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	<title>LM magazine &#187; Urbain.es</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>YZ</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2022 14:18:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Empress]]></category>
		<category><![CDATA[la condition publique]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel est votre parcours ?</strong> J’ai grandi dans un petit village de potiers, mes parents étaient céramistes, j’ai donc baigné dans la création et la matière, avec le bois, la terre et tout ce que j’avais à portée de main. A côté de ça je m’intéressais aussi à la musique, j’ai donc suivi une formation d’ingénieure du son&#8230; qui m’a menée vers la réalisation de documentaires. En fait, je creuse aujourd&#8217;hui le même sillon, car j’effectue un important travail de recherche en amont de chacun de mes portraits.</p>
<p><strong>De façon générale, comment présenteriez-vous votre travail ?</strong> Je réalise des portraits, de femmes surtout, d’hommes parfois, avec une réflexion contextuelle sur l’habitant, l’habitat et son patrimoine, mais aussi sur l’identité. C&#8217;est lié à mon histoire : j’ai toujours cherché à savoir qui j’étais, car j&#8217;ai des origines différentes : anglaises, guadeloupéennes&#8230; Pour moi, il est important d’aller à la rencontre de l’autre.</p>
<p><strong>Vous focalisez sur la différence dans une société où tout est normalisé…</strong> Oui, il s’agit de célébrer la singularité, nos différences sont nos forces. Hélas en France, nous sommes très conservateurs, et la société capitaliste nous impose cette forme de conformisme, dirigeant nos choix de consommation, vestimentaires, alimentaires&#8230; On achète tous les mêmes choses, les mêmes produits ! Où est donc la valorisation du petit producteur, de l’artisanat ?</p>
<div id="attachment_133102" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/04/yz.jpg"><img class="size-full wp-image-133102" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/04/yz.jpg" alt="Portrait YZ, Marianne © Olivier Metzger" width="800" height="600" /></a><p class="wp-caption-text">Portrait YZ, Marianne © Olivier Metzger</p></div>
<p><strong>Comment avez-vous rencontré cette jeune Roubaisienne qui a inspiré ce portrait présenté à Roubaix ?</strong> La Condition Publique a lancé un appel auprès de jeunes femmes, j’ai demandé à ce que chacune d&#8217;elle compose un petit texte de présentation. Celle que j&#8217;ai choisie est une jeune Ivoirienne qui a beaucoup voyagé avec ses parents avant d&#8217;arriver en France. Elle s&#8217;appelle Sephora et vient de la banlieue d’Abidjan. C&#8217;est une danseuse.</p>
<p><strong>Pourquoi elle en particulier ?</strong> Je la trouve lumineuse. D&#8217;abord, elle est très belle, mais c&#8217;est surtout son énergie qui m&#8217;a touchée, sa richesse intérieure, du fait de son expérience de vie et des différentes cultures qui la traversent. En réalité, c’est une synthèse de toutes les autres, symbolisant une femme puissante et fière de sa différence. Elle représente toutes ces jeunes filles en France qui ont une double culture. Il s&#8217;agit aussi de contrer les clichés et une vision binaire de la vie. Si on donne de la valeur, de l&#8217;importance à ces jeunes femmes, elles pourront apporter beaucoup de choses positives à notre société.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/9SNC_Go1RxQ" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>D&#8217;où viennent les ornements qui entourent son visage ?</strong> J’ai effectué pas mal de recherches, et découvert que cette jeune femme venait d’une communauté où il y avait beaucoup de cauris, de petits coquillages utilisés depuis des siècles comme monnaie d&#8217;échange. J&#8217;en ai donc déposé sur sa tête, puis agrémenté ce portrait de bijoux provenant d’un peu partout en Afrique. Ce n&#8217;est pas un travail ethnologique mais une interprétation globale, c&#8217;est avant tout mon ressenti.</p>
<p><strong>Concrètement, comment travaillez-vous ?</strong> Avec des matériaux naturels ou de récupération, que ce soit le bois ou le métal, qui provient de roues de vélos, de chaises&#8230; Il s&#8217;agit de rester cohérente avec mon sujet. La jeune femme de ce portrait est issue de peuples autochtones soumis à des problématiques environnementales. Je travaille donc sur un support en bois, que je recouvre de papier soi et je peins à l&#8217;Encre de Chine. L&#8217;ensemble est ensuite patiné avec des teintes sépia, comme si le personnage était une femme contemporaine mais venant d’un autre temps. Je souhaite exprimer l&#8217;idée de lignée, la reconnecter à l&#8217;histoire de ses ancêtres. Je défends un profond respect ppour l&#8217;endroit d&#8217;où l’on vient. Aujourd&#8217;hui, nous regardons devant en oubliant nos racines. Sans être rétrograde, je pense que nous devons nous appuyer sur des savoir-faire ancestraux, artisanaux, pour construire demain.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce projet, <em>Urbain.es</em> ?</strong> La place de la femme dans l’espace urbain est aujourd&#8217;hui une vraie question. Depuis des siècles, les villes et leurs infrastructures sont construites par et pour les hommes. Rien n’y est fait pour que la femme s’y sente bien, y développe ses centres d’intérêt, y crée du lien. Ces changements de point de vue doivent aussi passer par l’éducation&#8230;</p>
