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	<title>LM magazine &#187; Rétrospective</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Eugène Leroy</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 00:05:54 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Eugène Leroy]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Evoquer Eugène Leroy renvoie irrémédiablement à des images de toiles sculpturales, cette accumulation unique de matières et de couleurs. « <em>Certes, c&#8217;est un peu ce qu&#8217;on retient de lui, mais cette épaisseur n&#8217;a jamais été une fin, plutôt un moyen,</em> explique la directrice du MUba, Mélanie Lerat. <em>D&#8217;ailleurs ça l&#8217;agaçait qu&#8217;on le réduise à cela, il en parlait comme de sa &#8220;misère&#8221;</em> ». Entouré de ses peintures dans son atelier de Wasquehal, « loin des courants et des modes », disait-il, l&#8217;homme revenait sans cesse sur ses compositions, « <em>à la faveur d&#8217;une lumière nouvelle, d&#8217;une saison</em> », ajoutant de nouvelles touches au pinceau, au couteau ou directement depuis le tube. De près, le regardeur admire alors le travail de la matière. «<em> Et de loin, l&#8217;œil recompose le motif, fait son affaire de cette incroyable superposition</em> ».</p>
<div id="attachment_174277" style="width: 332px" class="wp-caption alignleft"><img class=" wp-image-174277" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/09/3_eugène-leroy-l’été-1999-huile-sur-toile-mnam--acmhdffranck-boucourt-677x1024.jpg" alt="Campagne Musenor 2021 © MUBA Musée Eugène Leroy - Tourcoing" width="322" height="487" /><p class="wp-caption-text">Campagne Musenor 2021 © MUBA Musée Eugène Leroy &#8211; Tourcoing</p></div>
<p><strong>Synthèse des émotions</strong><br />
Surtout, Eugène Leroy poursuivait à travers cette technique un but bien précis : figer «<em> la trace du vécu</em> », selon ses propres mots. «<em> Ici, il ne s&#8217;agit plus de désigner un corps de femme ou un autoportrait, on reconnaît à peine le sujet,</em> ajoute Mélanie Lerat. <span class="has-pullquote" data-pullquote="C'est une forme d'apparition, une synthèse de ses sensations ">C&#8217;est une forme d&#8217;apparition, une synthèse de ses sensations </span>». À l&#8217;instar de L&#8217;Été, tableau de grand format datant de 1999, où le corps d&#8217;une femme, le paysage et la lumière semblent fusionner dans un maelstrom de matières, de couleurs et d&#8217;émotions. Cette exposition s&#8217;intéresse ainsi aux années 1980 à 2000 de la production d&#8217;Eugène Leroy, une période témoignant « <em>d’un épanouissement technique et théorique certain</em> », et durant laquelle l&#8217;épaisseur de la matière prend toute son importance. C&#8217;est aussi à cette époque que l&#8217;œuvre du Tourquennois connaît une reconnaissance internationale. Les expositions s&#8217;enchaînent, les collectionneurs et institutions (comme le Centre Pompidou) acquièrent ses toiles.</p>
<p><strong> Monde magique</strong><br />
Au MUba, où Eugène Leroy exposa dès les années 1950 et auquel ses fils firent une donation de 600 œuvres en 2009, on découvre, sous la lumière zénithale de la grande salle du musée, ses fameuses peintures, disposées de façon chronologique. De saisons en silhouettes, de paysages en autoportraits, celles-ci nous transportent dans ce «<em> monde magique qui donne vie à une surface plane par la couleur et la lumière</em> », pour citer l&#8217;intéressé. Derrière, dans un espace plus intimiste, se dévoilent ses dessins sur papier, au fusain ou à la gouache. « <em>Une pratique autonome</em> », marquée par cette liberté du geste dont ne se départira jamais l&#8217;artiste, et qui demeure toujours inspirante.</p>
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		<title>Anne Ruygt</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 01:34:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Ruygt]]></category>
		<category><![CDATA[Anvers]]></category>
		<category><![CDATA[FoMu]]></category>
		<category><![CDATA[Lee Miller]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment définiriez-vous Lee Miller ? Que vous inspire-t-elle ?</strong> C&#8217;était une artiste aux multiples facettes et qui s&#8217;est constamment réinventée. Elle fut mannequin, muse des surréalistes, photographe, journaliste, correspondante de guerre. Elle était dotée d&#8217;une curiosité insatiable, d&#8217;un esprit intrépide et d&#8217;un talent pour saisir la beauté et la brutalité du monde. Sa vie a été marquée par le refus de se laisser enfermer dans un seul rôle. Elle inspire la résilience, l&#8217;exploration créative et un engagement sans faille à dire la vérité par l&#8217;image.</p>
<p><strong>Comment décririez-vous sa photographie ?</strong> Elle oscille entre expérimentation surréaliste et réalisme documentaire, mêlant parfois les deux. Son regard surréaliste est évident même dans ses reportages de guerre, où elle capture des compositions saisissantes et des juxtapositions inattendues. De même, ses clichés commerciaux et de mode ont souvent un caractère onirique ou inquiétant. Qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une mise en scène ou des ravages de la guerre, son travail se caractérise par un sens aigu de la composition, un instinct de l&#8217;inattendu et une volonté d&#8217;expérimenter.</p>
