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	<title>LM magazine &#187; Musée de la Photographie</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Surréalisme, pour ainsi dire&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 03:44:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a le titre de l’exposition d’abord, aussi intriguant que son propos :<em> Surréalisme, pour ainsi dire&#8230;</em> Empruntée à Paul Nougé, la formule traduit <em>« la difficulté de définir une photographie surréaliste »</em>, justifie Xavier Canonne. Cette prudence n’a pas empêché le directeur du musée de la photographie de s’en donner à coeur joie. Puisant dans les riches collections de l’institution belge, celui-ci a orchestré un parcours en 12 chapitres (le corps, les objets&#8230;) révélant un foisonnement d’approches et, surtout, une immense liberté.</p>
<p><strong>Mots croisés</strong></p>
<p>Au cours de cette déambulation, les techniques de brûlage ou de surimpression de Raoul Ubac (provoquant autant d’apparitions fantomatiques) répondent par exemple aux fulgurances de Marcel Mariën, qui croisaient mots et images avec un plaisir contagieux. Pour preuve ce facétieux cliché, montrant une femme nue, vue de dos et sur lequel est inscrite une phrase : &#8220;Muette et aveugle, me voici habillée des pensées que tu me prêtes&#8221;. Entre collages et photomontages, les figures marginales (Pierre Molinier et ses autoportraits travestis) côtoient des oeuvres devenues iconiques. Ainsi de la fameuse <em>Subversion des images.</em> Réalisées par Paul Nougé à l’aide d’un petit Kodak à la fin des années 1920, ces 19 photographies dévoilent des buveurs trinquant sans verre, des poètes écrivant sans plume, les yeux fermés&#8230; Un monde étrange et un peu magique, pour ainsi dire.</p>
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		<title>Laura Henno</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 02:25:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Laura Henno n’a pas froid aux yeux ! La photographe et cinéaste retourne chaque hiver à Slab City, en plein désert californien....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://laurahenno.com" target="_blank">Laura Henno </a>n’a pas froid aux yeux ! La photographe et cinéaste retourne chaque hiver à Slab City, en plein désert californien. S’y trouve une ancienne base de l’armée de l’air américaine, désaffectée depuis la fin des années 1950, avec ses anciennes dalles de béton (d’où le nom, &#8220;Slab&#8221;), son cagnard (plus de 50 degrés l’été), de la poussière et aucune végétation. Ce campement de fortune est investi par des laissés-pour-compte de l’Amérique, qui n’en manque pas. <em>« C’est le dernier espace de liberté des États-Unis »</em>, assure l’intéressée. De fait, la police n’y vient pas, l’US Army, propriétaire du site, ferme les yeux tout en filmant soigneusement ce qui s’y passe. Car juste à côté s’y entraînent des GI’s, dans un biotope rappelant les terres de conflit du Moyen-Orient, avec vols de F16 en rase-motte et tirs de roquettes à la clef.</p>
<p><strong>Au crépuscule</strong></p>
<p><em>« Ce n’est pas évident, il n’y a pas d’eau ni d’électricité, c’est dangereux car les 1 000 à 1 500 Slabers qui y passent l’hiver ont un parcours des plus chaotiques », </em>reconnaît Laura Henno. Dans cette cour des miracles, elle a trouvé sa place, accueillie par Solar Mike, un vétéran de Slab City. Elle y a réalisé des portraits, avec l’accord des sujets, dans des lumières chaudes et douces de fin de journée. Le résultat est aussi saisissant qu’émouvant. Il émane de ces images de singulières beautés, une forme de majesté, de condensé d’humanité, malgré les turpitudes endurées.</p>
<hr />
<h2 style="text-align: center;">Œuvres commentées par Laura Henno</h2>
<h3 style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Zender</strong></span></h3>
<div id="attachment_161169" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/07/laura-henno-4.jpg"><img class="size-full wp-image-161169" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/07/laura-henno-4.jpg" alt="Zender, Slab City, USA, 2024. © Laura Henno courtesy Galerie Nathalie Obadia Paris-Bruxelles" width="800" height="534" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Zender, Slab City, USA, 2024. © Laura Henno courtesy Galerie Nathalie Obadia Paris-Bruxelles</span></p></div>