<p><strong>Vous êtes aussi connue du grand public pour avoir créé la &#8220;Marianne l&#8217;engagée&#8221; qui orne nos timbres postaux&#8230;</strong> Oui, c&#8217;est une figure forte, fière et volontaire. Je suis apolitique, mais voulais réaliser une Marianne représentant l’engagement, la révolution, la France plutôt qu’un quinquennat. Je ne me positionne pas en tant que féministe car c’est un mot trop &#8220;chargé&#8221;, par contre je m’engage en tant que personne.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/Trcu1-PRojU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Icy &amp; Sot</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2022 12:09:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Condition Publique]]></category>
		<category><![CDATA[Icy & Sot]]></category>
		<category><![CDATA[Roubaix]]></category>
		<category><![CDATA[Urbain.es]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Pourquoi ces surnoms, Icy &#38; Sot ? En Iran, le street art est illégal alors nous ne pouvions pas utiliser nos vrais noms....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi ces surnoms, Icy &amp; Sot ?</strong> En Iran, le street art est illégal alors nous ne pouvions pas utiliser nos vrais noms. Nous avons inventé ces pseudonymes afin que les gens se souviennent de nous. &#8220;Icy &amp; Sot&#8221; c’est court, simple à mémoriser, rien de fou ! Mais notre vraie identité est connue du public, nous ne nous cachons plus. Seulement, nos vrais noms sont beaucoup plus compliqués à retenir.</p>
<p><strong>Comment avez-vous découvert le street art ?</strong> Via le skateboard, ces deux cultures sont très liées. Internet nous a aussi été très utile. C’est grâce à ce moyen, bien avant Facebook, que nous avons découvert d’autres street artistes.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi la rue pour vous exprimer ?</strong> En Iran, c’était le seul moyen de contourner la censure et d’affirmer notre liberté d’expression. C’était d&#8217;ailleurs très frustrant de mettre autant d’énergie dans des œuvres et de les voir recouvertes dès le lendemain. Mais cela nous a motivé&#8230;</p>
<p><strong>Comment décririez-vous votre travail ?</strong> Difficile à dire en quelques mots, car nous touchons un peu à tout. Notre démarche a beaucoup évolué ces six dernières années.<span class="has-pullquote" data-pullquote=" Nous ne nous contentons plus seulement de fresques murales, nous utilisons désormais d’autres matériaux."> Nous ne nous contentons plus seulement de fresques murales, nous utilisons désormais d’autres matériaux.</span> Nous réalisons aussi des sculptures, des installations publiques, des vidéos… Mais nos œuvres adressent toujours un message au public. Notre travail capte l’air du temps et nous nous exprimons sur toutes les causes actuelles : du réchauffement climatique à l’immigration en passant par l’égalité entres les hommes et les femmes.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/LJk-VfbZVNk" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Selon vous, l’art est-il forcément politique ?</strong> Oui, nous le pensons, de manière générale mais surtout en ce qui concerne le street art. Mettre sur pied une œuvre c’est exprimer quelque chose, une idée, sans que personne ne nous le demande.</p>
<p><strong>Comment travaillez-vous en tant que duo ?</strong> Nous imaginons et construisons ensemble. C’est comme ça depuis des années. Deux cerveaux, c’est très pratique pour faire tout ça !</p>
<p><strong>Vous disputez-vous parfois ?</strong> Oui, ça arrive ! Mais après avoir passer tant d’années à créer à deux, ce serait compliqué de soudainement travailler avec quelqu’un d’autre. Et puis le processus de création est beaucoup plus simple comme ça, entre frères.</p>
