<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>LM magazine &#187; LaM</title>
	<atom:link href="https://www.lm-magazine.com/blog/tag/lam/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.lm-magazine.com</link>
	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
	<lastBuildDate>Fri, 12 Jun 2026 10:14:40 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=4.2.38</generator>
	<item>
		<title>KANDINSKY  FACE AUX IMAGES</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/02/kandinsky-face-aux-images-2/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/02/kandinsky-face-aux-images-2/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 03:30:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Bauhaus]]></category>
		<category><![CDATA[Centre Pompidou]]></category>
		<category><![CDATA[événement]]></category>
		<category><![CDATA[Kandinsky]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>
		<category><![CDATA[Réouverture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=179106</guid>
		<description><![CDATA[<p>Ici, pas de parcours figé ni de célébration solennelle. L’exposition propose une immersion dans le travail quotidien d’un artiste qui n’a cessé...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/02/kandinsky-face-aux-images-2/">KANDINSKY  FACE AUX IMAGES</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ici, pas de parcours figé ni de célébration solennelle. <span data-pullquote="L’exposition propose une immersion dans le travail quotidien d’un artiste ">L’exposition propose une immersion dans le travail quotidien d’un artiste </span>qui n’a cessé de collectionner, découper, comparer des images pour penser sa peinture. Elle s’appuie sur un ensemble d’archives exceptionnel, issu notamment du legs de Nina Kandinsky. Photographies, illustrations imprimées ou documents scientifiques accompagnent les œuvres et révèlent un aspect longtemps relégué au second plan. Chez Kandinsky, les images ne sont ni accessoires ni décoratives. Elles alimentent des hypothèses formelles, parfois même une méthode. Le circuit s’ouvre sur les années de formation et de voyages, particulièrement en Allemagne. Dans les premières salles, consacrées aux souvenirs et aux réminiscences, <em>Improvisation 3</em> laisse encore affleurer un monde sensible, traversé de paysages et de résonances intérieures. Peu à peu, la figuration se délite. Devant <em>Avec l’arc noir</em>, la peinture se libère du motif reconnaissable. La ligne devient énergie, la couleur vibration en dialogue avec les images spirituelles et expérimentales du début du siècle.</p>
<div id="attachment_179107" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-179107" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/02/xpo_jaune-rouge-bleu_lm215-300x191.jpg" alt="Vassily Kandinsky, Gelb-Rot-Blau [Jaune-rouge-bleu], 1925. Collection Centre Pompidou, Paris. Musée national d’art moderne - Centre de création industrielle. Photo : Centre Pompidou, MNAM-CCI /Adam Rzepka / Dist. GrandPalaisRmn" width="300" height="191" /><p class="wp-caption-text">Vassily Kandinsky, Gelb-Rot-Blau [Jaune-rouge-bleu], 1925.</p></div>
<h3>Le maître des formes</h3>
<p>Plus loin, la période du Bauhaus marque un moment de structuration. Kandinsky enseigne, observe, classe. <em>Jaune-rouge-bleu</em> condense cette recherche d’équilibre, avec une composition presque architecturée, où formes et couleurs s’organisent selon des principes que l’artiste souhaite universels. La dernière partie, dédiée aux années parisiennes, révèle un vocabulaire plus organique. Ainsi, <em>Bleu de ciel</em>, peint en 1940, semble flotter hors de toute pesanteur. Les formes biomorphiques y témoignent d’un regard attentif aux images scientifiques et biologiques, sans jamais renoncer à l’abstraction. Sans emphase, le parcours propose ainsi une lecture renouvelée d’un artiste que l’on croyait connaître. En donnant toute leur place aux images qui ont nourri sa réflexion, <span class="has-pullquote" data-pullquote="l’exposition éclaire la cohérence d’une œuvre en perpétuelle recherche">l’exposition éclaire la cohérence d’une œuvre en perpétuelle recherche</span>. Kandinsky apparaît alors non comme un créateur isolé, mais comme un observateur attentif de son temps, transformant le visible en langage intérieur.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/02/kandinsky-face-aux-images-2/">KANDINSKY  FACE AUX IMAGES</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/04/02/kandinsky-face-aux-images-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Réouverture du LaM</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/02/01/reouverture-du-lam/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/02/01/reouverture-du-lam/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 04:24:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[événement]]></category>
		<category><![CDATA[Kandinsky]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>
		<category><![CDATA[Obsession]]></category>
		<category><![CDATA[Réouverture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=177967</guid>
