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	<title>LM magazine &#187; Roman Graphique</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>30e  RDV de la bande dessinée d&#8217;Amiens</title>
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		<pubDate>Fri, 29 May 2026 03:30:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Les salons du livre, et de la BD en particulier, sont devenus un ressort comique de nombreux auteurs. Bouzard, Boulet ou Sattouf...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Les salons du livre, et de la BD en particulier, sont devenus un ressort comique de nombreux auteurs. Bouzard, Boulet ou Sattouf ont tous évoqué les-à-côtés de ces rendez-vous : dédicaces à n’en plus finir ou désintérêt total du public, remarques lunaires, autographes vendus sur eBay dès le lendemain… On en viendrait presque à plaindre ces forçats du pinceau. Ceci dit, nous autres, simples lecteurs, allons égoïstement oublier cette situation et nous ruer à Amiens, qui n’a rien à voir avec la machine (enrayée) qu’est devenue Angoulême. Certes, le festival accueille une centaine de bédéastes, parmi lesquels<strong> Guy Delisle, Fanny Michaëlis, Vanyda, Matthieu Bonhomme, <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/03/01/marion-montaigne/" target="_blank">Marion Montaigne</a></strong> ou <strong>Terreur Graphique.</strong> Mais ces trois week-ends proposent également conférences et expositions consacrées aux artistes présents (<strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/09/01/emil-ferris/" target="_blank">Emil Ferris</a>, <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/03/01/penelope-bagieu/" target="_blank">Pénélope Bagieu</a></strong>…). Par conséquent, avoir un p’tit Mickey dessiné par <strong>François Schuiten</strong> sera finalement le cadet de nos soucis. De toute façon, on lui aurait demandé un Tintin.</p>
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		<title>Rébecca Dautremer</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2020 04:15:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Des Souris et des hommes]]></category>
		<category><![CDATA[John Steinbeck.]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Comment êtes-vous devenue illustratrice ? J’ai étudié à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, et me destinais plutôt au graphisme...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment êtes-vous devenue illustratrice ?</strong> J’ai étudié à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, et me destinais plutôt au graphisme et à la photographie. Les éditions Gautier-Languereau m’ont alors proposé un premier album tandis que j’étais étudiante. Les choses sont arrivées naturellement, sans que je cherche à intégrer ce milieu… j’ai toujours eu une bonne étoile ! Au bout de quelques années, je me suis consacrée pleinement à l’édition illustrée pour l’enfance.</p>
<p><strong>On se souvient par exemple de <em>Princesses</em>…</strong> Oui, cet album s’est vendu dans le monde entier. Il m’a ouvert beaucoup de portes. Petit inconvénient : j’ai été cataloguée comme &#8220;dessinatrice de princesses&#8221;… Or, j’ai très tôt dépassé ce registre. C’est encore le cas avec<em> Des Souris et des hommes</em>.</p>
<p><strong>Comment qualifieriez-vous votre style ?</strong> J’ai toujours adoré les images emplies de détails. Depuis toute petite, j’admire les tableaux de la Renaissance, de Brueghel. Bien plus modestement, je cultive ces petites histoires cachées, ces nombreux niveaux de lecture… Au fil du temps, je m’intéresse davantage au rapport texte-image, à la narration.</p>
<div id="attachment_116943" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/tishina_s_h_5.jpg"><img class="size-large wp-image-116943" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/tishina_s_h_5-1024x614.jpg" alt="Illustrations © Rébecca Dautremer éd. Tishina" width="995" height="597" /></a><p class="wp-caption-text">Illustrations © Rébecca Dautremer éd. Tishina</p></div>
<p><strong>Quelle est la genèse de ce livre, <em>Des Souris et des hommes</em> ?</strong> C’est d’abord la volonté d’un éditeur, <a href="https://www.editions-tishina.com/" target="_blank">Tishina</a>, une toute petite maison fondée par deux jeunes passionnés. J&#8217;avais déjà réalisé pour eux, il y a une dizaine d’années, une adaptation de <em>Soie</em>, le best-seller d&#8217;Alessandro Baricco. Ce fut ma première expérience dans l’illustration pour adultes.</p>
<p><strong>Quel est le principe ?</strong> Il s’agit de conserver le texte intégral, sans retirer une virgule. C’est la particularité de notre projet. Avec <em>Des Souris et des hommes</em>, j’ai souhaité approfondir cette démarche, créant un objet hybride entre le roman et le livre d’images, soit une petite brique de 420 pages illustrées.</p>
