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	<title>LM magazine &#187; Opéra</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>La Flûte enchantée</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2026 02:00:53 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Créée en 1791, <em>La Flûte enchantée</em> reste une porte d&#8217;entrée idéale vers l’opéra. Derrière son apparence de conte féerique, l’ultime ouvrage du compositeur raconte une quête de vérité. Tamino part délivrer Pamina à la demande de la Reine de la Nuit, avant de découvrir qu’elle l’a manipulé. Guidé par la flûte magique, il affronte ses doutes jusqu&#8217;à se transformer, aux côtés de Pamina, en homme accompli. À cette fable universelle, mêlant idéaux des Lumières et théâtre populaire, répond une partition d’une richesse inépuisable. Mozart y fait coexister des mondes opposés (clair et obscur, comique et métaphysique) sans jamais rompre l’élan dramatique.</p>
<h3>Modèle hybride</h3>
<p>La mise en scène de Barrie Kosky, conçue avec Suzanne Andrade et la compagnie 1927, en révèle toute la liberté. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Il faut célébrer les contradictions de l’œuvre »">« Il faut célébrer les contradictions de l’œuvre »</span>, souligne Kosky, refusant toute lecture univoque. Sur scène, les chanteurs évoluent dans un flux d’images animées inspirées du cinéma muet des années 1920, de l’expressionnisme et du music-hall. Suzanne Andrade insiste sur cette hybridation : « <em>Nous ne faisons ni du théâtre avec du film, ni un film avec des acteurs</em> ». L&#8217;histoire se construit avec les intertitres, les gestes et les images. Kosky parle même d&#8217;un « <em>film muet de Mozart</em> ». À la direction musicale, Riccardo Bisatti souligne la cohérence de cette œuvre multiple. Entre clarté lumineuse et tensions dramatiques, il accompagne ce spectacle total où musique et image respirent ensemble.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/MRz5GZ15_LA?si=olgpvoFh7kfZfUrd" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Les Enfants terribles</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 02:41:12 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
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		<category><![CDATA[Matthias Piro]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Philip Glass]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ils arrêtent l’école, s’inventent leurs règles et refusent d’entrer dans le rang. Paul et Élisabeth, frère et sœur imaginés par Jean Cocteau, font de leur chambre un monde autosuffisant, un refuge où l’amour fusionnel frôle l’autodestruction. Publié en 1929, <em>Les Enfants terribles</em> dissèque l’adolescence comme un âge fragile, celui où l&#8217;on rêve de suspendre le temps, tout en refusant l’entrée dans l’âge adulte. Cette matière brûlante, Philip Glass s’en empare dans un <a href="https://www.opera-lille.fr/spectacle/les-enfants-terribles/" target="_blank">opéra</a> à l’écriture minimaliste implacable. Ses boucles, pulsations régulières, motifs qui se répètent traduisent l’enfermement psychologique des personnages autant que l’inéluctabilité du drame. C’est précisément ce mouvement que le jeune metteur en scène Matthias Piro choisit d’explorer. Proche de l&#8217;âge des protagonistes, il comprend la tentation contemporaine de « <em>créer son propre univers</em> » pour échapper à une réalité anxiogène. Sur scène, la chambre devient un espace mouvant, une sorte de labyrinthe où les repères se dissolvent. Vidéo, images en direct et plateau en rotation plongent le spectateur dans un cosmos mental où réel et imaginaire se confondent. Piro ne juge pas ses personnages : «<em> Ils créent un monde agréable pour eux</em> », souligne-t-il, avant d’en montrer les dérives. Car à force de refuser la séparation et la perte, Paul et Élisabeth se condamnent eux-mêmes. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Un spectacle hypnotique, où la beauté formelle révèle la violence d’un désir impossible : rester enfant, pour toujours.">Un spectacle hypnotique, où la beauté formelle révèle la violence d’un désir impossible : rester enfant, pour toujours.</span></p>
