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	<title>LM magazine &#187; la Piscine</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Roubaix Photo</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 01:13:34 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://roubaix-lapiscine.com" target="_blank">La Piscine de Roubaix</a> a récemment compté ses photos. Elle en possède 3774 dans ses collections. Des clichés, bien sûr, mais aussi des négatifs sur plaque de verre, des tirages sur papier&#8230; et même quelques daguerréotypes, fruit d’un étonnant procédé qui, dès 1839, fixait une image unique sur une plaque de cuivre argentée. Un tel trésor méritait bien une exposition. Mais pas n’importe laquelle. <em>Roubaix Photo</em> ne se contente pas d’ouvrir les archives. L’accrochage raconte aussi une ville en mutation permanente, du xixe siècle à aujourd’hui. On y découvre des corridas organisées à Roubaix au début du XX<sup>e</sup> siècle, les courbes extravagantes du Palais Vaissier, ce Taj Mahal local aujourd’hui quasi-disparu, ou encore des ouvriers posant fièrement devant les machines textiles.</p>
<h3>Boxe et machines</h3>
<p>Des amateurs de l’Amicale photo de Roubaix aux regards humanistes de Jean-Philippe Charbonnier ou Robert Doisneau, sept séquences thématiques composent un portrait sensible de la ville. On s’attarde sur des séries de mode réalisées dans les espaces abandonnés de La Piscine, sur la célèbre <em>Fillette au chat</em> photographiée en 1958 dans une courée roubaisienne, ou sur la série coup de poing qu’Anouk Desury a consacrée l’an dernier aux jeunes boxeurs de la ville. Entre patrimoine textile, scènes du quotidien et création contemporaine, l’exposition rappelle surtout qu’une photographie ne documente jamais seulement le réel. Elle révèle aussi une manière de regarder le monde.</p>
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		<title>Odette Pauvert</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 04:58:52 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Que retient-on de la peinture du XX<sup>e</sup> siècle ? L&#8217;art abstrait de Kandinsky, le cubisme de Picasso ou le surréalisme d&#8217;un Dali. Autrement dit, les courants qui ont fait basculer l&#8217;art pictural dans la modernité. C&#8217;est oublier un peu vite que «<em> l&#8217;écrasante majorité des artistes de cette période n&#8217;a pas participé à l&#8217;avant-garde, demeurant attachée à la peinture figurative </em>», note Adèle Taillefait, conservatrice au musée La Piscine à Roubaix. Parmi ces tenants d&#8217;un certain classicisme s&#8217;illustre Odette Pauvert. Elle a passé toute sa carrière à peindre des portraits et des paysages reflétant son goût pour l&#8217;art décoratif, les contrastes et les aplats de couleurs. Autant de raisons pour que le Musée La Piscine lui ouvre grand ses portes à l&#8217;heure de célébrer le centenaire de l&#8217;Art déco.</p>
<div id="attachment_175678" style="width: 1010px" class="wp-caption alignleft"><img class="wp-image-175678 size-full" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/10/8.-promotion-1926.jpg" alt="Odette Pauvert (1903-1966), Promotion 1926, 1927 © Académie de France à Rome, Villa Médicis - Photo : D. Molajoli" width="1000" height="404" /><p class="wp-caption-text">Odette Pauvert (1903-1966), Promotion 1926, 1927 © Académie de France à Rome, Villa Médicis &#8211; Photo : D. Molajoli</p></div>
<p><strong>Pionnière inspirante</strong></p>
<p>Il y a un siècle justement, le célèbre Grand Prix de Rome de peinture fut décerné pour la première fois à une femme : Odette Pauvert. Un véritable exploit. Cette exposition se focalise sur cette période faste de l&#8217;artiste courant jusqu&#8217;aux années 1940, à travers quelque 200 œuvres d&#8217;une grande diversité. «<em> Grâce à sa famille, nous avons réuni de nombreuses peintures, des dessins, des photographies et des miniatures sur ivoire, plébiscitées à l&#8217;époque, qui lui ont permis d&#8217;arrondir ses fins de mois</em> », explique Adèle Taillefait. Car Odette Pauvert demeure avant tout une femme dans un monde d&#8217;hommes&#8230; Certains critiques doutaient encore de la légitimité de la gent féminine à incarner l’art national au plus haut niveau. La guerre, la priorité donnée aux avant-gardes dans les commandes publiques et la naissance de deux enfants ont freiné ses ambitions. Ses dernières toiles, n’en gardent pas moins une intensité rare, qu’elle conservera jusqu’à sa mort en 1966. Une redécouverte que La Piscine célèbre avec passion, fidèle à sa vocation : mettre en lumière les figures de femmes artistes injustement oubliées.</p>
