<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>LM magazine &#187; Bozar</title>
	<atom:link href="https://www.lm-magazine.com/blog/tag/bozar/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.lm-magazine.com</link>
	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
	<lastBuildDate>Tue, 28 Apr 2026 13:08:54 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=4.2.38</generator>
	<item>
		<title>Kae Tempest </title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2025/09/10/kae-tempest-2/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2025/09/10/kae-tempest-2/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 22:09:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Bozar]]></category>
		<category><![CDATA[Kae Tempest]]></category>
		<category><![CDATA[spoken word]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=174380</guid>
		<description><![CDATA[<p>LKJ, John Cooper Clarke, Mark E. Smith… Quelles qu’en soient les couleurs musicales, l’Angleterre est féconde de ses poètes urbains et autres...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/09/10/kae-tempest-2/">Kae Tempest </a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>LKJ, John Cooper Clarke, Mark E. Smith… Quelles qu’en soient les couleurs musicales, l’Angleterre est féconde de ses poètes urbains et autres fleurs de pavé qui réenchantent (enfin, façon de parler) la grisaille industrielle. Kae Tempest s’inscrit dans cette lignée : venue du hip-hop et du spoken word, la Tempête a débuté avec  le collectif Sound of Rum avant de se lancer en solitaire, en 2014, pour conter la solitude, justement, de personnages (pas si) fictionnels dans le grand Londres. C’est une constante chez l’artiste : chroniquer des vies tristement ordinaires, un pied sur le bitume, l’autre dans la fiction, conjuguant colère (son flow et ses instrus en témoignent) et sensibilité (tout le reste). Paresseux, on pourrait rapprocher cet art de celui des Sleaford Mods. Mais là où nos lads répètent une formule, aussi magique soit-elle, Kae relève de la réinvention permanente. Ceci posé, certains thèmes demeurent : la question de l’identité, la précarité, la fragilité des relations… En cela, Kae Tempest signe la bande originale idéale de notre époque troublée.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/L5Vweo6SYzs?si=p2X1FJqirCbcSn49" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/09/10/kae-tempest-2/">Kae Tempest </a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2025/09/10/kae-tempest-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>James Ensor</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/03/01/james-ensor-maestro/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/03/01/james-ensor-maestro/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Feb 2024 23:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Bozar]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[expressionisme]]></category>
		<category><![CDATA[James Ensor]]></category>
		<category><![CDATA[peinture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=157876</guid>
		<description><![CDATA[<p>Plus à une célébration près, 2024 marque le centenaire du surréalisme, les 150 ans de l’impressionnisme… et le 75e anniversaire de la...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/03/01/james-ensor-maestro/">James Ensor</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Plus à une célébration près, 2024 marque le centenaire du surréalisme, les 150 ans de l’impressionnisme… et le 75e anniversaire de la mort de James Ensor! Bozar rend ainsi hommage à l’immense artiste belge. Connu pour ses peintures de masques et de squelettes, ce précurseur de l’expressionnisme (et du surréalisme !) fut également écrivain et compositeur. Voici un portrait complet de l’Ostendais, présentant à la fois ses toiles, ses estampes et ses partitions.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/ftIOuqSQjG4?si=35dJeeVx27lbL5gM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/03/01/james-ensor-maestro/">James Ensor</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/03/01/james-ensor-maestro/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Xavier Canonne</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/02/01/xavier-canonne/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/02/01/xavier-canonne/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 06:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Bozar]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire de ne pas rire]]></category>