<div id="attachment_116944" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/tishina_s_h_8.jpg"><img class="size-large wp-image-116944" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/tishina_s_h_8-1024x614.jpg" alt="Illustrations © Rébecca Dautremer éd. Tishina" width="995" height="597" /></a><p class="wp-caption-text">Illustrations © Rébecca Dautremer éd. Tishina</p></div>
<p><strong>Pourquoi s’intéresser à ce roman de Steinbeck ?</strong> Nous cherchions un texte relativement court, que l’on pourrait conserver entièrement – cela aurait été impossible avec <em>Salammbô</em> de Flaubert ! Nous avions d’abord évoqué <em>La Vie devant soi</em> de Romain Gary mais les droits nous sont passés sous le nez ! <em>Des Souris et des hommes</em> est alors apparu comme une évidence. C’est une fable mythique. De plus cette époque, la Grande Dépression, me fascine visuellement, souvenez-vous des photographies de Dorothea Lange.</p>
<p><strong>Quelle en est votre lecture ?</strong> Je trouve le propos captivant : la première puissance mondiale, à un moment de son histoire, a connu la famine à cause d’un système financier absurde. Les Hommes ont vécu dans une extrême misère matérielle et morale. En même temps, le récit révèle des sentiments forts. Aucun personnage n’est vraiment sympathique, la pauvreté les rend tous teigneux, mais on les aime…</p>
<p><strong>Comment avez-vous travaillé ?</strong> J’ai varié les codes graphiques. Certaines pages séquencées comme une BD alternent avec de grandes peintures à la gouache. Parfois, je me suis inspirée de l’art brut pour traduire les visions de Lennie. D’autres images restituent la patine et le folklore des illustrations de l’époque. J’ai notamment détourné de fausses affiches de théâtre, de cinéma… Surtout, je me suis interdit toute retouche. Je n’ai jamais effectué de croquis préparatoires, ni changé de papier, prenant le risque d’assumer des dessins moins bons. J’ai envisagé ce livre comme un carnet de croquis, et je me suis lâchée !</p>
<div id="attachment_116945" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/tishina_s_h_11.jpg"><img class="size-large wp-image-116945" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/tishina_s_h_11-1024x614.jpg" alt="Illustrations © Rébecca Dautremer éd. Tishina" width="995" height="597" /></a><p class="wp-caption-text">Illustrations © Rébecca Dautremer éd. Tishina</p></div>
<p><strong>Le texte est dense, il contient beaucoup de dialogues…</strong> Oui, et il se prête bien à l’adaptation d’un roman graphique. Au fond, c’est quasiment du théâtre. J’ai appréhendé les personnages sous le prisme du jeu d’acteur, comme sur une scène.</p>
<p><strong>Steinbeck donne également peu d’indications quant aux décors. Comment avez-vous composé avec cette difficulté ?</strong> Pour moi c’est un atout, je peux ainsi m’emparer plus librement du livre. J&#8217;illustre des lieux précis (le ranch, la montagne…) par de simples dessins au crayon. Je soigne aussi de petites images avec des coins arrondis en début de chapitre. Elles sont comme de vieilles photos restituant l’ambiance de l’époque : ici un livre déchiré, là une vieille lampe déglinguée… J’ai enfin réalisé de grands tableaux en ouverture des chapitres, renvoyant aux photographies de Dorothea Lange (les machines agricoles, les ouvriers dans les champs de coton…)</p>
<p><strong>Il y a parfois des dessins sans texte…</strong> Oui, sur plusieurs grandes doubles pages. Elles développent des histoires en dehors du récit originel, révélant ce qui n’est pas dit dans le roman. Ces images silencieuses illustrent des souvenirs, des flashbacks, des fantasmes… Il ne s’agissait pas de coller absolument au texte, j’en livre parfois ma propre vision. Steinbeck est très factuel, ne dévoile pas les émotions des personnages. Je me suis engouffrée dans cette brèche.</p>
<div id="attachment_116946" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/tishina_s_h_19.jpg"><img class="size-large wp-image-116946" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/tishina_s_h_19-1024x614.jpg" alt="Illustrations © Rébecca Dautremer éd. Tishina" width="995" height="597" /></a><p class="wp-caption-text">Illustrations © Rébecca Dautremer éd. Tishina</p></div>
<p><strong>Pourquoi avez-vous agrémenté le récit de fausses réclames ?</strong> Pour montrer la dureté du monde dans lequel les personnages évoluent : ce capitalisme absurde, l’argent qui écrase tout. Mais, en même temps, j’y invite les petites souris dont raffole Lennie !</p>
