miró&#8230; Car il y a, à partir de 1925, des va-et-vient constants entre Paris et Bruxelles, des irrigations, au moins jusque dans les années 1935-36.</p>
<div id="attachment_156628" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne4.jpg"><img class="size-full wp-image-156628" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne4.jpg" alt="Marcel Mariën, De Sade à Lénine, 1945, photographie, Collection privée. © Fondation Marcel Mariën – L’activité surréaliste en Belgique" width="800" height="602" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ffffff;">Marcel Mariën, De Sade à Lénine, 1945, photographie, Collection privée. © Fondation Marcel Mariën – L’activité surréaliste en Belgique</span></p></div>
<p><strong>Comment avez-vous choisi les oeuvres ?</strong> Elles offrent une vision assez complète de 75 années d’activité surréaliste. Il a donc fallu ménager un équilibre entre les époques et témoigner de la variété de ce courant. Le parcours n&#8217;est pas linéaire car on favorise un &#8220;entrechoc&#8221; d&#8217;oeuvres.</p>
<p><strong>De quelle façon</strong> ? Il n’y a aucun tableau aux murs. Les oeuvres et les vitrines s&#8217;offrent au milieu des différents espaces. Les scénographes proposent des accrochages ressemblant à ceux des surréalistes, qui bouleversaient les codes muséaux. Les toiles sont parfois placées très bas ou très haut, tel un patchwork. Il y a un côté &#8220;intérieur chez soi&#8221;.</p>
<p><strong>Sur quelles œuvres voudriez-vous attirer l&#8217;attention ?</strong> Certaines me touchent plus que d&#8217;autres pour des raisons très personnelles. C&#8217;est le cas du double portrait de Nougé par Magritte que j&#8217;ai découvert à 17 ans&#8230; J&#8217;aime aussi beaucoup <em>Le Retour de flamme</em> du même Magritte, qui parodie la couverture du <em>Fantômas</em> de Souvestre et Allain. Citons également les œuvres de Marcel Mariën, que j&#8217;ai longtemps fréquenté, les collages de Max Servais, un magnifique tableau de Dali, <em>L&#8217;Enigme du désir</em>&#8230; Tout témoigne de l’originalité et de la singularité de ce mouvement.</p>
<div id="attachment_156630" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne5.jpg"><img class="size-full wp-image-156630" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne5.jpg" alt="Salvador Dalí, L'Énigme du désir, 1929 © Sabam Belgique 2023. Photo : bpk / Bayerische Staatsgemäldesammlungen" width="800" height="591" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ffffff;">Salvador Dalí, L&#8217;Énigme du désir, 1929 © Sabam Belgique 2023. Photo : bpk / Bayerische Staatsgemäldesammlungen</span></p></div>
<p><strong>Le surréalisme est-il toujours bien vivant ?</strong> Des personnalités comme André Stas, qui nous a quittés en 2023, ont continué. On peut aussi mentionner Claude Galand, ici exposé, un dessinateur que la Belgique ignore. Pour autant, on ne retrouve pas une activité de groupe. Celle-ci a cessé avec le décès de Tom Gutt en 2002. C’est plutôt un état d’esprit qui se diffuse dans les créations. D’ailleurs, plus personne ne se réclame du surréalisme, ou alors c’est suspect. Ce n&#8217;est pas parce qu’on représente une femme nue sur un sol à carreau dans un décor de Rome antique qu’on est surréaliste ! Le mouvement perdure davantage dans l’attitude de certaines personnes vis-à-vis du monde, sans nécessairement créer. On peut être surréaliste sans rien faire !</p>
<p><strong>Qu’est-ce que notre époque pourrait apprendre du surréalisme ?</strong> Il faut d’abord replacer ces artistes dans leur contexte. Ils avaient 25-30 ans à l’époque, et ont vécu deux guerres. Ils n&#8217;ont pas essayé de faire carrière, mais ont tenté de proposer autre chose. Cette volonté de ne pas marcher dans les combines des autres est primordiale. Cette jeunesse avait la capacité de refuser le monde tel qu&#8217;il était. Leurs productions étaient confidentielles à l’époque, mais ça ne les a pas empêchés d’œuvrer.</p>
<p>_______________</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/02/01/imagine/" target="_blank"><strong>A LIRE ICI / AUX SOURCES DU SURREALISME</strong></a></p>
<div id="attachment_156331" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/imagine1.jpg"><img class="size-medium wp-image-156331" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/imagine1-300x239.jpg" alt="Jean Delville, The Dead Orpheus | Orphée mort | De dode Orpheus (1893) Oil on canvas | huile sur toile | olieverf op doek (79,3 x 99,2 cm) Royal Museums of Fine Arts Belgium| Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles | Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België, Brussel © Photo/foto : J. Geleyns – Art Photography" width="300" height="239" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Jean Delville, The Dead Orpheus | Orphée mort | De dode Orpheus (1893) Oil on canvas | huile sur toile | olieverf op doek (79,3 x 99,2 cm) Royal Museums of Fine Arts Belgium| Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles | Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België, Brussel</span><br /><span style="color: #0000ff;">© Photo/foto : J. Geleyns – Art Photography</span></p></div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>René Magritte. Les Images révélées</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Feb 2020 13:13:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>La révélation de ce violon d&#8217;Ingres fut assez tardive, survenant dix ans après sa disparition, en 1967. Magritte, qui ne se considérait...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>La révélation de ce violon d&#8217;Ingres fut assez tardive, survenant dix ans après sa disparition, en 1967. Magritte, qui ne se considérait pas comme peintre (et encore moins photographe), n&#8217;a jamais exposé ses clichés. <em>« Ils sont connus depuis les années 1970, mais furent longtemps jugés sans importance</em> », explique Xavier Canonne, le commissaire. A une époque où cette pratique était l&#8217;apanage d&#8217;une poignée de <em>« happy few »</em>, le Lessinois en fit pourtant moult usages, ici décryptés à travers sept sections thématiques.</p>
