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	<title>LM magazine &#187; Théâtre du Nord</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Portraits d&#8217;intérieurs</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Nov 2024 14:17:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Institut pour la Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Louis Schoellkopf]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Cette série a été initiée en 1989, suite à une commande de l’École d’architecture de Saint-Étienne pour répertorier les façades d’immeubles. Mais Jean-Louis Schoellkopf décide d&#8217;aller plus loin&#8230; et s’invite dans les appartements pour photographier les habitants, chez eux. Pour cela, il observe une méthode rigoureuse : la prise de vue est frontale et son appareil fixé sur un trépied, à bonne distance des familles. Ce geste favorise la découverte de l’aménagement intérieur. En photographiant aussi bien des maisons d’architecte que des logements HLM, l’artiste souligne d&#8217;ailleurs les différences culturelles ou sociales au sein d’une même ville. Le cas de la Cité Radieuse du Corbusier, à Marseille, en est un exemple frappant : chaque appartement y est identique, mais l’agencement diffère d’un locataire à l’autre, révélant une infinité de façons de s’approprier l’espace.</p>
<div id="attachment_166639" style="width: 303px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/11/22.jpg"><img class="wp-image-166639 size-medium" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/11/22-293x300.jpg" alt="Jean-Louis Schoellkopf, Portrait d’intérieur, Nous, les Brandons, 2000 © Jean-Louis Schoellkopf - Institut pour la photographie" width="293" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Jean-Louis Schoellkopf, Portrait d’intérieur, Nous, les Brandons, 2000 © Jean-Louis Schoellkopf &#8211; Institut pour la photographie</p></div>
<p><strong>Fenêtre sur vies</strong></p>
<p>Ces clichés vont bien au-delà du simple examen des aménagements. Ils constituent des témoignages silencieux de choix, des compromis, des rêves. Chaque image, telle une fenêtre ouverte, suggère des aventures humaines. L’architecture, loin d’être une simple toile de fond, porte ces récits. C&#8217;est ici une personne âgée ayant vécu des décennies dans le même logement, là un jeune couple fraîchement installé dans un appartement quasi vide&#8230; Jean-Louis Schoellkopf a également exploré les camps de réfugiés en Palestine au début des années 1990, à une époque où l&#8217;émergence d&#8217;un état semblait encore envisageable. Dans ces compositions, en dépit d&#8217;immenses douleurs et tragédies, ces familles se réapproprient des intérieurs, réinventant dans l&#8217;adversité une forme de chez-soi, même temporaire&#8230;</p>
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		<title>Penthésilé.e.s / Amazonomachie</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Apr 2023 22:06:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Laëtitia Guédon]]></category>
		<category><![CDATA[Lille]]></category>
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		<category><![CDATA[Penthésilé.e.s / Amazonomachie]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Nord]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la mythologie grecque, Penthésilée est la reine des Amazones, ces guerrières libérées des hommes. Lors de la guerre de Troie, elle se bat contre Achille. Quand celui-ci la tue, leurs regards se croisent et il tombe amoureux d&#8217;elle, avant d&#8217;éclater en sanglots&#8230; Entre théâtre, danse, vidéo et chant, Laëtitia Guédon signe un spectacle polymorphe. Elle s&#8217;empare d&#8217;une histoire ancestrale pour écrire un manifeste à destination des générations futures, imaginant une réconciliation entre les genres.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/KFr3JI3_298" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>La Trilogie des contes immoraux (pour Europe)</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Mar 2023 23:55:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[La Trilogie des Contes Immoraux]]></category>