<p><strong>Selon vous, quel fut son apport ?</strong> Elle a joué un rôle clé dans l&#8217;évolution des techniques photographiques, en particulier la solarisation, qu&#8217;elle a découverte lors de ses expériences en chambre noire et qu&#8217;elle a ensuite perfectionnée avec Man Ray. Cette méthode, qui inverse les zones claires et sombres, est devenue l&#8217;une des caractéristiques de la photographie surréaliste. Au-delà de l&#8217;innovation technique, sa plus grande contribution a été sa capacité à repousser les limites de la photographie, en l&#8217;utilisant à la fois comme un outil artistique pour remettre en question la perception, et comme un puissant moyen de raconter des histoires, en particulier dans ses reportages de guerre.</p>
<div id="attachment_169200" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/03/lee-miller.jpg"><img class="size-full wp-image-169200" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/03/lee-miller.jpg" alt="Fire Masks, Downshire Hill, London, England, 1941 by Lee Miller © Lee Miller Archives, England 2025. All rights reserved, www.leemiller.co.uk" width="1000" height="1002" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ff0000;">Fire Masks, Downshire Hill, London, England, 1941 by Lee Miller © Lee Miller Archives, England 2025. All rights reserved, www.leemiller.co.uk</span></p></div>
<p><strong>Sur quels éléments de sa vie et de son œuvre mettez-vous l&#8217;accent à Anvers ?</strong> Cette rétrospective couvre l&#8217;ensemble de la carrière de Lee Miller et présente ses nombreuses évolutions. Elle se concentre sur la manière dont son travail a été perçu par les médias imprimés, qu&#8217;il s&#8217;agisse de magazines d&#8217;avant-garde, de publications de mode ou de reportages en temps de guerre. L&#8217;exposition présente ses premières expériences surréalistes, la photographie de mode commerciale et les reportages de guerre révolutionnaires, ainsi que ses derniers projets créatifs. En retraçant sa carrière à travers différents genres et contextes, le parcours offre une vue d&#8217;ensemble de son œuvre et de son influence.</p>
<p><strong>Évoquez-vous aussi les expériences traumatisantes de l&#8217;artiste, son errance en Europe après la Deuxième Guerre mondiale ?</strong> L&#8217;exposition n&#8217;élude pas les aspects les plus sombres de la vie de Lee Miller, notamment les traumatismes dont elle a été témoin et qu&#8217;elle a documentés. Ses photographies des camps de concentration sont par exemple présentées avec un contexte historique et un avertissement sur le contenu. L&#8217;exposition aborde également les luttes qu&#8217;elle a menées après la guerre et l&#8217;exil qu&#8217;elle s&#8217;est imposée dans le domaine de la photographie. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Il s'agit d'un portrait honnête d'une artiste extraordinaire, qui a capturé sans crainte la beauté et les horreurs du monde.">Il s&#8217;agit d&#8217;un portrait honnête d&#8217;une artiste extraordinaire, qui a capturé sans crainte la beauté et les horreurs du monde.</span></p>
<p><strong>Combien de pièces exposez-vous ?</strong> Une centaine de tirages modernes et anciens, ainsi qu&#8217;une riche sélection de publications originales et de documents d&#8217;archives. Cette combinaison offre une vue d&#8217;ensemble du travail de Lee Miller tel qu&#8217;il a été présenté à l&#8217;origine sous forme imprimée, et permet de comprendre comment ses images ont atteint et influencé le public tout au long de sa carrière.</p>
<p><strong>Comment avez-vous conçu le parcours ?</strong> Il est chronologique, structuré autour du travail de Lee Miller dans la presse écrite. L&#8217;exposition retrace sa carrière, depuis ses débuts en tant que mannequin jusqu&#8217;à ses reportages de guerre révolutionnaires et ses projets créatifs ultérieurs. La scénographie est également soignée : les murs ont la forme de livres ouverts et de grands tirages agrandis illustrent le processus de création et de publication de son travail. La conception architecturale est l&#8217;œuvre de Samyra Moumouh et la conception graphique celle d&#8217;Hans Gremmen, qui ont tous deux contribué à donner vie au concept en mettant l&#8217;accent sur la façon dont les photos de Lee Miller ont été expérimentées à l&#8217;origine par le biais de l&#8217;impression.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/zRK2X6wBXWI?si=QRnSGdzLJHTeEBgg" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Sur quelles œuvres pourrions-nous attirer l&#8217;attention ?</strong> Parmi les images les plus marquantes, il y a ses expériences surréalistes avec Man Ray, ses reportages de guerre saisissants (tels que <em>Revenge on Culture</em> et les images des camps de concentration) et ses photographies de mode en temps de guerre, qui mêlent l&#8217;élégance de ses sujets aux paysages déchirés par la guerre.</p>
<p><strong>Exposez-vous aussi cette fameuse photo d&#8217;elle dans la baignoire d&#8217;Hitler ?</strong> Oui, il s&#8217;agit d&#8217;un moment fort et symbolique de sa carrière, qui résume sa présence dans des événements historiques clés. Parmi les autres images importantes, citons aussi ses photographies de Dachau et de Buchenwald&#8230;</p>
