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	<title>LM magazine &#187; portrait</title>
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		<title>ULISES  MENDICUTTY</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 05:00:47 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Mexicain installé à Barcelone, <a href="http://mendicutty.com" target="_blank">Ulises Mendicutty</a> trace sa route à coups de portraits incandescents, de larmes surdimensionnées et de roses éclatants. Son univers visuel percutant s&#8217;impose sur les murs des grandes villes autant que dans les pages du <em>Guardian</em>. Son parcours n’a pourtant rien de linéaire. Après des études de communication et de philosophie menées sans réelle conviction, il se réoriente vers l’illustration, guidé davantage par la pratique que par l’académisme. Au cœur de cette évolution, une figure clé : son grand-père. « <em>Écrire et illustrer un livre sur mon grand-père était le moteur dont j’avais besoin pour commencer à dessiner des personnages</em> », confie-t-il. De cette impulsion naissent des figures devenues emblématiques, notamment les séries <em>Barrio Boys</em> et <em>Portraits</em>, aujourd’hui souvent citées par ses clients. L’inspiration de Mendicutty se nourrit d’un double ancrage : la rue et les traditions. « <em>Je m&#8217;associe aux gens ordinaires, leurs gestes, leur manière d’être</em> », explique-t-il. Cette approche donne naissance à des visages expressifs, parfois déformés, traversés de larmes, de flammes ou de fleurs. Le rose, omniprésent, n’est jamais décoratif :<span class="has-pullquote" data-pullquote=" « Mon travail est sombre ; le rose en atténue le drame et le rend plus accessible »"> « Mon travail est sombre ; le rose en atténue le drame et le rend plus accessible »</span>. Se définissant volontiers comme un «<em> mariachi gothique</em> », mexicain « <em>comme le maïs, le nopal et la tortilla</em> », Ulises Mendicutty avance entre illustration, peinture et fresques murales avec une liberté revendiquée, animé par le désir constant de raconter des histoires qui lui ressemblent.</p>
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		<title>Les Corps élastiques</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 03:33:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Institut pour la Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Lucie Pastureau]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Une paire de chevilles ancrées au sol, la lumière qui accroche une peau laiteuse, un regard qui tient tête à l’objectif. Lucie Pastureau photographie des corps à un moment de bascule. Rien de spectaculaire, tout est affaire de micro-déplacements. Depuis <em>Luminescences</em>, réalisée à Lille et primée en 2018, l&#8217;artiste explore les zones de vulnérabilité et de passage. <em>Les Corps élastiques</em> prolonge cette recherche. Partant de sa propre grossesse, elle a accompagné d’autres trajectoires : corps en transition ou en voie de réappropriation. Ici, une silhouette semble prête à quitter sa propre enveloppe. Là, un torse se cambre, vulnérable et déterminé. Plus loin, un ventre arrondi capte la clarté comme un astre intime. Elle ne documente pas, elle rencontre.</p>
<h3>Espace de liberté</h3>
<p>Chaque portrait repose sur un pacte de confiance, perceptible dans la retenue des gestes. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Le corps, comme la photographie, est l’image que nous offrons au monde »">« Le corps, comme la photographie, est l’image que nous offrons au monde »</span>, écrit-elle. Mais sous l’épiderme, ça travaille. L’accrochage lui-même épouse cette logique. Pensé comme une partition, il alterne formats et respirations tandis qu&#8217;une création sonore transforme le parcours en expérience sensible. Lucie parle d&#8217;« <em>élasticité</em> », celle des chairs, mais aussi des images, capables de contenir plusieurs récits à la fois. À la sortie, rien n’est résolu – et c’est tant mieux. L’exposition ouvre un espace où les identités se relâchent, se réinventent, où l’image cesse d’assigner pour devenir un terrain d’émancipation.</p>
