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	<title>LM magazine &#187; Louvre-Lens</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Par-delà les Mille et une nuits</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 05:00:52 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Louvre-Lens]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Qui se souvient qu&#8217;Antoine Galland était picard ? Peu de monde. Pourtant, c&#8217;est lui qui a offert ses lettres de noblesse à l’orientalisme en traduisant, au xviiie siècle, un ensemble de contes de traditions indiennes et persanes dans un recueil qu’il nommera Les Mille et une nuits. Schéhérazade, Aladin ou Sindbad deviennent alors des figures familières, nourrissant durablement l’imaginaire occidental. Mais c’est justement pour dépasser cette fascination, souvent emplie de fantasmes, que le Louvre-Lens s’empare du sujet. Parce qu’il n’y a pas un orientalisme, mais plusieurs, façonnés au fil des siècles par les regards européens. Parmi les œuvres exposées, certaines émerveillent par leur raffinement, comme le Lion de Monzón en bronze, conservé au Louvre, d’autres surprennent par leur extravagance, tel ce harnais de cheval recueilli sur le champ de bataille des Pyramides. Beaucoup d&#8217;objets ont longtemps été « <em>mal compris</em> », voire réinventés. Comme le rappelle Annabelle Ténèze, directrice du musée, <span class="has-pullquote" data-pullquote="« quand l'histoire se transmet, elle se transforme ».">« quand l&#8217;histoire se transmet, elle se transforme ».</span></p>
<h3>Toute une histoire</h3>
<p>L’exposition s’amuse à gratter le vernis des légendes. Un exemple ? Le célèbre baptistère de Saint Louis, une merveille d’art islamique médiéval, n’a vraisemblablement jamais servi au baptême du roi de France. Arrivé en Europe dans des circonstances obscures, il fut pourtant associé à la monarchie, au point d’être utilisé plus tard pour le baptême de Louis XIII. Preuve que les objets voyagent autant que les histoires qu’on raconte à leur sujet.</p>
<p><img class="size-medium wp-image-179940 alignright" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/03/le-bourgeois-gentilhomme-agostino-pace-1972-centre-national-du-costume-de-scène-cncs-moulins--cncs-florent-giffard-200x300.jpg" alt="Le Bourgeois gentilhomme, Agostino PACE-1972-Centre national du costume de scène CNCS - Moulins © CNCS - Florent Giffard" width="200" height="300" /></p>
<h3> Dialogue contemporain</h3>
<p>Né au Moyen Âge dans les trésors d’église, l’orientalisme est devenu ensuite un mouvement artistique majeur. Le parcours du Louvre-Lens en offre une exploration chronologique et plurielle, du mystérieux verre soufflé de Charlemagne jusqu’au costume bouffant de Mamamouchi imaginé pour <em>Le Bourgeois gentilhomme</em> de Molière. Il reconstitue aussi l’intérieur égyptien d’un grand collectionneur parisien du XIX<sup>e</sup> siècle, Alphonse Delort de Gléon. Un dialogue passionnant s&#8217;instaure enfin entre des œuvres anciennes et celles d&#8217;une quinzaine d&#8217;artistes contemporains (Katia Kameli, Nicene Kossentini, Nil Yalter, Kader Attia&#8230;). De quoi « <em>désorienter</em> » l’orientalisme avec humour, distance critique et une touche féministe.</p>
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		<title>Gothiques</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 06:35:49 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Des voûtes, des pointes, mais aussi des créatures fantastiques, de la noirceur, du mystère&#8230; Depuis les cathédrales élevées durant le Moyen Âge jusqu’aux films de Tim Burton, en passant par les récits glaçants d’Edgar Allan Poe, l’art gothique s’est toujours renouvelé pour marquer nos paysages comme notre imaginaire. Toutefois, il n’a pas toujours eu bonne presse. Apparu au début du XII<sup>e</sup> siècle dans le Bassin parisien et en Picardie, ce style sera méprisé à la Renaissance, notamment par un certain Raphaël, qui le jugea « <em>digne des Goths barbares </em>» &#8211; d’où le terme &#8220;gothique&#8221;. Cette architecture est pourtant le fruit d’un remarquable savoir-faire, avec en premier lieu ce fameux arc brisé. « <em>On assiste en effet à cette époque à des progrès techniques considérables, permettant de bâtir des édifices élancés mais aussi très lumineux, grâce au développement du vitrail </em>», resitue Annabelle Ténèze, la directrice du Louvre-Lens.