		<description><![CDATA[<p>En 2023, le LaM soufflait ses 40 bougies&#8230; avant de fermer ses portes l’année suivante pour une cure de jouvence. Eh oui,...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/02/01/reouverture-du-lam/">Réouverture du LaM</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>En 2023, le LaM soufflait ses 40 bougies&#8230; avant de fermer ses portes l’année suivante pour une cure de jouvence. Eh oui, à cet âge-là, on s&#8217;entretient ! Plus concrètement, ces dix-huit mois de travaux visaient à préserver le patrimoine architectural du bâtiment et à réduire sa facture énergétique. Toitures et façades ont ainsi été restaurées, les célèbres vitrages conçus par Roland Simounet remplacés à l’identique. Mais ce n’est pas tout. Au-delà de ce rafraîchissement, l’objectif est d’offrir une autre expérience muséale, en proposant un LaM « <em>plus accueillant, plus accessible, véritable lieu de vie et de partage</em> », selon son directeur, Sébastien Faucon, dont l’ambition est « <em>d’imaginer ensemble de nouvelles manières de faire musée </em>». Cela passe notamment par un hall repensé, agrémenté d’espaces de détente, meublés par la designeuse écoresponsable Clémence Seilles, avec des créations sur mesure.</p>
<h3>Table ouverte</h3>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-177968" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/01/264a6381-200x300.jpg" alt="264A6381" width="200" height="300" /></p>
<p>Outre la restauration en pierre bleue de l’allée menant vers le musée, l’ouverture vers l’extérieur a également été transformée, avec une vue plus aérée sur le jardin, lequel est enrichi d’espèces d’arbres et d’une nouvelle œuvre, en l’occurrence un pavillon de verre de l’Américain Dan Graham (<em>Bayonne Pavilion</em>). Et puis, qui dit lieu de vie dit ? Bonne chère, pardi ! En cela, le LaM inaugure au rez-de-chaussée un café-estaminet (façon « <em>bistrot de quartier</em> ») et à l’étage un restaurant, le tout sous la houlette d’une figure bien connue de la gastronomie régionale : le chef étoilé Florent Layden. Le &#8220;Pigments&#8221; (c’est son petit nom) nous invite ainsi à prendre place sur une terrasse panoramique, avec vue imprenable sur le parc de sculptures&#8230;</p>
<h3>Nouveaux regards</h3>
<p><img class=" size-medium wp-image-177969 alignright" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/01/jessy-razafimandimby-portrait--hakanto-contemporary-200x300.jpg" alt="Jessy Razafimandimby - Portrait - © Hakanto Contemporary" width="200" height="300" /></p>
<p>Et côté programmation ? Là aussi, l’équipe du musée joue la carte du renouvellement et de l’expérimentation, en faisant la part belle à de jeunes artistes, invités à produire des œuvres originales. Au printemps, le Malgache Jessy Razafimandimby dévoile pour l’occasion un travail hybride entre sculpture, peinture, performance et marqué par la relation entre humanité et animalité. Désormais gratuit pour les moins de 26 ans (et pour les plus de 65 ans le vendredi après-midi), le LaM met également en valeur sa collection permanente en la régénérant tous les 18 mois, au gré d’expositions inédites (telle <em>Obsession</em>). On aurait aussi pu vous parler des nouveaux ateliers, des outils numériques, de la végétalisation des patios&#8230; mais le mieux, c’est encore de le découvrir, non ?</p>
<p><img class="alignleft wp-image-177970 size-large" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/01/copie-de-jessy-razafimandimby-the-first-lake-2024-acrylic-on-cotton-sheet-60-x-50-cm-unique-722x1024.jpg" alt="Copie de Jessy Razafimandimby, The first lake, 2024, acrylic on cotton sheet, 60 x 50 cm, unique" width="722" height="1024" /></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/02/01/reouverture-du-lam/">Réouverture du LaM</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/02/01/reouverture-du-lam/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Obsession</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/02/01/obsession/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/02/01/obsession/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 01:24:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Aloïse Corbaz]]></category>
		<category><![CDATA[Annette Messager]]></category>
		<category><![CDATA[collections permanentes]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Buren]]></category>
		<category><![CDATA[Etal Adnan]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>
		<category><![CDATA[Modigliani]]></category>
		<category><![CDATA[Obsession]]></category>
		<category><![CDATA[William Kentridge]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=177981</guid>