<p>« Zender a 14 ans. Il est arrivé à Slab City avec sa mère, son frère et sa soeur il y a deux ans. Je l’ai vite repéré en sachant qu’il est farouche et donc difficile à photographier. J’ai attendu de mieux le connaître avant de lui proposer de réaliser son portrait. Il y a un petit festival de skate ici. Le skatepark est un des lieux emblématiques du campement. J&#8217;ai profité de cet événement pour filmer les jeunes et tisser un lien avec lui. J’ai pris cette photo au coucher du soleil, à cet endroit qui surplombe légèrement le paysage, avec au loin les Chocolate Mountains et de la végétation, plutôt rare dans ce désert. La lumière était belle ».</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sue</strong></span></h3>
<div id="attachment_161170" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/07/laura-henno-41.jpg"><img class="size-full wp-image-161170" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/07/laura-henno-41.jpg" alt="Sue, Slab City, USA, 2023. © Laura Henno courtesy Galerie Nathalie Obadia Paris-Bruxelles" width="800" height="642" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Sue, Slab City, USA, 2023. © Laura Henno courtesy Galerie Nathalie Obadia Paris-Bruxelles</span></p></div>
<p>« Sue a 66 ans, a travaillé dans le secteur de l’électricité et voyageait en camping-car. Elle était donc mobile contrairement à beaucoup de Slabers dont les véhicules sont sans roues ou ensablés. Je lui ai demandé si je pouvais la photographier et de choisir le lieu de la prise de vue. Ce fut Hot Spring, la source d&#8217;eau chaude naturelle à l&#8217;entrée de Slab City, le seul endroit où l’on peut se laver. C’est un lieu d’intimité et de nudité, où il n’est donc pas évident de réaliser des images. On y est allées trois soirs de suite pour capter la bonne lumière et faire en sorte que Sue soit seule. J’étais dans l’eau avec elle, puis elle a fermé les yeux ».</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/10/02/laura-henno-2/" target="_blank">A LIRE ICI / L&#8217;INTERVIEW DE LAURA HENNO</a></strong></p>
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		<title>Peter Knapp</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 04:39:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Faire tout l&#8217;inverse de ce que propose<em> Harper&#8217;s Bazaar,</em> le magazine chic de la bourgeoisie américaine. Voici, en résumé, le projet présenté à Peter Knapp par Hélène Lazareff, la fondatrice de <em>Elle</em>, lorsqu&#8217;elle l&#8217;engage comme directeur artistique. Nous sommes en 1959, l&#8217;époque est au changement. En France, les femmes ont obtenu le droit de vote il y a 15 ans, et aspirent à plus de liberté. L&#8217;hebdomadaire doit se métamorphoser pour accompagner cette révolution. Il ouvre alors ses colonnes à des intellectuelles comme Simone de Beauvoir ou Marguerite Duras. Cette mutation passe également par l&#8217;image, le vêtement : il faut tourner la page d&#8217;une presse corsetée, peuplée de modèles d&#8217;une inatteignable beauté et vitrines de la haute couture – tout aussi inaccessible. Knapp ne se fera pas prier. Graphiste de formation, peintre, le Suisse ne connaît pas grand-chose à la photographie de mode, mais va en exploser les codes…</p>
<p><strong>En apesanteur</strong></p>
<p>Travaillant avec les plus grands couturiers (Courrèges, Cardin&#8230;), ce <em>« faiseur d&#8217;images »</em> soutient la généralisation du prêt-à-porter. Sous son regard, les mannequins traduisent cette évolution culturelle au fil de compositions dynamiques. Exit les poses statufiées. Ici, les femmes sourient, bougent et donnent l&#8217;impression de voler, photographiées par en-dessous alors qu&#8217;elles sont allongées sur des tables transparentes ou sautant sur des trampolines.<em> « Il les saisit aussi dans la rue, comme si elles se promenaient entre copines, sans artifice</em> », observe Peter Pfrunder, le directeur de la Fondation suisse pour la photographie, à l&#8217;origine de cet accrochage.</p>
<div id="attachment_157653" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/peter-knapp-21.jpg"><img class="size-full wp-image-157653" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/peter-knapp-21.jpg" alt="Peter Knapp Pour Courrèges, Thoiry, 1979 © Peter Knapp" width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ffffff;">  Pour Courrèges, Thoiry, 1979 © Peter Knapp</span></p></div>
<p><strong>Pages mouvantes</strong></p>