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-173503" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/08/vitrail-héraldique-musée-national-du-moyen-âge-musée-de-cluny-–-paris--grandpalaisrmn-musée-de-cluny-musée-national-du-moyen-âge-franck-raux-216x300.jpg" alt="Vitrail héraldique, Musée national du Moyen Âge - Musée de Cluny – Paris © GrandPalaisRmn (musée de Cluny - musée national du Moyen-Âge) - Franck Raux" width="216" height="300" /></p>
<p><strong>Noir c’est noir</strong></p>
<p>Eh oui, avant de renvoyer à l’obscurité, le gothique fut d’abord synonyme d’éclats et de couleurs (en témoigne la cathédrale d’Amiens). C’est à la fin du XVII<sup>e</sup> siècle qu’il développe une version plus sombre, annonçant l’avènement du néogothique. L’art médiéval est redécouvert à travers des ruines et des tombeaux, inspirant par exemple le romantisme noir de Mary Shelley, &#8220;mère&#8221; de Frankenstein. «<em><span class="has-pullquote" data-pullquote=" C’est ce qui rend ce mouvement fascinant : il nous rassemble au sein de monuments majestueux, évoque l’ordre établi, mais permet aussi d'affirmer sa différence telle une contre-culture"> C’est ce qui rend ce mouvement fascinant : il nous rassemble au sein de monuments majestueux, évoque l’ordre établi, mais permet aussi d&#8217;affirmer sa différence telle une contre-culture</span> </em>».</p>
<p><strong>Monstres et compagnie</strong></p>
<p>C’est cette histoire que raconte l’exposition chronologique du Louvre-Lens. Pensée « <em>comme une grande fresque</em> », elle réunit plus de 250 pièces du XII<sup>e</sup> siècle à nos jours. Entre le maître Jan Van Eyck, le Nosferatu de Murnau ou l’intrigante photographie de gargouille surplombant Notre-Dame de Paris prise par Brassaï, on découvre aussi&#8230; une tractopelle. Signée par le trublion gantois Wim Delvoye, découpée dans de l’acier inoxydable sur le modèle d&#8217;une église gothique, l’œuvre nous montre à quel point ce style n’a décidément pas fini de nous hanter.</p>
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		<title>Galerie du Temps</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 23:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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		<category><![CDATA[nouvelle scénographie]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Attention, peintures fraîches ! Inaugurée il y a pile 12 ans, l’exposition permanente du Louvre-Lens est intégralement repensée. Si le principe reste...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Attention, peintures fraîches ! Inaugurée il y a pile 12 ans, l’exposition permanente du Louvre-Lens est intégralement repensée. Si le principe reste le même (5 000 ans d’histoire de l’humanité à parcourir sans rencontrer un seul mur), la célèbre Galerie du temps voit l’arrivée de 250 nouvelles oeuvres. Où l’on découvre Les Quatre saisons d’Arcimboldo, le Portrait de Luis María de Cistué y Martínez signé Goya, une statue de la reine Néférousobek datant de près de quatre millénaires&#8230; entre autres !</p>
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		<title>Peintures fraîches</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Dec 2024 04:42:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
