<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>LM magazine &#187; photographie</title>
	<atom:link href="https://www.lm-magazine.com/blog/tag/photographie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.lm-magazine.com</link>
	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
	<lastBuildDate>Thu, 01 Oct 2026 07:37:34 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=4.2.38</generator>
	<item>
		<title>Carla Sutera Sardo</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/09/01/carla-sutera-sardo/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/09/01/carla-sutera-sardo/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 03:05:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[Aquatique]]></category>
		<category><![CDATA[Ballons]]></category>
		<category><![CDATA[Carla Sutera Sardo]]></category>
		<category><![CDATA[couleur]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=182887</guid>
		<description><![CDATA[<p>Juriste un jour, photographe toujours ? Pour Carla Sutera Sardo, il a fallu choisir. Diplômée en droit, la Sicilienne a préféré suivre...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/09/01/carla-sutera-sardo/">Carla Sutera Sardo</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Juriste un jour, photographe toujours ? Pour Carla Sutera Sardo, il a fallu choisir. Diplômée en droit, la Sicilienne a préféré suivre sa passion plutôt que ses dossiers. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« La photographie représente bien plus qu'un simple travail. C'est le langage à travers lequel j'observe le monde »">« La photographie représente bien plus qu&#8217;un simple travail. C&#8217;est le langage à travers lequel j&#8217;observe le monde »</span>, confie-t-elle. <em>Aqva Blue,</em> image emblématique, marque le déclic : début d&#8217;une collaboration avec sa galerie et courage de tout quitter pour l&#8217;objectif. Autodidacte revendiquée, elle avance à l&#8217;instinct. Une couleur, un vêtement, un coin de nature suffisent à enclencher la mécanique créative. Elle imagine ensuite la scène, l&#8217;atmosphère, les émotions à faire naître. Les marchés aux puces font office de garde-manger visuel, où elle déniche tissus et associations chromatiques. Et puis il y a la Sicile, omniprésente, avec « <em>sa lumière intense, son ciel limpide, la mer et ses falaises calcaires </em>».</p>
<div id="attachment_182889" style="width: 210px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-182889" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/08/1-aqva-blue-200x300.jpg" alt="Aqva blue © Carla Sutera Sardo" width="200" height="300" /><p class="wp-caption-text">Aqva blue © Carla Sutera Sardo</p></div>
<p>Dans ces paysages surgissent des scènes oniriques, à la croisée du cinéma et de la peinture. Wes Anderson pour la couleur et la composition, Tim Walker pour le merveilleux, deux influences assumées qui éclairent sans enfermer son univers. Les visages, eux, restent souvent dissimulés. Un choix qui n&#8217;a rien d&#8217;anodin : «<em> En cachant les visages, j&#8217;essaie de dépasser l&#8217;individu pour atteindre quelque chose d&#8217;universel</em> ». Le corps devient silhouette, langage ; à chacun d&#8217;y projeter son histoire. Enfin, dans un monde lancé à toute allure, Carla fabrique des images qui refusent de courir. « <em><span class="has-pullquote" data-pullquote="Je ressens le besoin de créer des œuvres qui invitent les gens à ralentir">Je ressens le besoin de créer des œuvres qui invitent les gens à ralentir</span>, à regarder autour d’eux plus attentivement »</em>. Une incitation à lever le pied pour mieux ouvrir l&#8217;œil.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/09/01/carla-sutera-sardo/">Carla Sutera Sardo</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/09/01/carla-sutera-sardo/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Serge Najjar</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/09/01/serge-najjar/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/09/01/serge-najjar/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 03:02:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[IMA]]></category>
		<category><![CDATA[Instagram]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Serge Najjar]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=182927</guid>
		<description><![CDATA[<p>Né à Beyrouth en 1973, vous avez commencé à photographier cette ville en 2011. Comment avez-vous vu évoluer votre pays ? J&#8217;ai commencé...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/09/01/serge-najjar/">Serge Najjar</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Né à Beyrouth en 1973, vous avez commencé à photographier cette ville en 2011. Comment avez-vous vu évoluer votre pays ?</strong><br />
J&#8217;ai commencé à photographier le Liban alors qu&#8217;il était déjà en pleine reconstruction. C&#8217;était un pays d&#8217;avant-crise, avant l&#8217;explosion du port de Beyrouth en 2020. Il y avait de nombreux chantiers, ce qui m&#8217;a beaucoup aidé, puisque l&#8217;essentiel de mes photographies ont pour cadre ce type d&#8217;endroits. Après la catastrophe, tout a été suspendu. La population était dans une grande précarité, les chantiers se sont raréfiés, ce qui a ralenti mon travail. Mais, par je ne sais quel miracle, le Libanais se réinvente continuellement. Une chance pour moi, j&#8217;ai pu poursuivre mon exploration.</p>