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		<title>Girls for Tomorrow</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 08:52:14 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>De sa rencontre avec Evy, Lila, Anta et Talia – quatre étudiantes brillantes et engagées, aux trajectoires radicalement différentes –, la cinéaste tire un portrait choral déployé sur une décennie. De l&#8217;ère Obama à l&#8217;arrivée de Donald Trump, l’entrée dans l’âge adulte de ces jeunes femmes se construit au rythme des secousses politiques et sociales : Women’s march, #MeToo, Black Lives Matter, sans oublier la crise climatique. Nourries par leur vécu, leur finesse d’analyse et leur engagement apportent un regard singulier, parfois prophétique, où l’hypersensibilité n’exclut ni l’action ni les virages à 180°.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-177407" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/01/affiche_girls-for-tomorrow-212x300.jpg" alt="affiche_Girls for Tomorrow" width="212" height="300" /></p>
<h3>Parcours de combattantes</h3>
<p>Ainsi Anta, orpheline et boursière, à la pensée affûtée, qui affronte ses démons avant de tout quitter pour tenter sa chance à Paris — avec une séquence au Panthéon particulièrement éloquente. Ou Lila, elle aussi boursière, qui entreprend de se dégenrer et articule, avec une apparente évidence, son combat écologique à ces questions identitaires. Il y a encore Evy, extravertie, en quête d&#8217;un ancrage après une enfance en perpétuel mouvement. Et, Talia, tiraillée entre sa judéité et ses aspirations personnelles, cherchant à concilier tradition et modernité.</p>
<h3>Work in progress</h3>
<p>Entre éco-anxiété et légèreté, élans d’espoir et scepticisme lucide, <em>Girls for Tomorrow</em> est un voyage intime et politique, traversé de fulgurances. Il interroge la manière dont les jeunes générations reçoivent le monde — et choisissent d’agir en profondeur, quitte à mobiliser consciemment les réseaux sociaux. Nora Philippe projette d’ailleurs de poursuivre ce portrait au long cours, avec de nouveaux rendez-vous à venir (un clin d’œil assumé au temps long de Richard Linklater). À noter enfin que la réalisatrice s’autorise ici l’autoportrait, à grand renfort d’archives tournées en Super 8, pour ce qu’elle nomme un « documentaire à sa fille ». Une boucle à la fois logique et sensible. Un film qui conjugue, avec justesse, féminisme, éloquence, activisme et sororité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/xX2qHkUrxKs?si=fsxXmP9xFeGB3Crw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Charlotte Abramow</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 03:47:15 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il n&#8217;est pas simple de tout réapprendre à 80 ans. Le langage, les gestes du quotidien&#8230; Pourtant, après une opération qui l&#8217;a plongé dans le coma, Maurice y parvient. Cette épreuve révèle un homme transformé, fantasque, touchant et qui, en « <em>en vieillissant, redevient un enfant</em> », selon sa fille, <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/10/01/charlotte-abramow/" target="_blank">Charlotte Abramow</a>. Celle-ci l&#8217;immortalise dans un monde où l&#8217;humour règne en maître. Chaque image s&#8217;offre comme un acte d&#8217;amour, un témoignage d&#8217;espoir, mais aussi  une façon de réinventer leur relation père-fille, où les rôles s&#8217;inversent. À la faveur d&#8217;un dialogue silencieux, leur complicité devient la matière même de l&#8217;œuvre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Conte surréaliste</strong></p>
<p>L&#8217;exposition s&#8217;articule en deux mouvements. D&#8217;abord documentaire, avec des images dévoilant l&#8217;intimité de la vie de l&#8217;octogénaire. Puis allégorique, grâce à sept tableaux élaborés comme les chapitres d&#8217;un conte visuel. Inspirée par les peintures surréalistes de Magritte, la Bruxelloise accorde fragilité et excentricité, «<em> tristesse et rigolade</em> ». Ici, Maurice est minuscule dans un lit trop grand, là il trône en majesté dans une chambre dont les murs sont parsemés de nuages. Il erre parmi les horloges ou les miroirs. Charlotte Abramow, déjà reconnue pour son œuvre féministe, dévoile une nouvelle facette de son talent : celle de transformer la douleur en beauté. Maurice s&#8217;est éteint en 2018 mais, dans ces images, il continue de vivre. Drôle, tendre et invincible.</p>
