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	<title>LM magazine &#187; spectacle</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Pierre-Emmanuel Barré</title>
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		<pubDate>Thu, 01 May 2025 00:20:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Come-back]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre-Emmanuel Barré]]></category>
		<category><![CDATA[spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Présenter <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/01/01/pierre-emmanuel-barre-4/" target="_blank">Pierre-Emmanuel Barré</a> en quelques phrases ? Difficile. On l&#8217;entend déjà se gausser des quelques éloges qui pourraient lui être accolé. Alors, en peu de mots : le quadragénaire, récemment élu &#8220;meilleur chroniqueur de France&#8221; lors des Auguste de l&#8217;humour, fut tour à tour embauché (puis viré, censuré ou démissionnaire) de Canal+, France Inter, France 2, France 5&#8230; Le natif de Quimperlé réussit cependant le joli tour de force d&#8217;animer, depuis septembre 2024, <em>La Dernière</em>, sur Radio Nova – son humeur acerbe et son humour noir y font des merveilles. Ce nouveau spectacle (son sixième en pas loin de vingt ans) nous projette en&#8230; 2031. Le sale gosse est devenu <em>has-been</em> et prépare son retour sur scène. L&#8217;occasion pour lui d&#8217;imaginer le monde tel qu&#8217;il ira (pas très bien, donc), d&#8217;évoquer le rapport aux réseaux sociaux, à la célébrité&#8230; Utilisant entre autres la vidéo, et nourri aux élucubrations absurdes et noirâtres dont le comédien est coutumier, voici un one-man-show grossier mais jamais vulgaire, drôle, intelligent et&#8230; bien barré, forcément.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/Vgy22eJEqE8?si=W-nB713br1TbFypZ" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Edgar-Yves</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 06:20:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Edgar-Yves]]></category>
		<category><![CDATA[Solide]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Vous avez un parcours atypique, êtes originaire du Bénin où votre père, Edgar-Yves Monnou, est un homme politique, n&#8217;est-ce pas ? Oui,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vous avez un parcours atypique, êtes originaire du Bénin où votre père, Edgar-Yves Monnou, est un homme politique, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, il est avocat et a occupé de nombreux postes importants, sauf président de la République. Il a été ministre des Affaires étrangères, ambassadeur en France&#8230; Il m&#8217;a baptisé Edgar-Yves Monnou Junior, donc clairement le gars avait des plans pour moi, et ce n&#8217;était sans doute pas dans le &#8220;troubadourisme&#8221; !</p>
<p><strong>Alors, comment êtes-vous venu à la scène ?</strong> C&#8217;était la dernière option pour moi, car j&#8217;ai à peu près tout raté ! À la fac de droit, j&#8217;étais un sacré branleur, je picolais, faisais la fête&#8230; Mais c&#8217;est en soirée, avec mes amis, que je me suis rendu compte qu&#8217;il y avait une voie pour moi dans l&#8217;humour. Je l&#8217;ai donc annoncé à mon père&#8230;</p>
<p><strong>Comment l&#8217;a-t-il pris ?</strong> On peut dire que ça a été mon premier bide. On s&#8217;est fâchés, je me suis alors retrouvé seul, à la rue et j&#8217;ai dû me prendre en charge.</p>
<p><strong>Vous avez ainsi construit votre carrière en self-made man ?</strong> Je n&#8217;ai pas vraiment eu le choix, j&#8217;ai dû composer avec les circonstances. Pour réaliser mon rêve, je me suis donc défoncé, j&#8217;ai bossé. Ça m&#8217;a donné une faim à nulle autre pareille.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/AZbqHV9HhEA?si=UbImbHct_FhfNrON" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vous avez même lancé un club de comédie&#8230;</strong> Oui, le West Side Comedy Club, à Nantes. Je l&#8217;ai fondé après avoir galéré dans divers boulots et mis un peu d&#8217;oseille de côté. C&#8217;est une scène ouverte qui fonctionne toujours. Au départ, on jouait devant dix gars bourrés, puis ça a été une centaine, des tournées en France&#8230; Certains comédiens de la troupe sont devenus professionnels, comme <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/09/01/elodie-poux/" target="_blank">Élodie Poux.</a></p>
<p><strong>Ne pas suivre la voie tracée par votre père fut donc le bon choix&#8230;</strong> Oui. J&#8217;ai le meilleur taf du monde : même quand il t&#8217;arrive la pire des merdes, il y a encore moyen de te faire un billet en la racontant !</p>
<p><strong>Vous êtes-vous réconcilié avec lui depuis ?</strong> Maintenant, il assure en interview qu&#8217;il a toujours su que j&#8217;avais un petit truc en plus. En bon homme politique, il fait de la récupération !</p>