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		<category><![CDATA[renouvellement]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La Galerie du temps fait peau neuve ! Inaugurée il y a pile 12 ans, l’exposition permanente du Louvre-Lens est intégralement repensée,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.louvrelens.fr/la-galerie-du-temps/" target="_blank">La Galerie du temps </a>fait peau neuve ! Inaugurée il y a pile 12 ans, l’exposition permanente du Louvre-Lens est intégralement repensée, avec l’arrivée de 200 nouvelles oeuvres (notamment <em>Les Quatre saisons</em> d’Arcimboldo). Sur place, le principe reste le même : 5 000 ans d’histoire de l’humanité à parcourir sans rencontrer un seul mur. Soit autant de surprises à découvrir le 4 décembre, le jour de l’anniversaire du musée, et durant un week-end festif tout en fanfares, spectacles et DJ sets !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Exils. Regards d’artistes</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 03:46:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Exils. Regards d’artistes]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>C’est un sujet éminemment douloureux, et ô combien actuel au regard des multiples guerres et du réchauffement climatique qui jettent des milliers...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un sujet éminemment douloureux, et ô combien actuel au regard des multiples guerres et du réchauffement climatique qui jettent des milliers de réfugiés sur les routes. Mais l’exil est aussi une notion universelle, <em>« inscrite dans notre condition humaine</em> », rappelle Dominique de Font-Réaulx, commissaire de cette exposition qui réunit près de 200 oeuvres anciennes et contemporaines. Ainsi, les grands mythes et récits fondateurs (le déluge, vu par Chagall ou le<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/02/01/jusque-la/" target="_blank"> Chilien Enrique Ramirez</a>) sont confrontés à des drames plus contemporains, représentés par les photographies des camps de rétention, de Mossoul à Calais, de Mathieu Pernot. Les figures intemporelles de &#8220;déplacés&#8221; tels Ulysse ou Énée côtoient des récits d’habitants de la région lensoise. Ceux-ci sont matérialisés par des objets témoignant de leur propre exil ou familial : ici un chasse-mouche africain, là un bracelet libanais&#8230; Tout cela ne doit rien au hasard. <em>« Il y a des résonances entre les époques,</em> ajoute l’historienne de l’art.<em> Il s’agit de prendre du recul, d’appréhender l’actualité sur un temps long, et de réaliser que nous sommes tous des exilés. Qui nous dit que nous ne serons jamais obligés de quitter notre pays à cause du dérèglement climatique ? »</em>.</p>
<div id="attachment_164234" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/10/exils-regards-dartistes1.jpg"><img class="size-full wp-image-164234" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/10/exils-regards-dartistes1.jpg" alt="Marc Chagall, Esquisse pour Adam et Eve chassés du paradis, 1954-1966 © ADAGP, Paris 2024 © RMN Grand Palais, photo © Stéphane Maréchalle" width="800" height="524" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ff0000;">Marc Chagall, Esquisse pour Adam et Eve chassés du paradis, 1954-1966</span><br /><span style="color: #ff0000;">© ADAGP, Paris 2024 © RMN Grand Palais, photo © Stéphane Maréchalle</span></p></div>
<p><strong>Libre circulation</strong></p>
<p>Le parcours est organisé selon une scénographie circulaire, avec un espace central autour duquel six sections rayonnent, communiquant entre elles grâce à des portes voire des fenêtres, permettant <em>« une liberté de mouvement »</em> de circonstance. Au fil de cette visite, des motifs se détachent, souvent bouleversants, comme le souvenir ineffaçable de la terre qu’on a dû fuir, notamment symbolisé par une valise emplie de sable récolté sur une plage de Gaza par Taysir Batniji, artiste palestinien réfugié en France, et qui reflète le poids de la mémoire&#8230; Tout aussi poignant est l’arrachement à sa terre natale, illustré par un tableau iconique :<em> The Last of England</em>. Prêtée par la Tate Modern, cette huile sur toile de Ford Madox Brown (1855) représente deux personnes quittant l’Angleterre pour recommencer leur vie à l’étranger. Cette peinture résume toute l’ambiguïté de l’exil <em>« qui est à la fois une damnation et une chance »</em>, selon Dominique de Font-Réaulx. Victor Hugo ne la contredirait pas, lui qui écrivit ses plus belles pages (dont celles des <em>Misérables</em>) lors d’une retraite forcée (durant 18 ans) sur les îles anglo-normandes de Jersey et de Guernesey, après le coup d’état de Napoléon III. On admire d’ailleurs à Lens un ensemble rare de photos et de dessins signés durant cette période par l’écrivain.</p>
