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	<title>LM magazine &#187; Portrait</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Brode pute</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Dec 2024 06:55:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Je suis consciente que mes créations ne plaisent pas à tout le monde »</em>. Oui, mais voilà,<a href="https://www.instagram.com/brodepute/?hl=fr" target="_blank"> Brode pute </a>reste avant tout elle-même. Et puis, son travail fédère de nombreux amateurs. Aussi, la Parisienne continue d’élaborer depuis son canapé, le soir ou le weekend, de gracieuses broderies florales ornées d’insultes (&#8220;Va boire l’eau de la Seine&#8221;), de grossièretés (&#8220;prout&#8221;, &#8220;crotte&#8221;) et d’autres mots grinçants à revaloriser d’urgence (&#8220;vagin&#8221;, &#8220;SPM&#8221;, l’acronyme du syndrome prémenstruel). Des boucles d’oreilles &#8220;ouin ouin&#8221; au pull de seconde main barré d’un grand &#8220;merde&#8221;, en passant par cette couronne décorative agrémentée d’un &#8220;nichon&#8221; sur fond de plantes et de fleurs, la quadra ne se refuse (presque) rien. Son public non plus. <em>« Mon best-seller, c’est le slogan &#8220;Va bien te faire cuire le cul&#8221;»</em>, confie l’intéressée, dont les <em>« broches à doigt d’honneur</em> » fonctionnent aussi très bien. Il y en aura d’ailleurs<em> « toute une armée »</em> pour sa vente de Noël, qui bouclera début décembre un travail acharné.<em> « Il me faut deux à cinq heures pour une broche, jusqu’à trente pour un pull recyclé »</em>, calcule la punk à chats, assistée par deux félins dans son activité domestique.</p>
<div id="attachment_166107" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/12/brode-pute3.jpg"><img class="size-full wp-image-166107" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/12/brode-pute3.jpg" alt="(c) Brode pute" width="1000" height="1000" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Brode pute</p></div>
<p><strong>Au bout du fil</strong></p>
<p>Ses cent mille abonnés sur les réseaux sociaux et l’épuisement quasi-constant de ses stocks en ligne disent tout du succès de Brode pute. Mais à quoi tient-il ? Probablement à sa manière de <em>« casser l’image de la traditionnelle broderie à mamie, sans l’insulter »</em>, ose la prénommée Lucile. Témoignant d’un indéniable savoir-faire, ses oeuvres sont emplies de délicatesse tout en portant des messages corrosifs et féministes. Ce côté piquant s’est imposé dès les premiers coups d’aiguille, opérés en 2009 pour<em> « se vider la tête le soir »</em> après de longues journées de travail sur ordinateur. Comblée par la technique<em> « créative et répétitive du point de croix »</em>, l’habitante de Saint-Denis s’éloigne vite des décos <em>« cul-cul »</em> pour bouger les lignes du bon et du mauvais goût. Le tout parfois en pyjama, <em>« avec une pinte de tisane à portée de main »</em>, ce qui fait bien rire cette orfèvre du fil. Nous aussi !</p>
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		<title>Robin Wen</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Oct 2022 05:45:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Tour à plomb]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>La free-party comme vous ne l&#8217;avez jamais vue. Aux clichés véhiculés par les chaînes d&#8217;info et ses reportages embrumés de gaz lacrymogènes, Robin Wen oppose des scènes plus intimistes et joyeuses. Corps enlacés, jeunesse sublimée dans des poses hédonistes&#8230; <em>« Je voulais apporter un regard plus sensible et positif sur ce milieu, qui souffre encore de préjugés »</em>, explique cet artiste installé à Bruxelles. Le jeune homme connaît plutôt bien son sujet. Originaire de Gap, il a fréquenté les free-parties <em>« dès la fin du collège »</em> avant de monter son propre sound system au pied des montagnes alpines, pour y faire résonner des rythmes transe et tribe – une techno typique de ce mouvement. De ces fêtes gratuites et secrètes, il loue le sentiment de liberté, ce plaisir de vibrer ensemble devant un mur de son ou simplement la créativité, dont luimême ne manque pas, comme en témoignent ses oeuvres.</p>
<div id="attachment_139078" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/robin-wen1.jpg"><img class="size-full wp-image-139078" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/robin-wen1.jpg" alt="Entremêler, Stylo bille sur papier" width="800" height="868" /></a><p class="wp-caption-text">Entremêler, Stylo bille sur papier</p></div>
<p><strong>Lumières dans la nuit </strong></p>
<p>On retrouve dans ses compositions les éléments symboliques de la free-party : tenues militaires, crânes rasés, capuches, tentes, voitures garées au milieu de nulle part&#8230; Une démarche documentaire ? Pas exactement. Passé par La Cambre, Robin Wen privilégie un style oscillant entre l&#8217;hyperréalisme et le fantastique, l&#8217;abstraction et la figuration. À l&#8217;instar de ce tableau qui immortalise un faisceau de lumière déchirant l&#8217;obscurité, traduisant toute l&#8217;étrangeté de ces agapes électroniques : <em>« c&#8217;est presque un moment sacré »</em>. Le fond dénote, tout autant que la forme, car le Français use d&#8217;une technique très singulière.</p>
<div id="attachment_139094" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/robin-wen14.jpg"><img class="size-full wp-image-139094" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/robin-wen14.jpg" alt="Blue rave Stylo à bille sur papier (c) Robin Wen" width="800" height="610" /></a><p class="wp-caption-text">Blue rave Stylo à bille sur papier (c) Robin Wen</p></div>
