<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>LM magazine &#187; FoMu</title>
	<atom:link href="https://www.lm-magazine.com/blog/tag/fomu/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.lm-magazine.com</link>
	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
	<lastBuildDate>Fri, 12 Jun 2026 10:14:40 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=4.2.38</generator>
	<item>
		<title>Lee Miller</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2025/03/01/lee-miller/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2025/03/01/lee-miller/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 06:35:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Anvers]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[FoMu]]></category>
		<category><![CDATA[Lee Miller]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=169192</guid>
		<description><![CDATA[<p>Quand Lee Miller pose dans la baignoire de l’appartement d’Adolf Hitler, à Munich en avril 1945, elle résume en une image son...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/03/01/lee-miller/">Lee Miller</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Quand Lee Miller pose dans la baignoire de l’appartement d’Adolf Hitler, à Munich en avril 1945, elle résume en une image son art si singulier. Tout y est, de sa propension à se mettre en scène (elle s’y savonne nue) à son goût pour la fronde (un portrait du Führer, qui vient de se suicider, la toise), en passant par sa vocation de journaliste (la boue du camp de Dachau sur ses chaussures souillant un tapis blanc). Ce cliché légendaire et une centaine d’autres sont visibles au FOMU, qui consacre une rétrospective inédite en Belgique aux mille vies de l’artiste.<em> « <span class="has-pullquote" data-pullquote="Lee Miller oscillait avec habileté entre l’expérimentation et le réalisme documentaire">Lee Miller oscillait avec habileté entre l’expérimentation et le réalisme documentaire</span></em><em>. Elle a repoussé les limites de la photographie, l’utilisant à la fois comme un outil artistique pour remettre en question notre perception. Mais aussi comme un moyen de raconter des histoires »</em>, juge Anne Ruygt, l’une des commissaires de cette exposition très complète.</p>
<p><strong>Par-delà les clichés</strong></p>
<p>Dès les années 1920, Lee Miller est remarquée à New-York par le fondateur du magazine <em>Vogue</em>, qui la propulse mannequin. Mais une existence sur papier glacé ne suffit pas à cette créatrice dans l’âme. De fil en aiguille, elle devient une figure du surréalisme à Paris, et la muse de Man Ray ! Puis, croisant Picasso, elle fonde son propre studio photo et n’a pas fini de bousculer l’ordre établi&#8230; À une époque où l’on interdisait aux femmes de se rendre sur le front, l’Américaine fut par exemple l’une des rares reportrices accréditées durant la Deuxième Guerre mondiale. Et l’une des premières à documenter la réalité des camps de la mort nazis. Par ailleurs, elle réalisera aussi <em>« des photographies de mode anti-conformistes, confrontant l’élégance de ses modèles à des paysages déchirés par la guerre »</em>. C’est cette carrière foisonnante que retrace le <a href="https://fomu.be/fr/" target="_blank">FOMU</a>, à travers les magazines ayant publié ses photos. La scénographie emprunte ainsi la forme de livres ouverts. Ce parcours met en avant un <em>« sens aigu de la composition »</em>, un <em>« esprit intrépide »</em> et <em>« un talent pour saisir à la fois la beauté et la brutalité »</em> du monde. À l’image de <em>Fire Masks</em>, où elle détourne des protections contre les bombardements allemands en objets de carnaval, tel un pied de nez à la barbarie.</p>
<div id="attachment_169201" style="width: 946px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/03/lee-miller1.jpg"><img class="size-full wp-image-169201" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/03/lee-miller1.jpg" alt="Bathing Feature, Vogue Studio, England 1941 by Lee Miller © Lee Miller Archives, England 2025 All rights reserved, www.leemiller.co.uk" width="936" height="1300" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Bathing Feature, Vogue Studio, England 1941 by Lee Miller © Lee Miller Archives, England 2025 All rights reserved, www.leemiller.co.uk</span></p></div>
<p>_____________</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=169407" target="_blank">À lire ici / L’interview d’Anne Ruygt, commissaire de l&#8217;exposition</a></strong></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/03/01/lee-miller/">Lee Miller</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2025/03/01/lee-miller/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Anne Ruygt</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2025/03/01/anne-ruygt/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2025/03/01/anne-ruygt/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 01:34:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Ruygt]]></category>