<p><strong>Pourquoi avez-vous intitulé votre spectacle <em>Solide</em> ?</strong> C&#8217;est un mantra. Dans ce monde, on nous dicte sans cesse comment se comporter pour être des gens bien. Être soi-même passe donc par le fait de dire &#8220;non&#8221;. La raison pour laquelle on n&#8217;ose jamais, c&#8217;est parce qu&#8217;on a peur des représailles. &#8220;Solide&#8221;, c&#8217;est le courage de dire &#8220;non&#8221; et d&#8217;être capable d&#8217;en assumer les conséquences, de vivre comme on l&#8217;entend. Avant de plaire aux autres, il faut d&#8217;abord se plaire à soi. Je raconte tout cela à travers des anecdotes et le prisme du rire.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/QsEGDd3TXk0?si=CPeGAl61qFkr_rsf" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vous n&#8217;hésitez pas non plus à présenter des sketchs plus sensibles : vous abordez la colonisation, la situation politique en Afrique&#8230;</strong> Oui, je parle de ce que je vis, de ma réalité de fils d&#8217;homme politique. Je suis Afro-Européen, j&#8217;écris donc des sketchs qui font le pont entre les deux continents. Je reviens par exemple sur la corruption mêlant de riches industriels français à des élites africaines. Je dis les choses sans craindre de déplaire à tel ou tel.</p>
<p><strong>D&#8217;ailleurs vous avez été censuré sur C8 après un sketch sur Vincent Bolloré&#8230; Pourquoi ?</strong> J&#8217;avais été invité sur un plateau d&#8217;humour, dans une émission d&#8217;Hanouna. Je présente mon fameux sketch sur la corruption, les rapports France-Afrique et donc Vincent Bolloré*. Quand j&#8217;ai terminé, j&#8217;ai senti que l&#8217;atmosphère avait un peu changé. J&#8217;ai été coupé au montage. Ensuite, j&#8217;ai été invité dans une émission sur Comédie +, une autre chaîne de Bolloré&#8230;. et j&#8217;ai rejoué ce sketch. Cette fois ils m&#8217;ont &#8220;blacklisté&#8221; du groupe Canal ! Mais j&#8217;ai bien rigolé quand j&#8217;ai vu leurs têtes.</p>
<p><strong>Vous n&#8217;avez donc pas froid aux yeux&#8230;</strong> En réalité, je suis prêt à tout pour une bonne tranche de rigolade. C&#8217;est de la provoc pure et dure, ma vision de l&#8217;artiste, du troubadour : un mec à qui on interdit de dire un truc et qui va justement démarrer par ça. L&#8217;hilarité absolue vient de la transgression. Je cherche donc plus à me marrer qu&#8217;à jouer les Che Guevara !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/wLUWPXvSXGY?si=pycqQmul7Cn2HMLP" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vous abordez aussi de choses plus cocasses, comme la première fois où vous avez pris de la cocaïne, sans le faire exprès&#8230;</strong> Oui, malheureusement lors d&#8217;une soirée je suis tombé sur des gens extrêmement persuasifs, hyper convaincants. Ils m&#8217;ont dit : &#8220;t&#8217;en veux&#8221;. J&#8217;ai dit : &#8220;oui&#8221; ! Mais je n&#8217;en fais pas la promotion, je raconte au contraire comment ça a mal fini pour moi. La morale du sketch, c&#8217;est qu&#8217;il ne faut pas se laisser influencer et rester à l&#8217;eau gazeuse. De mon côté, je ne fume plus et ne bois plus depuis un an et demi. Je trouve d&#8217;ailleurs que c&#8217;est une particularité de la culture européenne, où l&#8217;on s&#8217;amuse avec le fait de se détruire la santé&#8230; Je voulais dénoncer cela, même si j&#8217;ai bien dix ans de picole en France ! Mais depuis je suis retiré du circuit, avec un foie largement endommagé. Maintenant je suis dans la courgette et le salsifis !</p>
<p><strong>Finalement, vous restez assez discret dans les grands médias, la télé. Par contre vous être très présent sur le Net. Seriez-vous un peu &#8220;antisystème&#8221; ?</strong> C&#8217;est un choix. Je refuse les ronds de jambes et les concessions. Internet m&#8217;a permis d&#8217;être indépendant, d&#8217;aller directement du producteur au consommateur, de supprimer les intermédiaires. Je poste un bon sketch et un lien de réservation. Si je suis drôle, les gens viendront. Sinon, c&#8217;est que je dois encore bosser. A contrario, quand je joue un sketch à la télé, il y a toujours un directeur artistique pour me demander de retirer tel ou tel passage&#8230; alors qu&#8217;il n&#8217;est même pas capable de monter sur scène ! C&#8217;est une inversion totale des valeurs, et je ne l&#8217;accepte pas. D&#8217;ailleurs, je trouve qu&#8217;il n&#8217;y a pas vraiment de sketchs probants à la télévision. Tout est formaté, façonné pour protéger les gens. Ce que je présente sur ma page Instagram, vous ne le verrez jamais dans le petit écran.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/dzaNE8J3t9Q?si=uAEYXeVb9AMGMB2O" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Que vous inspire la situation politique en Europe et notamment en France, qui se &#8220;droitise&#8221; de plus en plus ?</strong> Selon moi il faut être pédagogue avec les gens. Ce n&#8217;est pas en les stigmatisant qu&#8217;on va changer les choses, d&#8217;autant que les Français ont montré dans leur histoire qu&#8217;ils formaient un peuple plutôt têtu : ils n&#8217;aiment pas qu&#8217;on leur dise quoi penser. Mais je crois que ce vote est en partie contestataire et montre qu&#8217;il y a un problème dans ce pays. Il faut donc qu&#8217;on se remettre autour de la table pour discuter, retrouver une unité qui nous manque beaucoup. Je pense aussi que les medias ont une grande part de responsabilité là-dedans, comme CNews ou BFM&#8230;</p>