<p>Avec Peter Knapp, les mannequins s&#8217;échappent du studio, de la pesanteur terrestre&#8230; mais également du cadre. Pour cause, elles débordent sur le texte et jouent avec les lettres, les portant parfois autour de leur bras comme de gros bracelets ! Car <em>Elle</em> connaît aussi un sérieux lifting, s&#8217;orne d&#8217;une typographie plus &#8220;pop&#8221;, d&#8217;une maquette sans cesse renouvelée (qui fera des émules dans la presse française). <em>« Il y a une adéquation entre cette période d&#8217;émancipation et le mouvement insufflé dans les pages du magazine</em>, ajoute Xavier Canonne, le directeur du Musée de la photographie de Charleroi. <em>Ce n&#8217;est pas pour rien que l’exposition s’appelle </em>Mon temps<em>, car Peter Knapp a véritablement incarné cette époque »</em>. Et inspire toujours la nôtre.</p>
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		<title>Stéphan Gladieu</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/03/01/stephan-gladieu-4/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Mar 2023 01:15:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Musée de la Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphan Gladieu]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Pourquoi vous êtes-vous intéressé à la Corée du Nord ? Parce qu&#8217;il y a un paradoxe énorme entre la couverture médiatique dont...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi vous êtes-vous intéressé à la Corée du Nord ?</strong> Parce qu&#8217;il y a un paradoxe énorme entre la couverture médiatique dont bénéficie ce pays et l&#8217;invisibilisation de sa population. On ne parle que de Kim Jong-Un, des tensions internationales, d’armes nucléaires mais finalement très peu de ce peuple, alors que 25 millions de personnes vivent tout de même ici. Ce sont ces gens qui m’intéressaient.</p>
<p><strong>Comment envisagiez-vous cette série ?</strong> L&#8217;idée principale est de travailler sur l&#8217;identité, dans un pays où l&#8217;individu est totalement dissout dans le collectif. Ici le portrait n&#8217;existe pas. Quand vous rentrez chez les habitants, il n&#8217;y a pas d&#8217;album de famille. On existe seulement dans le collectif : on vous photographie en groupe à l&#8217;école, à l&#8217;armée, dans les usines&#8230; J&#8217;avais vraiment envie de mener ce projet d&#8217;un point de vue humaniste, de simplement savoir qui étaient ces gens, leur donner un visage.</p>
<div id="attachment_145667" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/03/stephan-gladieu-33.jpg"><img class="size-full wp-image-145667" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/03/stephan-gladieu-33.jpg" alt="Centre commercial Kwangbok. Pyongyang, Corée du Nord © Stéphan Gladieu courtesy School Gallery / Olivier Castaing" width="800" height="1000" /></a><p class="wp-caption-text">Centre commercial Kwangbok. Pyongyang, Corée du Nord<br />© Stéphan Gladieu courtesy School Gallery / Olivier Castaing</p></div>
<p><strong>Comment avez-vous travaillé sur place ?</strong> J&#8217;ai eu la chance de pouvoir effectuer cinq voyages répartis sur trois ans, travaillant sur les demandes d&#8217;autorisation en amont et négociant chaque fois les lieux dans lesquels j&#8217;allais pouvoir bosser. A partir du moment où je me trouvais dans un endroit donné, j&#8217;étais toujours accompagné par les autorités locales, mais n&#8217;ai jamais rencontré de difficultés pour réaliser mes portraits. J&#8217;ai travaillé avec un studio portable. En gros, il y avait deux cas de figure : celui de l&#8217;unité de temps et de lieu bien définie, par exemple un hôpital, une école, une usine, un parc aquatique, un magasin&#8230; Je pouvais choisir les arrière-plans et les gens, leur demander s&#8217;ils acceptaient d&#8217;être photographiés. Le deuxième cas de figure, c&#8217;est celui de la rue : je décidais de l&#8217;arrière-plan et attendais de voir qui passe, lors d&#8217;une démarche plus aléatoire et selon un temps plus réduit.</p>
<p><strong>Y-a-t-il eu un contrôle sur vos clichés ?</strong> Non. A partir du moment où les autorités se sont engagées, et c&#8217;est valable pour l&#8217;ensemble de l&#8217;Asie, elle disent très rarement non. Mes accompagnateurs étaient donc complices de la photographie.</p>