<p><strong>Vous avez embrassé la photo à 37 ans, avec votre téléphone portable. Qu&#8217;est-ce qui a tout déclenché ?</strong><br />
Ma mère m&#8217;a inscrit à un atelier de photographie animé par une amie. Je n&#8217;y ai pas vraiment appris la théorie ou la technique, j&#8217;ai surtout été attentif aux gestes de cette professeure : le fait de zoomer pour mieux regarder m&#8217;a impressionné. Si l&#8217;on observe attentivement une scène, qu&#8217;on la sort de son contexte, on peut lui donner une autre forme, presque la sacraliser. C&#8217;est devenu l&#8217;essence de ma photographie.</p>
<p><img class="alignleft wp-image-182931 size-full" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/08/galaxy-2015-100x100cm.jpg" alt="Galaxy 2015 100x100cm" width="1000" height="1000" /></p>
<p><strong>Vos clichés proposent des visions assez irréelles, proches de la peinture abstraite. Vous souhaitez montrer une autre image de votre pays ?</strong><br />
Je tiens à proposer des photos du Liban pas trop identifiables, sans identité locale. C&#8217;est pour cette raison qu&#8217;elles ne montrent jamais la guerre ou de vieilles pierres. Je ne photographie pas l&#8217;architecture, mais le moment où elle s&#8217;éloigne du bâtiment pour devenir une pensée. Au-delà du béton, je préfère l&#8217;ombre, la silhouette ou la lumière qui font basculer le réel. <span class="has-pullquote" data-pullquote="La lumière est un souffle, une matière à sculpter. ">La lumière est un souffle, une matière à sculpter. </span>Montrer ainsi mon pays est aussi une forme de résistance. Mes photos sont plutôt calmes, alors que nous sommes saturés d&#8217;images qui crient.</p>
<p><strong>Elles répondent à un besoin de vide, non pas une absence mais une respiration.</strong><br />
<strong> Vous êtes fasciné par les chantiers, les immeubles inachevés. Est-il facile d&#8217;y accéder ?</strong><br />
C&#8217;est très délicat. D&#8217;abord, parce que ce sont des lieux dangereux. Ensuite, parce que ma présence n&#8217;y est pas toujours appréciée. Je m&#8217;assure systématiquement d&#8217;avoir toutes les autorisations, puis de me faire oublier. Pour mieux saisir la sincérité.</p>
<p><strong>Que racontent ces décors que la nature ou les bâtiments achevés ne racontent plus ?</strong><br />
J&#8217;adore la nature, elle me ressource. Mais curieusement, ce n&#8217;est pas ce que j&#8217;aime photographier. J&#8217;ai besoin de lignes pures, que je trouve dans ces façades. Je les considère comme des toiles vivantes. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Il m'importe de capturer ces gestes artistiques en construction.">Il m&#8217;importe de capturer ces gestes artistiques en construction.</span> Je rêverais d&#8217;aller photographier la ville indienne de Chandigarh, conçue par Le Corbusier. Mais ces grands architectes n&#8217;ont plus besoin de mon objectif. Je préfère les chantiers banals.</p>
<p><strong> Est-il vrai que vous ne retouchez pas vos images ?</strong><br />
Certains me demandent pourquoi je me donne autant de peine, alors qu&#8217;il est aujourd&#8217;hui possible de tout ajouter ou gommer sur une photo. Je crois que je suis un puriste sur ce plan, c&#8217;est même le moteur de ma passion. Une main indésirable peut créer de l&#8217;ombre, certes, mais sans cette présence spontanée, il n&#8217;y a pas de photo, selon moi. Coller des choses entre elles, créer du factice ne m&#8217;intéresse pas. Je souhaite qu&#8217;on croie ce que l&#8217;on voit. Parce que l&#8217;impossible existe, il suffit de poser le bon regard.</p>
<p><strong> À quoi le public peut-il s&#8217;attendre à l&#8217;Institut du monde arabe de Tourcoing ?</strong><br />
Je ne souhaite pas forcément que le public admire mes photographies. Plutôt qu&#8217;il découvre le Liban autrement. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Il était important pour moi d'offrir ce regard et modifier légèrement la manière dont on imagine mon pays.">Il était important pour moi d&#8217;offrir ce regard et modifier légèrement la manière dont on imagine mon pays.</span></p>
<p><strong>Comment le milieu artistique se porte-t-il à Beyrouth ?</strong><br />
On dit que l&#8217;on s&#8217;exprime d&#8217;autant mieux dans l&#8217;adversité. Ce fut le cas en Europe après la Seconde Guerre mondiale, et le Liban montre lui aussi une impressionnante vitalité malgré les difficultés et les conflits. Des vernissages révèlent chaque semaine des artistes remarquables dans les domaines de la peinture, de l&#8217;architecture ou de la musique. Leurs travaux s&#8217;exposent localement et à l&#8217;étranger.</p>
<p><strong>Le conflit entre Israël et le Hezbollah au Liban a-t-il un impact sur votre travail ?</strong><br />