<p><strong>Combien de temps cela vous a-t-il pris ?</strong> Oh mon dieu ! J’ai travaillé durant 16 mois, 15 heures par jour, 7 jours sur 7… ça a été une horreur. En réalité, il m’aurait fallu plus de deux ans !</p>
<p><strong>Est-ce votre plus grand défi ?</strong> Oui, pour le mélange des registres, le rapport texte-image. C’est une proposition radicalement différente d’une BD, offrant une lecture inédite !</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> Je prépare d’autres albums liés à l’enfance, notamment la série du lapin <em>Jacominus</em>. Je participe toujours à des conférences sur mon métier mais j’en ai un peu assez, j’ai envie de m’amuser ! C&#8217;est pourquoi je prépare un spectacle. Avec un danseur de hip-hop, qui incarne mon personnage. C’est l’occasion d’expliquer mes problèmes, la page blanche, l’inspiration, mon enfance… En somme, c’est l’éternelle histoire du créateur et de sa créature.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Rendez-vous de La BD d&#8217;Amiens</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 23:32:31 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Après 24 éditions, nul besoin de rappeler l&#8217;importance de ces <a href="https://rdvbdamiens.com/" target="_blank">Rendez-Vous</a>. D&#8217;ailleurs, les auteurs ne s&#8217;y sont pas trompés. Ils seront cette année plus de 90 au sein des 5 000 m<sup>2</sup> de la Halle Freyssinet. Parmi eux l&#8217;Italien Enrico Marini. Connu pour son trait réaliste <em>(Rapaces, Les Aigles de Rome…)</em>, il est le premier &#8220;franco-belge&#8221; (eh oui, il est édité chez Dargaud) autorisé à dessiner &#8220;sa&#8221; version de Batman <em>(The Dark Prince Charming)</em>. D&#8217;ailleurs, c&#8217;est à lui qu&#8217;on doit l&#8217;affiche du <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/06/01/rendez-de-bd-damiens-2/" target="_blank">festival</a>. En parlant de monument &#8220;restauré&#8221;, <em>Blake et Mortimer</em> s&#8217;offrent une nouvelle jeunesse sous les crayons de… François Schuiten. Le dessinateur des <em>Cités obscures</em> a planché trois ans sur <em>Le Dernier Pharaon</em>, épaulé par d&#8217;autres Belges illustres : Jaco Van Dormael, <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2013/09/13/thomas-gunzig/">Thomas Gunzig</a> et Laurent Durieux. L&#8217;album révèle ses premières pages à Amiens. Au fil des nombreuses expositions disséminées dans l&#8217;ancienne friche industrielle (et partout en ville) on s&#8217;arrête aussi devant la nouvelle enquête graphique de<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/06/02/xavier-betaucourt-bruno-cadene-eric-cartier/"> Xavier Betaucourt</a> et Jean-Luc Loyer. Après <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/01/05/le-grand-a/"><em>Le Grand A</em></a>, passionnant récit de la genèse du plus grand Auchan de France, le duo s&#8217;intéresse au <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/12/01/louvre-lens-a-5-ans/">Louvre-Lens</a>, dans un ouvrage à l&#8217;image de cette manifestation : en dehors des cases.</p>
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		<title>Catel</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2018/07/01/catel/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Jul 2018 01:00:36 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>A bien y regarder, son parcours ressemble un peu à celui de ses héroïnes : semé d&#8217;embûches, éclairé par les rencontres et à contre-courant du destin. Catel Muller a grandi dans un petit village d&#8217;Alsace, au sein d&#8217;une famille de scientifiques. <em>« J&#8217;ai toujours aimé la BD, mais c&#8217;était un peu défendu, pas même un métier</em>, explique-t-elle. <em>A cette époque, il n&#8217;y avait d&#8217;ailleurs aucun modèle féminin, à part Claire Bretécher&#8230; »</em>. Ado, notre auteure en herbe s&#8217;ennuie donc ferme au fond de sa classe de seconde S. Alors, plutôt que de s&#8217;intéresser aux équations, elle caricature son prof de maths en cochon. Le croquis lui vaut une convocation des parents. <em>« J&#8217;étais morte de trouille&#8230; Mais contre toute attente, il leur a dit que j&#8217;étais super douée et qu&#8217;il me fallait suivre une voie artistique&#8230; il m&#8217;a sauvé la vie ! »</em>.</p>