		<description><![CDATA[<p>Les collections permanentes du LaM comme vous ne les avez jamais vues. Librement inspiré du Musée des obsessions d’Harald Szeemann, ce parcours...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/02/01/obsession/">Obsession</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les collections permanentes du LaM comme vous ne les avez jamais vues. Librement inspiré du Musée des obsessions d’Harald Szeemann, ce parcours chronologique renouvelle le regard sur les pièces de l’institution villeneuvoise. Une exposition à part entière qui initie un dialogue entre art brut, art moderne et art contemporain, offrant une balade dans l’histoire de la création. Ici, chaque salle s’apprécie comme « <em>un univers-monde </em>». Des célèbres &#8220;cabanes&#8221; de Daniel Buren aux portraits de Modigliani, des fusils déjantés d’André Robillard aux fresques luxuriantes d’Aloïse Corbaz, en passant par les grandes œuvres de figures de la scène internationale (Annette Messager, William Kentridge, Etal Adnan&#8230;), l’heure est au décloisonnement – et à l’émerveillement.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/02/01/obsession/">Obsession</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/02/01/obsession/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les étoiles refroidissent aussi + Oiseaux de nuit (Fiesta!)</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2025/05/01/etoiles-refroidissent-oiseaux-de-nuit/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2025/05/01/etoiles-refroidissent-oiseaux-de-nuit/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 May 2025 00:12:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Condition Publique]]></category>
		<category><![CDATA[Fiesta]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>
		<category><![CDATA[Les étoiles refroidissent aussi + Oiseaux de nuit]]></category>
		<category><![CDATA[Roubaix]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=171113</guid>
		<description><![CDATA[<p>Fermé pour travaux jusqu’au début 2026, le LaM ne pouvait pas rater Fiesta ! Mieux, le musée de Villeneuve d’Ascq célèbre les...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/05/01/etoiles-refroidissent-oiseaux-de-nuit/">Les étoiles refroidissent aussi + Oiseaux de nuit (Fiesta!)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Fermé pour travaux jusqu’au début 2026, le LaM ne pouvait pas rater <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/04/01/fiesta/" target="_blank"><em>Fiesta</em> </a>! Mieux, le musée de Villeneuve d’Ascq célèbre les 20 ans de la Condition Publique avec deux expositions. Pour l’occasion, il sort quelques-unes de ses oeuvres phares, rehaussées de prêts prestigieux. Les étoiles refroidissent aussi dévoile par exemple <em>Faire des cartes de France</em> d’<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/05/01/annette-messager-2/" target="_blank">Annette Messager</a> ou la fameuse installation de Petrit Halilaj, avec ses pupitres et sculptures métalliques reproduisant des dessins d’enfants. À travers <em>Oiseaux de nuit,</em> c’est la transformation des corps qui est à l’honneur. Des êtres chimériques d’Hugo Servanin aux images évanescentes de Lenny Rébéré, le visiteur plonge dans un entredeux où tout devient possible, surtout l’inattendu&#8230;</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/05/01/etoiles-refroidissent-oiseaux-de-nuit/">Les étoiles refroidissent aussi + Oiseaux de nuit (Fiesta!)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2025/05/01/etoiles-refroidissent-oiseaux-de-nuit/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Marisa Merz</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/07/01/marisa-merz-3/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/07/01/marisa-merz-3/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 01:18:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Ecouter l'espace]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>
		<category><![CDATA[Marisa Merz]]></category>
		<category><![CDATA[Villeneuve d'ascq]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=161179</guid>
		<description><![CDATA[<p>Elle fut souvent présentée comme la seule femme du groupe Arte Povera, ce mouvement réputé pour son utilisation de matériaux humbles, proches...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/07/01/marisa-merz-3/">Marisa Merz</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Elle fut souvent présentée comme la seule femme du groupe Arte Povera, ce mouvement réputé pour son utilisation de matériaux humbles, proches du quotidien. Des éléments simples, comme le cuivre, la terre crue, le carton ou la cire, que Marisa Merz employait volontiers pour nourrir une œuvre sensible et complexe. En réalité, celle-ci échappe à toute classification. <em>« Elle est insaisissable »</em>, pour citer Sébastien Delot, l&#8217;un des commissaires de cette exposition, la première réalisée sans le concours de l&#8217;artiste, qui s&#8217;est éteinte en 2019. Pas une mince affaire. D&#8217;autant plus que ses créations « ne sont pas datées ni titrées et souvent recomposées, souligne Andrea Viliani, directeur du Museo delle Civiltà, à Rome. Pour construire ce parcours et accorder les pièces de cet hétéroclite corpus, <em>« il a donc fallu écouter l&#8217;espace »</em>. &#8220;Ecouter&#8221; ? <em>« Oui, c&#8217;est un peu comme si on avait affaire à des notes, qui composent une musique, l&#8217;harmonie se révèle dans les silences, les répétitions »</em>, ajoute Sébastien Delot, en commentant par exemple cet ensemble de carrés tricotés en cuivre et fixés au mur selon un protocole très précis. <em>« Par effet de superposition, certains apparaissent plus foncés, créant un rythme, à la manière d&#8217;une partition, avec les noires, les blanches&#8230; »</em>.</p>