<p><strong>Finalement, qu&#8217;allons-nous découvrir sur elle que nous ne savions pas déjà ?</strong> Cette exposition offre un nouvel éclairage sur la manière dont le travail de Miller a été perçu par le public contemporain, principalement par le biais de la presse écrite. Elle révèle la tension entre ses clichés artistiques, commerciales et documentaires, et montre comment elle a navigué dans différents mondes tout en restant fidèle à sa vision. En se concentrant sur son héritage publié, l&#8217;exposition ne met pas seulement en lumière son impact durable sur l&#8217;histoire de la photographie, mais livre également un aperçu de la fabrication de ses images emblématiques et de la manière dont elles ont été diffusées.</p>
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		<title>Elliott Erwitt</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 05:45:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[5 Grand Place]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
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		<category><![CDATA[Magnum Photos]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est un baiser iconique. L&#8217;image d&#8217;un bonheur amoureux fugace mais devenu éternel. Pris en 1955 sur une plage de Californie, ce cliché en noir et blanc montre un couple s&#8217;embrassant dans le reflet d&#8217;un rétroviseur, tandis que le soleil se meurt dans l&#8217;océan, en arrière-plan. Le cadre dans le cadre, les lignes horizontales et verticales, ces secondes brûlantes d’humanité&#8230; Tout ou presque Elliott Erwitt se trouve dans cette photo, laquelle n&#8217;a rien d&#8217;une mise en scène. <em>« Ils étaient dans leur voiture, j&#8217;étais juste à côté »</em>, commentera-t-il. L&#8217;homme était doué de cette faculté rare de saisir les instants, <em>« une capacité innée à se trouver au bon endroit »</em>, ajoute Isabelle Benoît, l&#8217;une des commissaires de cette <a href="https://expo-elliotterwitt.com/bruxelles/?utm_source=google&amp;utm_medium=sc&amp;utm_campaign=179064_bru&amp;utm_content=700416033534&amp;utm_term=elliott%20erwitt%20exposition_b&amp;gad_source=1&amp;gclid=EAIaIQobChMIwbfxhOH2hgMVsKdoCR2rxQU2EAAYASAAEgI2lPD_BwE" target="_blank">rétrospective réunissant à Bruxelles</a> plus de 200 clichés, la dernière conçue du vivant du Franco- Américain. Mais qu&#8217;on ne s&#8217;y trompe pas, son oeuvre ne se réduit pas à la &#8220;street photography&#8221;.</p>
<p><strong>Cadrages au poil</strong></p>
<p>Autodidacte (il s&#8217;est formé <em>« en lisant les instructions sur la boîte »</em> de son appareil), Elliott Erwitt demeura d&#8217;abord un grand photojournaliste. Il fut par exemple le premier à révéler, lors d’un reportage à Moscou en 1957, la menace des ogives nucléaires soviétiques. Durant ses 70 ans de carrière, il immortalisa également les vedettes d&#8217;Hollywood (sublime Marilyn sur le tournage tendu de <em>The Misfits</em>) et moult personnalités politiques, de Che Guevara à Nixon s’embrouillant avec Khrouchtchev, en passant par Jackie Kennedy, une larme sur sa voilette lors des obsèques de son mari. Il répondit aussi à nombre de commandes, souvent en couleur : pour des agences publicitaires, de voyage, des entreprises&#8230; <em>« Il ne refusait rien, car pour lui tout était intéressant »</em>, souligne Andréa Holzherr, responsable des expositions pour Magnum.</p>
<div id="attachment_161067" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/07/elliott-erwitt1.jpg"><img class="size-full wp-image-161067" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/07/elliott-erwitt1.jpg" alt="New-York, USA, 1974 © Elliott Erwitt / Magnum Photos Images for use only in connection with direct publicity for the exhibition &quot;Retrospective &quot; by Elliott Erwitt presented at Musée Maillol, Paris, France, from 22 March to 24 September 2023, beginning with the signature of the exhibition lease agreement and until the end of the exhibition. These images are for one time non-exclusive use only and must not be electronically stored in any media asset retrieval database •         Up to 3 Magnum images can be used without licence fees for online or inside print use only. Please contact Magnum to use on any front covers. •         Images must be credited and captioned as outlined by Magnum Photos •         Images must not be reproduced online at more than 1000 pixels without permission from Magnum Photos •         Images must not be overlaid with text, cropped or altered in any way without permission from Magnum Photos." width="800" height="534" /></a><p class="wp-caption-text">New-York, USA, 1974 © Elliott Erwitt / Magnum Photos</p></div>
<p>Et puis au milieu de tout ça il y a&#8230; les chiens. <em>« C&#8217;est pour lui une sorte de miroir de notre humanité »</em>, selon Isabelle Benoît. Erwitt les saisit dans la rue et toute leur spontanéité (en aboyant pour les faire réagir) ou les met en scène pour des marques de chaussures, inaugurant le cadrage au ras du sol. Dans l&#8217;une de ses célèbres compositions, des jambes bottées sont ainsi entourées par les grandes pattes d&#8217;un danois et par un chiwawa coiffé d&#8217;un bonnet, dans une drolatique confusion des espèces&#8230; On aura toutou vu !</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/07/01/isabelle-benoit-andrea-holzherr/" target="_blank">A LIRE ICI / L&#8217;interview d&#8217;Isabelle Benoît &amp; Andréa Holzherr</a></strong></p>
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		<title>Keith Haring</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jan 2020 05:15:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Alberta Sessa]]></category>