<p><img class="alignright size-medium wp-image-87907" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/06/catel-jbm-9500jean-baptiste-millot-300x200.jpg" alt="Catel©Jean-Baptiste Millot" width="300" height="200" />S&#8217;ensuivront des études aux Arts décoratifs de Strasbourg. Son meilleur ami est un certain Blutch. Après cinq ans, ils se retrouvent à Paris. <em>« Il m&#8217;avait embarquée dans </em>Fluide glacial<em> mais ça m&#8217;avait un peu effrayée de me retrouver dans cette équipe de mecs, je me suis donc réfugiée dans la littérature jeunesse, où il y avait plus de filles »</em>. L&#8217;Alsacienne fourbit ainsi ses armes durant 10 ans dans différentes maisons &#8220;jeune public&#8221;. <em>« J&#8217;ai très vite pu vivre de mes petits dessins, sans penser à la BD, ça me paraissait impossible »</em>. Et pourtant…</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-87901" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/06/aquarelle-de-kiki-de-montparnasse-sur-scene-232x300.jpg" alt="Aquarelle de Kiki de Montparnasse sur scène © Catel" width="232" height="300" />Coup de foudre</strong></p>
<p>A la fin des années 1990, une rencontre avec la coloriste Véronique Grisseaux la renvoie à ses premières passions. Elles créent le personnage de Lucie, une jeune célibataire un peu paumée, sorte de Bridget Jones à la française – et avant l&#8217;heure. <em>« On racontait nos histoires de trentenaires cherchant l&#8217;amour ». </em>Casterman leur commande trois albums. Ce succès lui donne des idées. <em>« Je souhaitais agrandir le monde autour de mon héroïne, mais j&#8217;avais besoin d&#8217;aide au niveau scénaristique&#8230; ». </em>En 2003, elle croise l&#8217;écrivain José-Louis Bocquet, lors du festival d&#8217;Angoulême. C&#8217;est un coup de foudre artistique (et amoureux). Ensemble, ils publient Kiki de Montparnasse en 2007. Cette première <em>« biographique »</em> retrace le parcours de la &#8220;star&#8221; des Années folles, et muse de Man Ray. <em>« Cette sorte de Madonna laisse une trace indélébile, demeurant un symbole de liberté, d&#8217;émancipation féminine »</em>. Catel la croque avec son trait si singulier : délié et enlevé. <em>« Je me situe entre le classicisme et la modernité, la ligne claire de l&#8217;école belge et la culture du roman graphique qu&#8217;incarnent Sfar ou Blain »</em>, dit-elle.</p>
<p><img class="alignright size-medium wp-image-87902" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/06/26727-225x300.jpg" alt="(c) Catel" width="225" height="300" />Suivront Olympe de Gouges, rédactrice de la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791 (guillotinée deux ans plus tard), puis Joséphine Baker&#8230; <em>« Elle est très connue, certes, mais pas forcément pour les bonnes raisons. Cette Vénus noire habillée de bananes était une résistante durant le Seconde Guerre mondiale, une femme engagée contre la ségrégation raciale, et puis elle a adopté 12 enfants de couleurs de peau différentes. Dans sa &#8220;tribu arc-en -ciel&#8221;, chacun pouvait vivre en conservant sa religion. Cette icône glamour a montré qu&#8217;il était possible de vivre fraternellement en ayant des cultures ou valeurs différentes ». </em>On citera, aussi, <em>Ainsi soit Benoîte Groult,</em> portrait d&#8217;une figure du féminisme français et influence majeure de Catel.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-87903" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/06/alice-guy-intro-catalogue-caster-234x300.jpg" alt="Alice Guy © Catel" width="234" height="300" />Les clandestines</strong></p>
<p>Celle qui a toujours signé ses œuvres de son prénom (<em>«la seule chose qu&#8217;une femme garde, contrairement à son nom »</em>) se revendique féministe, au sens le plus littéral du terme, militant pour <em>« l&#8217;égalité des droits entre les hommes et les femmes »</em>. Le choix de ces personnages n&#8217;est en rien hasardeux. <em>« Nous nous intéressons aux clandestines de l&#8217;Histoire, celles qui l&#8217;ont marquée mais qu&#8217;on n&#8217;a pas retenues ».</em></p>
<p>Dans le même esprit, Catel et Bocquet planchent aujourd&#8217;hui sur Nico, égérie du Velvet Underground, mais aussi Alice Guy, dont on découvre au CBBD quelques planches. <em>« C&#8217;est la toute première cinéaste. Elle reste largement méconnue mais a pourtant signé, dès la fin du xixe siècle, plus de 500 films »</em>. Pas rancunière, cette auteure prolifique s&#8217;attelle aussi, cette fois seule et pour la première fois, au portrait d&#8217;un homme. Pas n&#8217;importe lequel, car il s&#8217;agit de&#8230; René Goscinny ! Joli symbole, n&#8217;est-ce pas ?</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=87932" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE CATEL</a></strong></p>