<div id="attachment_161183" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/07/marisa-merz-31.jpg"><img class="size-full wp-image-161183" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/07/marisa-merz-31.jpg" alt="Marisa Merz, Sans titre, s. d. Technique mixte sur papier, fil de cuivre ; 150 x 209 cm. Collection Merz. Courtesy Fondazione Merz - Gladstone Gallery, New York - Thomas Dane Gallery, Londres © Adagp, Paris, 2024. Photo : M3Studio" width="800" height="577" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Marisa Merz, Sans titre, s. d. Technique mixte sur papier, fil de cuivre ; 150 x 209 cm. Collection Merz. Courtesy Fondazione Merz &#8211; Gladstone Gallery, New York  Thomas Dane Gallery, Londres © Adagp, Paris, 2024. Photo : M3Studio</span></p></div>
<p><strong>La fragilité</strong></p>
<p>À côté, ses dessins à la mine de graphite, plus figuratifs, saisissent des visages comme des paysages mystérieux, tandis que ses toiles revisitent la grande peinture religieuse, avec ses madones, ses anges et ses femmes en prière, dont les mains en papier sortent littéralement de la feuille, prêtes à s&#8217;envoler. <em>« On entre ici dans un monde fragile et poétique »</em>&#8230; mais pas non plus dénué d&#8217;humour et de fantaisie. En témoigne ce lion façonné en terre crue, avec sa queue en fil de cuivre. Cette sculpture fut réalisée après que Marisa Merz reçut le Lion d&#8217;or de la Biennale de Venise, en 2013. Son fauve à elle apparaît bien moins flamboyant, et même pataud, comme s&#8217;il attendait d&#8217;être modelé. <em>« C&#8217;est une façon de ne pas se prendre au sérieux, de se moquer d&#8217;elle-même comme du monde de l&#8217;art »</em>. N&#8217;est-ce pas le symbole d&#8217;une absolue liberté ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/07/01/marisa-merz-3/">Marisa Merz</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/07/01/marisa-merz-3/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Guy Brunet</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/06/01/guy-brunet/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/06/01/guy-brunet/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 01 Jun 2024 05:45:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Guy Brunet]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=160036</guid>
		<description><![CDATA[<p>Guy Brunet habite toujours à Viviez, village sis dans le bassin houiller de l&#8217;Aveyron, où il est né voici 79 ans. En...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/06/01/guy-brunet/">Guy Brunet</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Guy Brunet habite toujours à Viviez, village sis dans le bassin houiller de l&#8217;Aveyron, où il est né voici 79 ans. En réalité, il réside dans un monde autrement plus poétique : celui du septième art. Cette passion lui fut transmise tel un secret de famille. Pour cause, ses parents exploitaient une salle de cinéma. Il y sera bercé par les films américains ou français des années 1930 à 1960 projetés par son père, avant que son affaire ne périclite, en 1963, vaincue par la télévision. Le paternel ouvre alors un magasin d&#8217;électroménager… et vend des postes de TV. De son côté, Guy rejoint l&#8217;usine locale. Suite à un licenciement économique, il cesse de travailler pour renouer avec ses premières amours&#8230;</p>
<p><strong>Ça cartonne</strong></p>
<p>Autodidacte ingénieux, amateur érudit, l&#8217;homme est à la fois réalisateur, scénariste, dialoguiste et producteur de ses films. Depuis 2001, il en a fabriqué une quinzaine, seul, dans une ancienne boucherie qu&#8217;il a transformée en maison-atelier-studio et qui abrite sa firme, la bien nommée Paravision. Pour cela, il a développé une méthode unique : ses acteurs et actrices sont des silhouettes en carton récupéré. Il les filme au caméscope ou en Super 8 devant des décors qu&#8217;il a lui-même conçus. Il les fait aussi parler en modulant sa voix &#8211; laissant entendre son accent du sud. Mesurant 1 m 38, ses &#8220;interprètes&#8221; sont peints avec une indéniable habileté à l&#8217;effigie des plus grandes vedettes du siècle passé. Soit autant d&#8217;étoiles parfois éteintes qu&#8217;il ressuscite pour nourrir ses castings. Par exemple, dans <em>Les Cathares</em>, il réunit Gene Tierney, Elizabeth Taylor, Charlton Heston, Jean Marais mais aussi&#8230; Claire Chazal et Sophie Marceau !</p>
<div id="attachment_160396" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/06/guy-brunet5.jpg"><img class="size-full wp-image-160396" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/06/guy-brunet5.jpg" alt="(c) N. Dewitte" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">(c) N. Dewitte</p></div>
<p><strong>À l&#8217;affiche</strong></p>