<p><strong>Bille en tête </strong></p>
<p>Ses dessins s&#8217;appuient sur des photographies, prises lors de soirées ou dénichées sur le web. Plus surprenant, ils sont réalisés au stylo à bille, bleu ou quatre couleurs, offrant de délicieuses teintes acides à ces images. <em>« J&#8217;adore cet outil. On le trouve un peu partout mais il n&#8217;a pas d&#8217;héritage historique, comme la peinture à l&#8217;huile. Je souhaitais en faire un objet plus noble</em>, confie-t-il. <em>J&#8217;aime aussi travailler avec ce flux continu d&#8217;encre. Le geste devient méditatif, comme une transe »</em>. À la Tour à Plomb de Bruxelles, où l&#8217;artiste inaugure sa première exposition solo, on découvre également ses peintures, notamment une série de portraits de teufeurs dignes de tableaux de la Renaissance. Sauf qu&#8217;ici, les modèles nous tournent le dos, participants anonymes mais hautement symboliques de rassemblements cultivant la clandestinité. Jusqu&#8217;à quand ? Citant Bourdieu, Robin Wen en est persuadé :<em> « toute contre-culture finit par devenir une culture&#8230; en tout cas, je m&#8217;y emploie »</em>. Plutôt bien, n&#8217;est-ce pas ?</p>
<div id="attachment_139079" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/robin-wen2.jpg"><img class="size-full wp-image-139079" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/robin-wen2.jpg" alt="Blue rave Stylo à bille sur papier" width="800" height="547" /></a><p class="wp-caption-text">Blue rave<br />Stylo à bille sur papier</p></div>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=139102" target="_blank"><strong>A LIRE ICI / Julie Hascoët, les murs du son</strong></a></p>
<div id="attachment_139099" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/robin-wen18.jpg"><img class="size-medium wp-image-139099" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/robin-wen18-300x225.jpg" alt="(c) Julien Hascoët" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Julie Hascoët</p></div>
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		<title>Jean-Luc Feixa</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 04:15:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Strange Things Behind (Belgian) Windows]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Bustes égyptiens, autel à la gloire d’Elvis Presley, animaux empaillés, jouets, figurines servant des installations ésotériques… Il s’en passe de belles derrière les fenêtres belges, souvent érigées en musées très personnels et ouverts sur la rue. De cette habitude incongrue, Jean-Luc Feixa a tiré une série de photographies aussi loufoques que poétiques. <em>« Au départ, l’idée était de trouver un sujet simple à réaliser et conciliable avec ma vie professionnelle. Je travaille toute la semaine et dégager des moments libres pour m’adonner à ma passion s’avère compliqué</em>, explique-t-il. <em>Au gré de mes trajets quotidiens, j’avais déjà observé des trucs bizarres derrière les fenêtres. J’ai donc décidé de creuser la question »</em>.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/07/jean-luc-feixa.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-122116" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/07/jean-luc-feixa.jpg" alt="" width="800" height="532" /></a></p>
<p>De Bruges à Ostende, de Liège à Charleroi, ce Français installé à Bruxelles arpente depuis trois ans les rues du plat pays <em>« en voiture, à vélo et à pied »</em>, en quête de ces avant-scènes dadaïstes, saisies avec un smartphone ou un appareil photo. Familier de l’argentique et du noir et blanc, le natif de Haute-Garonne privilégie ici la couleur et l’efficacité du cadrage. <em>« Le principal problème était d’éviter les reflets lumineux »</em>. Les ennuis, aussi. <em>« J’avoue rester peu de temps sur les lieux, mon activité peut paraître louche… »</em>.</p>
<p><strong>Intimité publique</strong></p>
<p>Ces omissions aboutissent à des scènes intrigantes, à l’image de ce renard en peluche sombrant derrière une vitre, ou de ces citrouilles monstrueuses offrant une anachronique ambiance d’Halloween au quartier. Mais le plus souvent, la pose demeure intentionnelle, et cette version ancestrale d’Instagram fait alors cohabiter kitsch et culture pop, patrimoine et histoires personnelles… Bref, tout et son contraire (dans le sillage de Magritte) : une ventouse pour WC appuyée sur un crâne humain, un bouddha à côté d’une licorne dorée, des bataillons de poupées, de pandas…</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/07/jean-luc-feixa1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-122117" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/07/jean-luc-feixa1.jpg" alt="" width="800" height="532" /></a></p>
<p>Si ce petit théâtre de l’étrange témoigne de la fameuse belgitude, savant dosage entre poésie, humour et excentricité, il révèle beaucoup de l’histoire des villes traversées (ces collections de mineurs, de phares) et surtout une indéniable créativité, consciente ou non. <em>« C’est de l’art brut en fait, les Belges sont vraiment des artistes qui s’ignorent »</em>. Imaginée bien avant la crise du Covid et ses confinements, cette série dit également une certaine solitude. Jean-Luc Feixa y voit ainsi <em>« une volonté de dialogue, de partage. Il s’agit d’ouvrir son intérieur à l’extérieur, dévoilant à la rue des choses parfois intimes »</em>. Une sacrée piste aux étals.</p>