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		<title>Jonathan Ames &amp; Dean Haspiel</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Oct 2015 09:54:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>&#160; « Et si on se murgeait tous les week-ends ? ». À 15 ans, Jonathan A., double fictif de l’auteur, Jonathan Ames (romancier...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>« <em>Et si on se murgeait tous les week-ends ?</em> ». À 15 ans, Jonathan A., double fictif de l’auteur, Jonathan Ames (romancier et créateur de la série <em>Bored to Death</em>) et Sal, son meilleur (petit ?) ami, découvrent le plaisir désinhibant de l’alcool et décident de s’y adonner régulièrement. De joyeuses cuites sans conséquences – avec le fantasme du jeune écrivain d’approcher les destinées de Kerouac ou d’Hemingway – se transforment bientôt en beuverie ininterrompue. Se réveiller à côté d’une naine excitée, déguster une saucisse avec Monica Lewinsky, expliquer une calvitie par un diagramme… l’antihéros fait rire mais renvoie à la dure réalité de la dépendance. La séparation, qu’elle soit amicale, amoureuse ou familiale, creuse les blessures de cet alcoolique sensible et touchant. Le désespoir est continuellement alimenté. La répétition du même dessine un cercle infernal oscillant entre autodestruction et instinct de survie. C’est glaçant de sincérité jusqu’à frôler le pathétique. Le graphisme en noir et blanc du cartooniste d’American Splendor, Dean Haspiel, renforce l’ambivalence du personnage – se détruire et se soigner. Sans parler de la magnifique couverture sérigraphiée et cabossée « <em>pour rappeler que la vie ne laisse personne indemne </em>».</p>
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		<title>Vince Taylor n’existe pas (1)</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 08:26:11 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Tout d’abord, que sait-on de Vince Taylor (1939-1991) ? Si peu. Un Anglais né aux USA et venu tenter sa chance en France. Un loser ultra-violent interdit de concert. Une relique du passé vêtue de cuir noir quand les fleurs avaient pris le pouvoir. Un schizophrène reprenant les pionniers mais ne composant qu’un seul standard &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=HvNHXbTL7Oc" target="_blank"><em>Brand New Cadillac</em></a> &#8211; popularisé par The Clash. Voici résumée en quelques mots une carrière avortée. Mais Maxime Schmitt, lui, en sait un peu plus.</p>
<p><a title="Vince Taylor n’existe pas" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2010/10/02/vince-taylor-nexiste-pas/">lire la suite</a></p>
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		<title>La BD suisse à Bruxelles</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Jan 2014 15:45:32 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>À force d&#8217;évoquer la tradition franco-belge (ou belgo-française, à vous de voir), on en oublierait presque l&#8217;apport des dessinateurs suisses. Pourtant, les Helvètes ont souvent joué un rôle majeur dans ladite tradition, à commencer par Derib, disciple de Jigé, mais surtout père de Yakari et Buddy Longway. D&#8217;autres noms viennent à l&#8217;esprit lorsque l&#8217;on évoque les bulles du lac Léman : Zep et Titeuf bien sûr, mais aussi Mix Et Remix (qui est tout seul, rappelons-le) ou encore l&#8217;excellent Frédérik Peeters, auteur des émouvantes <em>Pilules Bleues</em> (2001). Peu de ces artistes sont restés dans leur canton, et beaucoup entretiennent des liens privilégiés avec la Belgique. D&#8217;ailleurs, existe-t-il un style suisse ? C&#8217;est l&#8217;une des questions soulevées par ce bel accrochage, qui réunit une vingtaine de bédéastes dont certains restent peut-être à découvrir.</p>
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		<title>Will Eisner</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Sep 2013 11:22:41 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Né à Brooklyn, grandi dans le Bronx, l&#8217;enfance de ce petit juif américain aurait pu ressembler à celle de Noodles et Max, ces gamins perdus d&#8217;Il Était Une Fois En Amérique (1984). Mais Will Eisner, passionné par le dessin, passe des heures un crayon à la main et publie ses premières planches à l&#8217;âge de 19 ans. En 1940, il crée <em>The Spirit</em>. Un peu à contre-coeur : la mode est aux superhéros, il faut bien vivre. Alors, va pour un justicier. Mais un anti-héros désinvolte et dénué de super-pouvoirs, couvert d&#8217;un costume trois pièces, d&#8217;un feutre mou et d&#8217;un simple masque. Et assisté par un jeune Noir&#8230; vingt ans avant les droits civiques ! Les deux exemplaires présentés à Bruxelles reflètent bien cet imaginaire inspiré des films noirs. Ce travail caractérisé par un trait fluide, tout en courbes dynamiques, des compositions épurées et des perspectives inhabituelles, ne sera pas immédiatement reconnu à sa juste valeur.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/11/xpo_f2p_will-eisner_the-spirit_1_ll88.jpg"><img class="size-medium wp-image-4005 alignleft" alt="xpo_F2P_Will Eisner_The Spirit_1_LL88" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/11/xpo_f2p_will-eisner_the-spirit_1_ll88-185x300.jpg" width="185" height="300" /></a></p>