		<category><![CDATA[Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Phia Ménard]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Nord]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Elle entre sur le plateau comme une guerrière post-punk, vêtue d’un perfecto rouge et de bottes à talons. Sur le sol sont étalées des feuilles de carton dans lesquelles elle plante sa lance. Cette Athéna queer entame alors une saisissante performance : élever un gigantesque Parthénon… avant que des trombes d’eau ne le détruisent (<em>Maison Mère)</em>. Sur ces ruines, quatre esclaves acrobates bâtissent une immense (et phallique) tour de Babel, sous les ordres d’une chanteuse et prêtresse tyrannique (<em>Temple Père)</em>. Dans la troisième partie, la circassienne et chorégraphe s’expose cette fois dans toute sa nudité sur le plateau, comme un refus de la barbarie, d’un monde qui se déshumanise (<em>La Rencontre interdite</em>)… Quelque part entre la science-fiction, la mythologie et la fable politique, Phia Ménard livre en trois spectacles une puissante allégorie de la construction européenne. Elle pointe aussi le possible effondrement de notre civilisation sous les coups de boutoir de l’ultralibéralisme et du patriarcat. Un conte fantastique mais plus que jamais ancré dans la réalité…</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/2N1irSYkboM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>La Nuit juste avant les forêts</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Mar 2023 22:11:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[La Nuit juste avant les forêts]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Nord]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Seul dans la nuit, sous la pluie et au milieu d&#8217;un décor qui pourrait être un quai de métro ou une rue isolée, un homme noir s&#8217;adresse à un inconnu. Il lui donne du &#8220;tu&#8221; (mais ça pourrait bien être &#8220;nous&#8221;), lui demande une cigarette, du feu, mais surtout à ce qu&#8217;il reste avec lui. Il a besoin d&#8217;un bon bain, d&#8217;une chambre et surtout de parler. Jean-Christophe Folly raconte l&#8217;exclusion, la solitude, la précarité, le racisme au fil d&#8217;un monologue signé Bernard-Marie Koltès.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/ive4OMW7ReE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>The Interrogation</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Feb 2023 23:02:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Louis]]></category>
		<category><![CDATA[Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Milo Rau]]></category>
		<category><![CDATA[The Interrogation]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On connaît l&#8217;appétence de Milo Rau pour le théâtre documentaire, en prise directe avec le monde, mais aussi celle d&#8217;Édouard Louis pour une littérature ancrée dans le réel. Le metteur en scène suisse et l&#8217;écrivain français ne pouvaient que se rencontrer – pour tout dire, ils sont amis de longue date. Ils signent ici un solo (ou plutôt une performance monologuée) pour l&#8217;acteur néerlandais Arne de Tremerie. Et posent une vaste question : pouvons-nous échapper à notre destin grâce à l’art ?</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/eblZPpN1JRM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Corinne Masiero</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 06:30:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Corinne Masiero]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Louis]]></category>
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		<category><![CDATA[Prolo not Dède]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>À quoi va ressembler Prolo not Dède ? J&#8217;en ai absolument aucune idée et ne veux même pas le savoir ! Ce...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À quoi va ressembler <em>Prolo not Dède</em> ?</strong> J&#8217;en ai absolument aucune idée et ne veux même pas le savoir ! Ce n&#8217;est pas un spectacle mais une carte blanche. J&#8217;ai invité des artistes et ils feront ce qu&#8217;ils veulent. Il y aura des lectures, de la musique, des projections&#8230; tout ça monté à l&#8217;arrache ! Un peu comme du théâtre de rue. Il y a seulement un fil rouge : les &#8220;prolos&#8221;, la classe sociale majoritaire dans le monde mais minoritaire dans les arts, la culture étant surtout faite par et pour des personnes d&#8217;origine bourgeoise. C&#8217;est de la &#8220;prolophobie&#8221; et il est temps d&#8217;y remédier. Tout le monde doit avoir sa place sur scène.</p>