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		<title>Rodin / Bourdelle. Corps à corps</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 03:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Elle semble surgie de la pierre spontanément, comme si elle était douée de vie. Ce réalisme saisissant, cette façon unique de modeler la lumière&#8230; Pas de doute, il s’agit bien d’une sculpture de Rodin. Pourtant, c’est bien Antoine Bourdelle qui a taillé dans le marbre ce buste d’Ève Fairfax, à partir d’un plâtre du maître. D’ailleurs, celui-ci l’apprécia tellement qu’il l’appela <em>« l’Ève de Bourdelle »</em>. Le Montalbanais fut en effet l&#8217;un de ses plus éminents praticiens (à l&#8217;instar de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/12/01/camille-claudel/" target="_blank">Camille Claudel</a>). En clair, il seconda son aîné dans l&#8217;exécution de ses œuvres, durant une quinzaine d&#8217;années. <em>« Tous les artistes fonctionnaient comme ça. Jeunes, ils taillaient pour quelqu&#8217;un de plus célèbre, qui pouvait ainsi se concentrer sur la création</em>, nous éclaire Valérie Montalbetti-Kervella, commissaire scientifique de cette exposition.<em> Rodin avait repéré l&#8217;habileté de ce jeune homme en 1892, et l&#8217;avait donc sollicité »</em>.  Bien sûr, de son côté, Bourdelle le révérait aussi. «<em> Pour lui, c&#8217;était le grand maître après Michel-Ange »</em>, renchérit Lili Davenas, conservatrice au musée Bourdelle. En témoigne ce buste-stèle figurant le sculpteur comme un dieu, avec sa barbe iconique tout <em>« en torrents tempétueux »</em>. Mais qu&#8217;on ne s&#8217;y trompe pas, <em>« Bourdelle n’a jamais été l’élève de Rodin. C&#8217;était plutôt un collaborateur privilégié, qui bâtissait sa propre œuvre en parallèle</em> ». Voilà tout l&#8217;objet de ce &#8220;corps à corps&#8221; : mettre au jour les relations amicales et artistiques entres deux monstres sacrés.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/04/rodin-bourdelle-corps-a-corps5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-169985" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/04/rodin-bourdelle-corps-a-corps5.jpg" alt="4. Auguste Rodin_La Centauresse" width="1000" height="750" /></a></p>
<p><strong>La brouille</strong></p>
<p>Réunissant quelque 170 pièces, cette exposition confronte ainsi leurs travaux respectifs à travers diverses thématiques, du motif de la main au monumental, en passant par le socle ou le torse&#8230; leur premier sujet de désaccord. À l’instar de ce <em>Grand centaure mourant</em> de Bourdelle, au poitrail démesurément étiré <em>« où il s’éloigne du réalisme de Rodin pour se diriger vers une construction géométrique du corps »</em>, souligne Lili Davenas. C&#8217;est encore plus flagrant dans ce <em>Torse de Pallas</em>, à l&#8217;architecture totalement cylindrique et en rupture flagrante avec la sensualité du <em>Torse de jeune femme cambrée</em> de Rodin&#8230; Mais c’est la<em> Tête d’Apollon avec base carrée</em>, en 1911, qui marquera <em>« le divorce esthétique »</em>. Bourdelle la présente avec des anfractuosités et y ajoute un socle quasiment cubique ! <em>« Rodin ne lui pardonnera pas cette radicalité »</em>. S’il lui doit beaucoup, Bourdelle constituera bien ce maillon vers une autre génération, favorisant l’épure (Brancusi, Chana Orloff&#8230;). Il accueillera à son tour d’autres figures essentielles du XXe siècle dans son atelier. Citons Germaine Richier, Alberto Giacometti ou encore Henri Matisse, qui a appris la sculpture à ses côtés, et l’a probablement inspiré. Mais ça, ce sont d’autres corps à corps&#8230;</p>