<p><strong>L&#8217;absence et la redécouverte. </strong>Au début des années 1950, en bon père de famille et fatigué de la routine des arrestations de méchants, Eisner raccroche. Donne des cours dans une école d&#8217;art new-yorkaise, illustre des revues éducatives à destination des&#8230; militaires, auxquelles on jette un oeil étonné. De quoi sombrer tranquillement dans l&#8217;anonymat. Pourtant, coup du hasard, des archéologues d&#8217;une culture pop encore balbutiante exhument The Spirit au mitan des sixties. Défendent sa ligne, son avant-gardisme, sa pertinence. Eisner est touché mais refuse le dernier tour de piste. Marqué par les audaces de Robert Crumb et de la free press – dont, honnête bourgeois, il ne partage pas les opinions politiques anarchisantes – le vieil auteur remet tout en question. À commencer par son savoir-faire&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/11/xpo_f5p_will-eisner_10236_ll88.jpg"><img class="size-medium wp-image-4006 alignright" alt="xpo_f5p_will eisner_10236_LL88" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/11/xpo_f5p_will-eisner_10236_ll88-237x300.jpg" width="237" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le retour du père prodige.</strong> Conceptualisant, à travers deux ouvrages, le roman graphique, Eisner souligne que le texte n&#8217;est pas le faire-valoir du dessin, mais doit jouer à jeu égal, ou presque. Le maître se penche sur son enfance, le Bronx, ces familles entassées, ces « <em>salauds de pauvres</em> », comme dirait l&#8217;autre, et fait montre d&#8217;un humour noir et acerbe. <em>Un Pacte avec Dieu</em> ou <em>Le Rêveur</em> sont des preuves flagrantes de cette révolution, qui tord les cadres étriqués pour laisser place à des plans dignes d&#8217;un metteur en scène. Pour saluer cette oeuvre moderne, l&#8217;exposition ne se contente pas d&#8217;aligner des planches originales, ces reliques païennes, mais présente des vidéos d&#8217;entretiens, des éditions étrangères aux couvertures variées&#8230; Un véritable tour d&#8217;horizon d&#8217;un auteur majeur qui aura eu la chance&#8230; d&#8217;en avoir une deuxième.</p>
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		<title>Dossier roman graphique</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2013 14:37:12 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Une fois ce snobinard mis à la porte, on se posa cinq minutes pour tenter de comprendre. Passé le fait que notre ami tirait gloriole de ne pas appartenir au million d&#8217;acheteurs du dernier<em> Titeuf,</em> que reprochait-il exactement à la bande dessinée traditionnelle ? Sa profusion ? Son manque d&#8217;originalité ? Certes, parmi les 4 109 nouveautés arrivées dans les présentoirs pour la seule année 2012, tout n&#8217;est pas forcément exceptionnel ; entre les héros survivant à leurs auteurs, les franchises interminables et les adaptations navrantes, on a vite fait de tourner les talons à peine entré chez le libraire. Pourtant, depuis une dizaine d&#8217;années, s&#8217;imposent des ouvrages hors des sentiers battus. Ces bandes dessinées échappent au format « <em>48 pages CC</em> » (collé-cartonné); la pagination n&#8217;est d&#8217;ailleurs plus la norme, et affiche souvent plusieurs centaines de pages. Les histoires tiennent en un tome ou plus, mais la série n&#8217;a pas sa place. Et derrière l&#8217;austérité de façade (le noir et blanc est fréquent), éclatent des talents enfin libérés des contraintes de la BD dite « franco-belge ». Ces œuvres sont couramment regroupées sous le terme fourre-tout de roman graphique. Et ça fait chic, semble-t-il. Mais d&#8217;où viens-tu, roman graphique ?</p>
<div id="attachment_8001" style="width: 130px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/02/dossier_roman-graphique_couv3_le-chat-du-rabbin_joann-sfar_ed-lassociation_ll821.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-8001" alt=" © Joann Sfar, éd. L'Association" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/02/dossier_roman-graphique_couv3_le-chat-du-rabbin_joann-sfar_ed-lassociation_ll821-120x76.jpg" width="120" height="76" /></a><p class="wp-caption-text">© Joann Sfar, éd. L&#8217;Association</p></div>
<p><strong>Made in USA</strong><br />