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		<title>Jean-Michel Leuillier</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2020 16:29:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Playmobil]]></category>
		<category><![CDATA[reconstitution]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Combien possédez-vous de pièces ? Plus d&#8217;un million, en comptant les colliers, bottes, épées&#8230; En tous cas, plusieurs dizaines de milliers de...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Combien possédez-vous de pièces ? </strong>Plus d&#8217;un million, en comptant les colliers, bottes, épées&#8230; En tous cas, plusieurs dizaines de milliers de personnages et animaux. Pour la reconstitution de <em>Danse avec les loups</em>, on a rassemblé 500 bisons sur 40m2. Nous possédons également énormément de bâtiments, dont de nombreux châteaux médié- vaux. Ainsi, on peut concevoir pratiquement n&#8217;importe quel type d&#8217;architecture, de la place Saint- Marc de Venise jusqu&#8217;à la Chartreuse de Neuville en passant par des grands hôtels.</p>
<p><strong>Comment stockez-vous tout cela ?</strong> Nos collections ne restent pas dans leurs boîtes. Elles sont ouvertes, classées et rangées dans des bacs. Chez nous, on trouve toujours un ou deux dioramas en préparation. L&#8217;essentiel du stock est dans un bâtiment sécurisé, suffisamment vaste pour retrouver tous les éléments utiles, distinguer le département Far West du Safari.</p>
<p><strong>Avez-vous des pièces préférées ? </strong> Oui. Celles qu&#8217;enfant, je n&#8217;avais pu acquérir. Des boîtes du Moyen- Âge, qui datent de 1974, sous cel- lophane. Je n&#8217;ai jamais pu me ré- soudre à les ouvrir.</p>
<p><strong>Y a-t-il une pièce que vous recherchez particulièrement ? </strong>Non.Lorsqu&#8217;une série ne me plaît pas, comme celle des agents secrets, j&#8217;en achète juste un exemplaire, au cas où j&#8217;en aurais besoin plus tard. Presque tous les thèmes ont été abordés, sauf la Chine, où Playmobil peut mieux faire. Et les Première et Seconde Guerres Mondiales. Ces sujets sont sans doute tabous pour une marque allemande.</p>
<div id="attachment_7151" style="width: 160px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/12/reportage_playmobilisabelle-leuillier_ll91_3.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-7151" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/12/reportage_playmobilisabelle-leuillier_ll91_3-150x150.jpg" alt="© Isabelle Leuillier" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">© Isabelle Leuillier</p></div>
<p><strong>Avez-vous constaté une évolution dans la fabrication des Playmobil ? </strong>Depuis le milieu des années 1980, les personnages sont mieux travaillés (articulation, vêtements imprimés). Sinon, je regrette l&#8217;évolution des bâtiments, qui sont nettement moins modulables. J&#8217;ai noté ce virage à la mort de Hans Beck, le fondateur de Playmobil.</p>
<p><strong>Vous êtes-vous spécialisés dans la conception de dioramas ? </strong>Oui. Depuis 2009, nous avons réa- lisé une quarantaine de dioramas 2 de 120 m , dont Londres en 1912, les batailles de Little Big Horn et de Bouvines. Pour cette dernière, il ne s&#8217;agissait pas simplement de placer 4 000 personnages sur un tableau. On a repris les 17 armoiries de l&#8217;époque, les blasons. L&#8217;historien Jean-Louis Pelon nous a aidés, et commentera l&#8217;installation à l&#8217;occasion du 800e anniversaire de la bataille l&#8217;année prochaine.</p>
<p><strong>Jusqu&#8217;à quel point respectez-vous les faits historiques ? </strong>Au maximum. Ma seule limite est de ne pas trop détourner l&#8217;environnement des Playmobil, en concevant trop d&#8217;éléments extérieurs&#8230; Ainsi, pour la place Saint-Marc, très rapidement identifiable, il a fallu composer avec des pièces d&#8217;églises, de centres équestre. C&#8217;est d&#8217;ailleurs là qu&#8217;on a attiré l&#8217;attention de Playmobil France. On leur a comman- dé tout à coup 2 600 pigeons. Ils ne comprenaient pas ce qu&#8217;on voulait faire avec ça.</p>
<p><strong>Combien de temps consacrez-vous à ces expositions ? </strong>Trois heures par soir à se documenter, lire, prendre des notes, travailler des micro-scènes, peindre un liseré sur des petits tonneaux. La mise en place dépend quant à elle de la surface. 50 m2 représentent une grosse journée pour deux personnes.</p>
<p><strong>Comment composez-vous avec la famille, le travail ? </strong>Ma femme est aussi acharnée que moi. Je m&#8217;occupe de la mise en scène et elle est une remarquable accessoiriste et costumière. Pour Bouvines, elle a passé trois mois à peaufiner les armoiries. Je n&#8217;aurais pas la patience. Même mon père donne désormais des coups de main : il coupe des hippopotames et des crocodiles pour Tarzan !</p>
<div id="attachment_7149" style="width: 160px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/12/reportage_playmobilisabelle-leuillier_ll91.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-7149" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/12/reportage_playmobilisabelle-leuillier_ll91-150x150.jpg" alt="© Isabelle Leuillier" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">© Isabelle Leuillier</p></div>
<p><strong>Et vos enfants ? </strong>Mon fils nous a toujours vus exposer. Donc pour lui, le Playmo n&#8217;est pas un simple jouet. Bon, il réalise quand même un diorama par an : Les Pirates à 6 ans, à 7 ans,<em> L&#8217;Âge de Glace</em> et à 8 ans le Marché de Noël&#8230;</p>