Cela freine parfois nos mouvements. Mais cette passion pour la photographie, que je pratique exclusivement le week-end, est un exutoire. Ces moments solitaires, à pied ou en voiture, sont précieux. J&#8217;ai traversé tant de situations difficiles, vécu la guerre et connu de malheurs dans ma vie qu&#8217;aujourd&#8217;hui, je ne peux plus être découragé ni baisser les bras. Cette irrésistible envie de créer me rapproche de mon Liban.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/09/01/serge-najjar/">Serge Najjar</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/09/01/serge-najjar/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Éclats de familles</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/07/01/eclats-de-familles/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/07/01/eclats-de-familles/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 01:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[photographes belges]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=182016</guid>
		<description><![CDATA[<p>En 1888, Kodak inventait le geste : permettre à chacun de devenir le gardien de ses propres instants. Plus d&#8217;un siècle plus...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/07/01/eclats-de-familles/">Éclats de familles</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>En 1888, Kodak inventait le geste : permettre à chacun de devenir le gardien de ses propres instants. Plus d&#8217;un siècle plus tard, l&#8217;image de famille n&#8217;a plus grand-chose à voir avec l&#8217;album souvenir rangé dans un tiroir. Onze photographes belges ou établis en Belgique, tous membres de la famille qu&#8217;ils photographient, multiplient les angles. Ils saisissent la tendresse et le deuil, la mémoire et ses failles.</p>
<p><img class="wp-image-182025 size-medium alignright" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/06/21-200x300.jpg" alt="Nick Hannes, Anja, 6 months pregnant of Billie and Suzanne, takes a bath. May 2009 © Nick Hannes" width="200" height="300" /></p>
<h3>A l&#8217;épreuve du regard</h3>
<p><strong>Chrystel Mukeba</strong> travaille en argentique et explore les questions de transmission et d&#8217;identité à travers des récits intimes. Elle photographie ses enfants au fil des jours avec une attention particulière aux gestes ordinaires, ces petits riens qui font tenir le monde. Tout autre registre pour <strong>Philippe Herbet</strong> dont l&#8217;écriture délicate parvient à ressusciter la magie d&#8217;un quotidien banal. C&#8217;est la fin de vie de ses deux parents, décédés à neuf mois d&#8217;intervalle, qui lui a inspiré cette exploration avec la photographie comme seul moyen de compenser l&#8217;absence. <strong>Nick Hannes</strong>, connu pour ses documentaires de grande ampleur sur la Méditerranée ou Dubaï, présente quant à lui le journal visuel de sa vie de famille durant la pandémie – deux filles, la campagne, une lumière domestique qu&#8217;on n&#8217;attendait pas de sa part. La commissaire Adeline Rossion ne pouvait pas trouver titre plus juste qu&#8217;<em>Éclats de familles</em> pour évoquer cette réalité éparse épinglée aux murs.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/07/01/eclats-de-familles/">Éclats de familles</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/07/01/eclats-de-familles/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Mine en lumière</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/07/01/la-mine-en-lumiere/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/07/01/la-mine-en-lumiere/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 23:01:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Gustave Marissiaux]]></category>
		<category><![CDATA[La Houillère]]></category>
		<category><![CDATA[La Mine en lumière]]></category>
		<category><![CDATA[Mine]]></category>
		<category><![CDATA[noir & blanc]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=182057</guid>
		<description><![CDATA[<p>À Liège, les photographies de Gustave Marissiaux réveillent un monde englouti sous la poussière du charbon. Pour ce pionnier du pictorialisme belge,...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/07/01/la-mine-en-lumiere/">La Mine en lumière</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>À Liège, les photographies de <strong>Gustave Marissiaux</strong> réveillent un monde englouti sous la poussière du charbon. Pour ce pionnier du pictorialisme belge, la mine n’est jamais un simple décor industriel. Elle devient un territoire irréel, peuplé de silhouettes fragiles et de lumières diffuses. Avec <em>La Mine en lumière</em>, <a href="https://www.provincedeliege.be/fr/node/821" target="_blank">le Musée de la Vie wallonne</a> replonge dans La Houillère, série photographique réalisée entre 1904 et 1905 au cœur des charbonnages liégeois. Plus d’un siècle après leur création, ces images conservent une puissance intacte. Dès les premières salles, le noir et blanc impose sa matière dense, presque poudreuse. Les cheminées surgissent dans des ciels laiteux, les chevalements découpent l’horizon comme des cathédrales industrielles, les rails filent dans le brouillard. Marissiaux ne documente pas seulement la mine : il la transforme en paysage monumental, traversé d’ombres, de brume et de silence. Mais derrière la puissance graphique des charbonnages affleurent surtout des présences. Des ouvriers au visage mangé de suie, des enfants alignés devant les façades de briques, des femmes saisies dans des gestes du quotidien. Toute une humanité apparaît en filigrane, fragile et digne, loin d’une glorification industrielle. Présentée à l’Exposition universelle de Liège en 1905 avant de sombrer dans l’oubli, <em>La Houillère</em> est aujourd’hui reconnue comme une œuvre essentielle de la photographie belge.