<p>Est-ce de l&#8217;art brut ? Naïf ? Les qualificatifs importent peu. <em>« C&#8217;est une performance à l&#8217;échelle de la vie, une œuvre totale »</em>, commente Christophe Boucher, commissaire de cette fascinante exposition. Celle-ci révèle les longs-métrages de l&#8217;Aveyronnais, ses fameuses silhouettes, ses scénarios soigneusement rédigés dans des cahiers d&#8217;écolier. On trouve aussi des affiches originales qui s&#8217;apprécient comme autant de peintures (Kerven et Delépine lui en commandèrent une pour <em>I Feel Good</em>). Quelque part entre Ed Wood et le Facteur Cheval, Marcel Pagnol et le Hollywood de Cecil B. DeMille, Guy Brunet livre ici son âge d’or du cinéma, avec ses péplums ou films d&#8217;aventure, et surtout une vibrante déclaration d&#8217;amour à l&#8217;art et la création.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/06/01/guy-brunet/">Guy Brunet</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/06/01/guy-brunet/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Marisa Merz</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/05/01/marisa-merz/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/05/01/marisa-merz/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2024 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Arte Povera]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>
		<category><![CDATA[Marisa Merz]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=159741</guid>
		<description><![CDATA[<p>Considérée comme la seule artiste femme du fameux groupe Arte povera, Marisa Merz (1926-2019) demeure plus largement une figure majeure de la...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/05/01/marisa-merz/">Marisa Merz</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Considérée comme la seule artiste femme du fameux groupe Arte povera, Marisa Merz (1926-2019) demeure plus largement une figure majeure de la scène artistique italienne. Elle fut même récompensée d’un Lion d&#8217;or à la Biennale de Venise, en 2013. C’est dire l’importance de cette rétrospective (la première en France depuis 30 ans). Au LaM de Villeneuve d’Ascq, on découvre une œuvre foisonnante de matières, de techniques et d’émotions, traduisant la fragilité de l’art comme celle la vie.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/05/01/marisa-merz/">Marisa Merz</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/05/01/marisa-merz/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Anselm Kiefer</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/anselm-kiefer-2/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/anselm-kiefer-2/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 06:40:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Anselm Kiefer]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>
		<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[Villeneuve d'ascq]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=154092</guid>
		<description><![CDATA[<p>Il a littéralement vu le jour sous les bombes. Né le 8 mars 1945 dans le sous-sol d’un hôpital allemand, tandis que...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/anselm-kiefer-2/">Anselm Kiefer</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il a littéralement vu le jour sous les bombes. Né le 8 mars 1945 dans le sous-sol d’un hôpital allemand, tandis que la maison de ses parents était pilonnée par les alliés, Anselm Kiefer a fait de la Seconde Guerre mondiale la matière première de son oeuvre. Ses sculptures et tableaux, généralement imposants, questionnent la transmission de l&#8217;Histoire, la lutte entre le bien et le mal, la Shoah&#8230; Installé en France, l&#8217;artiste est depuis exposé dans le monde entier, et a même fait l&#8217;objet d&#8217;un documentaire en 3D de Wim Wenders : <em>Anselm. Le bruit du temps,</em> sorti en octobre. Pourtant, jamais l&#8217;importance de la photographie dans sa pratique n’avait été étudiée. Étonnant, car ce médium est au coeur de son processus créatif. <em>« Je ne réalise rien sans photos »</em>, confirme l&#8217;intéressé, qui s&#8217;est d&#8217;ailleurs révélé par ce biais&#8230;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/G2TfNVsNvLw?si=ae5jnYYZja_L2bzy" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>La libération par le salut</strong></p>
<p>En 1969, Anselm Kiefer est encore étudiant à l&#8217;Académie des beaux-arts de Karlsruhe lorsqu&#8217;il provoque le scandale. Pour cause, il se photographie en France, en Italie et en Suisse en effectuant le salut hitlérien, habillé de l’uniforme d&#8217;officier de la Wehrmacht de son père. Baptisée <em>Occupations</em>, cette série lui valut d&#8217;abord l&#8217;étiquette de &#8220;provocateur&#8221;. Lui se voit plutôt comme un <em>« révélateur »</em>, s&#8217;interrogeant sur le rôle qu&#8217;il aurait tenu s&#8217;il avait grandi durant le Troisième Reich &#8211; il est littéralement &#8220;occupé&#8221; par cette pensée. <em>« Vous savez, en 1930, tous les Allemands étaient pour Hitler »</em>, rappelle-t-il. À travers ces clichés, <em>« il montre aussi à l&#8217;Allemagne ce qu&#8217;elle se cache à elle-même »</em>, ajoute Jean de Loisy, le commissaire de cet accrochage, qui débobine la pellicule pour percer les secrets de fabrication du plasticien. Car la photographie est bien au commencement de son œuvre. <em>« C&#8217;est un aspect fondamental, elle nourrit toute l&#8217;exposition mais n&#8217;est pas l&#8217;unique sujet</em>, précise Grégoire Prangé, le co-commissaire. <em>Anselm Kiefer est avant tout peintre et sculpteur »</em>. Le parcours fait d&#8217;ailleurs la part belle à nombre de ses toiles, dont certaines iconiques, comme ce gigantesque tableau consacré à Lilith, figure récurrente de sa production.</p>