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		<category><![CDATA[Keith Haring]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Art is for everybody. Inscrite en lettres chromées dès l&#8217;entrée du parcours, cette citation de Keith Haring donne le ton. Celui d&#8217;un...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Art is for everybody</em>. Inscrite en lettres chromées dès l&#8217;entrée du parcours, cette citation de Keith Haring donne le ton. Celui d&#8217;un génie qui fut la quintessence même de l&#8217;artiste pop. Né en 1958 en Pennsylvanie (comme son mentor Andy Warhol), il grandit à Reading, <em>« une petite ville ouvrière très religieuse et conservatrice »</em>, resitue Alberta Sessa, co-commissaire de l&#8217;exposition. Fan de BD et en particulier de Mickey et toute sa clique, son père l&#8217;initie très jeune au dessin. C&#8217;est sa première influence. <em>« Cette ligne continue et ces contours simples ne le quitteront jamais »</em>. En 1977, il s&#8217;inscrit à la Ivy School of Professional Art de Pittsburgh, découvre Dubuffet, Fernand Léger (pour qui la beauté était partout&#8230;) et une exposition du Belge Pierre Alechinsky. «<em> On ne le dit pas assez, mais c&#8217;est une immense révélation, l&#8217;abstraction lui apparaît dès lors comme une voie riche de possibles »</em>. En témoigne l&#8217;une de ses toutes premières œuvres où son style, à la fois abstrait et figuratif, bouillonne déjà, comme la pureté de son trait. <em>« Il est effectué d&#8217;un seul geste, sans préparation, rature ni coulure. Pour lui la peinture était une performance. Il parlait d&#8217;ailleurs de &#8220;flow&#8221;, à la façon des rappeurs »</em>.</p>
<div id="attachment_108818" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_1.jpg"><img class="size-full wp-image-108818" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_1.jpg" alt="Untitled, 1981, Sumi ink on paper, 95,3 x 125,7 cm © Keith Haring Foundation, Private collection, courtesy Martin Lawrence Galleries" width="800" height="606" /></a><p class="wp-caption-text">Untitled, 1981, Sumi ink on paper, 95,3 x 125,7 cm © Keith Haring Foundation, Private collection, courtesy Martin Lawrence Galleries</p></div>
<p><strong>Melting potes<br />
</strong><br />
A la fin des années 1970, le jeune homme débarque à New York. Un second choc. <em>« Il est alors fasciné par ce fourmillement humain et la géométrie de l&#8217;urbanisme »</em>. Keith Haring esquisse des cités imaginaires. Au sein de la School of Visual Arts, il découvre la sémiotique popularisée par William Burroughs, s&#8217;amuse à travers moult collages de mots découpés ici et là pour en livrer un tout autre sens. Sa signature se met en place. La Grosse Pomme achève sa formation. C&#8217;est alors une ville sale et dangereuse, frappée par la crise économique, mais aussi en pleine effervescence. Nous sommes à l&#8217;époque du punk, du disco, des débuts du rap, une scène dont il était proche, participant aux block parties et invitant même Afrika Bambaataa à ses vernissages. Haring est à la fois partout et nulle part. <em>« C&#8217;était une éponge</em>, explique Darren Pih, curateur à la Tate Liverpool. <em>Il absorbait le hip-hop, le graff, le pop art, les formes anciennes comme l&#8217;art aborigène ou les hiéroglyphes égyptiens, afin de les rendre accessibles via un langage universel »</em>.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/W04j0Je01wQ" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/jKP4T7QSpEI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Hey, baby !<br />
</strong></p>
<p>Son premier terrain de jeu, c&#8217;est le métro. Il dessine à la craie sur les panneaux publicitaires souterrains, entre deux campagnes d&#8217;affichage, et travaille <em>« aux heures de pointe »</em>. La grande ambition de Keith Haring, c&#8217;est de créer un art public, <em>« de combler le vide entre la rue et les galeries »</em>. Il n&#8217;est certes pas graffeur, mais l&#8217;un des pionniers du street art. Ses fresques deviennent vite célèbres (et lui valent quelques arrestations). Les New-Yorkais découvrent son alphabet, constitué de personnages récurrents, comme le chien (aboyant pour attirer l&#8217;attention ou exprimer sa colère), l&#8217;atome (traduction de sa peur de l&#8217;apocalypse nucléaire) ou le fameux &#8220;radiant baby&#8221;, son logo préféré. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« C'est l'expérience la plus positive, la plus pure de l'existence humaine »">« C&#8217;est l&#8217;expérience la plus positive, la plus pure de l&#8217;existence humaine »</span>, disait-il. <em>« C&#8217;est aussi un symbole de vitalité</em>, ajoute Sophie Lauwers, directrice de Bozar. <em>Keith Haring aimait profondément la vie, et la fête »</em>.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/LJiiW89It_U" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Pour preuve cette section consacrée au clubbing. Le peintre est installé dans l&#8217;East Village, ardent repaire d&#8217;artistes (tel son ami Jean-Michel Basquiat). Ses nuits sont ponctuées de grandes noubas, notamment au Club 57, une boîte nichée dans la cave d&#8217;une église (!). Entre défilés de mode et cabarets queers, Madonna y donne ses premiers concerts, Grace Jones côtoie Warhol (qui immortalise ici Keith Haring peignant le corps de la &#8220;panthère noire&#8221;). C&#8217;est d&#8217;ailleurs en suivant les conseils de ce dernier qu&#8217;il inaugure ses Pop Shops aux quatre coins du monde, soit des magasins où l&#8217;on trouvait des t-shirts, casquettes arborant ses créations, et même des fringues signées Vivienne Westwood. Le tout à prix cassés. <em>« Pas forcément pour gagner de l&#8217;argent, plutôt pour démocratiser sa production »</em>.</p>