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		<title>L&#8217;Affaire Makropoulos</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 04:13:53 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Enrayer le vieillissement pour tromper la mort, l’humanité en rêve perpétuellement. <em>L’Affaire Makropoulos</em> interroge pourtant ce fantasme. Chez Janácek, l’immortalité n’est ni un bienfait ni une chance, mais une impasse existentielle. Inspiré de la pièce de Karel Capek (1922), cet opéra retrace le destin d’Elina Makropoulos, rendue éternelle à la suite d’une expérience menée par son père alchimiste. Depuis plus de trois siècles, elle traverse l’Europe en changeant d’identités ou d’amants. Lorsqu’elle apparaît sous les traits de la cantatrice Emilia Marty, âgée de 337 ans, sa beauté et sa voix continuent de fasciner. Mais derrière l’éclat de la diva se cache une femme prisonnière d’une existence interminable.</p>
<h3>Ultra moderne solitude</h3>
<p>Composé à la fin de la vie de Janácek, l’ouvrage figure parmi les sommets de son catalogue. Le compositeur y déploie un langage musical unique, modelé sur les inflexions de la parole. La mise en scène de Kornél Mundruczó inscrit l’action dans un univers teinté de science-fiction. Emilia Marty y apparaît comme une artiste solitaire dont l’immortalité révèle surtout une accumulation de désillusions. À la direction musicale, Dennis Russell Davies poursuit ici son compagnonnage avec Janácek. Et, pour la première fois, Véronique Gens incarne le rôle écrasant d’Emilia Marty. Rarement donnée en France, L’Affaire Makropoulos rappelle avec force que l’éternité, loin de faire rêver, peut devenir le plus implacable des fardeaux.</p>
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		<title>Le Château de Barbe-Bleue</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Nov 2025 23:22:04 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Jeffrey Döring transforme l’opéra de Bartók en traversée intérieure. Le public avance dans un château plongé dans la pénombre ; à chaque porte que Judith ouvre répond une voix de senior, fruit de témoignages recueillis en amont sur la solitude et le vieillissement. La musique enveloppe ces récits et brouille les frontières entre fiction et réalité. L’opéra se mue en enquête sensible : on écoute, on s’approche, on choisit son chemin. <a href="https://www.opera-lille.fr/spectacle/le-chateau-de-barbe-bleue-les-sons-de-la-solitude/" target="_blank">Un Barbe-Bleue où l’intime éclaire le mythe.</a></p>
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		<title>L&#8217;Écume des jours</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 04:00:33 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour Edison Denisov (1929 &#8211; 1996), <em>L&#8217;Écume des jours</em> fut sans doute une échappatoire. Né en Sibérie, le compositeur a grandi en URSS, où la liberté d&#8217;expression ne fut jamais à l&#8217;ordre du jour (pas plus qu&#8217;aujourd&#8217;hui d&#8217;ailleurs). Adoubé par Chostakovitch, révulsé par les canons imposés du réalisme socialiste (et par toutes les normes en vigueur), le Russe s&#8217;emploiera à développer un style ouvert aux quatre vents, mêlant jazz, chants de l&#8217;église orthodoxe, sons de cloches… Et quel meilleur terreau pour exprimer son originalité que le roman de Boris Vian, où l&#8217;on joue des mélodies au piano pour déployer son talent ?</p>
<p><strong>Nouveau souffle</strong><br />