À l&#8217;origine, il s&#8217;agit de la traduction de « <em>graphic novel</em> » &#8211; cette appellation apparut pour la première fois en 1964, sous la plume du critique littéraire Richard Kyle, qui souhaitait distinguer certains comics jugés plus mûrs, plus sérieux, estimant que le terme « comics » renvoyait à des ouvrages enfantins. Il s&#8217;agissait moins pour Kyle d&#8217;évoquer la fiction (le roman en soi) que de légitimer des oeuvres en les élevant au rang de littérature. Et en 1978, Will Eisner reprit le terme à son compte pour défendre <em>Un Pacte Avec Dieu</em> (le récit dessiné de son enfance dans le Bronx) auprès d&#8217;éditeurs snobant les comics. Eisner théorisera la notion dans des ouvrages académiques. À sa suite, Art Spiegelman explore la mémoire de la Shoah à travers<em> Maus</em>, qui accède au rang de classique.</p>
<p><strong>Le sens des réalités</strong></p>
<div id="attachment_8048" style="width: 130px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/02/dossier_roman-graphique_int_oublier-tiananmen_davide-reviati_cambourakis_ll821.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-8048" alt=" © Davide Reviati, éd. Cambourakis" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/02/dossier_roman-graphique_int_oublier-tiananmen_davide-reviati_cambourakis_ll821-120x76.jpg" width="120" height="76" /></a><p class="wp-caption-text">© Davide Reviati, éd. Cambourakis</p></div>
<p><strong></strong><br />
On le voit, cette geste se nourrit du réel. Qu&#8217;il s&#8217;empare de questions politiques (Castro, de Reinhard Kleist), intimes (l&#8217;épilepsie dans <em>L&#8217;Ascension Du Haut-Mal</em> de David B.) ou tout cela à la fois (la vie d&#8217;un combattant antifranquiste, père de l&#8217;auteur, dans<em> L&#8217;Art De Voler</em>, d&#8217;Antonio Altarriba et Kim), le roman graphique traite de sujets sérieux, adultes (citons <em>Persepolis</em>, de Marjane Satrapi). Il existe d&#8217;ailleurs une sorte de « <em>politique des auteurs</em> », pour reprendre un terme cher à la Nouvelle Vague. Si, dans la BD classique, le héros récurrent éclipse le dessinateur, le roman graphique identifie d&#8217;abord l&#8217;auteur – oui, comme un romancier, une fois encore. L&#8217;ironie de l&#8217;histoire, c&#8217;est qu&#8217;en Europe, aucun auteur ne vous dira qu&#8217;il fait du roman graphique, rejetant une étiquette un peu précieuse et revendiquera la BD. Un dernier pour la route ? <em>Le Groom Vert-de-gris</em>, de Yann et Schwartz. C&#8217;est un <em>Spirou</em> et pourtant, on le rangerait bien dans la case roman graphique. On va sans doute l&#8217;offrir à notre pigiste…</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Portraits</strong></p>
<p><strong>La + prometteuse</strong><br />
<strong><a title="Julie Maroh" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2013/10/07/julie-maroh/" target="_blank">Julie Maroh</a></strong></p>
<div id="attachment_6627" style="width: 160px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/11/dossier_roman-graphique_julie_maroh_le_bleu_est_une_couleur_chaude_planche2_ll51_2.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-6627" alt="julie_maroh_le_bleu_est_une_couleur_chaude" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/11/dossier_roman-graphique_julie_maroh_le_bleu_est_une_couleur_chaude_planche2_ll51_2-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">julie_maroh_le_bleu_est_une_couleur_chaude</p></div>
<p style="text-align: left;">Multi-primé, traduit dans plusieurs langues et <a title="La Vie d’Adèle" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2013/10/07/la-vie-dadele/" target="_blank">bientôt adapté au cinéma</a>,<em> Le bleu est une couleur chaude</em> (Glénat, 2010) conte une histoire d&#8217;amour dramatique entre Emma et Clémentine. Les planches de Julie Maroh se distinguent par un trait subtil, une opposition clair-obscur et un délicat usage de la couleur. <em>F.A.</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Le + journaliste</strong><br />
<strong>Étienne Davodeau</strong></p>
<div id="attachment_8025" style="width: 130px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/02/dossier_roman-graphique_davodeau_un_homme_est_mort.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-8025" alt="© Etienne Davodeau" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/02/dossier_roman-graphique_davodeau_un_homme_est_mort-120x76.jpg" width="120" height="76" /></a><p class="wp-caption-text">© Etienne Davodeau</p></div>
<p style="text-align: left;">En 1992, son premier album contient déjà tous les thèmes qui lui tiendront à coeur : amitié, militantisme, vie quotidienne&#8230; Son oeuvre, couronnée par de nombreux prix, oscille entre fiction, documentaire et poésie du quotidien. <em>F.A.</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Le + inattendu<br />