<p><strong>Est-ce une activité onéreuse ? </strong>Il faut compter 250 euros pour une série, soit sept à huit boîtes. En quarante ans de collection, c&#8217;est le budget d&#8217;un couple de fumeurs : tout notre argent de poche y est passé ! Notre plus gros investissement est l&#8217;achat récent de 4 500 Romains et de 2 500 Egyptiens.</p>
<p><strong>Êtes-vous en contact avec la marque Playmobil ? </strong>J&#8217;entretiens des relations cordiales avec les responsables français et je sais que le siège allemand, à Zirndorf, m&#8217;a repéré. <span class="has-pullquote" data-pullquote="J'aimerais monter un musée pour exposer convenablement">J&#8217;aimerais monter un musée pour exposer convenablement</span>, en perfectionnant le décor et la lumière, mais l&#8217;entreprise ne perçoit pas l&#8217;intérêt de ma démarche.</p>
<p><strong>Pourtant vous apportez un supplément d&#8217;âme à leur produit&#8230; </strong>Eh bien oui. On lui confère une vertu d&#8217;enseignement. Il y a des gamins de dix ou douze ans qui ont découvert Philippe Auguste devant « notre » Bataille de Bouvines, ou même les Pictes à partir de la IXe légion qu&#8217;on a représentée récemment. Un concours de circonstances avec le dernier <em>Astérix</em>, d&#8217;ailleurs !</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ? </strong>J&#8217;ai de quoi alimenter des projets jusqu&#8217;à un âge canonique ! D&#8217;ailleurs, je ne peux plus regarder un film ou un monument sans imaginer une adaptation, un prolongement.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/12/02/jean-michel-leuillier/">Jean-Michel Leuillier</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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		<title>Jean-Marie Dessard</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 06:40:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>De Belmondo à Dustin Hoffman, en passant par Lady Gaga ou Leonardo Di Caprio, voilà plus de 30 ans que ce Liégeois...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>De Belmondo à Dustin Hoffman, en passant par Lady Gaga ou Leonardo Di Caprio, voilà plus de 30 ans que ce Liégeois croque ses stars préférées. Pas n&#8217;importe comment : en immortalisant leur bobine&#8230; avec du chocolat. <em>« Je voulais leur laisser un petit souvenir de Belgique, mais autre chose que des pralines, voyez ? »</em>. Dans son atelier de Lantremange, un village près de Liège, ce jeune retraité de 68 ans a inventé une technique unique. Il fixe d&#8217;abord une pâte en sucre sur une planche, puis utilise ce support comme une toile. Il la peint ensuite en trempant son pinceau dans un chocolat liquide, noir et pur. <em>« Avec cette difficulté que le sucre boit très vite la matière, comme l&#8217;aquarelle est absorbée par le papier. On ne peut donc revenir en arrière&#8230; J&#8217;avance ainsi graduellement, du plus clair au plus foncé, laissant régulièrement sécher »</em>. Pour le reste, il travaille à partir de photos, <em>« même si j&#8217;aurais bien demandé à Sharon Stone de poser pour moi quelques heures&#8230;»</em>.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-92807" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/11/dos_noel_jeanmariedessard_brel-225x300.jpg" alt="Jacques Brel, bien sûr !" width="225" height="300" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Merci pour le chocolat</strong></p>
<p>Celui que Franquin baptisa <em>« le virtuose du chocolat »</em> affiche quelque 200 tableaux au compteur, et a rencontré plus de la moitié de ses modèles (<em>« certains sont plus sympas que d&#8217;autres&#8230; »</em>). Cette passion lui offre surtout <em>« une belle revanche sur l&#8217;éphémère</em>, ajoute cet ancien professeur de cuisine spécialisé dans l&#8217;ornementation. <em>Dans ce métier, on passe des heures à préparer un joli buffet, à dessiner le portrait des mariés sur un gâteau&#8230; Mais en moins de temps qu&#8217;il ne faut pour le dire, tout est englouti</em> ».</p>
<p><img class="alignright size-medium wp-image-92809" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/11/dos_noel_jeanmariedessard_avec-renaud-300x225.jpg" alt="Avec Renaud" width="300" height="225" />Désormais, ses œuvres sont certes immangeables, mais impérissables. <em>« Jean-Paul Belmondo conserve son portrait depuis 28 ans</em> ». Détenteur de plusieurs records inscrits dans le Guinness Book (dont celui de la plus grosse cloche en sucre : 8 mètres de haut, 1 tonne et demie), Jean-Marie Dessard n&#8217;est jamais avare de défis. En 1993, il s&#8217;était illustré sur la plateau de<em> Coucou, c&#8217;est nous !</em> (où il a rencontré Dustin), en taillant une chaîne de plus d&#8217;un mètre de long dans une simple pomme de terre. Pas de doute : la vedette, c&#8217;est lui !</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=92776&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE AUSSI : DISGUSTING FOOD MUSEUM</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=92821" target="_blank">A LIRE AUSSI : LE NOBLE ART DE LA BROUILLE</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/12/01/psychologie-de-connerie/" target="_blank">A LIRE AUSSI : PSYCHOLOGIE DE LA CONNERIE</a></strong></p>
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		<title>Richard Coles</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 00:47:03 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Fathomless Riches.]]></category>
		<category><![CDATA[homosexuel]]></category>
		<category><![CDATA[Jimmy Somerville]]></category>