<div id="attachment_168922" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/03/edgar-yves1.jpg"><img class="size-medium wp-image-168922" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/03/edgar-yves1-200x300.jpg" alt="(c) Laura Gilli" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Laura Gilli</p></div>
<p><strong>Pourquoi ?</strong> Parce qu&#8217;ils passent leur temps à expliquer que ce sont les Arabes le problème du pays, et contribuent donc à la montée des extrêmes. Il faudrait une sorte de cordon sanitaire pour éviter que les médias appartiennent à des milliardaires voulant véhiculer leur pensée, trouver une autre source de financement afin qu&#8217;ils retrouvent une forme de neutralité. Le vrai problème, ce n&#8217;est pas tant les gens que la manière dont ils sont influencés. Il ne faut pas se tromper de cible.</p>
<p><strong>Plus largement, quels sont les humoristes que vous appréciez ?</strong> Les Anglo-Saxons comme Dave Chappelle, Eddy Murphy, Louis C.K., Ricky Gervais&#8230; En France Blanche Gardin fait aussi du bon boulot, sans parler des légendes comme Coluche. À une époque, j&#8217;aimais aussi beaucoup Dieudonné, dont je me suis largement inspiré, en tout cas dans la technique, mon côté volubile, mon interprétation, mes mimiques. J&#8217;ai pris la bonne partie chez lui, le reste je lui laisse. Il a déconné, certes, mais qui peut dire qu&#8217;il n&#8217;a pas de talent, objectivement ?</p>
<p><strong>Il paraît que vous souhaitez lancer un festival d&#8217;humour en Afrique de l&#8217;Ouest&#8230;</strong> Oui, qui révélerait des talents locaux, pas un festival avec Franck Dubosc en ouverture. Je ne voudrais pas être le cliché du gars qui a réussi à l&#8217;étranger sans revenir au pays pour apporter quelque chose. Donc j&#8217;y travaille. Je suis Franco-Béninois, donc riche des deux cultures&#8230; mais j&#8217;ai les papiers, pas besoin de me maquer avec une blanche pour rester ici !</p>
<p>___________________________</p>
<p><em>* Il avait établi un lien entre l&#8217;homme d&#8217;affaires et le financement d&#8217;Alpha Condé, président de la République de Guinée, et déclaré : <em>« Pour son premier mandat, Alpha Condé a été sponsorisé par un milliardaire français, dont je tairai le nom parce que je veux continuer à faire des séries sur Canal+&#8230;»</em> </em></p>
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		<title>Bestiaire</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 01:30:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Bestiaire]]></category>
		<category><![CDATA[cirque]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Chérif.]]></category>
		<category><![CDATA[Jeanne Mordoj]]></category>
		<category><![CDATA[le Prato]]></category>
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		<category><![CDATA[spectacle]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Sur une petite scène carrée aux allures de ring, il rampe, sautille sur des cubes, se déplace à quatre pattes. Sans masque...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Sur une petite scène carrée aux allures de ring, il rampe, sautille sur des cubes, se déplace à quatre pattes. Sans masque ni costume, en un regard, un bond ou une posture, il devient un chimpanzé, un oiseau, un fauve au gré d&#8217;une chorégraphie confondante de vérité. Et que l&#8217;on ait six ans ou beaucoup plus, on est forcément saisi par la performance livrée par Hichem Chérif. À bien y regarder, l&#8217;acrobate formé à l&#8217;Académie Fratellini ne se contente pas d&#8217;imiter ce bestiaire. Il le fait littéralement jaillir de son propre corps, comme s&#8217;il était enfoui là, depuis toujours. C&#8217;est justement le propos de ce solo : mettre les espèces sur le même plan, le temps d&#8217;un spectacle, interrogeant d&#8217;autant mieux la nature humaine et le rapport que nous entretenons avec la faune. Dans la grande tradition du cirque forain si chère à Jeanne Mordoj (on lui doit notamment&#8230; <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/foraine/" target="_blank"><em>Foraine</em></a>) il s&#8217;agit d&#8217;exhiber, non pas un monstre ni un mammifère exotique, mais un être multiple, as de la transformation et de la transgression. Ici l&#8217;Homme cohabite avec l&#8217;animal dans la même enveloppe charnelle, et aucun ne cherche à prendre le dessus sur l&#8217;autre. Une harmonie au poil, en somme.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/e-SOlMeKRGs?si=kTlq9TE7KLL2LpQz" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Dakh Daughters</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Sep 2024 05:20:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[amiens]]></category>