</strong><strong>Derib</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/02/dossier_roman-graphique_cover_tu-seras-reine_derib_ll82.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-8022 aligncenter" alt="Tu seras reine © Derib" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/02/dossier_roman-graphique_cover_tu-seras-reine_derib_ll82-120x76.jpg" width="120" height="76" /></a> <a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/02/dossier_roman-graphique_cover2_buddy-longway_derib_ll82.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-8014 aligncenter" alt="Buddy Longway © Derib" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/02/dossier_roman-graphique_cover2_buddy-longway_derib_ll82-120x76.jpg" width="120" height="76" /></a> <a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/02/dossier_roman-graphique_cover_yakari_derib_ll821.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-8023 aligncenter" alt="Yakari © Derib" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/02/dossier_roman-graphique_cover_yakari_derib_ll821-120x76.jpg" width="120" height="76" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Mais que vient faire le papa de <em>Yakari</em> ici ?! C&#8217;est que le Suisse a signé, entre autres, une fresque d&#8217;une trentaine d&#8217;albums narrant la vie d&#8217;un trappeur marié à une squaw. <em>Buddy</em> <em>Longway</em>, c&#8217;est la vie sauvage, le choc des cultures, des personnages qui mûrissent et vieillissent&#8230; Un roman graphique au format franco-belge. <em>T.A.</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Pour aller plus loin</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>À visiter / </strong><strong>Deux expositions à Bruxelles,</strong> <strong>au Centre Belge de la Bande</strong> <strong>Dessinée :</strong><br />
<strong>Jusqu&#8217;au 07.04.2013 : Dix ans d&#8217;Écritures</strong> (exposition consacrée à la collection Écritures des éditions Casterman, spécialiste ès-roman graphique)<br />
<strong>17.09&gt;02.03.2014 : Will Eisner,</strong> <strong>du Spirit au roman graphique</strong> <strong>Bruxelles,</strong> CBBD, tlj sf lun, 10h&gt;18h, 8/6,3€, + 32 (0)2 219 19 80<br />
<strong>À lire /</strong><br />
<strong>Joseph Ghosn, <em>Roman Graphique :</em></strong><em> <strong>101 propositions de lectures des</strong> </em><strong><em>années soixante à deux mille</em><br />
</strong>(Éd. Le Mot Et Le Reste, 270 p., 30€)<br />
<strong>À découvrir /</strong> <a title="Éd. Cambourakis" href="www.cambourakis.com" target="_blank"><strong>Le site des éditions Cambourakis</strong></a></p>
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		<title>Frédéric Cambourakis</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Feb 2013 14:15:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Edition]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Cambourakis]]></category>
		<category><![CDATA[Roman Graphique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Quelle différence faites-vous entre bande dessinée et roman graphique ? Aux USA, le terme graphic novels fut créé pour se différencier des...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelle différence faites-vous entre bande dessinée et roman graphique ?</strong><br />
Aux USA, le terme <em>graphic novels</em> fut créé pour se différencier des comics. Mais en France, c&#8217;est un outil de communication et de publicité dont se servent les agents et les commerciaux pour désigner une partie des BD. Ça m&#8217;énerve un peu qu&#8217;on Chroniques sépare les deux. Même si ce terme recouvre une réalité, le roman graphique est une forme de bande dessinée, tout simplement.</p>
<p><strong>Comment expliquez-vous l&#8217;engouement actuel pour ce type de BD ?</strong><br />
<em>Persepolis</em> de Marjane Satrapi et<em> Le Chat Du Rabbin</em> de Johann Sfar, qui n&#8217;est pas un roman graphique d&#8217;ailleurs, ont représenté un tournant et fait découvrir la BD à un nouveau public. Cette explosion a favorisé l&#8217;apparition de nombreuses maisons indépendantes, qui ont profité de l&#8217;impulsion donnée par L&#8217;Association. Mais leur public n&#8217;est pas forcément fidèle, c&#8217;est pourquoi je ne vois pas d&#8217;engouement. Hélas, il s&#8217;agit plutôt de stagnation, voire de régression.</p>
<p><strong>Quel avenir pour la bande dessinée ?</strong><br />
Cet avenir dépend de celui du livre en général. Les librairies ferment les unes après les autres &#8211; prenez le cas de Virgin, par exemple. Je ne suis pas sûr qu&#8217;il reste beaucoup de maisons d&#8217;édition d&#8217;ici trente ans. Donc l&#8217;avenir du roman graphique est aussi lié à la crise du livre.</p>
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