<p><strong>Quel fut votre parti-pris esthétique ?</strong> J&#8217;utilise toujours le même procédé, ce j&#8217;appelle le &#8220;portrait miroir&#8221;, reprenant les codes de l&#8217;iconographie religieuse : les sujets sont placés au centre de l&#8217;image, photographiés de façon frontale. L&#8217;image est colorée et facile à comprendre, elle permet de véhiculer un message de façon directe : c&#8217;est un face-à-face avec la personne photographiée, on en apprend ainsi autant sur nous que sur elle.</p>
<div id="attachment_145659" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/03/stephan-gladieu-3.jpg"><img class="size-full wp-image-145659" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/03/stephan-gladieu-3.jpg" alt="Stéphan Gladieu. Serveuses du bateau-restaurant au pied de la tour du Juche. Pyongyang, Corée du Nord © Stéphan Gladieu courtesy School Gallery / Olivier Castaing" width="800" height="1000" /></a><p class="wp-caption-text">Stéphan Gladieu. Serveuses du bateau-restaurant au pied de la tour du Juche. Pyongyang, Corée du Nord<br />© Stéphan Gladieu courtesy School Gallery / Olivier Castaing</p></div>
<p><strong>Pourquoi parlez-vous souvent &#8220;d&#8217;image iconique&#8221; ?</strong> Je parle ici de la construction visuelle d’une icône et de sa symbolique, de son pouvoir. Ce type de représentation a été créé par les orthodoxes et les catholiques. C’est une image rectangulaire, horizontale. Elle est facile à lire, chatoyante et véhicule un message permettant d’adhérer à une idéologie religieuse. Cette simplicité lui donne toute sa force. Ce format spécifique a été repris pour assurer la propagande des états communistes ou encore dans la publicité américaine. Cette codification visuelle a donc successivement vendu une idéologie religieuse, puis politique et enfin marketing. Moi, j’essaie de servir une idéologie humaniste. Il n&#8217;y a pas de message politique ici, il s&#8217;agit de mettre en lumière des gens normaux qu&#8217;on ne voit jamais. Je joue aussi sur le rapport entre réalité et irréalité, créant un contraste entre le premier plan et l&#8217;arrière-plan, toujours très important pour moi. J&#8217;aime bien les accidents. Mais au final je photographie le monde réel, ce n&#8217;est pas un travail conceptuel.</p>
<div id="attachment_145660" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/03/stephan-gladieu-31.jpg"><img class="size-full wp-image-145660" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/03/stephan-gladieu-31.jpg" alt="Entraînement au stand de tir. Pyongyang, Corée du Nord © Stéphan Gladieu courtesy School Gallery / Olivier Castaing" width="800" height="1000" /></a><p class="wp-caption-text">Entraînement au stand de tir. Pyongyang, Corée du Nord © Stéphan Gladieu courtesy School Gallery / Olivier Castaing</p></div>
<p><strong>Vous jouez donc avec les codes esthétiques de la propagande nord-coréenne. S&#8217;agissait-il aussi de les prendre à leur propre jeu ? De dénoncer ce contrôle de l&#8217;image ?</strong> Ni l&#8217;un ni l&#8217;autre, je n&#8217;ai pas cette prétention de vouloir les piéger. Au contraire, je suis allé en Corée du Nord avec beaucoup de respect. C&#8217;est leur propagande, leur opinion, leur pays et je ne me pose pas en juge. Je suis simplement là pour l&#8217;observer, essayer de la retranscrire, de façon subjective et artistique, pour ensuite la partager. Pour moi, au final, l&#8217;intérêt de ce choix esthétique était double : d&#8217;une part il renforçait cette sensation visuelle correspondant à mon ressenti sur place, et d&#8217;autre part il rendait aux Nord-Coréens l&#8217;image plus lisible. Quelque part, je devenais presque compréhensible.</p>
<p><strong>Pourquoi &#8220;presque&#8221; ?</strong> Parce qu&#8217;on ne partage malgré tout aucun référent, ni social, ni politique, ni religieux, ni familial&#8230;</p>
<p><strong>Il ne s&#8217;agissait pas non plus de sublimer la propagande, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Non, d&#8217;une certaine façon j&#8217;ai surjoué ses codes. En résulte un aspect surréaliste, semblant nous projeter dans une telenovela mexicaine, mais qui correspond à leur mode de vie, leur théâtralisation. Les Nord-Coréens ne se mettent pas en scène pour les photographes ou la poignée d&#8217;étrangers entrant dans leur pays, c&#8217;est juste leur quotidien.</p>
<div id="attachment_145666" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/03/stephan-gladieu-32.jpg"><img class="size-full wp-image-145666" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/03/stephan-gladieu-32.jpg" alt="Un couple marié au Zoo Central, Pyongyang, Corée du Nord © Stéphan Gladieu courtesy School Gallery / Olivier Castaing" width="800" height="1001" /></a><p class="wp-caption-text">Un couple marié au Zoo Central, Pyongyang, Corée du Nord<br />© Stéphan Gladieu courtesy School Gallery / Olivier Castaing</p></div>