<div id="attachment_108816" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_6.jpg"><img class="size-large wp-image-108816" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_6-1024x574.jpg" alt="Ignorance = Fear, 1989, Poster 660 x 1141 mm © Keith Haring Foundation / Collection Noirmontartproduction, Paris" width="995" height="558" /></a><p class="wp-caption-text">Ignorance = Fear, 1989, Poster 660 x 1141 mm © Keith Haring Foundation / Collection Noirmontartproduction, Paris</p></div>
<p><strong>The Message</strong></p>
<p>Au-delà de la forme, le fond est percutant. <em>« L&#8217;icône pop devient rapidement un activiste, le porte-parole de la société américaine »</em>, poursuit Sophie Lauwers. Ses oeuvres sont colorées, drôles, mais les sujets graves, reflets d&#8217;une époque en plein tourment. Keith Haring dénonce l&#8217;apartheid, le racisme, l&#8217;homophobie, l&#8217;escalade de l&#8217;armement nucléaire&#8230; La toxicité de la télévision aussi, qui vide les esprits, à l&#8217;image de cette femme berçant son enfant, mais dont la tête est un écran diffusant son propre cerveau (un tableau plus actuel que jamais&#8230;).</p>
<div id="attachment_108817" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_4.jpg"><img class="size-full wp-image-108817" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_4.jpg" alt="Keith Haring, 1958-1990 Silence = Death, 1989  Acrylic on canvas 101,6 x 101,6 cm © Keith Haring Foundation " width="800" height="792" /></a><p class="wp-caption-text">Keith Haring, 1958-1990 Silence = Death, 1989 Acrylic on canvas 101,6 x 101,6 cm © Keith Haring Foundation</p></div>
<p><strong>Libération</strong></p>
<p>Et puis, bien sûr, il y a son combat contre le Sida. Atteint du VIH, Keith Haring s&#8217;impose comme une figure de proue d&#8217;Act Up. Il affirme, revendique son homosexualité, libérant les corps et les âmes. <em>« Nous sommes dans les années 1990, Reagan est président des Etats-Unis, et son discours à propos du Sida est simple : &#8220;arrêtez de faire l&#8217;amour&#8221;. Keith Haring lui oppose tout le contraire, défendant l&#8217;importance de la sexualité. Il dévoile la sienne dans ses dessins, brise les tabous et en envoie un message aux générations futures, les exhortant à se protéger et trouver des remèdes pour s&#8217;aimer librement »</em>. Ses dernières créations sont plus sombres. Sexes brandis comme des armes, pleurs&#8230; Les couleurs s&#8217;obscurcissent, se teintent de rouge sang, à l&#8217;instar de cette scène de fête siphonnée par un trou noir. L&#8217;artiste n&#8217;est pas épargné par la maladie, et s&#8217;éteint le 16 février 1990.<em> « Mais nous ne voulions pas terminer sur cette note triste »</em>, insiste Alberta Sessa. L&#8217;ultime salle de l&#8217;exposition se concentre ainsi sur des toiles exécutées dans les boîtes de nuit, à la peinture fluo. Comme lui, elles brillent dans l&#8217;obscurité.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/02/darren-pih/" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE DARREN PIH</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/02/keith-haring-2/" target="_blank">A LIRE AUSSI : TROIS QUESTIONS A SOPHIE LAUWERS</a></strong></p>
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		<title>Stephan Vanfleteren</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2019/11/01/stephan-vanfleteren-2/</link>
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		<pubDate>Thu, 31 Oct 2019 23:25:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Anvers]]></category>
		<category><![CDATA[FoMu]]></category>
		<category><![CDATA[Rétrospective]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Connu pour ses portraits en noir et blanc, mais aussi ses reportages au long cours à l&#8217;étranger et en Belgique (on se...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Connu pour ses portraits en noir et blanc, mais aussi ses reportages au long cours à l&#8217;étranger et en Belgique (on se souvient de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/07/01/musee-de-photographie/" target="_blank">sa série sur Charleroi)</a>, <a href="https://www.stephanvanfleteren.com/" target="_blank">Stephan Vanfleteren</a> bénéficie d&#8217;une première grande rétrospective. L&#8217;occasion de (re) découvrir cet immense photographe flamand sous un nouvel angle. Entre autres images inédites, cette exposition revient par exemple sur ses natures mortes ou ses nus, retraçant l&#8217;évolution d&#8217;une œuvre loin des clichés.</p>
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		<title>Wim Delvoye</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Mar 2019 23:45:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Cloaca]]></category>
		<category><![CDATA[Helix]]></category>
		<category><![CDATA[Musées royaux des beaux-arts de Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Rétrospective]]></category>