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		<title>Eugène Dodeigne</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 01:16:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>À Dodeigne, qui lui avait ouvert les portes de sa maison de Bondues, Germain Hirselj fit une promesse : <em>« révéler un jour son oeuvre, dans toute sa diversité »</em>. Neuf ans après sa disparition, et après un contretemps pour cause de Covid, l’engagement est aujourd’hui honoré. L’historien de l’art dévoile à la Piscine une rétrospective qui sera, dit-il, <em>« la plus importante jamais consacrée »</em> à cet éminent membre du groupe de Roubaix. L’exposition rassemble en effet près de 200 de ses créations, dont certaines rarement montrées.</p>
<p><strong>Taille XXL</strong></p>
<p>Eugène Dodeigne est né en 1923 près de Liège (où il ne vécut que six mois) dans une famille de tailleurs de pierre. Il fut initié au métier dès l’âge de 13 ans par son père, lequel sculptait des monuments funéraires. Voulant faire de son garçon un ouvrier qualifié, il l’envoie aux Beaux-Arts de Tourcoing. Très vite, les professeurs remarquent ses talents. Le jeune Eugène gagne Paris, où il découvre le Musée de l’Homme. <em>« Ce sera son Louvre »</em>. Comme Henry Moore ou Giacometti, Dodeigne se passionne pour les arts primitifs, sa première influence. <em>« On a l’impression que ses oeuvres plantées dans l’espace public existent depuis une éternité</em>, remarque Germain Hirselj. <em>Comme si elles avaient été façonnées par de lointains ancêtres ».</em></p>
<div id="attachment_164190" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/10/eugene-dodeigne-32.jpg"><img class="size-full wp-image-164190" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/10/eugene-dodeigne-32.jpg" alt="Eugène Dodeigne (1923-2015), Homme assis, 1963 Huile sur toile, Roubaix, La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent © ADAGP, Paris, 2024 Photo : Alain Leprince" width="800" height="1005" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Eugène Dodeigne (1923-2015), Homme assis, 1963. Huile sur toile, Roubaix, La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent © ADAGP, Paris, 2024 / Photo : Alain Leprince</span></p></div>
<p><strong>Au-delà des clichés</strong></p>
<p>Bien sûr, c’est d’abord ce travail sur la pierre de Soignies (<em>« granitique, donc très dure »</em>) qui assurera sa renommée. De cette roche bleutée, il élèvera des formes épurées d’où transpirent <em>« une force, une brutalité parfois, mais une indéniable sensualité »</em>. Dodeigne chercha à saisir la figure humaine et son mouvement, passant des heures à observer les danseurs du ballet du Nord. Pourtant, son oeuvre ne s’arrête pas à cette pratique. À Roubaix, on découvre ainsi son appétence pour le bois (<em>L’Élan</em>, lorgnant vers l’abstraction), ses bronzes, et puis ses dessins au fusain, ses peintures et même&#8230; ses photographies. L’artiste réalisa en effet quelque 2 000 clichés au cours de sa vie, immortalisant le dialogue silencieux entre ses sculptures et leur environnement. Les voici révélées sous un angle inédit.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/X_uMVldobhE?si=KG6dCiBTOmM9LpKx" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Anouk Desury</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Aug 2024 22:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>On le sait, la vie est un combat de chaque instant. Anouk Desury illustre magnifiquement la métaphore. Cette photographe installée à Roubaix...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On le sait, la vie est un combat de chaque instant. Anouk Desury illustre magnifiquement la métaphore. Cette photographe installée à Roubaix a suivi quatre jeunes boxeurs et boxeuses de sa <em>« ville de coeur »</em>, en l’occurrence Aziz, Djamal, Moustapha et Shaïna. À travers cette série d’une trentaine d’images (<em>Les Poings ouverts</em>), elle montre leurs entraînements, mais aussi leur lieu de vie et leur parcours, dessinant le portrait d’une génération, entre rigueur, abnégation et espoir.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/09/01/anouk-desury/">Anouk Desury</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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		<title>Bruno Gaudichon</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 03:03:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Gaudichon]]></category>