		<category><![CDATA[Anvers]]></category>
		<category><![CDATA[FoMu]]></category>
		<category><![CDATA[Lee Miller]]></category>
		<category><![CDATA[Rétrospective]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=169407</guid>
		<description><![CDATA[<p>Comment définiriez-vous Lee Miller ? Que vous inspire-t-elle ? C&#8217;était une artiste aux multiples facettes et qui s&#8217;est constamment réinventée. Elle fut...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/03/01/anne-ruygt/">Anne Ruygt</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment définiriez-vous Lee Miller ? Que vous inspire-t-elle ?</strong> C&#8217;était une artiste aux multiples facettes et qui s&#8217;est constamment réinventée. Elle fut mannequin, muse des surréalistes, photographe, journaliste, correspondante de guerre. Elle était dotée d&#8217;une curiosité insatiable, d&#8217;un esprit intrépide et d&#8217;un talent pour saisir la beauté et la brutalité du monde. Sa vie a été marquée par le refus de se laisser enfermer dans un seul rôle. Elle inspire la résilience, l&#8217;exploration créative et un engagement sans faille à dire la vérité par l&#8217;image.</p>
<p><strong>Comment décririez-vous sa photographie ?</strong> Elle oscille entre expérimentation surréaliste et réalisme documentaire, mêlant parfois les deux. Son regard surréaliste est évident même dans ses reportages de guerre, où elle capture des compositions saisissantes et des juxtapositions inattendues. De même, ses clichés commerciaux et de mode ont souvent un caractère onirique ou inquiétant. Qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une mise en scène ou des ravages de la guerre, son travail se caractérise par un sens aigu de la composition, un instinct de l&#8217;inattendu et une volonté d&#8217;expérimenter.</p>
<p><strong>Selon vous, quel fut son apport ?</strong> Elle a joué un rôle clé dans l&#8217;évolution des techniques photographiques, en particulier la solarisation, qu&#8217;elle a découverte lors de ses expériences en chambre noire et qu&#8217;elle a ensuite perfectionnée avec Man Ray. Cette méthode, qui inverse les zones claires et sombres, est devenue l&#8217;une des caractéristiques de la photographie surréaliste. Au-delà de l&#8217;innovation technique, sa plus grande contribution a été sa capacité à repousser les limites de la photographie, en l&#8217;utilisant à la fois comme un outil artistique pour remettre en question la perception, et comme un puissant moyen de raconter des histoires, en particulier dans ses reportages de guerre.</p>
<div id="attachment_169200" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/03/lee-miller.jpg"><img class="size-full wp-image-169200" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/03/lee-miller.jpg" alt="Fire Masks, Downshire Hill, London, England, 1941 by Lee Miller © Lee Miller Archives, England 2025. All rights reserved, www.leemiller.co.uk" width="1000" height="1002" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ff0000;">Fire Masks, Downshire Hill, London, England, 1941 by Lee Miller © Lee Miller Archives, England 2025. All rights reserved, www.leemiller.co.uk</span></p></div>
<p><strong>Sur quels éléments de sa vie et de son œuvre mettez-vous l&#8217;accent à Anvers ?</strong> Cette rétrospective couvre l&#8217;ensemble de la carrière de Lee Miller et présente ses nombreuses évolutions. Elle se concentre sur la manière dont son travail a été perçu par les médias imprimés, qu&#8217;il s&#8217;agisse de magazines d&#8217;avant-garde, de publications de mode ou de reportages en temps de guerre. L&#8217;exposition présente ses premières expériences surréalistes, la photographie de mode commerciale et les reportages de guerre révolutionnaires, ainsi que ses derniers projets créatifs. En retraçant sa carrière à travers différents genres et contextes, le parcours offre une vue d&#8217;ensemble de son œuvre et de son influence.</p>
<p><strong>Évoquez-vous aussi les expériences traumatisantes de l&#8217;artiste, son errance en Europe après la Deuxième Guerre mondiale ?</strong> L&#8217;exposition n&#8217;élude pas les aspects les plus sombres de la vie de Lee Miller, notamment les traumatismes dont elle a été témoin et qu&#8217;elle a documentés. Ses photographies des camps de concentration sont par exemple présentées avec un contexte historique et un avertissement sur le contenu. L&#8217;exposition aborde également les luttes qu&#8217;elle a menées après la guerre et l&#8217;exil qu&#8217;elle s&#8217;est imposée dans le domaine de la photographie. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Il s'agit d'un portrait honnête d'une artiste extraordinaire, qui a capturé sans crainte la beauté et les horreurs du monde.">Il s&#8217;agit d&#8217;un portrait honnête d&#8217;une artiste extraordinaire, qui a capturé sans crainte la beauté et les horreurs du monde.</span></p>