<p><strong>Comment avez-vous choisi vos invités ?</strong> Peu d&#8217;artistes sont issus du milieu prolétaire, j&#8217;ai donc cherché autour de moi. Il y aura mon groupe, les Vaginites, mais aussi le photographe Flavio Tarquinio qui a travaillé sur la représentation des prolos, notamment à Wazemmes, et puis Édouard Louis. Je l&#8217;ai contacté via les réseaux sociaux et il m&#8217;a répondu tout de suite ! Il va lire un texte sur scène, peut-être qu&#8217;on le fera ensemble. Je ne sais pas encore ce qu&#8217;il a écrit mais on connaît ses opinions à travers ses bouquins&#8230;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/xp6ELy0vGrQ" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>On note également la présence de Guy Alloucherie, que vous connaissez bien n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, j&#8217;ai découvert le théâtre grâce à ses ateliers, j&#8217;avais alors une trentaine d&#8217;années. Ils étaient ouverts à des gens de tous les milieux et se déroulaient une fois par semaine, à Liévin. J&#8217;ai appris beaucoup auprès de lui : comment se placer sur un plateau, délivrer une parole en bravant toutes les injonctions&#8230; Même si on ne possède pas les codes classiques de la représentation, on peut dégommer à fond les ballons ! La forme on s&#8217;en fout, c&#8217;est l&#8217;émotion qui compte. Guy Alloucherie nous incite à dire qui l&#8217;on est, à occuper cette agora qu&#8217;est le théâtre. Je pense toujours à lui quand je suis sur scène, comme à la compagnie de l&#8217;Oiseau-Mouche à Roubaix d&#8217;ailleurs, mon autre grande référence.</p>
<p><strong>Quelle serait votre définition du prolo ?</strong> Souvent, on imagine un mec en bleu de travail&#8230; Pas du tout ! Pour moi, il s&#8217;agit de toutes celles et ceux qui ne font pas partie des dominants. Et souvent, ces gens ressentent du mépris pour eux-mêmes. C&#8217;est aussi ça la prolophobie : quand on fait partie de cette classe, on s&#8217;empêche de parler, on a peur de son attitude, de son accent, de commettre des fautes de français alors que les néologismes font la richesse de la langue. Il y a de l&#8217;argot, des mots issus d&#8217;autre langues comme l&#8217;arabe ou l&#8217;italien&#8230; tout ça se mélange et tant mieux !</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/corinne-masiero-21.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-144155" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/corinne-masiero-21.jpeg" alt="" width="1280" height="720" /></a></p>
<p><strong>Vous considérez-vous encore comme une prolo ?</strong> C&#8217;est la question des transfuges de classe : certains ont complètement adopté le mode de vie de la classe bourgeoise et d&#8217;autres assument leur origine, comme moi. Je me considère donc toujours prolo même si aujourd&#8217;hui, économiquement, j&#8217;ai de quoi vivre, me chauffer, me soigner&#8230; Mais tout peut s&#8217;écrouler à tout moment. Certaines choses vécues dans la chair restent&#8230;</p>
<p><strong>Que souhaitez-vous montrer lors de cette carte blanche ?</strong> Que c&#8217;est une richesse de venir de cette classe, car elle a des valeurs, notamment la culture de la lutte. On se souvient bien sûr des gilets jaunes, mais on peut aussi parler de 1936 ou de Mai-68. Plus que jamais, on a besoin de cette culture de la lutte, donc mettons-là à honneur ! C&#8217;est un moment joyeux où on échange et réfléchit au monde qui nous entoure.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/To_TeeyyvoA" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>De façon générale, considérez-vous la scène comme une espace de liberté ? </strong>Oui, la scène est une manière de relayer ce que d&#8217;autres ne peuvent pas dire. En ce qui me concerne, c&#8217;est le premier lieu où j&#8217;ai eu le droit d&#8217;exister. C&#8217;est là qu&#8217;on me regarde, attend ce que je vais exprimer avec mon corps, ma voix ou même mes silences&#8230; <span class="has-pullquote" data-pullquote="Le théâtre m'a sauvé la vie.">Le théâtre m&#8217;a sauvé la vie.</span></p>