<p><strong>Comment les habitants ont-il réagi face à votre démarche ?</strong> Il y a d&#8217;abord eu une grosse surprise, mêlée parfois à de la fierté, de l&#8217;amusement, sachant tout de même que si j&#8217;étais là, c&#8217;est parce que j&#8217;étais autorisé à l&#8217;être, il n&#8217;y avait donc pas de piège. Au final c&#8217;était relativement simple, même si une personne sur trois a refusé de se prêter au jeu.</p>
<p><strong>Qui sont ces gens que vous avez photographiés ?</strong> Difficile de le dire, mais de par les quelques échanges que j&#8217;ai pu avoir avec elles, j&#8217;étais face à des personnes extrêmement fières, éduquées, assez douce et je dirais presqu&#8217;enfantines. Ce régime infantilise énormément sa population. Le leader est le père de la nation, au sens premier du terme, mais à un niveau que nous, Occidentaux, avons du mal à imaginer.</p>
<p><strong>Pourquoi ?</strong> Parce qu&#8217;historiquement, nous ignorons ce qu&#8217;ils ont vécu : la répression chinoise, japonaise, russe, soviétique puis la guerre de Corée qui fut d&#8217;une violence extrême&#8230; Ce peuple a été martyrisé par le monde extérieur, et vit désormais dans une paranoïa tout à fait compréhensible. C&#8217;est aussi cela qui m&#8217;a poussé à mener ce projet. Ce régime perdure depuis plus de 70 ans. Pratiquement toutes les grandes dictatures africaines, sud-américaines et même de l&#8217;Europe de l&#8217;Est se sont éteintes car il y a eu des révolutions. En Corée du Nord, non. Pourquoi ? Selon moi parce que cette population est plus effrayée par le monde l&#8217;extérieur que par son propre gouvernement, malgré tout ce qu&#8217;il lui fait subir.</p>
<div id="attachment_145668" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/03/stephan-gladieu-34.jpg"><img class="size-full wp-image-145668" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/03/stephan-gladieu-34.jpg" alt="Monument à la fondation du Parti des travailleurs, Pyongyang, Corée du Nord. © Stéphan Gladieu courtesy School Gallery / Olivier Castaing" width="800" height="1000" /></a><p class="wp-caption-text">Monument à la fondation du Parti des travailleurs, Pyongyang, Corée du Nord. © Stéphan Gladieu courtesy School Gallery / Olivier Castaing</p></div>
<p><strong>Pourtant, on observe des gens sourire à travers certaines de vos photographies&#8230;</strong> Oui, c&#8217;est assez étonnant. Lors de son discours marquant le trentième anniversaire de la chute du mur de Berlin, Angela Merkel, qui a grandi en RDA, a dit quelque chose qui m&#8217;a énormément touché : en substance, qu&#8217;il était très difficile pour les gens n&#8217;ayant jamais vécu sous une dictature de comprendre&#8230; qu&#8217;on peut y être heureux. Même si l&#8217;on vit un stress intérieur très fort, sentant que le contrôle est omniprésent, on a malgré tout besoin de moments de félicité, de bonheur. C&#8217;est vital, et humain.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous a le plus marqué lors de vos séjours sous cette dictature ?</strong> Je citerais le propos d&#8217;un de mes guides, qui m&#8217;a dit un jour : &#8221; tu sais, le pays est en train de changer, l&#8217;argent commence à arriver <em>(car les Chinois ne respectent plus l&#8217;embargo)</em>. Je vois ce qu&#8217;on va gagner, mais j&#8217;ai surtout peur de ce qu&#8217;on va perdre&#8221;. Je pense que les Nord-Coréens sentent que le monde extérieur finira par gagner le pays, qu&#8217;il va y avoir une porosité et ça les effraie plus que tout. Nous avons une vision de la Corée du Nord très effrayante, or ses habitants ont tout aussi peur de nous. C&#8217;est à la fois touchant et perturbant. Ils sont près à vivre sous cette dictature plutôt que de suivre notre modèle. Bien sûr il ne faut pas être naïf, des gens la fuient, mais ça reste très compliqué tout de même&#8230;</p>