<p><strong>Art et essai</strong></p>
<p>A Charleroi, on ouvre d&#8217;abord l&#8217;album de famille, dévoilant ses parents, ses vacances ou son mariage avec Georgette, capturés par lui-même ou ses proches. Ceux-ci furent d&#8217;ailleurs essentiels dans son travail. <em>« Magritte n&#8217;a jamais eu de modèle professionnel, parce que ça l&#8217;emmerdait et coûtait cher. Il sollicitera donc ses amis et son épouse. On la retrouve souvent dans ses photos, le couple se mettant en scène dans des images formant le précipité de ses tableaux »</em>. Citons <em>La Tentative de l&#8217;impossible</em>, montrant une femme apparaissant sous le pinceau du peintre, et dont on découvre ici une photo préparatoire avec Georgette posant en maillot de bain. <em>« D&#8217;ailleurs, d&#8217;un point de vue technique, il y a aussi une grande correspondance entre ses peintures et ses photos : elles sont nettes, lisses et très descriptives »</em>.</p>
<div id="attachment_110643" style="width: 642px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/01/02.jpg"><img class="size-large wp-image-110643" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/01/02-632x1024.jpg" alt="L’Ombre et son ombre, Bruxelles, 1932, Georgette et René Magritte © 2019-2020, Charly Herscovici c/o SABAM" width="632" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">L’Ombre et son ombre, Bruxelles, 1932, Georgette et René Magritte © 2019-2020, Charly Herscovici c/o SABAM</p></div>
<p>A contrario, d&#8217;autres de ses clichés n&#8217;ont aucun équivalent sur toile <em>« et demeurent des œuvres à part entière ».</em> Telle<em> La Marchande de sommeil,</em> où Magritte a simplement déposé une pipe au-dessus de la tête de sa femme endormie au soleil, sur le sable, ou encore <em>L&#8217;Ombre et son ombre</em>, où ils &#8220;fusionnent&#8221; leur visage. <em>« C&#8217;est une sorte de création spontanée. Au fond, il se sert de la photographie comme d&#8217;un carnet de notes</em> ».</p>
<p><strong>Au cinéma</strong></p>
<p>Au fil de ce parcours on remarque aussi nombre de portraits où il se cache le visage. Avec les mains ou, comme dans <em>Le Géant</em>, un échiquier&#8230; <em>« C&#8217;est une façon de nier la représentation ».</em> Qu&#8217;attend-on d&#8217;une bonne photo ? Qu&#8217;elle soit fidèle à la réalité. Une hérésie pour Magritte, pour qui <em>« les traits du visage n&#8217;expriment en rien notre nature</em>, souligne Xavier Canonne. <em>On peut sourire mais être triste. Chez lui, le mystère demeure essentiel »</em>. Le réel n&#8217;est-il pas invisible, insaisissable ? Une raison pour laquelle il appréciait tant Fantômas… La dernière section de l&#8217;exposition révèle justement sa passion pour le cinéma. Magritte tourna quelques films en Super 8, mettant en scène ses amis dans des séquences burlesques, <em>« mais en prenant la chose très au sérieux »</em>. Nourrissait-il des ambitions en ce sens ? On n&#8217;en sait rien. Mais Xavier Canonne en reste convaincu : <em>« S&#8217;il était né plus tard, il aurait sans doute vu dans la photo un moyen de diffuser son œuvre »</em>. Pour sûr, il aurait compté quelques followers.</p>
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		<title>Stephan Vanfleteren</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 14:47:55 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Stephan Vanfleteren]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>«<em> Est-ce la fin d’un monde, ou le début d’un autre ?</em> » Cette question qui taraude Xavier Canonne, le directeur du musée de la photographie, résume tout l’enjeu du moment, et renvoie au travail mené par <a href="http://www.museephoto.be/actuelles.html">Stephan Vanfleteren </a>à Charleroi. Entre octobre 2014 et avril dernier, ce photographe flamand a arpenté les rues du Pays noir, capturant des situations ou des visages tantôt tristes, tantôt drôles, parfois surréalistes mais toujours beaux. Au-delà de la puissance expressionniste de ces images en noir et blanc, «<em> il a saisi les derniers soubresauts d’une cité qui disparaissait</em> ». Ces clichés dévoilent tous les contrastes de la ville. Ceux-ci se trouvent dans le regard à la fois dur et doux de cet ado, les rides de cet homme sans âge ou l’expression hilare de cette petite fille au visage souillé. « <em>Ni portrait à charge, ni plaidoyer</em> », ces photos disent «<em> le mal de vivre comme les raisons d’exister</em> ». On y perçoit, aussi, cet amour que ressent l’artiste pour cette cité débordant d’humanité. « <em>J’aime Charleroi. Je l’embrasse sur la bouche malgré son haleine puante</em> », écrit-il dans l’ouvrage qui accompagne l’exposition. Celle-ci vient clôturer une série de cinq commandes initiées par le musée de la photographie, et qui a vu se succéder Bernard Plossu, Dave Anderson, Jens Olof Lasthein et Claire Chevrier. Un travail artistique mais aussi documentaire, qui offrira à la postérité un témoignage empli de poésie sur ce que fut Charleroi, à l’orée du XXIe siècle.</p>
<p>—</p>
<p><strong>Musée de la photographie, avenue Paul Pastur 11, 6032 Charleroi</strong></p>
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