<p><strong>Est-ce aussi une façon de faire de la politique ? </strong>Chaque parole délivrée sur un plateau de cinéma, de théâtre ou de télévision porte un discours. Mais au final tout le monde fait de la politique, tout le temps, ne serait-ce que lorsque vous décidez d&#8217;acheter vos fringues auprès d&#8217;un fournisseur employant des mômes à l&#8217;autre bout du monde&#8230; Moi, j&#8217;ai envie de parler de choses qui me traversent comme le sexisme, l&#8217;inceste ou les violences conjugales, comme j&#8217;ai pu le faire à travers les spectacles <em>Une vie bien rEngeR d’Adolpha</em> ou <em>Le Parrain IV</em>. C&#8217;est ma manière de lutter et cette prise de conscience féministe ouvre une réflexion bien plus large sur la société. Bref, j&#8217;adore foutre le brin et j&#8217;encourage tout le monde à s&#8217;y mettre !</p>
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		<title>Dom Juan ou le Festin de Pierre</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2023 04:25:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[David Bobée]]></category>
		<category><![CDATA[Dom Juan ou le Festin de Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Nord]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Membre fondateur de l’association Décoloniser les arts, David Bobée se distingue par son engagement en faveur d’une plus grande diversité (de sexes,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Membre fondateur de l’association Décoloniser les arts, <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/09/01/david-bobee/" target="_blank">David Bobée</a> se distingue par son engagement en faveur d’une plus grande diversité (de sexes, d’origines) sur les planches. Pour sa première mise en scène en tant que directeur du Théâtre du Nord, il s’attaque à Dom Juan, une icône du théâtre dont il livre une lecture très politique. <em>« Je n’aurais jamais cru monter cette pièce, ni même monter un Molière »</em>, confie celui qui a pris les rênes de la maison lilloise en 2021. Pourtant, nous y voilà. Ce fieffé menteur et séducteur est apparu comme le candidat idéal <em>« pour participer aux débats qui animent notre époque</em>, explique l&#8217;intéressé. <em>Toutes les discriminations contre lesquelles on lutte se retrouvent dans cette pièce. Chaque scène représente une forme d’écrasement de l’autre en raison de sa classe sociale, de son âge, de son sexe ou de son accent… »</em>.</p>
<div id="attachment_143202" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/dom-juan-festin-de-pierre1.jpg"><img class="size-full wp-image-143202" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/dom-juan-festin-de-pierre1.jpg" alt="© Kalimba" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">© Kalimba</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Inversion des rôles</strong></p>
<p>Dom Juan serait donc une statue à déboulonner, comme celles, immenses, échouées sur le plateau. Ce choix scénographique rappelle les images de monuments glorifiant le colonialisme mis à terre par des militants antiracistes à travers le monde dans le sillage du mouvement Black Lives Matter. David Bobée a confié le rôle principal au jeune Radouan Leflahi, qui s’était déjà illustré dans son <em>Peer Gynt</em>, tandis que Sganarelle, le célèbre valet du héros, est lui joué par un comédien noir – histoire d’appuyer cette fameuse domination. Le metteur en scène a aussi choisi de transformer deux rôles masculins en personnages féminins – le frère d’Elvire, l’épouse trompée de Dom Juan, et le père de celui-ci. «<em> Depuis trop longtemps au théâtre, les femmes sont réduites à des objets sexuels, des vierges à marier ou des servantes. J’ai voulu rompre avec cette tradition ennuyeuse et confier à des actrices des partitions riches »</em>. Ou comment réinscrire un classique du répertoire dans notre temps, sans le dénaturer.</p>
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		<title>Théâtre du Nord</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Oct 2022 03:55:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Nord]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Après avoir partagé le mafé de la réconciliation avec Eva Doumbia, nous voici donc face à un &#8220;manifeste transpophagique&#8221;. Le Théâtre du...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir partagé le mafé de la réconciliation avec Eva Doumbia, nous voici donc face à un &#8220;manifeste transpophagique&#8221;. Le Théâtre du Nord ouvre le mois d&#8217;octobre avec le spectacle choc de Renata Carvalho. Sur scène, l&#8217;artiste brésilienne se met à nue, au sens propre comme au figuré. La comédienne parle de sa vie de « <em>travestie</em> », évoque son enfance, sa transformation physique et surtout le regard posé sur son corps, tantôt fantasmé ou ostracisé. D&#8217;où l&#8217;idée de le dévorer (avec les yeux) pour mieux le digérer.</p>