		<category><![CDATA[prêtre]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Coles]]></category>
		<category><![CDATA[The Communards.]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>« On va s’installer dans la cabane de jardin. On y sera tranquille », propose Richard. L’obsession des Britanniques pour leur «...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em> « On va s’installer dans la cabane de jardin. On y sera tranquille »</em>, propose Richard. L’obsession des Britanniques pour leur « shed » est bien connue&#8230; C’est donc devant un feu de bois, entouré de ses quatre chiens et de son compagnon (prêtre lui aussi), que Richard revient sur son parcours : <em>« J’ai grandi tout près d’ici, dans un milieu « middle class ». Ado, je me suis enfui à Londres »</em>. Très vite, il y rencontre Jimmy Somerville, qui a déjà créé Bronski Beat et cherche un  musicien pour l’accompagner lors d’un concert. <em>« On faisait partie d’une sorte de gang, un groupe d’une soixantaine d’homos. Entre autres, on animait des soirées dans un pub d’Islington à coups de disques punk et disco. Et au-delà de la musique, on avait aussi une conscience politique… »</em> Entre le fort taux de chômage, la grève des mineurs, les Falklands, chacun se souvient de ces années comme d’une période propice à la création et au combat. Avec un ennemi de taille au centre : Margaret Thatcher !</p>
<p><strong>Up and down</strong></p>
<p>Richard suit donc Jimmy en tournée le saxo en bandoulière, et ils ne se quittent plus pendant trois ans. Tous les deux amoureux de Paris, ils découvrent le mur des Communards au Père-Lachaise. <em>« Un nom que nous avons récupéré stupidement quand j’y repense&#8230; Après tout, on reprenait surtout des hits Motown »</em>. Quoi qu’il en soit, le groupe connaît un succès international, puis se sépare au bout de trois ans. <em>« On ne s’appréciait plus vraiment et nous étions tiraillés par des situations contradictoires : le succès, notre lutte contre la Dame de fer et surtout le sida&#8230; »</em> Richard laisse la conversation en suspens. <em>« Notre groupe d’amis a été littéralement décimé par ce virus. Il fallait aussi se battre contre la stigmatisation… »</em>. A la fin des années 80, revenu de la vie en groupe, il voit tout en noir : <em>« Prendre des drogues me semblait la meilleure chose à faire, et ça a duré pendant un an, sans que je réalise vraiment ».</em></p>
<p><strong>Du choeur à l’ouvrage</strong></p>
<p>Puis soudain, l’ex-Communards qui a aussi un passé d’enfant de choeur, se « reconnecte » à l’église. Par hasard, alors qu’il est à Edimbourg, il aperçoit de la lumière dans la cathédrale et reconnaît un de ses chants religieux favoris. <em>« Je suis entré, j’ai rejoint les gens pour chanter. Quelque chose s’est produit »</em>, confie-t- il. Cependant, il faudra encore une dizaine d’années avant de franchir le pas de l’ordination. Une décennie durant laquelle il mène une belle carrière de journaliste, éditorialiste à la radio. Pour la BBC, il anime des magazines pour les jeunes puis d’autres, dédiés à l’art.</p>
<p>Richard est finalement ordonné en 2005. Depuis, il n’a jamais douté de l’existence de Dieu, mais constamment de lui-même.<em> « Je ne suis pas un très bon prêtre et je suis un très mauvais Chrétien »</em>, confesse-t-il. Désormais, une autre passion le gagne : celle d’écrivain. Il vient de publier son troisième ouvrage, <em>Fathomless Riches</em>. Et poursuit à tous les niveaux son combat contre les inégalités : «<em> Je défends toujours l’homosexualité au sein de l’église. Aujourd’hui, la position du clergé est plus doctrinale et refuse le mariage gay alors que les Britanniques l’ont adopté sans faire de vagues…»</em>. Cette double carrière permet à Richard de <em>« mettre son grain de sel »</em>, de donner un autre son de cloche, grâce à des écrits et des émissions très suivis. Et, contrairement à il y a 25 ans, ce personnage pas si orthodoxe sait exactement ce qu’il veut : du temps. Avant de rejoindre bien plus tard un petit cottage sur la côte ouest de l’écosse. Avec son compagnon et ses chiens.</p>
<p><strong>__________________________________________________</strong></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>Bio express</strong></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>Début des années 80 :</em></span> Il rejoint un groupe nommé « Alternative Gay Scene » par certains sociologues. Boy George en fait aussi partie.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>1983 :</em></span> Il accompagne Jimmy Somerville lors d’un concert caritatif dont le but est de collecter des fonds pour un village de mineurs du Pays de Galles en grève. Cette histoire a inspiré le film <em>Pride</em>, de Matthew Warchus.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">1985</span> </em>: Création de The Communards et sortie du single<em> You are my world.</em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>1986 : </em></span>reprise de <em>Don’t Leave Me This Way</em> de Harold Melvin and the Blue Notes, dans un style très Hi-NRG. Single le plus vendu de l’année au Royaume-Uni.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>1988 :</em></span> Fin de The Communards</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">2005 :</span> </em>Richard est ordonné Prêtre de l’église Anglicane.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/IY4TtASv3w0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe style="font-size: 13px;" src="//www.youtube.com/embed/1yie2zZVk1o" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/12/01/alessandro-di-giuseppe/" target="_blank">A LIRE AUSSI: A Lille, l&#8217;Eglise de la Très Sainte Consommation</a></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/12/01/sunday-assembly/" target="_blank">A LIRE AUSSI : A Londres, the Sunday Assembly, ou l&#8217;Eglise sans Dieu</a></p>