		<category><![CDATA[Jane Graverol]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Delvaux]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Nougé]]></category>
		<category><![CDATA[René Magritte]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier Canonne]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=156610</guid>
		<description><![CDATA[<p>D&#8217;abord, qu&#8217;est-ce que le surréalisme ? Pour moi c&#8217;est une attitude, un état d&#8217;esprit. Avant d&#8217;être un courant esthétique, c&#8217;est un mouvement...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/02/01/xavier-canonne/">Xavier Canonne</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>D&#8217;abord, qu&#8217;est-ce que le surréalisme ?</strong> Pour moi c&#8217;est une attitude, un état d&#8217;esprit. Avant d&#8217;être un courant esthétique, c&#8217;est un mouvement philosophique, poétique et politique. Il a compté des poètes, des peintres, des photographes&#8230;</p>
<p><strong>Comment définiriez-vous cet état d’esprit ?</strong> C&#8217;est ne pas se contenter de ce qu&#8217;André Breton appelait le &#8220;donné&#8221;. En envisageant le monde, non pas selon des angles économiques ou politiques, mais d’une façon plus poétique.</p>
<p><strong>En quoi diffèrent les surréalistes belges et français ?</strong> Selon l&#8217;endroit où on se place, à Paris ou Bruxelles, la part de l&#8217;inconscient dans la création n&#8217;est pas la même. Paul Nougé, qui est la tête pensante du surréalisme en Belgique, a toujours refusé l&#8217;automatisme. Pour lui, toute action artistique doit être calculée, préméditée, car il s&#8217;agit de transformer le réel. Il compare même cela au terrorisme. C&#8217;est la grande différence avec le mouvement surréaliste en France. La peinture de Magritte traduit bien cette pensée. Elle est tout sauf spontanée, et répond à des questions concrètes, interrogeant notre relation au vocabulaire, aux objets&#8230; Toutefois il faut nuancer, car en Belgique on fait tout en double ! Ainsi le petit groupe du Hainaut, né 10 ans plus tard, en 1934, est plus proche de la vision automatique de Breton.</p>
<div id="attachment_156623" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne1.jpg"><img class="size-full wp-image-156623" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne1.jpg" alt="René Magritte, Le Double secret, 1927 © succession Magritte – Sabam Belgique 2023" width="800" height="563" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ffffff;">René Magritte, Le Double secret, 1927 © succession Magritte – Sabam Belgique 2023</span></p></div>
<p><strong>André Breton est français. Alors pourquoi dit-on de la Belgique que c&#8217;est le &#8220;pays du surréalisme&#8221; ?</strong> D&#8217;abord, et c&#8217;est ce que je vais tenter de démontrer dans cette exposition, la Belgique est premier ex-æquo avec la France dans la naissance de ce mouvement, car <em>Le Manifeste du surréalisme</em> est publié fin octobre 1924, et les premiers tracts de la revue <em>Correspondance</em> de Paul Nougé datent de novembre 1924. Maintenant, on définit la Belgique comme &#8220;le pays du surréalisme&#8221; mais c&#8217;est un dévoiement du langage. Ce terme est employé à tout bout de champ, pour désigner des situations absurdes ou incongrues. Depuis hier, j&#8217;ai entendu ce mot dix fois ! Mais on le vide de sa substance. D&#8217;ailleurs ce n&#8217;est pas le seul exemple, regardez le mot &#8220;romantisme&#8221;. À l&#8217;origine, il renvoie à Victor Hugo, la bataille d&#8217;Hernani&#8230; c&#8217;est un courant littéraire assez violent, passionné. Aujourd&#8217;hui, il est synonyme de mièvrerie, d&#8217;une attitude &#8220;gnangnan&#8221;.</p>