<p><strong>Comment le street art a-t-il évolué ces dernières années, en Iran comme aux Etats-Unis ?</strong> En Iran, c’est toujours illégal même si les choses sont en train de changer tout doucement. Aux États-Unis, le street art devient de plus en plus commercial, comme partout dans le monde. Les artistes proposent leurs services à des entreprises, et ils sont très bien payés pour ça. Mais leur liberté en prend un coup&#8230; C’est aussi pour cela que nous avons arrêté de réaliser des fresques murales : travailler pour d’autres offre de meilleurs revenus mais c’est du temps en moins pour explorer notre propre créativité.</p>
<div id="attachment_133125" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/04/icy-sot3.jpg"><img class="size-full wp-image-133125" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/04/icy-sot3.jpg" alt="Icy &amp; Sot, Roubaix 2022 -c- Maxime Dufour Photographies" width="800" height="534" /></a><p class="wp-caption-text">Icy &amp; Sot, Roubaix 2022 -c- Maxime Dufour Photographies</p></div>
<p><strong>Pourquoi avoir accepté de prendre part à l’exposition <em>Urbain.e.s</em> ?</strong> Parce que nous nous sentons concernés par la thématique de l’exposition : la place des femmes dans l’espace public. Nous avons grandi en Iran, avons vu nos mères se couvrir la tête&#8230; là-bas, les traditions mettent en danger les femmes. Mais le combat féministe ne concerne pas seulement l’Iran. C’est ce que nous expliquons à travers l’une des pièces que nous exposons. Nous avons utilisé du grillage pour représenter une femme qui détruit un mur petit à petit. C’était une manière pour nous de montrer que les choses changent, en Iran comme ailleurs, mais qu’il y a encore énormément à faire pour détruire complètement ce mur.</p>
<p><strong>Pourvez-voua aussi nous parler de <em>Let Her Be Free</em>, qui sera aussi exposée à Roubaix&#8230;</strong> Oui, cette oeuvre montre le visage d’une femme habillée d’un voile, mais celui-ci est constitué d’oiseaux. Ils représentent la liberté. C&#8217;est une manière d’exprimer un double message : le port du voile peut être imposé mais aussi être un droit et, dans ce cas, c&#8217;est le choix de chacune qui compte.</p>
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		<title>Urbain.es</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2022 05:45:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Magda Danysz]]></category>
		<category><![CDATA[Roubaix]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Qu&#8217;en est-il de la représentation de la femme dans l&#8217;espace public ? Vaste question à laquelle s&#8217;attaque cette exposition, dont la première partie pose des bases historiques. <em>« À l&#8217;origine du graffiti, dans les années 1970-80, le regard porté sur la femme est d&#8217;abord très caricatural : elle est en général dévêtue, avec une grosse poitrine et de grosses fesses »</em>, commente Magda Danysz, la commissaire. Le milieu est alors très masculin, voire machiste, mais ces dames ne sont pas en reste. Lady Pink, présentée comme <em>« la première graffeuse »</em>, se fit un nom dès les années 1980 à New-York. En France, on citera Miss. Tic et ses pochoirs poétiques (&#8220;J&#8217;ai du vague à l&#8217;homme&#8221;) ou encore Miss Van, connue pour&#8230; ses plantureuses pin-up.</p>
<p><strong>La rançon de la gloire </strong></p>
<p>L&#8217;aube des années 2000 marque un premier tournant, d&#8217;un point de vue formel et même conceptuel. Le Français Zevs (prononcer &#8220;zeus&#8221;) commet un coup d&#8217;éclat retentissant, un sacré pied de nez à la chosification de la femme. <em>« Nous sommes sur la place principale de Berlin, Alexanderplatz, et il y a cette énorme publicité Lavazza, une bâche de plus de 15 mètres de haut qui figure une mannequin quasi nue, pulpeuse, son intimité simplement recouverte par le logo de la marque&#8230; Bref, elle est présentée comme un objet »</em>. Une nuit, Zevs va patiemment la découper au cutter et… la kidnapper. À la Condition Publique, on découvre l'&#8221;otage&#8221; originale, ainsi que la vidéo qu&#8217;il a tirée de cet enlèvement – et ses demandes de rançon.</p>
<div id="attachment_133092" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/04/urbain-es.jpg"><img class="size-full wp-image-133092" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/04/urbain-es.jpg" alt="ZEVS, Visual kidnapping, Berlin 2002" width="800" height="1132" /></a><p class="wp-caption-text">ZEVS, Visual kidnapping, Berlin 2002</p></div>
<p><strong>État des lieux </strong></p>