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		<title>La clinique à doudous</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 00:29:43 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[couture]]></category>
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		<category><![CDATA[Noël]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un peu par hasard qu’Isabelle s’est improvisée chirurgienne pour doudous.<em> « J’avais l’habitude de rafistoler ceux de mes trois enfants. Un jour, j’ai publié les photos de ces réparations sur mon blog, ça a été un succès… »</em>. Les demandes ont explosé. Sans emploi jusque là, cette <em>« passionnée de couture »</em> fera de cette activité… son métier. Chez elle, à Andilly (en Charente-Maritime), elle reçoit depuis des doudous de toute la France, de Belgique, d&#8217;Italie et même des Etats-Unis ! En moyenne, une dizaine par mois. Généralement, les clients sont des enfants.<em> « Mais il y a aussi des adultes, des grands-parents par exemple, qui souhaitent transmettre leur vieux compagnon »</em>.</p>
<p><strong>A cœur ouvert</strong></p>
<p>A une époque hyper-consumériste, force est de constater que ces peluches ont <em>« une valeur spéciale, très affective. </em><em>On ne peut pas remplacer un doudou, il est comme un membre de la famille. Souvent, les gens les appellent par leur petit nom »</em>. Et c’est toute la difficulté de la tâche d’Isabelle : retourner l’objet chéri à l’identique. Son travail consiste à leur offrir une nouvelle peau, remplacer le velours, effectuer un petit rembourrage… <em>« Le plus dur c’est de trouver le même tissu, car les collections changent »</em>. Certaines opérations nécessitent près d’un mois. Hélas, parfois, on ne peut plus rien pour eux…. Ne reste plus qu’à ouvrir un cimetière pour doudous.</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="size-medium wp-image-47642" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/11/xpo_jouets-star_robot-astronaut-automatic-actions-metal-et-plastique-de-marque-daiya-japon-1950-1960-musee-du-jouet-de-ferrieres.21-200x300.jpg" alt="Robot Astronaut automatic actions, métal et plastique, de marque DAIYA (Japon), 1950-1960 © Musée du Jouet de Ferrières" width="200" height="300" /></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=47623">A LIRE AUSSI : JOUET STAR</a></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_47609" style="width: 222px" class="wp-caption alignnone"><img class=" wp-image-47609" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/11/michel-moggio-directeur-general-de-la-fjp-300x300.jpg" alt="Michel Moggio, Directeur Général de la FJP" width="212" height="212" /><p class="wp-caption-text">Michel Moggio, Directeur Général de la FJP</p></div>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=47599&amp;preview=true">A LIRE AUSSI: ENTRETIEN AVEC LE SAINT PATRON DES JOUETS</a></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Dominique Persoone</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2020/12/01/dominique-persoone/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 00:16:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Style]]></category>
		<category><![CDATA[Anvers]]></category>
		<category><![CDATA[Bruges]]></category>
		<category><![CDATA[Chocolat]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Persoone]]></category>
		<category><![CDATA[The Chocolate Line]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Son nom est Persoone. Dominique Persoone. Et il se revendique « Shock-O-Latier ». Mais on peut aussi le qualifier sans l’offusquer d’explorateur...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Son nom est Persoone. Dominique Persoone. Et il se revendique « Shock-O-Latier ». Mais on peut aussi le qualifier sans l’offusquer d’explorateur tant il découvre de contrées gustatives insoupçonnées, à la frontière du sacré-sulé, ou du sucré-salé si vous préférez. Un terme galvaudé dites-vous ? Mais avez-vous déjà goûté du chocolat au choufleur ? à l’huître ? à l’huile d’olive, au chanvre, au wasabi ? Eh bien c’est le genre de confiseries que l’on peut dénicher dans l’une des deux boutiques du quadragénaire. Baptisées <a href="http://www.thechocolateline.be/" target="_blank">The Chocolate Line</a>, on les trouve dans le coeur historique de Bruges où il s’est installé en 1992, ou au Palais Royal d’Anvers où il expose aussi ses oeuvres depuis 4 ans (réalisées avec de la peinture au chocolat). Mais ce ne sont pas là les seules extravagances du Flamand. L’ancien cuisinier se distingue également par d’audacieuses créations qui ne manquent jamais de faire le buzz : le rouge à lèvres goût choco, la praline à l’hélium (qui s’envole quand on ouvre le ballotin) ou encore le Chocolate Shooter, fameux kit de chocolat à sniffer (!) qu’il a présenté lors de la fête d’anniversaire de Charlie Watts et Ron Wood, des Rolling Stones. Willy Wonka peut bien aller se rhabiller.</p>