<p><strong>Combien de pièces exposez-vous ?</strong> Une centaine de tirages modernes et anciens, ainsi qu&#8217;une riche sélection de publications originales et de documents d&#8217;archives. Cette combinaison offre une vue d&#8217;ensemble du travail de Lee Miller tel qu&#8217;il a été présenté à l&#8217;origine sous forme imprimée, et permet de comprendre comment ses images ont atteint et influencé le public tout au long de sa carrière.</p>
<p><strong>Comment avez-vous conçu le parcours ?</strong> Il est chronologique, structuré autour du travail de Lee Miller dans la presse écrite. L&#8217;exposition retrace sa carrière, depuis ses débuts en tant que mannequin jusqu&#8217;à ses reportages de guerre révolutionnaires et ses projets créatifs ultérieurs. La scénographie est également soignée : les murs ont la forme de livres ouverts et de grands tirages agrandis illustrent le processus de création et de publication de son travail. La conception architecturale est l&#8217;œuvre de Samyra Moumouh et la conception graphique celle d&#8217;Hans Gremmen, qui ont tous deux contribué à donner vie au concept en mettant l&#8217;accent sur la façon dont les photos de Lee Miller ont été expérimentées à l&#8217;origine par le biais de l&#8217;impression.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/zRK2X6wBXWI?si=QRnSGdzLJHTeEBgg" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Sur quelles œuvres pourrions-nous attirer l&#8217;attention ?</strong> Parmi les images les plus marquantes, il y a ses expériences surréalistes avec Man Ray, ses reportages de guerre saisissants (tels que <em>Revenge on Culture</em> et les images des camps de concentration) et ses photographies de mode en temps de guerre, qui mêlent l&#8217;élégance de ses sujets aux paysages déchirés par la guerre.</p>
<p><strong>Exposez-vous aussi cette fameuse photo d&#8217;elle dans la baignoire d&#8217;Hitler ?</strong> Oui, il s&#8217;agit d&#8217;un moment fort et symbolique de sa carrière, qui résume sa présence dans des événements historiques clés. Parmi les autres images importantes, citons aussi ses photographies de Dachau et de Buchenwald&#8230;</p>
<p><strong>Finalement, qu&#8217;allons-nous découvrir sur elle que nous ne savions pas déjà ?</strong> Cette exposition offre un nouvel éclairage sur la manière dont le travail de Miller a été perçu par le public contemporain, principalement par le biais de la presse écrite. Elle révèle la tension entre ses clichés artistiques, commerciales et documentaires, et montre comment elle a navigué dans différents mondes tout en restant fidèle à sa vision. En se concentrant sur son héritage publié, l&#8217;exposition ne met pas seulement en lumière son impact durable sur l&#8217;histoire de la photographie, mais livre également un aperçu de la fabrication de ses images emblématiques et de la manière dont elles ont été diffusées.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/03/01/anne-ruygt/">Anne Ruygt</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2025/03/01/anne-ruygt/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Cindy Sherman</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/10/01/cindy-sherman/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/10/01/cindy-sherman/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 05:45:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Anvers]]></category>
		<category><![CDATA[Cindy Sherman]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[FoMu]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=164221</guid>
		<description><![CDATA[<p>Elle est à la fois tout le monde et unique, déclinée à l’infini mais bien cachée. Voilà plus d’un demi-siècle que Cindy...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/10/01/cindy-sherman/">Cindy Sherman</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Elle est à la fois tout le monde et unique, déclinée à l’infini mais bien cachée. Voilà plus d’un demi-siècle que Cindy Sherman réalise des autoportraits sans rien révéler d’elle-même. Depuis ses débuts, l’Américaine demeure son propre modèle, utilisant son visage pour créer une foultitude de personnages, toujours seule.<em> « Elle endosse tous les rôles, est à la fois styliste, maquilleuse, coiffeuse, mannequin et photographe</em> », détaille Rein Deslé, curatrice au FoMu. Elle est ici grimée en clown chatoyant (et un peu inquiétant), là femme mystérieuse comme échappée d’un film d’Hitchcock ou apparaît en homme, façon flâneur androgyne. Au-delà de la performance technique (et de l’amusement manifeste), Cindy Sherman a surtout initié avant tout le monde une réflexion sur la construction de l’identité et le rôle de l’image dans celle-ci. Sans jugement ni satire, mais avec une bonne dose d’ironie (voire de grotesque), cette artiste caméléon nous tend un miroir. Elle interroge les canons de beauté comme les stéréotypes (de genre, d’âge) imposés par la mode, la publicité, le cinéma et désormais les réseaux sociaux.</p>