<p>Pour autant, Magda Danysz se défend d&#8217;avoir monté une exposition féministe. <em>« Tous les artistes réunis ici ne sont pas spécialement focalisés sur la question du genre, même si leur travail recouvre des enjeux qui l’interroge, </em>assure-t-elle.<em> Rappelons qu’être &#8220;urbain&#8221;, c&#8217;est également respecter les autres, être attentif à son environnement et plus généralement à la place de chacun dans la cité »</em>. Surtout, il s&#8217;agit de révéler la diversité de pratiques recouvrant le street art, entre abstraction (Maya Hayuk), sculptures hyperréalistes (Mark Jenkins et Sandra Fernandez), land art (Saype) et même phrases ou citations. Surnommé le &#8220;Banksy des mots&#8221;, l&#8217;Écossais Robert Montgomery présente, sous forme de LED ou lettres en feu, des textes poignants (&#8220;l&#8217;amour est le temps qui rêve pour toujours&#8221;) empruntant aussi bien à Sylvia Plath qu&#8217;à Guy Debord. Plus qu&#8217;une exposition donc, une véritable agora visuelle.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133100&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE ICI : YZ, FEMME PUISSANTE</a></strong></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133109&amp;preview=true" target="_blank"><strong>A LIRE ICI : SAYPE, LA COURS DES GRANDS</strong></a></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133127" target="_blank">A LIRE ICI : MARK JENKINS &amp; SANDRA FERNANDEZ</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133119&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE ICI : ICY &amp; SOT, FRERES D&#8217;ARMES</a></strong></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/04/01/urbain-es/">Urbain.es</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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		<title>Saype</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2022/04/01/saype-2/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2022 03:04:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Condition Publique]]></category>
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<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/04/01/saype-2/">Saype</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Guillaume Legros, aka Saype, s&#8217;est révélé avec ses fresques peintes sur des milliers de mètres carrés d&#8217;herbe, à flanc de montagne ou au pied de monuments, de Paris à New York en passant par Istanbul. Ici une fillette fabriquant un bateau en papier pour le poser sur un lac, là une immense chaîne humaine formée de mains tendues&#8230; Hautement symboliques, humanistes, ses créations sont réalisées avec une peinture biodégradable qu&#8217;il a lui-même inventée, et disparaissent au bout de quelques jours. Des images éphémères, mais inoubliables. <em>« C&#8217;est l’essence même de mon travail : marquer les esprits par le gigantisme des oeuvres sans que l’environnement n’en soit victime »</em>, indique le natif de Belfort, aujourd&#8217;hui installé en Suisse. Concrètement, il élabore d&#8217;abord un motif, place des marquages au sol avant de tracer ses aplats et dégradés avec un pistolet Airless. <em>« Je ne vois pas grand-chose quand je peins. Le drone ne me sert qu’à prendre la photo finale. Un peu comme dans la vie, c&#8217;est en prenant du recul sur une situation qu’on distingue les choses plus clairement »</em>. Pour l&#8217;exposition <em>Urbain.es</em>, ce pionnier français du land art s&#8217;est inspiré de l&#8217;histoire industrielle de Roubaix, ancienne capitale mondiale du textile. Il a investi le toit végétalisé de la Condition Publique pour y concevoir deux énormes mains d&#8217;ouvrier et d&#8217;ouvrière se tenant par un fil. La même composition a été reproduite un kilomètre plus loin, au sein du parc Barbieux, pour mieux relier le quartier populaire du Pile à celui des anciens capitaines d&#8217;industrie de la ville, dans une puissante allégorie du tissu social.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/04/30/saype/" target="_blank">A LIRE ICI : L&#8217;INTERVIEW DE SAYPE</a></strong></p>
<p>_____________________________________</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133083&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE ICI : URBAIN.ES, TERRAIN D&#8217;ENJEUX</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133100&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE ICI : YZ, FEMME PUISSANTE</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133127" target="_blank">A LIRE ICI : MARK JENKINS &amp; SANDRA FERNANDEZ</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133119&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE ICI : ICY &amp; SOT, FRERES D&#8217;ARMES</a></strong></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/04/01/saype-2/">Saype</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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		<title>YZ</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2022 02:50:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Le grand public connaît au moins une de ses oeuvres : c&#8217;est à elle que l&#8217;on doit la Marianne qui illustre les...