		<category><![CDATA[départ]]></category>
		<category><![CDATA[la Piscine]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Pourquoi quitter la Piscine avec cette exposition consacrée à Paul Hémery ? Il fait partie de l’histoire du musée, j’ai été très...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi quitter la Piscine avec cette <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/07/01/paul-hemery/" target="_blank">exposition consacrée à Paul Hémery</a> ?</strong> Il fait partie de l’histoire du musée, j’ai été très proche de lui à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Je tenais à monter cette exposition avant de partir.</p>
<p><strong>Justement, quels seraient vos plus beaux souvenirs ici ?</strong> Il y en a tellement&#8230; C’est avant tout le musée, lui-même, qui a toujours évolué. D&#8217;ailleurs un projet de deuxième agrandissement sera bientôt mis en oeuvre par la nouvelle équipe. Je n&#8217;ai jamais eu l’impression d’avoir achevé mon travail, souhaitant toujours faire mieux. C’est cette énergie que j’emmène avec moi.</p>
<p><strong>Parmi les grands événements sous votre mandat, on se souvient tout de même de la venue de Robert De Niro, en 2005&#8230;</strong> Oui, bien sûr, c’était un moment fort, mais je suis presque plus heureux d’avoir montré les oeuvres du père que d&#8217;avoir accueilli le fils. C’était chaleureux, très bénéfique pour le musée, mais il était surtout venu voir l’oeuvre de Robert De Niro Sr., selon moi un très grand artiste et qui méritait d’être exposé en France, tant il fut marqué par cette génération post-impressionniste, et des noms comme Bonnard. Il a offert une vision américaine de l’art moderne français. Donc oui, c&#8217;est une des expositions marquantes.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/ZRgQl3FYiyk?si=znaYnxc1gyNGkB3k" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vous avez aussi tenu à partager de belles découvertes, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, la programmation a joué sur des &#8220;valeurs sûres&#8221; et des découvertes, comme Albert Braïtou-Sala, un artiste un peu oublié, mais dont l’oeuvre est vraiment la quintessence du portrait au milieu du XXe siècle. C’est aussi la signature du musée que de proposer des expositions très denses, jusqu’à 20 par an, permettant de présenter de grandes figures de l’art moderne mais toujours avec un parti pris singulier.</p>
<p><strong>C&#8217;est-à-dire ?</strong> En 2004 par exemple, quand on a monté la première exposition sur Picasso, on a focalisé sur l’objet, une dimension alors jamais traitée. Idem avec Degas sculpteur, la céramique de Chagall&#8230; Organiser de tels événements est indispensable pour la notoriété du lieu, mais on a aussi un devoir envers le public local qui, pour des raisons sociologiques ou culturelles, n’a pas toujours l’occasion de voir ces oeuvres autrement qu’en reproduction. Ce fut une belle mission de donner aux enfants de Roubaix la possibilité de &#8220;rencontrer&#8221; ces artistes.</p>
<p><strong>Quelles furent vos premières impressions en découvrant Roubaix ?</strong> J&#8217;arrivais de Poitiers, et j’ai été subjugué tout de suite. C&#8217;était en juin 1989, pour une exposition sur un artiste que j’affectionne, Alfred Courmes. Il n’y avait pas encore de musée ici, mais j’ai pensé qu’il y avait un nid pour moi. Poitiers a beaucoup de charme, mais jamais une aventure comme celle de la Piscine n&#8217;aurait pu s&#8217;y dérouler. Cette énergie, ce statut de ville-monde et sans doute des difficultés propres confèrent à Roubaix une infinie richesse. Je n&#8217;ai jamais regretté de m&#8217;y être installé, et n’envisage pas d&#8217;en partir.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/opmrg17qlo4?si=CK8nWSf0ubSvPVzt" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vous êtes d’ailleurs un précurseur, c&#8217;est vous qui avez eu l’idée de transformer cette piscine en Musée. Comment est-elle venue ?