		<category><![CDATA[Wim Delvoye]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la fin des années 1980, Wim Delvoye choque autant qu&#8217;il interroge. Le plasticien flamand mêle le sublime au sordide, confronte les époques entre elles et, littéralement, l&#8217;art et le cochon. Pour preuve ses porcs recouverts de tapis orientaux, sagement assis aux Musées royaux dans la salle dédiée à Pierre Paul Rubens. Dans un étonnant dialogue entre passé et présent, cette rétrospective met ainsi en lumière 30 ans de provocation et de création tous azimuts. On y découvre bien sûr la fameuse <em>Cloaca</em>, ou &#8220;machine à caca&#8221;, installation reproduisant le processus de digestion (et métaphore acerbe de la réduction de Homme à l&#8217;état de machine consommatrice). Tout aussi iconoclaste, la série <em>Helix</em> figure une chaîne d&#8217;ADN constituée de crucifix, pour mieux mettre en relief nos croyances en une vie éternelle et nos limites biologiques. Mais plus qu&#8217;un simple résumé, l&#8217;exposition dévoile aussi les toutes nouvelles créations du Gantois, tels ces bas-reliefs en marbre immortalisant le jeu vidéo <em>Fortnite</em>, phénomène de société qui ne pouvait échapper à son regard amusé – et amusant.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/e5VDTu7U8Co" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Niki de Saint Phalle</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2018/09/01/niki-de-saint-phalle/</link>
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		<pubDate>Sat, 01 Sep 2018 03:15:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale]]></category>
		<category><![CDATA[Kyla McDonald]]></category>
		<category><![CDATA[Mons]]></category>
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		<category><![CDATA[Niki de Saint-Phalle]]></category>
		<category><![CDATA[Rétrospective]]></category>

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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Ici tout est possible »</em>. Cette phrase fut prononcée par Niki de Saint Phalle à la fin des années 1970, face au paysage du futur <em>Jardin des Tarots</em>, en Toscane. Elle y édifiera un parc mystique peuplé de 22 sculptures géantes et habitables – dont on découvre à Mons les maquettes. <em>« C&#8217;était pour elle un endroit magique »</em>, explique la commissaire, Kyla McDonald, qui a vu dans ces mots le titre idéal de cette rétrospective. Conçue de façon chronologique, empreinte de joie, de violence ou de mythologie, cette exposition retrace en films, dessins, sculptures ou peintures 50 ans de carrière d&#8217;une pionnière et provocatrice hors norme. Citons par exemple ce <em>Champignon magique </em>recouvert de centaines de petits miroirs, baignant le BAM de mille éclats de lumière.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-89067" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/08/n281j09-243x300.jpg" alt="Niki de Saint Phalle, Autel noir et blanc, 1962 © 2018 Niki Charitable Art Foundation, All rights reserved. Photo : © André Morin / Courtesy Galerie GP &amp; N Vallois, Paris" width="243" height="300" />Femme libérée</strong></p>
<p><em>« Sa palette était extrêmement large</em>, ajoute Kyla McDonald. <em>Rien ne l&#8217;arrêtait »</em>. Surtout pas sa condition féminine. <em>« Ce parcours nous montre à quel point Niki de Saint Phalle voulait être l&#8217;égale de l&#8217;homme. Elle s&#8217;est rebellée très jeune contre la société patriarcale. Cette conviction l&#8217;a conduite à créer des sculptures monumentales, célébrant les femmes dans les lieux publics »</em>. Toutefois, la plus belle oeuvre de cette artiste engagée et enragée, c&#8217;est sans doute sa vie. Pas des plus sereines. Violée par son père à l&#8217;âge de 11 ans, placée au couvent, avant des séances d&#8217;électrochoc pour &#8220;soigner&#8221; une dépression nerveuse, celle qui fut d&#8217;abord mannequin (pour <em>Vogue</em> ou <em>Life</em>) abandonnera ses deux enfants et son mari pour son art. «<em> Sa production fut dantesque, près de 3 500 pièces&#8230; On la compare d&#8217;ailleurs à Picasso, elle manifeste la même urgence », </em>observe Xavier Roland, directeur du pôle muséal<em>.</em></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/gbHPIztVAWU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Tir groupé</strong>Dès lors, on apprécie sous un jour nouveau sa série des <em>Tirs</em>, initiée au début des années 1960. Lors de ces performances, la Française canardait avec une carabine des tableaux ou statues sur lesquels elle avait disposé des poches de peinture qui se répandait ainsi aléatoirement. Les hommes, la religion, la politique&#8230; Niki de Saint Phalle tirait sur tout ! Y compris son géniteur, qu&#8217;elle tue métaphoriquement dans la vidéo Daddy, ou <em>La Vénus de Milo</em> (1962), parmi quelques chefs-d&#8217;oeuvre ici dévoilés. <em>« Sa production est étroitement liée à son existence. C&#8217;est l&#8217;une des artistes qui a le plus assumé sa féminité. Que sont les </em>Nanas<em>, sinon des femmes libérées, s&#8217;affichant sans aucun complexe ? »</em>. Placées à divers endroits de Mons, ces oeuvres généreuses <em>« ré-humanisent nos villes modernes », </em>soutient Xavier Roland. A l&#8217;image de la Nana-Maison, dans les jardins du BAM, que l&#8217;on peut toucher, pénétrer&#8230; Oui, ici, tout est vraiment possible.</p>
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		<title>Soviet Design. Red Wealth</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2018 04:20:31 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[design]]></category>