<p><strong>Comment le surréalisme prend-il de l&#8217;ampleur en Belgique ? Grâce à Paul Nougé, donc&#8230;</strong> Oui, mais a-t-il pris de l&#8217;ampleur ou l&#8217;a-t-on redécouverte sur le tard ? C&#8217;est toute la question, qui se résume peut-être à une simple donnée géographique : Paris était à l&#8217;époque la capitale des arts et Bruxelles une petite ville de province, une <em>« capitale d&#8217;opérette »</em> pour citer Magritte. De plus, André Breton n&#8217;a pas du tout la même position que Paul Nougé. Le premier se consacre uniquement à son œuvre littéraire et à sa collection, le second exerce un autre travail. Il est biochimiste dans un laboratoire médical. C&#8217;est un homme de l&#8217;ombre, l&#8217;anti-artiste par excellence, qui fuit les journalistes. Sa première interview a lieu dans les années 1960. Il ne cherche pas à attirer les regards, et c&#8217;est Marcel Mariën qui publiera son œuvre, quasiment contre son avis.</p>
<div id="attachment_156624" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne2.jpg"><img class="size-full wp-image-156624" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne2.jpg" alt="Jane Graverol, Sans titre (Femme libérée), 1949, huile sur toile, 60 X 73 cm, Collection privée, Bruxelles © Sabam Belgique 2023." width="800" height="657" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ffffff;">Jane Graverol, Sans titre (Femme libérée), 1949, huile sur toile, 60 X 73 cm, Collection privée, Bruxelles © Sabam Belgique 2023.</span></p></div>
<p><strong>Pourtant c&#8217;est le grand artisan du surréalisme en Belgique&#8230;</strong> Oui, pour autant il ne joue pas les chefs de file. Il se refuse moralement à endosser le premier rôle, au contraire d&#8217;André Breton. Mais Paris n&#8217;est pas Bruxelles&#8230;</p>
<p><strong>Comment Magritte vient-il au surréalisme ?</strong> La découverte de l&#8217;œuvre de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/03/01/giorgio-de-chirico-2/" target="_blank">Giorgio De Chirico </a>fut essentielle, l&#8217;amenant à comprendre que le peintre devait produire des choses qui n&#8217;existaient pas, plutôt que de s&#8217;intéresser à des questions esthétiques. Jusqu&#8217;au milieu de 1924, Magritte un peintre néo-futuriste, un moderniste. Son œuvre aurait sans doute été intéressante, mais aurait ressemblé à beaucoup d&#8217;autres. Ensuite, sa rencontre avec Paul Nougé, à peu près au même moment, s&#8217;avère tout aussi importante.</p>
<p><strong>En quoi ?</strong> Parce qu&#8217;en formant un petit groupe surréaliste à Bruxelles, Nougé a d&#8217;emblée repéré la capacité de Magritte. Rappelons qu&#8217;au départ, entre 1924 et 1926, Magritte est le seul plasticien de la bande, les autres sont des poètes ou des écrivains. Il n&#8217;aurait pas émergé aussi vite sans Paul Nougé, qui a accompagné toutes ses métamorphoses.</p>
<div id="attachment_156625" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne3.jpg"><img class="size-full wp-image-156625" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne3.jpg" alt="Paul Nougé, La Jongleuse, de la série La Subversion des images, 1929-1930, photographie, Collection Archives &amp; Musée de la Littérature (AML), Bruxelles. © Droits résérvés." width="800" height="825" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Paul Nougé, La Jongleuse, de la série La Subversion des images, 1929-1930, photographie, Collection Archives &amp; Musée de la Littérature (AML), Bruxelles. © Droits résérvés.</span></p></div>
<p><strong>Pourquoi avoir intitulé cette exposition <em>Histoire de ne pas rire</em> ?</strong> En premier lieu, parce que c&#8217;est le titre des premiers écrits de Paul Nougé, rassemblés et publiés par son ami Marcel Mariën en 1956. Et puis je voulais battre en brèche cette idée que le surréalisme belge serait de la rigolade, comme les pralines, les schtroumpfs ou les majorettes tant qu&#8217;on y est ! Bien sûr il y a de l&#8217;humour ici, mais il est grave, ce n&#8217;est pas de la plaisanterie ! Son but n&#8217;est pas seulement de faire rire, c&#8217;est aussi une arme. L&#8217;image choisie pour l&#8217;affiche de l&#8217;exposition n&#8217;est pas anodine. C&#8217;est <em>Le Bain de Cristal</em>, une gouache de Magritte datant de 1946. Cette girafe dans un verre a quelque chose d&#8217;absurde, mais aussi d&#8217;un peu triste&#8230;</p>