Créée en 1986 à l&#8217;Opéra-Comique de Paris, l&#8217;œuvre lyrique traduit à merveille le surréalisme et la fantaisie du livre… et n&#8217;a bizarrement plus été jouée en France depuis. C&#8217;était sans compter sur l&#8217;arrivée à l&#8217;<a href="https://www.opera-lille.fr/spectacle/lecume-des-jours/" target="_blank">Opéra de Lille</a> de Barbara Eckle. Séduite par une version donnée à Stuttgart en 2012, et surtout par « <em>cette liberté et cette écriture polystylistique</em> », la nouvelle directrice veut offrir l&#8217;occasion de (re)découvrir cette pièce méconnue. Mise en scène par Anna Smolar (familière du répertoire de Joël Pommerat), cette production (interprétée en français) place cette fois au centre de l&#8217;intrigue, non pas Colin, mais Chloé, son amante malade. En tout cas, elle s&#8217;annonce déjà comme un grand moment de poésie, d&#8217;humour… et de musique !</p>
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		<title>Don Sanche ou le château d&#8217;amour</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 22:12:24 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
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		<category><![CDATA[Franz Liszt]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>C&#8217;est l&#8217;unique opéra achevé de Franz Liszt. Composée en français pour l’Opéra de Paris, alors qu&#8217;il avait treize ans, l&#8217;œuvre fut perdue...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est l&#8217;unique opéra achevé de Franz Liszt. Composée en français pour l’Opéra de Paris, alors qu&#8217;il avait treize ans, l&#8217;œuvre fut perdue durant 30 ans et n&#8217;a pas été rejouée dans sa version intégrale depuis sa création. C&#8217;est ici chose faite. Où l&#8217;on découvre le pauvre Don Sache, épris de la belle Elzire. Hélas, la princesse se refuse à lui. Mais les voici tous les deux devant les portes du château du magicien Alidor, érigé comme un monument à l&#8217;amour. Vont-ils se rapprocher ? Mystère&#8230;  </p>
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		<title>Barbara Eckle</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 06:30:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous séduit dans l&#8217;Opéra de Lille ? </strong>C&#8217;est un endroit extraordinaire dans le paysage lyrique en France. J&#8217;ai vraiment appris à le connaître lorsque j&#8217;étais responsable de la programmation musicale du festival Ruhrtriennale, en Allemagne. Nous avions commandé une œuvre lyrique au compositeur Georges Aperghis, Die Erdfabrik, et l&#8217;Opéra de Lille s&#8217;est manifesté pour coproduire ce spectacle, en 2022. J&#8217;ai été surprise et intriguée. J&#8217;ai alors découvert une programmation très intéressante, et ouverte.</p>
<p><strong>Selon vous, qu&#8217;est-ce qui fait l&#8217;identité de ce lieu ?</strong> Il y a ici une approche du répertoire particulière, le baroque a toujours joué un grand rôle, comme les œuvres contemporaines, offrant une rare diversité artistique. Et puis je crois que le public lillois n&#8217;est pas conservateur. On peut donc construire quelque chose d&#8217;inédit ensemble, et cette curiosité permet l&#8217;expérimentation.</p>
<p><strong>Comment décririez-vous votre projet et comment l&#8217;avez-vous élaboré ?</strong> Il s&#8217;appuie sur l&#8217;activité existante en développant les notions d&#8217;ouverture et de modernité. J&#8217;ai conçu la programmation aux côtés de Miron Hakenbeck, avec lequel je travaillais déjà à l&#8217;opéra de Stuttgart. Nous sommes dramaturges tous les deux et regardons toujours au-delà de l&#8217;oeuvre pour en distiller l&#8217;enjeu social, politique, philosophique&#8230; C&#8217;est pourquoi nous avons créé les &#8220;constellations&#8221;, une par saison, de l&#8217;automne à l&#8217;été.</p>