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		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Soviet Design. Red Health]]></category>
		<category><![CDATA[Soviétique]]></category>
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		<category><![CDATA[URSS]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Au fil de ses études, Alexandra Sankova a beaucoup entendu parler du design propre à la période soviétique… sans jamais pouvoir s’y...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Au fil de ses études, Alexandra Sankova a beaucoup entendu parler du design propre à la période soviétique… sans jamais pouvoir s’y frotter. <em>« Certains musées européens possédaient quelques pièces, mais en Russie, rien n’avait été compilé</em>, explique-t-elle.<em> A chaque nouvelle ère politique, notre nation avait tendance à faire table rase du passé »</em>. Retroussant ses manches, la designer a sollicité famille, professeurs et amis d’amis pour collecter dans les caves, greniers, brocantes ou sur Internet, les vestiges du quotidien au temps du communisme.</p>
<p><strong>Caverne d&#8217;Ali Baba </strong></p>
<p>La pêche fut assez miraculeuse. Plus de 300 pièces datant des années 1950 à 1980 ont été réunies pour l’exposition moscovite, et on en compte le double au Brussels Design Museum ! <em>« De nombreuses personnes âgées ont offert des objets précieusement conservés</em> ». Parmi ceux-ci, on trouve des affiches de propagande, télévisions portatives aux lignes brutes, machines à coudre rutilantes, vêtements aux couleurs des J.O. de Moscou, du mobilier inspiré de la conquête spatiale et, même, un frigidaire en état de marche…</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-82705" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/02/soviet-design-red-health-300x200.jpg" alt="Vue d'exposition © Photo Christophe Licoppe © ADAM - Brussels Design Museum" width="300" height="200" />Esprit solide </strong></p>
<p>Le parcours est organisé selon plusieurs thématiques (enfance et loisirs, sport, emballages, ingénierie…) et enrichi d’interviews de créateurs majeurs. Il révèle aussi la dimension stratégique du design en URSS, d&#8217;abord focalisé sur l’industrie lourde puis la production de masse, au milieu des années 1960. Cet événement fait ainsi la part belle aux projets introduisant des méthodes artistiques dans les processus de fabrication. Comment caractériser, alors, le &#8220;design soviétique&#8221; ? Quitte à alimenter les clichés, Alexandra Sankova reconnaît que la robustesse des produits a longtemps pris le pas sur l’élégance. Entre répliques de modèles occidentaux et références à l’avant-garde russe, la commissaire souligne aussi la créativité des citoyens, personnalisant et optimisant leurs biens. Cette appropriation rend cette exposition patrimoniale d&#8217;autant plus émouvante.</p>
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		<title>Fernand Léger</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Feb 2018 03:27:54 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Avant-gardiste]]></category>
		<category><![CDATA[Fernand Léger]]></category>
		<category><![CDATA[Le Transport des forces]]></category>
		<category><![CDATA[Oeuvres]]></category>
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		<category><![CDATA[progrès]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>« Le beau est partout », affirmait Fernand Léger. Le Normand puisait ainsi son inspiration dans la publicité, l’urbanisme ou les machines...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Le beau est partout</em> », affirmait Fernand Léger. Le Normand puisait ainsi son inspiration dans la publicité, l’urbanisme ou les machines rythmant une époque alors en pleine mutation. Né en 1881 (comme Picasso), ce fils d’un éleveur de boeufs comprit très vite à quel point le progrès avait changé notre vie. Il lui fallait donc inventer une nouvelle façon de la peindre. Ces &#8220;temps modernes&#8221; le fascinait (en témoigne ce <em>Charlot cubiste</em>, hommage rendu à Chaplin avec des bouts de bois). Il les jugeait trépidants et colorés, et n’eut de cesse d’en capter le mouvement. à l’image de cette fresque monumentale, <em>Le Transport des forces</em> (1937), ouvrant ce parcours riche d’une centaine d’œuvres. Montée en partenariat avec <a href="http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Leger/ENS-leger.html">le Centre Pompidou-Metz</a>, cette rétrospective est la première consacrée à cet avant-gardiste depuis 1956 en Belgique. Elle se divise en six chapitres dont &#8220;Vitesse et machine&#8221;, &#8220;Cinéma&#8221;, &#8220;Architecture&#8221;… pour autant de reflets poétiques de notre monde. Du lourd !</p>
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		<title>David LaChapelle</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2017/12/01/david-lachapelle-2/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Dec 2017 08:00:26 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[BAM]]></category>
		<category><![CDATA[David LaChapelle]]></category>
		<category><![CDATA[Gianni Mercurio]]></category>
		<category><![CDATA[Mons]]></category>