<div id="attachment_164235" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/10/exils-regards-dartistes2.jpg"><img class="size-full wp-image-164235" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/10/exils-regards-dartistes2.jpg" alt="Richard Baquié, Nulle part est un endroit, 1989, MAC VAL - Musée d'Art contemporain du Val-de-Marne © MAC VAL - DR" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ff0000;">Richard Baquié, Nulle part est un endroit, 1989, MAC VAL &#8211; Musée d&#8217;Art contemporain du Val-de-Marne © MAC VAL &#8211; DR</span></p></div>
<p><strong>No man’s land</strong></p>
<p>L&#8217;exposition, s&#8217;achève sur un mot terrible, mais hélas bien présent : &#8220;nulle part&#8221;, en référence évidemment à ces camps qui fleurissent un peu partout.<em> « Un endroit qui n&#8217;est ni le monde que l&#8217;on quitte ni celui où l&#8217;on arrive, mais où, pourtant, la vie prend racine »</em>. Comment trouver sa place sur une planète qui se calfeutre toujours plus ? Conçue avec des tampons administratifs inscrivant dans un nuage de lettres &#8220;Forever Immigrant&#8221; (soit, littéralement, &#8220;immigré pour toujours&#8221;), cette œuvre de Marco Godinho interroge avec poésie la liberté de circulation (soit l&#8217;article 13 de la déclaration universelle des droits de l&#8217;Homme) et nous renvoie à notre condition d&#8217;éternel déraciné&#8230;</p>
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		<title>Muse &amp; Piano</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Sep 2024 03:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<category><![CDATA[Louvre-Lens]]></category>
		<category><![CDATA[Muse & Piano]]></category>
		<category><![CDATA[musique classique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>En écho avec l’exposition de rentrée du Louvre-Lens, ce festival s’intéresse à l’exil. De voyages intérieurs en balades romantiques, on prend la...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>En écho avec l’exposition de rentrée du Louvre-Lens, ce festival s’intéresse à l’exil. De voyages intérieurs en balades romantiques, on prend la route avec Rachmaninov, Chopin ou Liszt, interprétés par la grande pianiste lituanienne Muza Rubackyté. Outre un marathon de dix concerts (en une journée !), <a href="https://www.louvrelens.fr/muse-et-piano/" target="_blank">Muse &amp; Piano </a>fait la part belle au jazz, musique de déracinés par excellence. Il convie ainsi Maxime Sanchez, ici en trio, pour une déambulation entre l’Afrique et l’Europe de l’Est.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/D71fnUtsI_g?si=bPxqK-9yh-WuVZbE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<div style="position: relative; padding-bottom: 56.25%; height: 0; overflow: hidden;"><iframe style="width: 100%; height: 100%; position: absolute; left: 0px; top: 0px; overflow: hidden;" title="Dailymotion Video Player" src="https://geo.dailymotion.com/player.html?video=x27ixqq" width="100%" height="100%" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"> </iframe></div>
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		<title>Mondes souterrains</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Apr 2024 04:45:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Louvre-Lens]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Après nous avoir présenté les animaux fantastiques, le Louvre-Lens nous invite donc &#8220;20 000 lieues sous la terre&#8221;. Faut-il y voir un...