<p><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong> De créer un petit monde autour d&#8217;une oeuvre lyrique, à travers une programmation de danse et de concerts, en lien avec l&#8217;esthétique et le sujet de l&#8217;opéra présenté. Pour cela, on travaille avec des artistes en prise avec leur époque. Ils peuvent parfois être très jeunes, donc une génération qui n&#8217;apparaît pas souvent à l&#8217;opéra. La programmation varie ainsi entre noms reconnus ou émergents.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/HA-z5fIW5Pg?si=RodFAECjDU3tpeVe" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vous dites vouloir ouvrir les portes de l&#8217;opéra à un public encore plus large. Comment ?</strong> L&#8217;Opéra est ouvert lors des représentations, mais fermé le reste du temps, alors qu&#8217;il s&#8217;y passe beaucoup de choses ! On ne peut pas programmer plus de dates, mais on peut ouvrir le lieu durant une semaine spécifique, baptisée &#8220;Open Week&#8221;. Parallèlement aux répétitions d&#8217;une oeuvre lyrique (deux ou trois semaines avant la première), il y aura de la danse, des concerts, des conférences, des ateliers, des rencontres avec les artistes&#8230; Avec le public, on souhaite transformer l&#8217;opéra en lieu situé quelque part entre le terrain de jeu et l&#8217;agora.</p>
<p><strong>Pouvez-vous nous parler des concerts &#8220;Sieste&#8221; et &#8220;Insomniaque&#8221; ?</strong> Il y a toujours eu les concerts du mercredi à 18h, avec un public très fidèle. C&#8217;est génial, mais ce format existe maintenant depuis plus de 20 ans. Nous avons donc imaginé d&#8217;autres manières de faire découvrir la musique. D&#8217;abord avec le concert &#8220;Sieste&#8221;, on s&#8217;allonge sur une natte pour écouter 45 min de musique à la pause déjeuner. Les concerts &#8220;Insomniaque&#8221; auront lieu la nuit, de 21h jusqu&#8217;à 1h ou 2h du matin, avec trois représentations consécutives, toujours sur des nattes. Cela suppose un autre état d&#8217;esprit et de corps. De plus, on met le public au même niveau, connaisseurs ou néophytes. Il y aura aussi de la musique électronique.</p>
<p><strong>Comment allez-vous ouvrir cette saison ?</strong> Avec un moment qui reflète nos intentions, cet esprit d&#8217;ouverture et de liberté. On s&#8217;est appuyé sur le concept de parade. On va donc ouvrir la saison en dehors de l&#8217;opéra. Des groupes amateurs jouant des musiques très variées viendront de divers quartiers. Il y aura les harmonies de Lille-Fives et de Lille-Centre, un groupe de punk, Big Death Amigo, le chœur d&#8217;enfants de l&#8217;Opéra de Lille, Finoreille, un groupe d&#8217;avant-garde de jazz, une chanteuse lyrique&#8230;</p>
<p><strong>Et ensuite ?</strong> Tous ces groupes vont se rassembler sur la place de l&#8217;opéra pour jouer une œuvre originale, composée par Michael Wertmüller, qui va fédérer les styles. Ensuite, on entrera dans l&#8217;Opéra pour écouter l&#8217;ONL jouer <em>Parade</em> d&#8217;Erik Satie, face au fameux rideau de scène peint par Picasso lors de la création du ballet, et prêté par le Centre Pompidou. Les élèves pianistes du conservatoire de Lille joueront aussi à tous les étages de l&#8217;Opéra.</p>
<div id="attachment_173359" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/09/barbara-eckle.jpg"><img class="size-full wp-image-173359" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/09/barbara-eckle.jpg" alt="S 62° 58′, W 60° 39′  de Peeping Tom © Samuel Aranda" width="1000" height="750" /></a><p class="wp-caption-text">S 62° 58′, W 60° 39′ de Peeping Tom © Samuel Aranda</p></div>
<p><strong>Pourquoi avez -vous choisi, comme premier grand opéra, <em>L&#8217;Écume des jours</em> d&#8217;Edison Denisov, d&#8217;après Boris Vian ? Un roman qui résonne dans notre imaginaire collectif&#8230; </strong>Exactement, c&#8217;est l&#8217;une des raisons. Cet opéra a été créé à Paris en 1986. Je l&#8217;ai découvert à Stuttgart et j&#8217;ai toujours été très étonnée de voir qu&#8217;il n&#8217;avait jamais été repris en France. Edison Denisov a vécu en union soviétique quand les artistes étaient très contraints. Arrivé en France, il a pu créer librement. Il a développé un langage mêlant des styles de toutes les époques : le jazz, bien sûr, des chants de l&#8217;église orthodoxe, le surréalisme&#8230; Il est tant de découvrir cette œuvre, et Lille est le bon endroit !</p>