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/07/01/la-mine-en-lumiere/">La Mine en lumière</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/07/01/la-mine-en-lumiere/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Kourtney Roy</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/05/01/kourtney-roy/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/05/01/kourtney-roy/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 04:09:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[All Inclusive]]></category>
		<category><![CDATA[Cancún]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de l'Économie]]></category>
		<category><![CDATA[croisières]]></category>
		<category><![CDATA[Kourtney Roy]]></category>
		<category><![CDATA[Miami]]></category>
		<category><![CDATA[mondialisation]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Surtourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Texas]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=180436</guid>
		<description><![CDATA[<p>Sous le soleil de Cancún, une estivante idéale boude et bulle au bord de l&#8217;eau, cernée de bouées et de gigolos bodybuildés....</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/05/01/kourtney-roy/">Kourtney Roy</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Sous le soleil de Cancún, une estivante idéale boude et bulle au bord de l&#8217;eau, cernée de bouées et de gigolos bodybuildés. C&#8217;est Kourtney Roy elle-même qui ne fait décidément pas dans la demi-mesure. Cette artiste a construit une œuvre à la fois drôle et dérangeante, nourrie d&#8217;autofiction et de mise en scène cinématographique. Ses images, aux couleurs qui claquent comme celles de Martin Parr, entretiennent le flou entre fantasme et réalité. Elle ausculte cette-fois la mondialisation sous toutes ses coutures par le prisme du tourisme. Premier secteur économique de la planète, près de 10 % du PIB mondial, un emploi sur dix. Depuis les années 1960, il s&#8217;est déployé comme une promesse universelle de bonheur. Mais Roy préfère regarder là où ça grince. « <span class="has-pullquote" data-pullquote="Le monde est un foutu mystère incompréhensible et obscur ">Le monde est un foutu mystère incompréhensible et obscur </span>», lâche-t-elle. Le ton est posé.</p>
<h3>Colore le monde</h3>
<p>Trois séries jalonnent le parcours.<em> The Tourist,</em> photographiée à Cancún et Miami, plante le décor avec une précision jubilatoire. La vacancière idéale que Roy incarne évolue dans un décor aux couleurs criardes, entre bar à cocktails et piscines translucides. Tout suinte l&#8217;artifice — et c&#8217;est exactement le propos. Car derrière ces images de carte postale que les réseaux sociaux amplifient à l&#8217;infini, le surtourisme transforme des destinations en parcs à thème, standardise les expériences et épuise les populations locales. Un touriste en hôtel de standing peut consommer jusqu&#8217;à quatre fois plus d&#8217;eau par jour qu&#8217;un habitant de la région.</p>
<h3>La croisière déraille</h3>
<p><em>Sorry, No Vacancy,</em> réalisée au Texas, change radicalement d&#8217;atmosphère. Les routes désertes, les motels fermés et les paysages arides composent un western fantomatique où la belle erre en solitaire, héroïne d&#8217;un film sans spectateurs. Ces décors abandonnés évoquent la face cachée du tourisme saisonnier : des villes bondées l&#8217;été, fantômes le reste de l&#8217;année, dont les économies locales peinent à trouver un équilibre viable. <em>Entre deux mondes</em>, clôt le voyage à bord d&#8217;un ferry. Dans ce huis clos flottant, croisiéristes et travailleurs se côtoient sans vraiment se voir. C&#8217;est précisément dans cet espace-là que surgissent les vraies questions comme l&#8217;empreinte carbone des croisières, la pression sur les récifs coralliens, l&#8217;exploitation de la faune sauvage réduite à une attraction, les inégalités d&#8217;accès au voyage. Sans jamais asséner, Roy instille le doute et démonte les mécanismes du marketing qui fabriquent nos désirs d&#8217;évasion. Bon voyage, donc — mais les yeux grands ouverts.</p>
<blockquote class="instagram-media" style="background: #FFF; border: 0; border-radius: 3px; box-shadow: 0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width: 540px; min-width: 326px; padding: 0; width: calc(100% - 2px);" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/reel/DVwKnwVDaLy/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14">
<div style="padding: 16px;"><a style="background: #FFFFFF; line-height: 0; padding: 0 0; text-align: center; text-decoration: none; width: 100%;" href="https://www.instagram.com/reel/DVwKnwVDaLy/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" target="_blank"><br />