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Après nous avoir présenté <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/10/01/animaux-fantastiques/">les animaux fantastiques, </a>le Louvre-Lens nous invite donc &#8220;20 000 lieues sous la terre&#8221;. Faut-il y voir un clin d&#8217;oeil au passé minier des Hauts-de-France ? <em>« Évidemment, c&#8217;est un hommage à cette histoire ! »</em>, répond Gautier Verbeke, l&#8217;un des trois commissaires de cette exposition qui sonde, plus largement, <em>« les mondes souterrains sous leurs multiples facettes, observant les projections qu&#8217;en a conçues l&#8217;humanité à travers les époques et civilisations »</em>. Pensé comme un voyage en sept chapitres, ce parcours en clair-obscur est d&#8217;abord inquiétant. Guidés par une Sibylle, cette prophétesse antique qui communiquait avec les divinités cachées sous la surface, nous voici au seuil des profondeurs. On y découvre une multitude de grottes, gouffres ou volcans, figurés par Courbet, Rubens ou Christo et son fameux <em>Cratère</em>, réalisé à la peinture à la colle. Ne reste qu&#8217;à plonger dans les ténèbres&#8230;</p>
<p><strong>Arrêt dans les enfers</strong></p>
<p>Invisibles, inaccessibles, ces abysses ont de tout temps alimenté nos pires craintes. <em>« C&#8217;est le lieu de l&#8217;enlèvement, comme celui de Perséphone par Hadès, où l&#8217;on enferme, torture.</em> <em>En somme, l&#8217;endroit de toutes nos peurs primaires »</em>. En point d&#8217;orgue, celle d&#8217;être enterré vivant, comme l&#8217;illustre cette photographie de Maurizio Cattelan, prise lors d&#8217;une performance ahurissante. En 1999, l&#8217;Italien avait demandé à un fakir de s’ensevelir sous la terre, ne laissant dépasser que ses mains, jointes en un geste de prière. S&#8217;aventurant toujours plus loin, on arrive dans l&#8217;au-delà&#8230; <em>« Les mondes souterrains sont assimilés au royaume des morts dans nombre de civilisations, l&#8217;inhumation étant très commune »</em>. Ce chemin vers les enfers est peuplé de créatures peu amènes : monstres, démons et Satan <em>himself</em>, représenté par une superbe aquarelle de William Blake.</p>
<div id="attachment_158841" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/mondes-souterrains.jpg"><img class="size-full wp-image-158841" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/mondes-souterrains.jpg" alt="Satan harangue les anges rebelles, William Blake, Aquarelle, 1808 © Victoria and Albert Museum, Londres, Dist. RMNGrand Palais / image Victoria and Albert Museum" width="800" height="1043" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Satan harangue les anges rebelles, William Blake, Aquarelle, 1808 © Victoria and Albert Museum, Londres, Dist. RMNGrand Palais / image Victoria and Albert Museum</span></p></div>
<p>Après toutes ces émotions, il est temps de souffler. Car cette &#8220;vie du dessous&#8221; est également synonyme de trésors, de joyaux enfouis <em>« mais aussi de fertilité, de germination, donc de retour à la vie »</em>, comme le montre cette Demeter de Jean Arp, sculpture tout en rondeurs, telle une harmonieuse allégorie de la &#8220;Terre-Mère&#8221;. Au fil de notre remontée vers la surface se dévoile un monde enchanteur, fait de découvertes archéologiques, de grottes mystiques (lieux d&#8217;apparition des saints) ou pariétales <em>« où l&#8217;on trouve les premières traces de création humaine »</em>. Celles-ci sont réinterprétées dans l&#8217;installation de Justine Emard (<em>Hyperphantasia</em>), confrontant peintures rupestres et IA. Car oui, les mondes souterrains sont des plus inspirants, aujourd&#8217;hui encore. En témoignent les toiles hyperréalistes de Bilal Hamdad, immortalisant des scènes de vie prises dans le métro (cette <em>« ville sous la ville »</em>). D&#8217;ailleurs, la dernière oeuvre du parcours, une pelle signée Laure Prouvost, est une exhortation à la créativité et à l&#8217;introspection. <em>« Oui, l&#8217;artiste nous invite à creuser nos mondes intérieurs, car cette exposition est aussi une métaphore de la psyché. S&#8217;aventurer dans les profondeurs, c&#8217;est sonder l&#8217;âme humaine »</em>. Alors creusons !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/zvYYkGRhBn4?si=OeZCT5YRby1Jr0hG" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Boule à neige</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Feb 2024 23:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[boule à neige]]></category>