<p><strong>Comment allez-vous construire cette constellation autour de <em>L&#8217;Écume des jours</em> ?</strong> En distillant les sujets de cette œuvre, la fragilité de la vie et de l&#8217;amour. Pour la danse, nous avons invité Peeping Tom. La pièce raconte l&#8217;histoire d&#8217;un navire prisonnier de la glace polaire, dans lequel les passagers tentent de survivre avant de développer un questionnement existentiel qu&#8217;on retrouve dans <em>L&#8217;Écume des jours</em>, quelque chose de l&#8217;ordre de l&#8217;innocence perdue. Et parmi les concerts, on entendra une œuvre que j&#8217;aime beaucoup, d&#8217;une poésie surréelle : Harawi d&#8217;Olivier Messiaen, sur l&#8217;amour au-delà de la mort.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/MRz5GZ15_LA?si=rOuy-gtxWCEWNB82" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>On observe pas mal d&#8217;œuvres du XXe siècle dans la programmation. Est-ce là aussi un parti pris ?</strong> Je voulais donner de la place à des langages musicaux novateurs. C&#8217;est le cas pour Edison Denisov ou de Leoš Janáček, qui composait à partir de la mélodie des paroles autour de lui, dans la rue, et bien sûr la musique minimaliste de Philip Glass avec Les Enfants terribles. Donc oui, ce sont trois œuvres du XXe siècle, pas du tout académiques mais très abordables !</p>
<p><strong>Vous faites aussi la part belle au répertoire avec, en été, <em>La Flûte enchantée </em>de Mozart&#8230;</strong> Oui, et cette mise en scène de Suzanne Andrade et Barrie Kosky est vraiment particulière, joyeuse, s&#8217;adressant à toutes les générations. L&#8217;histoire est servie par un film d&#8217;animation, qui traduit la rapidité des idées de Mozart et la place de la jeunesse, qui doit s&#8217;émanciper des parents pour trouver son propre chemin à l&#8217;aide de l&#8217;amour. C&#8217;est très moderne !</p>
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		<title>Le Barbier de Séville</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 01:03:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Figaro]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-François Sivadier]]></category>
		<category><![CDATA[Le Barbier de Séville]]></category>
		<category><![CDATA[ONL]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Rossinni]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Jean-François Sivadier le confie sans mal, il a puisé dans la comédie musicale pour offrir à ce chef-d&#8217;œuvre de l&#8217;opéra bouffe les atours d’un grand spectacle populaire. À bien y penser, quel meilleur choix pour donner vie au célèbre Figaro, excentrique valet tournant en ridicule l’aristocratie ? Au programme de sa relecture : des loubards façon blousons noirs, un Don Basilio aux lunettes fumées et adepte de ganja (!), de l’humour à revendre et surtout une joie des plus contagieuses, portée par la musique électrisante d’un Rossini alors âgé de 24 ans. Sans oublier, bien sûr, ces airs tubesques qui ont traversé les époques, et fait le bonheur des cartoons comme de nos salles de bain (qui n’a jamais entonné <em>Largo al factotum</em> sous la douche ?). En somme, un opéra moderne et survolté, ici recréé <em>« dans le même esprit »</em>, mais avec une toute nouvelle distribution. Sous la baguette du jeune chef d’orchestre italien Diego Ceretta (et l’ONL), le casting mêle étoiles montantes (la mezzo-soprano canadienne Deepa Johnny, dans le rôle de Rosina) et interprètes aguerris (Alessandro Luongo, en Figaro &#8220;latino&#8221;). Un spectacle tout sauf rasoir !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/gLwzS_GpcTs?si=vooUGh5QgNOepH-y" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>David et Jonathas</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Dec 2024 02:30:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[David et Jonathas]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Bellorini]]></category>