<p><strong>Je t’aime moi non plus</strong></p>
<p>À Anvers, une exposition introductive présente les fameux Untitled Film Stills, qui l’ont révélée dans les années 1970. Soit des clichés en noir et blanc où elle incarne des archétypes féminins (la vierge effarouchée, la bourgeoise solitaire) véhiculés par les films des années 1950 et 60. Ensuite, place à Anti-Fashion. Ce second accrochage explore cette fois son travail <em>« à travers le prisme de la mode »</em>, dévoilant des collaborations avec les magazines <em>Vogue</em> ou <em>Harper’s Bazaar</em>, les maisons Balenciaga ou Comme des garçons. Des relations longtemps fragiles : <em>« ses créations ont d’abord choqué. Beaucoup de commandes, considérées comme laides, &#8220;anti-mode&#8221;, furent refusée</em>s, explique Rein Deslé. <em>Puis, dans les années 1990, les marques ont compris que ses photographies pouvaient servir leur image »</em>. Vous avez dit cynique ? Au fil d’une scénographie parsemée de miroirs se déploie ainsi une oeuvre ambivalente, où les apparences sont plus que jamais trompeuses&#8230; et trompées !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/6LCoQK2c23w?si=vI7-TAub7XKbKntt" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/10/01/cindy-sherman/">Cindy Sherman</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/10/01/cindy-sherman/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>James Barnor</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/james-barnor/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/james-barnor/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 06:08:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Anvers]]></category>
		<category><![CDATA[FoMu]]></category>
		<category><![CDATA[James Barnor]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=153919</guid>
		<description><![CDATA[<p>Une jeune femme noire, robe courte turquoise et coupe sixties, plante son regard vers l’objectif. Dans les mains, à ses pieds, des...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/james-barnor/">James Barnor</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une jeune femme noire, robe courte turquoise et coupe sixties, plante son regard vers l’objectif. Dans les mains, à ses pieds, des bidons rouges, roses, vert tilleul, répondent chromatiquement au mur devant lequel elle pose, et à des stores siglés Agfa. <em>« Ce cliché de James Barnor, pris au Ghana vers 1970, est pour moi l’un des plus forts de l’exposition. La composition est superbe ! »</em>, s’exclame Pamela Peters, conservatrice au musée de la photographie (FoMu) d’Anvers. C’est en découvrant un accrochage aux Rencontres d’Arles 2022, consacré au travail de l&#8217;Africain, que la commissaire a eu l’idée de ce focus. Il faut dire que l&#8217;homme, né en 1929 à Accra, la capitale ghanéenne, où il ouvre à 20 ans son premier studio photo, n’a eu de cesse de parcourir le monde pour nourrir son art.</p>
<p><strong>Around the World</strong></p>
<p>L&#8217;artiste crapahute à Londres, où il immortalise la diaspora noire à partir de 1959. Puis à Mortsel, près d’Anvers, où il séjourne quelques mois une décennie plus tard. C&#8217;est là qu&#8217;il découvre le procédé unique de développement d’Agfa-Gevaert. De retour à Accra en 1970, il ouvre le premier laboratoire de photos couleur pour capter l’esprit de l’époque… Cette exposition retrace donc la trajectoire d’un pionnier de l’argentique, attentif aux évolutions techniques de sa discipline.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/SKAU7IOn80c?si=xk7zFMQO0xeY5Mzz" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Le révélateur</strong></p>