<p><strong>Vers l&#8217;infini et au-delà</strong></p>
<p>Dans un autre genre, mais tout aussi engagé, <em>Dark Was the Night</em> nous propulse dans les tréfonds de la galaxie. Signée Emmanuel Meirieu, la pièce revient sur l&#8217;envol de Voyager 2. Lancée en 1977 depuis Cap Canaveral, la sonde spatiale contenait (entre autres) 27 chansons, dont<em> Dark Was the Night, Cold Was the Ground</em> de Blind Willie Johnson. Le spectacle mêle ainsi la grande histoire avec la petite, dans un décor reproduisant la colline où le corps du bluesman a été enfoui. L&#8217;homme est en effet mort en 1945 d&#8217;une pneumonie, et dans le dénuement le plus total. L’hôpital avait refusé de le soigner parce qu’il était noir&#8230; Enfin, Suzanne de Baecque raconte son expérience de candidate à l&#8217;élection de Miss Poitou-Charentes, en 2020. Quelque part entre le théâtre documentaire et la comédie sociale, elle interroge l&#8217;émancipation féminine tout en nuances : avec bienveillance, loin des clichés et des clivages&#8230;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/UxgVfK_4-qE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Eva Doumbia</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2022/09/01/eva-doumbia/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Sep 2022 04:45:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Autophagies]]></category>
		<category><![CDATA[Eva Doumbia]]></category>
		<category><![CDATA[Idéal]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[tourcoing]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Quel est le point de départ de ce spectacle ? Notre rapport à la nourriture m’intéresse beaucoup. L’origine des aliments également, car...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel est le point de départ de ce spectacle ?</strong> Notre rapport à la nourriture m’intéresse beaucoup. L’origine des aliments également, car elle touche de près l’histoire coloniale. Mais la genèse de ce projet est plus intime. Mon père, qui a effectué pas mal de petits boulots en arrivant en France, avait ouvert à la fin de sa carrière un restaurant au Havre, dans les années 1980. Il s’était associé à un autre restaurateur pour servir d&#8217;abord du couscous. Puis mon père à proposé du mafé, une spécialité inconnue dans l&#8217;Hexagone. Pour moi, qui suis malienne et ivoirienne, c’était le plat traditionnel par excellence. Entretemps, j’ai découvert que la cacahuète était un produit américain ! J’ai alors entamé des recherches qui ont duré quatre ans sur la provenance réelle des aliments.</p>
<p><strong>Quel est le propos ?</strong> Contrairement à certains de mes spectacles, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une fiction. Je me suis appuyée sur la biographie des interprètes, tandis qu’une partie des textes, plus documentaires, sont signés du romancier ivoirien Gauz. Selon la théorie de la prêtresse que j’incarne, chaque personne représente un aliment. On retrace l’histoire de la nourriture à partir des névroses de chacun. Par exemple Olga, qui est camerounaise, s&#8217;intéresse au sucre&#8230; alors qu&#8217;elle a souffert d&#8217;une addiction à cette substance. Angelica, d’origine asiatique, focalise sur le riz d&#8217;autant mieux qu&#8217;elle ne supporte pas le gluten ! Enfin, la musique et la danse prennent le relais des mots pour évoquer les questions raciales notamment.</p>
<p><strong>Que verra-t-on sur scène ?</strong> L&#8217;exploration des liens entre le racisme et l’alimentation est devenue une épopée de la nourriture. Dans la forme, le spectacle s’apparente à une messe profane, qui se termine en eucharistie. Au départ, nous ne devions être que deux sur scène : mon compagnon, qui est musicien, et moi. Je pensais cuisiner avant que le collectif ne s&#8217;agrandisse. Nous avons alors imaginé de préparer chaque soir un plat pour 200 personnes ! J’ai donc sollicité le chef camerounais Alexandre Bella Ola. Il prépare un mafé durant la représentation, parallèlement à un rituel culinaire, une cérémonie qui soigne les problèmes alimentaires des gens.</p>