		<category><![CDATA[Dakh Daughters]]></category>
		<category><![CDATA[spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine Fire]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Comment votre compagnie est-elle née ? Comédiennes depuis plus de 20 ans, nous avons créé notre compagnie en 2012, sur une idée...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment votre compagnie est-elle née ?</strong> Comédiennes depuis plus de 20 ans, nous avons créé notre compagnie en 2012, sur une idée de l’une d’entre nous, Anna Nikitina. On a lancé cette sorte de girls band à la suite d’une représentation dans un cabaret à Paris. On a ensuite choisi notre nom et un maquillage distinctif : visages blancs, joues rouges et yeux noirs avec de longs cils. Au début, on portait des robes, mais aujourd’hui on préfère des t-shirts, des tutus noirs et de grosses chaussures. On ne ressemble plus à des jeunes filles, plutôt à des guerrières !</p>
<p><strong>Comment définir votre pratique ?</strong> Chacune de nos performances comporte de la musique. On sait toutes chanter et jouer d’un instrument. C’est l’une des grandes idées de Vladislav Troitskyi, le directeur du théâtre Dakh fondé à Kyiv en 1994. Pour lui, les artistes doivent être polyphoniques, toujours en mouvement. On tient beaucoup à ce mélange entre le théâtre et la musique.</p>
<p><strong>Dans votre spectacle, vous mêlez aussi différents genres : les chants traditionnels, le punk, le reggae, le rap… Pourquoi ?</strong> Parce qu’ils n’ont pas de frontières. On cherche justement à encourager le dialogue. On a le sentiment qu’il est de plus en plus difficile de se parler, et c’est ce qu’on souligne sur scène&#8230; Par ailleurs, on a toujours utilisé les chansons traditionnelles ukrainiennes car elles reflètent nos racines. Ces chants polyphoniques sont uniques.</p>
<p><strong>Que vous permet ce cabaret ? De parler de choses très concrètes, à coeur ouvert : de la douleur, de la vie&#8230;</strong> Nos spectacles sont sous-titrés pour que le public perçoive la beauté de notre langue, l’âme de notre peuple, à la fois classique et moderne. Comment êtes-vous arrivées en France ? Une de nos amies, Lucie Berelowitsch (<em>directrice du Préau, centre dramatique national de Normandie-Vire, ndlr</em>) a tenu à nous accueillir dans son théâtre. On avait passé les dix dernières années à tourner en Europe, à partager notre culture. On savait qu’on pouvait continuer notre combat en France. En mars 2022, on a donc quitté notre pays pour la rejoindre.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/Nd79bnGn5Ww?si=-ymm8uupDVXraz_2" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vous avez multiplié ici les représentations de votre spectacle, n’est-ce pas ?</strong> Oui, on a aussi créé de nouvelles chansons, sans nous présenter comme des victimes. Notre travail pouvait toucher beaucoup de monde, sans avoir forcément connu la guerre. En tant qu’Ukrainiennes, on mesure simplement l’importance des notions de liberté et de démocratie. Certains pays ayant défendu ces valeurs en oublient aujourd’hui le sens. Nombreux sont ceux qui réduisent cela au fait de pouvoir faire ce que l’on veut. Mais ce n’est pas ça, la liberté !</p>
<p><strong>Dans votre spectacle, vous montrez aussi des images de manifestations contre Poutine. S’agit-il de dénoncer la barbarie actuelle ?</strong> Oui, c’est ça. L’une de nos chansons n’a par exemple pas beaucoup de sens, mais elle suscite l’émotion. Derrière nous, une vidéo nous permet de comparer le nazisme et le racisme. On y voit différents groupes de personnes, à différentes époques, qui se comportent de la même façon. Cela montre que les hommes ne tiennent pas compte des tragédies du passé.</p>
<p><strong>Vous êtes désormais installées à Vire, en Normandie. Avez-vous des retours sur votre spectacle de la part d’autres réfugiés ?</strong> Oui, c’est d’ailleurs l’un des moments les plus difficiles. En voyant ce spectacle, ils peuvent voir et toucher quelque chose d’ukrainien très loin de chez eux. Ils nous disent qu’ils ressentent un trou dans leur âme, un vide étrange et qui n’a pas de nom. On peut essayer de cacher ce sentiment, mais vous savez… On leur donne à la fois de l’espoir, de la force, on partage des larmes et de l’amour. Avant la guerre, notre public était surtout composé d’Européens, d’Américains ou de Canadiens. Aujourd’hui, on retrouve de plus en plus d’Ukrainiens. Ils sont si fiers de voir des compatriotes sur scène. C’est très important pour eux.</p>