		<category><![CDATA[Rétrospective]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>De David LaChapelle, on connaît le sens de la provocation, cette esthétique kitsch et fluo reconnaissable entre toutes. Ses clips ou photos...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>De David LaChapelle, on connaît le sens de la provocation, cette esthétique kitsch et fluo reconnaissable entre toutes. Ses clips ou photos de stars, entre pop art et porno chic, ont fait le bonheur de la publicité et des magazines. Mais le temps des futilités sur papier glacé semble révolu pour l’enfant du Connecticut. Le virage eut lieu en 2006, suite à une visite de la chapelle Sixtine. L’Américain fut ébloui par les peintures de Michel-Ange. <em>« Il a vécu une profonde crise existentielle »</em>, se rappelle Gianni Mercurio, commissaire de cet accrochage. <em>« Il voulait tout changer, arrêter les travaux commerciaux et entamer une nouvelle vie d’artiste. Il s’est alors retiré sur une île d’Hawaï, a dépensé tout son argent pour acheter une ferme »</em>.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-78660" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/my-own-liz-c-david-lachapelle-studio-inc-284x300.jpg" alt="My Own Liz, 2002. Chromogenic Print © David LaChapelle Studio Inc" width="284" height="300" />Epiphanie</strong></p>
<p>Cette révélation artistique et spirituelle s&#8217;est d&#8217;abord traduite par la réalisation de <em>Deluge</em>, fresque longue de plus de sept mètres ouvrant cette rétrospective. Elle met en scène des hommes, femmes et enfants se débattant en pleine apocalypse, au milieu des casinos ou grandes enseignes submergées par les eaux, à Las Vegas. Elle se lit comme une puissante allégorie, une critique de notre société consumériste. <em>« C&#8217;est à la fois le symbole de la destruction et de la purification, la fin d&#8217;un monde et le début d&#8217;un autre. Si vous la regardez bien, vous verrez que l&#8217;artiste met en avant les valeurs d&#8217;entraide chez chacun des sujets »</em>. Au-delà du message, l&#8217;art du &#8220;fermier&#8221; se caractérise donc par cette volonté de raconter des histoires. <em>« Selon moi, il a introduit une dimension nouvelle dans la photographie : la narration »</em>. Citons aussi la série <em>Awakened</em>, montrant des personnages flottant dans un liquide amniotique, mais semblant se réveiller, prêts à démarrer une existence nouvelle.</p>
<p><strong>L’enfer</strong></p>
<p>Que l&#8217;on apprécie ou pas ce débordement de couleurs flashy et cette nudité (très crue) des corps, on ne peut que s&#8217;incliner face à la technique de LaChapelle. En effet, point de retouche photo ni de postproduction chez lui : les décors, costumes (quand il y en a)&#8230; tout est &#8220;fait-maison&#8221; et le cliché final, quel que soit le nombre de personnages, résulte d&#8217;un unique &#8220;clic&#8221; ! <em>« Il travaille à la manière d&#8217;un artisan, un peu comme Federico Fellini. Il va simuler un effet aquatique avec une bâche en plastique, utiliser des ventilateurs pour restituer le souffle du vent&#8230; »</em>.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/WwaMNxecnzM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><img class="alignright size-medium wp-image-78661" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/last-supper-2003-chromogenic-print-c-david-lachapelle-studio-inc--300x222.jpg" alt="Last Supper, 2003 Chromogenic Print © David LaChapelle Studio Inc" width="300" height="222" />Déployé sur les deux étages du BAM, le parcours n&#8217;est pas chronologique, mais thématique. On y devine un triptyque sur la destinée humaine (l&#8217;enfer, le déluge, le paradis). Au premier, à la suite de la série <em>Deluge</em> qui remet donc tout à plat, sont rassemblées ses célèbres photos du show-biz (de Bowie à Di Caprio, en passant par Paris Hilton, on en passe). Celles-ci témoignent de l&#8217;extravagance de la société du spectacle, de son narcissisme, une certaine vision de l&#8217;enfer en somme&#8230; A l&#8217;image de ce portrait de la famille Kardashian posant au centre d&#8217;un royaume dévasté, comme le sont les magasins lors du Black Friday, ce jour orgiaque de soldes américaines. On constate, en passant, que certains modèles de LaChapelle se méprennent parfois sur ses intentions véritables&#8230; <em>« Cette compostion moque la soif de pouvoir et le consumérisme, soutient Gianni Mercurio. David croque des célébrités, non pas pour en livrer un portrait, plutôt pour caricaturer des </em><em>faits de société, comme une étude anthropologique »</em>.</p>
<p><strong>Eden </strong></p>
<p>Vient enfin la section consacrée au nouveau monde, &#8220;le paradis&#8221;, au second niveau. Si les stars sont toujours là (comme cet archange Michael Jackson terrassant le Diable), l&#8217;être humain disparaît peu à peu des clichés, illustrant les préoccupations écologiques du photographe. Telles ces maquettes de stations-service abandonnées au milieu de forêts luxuriantes d&#8217;Hawaï, dans un monde où la nature a repris ses droits (série <em>Gas</em>, 2012).<em> New World</em>, son travail le plus récent (2017) et le plus conceptuel, dévoile une sorte d&#8217;Eden où l&#8217;Homme fusionne avec la Terre, au sein des paysages rappelant ceux de Gauguin lors de sa phase tahitienne. LaChapelle revient ici à une technique expérimentée dans les années 1980, peignant directement sur la pellicule. Il symbolise, par exemple, l&#8217;amour pur entre deux êtres via un tourbillon multicolore, révélant une facette insoupçonnée de sa personnalité&#8230;</p>
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