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		<title>Compagnie Voulez-vous ?</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2020/03/01/compagnie-voulez-vous/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 03:56:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie Voulez-vous ?]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Née en 2012 à Lille, la compagnie Voulez-vous ? magnifie souvent des personnalités en marge. Citons la diva underground déchue de Frigide...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Née en 2012 à Lille, la compagnie Voulez-vous ? magnifie souvent des personnalités en marge. Citons la diva underground déchue de <em>Frigide</em> (d’après Copi), Éric Moussambani, le nageur novice et moqué lors des JO de Sidney en 2000 (<em>Eric l&#8217;Anguille</em>) ou l’éboueur révolutionnaire du <em>Seigneur des porcheries</em> de Tristan Egolf (en 2021, dans tous les bons théâtres). <em>« Nos héros un peu étranges cachent une souffrance</em>, explique la metteuse en scène, Camille Pawlotsky. Mais au fil de nos récits, ils se libèrent de leurs peurs et du regard des autres ».</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/ezzs0zraFEg" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Qu&#8217;ils soient présentés en solo, en déambulation, sur scène, avec des majorettes ou dans des lieux improbables (une piscine !) <em>« nos spectacles s’achèvent par une grande fête avec le public »</em>. Les sujets sont graves (l’exclusion, l’homophobie latente…) mais le ton souvent burlesque. Plus engagés que jamais, ces Nordistes ont fait de la lutte contre l’inégalité entre les hommes et les femmes leur nouveau cheval de bataille.</p>
<div id="attachment_112047" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/matrimoine-vv-lille-sud-pieruzzini.jpg"><img class="size-large wp-image-112047" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/matrimoine-vv-lille-sud-pieruzzini-1024x687.jpg" alt="Lille-Sud © Daniel Pieruzzini" width="995" height="668" /></a><p class="wp-caption-text">Lille-Sud © Daniel Pieruzzini</p></div>
<p><strong>Droit de (re)visite</strong></p>
<p>Suite à une proposition du collectif H/F (voir ci-dessous), la compagnie organise en effet des &#8220;marathons matrimoines&#8221;. Soit des balades pas tout à fait comme les autres, dans toutes les villes d’accueil. <em>« Les spectateurs pensent participer à une visite patrimoniale classique, menée par un guide qui met à l’honneur les grands hommes de l’Histoire… Mais soudain ses collègues féminines, jusque-là bien sages, détournent son programme »</em>. Dès lors, exit les sempiternels exploits de ces messieurs. Les comédiennes mettent cette fois l’accent sur des dames remarquables, en relatant ou rejouant leurs faits d’armes au fil de la promenade- spectacle.</p>
<div id="attachment_112048" style="width: 210px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/1.cp-dalila-boukerma-recto.jpg"><img class="size-medium wp-image-112048" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/1.cp-dalila-boukerma-recto-200x300.jpg" alt="© DR" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© DR</p></div>
<p><strong>Rétablir l&#8217;équilibre</strong></p>
<p>A Roubaix par exemple, on célèbre Suzanne Noël. Chirurgienne durant la Première Guerre mondiale (<em>« parce que son mari l’avait autorisée à suivre des études… »</em>), cette native de Laon (Aisne) réparait les gueules cassées, et devint une pionnière de la chirurgie esthétique &#8211; Sarah Bernhardt rajeunira sous son scalpel. Pourtant, aujourd&#8217;hui, <em>« une seule allée porte son nom</em><em> »</em>. Outre l&#8217;Amandinoise Louise de Bettignies ou Françoise Giroud il s&#8217;agit, aussi, de s&#8217;intéresser aux super-héroïnes bien vivantes, des citoyennes engagées ou sportives : la multiple championne de France de marche Fatiha Ouali, la semi-marathonienne Zahia Dahmani, la rugbywoman internationale Dalila Boukerma&#8230; toutes nées dans le Nord &#8211; et pas de la dernière pluie. <em>« En France, 2% des rues, parcs ou bâtiments ont un nom féminin. Même Marie Curie n&#8217;est jamais seule, toujours accolée à son mec !</em>, s&#8217;indigne Camille. <em>Cela insinue clairement que les filles n&#8217;ont pas droit à la postérité »</em>. Pourtant, ce ne sont pas les grandes figures, les héroïnes qui manquent&#8230;</p>
<p style="text-align: center;">_______________________________</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Collectif H/F</strong></p>
<p style="text-align: center;">Où sont les femmes ? C&#8217;est la question posée par le collectif H/F Hauts-de-France. Depuis 2016, cette association dénombre la proportion de femmes et d&#8217;hommes sur nos scènes artistiques conventionnées &#8211; donc financées par l&#8217;argent public. Selon un rapport de janvier 2018 du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes, les filles sont en effet majoritaires dans les écoles d&#8217;art (60%) mais ne représentent que 20% des artistes programmées, des dirigeantes de structures culturelles, et même 10% des artistes récompensées. Les Hauts-de France n&#8217;échappent pas à cette injustice et, selon un dernier recensement, la proportion des dames oscille entre 9 et 28% dans la programmation des salles de concert, et de 25 à 46% dans nos théâtres.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>A visiter :</strong> <a href="http://hf-npdc.blogspot.com/" target="_blank">hf-npdc.blogspot.com</a></p>
<p style="text-align: left;"><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=112024&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE AUSSI / NOMS PEUT-ÊTRE !</a></strong></p>