<p><strong>Les Nord-Coréens perçoivent-ils réellement notre monde ?</strong> Leurs dirigeants et l&#8217;intelligentsia ont étudié à l&#8217;étranger, en Chine ou même en Suisse comme Kim Jong-Un, et connaissent très bien la mondialisation, ce qui se passe en Europe, aux Etats-Unis. Ensuite il existe depuis peu une classe intermédiaire, qui a fondé des entreprises mixtes avec la Chine. Ceux-là importent des clés USB contenant des musiques, des films&#8230; Autre exemple : en 2017 j&#8217;ai croisé un seul type avec un téléphone portable. En 2020, on voyait des gamins avec des portables partout dans le métro, avec un réseau intérieur et contrôlé, certes, mais on observe une propagation de nos habitudes&#8230;</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/03/01/stephan-gladieu-3/" target="_blank">A LIRE ICI/ LA VISITE DE L&#8217;EXPOSITION</a></strong></p>
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		<title>Brian McCarty</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/02/01/brian-mccarty/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 02:38:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Brian McCarty.]]></category>
		<category><![CDATA[Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Musée de la Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[War-Toys]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Des maisons en flammes, des chars déambulant dans des villes dévastées, des bombardements, des cadavres ensanglantés gisant sur le sol&#8230; Ces images...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/02/01/brian-mccarty/">Brian McCarty</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Des maisons en flammes, des chars déambulant dans des villes dévastées, des bombardements, des cadavres ensanglantés gisant sur le sol&#8230; Ces images devenues hélas coutumières de nos journaux télévisés hantent le quotidien de nombreux enfants à travers la planète. Comment les aider ? En matérialisant les tragédies qu’ils ont subies, pour mieux les exorciser. Voilà ainsi plus de dix ans que Brian McCarty sillonne des camps de réfugiés ou des écoles pour recueillir les témoignages de mômes, du Liban à la Bande de Gaza en passant par l&#8217;Irak ou, depuis peu, l&#8217;Ukraine.</p>
<p><strong>Cendrillon sous les bombes </strong></p>
<p>À partir des récits et dessins obtenus avec l&#8217;aide de spécialistes en art-thérapie, l&#8217;Américain reconstitue ces scènes à l&#8217;endroit exact où elles se sont produites, conformément aux descriptions, en utilisant des jouets récupérés sur place. Puis il les photographie. En résulte une série troublante, où la candeur de l&#8217;enfance contraste avec l&#8217;horreur des combats. C&#8217;est ici une figurine de Cendrillon figée sous une pluie de missiles, là une poupée abattue par les tirs d&#8217;un hélicoptère en plastique, ou encore une famille de petits personnages pataugeant dans la boue&#8230; Au <a href="https://www.museephoto.be/" target="_blank">Musée de la photographie de Charleroi,</a> ces clichés sont placés à côté des dessins originaux des bambins, et offrent un regard bouleversant sur le vrai visage de la guerre.</p>
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		<title>Lisette Model</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2022/10/01/lisette-model/</link>
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		<pubDate>Sat, 01 Oct 2022 00:37:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>«<em> Photographiez avec vos tripes !</em> », clamait Lisette Model auprès de ses élèves – dont une certaine Diane Arbus. Non, l&#8217;Américaine n&#8217;avait peur de rien. Surtout pas de s&#8217;approcher de ses modèles, qu&#8217;elle saisissait par surprise, en gros plan et recourant au flash si nécessaire, un peu à la manière d&#8217;un <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/07/01/weegee-by-weegee-2/" target="_blank">Weegee,</a> la poésie en plus. En résulte de sublimes portraits de &#8220;freaks&#8221; (ces prostituées, travestis ou clochards) ou scènes satiriques (la bourgeoisie croquée sur la promenade des Anglais à Nice). Une oeuvre culte, ici retracée en 150 images.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/J3MjJ4kBhbI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>En dilettante</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2022/06/01/en-dilettante/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 May 2022 23:50:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>La photographie amateur a pris son essor à la fin du xixe siècle grâce à l&#8217;Américain George Eastman. Le fondateur de la société Kodak développa en effet le tout premier appareil portable (en 1888), démocratisant cette pratique auprès du grand public. Dès lors, c’est le quotidien qui s’est peu à peu invité dans les images. Rassemblant 250 clichés s’étalant jusqu’au xxe siècle, cette exposition retrace une histoire de l&#8217;art parallèle. Ces photos de voyage, de vacances ou en famille privilégient l’émotion à la technique et témoignent de récits intimistes, bien souvent anonymes, où l’anodin confine à l’universel.</p>