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le grand public connaît au moins une de ses oeuvres : c&#8217;est à elle que l&#8217;on doit la Marianne qui illustre les timbres postaux français depuis 2018, soit l&#8217;affirmation d&#8217;une figure <em>« forte, fière et volontaire »</em>. Yseult Digan, aka YZ (qu&#8217;on prononcera &#8220;eyes&#8221;), n&#8217;en était pas à son coup d&#8217;essai. Voilà près de 20 ans que cette artiste franco-britannique orne les rues du monde de portraits, souvent féminins. Grandie dans un village de potiers, dans le Cher, cette fille de céramistes et sculpteurs s&#8217;est d&#8217;abord consacrée à la réalisation de documentaires avant de se tourner vers le street-art. «<em> En fait, je creuse le même sillon, car j&#8217;effectue un important travail de recherche en amont de chaque fresque</em>, dit-elle. <em>Je tiens à rencontrer les habitants pour établir un lien avec le patrimoine, leur identité »</em>. Pour ce projet intitulé <em>Empress</em> (soit &#8220;impératrice&#8221;), YZ s&#8217;est intéressée au parcours de plusieurs jeunes Roubaisiennes pour en choisir une. <em>« En réalité c&#8217;est une synthèse de toutes les autres, symbolisant une femme puissante et fière de sa différence, ici symbolisée par ces ornements africains »</em>. Ce visage qui nous accueille au bout de la rue couverte de la Condition Publique a été réalisé à l&#8217;encre de Chine sur des panneaux de bois. Sa parure est constituée d&#8217;éléments en métal récupéré. <em>« Les couleurs sont un peu sépia, comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un personnage contemporain mais provenant d’un autre temps. C&#8217;est un clin d&#8217;oeil à ses ancêtres, soulignant l&#8217;importance de nous reconnecter à nos racines »</em>. Histoire de réconcilier passé et présent, et regarder l&#8217;avenir dans les yeux.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133083&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE ICI : URBAIN.ES, TERRAIN D&#8217;ENJEUX</a></strong></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133109&amp;preview=true" target="_blank"><strong>A LIRE ICI : SAYPE, LA COURS DES GRANDS</strong></a></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133127" target="_blank">A LIRE ICI : MARK JENKINS &amp; SANDRA FERNANDEZ</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133119&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE ICI : ICY &amp; SOT, FRERES D&#8217;ARMES</a></strong></p>
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		<title>Mark Jenkins &amp; Sandra Fernandez</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2022 02:50:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Condition Publique]]></category>
		<category><![CDATA[Mark Jenkins & Sandra Fernandez]]></category>
		<category><![CDATA[Roubaiux]]></category>
		<category><![CDATA[scotch]]></category>
		<category><![CDATA[street-art]]></category>
		<category><![CDATA[Urbain.es]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ? Mark Jenkins : Je n’ai pas suivi de cursus artistique, j’ai étudié la géologie. Je visitais...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/04/01/mark-jenkins-sandra-fernandez/">Mark Jenkins &#038; Sandra Fernandez</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Mark Jenkins :</span> Je n’ai pas suivi de cursus artistique, j’ai étudié la géologie. Je visitais des expositions sans imaginer devenir moi-même un artiste ! Un jour, j’ai commencé à m’amuser avec du scotch, réalisant des moulages avec des objets puis mon propre corps. En les plaçant dans la rue en 2003, les gens ont immédiatement considéré cela comme de l&#8217;art, m&#8217;invitant à continuer. Deux ans plus tard j’ai rencontré Sandra et depuis on travaille ensemble. On a commencé à habiller ces sculptures, cultivant un style hyperréaliste.</p>
<p><strong>Comment fabriquez-vous ces oeuvres ? </strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Mark Jenkins :</span> On enveloppe nos modèles avec une pellicule plastique, ensuite on y ajoute du scotch, avant de vêtir l&#8217;ensemble. Et le tour est joué !</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Sandra Fernandez :</span> On peut réaliser toutes sortes de moulages avec notre méthode. Quand on utilise nos propres corps, les possibilités sont infinies. Il faut quand même être à deux pour concevoir ces moulages. Mark a essayé seul mais c’est très compliqué, on peut rester coincé !</p>
<div id="attachment_133098" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/04/urbain-es6.jpg"><img class="size-full wp-image-133098" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/04/urbain-es6.jpg" alt="Mark Jenkins Puerto del Rosario, Espagne 2008" width="800" height="1067" /></a><p class="wp-caption-text">Mark Jenkins Puerto del Rosario, Espagne 2008</p></div>