<p><strong>Comment avez-vous conçu cette exposition ?</strong> Elle est à la fois chronologique et thématique. Elle s&#8217;ouvre sur la situation de l&#8217;art en Belgique en 1922, avec des tableaux futuristes, modernistes, à l&#8217;image des premiers travaux de Magritte. On voit ensuite apparaître Giorgio de Chirico, Paul Nougé. Le parcours fonctionne un peu par &#8220;noyaux&#8221;, montrant à la fois l&#8217;évolution de ce mouvement et les contacts avec le groupe français. On dévoile ainsi des oeuvres de Dalí, Man Ray, Miró&#8230; Car il y a, à partir de 1925, des va-et-vient constants entre Paris et Bruxelles, des irrigations, au moins jusque dans les années 1935-36.</p>
<div id="attachment_156628" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne4.jpg"><img class="size-full wp-image-156628" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne4.jpg" alt="Marcel Mariën, De Sade à Lénine, 1945, photographie, Collection privée. © Fondation Marcel Mariën – L’activité surréaliste en Belgique" width="800" height="602" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ffffff;">Marcel Mariën, De Sade à Lénine, 1945, photographie, Collection privée. © Fondation Marcel Mariën – L’activité surréaliste en Belgique</span></p></div>
<p><strong>Comment avez-vous choisi les oeuvres ?</strong> Elles offrent une vision assez complète de 75 années d’activité surréaliste. Il a donc fallu ménager un équilibre entre les époques et témoigner de la variété de ce courant. Le parcours n&#8217;est pas linéaire car on favorise un &#8220;entrechoc&#8221; d&#8217;oeuvres.</p>
<p><strong>De quelle façon</strong> ? Il n’y a aucun tableau aux murs. Les oeuvres et les vitrines s&#8217;offrent au milieu des différents espaces. Les scénographes proposent des accrochages ressemblant à ceux des surréalistes, qui bouleversaient les codes muséaux. Les toiles sont parfois placées très bas ou très haut, tel un patchwork. Il y a un côté &#8220;intérieur chez soi&#8221;.</p>
<p><strong>Sur quelles œuvres voudriez-vous attirer l&#8217;attention ?</strong> Certaines me touchent plus que d&#8217;autres pour des raisons très personnelles. C&#8217;est le cas du double portrait de Nougé par Magritte que j&#8217;ai découvert à 17 ans&#8230; J&#8217;aime aussi beaucoup <em>Le Retour de flamme</em> du même Magritte, qui parodie la couverture du <em>Fantômas</em> de Souvestre et Allain. Citons également les œuvres de Marcel Mariën, que j&#8217;ai longtemps fréquenté, les collages de Max Servais, un magnifique tableau de Dali, <em>L&#8217;Enigme du désir</em>&#8230; Tout témoigne de l’originalité et de la singularité de ce mouvement.</p>
<div id="attachment_156630" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne5.jpg"><img class="size-full wp-image-156630" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/xavier-canonne5.jpg" alt="Salvador Dalí, L'Énigme du désir, 1929 © Sabam Belgique 2023. Photo : bpk / Bayerische Staatsgemäldesammlungen" width="800" height="591" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ffffff;">Salvador Dalí, L&#8217;Énigme du désir, 1929 © Sabam Belgique 2023. Photo : bpk / Bayerische Staatsgemäldesammlungen</span></p></div>
<p><strong>Le surréalisme est-il toujours bien vivant ?</strong> Des personnalités comme André Stas, qui nous a quittés en 2023, ont continué. On peut aussi mentionner Claude Galand, ici exposé, un dessinateur que la Belgique ignore. Pour autant, on ne retrouve pas une activité de groupe. Celle-ci a cessé avec le décès de Tom Gutt en 2002. C’est plutôt un état d’esprit qui se diffuse dans les créations. D’ailleurs, plus personne ne se réclame du surréalisme, ou alors c’est suspect. Ce n&#8217;est pas parce qu’on représente une femme nue sur un sol à carreau dans un décor de Rome antique qu’on est surréaliste ! Le mouvement perdure davantage dans l’attitude de certaines personnes vis-à-vis du monde, sans nécessairement créer. On peut être surréaliste sans rien faire !</p>
<p><strong>Qu’est-ce que notre époque pourrait apprendre du surréalisme ?</strong> Il faut d’abord replacer ces artistes dans leur contexte. Ils avaient 25-30 ans à l’époque, et ont vécu deux guerres. Ils n&#8217;ont pas essayé de faire carrière, mais ont tenté de proposer autre chose. Cette volonté de ne pas marcher dans les combines des autres est primordiale. Cette jeunesse avait la capacité de refuser le monde tel qu&#8217;il était. Leurs productions étaient confidentielles à l’époque, mais ça ne les a pas empêchés d’œuvrer.</p>
<p>_______________</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/02/01/imagine/" target="_blank"><strong>A LIRE ICI / AUX SOURCES DU SURREALISME</strong></a></p>