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		<title>Skio</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Dec 2024 07:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Comme bon nombre de ses pairs, <a href="https://www.skio.fr/" target="_blank">Nicolas Scauri, alias Skio,</a> a commencé à peindre dans la rue, en bombant des trains et des murs, entre graffs et lettrages &#8220;vandales&#8221;. D’abord à Nice où il a grandi, puis à Toulon où il a suivi des études de design. Rien que de très ordinaire, nous direz-vous ? Ça se discute&#8230; En tout cas, l’évolution de son art n’est pas commune. En deux décennies de pratique, ce quadragénaire désormais installé à Paris s’est fait un nom à travers le monde en développant un style à nul autre pareil. Nourries par une passion pour le Bauhaus ou le surréalisme mystique de Dalí, ses oeuvres conjuguent figuration et abstraction, couleurs froides (voire glaciales) et tonalités plus chaudes, pour initier une réflexion des plus contemporaines. En l’occurrence sur <em>« la place de l’Homme dans le paysage urbain »</em>, dit-il. Au sein de ses compositions, les formes géométriques symbolisent l’architecture complexe de nos cités bétonnées, où se fondent des visages au regard systématiquement absent. Cette oblitération laisse évidemment tout loisir au spectateur de se projeter dans ces portraits, qu’ils soient exécutés sur toile ou sur mur,  <em>« en digital et bientôt en volume »</em>. De façon plus subtile, cette disparition traduit également l’anonymat des êtres humains dans l’espace public. Et puis, qu’en est-il de ces grosses lunettes de soleil éclipsant parfois les yeux des sujets ? Ne seraient-elles pas, aussi, une manière de pointer l’immixtion croissante du numérique, et plus largement des écrans, dans nos vies ? À vous de voir, et surtout de regarder&#8230;</p>
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		<title>Alcide Dessine</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 05:50:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/10/01/alcide-dessine/">Alcide Dessine</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Je m’appelle Stéphane. J’ai 48 ans. Je suis marié, j’ai deux enfants. Je suis directeur d’une petite école rurale ».</em> On attend la chute, habitué à ses cases jouant habilement sur le nonsense. Elle ne viendra pas : pour une fois, Alcide Dessine est sérieux. Les vignettes de ce Pas-de-Calaisien reposent sur une mécanique bien huilée : un dessin léché accompagné d’un texte au style soutenu et au ton ironique, détaché. <em>« Si la légende explique le dessin, ça ne sert à rien</em>, abonde Alcide. J<em>e préfère les pas de côté. Je réalise parfois des croquis par avance, sans savoir encore quelle en sera la chute »</em>. On trouve dans ses oeuvres des sarcasmes vis-à-vis de la novlangue macronienne (la bienveillance, la start-up nation, etc.), des expressions prises au pied de la lettre, des jeux de mots vaseux, voire une certaine poésie absurde. On pense pêle-mêle à Fabcaro, Willem, Pierre La Police ou M. la Mine. L’intéressé préfère citer <em>« les comédies potaches du trio ZAZ »</em>, des humoristes comme Didier Bourdon, Ricky Gervais ou François Rollin. <em>« J’ai dû voir son spectacle, </em>Colères<em>, 12 000 fois »</em>. Et confie ne connaître <em>« strictement rien en bande dessinée, excepté Gary Larson, ce génie »</em>.</p>
<p><strong>Autodidacte</strong></p>
<p>Tout de même, ce trait soigné, vaguement ligne claire, il ne sort pas de nulle part, si ? <em>« J’ai commencé à dessiner vraiment par hasard voici trois ans, sur une petite tablette assez archaïque. Des choses en noir et blanc qui relataient la vie à l’école. Aujourd’hui, je débute par un photomontage et je poursuis par calques successifs »</em>. Outre ce travail pictural, on connaît Alcide Dessine via son groupe pop, Gang Clouds (eh oui!), et notre homme possède encore quelques marottes. <em>« Comme tous les gens prétentieux, j’ai commencé un roman&#8230; toujours inachevé. L’écriture de scénarios, voire la scène m’intéressent également »</em>. Bref, sous une forme ou une autre, on risque de retrouver bientôt Alcide dans les pages de <em>LM</em>.</p>
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		<title>KogaOne</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 05:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[KogaOne]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Ça ne saute pas aux yeux, mais KogaOne travaille en bande. Notamment avec les graffeurs du collectif Moulin Crew et des proches,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ça ne saute pas aux yeux, mais KogaOne travaille en bande. Notamment avec les graffeurs du collectif Moulin Crew et des proches, depuis une bonne dizaine d’années déjà. On retrouve d’ailleurs ses amis lardés de couleurs pop, air rêveur ou regard franc sur moult façades de briques ou de béton. «<em> L’enfant avec son casque de vélo, c’est ma fille. Ce mur a forcément une valeur sentimentale »</em>, nous