<p>Les clichés, en noir et blanc ou en couleur, démontrent au fil de la visite l’influence artistique et journalistique de James Barnor. Il fut le premier photoreporter ghanéen reconnu dans son pays. Il saisit ainsi la beauté des femmes noires, dans des scènes de rue emplies de joie au Ghana, ou des portraits glamour destinés aux couvertures de magazines. Dans une scénographie à la fois épurée et colorée rappelant l’esthétique d’un studio, c’est enfin la fibre musicale de Barnor qui se révèle. En effet, ses images des figures du courant Highlife, devenues des pochettes de disques iconiques, complètent le profil d’un touche-à-tout, et surtout d&#8217;une légende de la photo.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/james-barnor/">James Barnor</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/james-barnor/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Stephan Vanfleteren</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2019/11/01/stephan-vanfleteren-2/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2019/11/01/stephan-vanfleteren-2/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 31 Oct 2019 23:25:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Anvers]]></category>
		<category><![CDATA[FoMu]]></category>
		<category><![CDATA[Rétrospective]]></category>
		<category><![CDATA[Stephan Vanfleteren]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=106634</guid>
		<description><![CDATA[<p>Connu pour ses portraits en noir et blanc, mais aussi ses reportages au long cours à l&#8217;étranger et en Belgique (on se...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/11/01/stephan-vanfleteren-2/">Stephan Vanfleteren</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Connu pour ses portraits en noir et blanc, mais aussi ses reportages au long cours à l&#8217;étranger et en Belgique (on se souvient de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/07/01/musee-de-photographie/" target="_blank">sa série sur Charleroi)</a>, <a href="https://www.stephanvanfleteren.com/" target="_blank">Stephan Vanfleteren</a> bénéficie d&#8217;une première grande rétrospective. L&#8217;occasion de (re) découvrir cet immense photographe flamand sous un nouvel angle. Entre autres images inédites, cette exposition revient par exemple sur ses natures mortes ou ses nus, retraçant l&#8217;évolution d&#8217;une œuvre loin des clichés.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/11/01/stephan-vanfleteren-2/">Stephan Vanfleteren</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2019/11/01/stephan-vanfleteren-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>FoMu</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2013/12/21/fomu/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2013/12/21/fomu/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 Dec 2013 13:02:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[FoMu]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Quatannens]]></category>
		<category><![CDATA[photojournalisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=8907</guid>
		<description><![CDATA[<p>Germaine Van Parys &#38; Odette Dereze Débutons avec Germaine Van Parys (1893-1983), pionnière du photojournalisme en Belgique. Durant la Première Guerre Mondiale, la...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2013/12/21/fomu/">FoMu</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Germaine Van Parys &amp; Odette Dereze</strong> Débutons avec Germaine Van Parys (1893-1983), pionnière du photojournalisme en Belgique. Durant la Première Guerre Mondiale, la photographie remplace peu à peu les antiques gravures des gazettes, connaissant un formidable essor durant les années 1920. Germaine Van Parys fut de ces précurseurs, mais « <em>ce ne fut pas toujours facile</em>, explique Rein Deslé, commissaire de l&#8217;exposition. <em>Elle a dû lutter. Elle était d&#8217;ailleurs membre fondatrice d&#8217;un cercle de photographes de presse mais, du fait de sa condition de femme, n&#8217;en fut jamais présidente</em> ». Pas présidente, mais proche du pouvoir, puisqu&#8217;elle était photographe officielle de la maison Royale de Belgique. Cela dit, plus que les fastes de la cour, c&#8217;était la vie des petites gens qui peuplaient son quartier des Marolles qui l&#8217;intéresse. En témoigne cet accrochage, pour lequel de nouveaux tirages furent nécessaires. Sont immortalisés, façon Prévert, des enfants jouant dans un square, des paysages de campagne&#8230; Des sujets bucoliques ? Pas seulement ! De voyages au Congo en politique internationale, Van Parys capte l&#8217;époque et ses progrès technologiques : zeppelins, avions et autres fous volants. Autant de témoignages d&#8217;un temps révolu qui provoquent des bouffées de nostalgie. Sa nièce, Odette Dereze, prit la relève en développant l&#8217;une des premières agences de presse photographique du Royaume. Réunies, ces deux oeuvres donnent un aperçu complet (artistique, technique, politique) de la vie en Belgique, entre 1918 et 1995.</p>