</a></p>
<div style="display: flex; flex-direction: row; align-items: center;"></div>
<div style="padding: 19% 0;"></div>
<div style="display: block; height: 50px; margin: 0 auto 12px; width: 50px;"></div>
<div style="padding-top: 8px;">
<div style="color: #3897f0; font-family: Arial,sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-weight: 550; line-height: 18px;">Voir cette publication sur Instagram</div>
</div>
<p style="color: #c9c8cd; font-family: Arial,sans-serif; font-size: 14px; line-height: 17px; margin-bottom: 0; margin-top: 8px; overflow: hidden; padding: 8px 0 7px; text-align: center; text-overflow: ellipsis; white-space: nowrap;"><a style="color: #c9c8cd; font-family: Arial,sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-weight: normal; line-height: 17px; text-decoration: none;" href="https://www.instagram.com/reel/DVwKnwVDaLy/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" target="_blank">Une publication partagée par Cité de l’Economie (@citedeleconomie)</a></p>
</div>
</blockquote>
<p><script src="//www.instagram.com/embed.js" async=""></script></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/05/01/kourtney-roy/">Kourtney Roy</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/05/01/kourtney-roy/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Restos routiers</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/05/01/restos-routiers/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/05/01/restos-routiers/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 04:08:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[France populaire]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Blot]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[photoreportage]]></category>
		<category><![CDATA[Restos routier]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=180451</guid>
		<description><![CDATA[<p>Il range d&#8217;abord l&#8217;appareil photo dans son sac, commande un menu et écoute. C&#8217;est seulement une fois accepté par la communauté du...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/05/01/restos-routiers/">Restos routiers</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il range d&#8217;abord l&#8217;appareil photo dans son sac, commande un menu et écoute. C&#8217;est seulement une fois accepté par la communauté du comptoir que Guillaume Blot sort son boîtier. La démarche de ce photographe nantais de 36 ans, formé au CELSA puis aux Gobelins, est quasiment anthropologique. Après <em>Buvettes</em> et <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/07/01/guillaume-blot/" target="_blank"><em>Rades</em> </a>(son tour de France des bistrots vendu à 17 000 exemplaires), il poursuit avec <em>Restos routiers</em> sa cartographie tendre de la France populaire, immortalisant 72 établissements et leurs fidèles clients. Le resto routier, c&#8217;est d&#8217;abord une institution née dans les années 1930, reconnaissable à son macaron bleu et rouge. À son apogée dans les années 1970, on en comptait 4 500 le long des nationales. Il n&#8217;en reste aujourd&#8217;hui que 700. Le principe n&#8217;a guère varié : entrée, plat, fromage, dessert, quart de vin et café pour une quinzaine d&#8217;euros. Le tout servi sans chichis, dans une salle où le tutoiement est immédiat. Certaines adresses font toujours le plein. À La Table d&#8217;Othe, dans l&#8217;Aube, les habitués se réveillent tôt pour réserver la choucroute mensuelle mitonnée par Benjamin et sa mère Corinne. Chez Mimi, dans le Lot-et-Garonne, la patronne élève et cuisine ses propres canards&#8230;</p>
<h3><img class=" size-medium wp-image-180455 alignright" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/04/restos-routiers-la-cabane-bambou-brailly-cornehotte-c-guillaume-blot-223x300.jpg" alt="Restos Routiers - La Cabane Bambou, Brailly-Cornehotte (c) Guillaume Blot" width="223" height="300" /><br />
Fin de service</h3>
<p>Ce que Blot photographie au flash « <em>pour faire ressortir tout le peps et le piment de ces lieux</em> », c&#8217;est aussi une humanité inattendue. «<span class="has-pullquote" data-pullquote=" Il y a dans ces endroits un vrai mélange social, rare aujourd'hui. On s'y sent bien, un peu comme à la maison"> Il y a dans ces endroits un vrai mélange social, rare aujourd&#8217;hui. On s&#8217;y sent bien, un peu comme à la maison</span> », confie le photographe.  Son plus beau souvenir : Jacques, un ancien forestier de 92 ans, qui mangeait pour la première fois de sa vie un hamburger avec sa fille. Ce foyer de bord de route est pourtant menacé. L&#8217;essor des autoroutes a d&#8217;abord dévié les camions des nationales dès les années 1970, puis de grands travaux ont achevé d&#8217;éloigner la clientèle. S&#8217;y ajoute une évolution des pratiques : les jeunes routiers économisent sur les repas et se font livrer en cabine, tandis que la reprise de ces établissements peu rentables ne tente plus grand monde. Face à cette extinction programmée, ce livre s&#8217;impose comme une archive vivante autant qu&#8217;un acte militant. Une invitation à s&#8217;arrêter dans ces espaces en voie de disparition plutôt que de filer vers une aire d&#8217;autoroute aseptisée.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/05/01/restos-routiers/">Restos routiers</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/05/01/restos-routiers/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Slide/Show</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/05/01/slideshow/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/05/01/slideshow/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 02:30:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[diapositives]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=180593</guid>