précise le Messin de 36 ans. <em>« Abstraction réaliste »</em> ou <em>« réalisme abstrait »</em>, qu’importe les étiquettes, Matthieu Antignac (pour l’état civil) refuse de choisir. De la même façon, cet autodidacte qui a découvert le graffiti à l’âge de 20 ans n’aime guère se laisser enfermer dans la case &#8220;street-artist&#8221;. <em>« J’ai certes démarré en achetant trois bombes vaguement assorties, mais aujourd’hui j’utilise surtout l’acrylique, même pour les pignons. Je travaille un mur comme une toile</em> ». Avant de jaillir sur les briques, ses portraits sont travaillés sur Photoshop, réminiscence de son BTS graphisme. Ce canevas, où il décale les visages, trace les formes bleu roi ou magenta, est essentiel. En effet, s’il apprécie le <em>« glitch informatique »</em> (<em>ndlr. défaillance électronique reproduite à des fins esthétiques</em>), face au mur KogaOne laisse peu de place au hasard. En cela, il regarde davantage vers certains peintres abstraits ou les maîtres flamands. Enfin, durant l’automne, le touche-à-tout se retranche dans son atelier pour signer des dessins au stylo Bic ou des peintures à l’huile. En attendant les beaux jours et que la ville lui offre de nouveaux terrains de jeu.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/10/01/kogaone-2/" target="_blank">A LIRE AUSSI / L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
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		<title>Ça cartoon</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2021 13:13:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Et si le prochain héros (ou gros méchant) de Pixar ou de Disney, c’était vous ? <a href="https://toonme.com" target="_blank">L’application gratuite ToonMe</a> permet de transformer n’importe quel portrait en personnage de dessin animé, dans le pur style qui a fait la gloire de ces studios américains : traits arrondis et simplifiés, peau de bébé, grands yeux façon <em>Toy Story</em> ou <em>Reine des neiges</em>. Évidemment, la chose cartonne sur les réseaux sociaux, et voir la bobine de Jean Castex (au hasard) ainsi liftée est assez poilant &#8211; en tout cas bien plus que ses annonces. Pour autant, n’oublions pas que ce gadget numérique développé par l’entreprise russe Vicman, et propriété de l’entité chinoise Linerock Investments LTD, collecte un nombre conséquent de données personnelles (moins drôle, ça). Selon les conditions générales d’utilisation, ToonMe peut recueillir vos photos bien sûr, mais aussi votre nom, mail ou toutes les informations cédées lors de votre inscription (et même celles de votre profil Facebook). Si l’entreprise promet de ne pas transmettre ces images à autrui, elle s’autorise toutefois de s’en servir à des fins marketing… Eh oui, toon ou pas, rien n’est jamais gratuit dans ce bas monde.</p>
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		<title>Another Brick</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Jul 2020 14:29:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ah, les Lego… Entre autres madeleines de Proust, ces tendres années penchées sur ces petites briques tiennent du plaisir régressif, voire un peu honteux une fois passée l’enfance&#8230; L’entreprise danoise l’a bien compris, et inaugure <a href="https://www.lego.com/fr-fr/themes/art?ef_id=Cj0KCQjwgJv4BRCrARIsAB17JI6XeaGIdMJgN9eYh0aFO5Se0jk25N-J7xDcQRGY0ySPoAuQKkPquC0aApFYEALw_wcB:G:s&amp;s_kwcid=AL!933!3!446177097583!b!!g!!%2Blego%20%2Bart&amp;cmp=KAC-INI-GOOGEU-GO-FR-FR-PS-BUY-SHOP-Art-BC-BM-Brand" target="_blank">une nouvelle gamme dédiée aux adultes.</a> Baptisée LEGO Art, celle-ci propose de construire des tableaux de 40 centimètres de côté. Au-delà des inévitables (et lassants) personnages de <em>Star Wars</em> ou de la galaxie Marvel, on peut par exemple refaire le portrait de Marilyn Monroe immortalisée par Andy Warhol, mais aussi celui de John Lennon ou de Sir Paul McCartney. Exit toutefois les pièces rectangulaires ou carrées, ces sets-là s’assemblent avec des mosaïques de petites pièces rondes. Comptez tout de même 120 euros pour une &#8220;toile&#8221;… donc 480 euros pour reconstituer les Beatles ! Sinon, vous pouvez toujours ressortir ces bons vieux puzzles, et épargner du même coup la planète d’un nouveau raz-de-marée de plastique.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/xc7_EiLNNTQ" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Gautier Deblonde</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Feb 2020 13:14:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Comment êtes-vous devenu photographe ? Mon père a beaucoup voyagé pour son métier d&#8217;ingénieur et emportait toujours un appareil photo avec lui....