<div id="attachment_162526" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/dakh-daughters1.jpg"><img class="size-full wp-image-162526" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/dakh-daughters1.jpg" alt="Dakh Daughters / Photo : Oleksandr Kosmach" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Dakh Daughters / Photo : Oleksandr Kosmach</p></div>
<p><strong>Votre spectacle est-il une façon de préserver l’histoire et l’art de votre pays ?</strong> En voyageant avec les Dakh Daughters, nous nous sommes rendu compte que, pour beaucoup de gens, l’Ukraine n’existe pas. C’était donc très important pour nous d’en parler. On montre au monde entier que nous défendons la démocratie car, pour nous, ce n’est pas un vain mot, c’est une question de vie ou de mort. Les Ukrainiens sont en conflit depuis des siècles avec la Russie. Notre littérature est marquée par beaucoup de moments douloureux, mais notre spectacle dépasse notre histoire. Il nous permet de partager cette force avec le reste du monde.</p>
<p><strong>Quel message souhaitez-vous véhiculer à travers <em>Ukraine Fire</em> ?</strong> Il est très court : « réveillez-vous ! ». Ouvrez les yeux, prenez vos responsabilités, car le monde devient fou et personne ne vous aidera, à part vous-même. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe ici en Europe, par exemple avec la montée de l’extrême droite&#8230;</p>
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		<title>Kevin</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Sep 2024 01:50:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Hoedt]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[Jérôme Piron]]></category>
		<category><![CDATA[Kevin]]></category>
		<category><![CDATA[participatif]]></category>
		<category><![CDATA[spectacle]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un prénom lourd de sens, charriant son lot de stigmates sociaux comme d’inégalités. Ce Kevin-là, Arnaud Hoedt et Jérôme Piron l’ont rencontré lorsqu’ils étaient professeurs à Bruxelles. Le premier enseignait le français et le second la philosophie. Malgré leur bonne volonté, ils n’ont pu empêcher l’échec scolaire du jeune homme&#8230; Pourquoi ? C’est la question centrale de leur nouvelle création. Nourri d’analyses scientifiques, sur les méthodes d’évaluation comme la sociologie des prénoms, ce spectacle documentaire et participatif décortique ainsi notre système éducatif, sans donner de leçons.</p>
<p><strong>La mauvaise éducation ?</strong></p>
<p>Chiffres à l’appui, devant un grand écran et armé d’une bonne dose d’humour, le duo énumère les bonnes et mauvaises idées de cette école censée accueillir <em>« tous les enfants »,</em> mais ne leur donnant pas les mêmes chances, en particulier à ceux issus des classes populaires ou de l’immigration. Ainsi, 34% de Joséphine obtiennent la mention &#8220;très bien&#8221; au Bac, contre moins de 7% de Kevin. Au-delà du constat, les ex-profs imaginent aussi des solutions, opposant par exemple un <em>« tronc d’enseignement commun jusqu’à 15 ans »</em> face aux classes de niveaux. Car c’est un fait : si mettre tous les meilleurs élèves ensemble provoque une émulation, rassembler ceux en difficulté dans le même groupe les tirent systématiquement vers le bas&#8230; Alors, ne serait-il pas temps de revoir cette copie ?</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/WbM5cwsFzb4?si=OP3hodfTXr2_hH2J" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>______________________________</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=162281&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE AUSSI / SAUVONS LES KEVIN</a></strong></p>
<div id="attachment_162309" style="width: 224px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/kevin-fafournoux11.jpg"><img class="size-medium wp-image-162309" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/kevin-fafournoux11-214x300.jpg" alt="© Sauvons les Kevin / DR" width="214" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Sauvons les Kevin / DR</p></div>
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		<title>Harmony</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Sep 2024 01:30:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Fany Ducat]]></category>
		<category><![CDATA[Harmony]]></category>
		<category><![CDATA[Mons]]></category>