<div id="attachment_154109" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/12/anselm-kiefer-24.jpg"><img class="size-full wp-image-154109" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/12/anselm-kiefer-24.jpg" alt="Der gestirnte Himmel über uns und das moralische Gesetz in uns (Le Ciel étoilé au-dessus de nous et la loi morale en nous), 1969-2009) © Anselm Kiefer. Photo : Atelier Anselm Kiefer" width="800" height="574" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Der gestirnte Himmel über uns und das moralische Gesetz in uns (Le Ciel étoilé au-dessus de nous et la loi morale en nous), 1969-2009 © Anselm Kiefer. Photo : Atelier Anselm Kiefer</span></p></div>
<p><strong>Profondeur de champ</strong></p>
<p>Utilisée à chaque étape de son travail, la photographie (cet <em>« auxiliaire essentiel »</em>) s&#8217;affirme aussi comme une oeuvre en tant que telle. En témoignent ces <em>Paysages stériles</em>, soit des images de champs défigurés, rendus infertiles par la guerre. Présentées dans des cadres en acier, celles-ci sont surmontées d&#8217;instruments obstétriques&#8230; Au centre de l&#8217;exposition trône également une grande installation exhibant un vélo noyé sous un déluge de pellicules de plomb. <em>« Il faut y voir un autoportrait de l&#8217;artiste,</em> suggère Jean de Loisy.<em> Elle figure une pluie de photographies sous laquelle Kiefer a l&#8217;impression de créer »</em>. Lequel n&#8217;a pas fini de nous bousculer avec une oeuvre chargée de symboles et souvent incandescente.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/anselm-kiefer-2/">Anselm Kiefer</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/anselm-kiefer-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mohamed Bourouissa</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/11/01/mohamed-bourouissa-2/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/11/01/mohamed-bourouissa-2/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 04:38:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Attracteur étrange]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bourouissa]]></category>
		<category><![CDATA[Villeneuve d'ascq]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=153172</guid>
		<description><![CDATA[<p>Peut-on se situer à la fois en périphérie et au centre des choses ? C&#8217;est toute la question soulevée par cette exposition...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/11/01/mohamed-bourouissa-2/">Mohamed Bourouissa</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Peut-on se situer à la fois en périphérie et au centre des choses ? C&#8217;est toute la question soulevée par cette exposition et, plus généralement, le travail de Mohamed Bourouissa. Depuis le début du millénaire, ce plasticien observe avec acuité la société contemporaine par le prisme des &#8220;invisibles&#8221;. Ou plutôt des<em> « écosystèmes parallèles »</em>, dit-il, et qu&#8217;il ne cesse d&#8217;imbriquer les uns dans les autres, pour mieux déconstruire les clichés. C&#8217;est par exemple la série photographique <em>Périphérique</em>, initiée durant les émeutes de 2005 en France, où il revisite le quotidien de jeunes des quartiers à travers des mises en scène rappelant des chefs-d&#8217;œuvre de la peinture classique (signés Delacroix, Géricault ou le Caravage). Comme pour les associer à la &#8220;grande histoire&#8221;. Citons aussi le film <em>Horse Day</em>, focalisant sur les cavaliers afro-américains de Philadelphie (et bousculant la mythologie du cowboy blanc) ou encore <em>Temps mort</em>, présentée au LaM. Réalisée en 2009 lorsqu&#8217;il était étudiant au Fresnoy, et baptisée en référence au premier album solo de Booba (duquel il réalisera aussi le clip de <em>Fœtus</em>), cette vidéo dévoile le quotidien d&#8217;un détenu, auquel l&#8217;artiste a confié un téléphone portable, lui permettant de &#8220;s&#8217;évader&#8221; de sa cellule durant quelques instants.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/87UJ1CfJH4g?si=46azJFr1BYQBQXrq" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Images volées<br />
</strong><br />
<em>« L&#8217;oeuvre de Mohamed est profondément sociale</em> », observe Marie-Amélie Senot, responsable du fonds d&#8217;art contemporain au musée de Villeneuve d&#8217;Ascq. Elle est aussi collaborative, l&#8217;intéressé voyant sa pratique comme<em> « un moyen de créer des connexions »</em>. Entre les gens bien sûr, mais aussi des sujets récurrents : il est ici question de contrôle, de rapports de force, de l&#8217;autorité&#8230; En témoigne le projet <em>Shoplifters</em>, dont le point départ est la découverte de clichés de voleurs à l&#8217;étalage, exhibés dans un supermarché de Brooklyn. <em>« Le patron du magasin les photographiait avec dans les mains l&#8217;objet qu&#8217;ils essayaient de dérober »</em>. Mohamed Bourouissa a soigneusement <em>« shooté »</em> puis restauré ces polaroids détériorés. Disposées sur des grilles, ces images agrandies révèlent des personnes démunies, prises &#8220;la main dans le sac&#8221;, parfois dépitées mais souvent souriantes. <em>« C&#8217;est une forme de défiance, de résistance. J&#8217;y vois aussi une généalogie de la surveillance, dont le paroxysme serait l&#8217;utilisation des caméras de reconnaissance faciale »</em>.</p>