<p><strong style="font-size: 13px; line-height: 19px;">Collectie FoMu :</strong><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> Le Lynx À l&#8217;instar de sa collègue Germaine Van Parys, Joseph Quatannens (1902-1974) fut un pionnier du photojournalisme belge. Né à Dixmude, cet ingénieur de formation apprend à manier l&#8217;objectif avec son oncle. Il devient rapidement professionnel free-lance, sillonne la Flandre profonde puis l&#8217;Europe (Espagne, Pologne, Grande- Bretagne) pour en dresser le portrait. Ce bilingue publie dans la presse flamande et wallonne : Le Soir Illustré, Le Patriote Illustré, ABC, AZ, Zondagsvriend et Vu – entre autres. Au début des années 1930, il crée son agence de presse, Le Lynx, clin d&#8217;oeil à son patronyme (Quat signifiant chat en moyen néerlandais) et à l&#8217;animal réputé pour l&#8217;acuité de son regard. « </span><em style="font-size: 13px; line-height: 19px;">Il offre une réponse à la concurrence accrue et la standardisation des clichés</em><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">, explique Brecht Bostyn, commissaire de l&#8217;exposition.</span><em style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> À cette époque, influencé par le modernisme, Quatannens se démarque en développant un style humaniste. Il est à l&#8217;apogée de son art</em><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> ». La sélection de magazines et les 150 clichés noir et blanc (18&#215;24 cm) rassemblés ici par thèmes (politique, crise, sports&#8230;), narrent l&#8217;histoire sociale, politique et culturelle belge de 1927 à 1950 à travers les kermesses, processions, les catastrophes minières et tout un folklore local touchant. «</span><em style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> J&#8217;ai voulu, avec ce parcours, raconter l&#8217;histoire personnelle de Joseph et celle de la presse en Belgique</em><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> » conclut l&#8217;administrateur de collection.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Editing the News</strong> Le poids des mots ? Le choc des photos, surtout. Des exemples ? Cette petite fille brûlée au napalm, Mitterrand et Kohl main dans la main, les avions du 11-Septembre&#8230; Les auteurs de ces souvenirs ? Les photographes, bien sûr. Mais aussi des rédacteurs en chef sélectionnant les clichés reçus. « <em>Il y a 15 ans</em>, explique le commissaire Joachim Naudts, <em>deux à trois cent photos étaient transmises quotidiennement à un journal. Aujourd&#8217;hui, le responsable doit choisir parmi 15 000 envois</em> ». Mais <em>Editing the News</em> n&#8217;est pas une célébration de cette périlleuse mission. Le parcours interroge également des choix, parfois étranges, sinon coupables. Citons ainsi Alfredo Jaar : ce Chilien met en perspective l&#8217;année 1994, marquée par le génocide rwandais, à travers l&#8217;intégralité des unes du prestigieux Newsweek, qui « fait » l&#8217;opinion chaque semaine. Il fallut attendre la fin du massacre (d&#8217;avril à juillet) pour que l&#8217;hebdo lui consacre une couverture. Cette exposition-choc ne joue pas la provoc&#8217;, mais use elle aussi d&#8217;images marquantes : accueillis par des cocktails molotov immortalisés durant une émeute athénienne, nous sommes assaillis par des milliers de photographies projetées sur un écran – en fait, le déroulé continu des clichés reçus par les agences de presse Belga et AFP. Dans lesquels le tri s&#8217;impose, forcément.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2013/12/21/fomu/">FoMu</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2013/12/21/fomu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Anvers</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2012/07/12/anvers/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2012/07/12/anvers/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 Jul 2012 15:24:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Style]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier Anvers]]></category>
		<category><![CDATA[FoMu]]></category>
		<category><![CDATA[Jan Fabre]]></category>
		<category><![CDATA[MAS]]></category>
		<category><![CDATA[Matthias Schoenaerts]]></category>
		<category><![CDATA[Middelheim]]></category>
		<category><![CDATA[MoMu]]></category>
		<category><![CDATA[Petrol]]></category>
		<category><![CDATA[Rubens]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Larbi Cherkaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Barman]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=13121</guid>
		<description><![CDATA[<p>Lever de rideau : ici comme ailleurs, la Cathédrale, la Grand Place et l’Hôtel de ville assurent majestueusement la représentation &#8211; rien...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2012/07/12/anvers/">Anvers</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Lever de rideau : ici comme ailleurs, la Cathédrale, la Grand Place et l’Hôtel de ville assurent majestueusement la représentation &#8211; rien ne bouge. H ors de cet auguste périmètre, en revanche, c’est une autre histoire : aux abords du Modenatie (complexe réunissant le Musée de la Mode, le Flanders Fashion Institute et le Département Mode de l’Académie Royale des Beaux-Arts) le pas des chalands s’accélère, d’une vitrine l’autre, et l’on retient son souffle, avant la ruée…</p>