</strong> Avant de poser ma candidature, j&#8217;avais suggéré que la ville valide un choix entre une création contemporaine ou la réutilisation d’un bâtiment existant. La municipalité a donc organisé un circuit dans la ville. Le dernier site visité était celui de la piscine, alors abandonnée depuis quatre ans. Elle nous a tout de suite sidérés, ma femme et moi. La dernière équipe à avoir dirigé ce lieu était présente. Ces gens lui redonnaient vie et manifestaient un attachement qui, plus encore que l’architecture Art déco, m’a enthousiasmé. Enfin, le soir nous dînions à Poitiers chez des amis, et l&#8217;un d&#8217;eux m&#8217;a dit qu&#8217;il était né Roubaix&#8230; et qu&#8217;il ne se souvenait que d&#8217;un seul endroit ici : la piscine. La messe était dite.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/S51rY1kiM8A?si=AjRA7tpL2LzO0thp" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Pourquoi un tel attachement ?</strong> Pour la dimension symbolique très forte : c’est un lieu que toute la ville, malgré la fracture sociale, a connu. André Diligent, le maire de l&#8217;époque, avait d&#8217;ailleurs été marqué par la réaction très vive de la population lors de sa fermeture. À un moment où l&#8217;on enchaînait les démolitions, cette piscine aurait dû être détruite. Mais Diligent souhaitait aussi ressusciter ce lieu, ça nous a énormément aidés. On n&#8217;a pas eu besoin de le convaincre. <span class="has-pullquote" data-pullquote="On s’est juste trouvés au bon endroit, au bon moment.">On s’est juste trouvés au bon endroit, au bon moment.</span></p>
<p><strong>Le musée va donc à nouveau s’agrandir ?</strong> Oui, grâce à son hyperactivité, la Piscine a reçu beaucoup de donations. <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/10/01/la-piscine/" target="_blank">Les sculptures avaient motivé un premier agrandissement, </a>cette fois il s&#8217;agit d’arts appliqués, de design, de céramique, de mode, de textile&#8230; Par ailleurs, on assiste à un retour de la production textile en Europe. On pourrait donc retisser un vrai réseau autour de cette création à Roubaix. C’est possible car il y a de grands espaces, une identité et une collection de référence au musée. La ville pense d&#8217;ailleurs à élever un grand quartier dans une partie du centre ville, et dont la Piscine pourrait être un élément essentiel&#8230;</p>
<p><strong>Qu’allez-vous faire maintenant ?</strong> Je ne sais pas. J’ai vécu au rythme du musée durant plus de trente ans, il faut que j&#8217;en trouve un autre. Cette idée de retraite reste encore abstraite. On me reverra sans doute dans les parages, mais je ne veux pas être le Belphégor de la Piscine. Le 21 juin au soir, ça sera une nouvelle ère pour le musée comme pour moi.</p>
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		<title>Paul Hémery</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 00:33:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[la Piscine]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Hémery]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il fait, littéralement, partie des murs de la ville. C&#8217;est en effet à Paul Hémery que l&#8217;on doit l&#8217;immense fresque ornant la station de métro Grand-Place, à Roubaix : <em>La Naissance de la lumière</em>. <em>« C&#8217;est d&#8217;ailleurs le seul artiste du groupe de Roubaix présent dans l’espace public »</em>, souligne Bruno Gaudichon. Le conservateur de La Piscine n&#8217;imaginait pas <a href="https://www.lm-magazine.com/?p=161195" target="_blank">quitter ses fonctions </a>sans célébrer ce peintre dont le travail demeure méconnu, mais riche en surprises&#8230; Né à Tourcoing en 1921 (où il fut longtemps policier), cet autodidacte s&#8217;est affirmé comme un maître de la couleur (<em>« dans une palette assez claire »</em>) et, par essence, de la lumière.</p>
<p><strong>Pigments de vie </strong></p>
<p>En témoigne <em>Horizon perdu</em>, maelstrom de bleus et de noirs traversé en son centre par un rai blanc, qui éclaire la composition bien au-delà du cadre. Un détail : cette toile a été réalisée dans les années 1980, au pastel, <em>« un médium alors considéré comme désuet mais qui apporte une sensibilité extraordinaire à ses paysages mentaux »</em>. Virevoltant entre figuration et abstraction (ces <em>Joyeuses Pâques</em> aux allures de vitrail), exécutée au couteau, à l&#8217;huile, rythmée à l&#8217;occasion par des notes de jazz, l&#8217;œuvre de Paul Hémery n&#8217;a pas encore livré tous ses secrets. Encore peu montrée, sa série de portraits, tout en vibrations et proprement sublime (<em>« une vraie leçon de peinture »</em>) devrait ainsi accrocher plus d&#8217;un regard&#8230;</p>