		<category><![CDATA[Louvre-Lens]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed el Khatib]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Qu’il mette en scène une femme de ménage ou des supporteurs du RC Lens, Mohamed El Khatib éreinte les clichés en se frottant au réel. Dans cette nouvelle pièce, il s’associe à l’historien Patrick Boucheron pour agiter la boule à neige comme jamais. Le duo a réuni des témoignages de collectionneurs à travers le monde pour nourrir un récit inédit. Cet objet populaire s’appréhende ici comme un théâtre miniature, où il sera question de monde sous cloche, de valeurs, du bon et du mauvais goût.</p>
<p>Programmation proposée en partenariat avec le Tandem Arras-Douai.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/JZGkEH4l73Y?si=8UPF1EixTOQ79u7e" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Animaux fantastiques</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/10/01/animaux-fantastiques/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Oct 2023 05:35:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Animaux fantastiques]]></category>
		<category><![CDATA[Louvre-Lens]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Gardons-nous de lui faire injure, mais la créature qui nous accueille dès l&#8217;entrée a une drôle d’allure. Un corps de cochon, des...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Gardons-nous de lui faire injure, mais la créature qui nous accueille dès l&#8217;entrée a une drôle d’allure. Un corps de cochon, des nageoires de poisson en guise d’ailes, des cornes de crustacés sur le crâne… Conçu par<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/03/01/cendres-la-rouge/" target="_blank"> la compagnie lilloise Cendres la Rouge</a> à partir d’une collection d&#8217;os hétéroclite, ce squelette de chimère résume à lui seul les enjeux de l’exposition : l’hybridité, l’ambivalence, les liens entre réalité et imaginaire. <em>« Il nous inquiète autant qu&#8217;il nous fascine »</em>, ajoute Hélène Bouillon, la commissaire générale. À bien y regarder, notre propension à façonner un bestiaire surnaturel ne date pas d&#8217;hier. Dès la première salle du parcours on découvre ainsi des objets typiques de la civilisation mésopotamienne, soit 4 000 ans avant notre ère, dont un curieux sceau en forme de cylindre. Cet outil administratif est orné de serpopanthères (félins au cou allongé) et d’aigles léontocéphales (à tête de lion). Ce sont les ancêtres des dragons et griffons qui hantent aujourd’hui <em>Game of Thrones</em> ou <em>Harry Potter</em>.</p>
<p><strong>Terreur et allégorie </strong></p>
<p>Les animaux fantastiques sont donc nés en Mésopotamie et en Iran, avant d’être adoptés par les Égyptiens, <em>« lorsque surgissent les premières villes et l’écriture »</em>. Ils apparaissent en même temps que les dieux, mais remplissent une tout autre fonction : <em>« incarner la terreur de l’être humain face à la nature qui déborde »</em>. En somme, c’est une manière d’expliquer les mystères du monde. Les mythes mettant en scène des divinités anthropomorphes luttant contre cette faune sont ainsi des allégories de l’Homme domptant la nature, à l’image de ce <em>Thor combattant le serpent de Midgard</em> (1790), superbe toile de Johann Heinrich Füssli, entre autres chefs-d’œuvre présentés à Lens.</p>
<div id="attachment_152014" style="width: 734px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/10/animaux-fantastiques1.jpg"><img class="size-large wp-image-152014" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/10/animaux-fantastiques1-724x1024.jpg" alt="Thor combattant le serpent de Midgard Johann Heinrich Füssli 1790 Huile sur toile Royal Academy of Arts, London © akg-images" width="724" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ff0000;">Thor combattant le serpent de Midgard Johann Heinrich Füssli 1790</span><br /><span style="color: #ff0000;">Huile sur toile Royal Academy of Arts, London © akg-images</span></p></div>