<div id="attachment_112033" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/dsc00877.jpg"><img class="size-medium wp-image-112033" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/dsc00877-300x225.jpg" alt="Photos © Noms peut-être !" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Photos © Noms peut-être !</p></div>
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		<title>Jean-Luc Plé</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Mar 2019 23:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Style]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Plé]]></category>
		<category><![CDATA[Ronds-points]]></category>
		<category><![CDATA[sculptures]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Jean-Luc Plé est ce qu&#8217;on appelle un personnage. Né au Mans en 1958, élevé au Havre, il fut d&#8217;abord ouvrier à l&#8217;usine Renault de Sandouville, puis pilote de course (<em>« j&#8217;ai même remporté le Paul Ricard »</em>, sourit-il, photo à l&#8217;appui), designer, sculpteur d&#8217;enseignes publicitaires&#8230; Bref, <em>« j&#8217;étais pas fait pour aller pointer »</em>, dit-il avec une gouaille de tonton flingueur. Son truc, ça a toujours été <em>« l&#8217;art »</em>. En 1998, il débarque par hasard en Charente-Maritime et concrétise son rêve… sur des ronds-points. Il nomme ça <em>« l&#8217;art giratoire »</em>. Mais pourquoi ce type d&#8217;emplacement ? <em>« Parce qu&#8217;il est gratuit ! Je veux que mes œuvres profitent à tout le monde, que vous rouliez en Rolls ou en 4L »</em>, clame-t-il derrière sa grosse moustache.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/rmnT4Q_gssw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<div id="attachment_98003" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-98003" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/03/17-archiac-tonneau-cerceaux-géants-300x193.jpg" alt="Tonneau &amp; cerceaux géants, 2000, Archiac" width="300" height="193" /><p class="wp-caption-text">Tonneau &amp; cerceaux géants, 2000, Archiac</p></div>
<p><strong>Cagouilles pour tous</strong></p>
<p>Sa première production trône à Archiac, petite commune d&#8217;à peine 800 âmes mais célèbre pour sa Maison de la Vigne. Jean-Luc y a donc élevé un gigantesque tonneau, élégamment décerclé. Et le succès fut immédiat.<em> « Depuis, les maires me sollicitent sans cesse, séduits par mon concept, car mes pièces valorisent toujours l&#8217;identité locale, une histoire ou un savoir-faire&#8230;</em>, explique-t-il. <em>En réalité, je raconte la vie profonde du peuple, et les gens dans les campagnes sont toujours un peu oubliés »</em>.</p>
<div id="attachment_98006" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-98006" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/04/jean-luc-ple-300x193.jpg" alt="Lorignac, Cagouilles" width="300" height="193" /><p class="wp-caption-text">Lorignac, Cagouilles</p></div>
<p>Parmi sa quarantaine de créations, citons ses fameuses &#8220;Cagouilles charentaises&#8221;, à Lorignac, soit deux escargots géants, dont l&#8217;un se contemple dans un miroir… <em>« Quand je suis arrivé dans ce village de 400 pèlerins, personne ne s&#8217;arrêtait. On m&#8217;a expliqué qu&#8217;ils étaient pourtant les premiers producteurs européens d&#8217;escargots, aussi appelés &#8220;cagouilles&#8221;, et que les leurs étaient les plus belles. Je les ai donc transformées en princesses ! Mon travail, c&#8217;est de la BD en 3D</em> ». Toutes les œuvres de Jean-Luc sont sculptées dans de la mousse polyuréthane, puis stratifiées avec de la résine, histoire d&#8217;éviter les drames. <em>« En cas de choc violent avec un automobiliste, ce sont les statues qui explosent »</em>. Eh oui, <em>« on ne peut pas construire n&#8217;importe quoi sur un rond-point »</em>. Parmi les autres règles à respecter, il y a celle des quatre secondes, soit le temps d&#8217;attention maximale d&#8217;un conducteur engagé dans ces carrefours.</p>
<div id="attachment_98008" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-large wp-image-98008" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/04/jean-luc-ple1-1024x652.jpg" alt="Kourou,Toucans" width="995" height="634" /><p class="wp-caption-text">Kourou,Toucans</p></div>
<p><strong>Du win-win</strong></p>
<p>Mais combien ça coute, pour citer un autre grand fan de giratoires ? Entre 35 000 et 100 000 euros. Un bon filon ? Plutôt un investissement, à en croire Jean-Luc. <em>« Quand le Département décide d&#8217;installer un rond-point à un endroit accidentogène, il paie mais impose l&#8217;entretien à la commune. Pour cela, il donne une petite enveloppe. Les maires peuvent végétaliser, payer des cantonniers mais, à la longue, ça revient cher&#8230; C&#8217;est là que j&#8217;interviens »</em>. Pas de quoi s&#8217;enrichir non plus. De toute façon, Jean-Luc Plé n&#8217;est <em>« pas matérialist</em>e, dit-il. <em>Je roule avec la même bagnole depuis 20 ans »</em> . Ce qui l&#8217;anime avant tout, c&#8217;est la création. <em>« J&#8217;ai encore plein de délires en tête, notamment un moine sonneur de cloches un peu spécial à Camaret »</em>. Vous aurez saisi le rapport avec la chanson paillarde… D&#8217;aucuns jugeraient ses œuvres un peu kitsch, voire d&#8217;un goût douteux, mais notre homme n&#8217;en a cure. <em>« Vous savez l&#8217;art, ça plaît ou pas. Et si je peux rendre les gens heureux, même quatre secondes… »</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=98031" target="_blank"><strong>A LIRE AUSSI : ERIC ALONZO MET LES (RONDS-)POINTS SUR LES &#8220;I&#8221;</strong></a></p>
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