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment êtes-vous devenu photographe ?</strong> Mon père a beaucoup voyagé pour son métier d&#8217;ingénieur et emportait toujours un appareil photo avec lui. C&#8217;était un amateur éclairé, il avait même monté son petit labo à la maison, à Neuville-en Ferrain. Ma passion vient sans doute de là. J&#8217;ai donc quitté le système scolaire classique pour étudier à Saint-Luc, à Tournai (<em>ndlr : Ecole Supérieure des Arts</em>). Ensuite, j&#8217;ai vécu quinze ans à Londres (1991-2006), devenant correspondant pour <em>Libé</em>, <em>Le Monde</em> ou <em>The Guardian</em>. Je me suis spécialisé dans le portrait et le reportage, en particulier dans le domaine culturel.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/gautier-deblonde4.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-110719" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/gautier-deblonde4-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Comment cette série sur les ateliers est-elle née ?</strong> Durant mes études, j&#8217;étais fasciné par les images de Matisse par Cartier-Bresson, de Picasso par Brassaï… Je les trouvais très &#8220;romantiques&#8221;. J&#8217;ai toujours envisagé la photographie comme un passeport pour percer un milieu. Spécialisé dans le domaine culturel, j&#8217;ai ainsi rencontré beaucoup d&#8217;artistes. Mais en 2004 j&#8217;avais l&#8217;impression de tourner en rond en tant que portraitiste. Photographier leurs ateliers m&#8217;a permis de brosser des portraits originaux. Certes, les créateurs n&#8217;apparaissent pas à l&#8217;image, mais leur présence est manifeste.</p>
<p><strong>Vous souvenez-vous du premier cliché de cette série ?</strong> J&#8217;ai d&#8217;abord reçu une commande pour photographier le nouvel atelier du sculpteur Antony Gormley, au nord de Londres. A l&#8217;époque, je travaillais en moyen format et n&#8217;étais pas convaincu du résultat, car le lieu était énorme. Mon agent m&#8217;a alors suggéré d&#8217;employer un objectif panoramique, normalement réservé aux paysages extérieurs &#8211; celui-là même dont se servait Josef Koudelka. J&#8217;ai donc rappelé Antony pour renouveler l&#8217;opération. Il m&#8217;a demandé de passer en fin de matinée, n&#8217;ayant plus le temps de me recevoir. L&#8217;atelier était donc vide. Cette première photo trahit vraiment une présence. J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;y voir Antony, alors qu&#8217;il n&#8217;est pas là…</p>
<div id="attachment_110710" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/01/antony-gormley.jpg"><img class="size-large wp-image-110710" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/01/antony-gormley-1024x331.jpg" alt="Antony Gormley, 2004 © Gautier Deblonde" width="995" height="322" /></a><p class="wp-caption-text">Antony Gormley, 2004 © Gautier Deblonde</p></div>
<p><strong>Votre protocole si particulier est donc le fruit du hasard ?</strong> Oui. Après cet épisode, j&#8217;ai décidé de réaliser toute la série de cette manière. Dans un atelier inoccupé et à l&#8217;heure du déjeuner, soit un moment de pause où tout est encore en place. C&#8217;est une parenthèse dans la journée, un temps suspendu.</p>
<p><strong>Comment vous accueille-t-on sur place ?</strong> Mes interlocuteurs comprennent vite ce que j&#8217;attends. Le plus compliqué est d&#8217;instaurer une relation de confiance. Ensuite, ils me laissent seul et je m&#8217;accapare leur espace… Au final, j&#8217;ai contacté plus de 200 artistes, visité 130 ateliers et il y a 69 photos dans le livre, une par lieu.</p>
<p><strong>Concrètement, comment procédez-vous ?</strong> Je place toujours mon appareil à une hauteur d&#8217;un mètre cinquante et use d&#8217;un temps de pose assez long, jusqu&#8217;à trois minutes. Ce format panoramique révèle des paysages intérieurs, intimes. J&#8217;impose également un point de vue, une certaine distance. Je ne souhaite pas trop m&#8217;approcher, pour ménager un certain mystère. Je suis curieux, mais n&#8217;ouvre pas non plus les tiroirs…</p>
<div id="attachment_110717" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/gautier-deblonde2.jpg"><img class="size-large wp-image-110717" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/gautier-deblonde2-1024x331.jpg" alt="Georg Baselitz, 2008" width="995" height="322" /></a><p class="wp-caption-text">Georg Baselitz, 2008</p></div>