		<category><![CDATA[spectacle]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>À l’origine de ce spectacle, il y a les romans graphiques de l’Américain Nick Drnaso. Et plus précisément deux albums, <em>Beverly</em> et <em>Sabrina</em>, qu’Alice De Cat, Charles-Hippolyte Chatelard et Antonin Jenny, les trois cerveaux derrière le patronyme Fany Ducat, apprécient beaucoup. <em>« C’est une inspiration, pas une adaptation »</em>, précise toutefois la fille de la bande, décrivant au sujet d’<em>Harmony</em> une <em>« scénographie influencée par les couleurs, les aplats, les situations »</em>. Soulignons aussi cette attention portée à la circulation des comédiens, presque une chorégraphie, et cet humour absurde déjà à l’oeuvre dans leurs précédentes créations.</p>
<p><strong>Peur sur la ville</strong></p>
<p>Sur une scène aux tons pastel divisée en plusieurs espaces, on assiste au ballet routinier d’habitants d’un quartier résidentiel. Il y a là Karine et son fils Tim, la vingtaine, Olivier, le professeur motivé ou Frédéric, commerçant mélomane&#8230; En tout sept personnages enfermés dans des vies bien rangées, aux prises avec leurs névroses (errances amoureuses, politiques&#8230;). Les voici réunis autour d’un apéritif pour prendre leurs dispositions face à un événement dramatique : la disparition d’une jeune fille dans le lycée du coin. De nouvelles peurs surgissent&#8230; Fany Ducat transforme alors le plateau en chambre d’échos de nos obsessions contemporaines, entre craintes sécuritaires et quête de sens. Et donne au titre de cette pièce un caractère délicieusement ironique.</p>
<div style="padding: 100% 0 0 0; position: relative;"><iframe style="position: absolute; top: 0; left: 0; width: 100%; height: 100%;" title="Teaser Harmony (Fany Ducat)" src="https://player.vimeo.com/video/929828579?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479" width="300" height="150" frameborder="0"></iframe></div>
<p><script src="https://player.vimeo.com/api/player.js"></script></p>
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		<title>20 000 Lieues sous les mers</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/02/01/20-000-lieues-mers/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 05:25:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[20 000 Lieues sous les mers]]></category>
		<category><![CDATA[Bateau Feu]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Hecq]]></category>
		<category><![CDATA[Dunkerque]]></category>
		<category><![CDATA[spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Lesor]]></category>

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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Créée il y a plus de huit ans par Christian Hecq et Valérie Lesort, récompensée d&#8217;un Molière en 2016, cette pièce poursuit son incroyable aventure. Le contraire eut été dommage, tant le spectacle regorge de trouvailles, dont celle de mêler comédiens et marionnettes, qui incarnent une faune éblouissante. Méduses phosphorescentes semblant flotter sur le plateau, mérous dessinés comme des cartoons nageant autour d&#8217;un scaphandrier et, bien sûr, le terrible kraken&#8230; Pour obtenir ces effets très spéciaux, les metteurs en scène ont opté pour la technique du fond noir. Habillés de cagoules et de chaussons sombres qui les rendent invisibles en arrière-scène, les six interprètes manipulent eux-mêmes les créatures marines. Pour un résultat saisissant. C&#8217;est bien simple, on a l&#8217;impression d&#8217;assister à un film d&#8217;animation grandeur nature ! L&#8217;histoire originale, elle, est plutôt bien respectée&#8230; à ceci près que notre équipage navigue dans des eaux un poil plus burlesques. Le décor, percé d&#8217;un gigantesque hublot, donne enfin des allures de cabinet de curiosités aux entrailles du Nautilus. Il en jaillit une indéniable poésie, et une irrépressible envie de replonger en enfance.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/dZkm3JlvP6k?si=CYeLkpLbjXYPyXLl" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Thomas Ngijol</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/11/01/loeil-du-tigre/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 23:12:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Ngijol]]></category>

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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Je vous préviens ça va être free-style, j&#8217;ai 44 ans, je m&#8217;en bats les couilles</em> », annonce-t-il d&#8217;emblée. Pourtant, comme dans <em>Rocky III</em>, Thomas Ngijol a pas mal de choses à se prouver. À l&#8217;image de l&#8217;étalon italien, notre stand-upper avoue s&#8217;être embourgeoisé, et veut démontrer qu&#8217;il peut encore monter sur scène. Retrouver l&#8217;oeil du tigre. Pour ça, il n&#8217;hésite pas à s&#8217;attaquer aux sujets les plus lourds, de la pauvreté au sexisme&#8230; mais vise toujours juste, pour nous plier en deux.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/w3uU-kN1O_4" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Pierre-Emmanuel Barré</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/01/01/pierre-emmanuel-barre-4/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2023 07:33:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[Lille]]></category>