<div id="attachment_137588" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/09/eva-doumbia1.jpg"><img class="size-full wp-image-137588" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/09/eva-doumbia1.jpg" alt="© Christophe Raynaud De Lage" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">© Christophe Raynaud De Lage</p></div>
<p><strong>Quels sont les aliments dont vous décortiquez l’histoire ?</strong> On commence par le cacao, la banane et le sucre, puis on aborde les ingrédients du mafé : l’arachide, l’huile de palme ou le manioc.</p>
<p><strong>Est-ce la première fois que vous invitez la nourriture sur scène ?</strong> Non, <em>Afropéennes</em> (2012), adapté d’un texte de Léonora Miano, se déroulait dans une salle de restaurant. Un chef y invitait des spectateurs à déguster le plat qu’il préparait. Dans <em>Le Iench</em> (2020), mon dernier spectacle, tout se passe autour du repas en famille, les comédiens mangent tout le temps. Mais c’est la première fois que je fais participer tout le public.</p>
<p><strong>En quoi ce dispositif bouleverse-t-il le rapport aux spectateurs ?</strong> La préparation de ce dîner pour 200 personnes ne passe pas inaperçue. Lorsque le public arrive, les odeurs sont très présentes. Les gens ont souvent faim ! Par ailleurs, il n’y a pas de réelle conclusion ni d’applaudissements puisque nous terminons la représentation par un repas.</p>
<div id="attachment_137589" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/09/eva-doumbia2.jpg"><img class="size-full wp-image-137589" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/09/eva-doumbia2.jpg" alt="© Gauz" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">© Gauz</p></div>
<p><strong>Vous êtes l’une des cofondatrices du collectif Décoloniser les arts. Quel est son principe, et quelles sont vos victoires depuis 2015 ?</strong> Je pense qu’on a gagné sur la question des représentations, il y a de plus en plus de personnes racisées sur les plateaux de théâtre. En revanche, la manière dont on aborde les récits en France me laisse perplexe. J’ai parfois l’impression que la question de la décolonisation est devenue un marché. Et les corps racisés des objets. Pour répondre à la demande, certains adoptent un comportement assez opportuniste.</p>
<p><strong><em>Autophagies</em> s’inscrit-il dans cette logique de décolonisation des arts ?</strong> Mon travail observe deux axes principaux. Parfois l&#8217;aspect documentaire prend le dessus pour mieux défendre une opinion. D&#8217;autre fois, il s&#8217;agit de formes plus hybrides, incluant d’autres disciplines artistiques (<em>Moi et mon cheveu</em> ou <em>Afropéennes</em>&#8230;). Par exemple, Autophagies est moins frontal que Le Iench, qui aborde le racisme systémique et les violences policières. Quand je parle d’eucharistie documentaire, c’est au sens propre : l’idée est de communier et de se pardonner en mangeant. De toute façon, on n’a pas d’autre choix.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> Mon prochain spectacle, en création au Théâtre du Nord, souligne notre responsabilité face à la consommation. Je prépare aussi un diptyque sur la présence noire durant la Seconde guerre mondiale. Il sera évidemment question des massacres perpétrés par les nazis, mais aussi des accusations de viols formulées à l’encontre des soldats afro-américains&#8230;</p>
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		<title>Le Iench</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Apr 2022 22:20:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Eva Doumbia]]></category>
		<category><![CDATA[Le Iench]]></category>
		<category><![CDATA[minorités]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Nord]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Un chien. C&#8217;est ce dont rêve Drissa, 11 ans. Ce garçon d&#8217;origine malienne a grandi dans une HLM, avant que sa famille s&#8217;installe dans un pavillon, comme celui des blancs. Ne manque plus qu&#8217;un &#8220;iench&#8221; pour compléter le tableau, soit le symbole de l&#8217;intégration. Un soir il croise des policiers, et disparaît&#8230; Dans une mise en scène très cinématographique, au rythme du plateau tournant, Eva Doumbia signe une allégorie sensible du rejet des minorités.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/anpz5ej7dP8" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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