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		<title>Les Enfants de la Piscine</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Feb 2024 23:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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		<category><![CDATA[impressionisme]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Profitant de l’arrivée au musée des <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/02/01/enfants-impressionnistes-musee-dorsay/" target="_blank">enfants impressionnistes du musée d’Orsay</a>, la Piscine célèbre la jeunesse. Issues des collections roubaisiennes, ces œuvres témoignent de l’évolution du statut et des représentations de l’enfance, du xixe siècle à nos jours. Signés (entre autres) Félix Del Marle, Arthur Van Hecke ou Marcel Gromaire, ces trésors sortis des réserves montrent des nourrissons, des baptêmes ou des portraits de jeunes gens plutôt fringants.</p>
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		<title>Marc Ronet</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 01:31:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[la Piscine]]></category>
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		<category><![CDATA[MUba]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Né en 1937, Marc Ronet vécut son premier choc artistique à l’âge de sept ans, au Palais des beaux-arts de Lille, devant <em>La Descente de croix</em> de Rubens. « Une émotion pure, qui deviendra ma respiration », dit-il. Le terme sied parfaitement à son œuvre, réalisée presqu’inconsciemment. <em>« Chez moi, le geste devient le maître du jeu, la main est guidée par la matière, plus rapide que la pensée »</em>. De cette <em>« course folle »</em> naît ce qu’il appelle un <em>« magma »</em>, soit un fond abstrait d’où jaillissent ensuite des figures, des paysages et des objets domestiques, comme des tables ou du linge suspendu.</p>
<p><strong>L&#8217;appel du vide</strong></p>
<p>Au MUba de Tourcoing, le premier des trois chapitres de cette exposition s’intéresse par exemple aux fleurs, aux bâtons et aux portraits. <em>« Des sujets qui, a priori, n’ont rien à voi</em>r, commente Mélanie Lerat, la directrice du musée. <em>Le dénominateur commun, c’est la verticalité. Il s’agit de tenir debout, c’est de l’ordre de l’énergie vitale »</em>. À l’image du portrait de sa fille, contrainte à la position couchée à cause d’une maladie, et que Marc Ronet représente à la façon des <em>Ménines</em> de Vélasquez, dans une composition vibrante, lumineuse, quasi impressionniste. C’est la vie, et l’amour, qu’il fige. Plus loin, ses variations autour des lieux vides paraissent dénuées de traces humaines. En réalité, c’est tout le contraire, <em>« car le vide n’est pas rien »</em>, assure l’artiste. Ici, il traduit l’absence et les silences, offrant plus que jamais matière à s’émouvoir.</p>
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		<title>Le Cri de liberté</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Sep 2023 22:50:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Chagall]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Chagall comme vous ne l&#8217;avez jamais vu. Pour la première fois (en tout cas jamais avec cette ampleur) une exposition présente l&#8217;œuvre...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Chagall comme vous ne l&#8217;avez jamais vu. Pour la première fois (en tout cas jamais avec cette ampleur) une exposition présente l&#8217;œuvre du maître sous l&#8217;angle de son engagement politique. Éternel exilé, le peintre a placé la rencontre, la tolérance et la migration au cœur de son travail. Nourri de prêts d&#8217;exception et de documents inédits issus des archives de l&#8217;artiste, ce parcours dessine le portrait d&#8217;un grand témoin de son siècle. Un événement.</p>
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