<p><strong>S&#8217;agit-il de découvrir les secrets de ces artistes ?</strong> Un peu, mais ils aiment garder le contrôle. Ce sont aussi de grands menteurs (rires). Admirer leurs œuvres dans des musées reste fascinant, mais elles sont toujours encadrées sur des murs blancs, des décors cliniques. J&#8217;avais envie de remonter à la source : là où elles naissent. De découvrir, non pas une recette, mais des indices, les coulisses. L&#8217;atelier demeure un lieu de spectacle, avec une lumière, une ambiance, des traces… Tout cela raconte une histoire.</p>
<p><strong>Que disent ces ateliers de leurs occupants ?</strong> A nous de l&#8217;interpréter. Ces clichés traduisent leurs obsessions. Leur personnalité règne dans ces espaces uniques. Mes images oscillent entre le documentaire, renseignant sur un lieu de création, le portrait ou une œuvre à part entière.</p>
<p><strong>Par exemple ?</strong> J&#8217;aime beaucoup cette photo de l&#8217;atelier de Damien Hirst. On y retrouve ses fameux crânes humains, ses peintures de boîtes de médicaments ou cette photographie prise durant la seconde guerre en Irak. Celle-ci montre un homme sortant des décombres, couvert d&#8217;une poussière grisâtre. On dirait une sculpture, la momification d&#8217;un moment dramatique de l&#8217;Histoire. Ma photographie illustre la boulimie d&#8217;un artiste récupérant toutes sortes de codes et d&#8217;images, son côté warholien.</p>
<div id="attachment_110716" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/gautier-deblonde1.jpg"><img class="size-large wp-image-110716" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/gautier-deblonde1-1024x331.jpg" alt="Damien Hirst, 2005  © Gautier Deblonde" width="995" height="322" /></a><p class="wp-caption-text">Damien Hirst, 2005 © Gautier Deblonde</p></div>
<p><strong>Comment avez-vous choisi les modèles ?</strong> J&#8217;ai dressé deux listes : celle des gens qui me fascinaient comme Ellsworth Kelly, Jasper Johns ou <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/04/01/christian-boltanski/" target="_blank">Christian Boltanski</a>… Puis une seconde répertoriant des créateurs très en vue comme Jeff Koons ou Takashi Murakami. Bref, ces enfants terribles de l&#8217;art contemporain.</p>
<p><strong>Comment les avez-vous approchés ?</strong> Installé depuis une dizaine d&#8217;années à Londres, j&#8217;ai commencé avec les Anglais que je connaissais, avant d&#8217;écrire à tout le monde à l&#8217;étranger. Puis, au cours d&#8217;un premier voyage à New York, j&#8217;ai eu la chance de rencontrer Nan Goldin, Jeff Koons, Ellsworth Kelly et Jasper Johns durant la même semaine ! Une fois que vous avez ces noms-là dans la boîte, les portes s&#8217;ouvrent…</p>
<div id="attachment_110731" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/gautier-deblonde9.jpg"><img class="size-large wp-image-110731" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/gautier-deblonde9-1024x331.jpg" alt="Nan Goldin © Gautier Deblonde " width="995" height="322" /></a><p class="wp-caption-text">Nan Goldin © Gautier Deblonde</p></div>
<p><strong>Quels sont vos souvenirs les plus marquants ?</strong> Je n&#8217;oublierai jamais cet instant passé avec <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/07/01/nan-goldin/" target="_blank">Nan Goldin</a>. Je suis arrivé chez elle à New York en début d&#8217;après-midi, soit un horaire en dehors de mon protocole. C&#8217;était un choix de sa part, que je ne pouvais refuser&#8230; Nous étions en hiver, la lumière est vite tombée, nous avons donc allumé les lampes. En m&#8217;accueillant, elle m&#8217;a dit &#8220;faites attention, beaucoup de gens sont morts ici&#8221;, puis elle est partie !</p>
<p><strong>A quoi ressemble son atelier ?</strong> C&#8217;était plutôt un loft. Beaucoup de ses photos et fêtes connues de par le monde ont été réalisées ici, depuis les années 1970, dans ce quartier à l&#8217;époque malfamé. Il y a juste cette chambre, ce lit, la guirlande au-dessus&#8230; Je ne m&#8217;attendais donc pas à grand-chose. Puis lorsque j&#8217;ai vu mes clichés, nimbés de cette lumière jaune, j&#8217;ai eu l&#8217;impression d&#8217;avoir participé à une fin de soirée de Nan Goldin. Elle m&#8217;avait amené dans son monde sans que je m&#8217;en rende compte.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/02/01/gautier-deblonde/">Gautier Deblonde</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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