		<category><![CDATA[pfff...]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre-Emmanuel Barré]]></category>
		<category><![CDATA[spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[zénith]]></category>

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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>D&#8217;abord, pourquoi ce spectacle s&#8217;appelle-t-il<em> Pfff…</em> ?</strong> C’est ce que les spectateurs se disent en sortant de la salle. Je n’aime pas prendre le public en traître. Au début, je voulais même l’appeler <em>On ne rembourse pas</em>, mais c’était vraiment se tirer une balle dans le pied, fallait garder un peu de mystère&#8230; En réalité, les gens sortent de la salle en se disant que c’est la meilleure chose qu’ils aient vu depuis Nicolas Sarkozy en garde à vue. C’est juste que je suis mauvais pour trouver des titres. Mon précédent spectacle s’appelait <em>Nouveau spectacle</em>, c’est vous dire.</p>
<p><strong>Quelle est la forme ? Que verra-t-on sur scène ?</strong> C’est une conférence ayant pour modeste objectif que les gens repartent moins cons et que je reparte plus riche. Pour l’instant, ça marche pour moi. Pour ces trois dernières représentations, ce sera un format un peu particulier. J’ai invité des copains talentueux et drôles, comme Aymeric Lompret, GiedRé et <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/10/01/benjamin-tranie/" target="_blank">Benjamin Tranié</a>, mais aussi des copains tout court, comme Guillaume Meurice.</p>
<p><strong>Pourquoi ce choix de la conférence ?</strong> Déjà, ça me permet d’avoir l’air intelligent, et c’est une occasion qui se présente assez rarement dans ma vie, il fallait sauter dessus. Et puis c’est un format très marrant à jouer, c’est plus théâtral que le stand-up, laissant place à l’humour visuel, et j’adore ça. C’est le premier spectacle qui va me manquer quand j&#8217;arrêterais de le jouer. J’aurais pu continuer trois ou quatre ans de plus en changeant le titre pour <em>On ne rembourse pas</em>, faire semblant que c’est un nouveau spectacle, mais je vous l’ai dit, je n’aime pas prendre les gens en traître.</p>
<p><strong>Est-ce un prolongement de la conférence TEDx que vous aviez donnée en 2016 ?</strong> Wow, vous êtes de fins connaisseurs de ma carrière humoristique ! Effectivement, c’était une expérience assez intéressante. Je voulais me foutre un peu de leur gueule, parce que le concept est vraiment très macroniste et bien-pensant. Les conférences TEDx, c’est vraiment &#8220;si on veut, on peut&#8221;. La sociologie, ils s’en foutent. C’est de droite, TEDx. Alors je me suis acheté un costume comme Gabriel Attal et je me suis dit : « Moi aussi, je vais faire ma conférence ».</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/Q2G2eky6Azw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Quels sujets abordez-vous ?</strong> Il n’y a pas vraiment de fil conducteur, j’aborde plein de thèmes comme le chômage, l’égalité hommes-femmes, le dérèglement climatique, mais aussi l’orgasme prostatique et les bâtonnets de colin du capitaine Igloo. Rassurez-vous, les deux derniers sujets ne sont pas liés, on ne joue pas avec la nourriture.</p>
<p><strong>Pandémie, guerre, crise écologique&#8230; N&#8217;est-ce pas une époque formidable pour les humoristes ?</strong> Ça fait des bons sujets, c’est vrai, mais quand 90 % de la population sera à découvert à la fin du mois, la priorité ne sera pas d’aller rigoler dans les salles de spectacles. En 1940, il y avait des bonnes blagues à faire, mais je ne suis pas certain que ce fut une période très faste pour les humoristes. Et puis il arrive un moment où trop de choses vont mal, les gens n’ont plus envie de rire du tout. Si je me fais larguer juste après avoir appris que ma maison est saisie et que mon fils a une leucémie, si un mec arrive en criant « Eh ! Qu’est-ce qu’il fait un chat à la salle de sport ? Des abdominous ! Hahaha ! », je ne suis pas sûr de ne pas le tarter.</p>