<div id="attachment_153185" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-23.jpg"><img class="size-full wp-image-153185" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-23.jpg" alt="Vue de l'installation Seum, 2023, Mohamed Bourouissa © Nicolas Dewitte" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Vue de l&#8217;installation <em>Seum</em>, 2023, Mohamed Bourouissa © Nicolas Dewitte</p></div>
<p><strong>You&#8217;re Under Arrest<br />
</strong><br />
Lors de cette exposition, on admire aussi l&#8217;installation Seum, qui atteste de l&#8217;éclectisme du natif de Blida. Celle-ci raconte l&#8217;histoire d&#8217;un contrôle policier musclé &#8211; qu&#8217;il a lui-même subi, chez lui à Gennevilliers, voici un an. Sur les murs sont accrochées des sculptures en aluminium, figurant ici un visage écrasé contre une paroi, là une jambe bloquée ou une main saisissant un entre-jambe masculin. Au milieu de la pièce sont suspendues des aquarelles abstraites, tandis que résonne une musique aux accents doux, méditatifs, qu&#8217;il a composée. <em>« Lors d&#8217;une fouille, on ne s&#8217;appartient plus, on devient un objet, comme vidé de sa propre substance,</em> commente l&#8217;artiste. <em>Les dessins placés au centre illustrent cette envie de rentrer en soi-même pour s&#8217;échapper de l&#8217;extérieur, ce sont des pensées refuges »</em>. Une œuvre puissante, politique et qui nous embarque&#8230; sans résistance.</p>
<div id="attachment_153188" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-24.jpg"><img class="size-full wp-image-153188" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-24.jpg" alt="Vue de l'installation Seum, 2023, Mohamed Bourouissa © Nicolas Dewitte" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Vue de l&#8217;installation <em>Seum</em>, 2023, Mohamed Bourouissa © Nicolas Dewitte</p></div>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=153467" target="_blank">A LIRE ICI / L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
<div id="attachment_153180" style="width: 302px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-2.jpg"><img class="size-medium wp-image-153180" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-2-292x300.jpg" alt="Mohamed Bourouissa (c) Studio Bourouissa" width="292" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Mohamed Bourouissa (c) Studio Bourouissa</p></div>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/11/01/mohamed-bourouissa-2/">Mohamed Bourouissa</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/11/01/mohamed-bourouissa-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mohamed Bourouissa</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/11/01/mohamed-bourouissa-3/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/11/01/mohamed-bourouissa-3/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 03:16:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Attracteur étrange]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>
		<category><![CDATA[LAM Villeneuve-D'Ascq]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bourouissa]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=153467</guid>
		<description><![CDATA[<p>Cette exposition s&#8217;ouvre avec vos dessins, une pratique moins connue mais fondamentale chez vous, n&#8217;est-ce pas ? Oui, pour moi tout a...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/11/01/mohamed-bourouissa-3/">Mohamed Bourouissa</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cette exposition s&#8217;ouvre avec vos dessins, une pratique moins connue mais fondamentale chez vous, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, pour moi tout a commencé par là. Je n&#8217;ai pas baigné dans un milieu artistique et le dessin a été un forme de conversation avec les autres, un moyen de m&#8217;exprimer, plus que l&#8217;écriture en tout cas car je suis arrivé tard en France, et plus jeune j&#8217;ai rencontré des problèmes de dyslexie.</p>
<p><strong>Que dessiniez-vous alors ?</strong> Des personnages issus de <em>Dragon Ball Z</em> ou d&#8217;<em>Ulysse 31</em>, des dessins animés qui passaient à la télévision. Et surtout beaucoup de comics américains, comme Magnéto ou Wolverine, j&#8217;étais fasciné par ses griffes ! La culture populaire fut ma porte d&#8217;entrée dans l&#8217;art.</p>
<p><strong>Puis vous vous êtes révélé grâce à la photographie. Comment vous êtes-vous intéressé à ce médium ?</strong> J&#8217;ai d&#8217;abord préparé un brevet de technicien dessinateur-maquettiste, plus attiré par le côté &#8220;dessinateur&#8221; que &#8220;maquettiste&#8221; d&#8217;ailleurs&#8230; Je graffais aussi sous le nom de Meko, au sein du collectif EP4. Puis je suis rentré à l&#8217;université (<em>ndlr : à Paris 1 Panthéon-Sorbonne</em>) où j&#8217;ai appris l&#8217;histoire de l&#8217;art. Dans le même temps j&#8217;ai découvert le travail de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2012/02/01/jamel-shabazz/" target="_blank">Jamel Shabazz</a>, qui photographiait les gens issus de la communauté noire américaine et l&#8217;émergence de la culture hip-hop, dans le New York des années 1970 et 1980. Son livre, <em>Back in the Days</em>, a été une bible pour moi. Et je me suis rendu compte qu&#8217;on ne voyait pas ce genre d&#8217;images ici, en France. C&#8217;est-à-dire de moi, de mes potes. J&#8217;ai alors décidé de les représenter aussi. J&#8217;ai acheté un Pentax d&#8217;occasion, puis passé plusieurs mois dans le quartier de Châtelet Les Halles et ça a donné <em>Nous sommes Halles</em>.</p>