<div id="attachment_13135" style="width: 208px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/02/evasion_f8p_masc-sarah-blee.jpg"><img class="size-medium wp-image-13135" alt="© Sarah Blee" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/02/evasion_f8p_masc-sarah-blee-198x300.jpg" width="198" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Sarah Blee</p></div>
<p><strong>Quel chantier !</strong><br />
Échappé de ces dangereux parages par goût de l’ascèse (possible) ou faute de liquidités (beaucoup plus probable), le promeneur se heurte à son premier sujet d’étonnement. Tandis qu&#8217;un passé glorieux peut figer une ville, Anvers exploite ses richesses pour en faire autre chose qu’un objet de contemplation. Les chantiers y sont toujours nombreux : c’est le stigmate le plus visible de mutations permanentes. Ainsi du très classique théâtre Bourla, rénové pour devenir l’un des pôles de création contemporaine les plus avancés, sous l’impulsion du chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui et de la compagnie H et Toneelhuis, qui en a fait son laboratoire. Ou encore des 12 hectares du parc du Musée Middelheim, ancien jardin de plaisance reconverti en parc d&#8217;exposition, où le jogger débonnaire peut croiser tout le gotha de la statuaire moderne. À Anvers, la réinvention elle-même a quelque chose d’une tradition.</p>
<p><strong>Anvers ville ouverte</strong><br />
Reste, pour fédérer les énergies dans cette ville d’art et d’échanges, une ambition commune : pérenniser son rayonnement. Il est frappant de constater l’importance accordée par les institutions culturelles, aux départements éducatifs et techniques : non contents de préserver un fonds, le Musée de la photographie comme celui de la mode entendent susciter, stimuler et soutenir la créativité des talents émergents. Avec le Trix, cette optique atteint son point de perfection. Ce n’est même plus une salle de spectacles : c’est un véritable campus créatif. Où l’on donne aux artistes les moyens d’être libres : salles de répétitions, masterclasses au sous-sol &#8211; et la perspective de gagner progressivement les étages supérieurs du club et de la grande scène. Volonté politique (locale), investissements lourds : bénéfices exponentiels. Ou comment aller au-delà de la simple exposition, et se promettre un avenir. Le meilleur point de vue sur Anvers, en définitive ? Ce serait un ciel strié de flèches : celles de dômes élégants, de grues industrieuses, de buildings imposants et d’antennes qui prospectent. Le panorama qu&#8217;offre précisément à ses visiteurs le toit du MAS sur la ville qu’il domine. Une nouvelle manière de phare ou de beffroi, qui concrétise l&#8217;identité d&#8217;une cité ouverte sur le monde, mais sur le mode actif : celui de la conquête.</p>
<div id="attachment_13137" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/02/evasion_f8p_momu_walter-van-beirendonck_dream-the-world-awake-14092011-19022012_photo-ronald-stoops_1_ll76.jpg"><img class="size-medium wp-image-13137" alt="© Ronald Stoops" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/02/evasion_f8p_momu_walter-van-beirendonck_dream-the-world-awake-14092011-19022012_photo-ronald-stoops_1_ll76-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">© Ronald Stoops</p></div>
<p><strong>Académie et MoMu</strong><br />
Mêlant austérité flamande et esprit avant-gardiste, la mode anversoise concilie underground et institution. Un exemple ? Les éboueurs anversois sapés par Van Beirendonck, membre éminent de la fameuse Bande des Six (avec Ann Demeulemeester, Dries Van Noten…). Autre tradition anversoise, le mariage de l&#8217;Histoire et de l&#8217;avenir, de l&#8217;enseignement et de la mémoire : pas un hasard si un même bâtiment abrite l&#8217;Académie d&#8217;Anvers et le Musée de la Mode (MoMu). Le département mode de l&#8217;Académie a été créé dans les années 60, soutenu par une forte volonté politique. L’histoire retiendra la précitée bande des Six ou encore Martin Margiela, qui ont assis sa réputation internationale. Propriétaire d&#8217;un fonds de plus de 25000 pièces, le MoMu a quant à lui marqué les récentes années grâce à des expositions passionnantes, consacrées au papier, ou à la couleur noire. Si certains accrochages semblent s&#8217;adresser aux seuls étudiants avertis, rien n&#8217;empêche d&#8217;y faire un tour. D&#8217;autant qu&#8217;au rez-de-chaussée, une librairie débordant d&#8217;ouvrages vous tend les bras.</p>