<p><strong>Pourquoi vos personnages n&#8217;ont-ils jamais de visage ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Mark Jenkins :</span> Parce qu&#8217;il serait réducteur de leur donner une identité. Et puis c’est difficile de façonner un visage crédible, cela risque d&#8217;altérer l&#8217;aspect hyperréaliste.</p>
<p><strong>Comment choisissez-vous l&#8217;emplacement des sculptures dans la rue ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Sandra Fernandez</span> : Certains endroits nous attirent pour leur architecture, d&#8217;autres à cause d&#8217;un détail, comme une boîte aux lettres.</p>
<p><strong>Votre travail comporte-t-il une dimension humoristique ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Sandra Fernandez :</span> Je vois mal les gens éclater de rire devant nos oeuvres !</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Mark Jenkins :</span> Je pense qu’il y a un peu d&#8217;humour noir peut-être. Il est vrai qu&#8217;on peut rire de choses horribles, pour camoufler sa peur&#8230; Notre travail a plutôt tendance à perturber les gens. Imaginez, vous marchez dans la rue et tout d’un coup vous apercevez la silhouette d’un gars qui a la tête dans le mur&#8230; Forcément, ça déstabilise ! Un jour, j’ai observé la réaction d’une femme face à l&#8217;une de nos sculptures, qui n’ont jamais de visages donc&#8230; On aurait dit qu’elle avait vu la mort ! Cela dit, nos oeuvres ne sont pas trop effrayantes. Si on voulait obtenir un résultat vraiment horrifique, on utiliserait des effets spéciaux.</p>
<div id="attachment_133138" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/04/mark-jenkins-sandra-fernandez2.jpg"><img class="size-full wp-image-133138" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/04/mark-jenkins-sandra-fernandez2.jpg" alt="Mark Jenkins Washington DC, Etats-Unis 2006" width="800" height="1067" /></a><p class="wp-caption-text">Mark Jenkins Washington DC, Etats-Unis 2006</p></div>
<p><strong>Quelles réactions espérez-vous susciter alors ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Mark Jenkins :</span> Je conçois une oeuvre d’art comme un symbole. Nos sculptures sont comme des points d’interrogation : Pourquoi sont-elles là ? Qu’est-ce que c’est ? Il s&#8217;agit de bousculer le train-train quotidien, générer une tension, que les passants lâchent un peu leurs téléphones et se reconnectent à la vie réelle. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Les gens regardent la ville autrement lorsqu'ils croisent nos sculptures.">Les gens regardent la ville autrement lorsqu&#8217;ils croisent nos sculptures.</span></p>
<p><strong>De quels moments de votre carrière seriez-vous les plus fiers ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Mark Jenkins :</span> Notre œuvre préférée reste celle qui a été exposée à Malmö en Suède. Soit un gars allongé dans l’eau auquel on avait accroché quelques ballons. Les gens étaient surpris, ça a vraiment engendré des interactions particulières, on aurait dit une pièce de théâtre. C’était un peu notre Mona Lisa !</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui vous a amené à Roubaix ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Mark Jenkins :</span> Nous avions déjà travaillé avec Magda Danysz. Quand elle nous a présenté le projet, on a tout de suite adhéré.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Sandra Fernandez :</span> Oui, c’est le bon moment pour parler de la condition des femmes.</p>
<p><strong>Justement, qu’avez-vous à dire sur la place des femmes dans l’espace public ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Sandra Fernandez :</span> J’ai lu une interview récemment, dans laquelle on demandait à des femmes ce qu&#8217;elles feraient si les hommes n’existaient pas le temps d’une journée. Plus de la moitié d’entre elles ont répondu: <em>« Oh, j’irais me promener tout seule dans la rue ! »</em>. Cela en dit long sur notre situation au quotidien !</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Mark Jenkins :</span> Les choses sont vraiment en train de changer, on a l’impression d’être dans une bonne dynamique. En même temps, elles sont toujours confrontées à un tas d&#8217;injonctions : dans certains pays du monde le port du voile est obligatoire, dans d&#8217;autres on s&#8217;enorgueillit d&#8217;une certaine liberté. Pourtant, dès qu’une femme porte un short on l’accuse de trop montrer son corps, d&#8217;aguicher les hommes&#8230; Les femmes devraient avoir le droit de s’habiller comme elles le souhaitent, c’est aux hommes de changer leur regard.</p>