<div id="attachment_153474" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-31.jpg"><img class="size-full wp-image-153474" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-31.jpg" alt="© Nicolas Dewitte" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">© Nicolas Dewitte</p></div>
<p><strong>Puis est venue la série <em>Périphérique</em>&#8230;</strong> Oui, c&#8217;est le projet qui m&#8217;a fait connaître, dans la continuité de <em>Nous sommes Halles</em>. Cette fois je me suis intéressé aux jeunes de banlieue, présentés dans des mises en scènes évoquant des classiques de la peinture, comme des tableaux photographiques.</p>
<p><strong>Vous multipliez les pratiques, entre le dessin, la vidéo, la photographie, la sculpture, le théâtre&#8230; Pourquoi ?</strong> Parce que je suis curieux ! Pour moi l&#8217;art est un terrain de jeu, une recherche constante. Je suis un éternel étudiant, j&#8217;apprends tous les jours. Mes sujets sont souvent les mêmes mais j&#8217;essaie de les aborder par d&#8217;autres prismes. J&#8217;ai aussi un défaut, qui est parfois une qualité : je suis très influençable. J&#8217;absorbe les choses, comme une éponge, et ça me permet de me remettre en cause perpétuellement.</p>
<p><strong>On dit souvent que vous vous intéressez aux &#8220;marges&#8221; de la société. Êtes-vous d&#8217;accord avec ça ?</strong> Ce qu&#8217;on appelle &#8220;les marges&#8221; n&#8217;en sont pas vraiment pour moi. Je parlerais plutôt &#8220;d&#8217;écosystèmes parallèles&#8221;, qui se croisent parfois, ou pas. Dans mon travail, j&#8217;essaie de créer de connexions, des ponts entre des mondes apparemment éloignés.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/323728787?h=10d006e90d" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/323728787">Mohamed Bourouissa: Horse Day</a> from <a href="https://vimeo.com/biennial">Liverpool Biennial</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><strong>Dans l&#8217;installation <em>Seum</em>, dévoilée au LaM, vous mettez en scène un contrôle policier, menant à une forme une palpation poussée, et donc à la dépossession de son propre corps&#8230; Y a-t-il aussi une dimension politique dans votre travail ?</strong> Oui, bien sûr. C&#8217;est la partie visible. Des forces s&#8217;exercent sur les minorités, mais c&#8217;est lié à la structure même de nos sociétés. Quand j&#8217;étais plus jeune, en 1995 la France a été frappée par les attentats de Khaled Kelkal, et à ce moment-là je subissais trois contrôles par jour, alors que j&#8217;étais encore adolescent&#8230; Ces sujets infusent forcément mon travail. Pour tout dire, cette sculpture représentant une main qui saisit un entrejambe masculin et que l&#8217;on voit dans cette installation, c&#8217;est du vécu. J&#8217;ai subi cette fouille de la part d&#8217;un policier, il y a un an, à Gennevilliers où j&#8217;habite. Cet épisode m&#8217;a en partie donné envie de réaliser cette œuvre qui évoque le rapport de force, la domination masculine.</p>
<div id="attachment_153185" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-23.jpg"><img class="size-full wp-image-153185" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-23.jpg" alt="Vue de l'installation Seum, 2023, Mohamed Bourouissa © Nicolas Dewitte" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Vue de l&#8217;installation <em>Seum</em>, 2023, Mohamed Bourouissa © Nicolas Dewitte</p></div>
<p><strong>Dans cette oeuvre vous évoquez aussi la liberté de l&#8217;esprit, qui tente de s&#8217;enfuir de cette violence extérieure. S&#8217;agit-il d&#8217;une forme de résilience ?</strong> À un moment j&#8217;évoquais beaucoup ce terme, mais j&#8217;en suis revenu car il est problématique. Certes il sous-entend un dépassement, mais aussi une forme d&#8217;acceptation de la situation. Il faudrait inventer un nouveau mot, qui traduirait en même temps la résistance et l&#8217;émancipation, la transformation&#8230;</p>
<p><strong>Pour l&#8217;affiche de cette exposition au LaM, vous vous mettez en scène avec une mygale vous grimpant sur le cou. Pourquoi ?</strong> C&#8217;était un moment très impressionnant et j&#8217;ai senti une connexion quasiment mystique, spirituelle avec cet être élégant et pourtant très fragile. Nous ressentons une peur ancestrale face à cet animal, intégrée dans notre inconscient, et j&#8217;essaie justement de déconstruire ce qui est ancré en nous&#8230;</p>
<div id="attachment_153473" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-3.jpg"><img class="size-full wp-image-153473" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-3.jpg" alt="(c) N. Dewitte" width="800" height="1000" /></a><p class="wp-caption-text">(c) N. Dewitte</p></div>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/11/01/mohamed-bourouissa-3/">Mohamed Bourouissa</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/11/01/mohamed-bourouissa-3/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