<p><strong>Quoi qu&#8217;il en soit, la crise du Covid vous a été plutôt bénéfique. Votre <em>Journal du confinement</em> fut très suivi durant cette période, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, c’était très particulier comme période, tout le monde vivait la même chose en même temps, donc forcément, ça crée une émulation autour du sujet. C’était très marrant à faire, mais super fatiguant. C’est compliqué de sortir trois minutes marrantes par jour, pendant deux mois. Quand j’ai réalisé tout un épisode avec une branche de tilleul entre les fesses, je me suis dit : « Ouh-là, je commence à fatiguer »&#8230; Avec mon coauteur, Arsen, on était à deux doigts du burnout, mais on est super fiers du résultat.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/5zF25TrvzdE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Pour vous, la grande question ne serait donc pas : « quelle planète va-t-on laisser à nos enfants ? », mais plutôt : « doit-on laisser des enfants à notre planète ? »&#8230; Votre humour deviendrait-il de plus en plus noir à mesure que notre avenir s&#8217;obscurcit ?</strong> Non, parce que je ne suis pas spécialement inquiet pour l’avenir. Je ne suis ni optimiste, ni pessimiste. J’ai bien conscience qu’à plus ou moins court terme, l’humanité est foutue, mais est-ce vraiment un mal ? On s’autodétruit comme des crétins en se gâchant la vie au travail pour acheter le dernier iPhone et l’utiliser pour supprimer nos interactions sociales… C’est donc un peu prétentieux de penser qu’il faut absolument sauver l’espèce humaine.</p>
<p><strong>Seriez-vous toujours &#8220;un sale con&#8221;, <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/09/01/pierre-emmanuel-barre-2/" target="_blank">comme l&#8217;annonçait votre premier spectacle</a> ?</strong> Vous voyez que je suis nul en titre, dix ans après le premier spectacle, on continue à en profiter pour m’insulter. Heureusement qu’il ne s&#8217;appelait pas &#8220;Pierre-Emmanuel Barré suce pour deux euros&#8221;, vous imaginez comme ma vie serait un enfer ?</p>
<p><strong>Certains jugent votre humour &#8220;grossier&#8221;. Que répondez-vous à ça ?</strong> <strong>Est-ce une réponse à la vulgarité du monde ?</strong> Je vous répondrais bien que oui, c’est une réponse à la vulgarité du monde, pour avoir l’air torturé et passer pour un artiste écorché vif. Mais en fait, c’est juste que, parfois, c’est très marrant les blagues de bite.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/CLDoLrIgWfw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>D&#8217;ailleurs, comment définiriez-vous votre humour, votre style ?</strong> J’essaye de ne pas m’enfermer dans des cases, parce que c’est super difficile d’en changer. Avant, j’étais &#8221; le mec de Canal+ &#8220;, puis &#8220;celui dit du mal de Manuel Valls sur France Inter&#8221;. Maintenant, je suis &#8220;le gars du journal de confinement &#8220;&#8230; C’est un peu gênant, car les gens s’attendent à quelque chose en venant dans la salle, et ils sont déçus si je tente des trucs différents. J’essaie donc de me renouveler en permanence, pour que le public reste ouvert à d’autres propositions.</p>
<p><strong>Finalement, ne seriez-vous pas la preuve, contrairement à ce que l&#8217;on peut entendre à longueur de journée, que l&#8217;on peut encore rire de tout ?</strong> Honnêtement, je pense que j’ai entendu cette question 7863 fois cette année. Ce n’est pas contre vous, hein, mais apparemment il existe une règle tacite entre journalistes et vous êtes obligés de la poser. Mais je trouve bizarre qu’on dise ça, parce que je n’ai pas du tout l’impression qu’on puisse dire moins de choses qu’avant. Il suffit d’allumer CNews ou de regarder Hanouna (ne le faites pas) pour voir qu’on peut dire n’importe quelle merde qui nous passe par la tête sans aucune conséquence.</p>
<p><strong>Sinon, rien à voir, mais vous confond-on encore avec Laurent Wauquiez ?</strong> Non, en revanche, un jour un type m’a arrêté dans la rue et m’a demandé : « Vous êtes Pierre-Emmanuel Barré ou Guillaume Meurice ? ». Je lui ai répondu « Pierre-Emmanuel Barré ». Alors il m’a dit : « Est-ce que vous pourriez dire à Guillaume Meurice que j’adore ce qu’il fait ? »&#8230; Merci la vie.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/01/01/pierre-emmanuel-barre-4/">Pierre-Emmanuel Barré</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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		<title>Cali</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2022/11/14/cali/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 06:30:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Cali]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ne faites jamais confiance à un cowboy</em>, ce n&#8217;est pas seulement un concert, ni vraiment du théâtre. Plutôt un western musical. Seul sur scène, à l&#8217;ombre d&#8217;un réverbère, Cali est assis sur un banc. Guitare en bandoulière, le Perpignanais à la voix éraillée se glisse dans la peau d&#8217;un clochard céleste. Il se réveille, nous prend à témoin pour raconter sa vie d&#8217;avant, quand il était chanteur. S&#8217;enchaînent alors des histoires d&#8217;amour, d&#8217;amitié, tantôt rock ou mélancoliques. Toutes inventées, bien sûr, mais bouleversantes de sincérité.</p>
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