		<category><![CDATA[Marc-Antoine Charpentier]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Daucé]]></category>
		<category><![CDATA[Wilfried N'Sondé]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Vainqueur du géant Goliath, David est chassé d&#8217;Israël par le roi Saül, jaloux de ses succès et de son influence. Le héros trouve refuge chez les Philistins, ses anciens adversaires, mais conserve une amitié indestructible pour Jonathas&#8230; le fils de Saül. Or, éclate une guerre entre Israélites et Philistins. Jonathas est tué. Saül demeure inconsolable et David devient roi. Combat fratricide, victoire endeuillée… Pas de doute, nous sommes en pleine tragédie. Un système « <em>minutieux, bien huilé depuis toujours. La mort, la trahison, le désespoir sont là, tout prêts</em> » pour citer Jean Anouilh.</p>
<p><strong>Guerre éternelle</strong></p>
<p>À l&#8217;origine, en 1688, le compositeur Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) saisit l&#8217;occasion de donner la pleine mesure de son talent, après des années de règne de son rival Jean-Baptiste Lully. Destinée à éclairer les étudiants jésuites du Lycée Louis-le-Grand, l&#8217;oeuvre mêle théâéâtre en latin (une partie perdue) et opéra en français. Charpentier insiste moins sur les rôles politiques et sociaux que sur la psychologie des personnages – l&#8217;influence de Racine, peut-être ? Pour cette mise en scène, Jean Bellorini et Wilfried N&#8217;Sondé ont imaginé la séquence théâéâtrale manquante. Le tandem introduit également un nouveau personnage : une femme qui accompagne Saül. De quoi moderniser une pièce majeure du répertoire baroque dont le propos, hélas, fait toujours tristement écho à notre époque.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/4ZIZLhequZs?si=-puihYR1WRiRHHO-" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Polifemo</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Sep 2024 01:47:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Ravella]]></category>
		<category><![CDATA[Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Polifemo]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Créée en 1735 sur mesure pour Farinelli, le plus célèbre des castrats, cette oeuvre croise deux récits mythologiques ayant le même protagoniste : le cyclope Polyphème. Cette créature sanguinaire apparaît dans<em> l’Odyssée</em> d’Homère, où Ulysse s’échappe de sa grotte en lui crevant l’oeil. C’est aussi le monstre de jalousie des <em>Métamorphoses</em> d’Ovide, tuant le berger Acis dont s’est épris la nymphe Galatée. Mais ce jalon de l’opera seria, par essence &#8220;sérieux&#8221;, prend dans ce spectacle une autre dimension.</p>
<p><strong>Comme au cinéma</strong></p>
<p>Si la musique reste la même, élégante et traversée d’airs délicats (dont le fameux <em>Alto Giove</em>), le metteur en scène Bruno Ravella aborde l’histoire sous un angle tragi-comique, avec une impressionnante mise en abyme. L’opéra est en effet abordé par le prisme d’un tournage de péplum, dans les années 1960. <em>« On est dans les studios de Cinecittà. L’affiche du film constitue le rideau de scène. Dès qu’il tombe apparaît le plateau de tournage, avec ses projecteurs, ses cameramen&#8230;</em> », indique Thomas Thisselin, responsable de la communication de l’Opéra de Lille. Au programme ? Décors en carton-pâte, héros bodybuildés et même&#8230; un gigantesque cyclope en latex ! <em>« Ici, Acis est un peintre décorateur tombé sous le charme d’une des stars du film, qui raconte justement l’histoire originale d’Ulysse</em> ». Ou comment ressusciter un chef-d’oeuvre oublié en lui offrant les atours d’un spectacle grand public.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/akrpzEGBgpY?si=zHHS_oZiv5PB0iJv" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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