<div id="attachment_133139" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/04/mark-jenkins-sandra-fernandez3.jpg"><img class="size-full wp-image-133139" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/04/mark-jenkins-sandra-fernandez3.jpg" alt="Mark Jenkins Besançon, France  2012" width="800" height="1067" /></a><p class="wp-caption-text">Mark Jenkins Besançon, France 2012</p></div>
<p><strong>Quelles oeuvres dévoilez-vous à Roubaix ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Mark Jenkins :</span> Nous exposons une sculpture sur le toit de la Condition Publique. Elle est en équilibre, avec un pied dans le vide. On dirait qu’elle va tomber mais elle n’a pas peur, il y a quelque chose de presque féroce ici. J’aime l’assurance qu’elle dégage.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Sandra Fernandez :</span> Oui, elle ressemble à une super-héroïne, sauf qu’elle ne saute pas du toit, elle le grimpe&#8230;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Mark Jenkins :</span> Nous dévoilons aussi une autre sculpture. Elle représente deux femmes très proches, liées entre elles par leur chevelure et semblant se chuchoter des choses. L&#8217;oeuvre dégage une forme de tendresse, d’intimité. Je la trouve très féminine.</p>
<p>______________________</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133083&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE ICI : URBAIN.ES, TERRAIN D&#8217;ENJEUX</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133100&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE ICI : YZ, FEMME PUISSANTE</a></strong></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133109&amp;preview=true" target="_blank"><strong>A LIRE ICI : SAYPE, LA COURS DES GRANDS</strong></a></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133119&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE ICI : ICY &amp; SOT, FRERES D&#8217;ARMES</a></strong></p>
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		<title>Icy &amp; Sot</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2022 02:16:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Condition Publique]]></category>
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		<category><![CDATA[Roubaix]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Pour Icy et Sot, de leurs vrais noms Saman et Sasan Oskouei, l’art est éminemment politique. Surnommés les &#8220;Banksy d’Iran&#8221;, ces frères...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour Icy et Sot, de leurs vrais noms Saman et Sasan Oskouei, l’art est éminemment politique. Surnommés les &#8220;Banksy d’Iran&#8221;, ces frères ont découvert le street-art adolescents, par le biais du skateboard. En regardant des vidéos sur le web, ils furent intrigués par les graffitis et tags recouvrant les murs. Très vite, ils se sont attaqués à ceux de Tabriz, leur ville natale. <em>« Là-bas, c&#8217;est illégal</em>, précisent-ils. N<em>os oeuvres étaient systématiquement censurées par les autorités »</em>. Frondeurs, ils n&#8217;hésitent pas à égratigner le pouvoir en place et sont incarcérés plusieurs fois. En 2012, le duo demande l’asile politique aux États-Unis, et ne retournera plus jamais en Iran. Depuis, il s&#8217;est construit une solide réputation en usant de moult techniques (barbelé, fil de fer&#8230;) et abordant des sujets ô combien sensibles, des réfugiés au changement climatique. À Roubaix, on découvre <em>Let Her Be Free</em> (2014), soit un pochoir sur toile montrant le visage d’une femme entourée d’un voile constitué d’oiseaux. On admire aussi une création in situ. Icy &amp; Sot ont utilisé du grillage pour représenter une silhouette féminine détruisant un mur. <em>« Nous voulons montrer que les choses changent pour les femmes, en Iran ou ailleurs, mais qu’il y a encore énormément à faire »</em>. Et d&#8217;oeuvres à créer, donc.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/04/01/icy-sot-2/" target="_blank">A LIRE ICI : L&#8217;INTERVIEW D&#8217;ICY &amp; SOT</a></strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133083&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE ICI : URBAIN.ES, TERRAIN D&#8217;ENJEUX</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133100&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE ICI : YZ, FEMME PUISSANTE</a></strong></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133109&amp;preview=true" target="_blank"><strong>A LIRE ICI : SAYPE, LA COURS DES GRANDS</strong></a></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=133127" target="_blank">A LIRE ICI : MARK JENKINS &amp; SANDRA FERNANDEZ</a></strong></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/04/01/icy-sot/">Icy &#038; Sot</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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