		<description><![CDATA[<p>L’Institut pour la photographie (Lille) et l’UCCA ont vu les choses en grand. Slide/Show, exposée à Pékin en 2023, retrace au Frac...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/05/01/slideshow/">Slide/Show</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L’Institut pour la photographie (Lille) et l’UCCA ont vu les choses en grand. Slide/Show, exposée à Pékin en 2023, retrace au Frac de Dunkerque le rôle clé des images projetées dans l’éveil artistique du pays. Le parcours remonte jusqu’à la lanterne magique, ancêtre du carrousel de diapositives : <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Dans les années 1950, les diaporamas (ou slideshows, ndlr) fleurissent dans la Chine rurale pour diffuser les programmes culturels ou sanitaires du parti »">« Dans les années 1950, les diaporamas (ou slideshows, ndlr) fleurissent dans la Chine rurale pour diffuser les programmes culturels ou sanitaires du parti »</span>, rembobine la commissaire Holly Roussell. Dès l’entrée, le visiteur est plongé dans l’ambiance de ces projections collectives.</p>
<h3>Documenter l’art étranger</h3>
<p>Plus loin, 1 400 reproductions de diapositives transforment un mur en vaste roman-photo. Réalisées à travers le monde par Zheng Shengtian, elles participent, dans les années 1980, à l’éclosion d’une scène artistique avide de références nouvelles. Les artistes chinois s’emparent à leur tour de ce médium pour diffuser leurs œuvres. Aujourd’hui encore, ces rectangles lumineux inspirent la création contemporaine. Liang Juhui érige ainsi une tour de Babel jusqu’au plafond du Frac, dont les fenêtres s’illuminent de 1 332 scènes urbaines. Wang Wei imagine, lui, un tunnel où le visiteur marche littéralement sur des visages projetés sous ses pas. Ici, la diapositive ne se contente plus de montrer, elle modifie les regards et propulse toute une scène dans la modernité.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/05/01/slideshow/">Slide/Show</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/05/01/slideshow/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>GREGORY CREWDSON</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/02/gregory-crewdson-2/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/02/gregory-crewdson-2/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 03:16:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[amérique]]></category>
		<category><![CDATA[Cathedral of the Pines]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Eveningside]]></category>
		<category><![CDATA[Gregory Crewdson]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=179136</guid>
		<description><![CDATA[<p>Avant même d&#8217;évoquer l’exposition, il est question d&#8217;un regard. Celui que Crewdson pose depuis plus de trente ans sur l’Amérique ordinaire, ses...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/02/gregory-crewdson-2/">GREGORY CREWDSON</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Avant même d&#8217;évoquer l’exposition, il est question d&#8217;un regard. Celui que Crewdson pose depuis plus de trente ans sur l’Amérique ordinaire, ses maisons modestes, ses vies à bas bruit. Une vision façonnée par le cinéma, mais arrêtée net par la photographie. Ses images ressemblent à des films dont il ne resterait qu’un plan, mystérieux et définitif. À Charleroi, <em>Eveningside</em> rassemble trois séries réalisées entre 2012 et 2022, pensées comme une trilogie. Une décennie de création, mais aussi de vie, où se lit une évolution sensible du travail de l’artiste. Crewdson est absent — en tournage, dit-on. L’expression n’est pas anodine. Chaque image mobilise des équipes dignes d’un plateau de cinéma : décors métamorphosés, castings, accessoires minutieusement choisis, lumières réglées à l’extrême. Pourtant, rien ne bouge. Tout est figé, comme retenu par un souffle invisible.</p>
<div id="attachment_179140" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-179140" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/02/03-300x169.jpg" alt="Alone Street (An Eclipse of Moths), 2018-2019 © Courtesy Gregory Crewdson, Galerie Templon" width="300" height="169" /><p class="wp-caption-text">Alone Street (An Eclipse of Moths), 2018-2019</p></div>
<h3>En totale immersion</h3>