<p>Le rôle de ces entités va évidemment évoluer au fil des civilisations. <em>« L’ère chrétienne en fait un combat du bien contre le mal, à l’image de Saint-Georges luttant contre le dragon »</em>. Quelles que soient les époques, ce dernier reste d’ailleurs <em>« l’animal fantastique par excellence. Il est universel, atemporel et apparaît dans toutes les cultures »</em>, explique Hélène Bouillon. La créature est inspirée du serpent, et puise son nom du grec &#8220;drakon&#8221;, signifiant &#8220;celui qui regarde fixement&#8221;.<em> « Il figure à la fois la vie et la mort, car le venin peut tuer ou guérir. Dès le néolithique, c’est le symbole de l’eau, donc de la fertilité, car il serpente comme une rivière, mais c’est aussi un être souterrain, donc inquiétant… ».</em> Au-delà de leurs pouvoirs magiques et de leur forme hybride (<em>« en gros, on prend les animaux les plus effrayants de la création et on les combine »</em>), voilà la caractéristique principale de ces monstres : <em>« ils sont ambigus, jamais complètement bons ni mauvais ».</em> En témoigne ce brave Pazuzu, star maléfique du film <em>L’Exorciste</em> – et en goguette au Louvre. «<em> Certes, il est porteur de maladies, mais tellement effrayant qu’il repousse tous les autres démons, c’est même un allié des exorcistes »</em>.</p>
<div id="attachment_152016" style="width: 805px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/10/animaux-fantastiques2.jpg"><img class="size-large wp-image-152016" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/10/animaux-fantastiques2-795x1024.jpg" alt="Conversation with Smaug, D’après une aquarelle originale de J. R. R. Tolkien pour The Hobbit, 1937 © The Tolkien Trust 1977 Carton Delphine Mangeret et Anne Boisseau, Tissage Atelier A2, Aubusson, 2022 Aubusson, Cité internationale de la tapisserie © The Tolkien Trust 1977 © Tissage Atelier A2 / Aubusson 2022 © Collection Cité internationale de la tapisserie / Photo Studio Nicolas Roger" width="795" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ff0000;">Conversation with Smaug, D’après une aquarelle originale de J. R. R. Tolkien pour The Hobbit, 1937 © The Tolkien Trust 1977. Carton Delphine Mangeret et Anne Boisseau, Tissage Atelier A2, Aubusson, 2022 . Aubusson, Cité internationale de la tapisserie © The Tolkien Trust 1977</span><br /><span style="color: #ff0000;">© Tissage Atelier A2 / Aubusson 2022 © Collection Cité internationale de la tapisserie / Photo Studio Nicolas Roger</span></p></div>
<p><strong>En toute fantasy</strong></p>
<p>Au XVIIIe siècle, la science se développe. L’Homme explore la planète et se rend compte qu’il n’y a point de licornes à l’horizon – même le kraken est déclassifié, lorsqu’on découvre que c’est un calamar géant. <em>« Le merveilleux quitte donc le monde réel, mais pas notre quotidien »</em>. Et encore moins notre imaginaire. C’est même tout le contraire ! Les animaux fantastiques n’ont jamais été aussi nombreux. Cette recrudescence est concomitante à l’avènement de la fantasy <em>« genre né d’une désillusion face à une société trop industrialisée, matérialiste, dans laquelle il n’y a plus aucune magie. Désormais, elle est véhiculée par la littérature, le cinéma… c’est le rôle de la pop culture »</em>.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/WnGhj3QMqLk?si=YDb95cW7VsDEpiMv" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>L’exposition se clôt sur une monumentale tapisserie d’Aubusson, reproduisant une aquarelle de Tolkien himself : <em>Conversation with Smaug</em>, épisode durant lequel Bilbo le Hobbit tue le dragon. Comme un symbole, l’oeuvre relie les époques, usant d’un média propre au Moyen Âge pour illustrer une épopée moderne. <em>« Dans cette exposition, je souhaitais mettre sur un pied d’égalité les anciens mythes et les modernes, </em>termine Hélène Bouillon.<em> Car si ça se trouve, dans 2 000 ans Harry Potter sera le nouveau Gilgamesh »</em>. Qui sait ?</p>