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		<title>André Kertész &amp; Bernard Plossu</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2021/11/01/andre-kertesz-bernard-plossu/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Nov 2021 01:56:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>L’apport d&#8217;André Kertész (1894 -1985) dans l’histoire de la photographie est immense, et nombre d&#8217;icônes lui ont rendu hommage – Henri Cartier-Bresson en tête. Cette exposition apporte un nouvel éclairage sur le rôle déterminant qu’il a joué, notamment sur l’usage de l’appareil portatif qui, au xxe siècle, révolutionna la discipline. Le parcours focalise en effet sur la période durant laquelle il découvre le premier Leica, sorti en 1924. Celui-ci se distingue par un format compact, autrement plus maniable à la prise de vue qu’une chambre photographique encombrante. Sans oublier la révolution de la visée télémétrique qui facilite le réglage de la mise au point et la clarté des cadrages. Grâce à une reconstitution minutieuse de 360 pellicules récupérées en fragments, on constate qu’avec le Leica, Kertész, plutôt introverti de nature, ose cadrer de près et à la volée. Notamment une femme dans un café de Saint-Germain- des-Près. De même pour ces nombreuses scènes immortalisées dans la rue ou des jardins publics, véritables prémices de la street photography.</p>
<p><strong>Voyage voyage</strong></p>
<p>Né en 1945, Bernard Plossu s’inscrit pleinement dans la lignée du Kertész période Leica. Inconditionnel du 50 mm, il s’est imposé comme le chantre de la photographie en mouvement. Depuis 60 ans, il parcourt le monde et traverse régulièrement la Belgique. Pour retrouver des amis, exposer et évidemment prendre des photos. En voiture, à pied, en train, il nous emmène à Charleroi, Bruxelles, Anvers, Liège, Ostende… en noir et blanc et en couleurs (superbes tirages au charbon Fresson). Il saisit ainsi le coin d’une table dans un café, une vitrine de magasin, des visages dans la rue, les reflets d’une chaussée humide… Des scènes du quotidien a priori anecdotiques mais emplies de poésie. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« J’ai appris à cadrer en lisant les BD de la ligne claire et je me sens très belge »">« J’ai appris à cadrer en lisant les BD de la ligne claire et je me sens très belge »</span>, confesse le Français. Plossu offre une vision fulgurante du soi-disant plat pays, ouverte au hasard des rencontres, bousculée par les soubresauts du transport, un peu granuleuse mais toujours sublime.</p>
<div id="attachment_125877" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/andre-kertesz-bernard-plossu1.jpg"><img class="size-large wp-image-125877" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/andre-kertesz-bernard-plossu1-1024x681.jpg" alt="Bernard Plossu. Ostende, 2004. © Bernard Plossu" width="995" height="662" /></a><p class="wp-caption-text">Bernard Plossu. Ostende, 2004. © Bernard Plossu</p></div>
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		<title>Peter Mitchell</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Sep 2020 22:01:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Charleroi]]></category>
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		<category><![CDATA[Nouveau démenti sur la mission spatiale Viking 4]]></category>
		<category><![CDATA[Peter Mitchell]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Et si une sonde martienne débarquait sur Terre pour photographier la ville de Leeds ? Tel est le point de départ de <em>Nouveau démenti sur la mission spatiale Viking 4.</em> Signée de l’Anglais Peter Mitchell, cette série d’images en couleur mythiques, prises entre 1974 et 1979, montre une cité dévastée par la crise économique. Ces petits commerces en friche ou manufactures décaties, devant lesquels posent employés ou ouvriers, rappellent certains paysages de Charleroi. Et traversent, elles aussi, le temps et l’espace.</p>