<p>La visite débute avec la série <em>Cathedral of the Pines</em>. Des images en couleur, baignées d’une lumière douce. Parmi elles, <em>The Disturbance</em>, montre une femme dans une maison en bois, trois individus à la lisière d’une forêt, la neige qui absorbe les sons. Réalisé dans le Massachusetts, cet ensemble marque un retour à la création après une période de silence. On y sent l’idée de refuge, de réconciliation avec un lieu, avec soi-même. Puis le décor se fissure. Avec <em>An Eclipse of Moths</em>, les formats s’élargissent, les rues se vident, la lumière devient plus crue. Une femme arrêtée à un feu rouge sous la pluie, un homme qui la fixe depuis sa maison&#8230; <span class="has-pullquote" data-pullquote="« On a toujours le sentiment qu’il y a un avant ou un après »">« On a toujours le sentiment qu’il y a un avant ou un après »</span>, explique Jean-Charles Vergne, commissaire de l&#8217;exposition. « <em>Mais la photographie ne livre jamais la clé </em>». Ces images évoquent l’effondrement d’une ville industrielle et, plus largement, celui d’un rêve américain à bout de souffle. Enfin, Eveningside. Le noir et blanc s’impose. Une ville fictive, recomposée à partir de bourgades bien réelles. Garages, bureaux, vitrines : les personnages sont souvent au travail, comme réduits à leur fonction sociale. L’atmosphère est crépusculaire, proche du film noir. Les références à Fritz Lang ou à Antonioni affleurent sans enfermer les images dans la citation. Ce qui relie ces trois ensembles, c’est la tension entre immobilité et durée. Les mêmes visages réapparaissent, vieillissent. Le visiteur aussi mesure le temps qui passe : il faut revenir, contempler, accepter de ne pas tout comprendre. Crewdson ne raconte pas l’Amérique ; il suspend l&#8217;instant et invite à ralentir.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/02/gregory-crewdson-2/">GREGORY CREWDSON</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/02/gregory-crewdson-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Entretien : Pupa Neumann</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/01/entretien-pupa-neumann/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/01/entretien-pupa-neumann/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 10:47:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[Feminisme]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[pictural]]></category>
		<category><![CDATA[Pupa Neumann]]></category>
		<category><![CDATA[série]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=180070</guid>
		<description><![CDATA[<p>Comment êtes-vous devenue photographe et réalisatrice ? Vers treize ans, ma sœur avait un petit ami qui la photographiait sans arrêt. J’étais...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/01/entretien-pupa-neumann/">Entretien : Pupa Neumann</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment êtes-vous devenue photographe et réalisatrice ?</strong><br />
Vers treize ans, ma sœur avait un petit ami qui la photographiait sans arrêt. J’étais fascinée. Cet objet capable de créer un lien avec l’autre me paraissait presque magique. Par chance, il m’a offert son appareil photo. J’ai commencé la photographie comme d’autres commencent la guitare. Très vite, cet appareil est devenu mon compagnon quotidien.</p>
<p><strong>A quoi vos premiers travaux ressemblaient-ils ?</strong><br />
Au lycée, je photographiais mes amis. Un élève avait fondé un club pour nous familiariser avec les négatifs, la chambre noire, la lumière rouge… Cette atmosphère avait quelque chose d’envoûtant. J’ai débuté en noir et blanc avec des passants. Je concevais alors la photo comme un témoignage. J’ai d’ailleurs commencé à travailler pour <em>Libération.</em> Plus tard, à New York, j’ai eu la chance d’assister pendant quelques semaines la grande Martine Barrat. Nous allions ensemble à Harlem et dans le Bronx pour immortaliser des enfants boxeurs.</p>
<p><strong>Comment votre carrière a-t-elle évolué ?</strong><br />
De retour à Paris, j’ai trouvé étonnamment facile de réaliser des portraits, et je me suis rapidement fait un nom. J’ai photographié la moitié des comédiens français d’une époque. Puis j’ai senti que mon travail ronronnait. J’avais envie d’aller plus loin. <span class="has-pullquote" data-pullquote="La simple réalité ne me suffisait plus.">La simple réalité ne me suffisait plus.</span></p>
<p><strong>Quel fut le déclic ?</strong><br />
Je me suis offert un superbe appareil d’occasion (un Hasselblad) et ma pratique a basculé. En feuilletant des photos de mon enfance, j’ai remarqué que ma mère m’habillait comme ma sœur, de six ans mon aînée. De là est née la série <em>Doppelgänger</em>, ou le jumeau maléfique. Puis est venue <em>Misfit</em>, presque comme une apparition : un vaste espace blanc où la mise en scène met le focus sur une attitude féminine. Dans <em>Domestic Violence</em>, par exemple, une femme nue se coince les cheveux dans un tiroir — une image à la fois absurde et tragique, comme se noyer dans un verre d’eau. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Il y a eu aussi la <em>Femme automate</em>, toujours disponible, portant des tomates sur un plateau.</p>
<p><strong>Quelles sont vos sources d&#8217;inspiration et vos thèmes de prédilcetion ?</strong><br />