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		<title>Paysage. Fenêtre sur la nature</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Apr 2023 02:21:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Louvre-Lens]]></category>
		<category><![CDATA[Paysage. Fenêtre sur la nature]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Sujet phare de l&#8217;histoire de l&#8217;art depuis l&#8217;Antiquité, le paysage s&#8217;appréhende autrement à l&#8217;aune de nos préoccupations écologiques. <em>« Nous sommes en train de tisser un nouveau lien avec la nature »</em>, acquiesce Vincent Pomarède, conservateur général du patrimoine au musée du Louvre et commissaire de cette exposition. Il ne s&#8217;agit toutefois pas de dresser une chronologie de ce genre artistique, <em>« plutôt d&#8217;en étudier la fabrique, d&#8217;observer comment l&#8217;artiste reproduit son environnement pour devenir lui-même un créateur de mondes »</em>, renchérit Marie Gord, chargée de recherches au Louvre-Lens et co-commissaire.</p>
<p><strong>Et la lumière fut</strong></p>
<p>Conçu comme une promenade, le parcours se penche d&#8217;abord sur ce que l&#8217;on nommait au XVIIe siècle les &#8220;ornements de la nature&#8221; : les arbres, le ciel, les rochers, les eaux&#8230; Soit autant de <em>« gammes »</em> à maîtriser et répéter, avant de composer, traduire la profondeur d&#8217;un panorama sur une surface plane ou (plus difficile) <em>« saisir la lumière et le temps qui s&#8217;écoule »</em>. Citons <em>Le Printemps</em> de Jean-François Millet, qui capture avec poésie la magie fugace d&#8217;une éclaircie printanière, ou encore ces estampes issues de la série <em>Trente-six vues du Mont Fuji</em> de Katsushika Hokusai, éclairant le volcan japonais selon les saisons. Signée par le plasticien français Laurent Pernot, la scénographie fait la part belle au son et à la lumière pour mieux révéler, et même épouser les oeuvres. On admire ici des bords de mer, des forêts, des champs, des montagnes&#8230; et quelques tempêtes. À l&#8217;image de ce <em>Sadak à la recherche des eaux de l’oubli</em> de l&#8217;Anglais John Martin, sublime représentation d&#8217;une nature en furie.</p>
<div id="attachment_146864" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/04/paysage-fenetre-nature1.jpg"><img class="size-full wp-image-146864" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/04/paysage-fenetre-nature1.jpg" alt="Sadak à la recherche des eaux de l’oubli, John Martin (Haydon Bridge, 1789 – Île de Man, 1854), 1812, Huile sur toile © Southampton City Art Gallery" width="800" height="964" /></a><p class="wp-caption-text">Sadak à la recherche des eaux de l’oubli, John Martin (Haydon Bridge, 1789 – Île de Man, 1854), 1812, Huile sur toile © Southampton City Art Gallery</p></div>
<p><strong>Paysage intérieur</strong></p>
<p>Si le paysage existe par lui-même dans l&#8217;histoire picturale, il sert aussi de décor. Au-delà du théâtre, il met en valeur bien des aventures humaines, illustrant par exemple <em>les Charmes de la vie champêtre</em> (François Boucher) et ses allusions coquines. Il accompagne aussi des scènes de bataille, telle cette gigantesque toile de Jean- Antoine-Siméon Fort retraçant le siège d&#8217;Anvers. Ici, le &#8220;héros&#8221; n&#8217;est pas celui qu&#8217;on croit : dans cette composition haute de trois mètres, le ciel en occupe plus de deux. À la fin du XIXe siècle, l&#8217;avènement de la photographie et du cinéma incitera les peintres à refuser l&#8217;imitation. Ils ne se subordonnent plus à la nature, puisant en eux-mêmes un autre horizon, comme le fit Kandinsky, pionnier de l&#8217;abstraction dont on découvre à Lens les <em>Kleine Welten</em>. Ces &#8220;petits mondes&#8221; sont cette fois constitués de couleurs, de lignes et de formes géométriques. <em>« L&#8217;artiste n&#8217;a plus besoin de copier le paysag</em>e, commente Vincent Pomarède. <em>Il est devenu un créateur à 100 % »</em>. Mais n&#8217;est-ce pas la nature humaine ?</p>
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