<p><strong>FOMU</strong><br />
Sans épate, le Musée de la photographie (FoMu) expose des clichés signés Nadar, Man Ray ou William Klein à quelques pas d&#8217;anonymes albums de familles. Comme pour signaler que la photographie, en sus d&#8217;être un art, est également une pratique quotidienne pour le peuple. Le grand public est d&#8217;ailleurs associé aux nombreuses conférences et ateliers, de même pas 7 ans à 77 ans. En attendant l&#8217;exposition consacrée à Weegee, ce chasseur de scoops macabres, on ne manquera pas <em>From Here On</em>, qui se penche sur le recyclage d&#8217;images glanées sur le web, le droit d’auteur, la propriété intellectuelle, le respect de la vie privée et l’avenir de la photographie. Bref, le FoMu n&#8217;oublie jamais qu&#8217;un musée demeure avant tout un lieu de transmission et d&#8217;apprentissage.</p>
<div id="attachment_13138" style="width: 209px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/02/evasion_f8p_petrol_1.jpg"><img class="size-medium wp-image-13138" alt="© DR" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/02/evasion_f8p_petrol_1-199x300.jpg" width="199" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© DR</p></div>
<p><strong>Café d&#8217;Anvers &amp; Petrol<br />
</strong> Le plus ancien club house du Bénélux fut longtemps considéré comme la Mecque belge des musiques électroniques&#8230; Un comble, car le Café d&#8217;Anvers est situé dans une ancienne église, qui se trouve elle-même dans le quartier rouge de la ville ! Loin de se reposer sur ses lauriers, l&#8217;antre accueille de nombreux Dj&#8217;s résidents et quelques pointures internationales (Gui Boratto et Paul Johnson en juin dernier par exemple). L&#8217;autre lieu qui monte, le Petrol Club, offre une programmation plus variée, entre dub, stars du boum boum (Sickboy, Nout Heretik) ou hip-hop (Lil B). Bref, deux lieux immanquables&#8230; mais difficile d&#8217;en dire plus, car nos belles nuits blanches se terminent invariablement en jolis trous noirs.</p>
<p><strong>Les Enfants Chéris</strong></p>
<p><strong>Rubens</strong><br />
On peut prononcer <em>Rubènse</em>. Ou <em>Rubinse</em>. C&#8217;est vous qui voyez. Pierre Paul était plutôt doué pour les grands thèmes baroques (David et Goliath, Romulus et Rémus) et les portraits de people (Marie de Médicis,&#8230; ). Mais il n&#8217;avait aucun sens de l&#8217;humour. En tout cas, ça ne transparaît pas dans ses tableaux.</p>
<div id="attachment_13129" style="width: 71px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/02/evasion_anvers_photomaton.jpg"><img class="size-medium wp-image-13129" alt="© Koen Broos © Kris Dewitte" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/02/evasion_anvers_photomaton-61x300.jpg" width="61" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Koen Broos © Kris Dewitte</p></div>
<p><strong>Tom Barman</strong><br />
Non content d&#8217;être le taulier du plus célèbre des groupes belges (dEUS), Tom Barman est également réalisateur. Jetez donc un œil à <em>Any Way The Wind Blows</em> (2003). Tout l&#8217;art du maître est là !<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Matthias Schoenaerts</strong><br />
Vu la carrure du gaillard, on ne va pas écrire n&#8217;importe quoi. Révélé dans le précité <em>Any Way The Wind Blows</em>, cet acteur animal a également tourné chez Verhoeven (l&#8217;excellent <em>Black</em> <em>Book</em>, 2006), mais prouvé qu&#8217;il avait un petit cœur qui bat avec Audiard (<em>De Rouille Et D&#8217;os</em>, 2012). L&#8217;autre MAS d&#8217;Anvers, c&#8217;est lui.<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Sidi Larbi Cherkaoui</strong><br />
Végétarien, bouddhiste et homosexuel. Cumulard ! Toujours du côté des minorités, cet incurable humaniste ne fait rien comme personne, révolutionne la danse contemporaine, confronte les genres et construit peu à peu une oeuvre acclamée de toutes parts. Le mec énervant, quoi.<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Jan Fabre</strong><br />
«<em> L’animal est le meilleur docteur et philosophe de</em> <em>l’homme. On peut apprendre beaucoup de lui</em> ». Quand c&#8217;est Jean-Claude Van Damme qui dit ça, tout le monde rigole. Mais si c&#8217;est Jan Fabre, on trouve ça brillantissime. Faut dire que l&#8217;homme, qui joue avec des carapaces de scarabées ou son propre sang, est plasticien, performer, chorégraphe, dramaturge&#8230; Alors forcément, ça en impose, hein.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2012/07/12/anvers/">Anvers</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2012/07/12/anvers/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