Tout ramène à la même source : les femmes. Elles m’inspirent plus que les hommes. Une femme est un miracle. Une énigme en perpétuelle transformation : elle se métamorphose, dissimule, dérange parfois. J’aime le secret, l’étrangeté, le décalage, la drôlerie. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Mes thèmes gravitent toujours autour de la condition féminine ">Mes thèmes gravitent toujours autour de la condition féminine </span>: ses évolutions, ses régressions, ses paradoxes. J’aime les femmes libres, même si je sais combien il est encore difficile, aujourd’hui, d’incarner cette liberté dans nos sociétés mouvantes.</p>
<p><strong>Comment décririez-vous votre processus créatif aujourd&#8217;hui ? Comment appréhendez-vous l&#8217;intelligence artificielle dans votre travail ?</strong><br />
Depuis deux ans, parallèlement à ma pratique classique, je me passionne pour l’intelligence artificielle. C’est un outil prodigieux pour matérialiser rapidement ce que l’on porte en soi. Il permet d’exprimer presque instantanément ce que l’imaginaire cherche à formuler. J’aime les collages, les hybridations, les accidents visuels. L’image me fascine : elle est mon souffle, ma respiration. Je me réveille en image, je m’endors en image. <span class="has-pullquote" data-pullquote="La photographie reste mon moyen d’expression le plus sincère, mon alter ego.">La photographie reste mon moyen d’expression le plus sincère, mon alter ego.</span></p>
<p><strong>Quelle place accordez-vous à la surprise, à l&#8217;accident dans vos créations ?</strong><br />
Avec l’intelligence artificielle, les accidents et les hasards sont omniprésents — et c’est précisément ce qui m’intéresse. On a parfois le sentiment de collaborer avec une autre partie de soi, une forme de pensée parallèle. J’en connais désormais les rouages, j’ai mes recettes, comme en cuisine. Je travaille également avec Adobe Photoshop. J’aime cette capacité à me projeter dans d’autres époques, à imaginer une femme glamour des années 1950 au milieu d’un désert ensoleillé, tout en restant chez moi, en plein hiver. Cette forme de déplacement imaginaire m’enchante.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/01/entretien-pupa-neumann/">Entretien : Pupa Neumann</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/01/entretien-pupa-neumann/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pupa Neumann</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/01/pupa-neumann/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/01/pupa-neumann/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 05:06:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[Art numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Futuriste]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[pictural]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=179798</guid>
		<description><![CDATA[<p>Tout commence par une fascination presque enfantine pour l’appareil photo. « Cet objet capable de créer un lien avec l’autre me paraissait...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/01/pupa-neumann/">Pupa Neumann</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tout commence par une fascination presque enfantine pour l’appareil photo. « <em>Cet objet capable de créer un lien avec l’autre me paraissait magique</em> », confie Pupa Neumann. Elle a treize ans lorsqu’elle reçoit son premier boîtier. Certains commencent la guitare, elle découvre l&#8217;image. Et très vite, elle devient une compagne de tous les jours, une manière d’être au monde. Au lycée, elle immortalise ses amis, fréquente le club photo, respire l’odeur des bains révélateurs. Pupa apprend sur le tas, dans la rue, en noir et blanc, l&#8217;œil collé au réel. À New York, aux côtés de Martine Barrat, elle sillonne Harlem et le Bronx pour photographier de jeunes boxeurs. De retour à Paris, elle enchaîne portraits et commandes pour la presse et le cinéma, avant de ressentir la nécessité de déplacer le curseur. « <em>J’avais envie d’aller plus loin. <span class="has-pullquote" data-pullquote="La simple réalité ne me suffisait plus">La simple réalité ne me suffisait plus</span></em> ». La mise en scène s’impose alors avec ses décalages visuels. Ses séries révèlent un univers étrange où l’image devient un espace mental plus qu’un document. Au cœur de ce travail, une constante : les femmes. L&#8217;artiste explore leurs contradictions, leurs libertés fragiles, leurs métamorphoses. Depuis quelques années, l’intelligence artificielle élargit encore son champ de création. «<em> C’est un moyen prodigieux pour matérialiser ce que l’on porte en soi</em> ». L’IA lui permet de traverser les époques, de retrouver les couleurs du Technicolor des années 1950, d’inventer des scènes chimériques sans quitter son atelier. Quel que soit l’outil, Pupa Neumann poursuit la même quête : fabriquer des œuvres libres, instinctives, qui ressemblent moins au réel qu’à la manière dont on le rêve.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/01/pupa-neumann/">Pupa Neumann</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/01/pupa-neumann/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