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		<title>René Magritte. Les Images révélées</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Feb 2020 13:13:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Magritte]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>La révélation de ce violon d&#8217;Ingres fut assez tardive, survenant dix ans après sa disparition, en 1967. Magritte, qui ne se considérait...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/02/01/rene-magritte-images-revelees/">René Magritte. Les Images révélées</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>La révélation de ce violon d&#8217;Ingres fut assez tardive, survenant dix ans après sa disparition, en 1967. Magritte, qui ne se considérait pas comme peintre (et encore moins photographe), n&#8217;a jamais exposé ses clichés. <em>« Ils sont connus depuis les années 1970, mais furent longtemps jugés sans importance</em> », explique Xavier Canonne, le commissaire. A une époque où cette pratique était l&#8217;apanage d&#8217;une poignée de <em>« happy few »</em>, le Lessinois en fit pourtant moult usages, ici décryptés à travers sept sections thématiques.</p>
<p><strong>Art et essai</strong></p>
<p>A Charleroi, on ouvre d&#8217;abord l&#8217;album de famille, dévoilant ses parents, ses vacances ou son mariage avec Georgette, capturés par lui-même ou ses proches. Ceux-ci furent d&#8217;ailleurs essentiels dans son travail. <em>« Magritte n&#8217;a jamais eu de modèle professionnel, parce que ça l&#8217;emmerdait et coûtait cher. Il sollicitera donc ses amis et son épouse. On la retrouve souvent dans ses photos, le couple se mettant en scène dans des images formant le précipité de ses tableaux »</em>. Citons <em>La Tentative de l&#8217;impossible</em>, montrant une femme apparaissant sous le pinceau du peintre, et dont on découvre ici une photo préparatoire avec Georgette posant en maillot de bain. <em>« D&#8217;ailleurs, d&#8217;un point de vue technique, il y a aussi une grande correspondance entre ses peintures et ses photos : elles sont nettes, lisses et très descriptives »</em>.</p>
<div id="attachment_110643" style="width: 642px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/01/02.jpg"><img class="size-large wp-image-110643" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/01/02-632x1024.jpg" alt="L’Ombre et son ombre, Bruxelles, 1932, Georgette et René Magritte © 2019-2020, Charly Herscovici c/o SABAM" width="632" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">L’Ombre et son ombre, Bruxelles, 1932, Georgette et René Magritte © 2019-2020, Charly Herscovici c/o SABAM</p></div>
<p>A contrario, d&#8217;autres de ses clichés n&#8217;ont aucun équivalent sur toile <em>« et demeurent des œuvres à part entière ».</em> Telle<em> La Marchande de sommeil,</em> où Magritte a simplement déposé une pipe au-dessus de la tête de sa femme endormie au soleil, sur le sable, ou encore <em>L&#8217;Ombre et son ombre</em>, où ils &#8220;fusionnent&#8221; leur visage. <em>« C&#8217;est une sorte de création spontanée. Au fond, il se sert de la photographie comme d&#8217;un carnet de notes</em> ».</p>
<p><strong>Au cinéma</strong></p>
<p>Au fil de ce parcours on remarque aussi nombre de portraits où il se cache le visage. Avec les mains ou, comme dans <em>Le Géant</em>, un échiquier&#8230; <em>« C&#8217;est une façon de nier la représentation ».</em> Qu&#8217;attend-on d&#8217;une bonne photo ? Qu&#8217;elle soit fidèle à la réalité. Une hérésie pour Magritte, pour qui <em>« les traits du visage n&#8217;expriment en rien notre nature</em>, souligne Xavier Canonne. <em>On peut sourire mais être triste. Chez lui, le mystère demeure essentiel »</em>. Le réel n&#8217;est-il pas invisible, insaisissable ? Une raison pour laquelle il appréciait tant Fantômas… La dernière section de l&#8217;exposition révèle justement sa passion pour le cinéma. Magritte tourna quelques films en Super 8, mettant en scène ses amis dans des séquences burlesques, <em>« mais en prenant la chose très au sérieux »</em>. Nourrissait-il des ambitions en ce sens ? On n&#8217;en sait rien. Mais Xavier Canonne en reste convaincu : <em>« S&#8217;il était né plus tard, il aurait sans doute vu dans la photo un moyen de diffuser son œuvre »</em>. Pour sûr, il aurait compté quelques followers.</p>
<p><iframe src="//players.brightcove.net/758641059001/114c0be6-e2f1-4848-809c-a347f2f84d9f_default/index.html?videoId=5763393521001" width="598" height="299" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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