<div id="attachment_156331" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/imagine1.jpg"><img class="size-medium wp-image-156331" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/imagine1-300x239.jpg" alt="Jean Delville, The Dead Orpheus | Orphée mort | De dode Orpheus (1893) Oil on canvas | huile sur toile | olieverf op doek (79,3 x 99,2 cm) Royal Museums of Fine Arts Belgium| Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles | Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België, Brussel © Photo/foto : J. Geleyns – Art Photography" width="300" height="239" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Jean Delville, The Dead Orpheus | Orphée mort | De dode Orpheus (1893) Oil on canvas | huile sur toile | olieverf op doek (79,3 x 99,2 cm) Royal Museums of Fine Arts Belgium| Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles | Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België, Brussel</span><br /><span style="color: #0000ff;">© Photo/foto : J. Geleyns – Art Photography</span></p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/02/01/xavier-canonne/">Xavier Canonne</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/02/01/xavier-canonne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>The Harlem Fantasy &#8217;82</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/06/01/the-harlem-fantasy-82/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/06/01/the-harlem-fantasy-82/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 04:15:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Bozar]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[Nick Kuskin]]></category>
		<category><![CDATA[The Harlem Fantasy '82]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=148407</guid>
		<description><![CDATA[<p>Popularisé par Madonna dans les années 1990, désormais ancré dans la pop culture (des clips de Beyoncé à ceux de Lil Nas...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/06/01/the-harlem-fantasy-82/">The Harlem Fantasy &#8217;82</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Popularisé par Madonna dans les années 1990, désormais ancré dans la pop culture (des clips de Beyoncé à ceux de Lil Nas X), le <em>voguing</em> fut d’abord un acte de résistance. Dans les années 1960, la communauté queer noire (et latino) de New York ne se retrouve pas vraiment dans la mode et les concours de beauté blancs. Pour tout dire, elle en est exclue car doublement ostracisée par la société américaine. Ces drag-queens et femmes trans trouveront le moyen de s’exprimer dans un réseau d’entraide formé de <em>houses</em>. Dirigées par des <em>mothers</em> ou des <em>fathers</em>, installées dans des sous-sols, des bars voire des garages, <em>« ces maisons leur offrent alors une famille alternative</em>, explique Elena Akilo, l’une des coordinatrices de cette exposition. <em>Ce sont à la fois des lieux de soutien, d’information mais aussi de fête »</em>. On y organise ce qu’on appelle des ballrooms. Réunissant plusieurs maisons, <em>« ces performances entre mode et danse sont des célébrations de leur créativité et de leur identité, l&#8217;occasion de décerner des trophées »</em>.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/PD3mLQkm624" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vogue à l’âme</strong></p>
<p>Fondée par Crystal LaBeija en 1972, à Harlem, la Maison royale de LaBeija fut la toute première de ces houses. En 1982, sa successeuse, Pepper LaBeija, organise un grand <em>ballroom</em> et décide de médiatiser l’événement. C’est la première fois qu’une telle soirée est documentée par des caméras. Ce soir-là, Nick Kuskin, photographe (blanc) tout juste diplômé, accompagne deux amis réalisateurs. Nous sommes dans un sous-sol de la West 125th Street. Le jeune homme de 21 ans ignore tout de cette contre-culture, mais est époustouflé par ce qu’il voit : défilés de mannequins transgenres dans des tenues chatoyantes, danses, parodies des gestes des blancs hétéros – ce fameux détournement des poses des modèles du magazine <em>Vogue</em>… Toutefois, il faudra attendre 40 ans pour qu’il révèle enfin ses clichés. D&#8217;abord dans l&#8217;intimité de la galerie JPMDR Atelier, à Bruxelles en 2021, et désormais au prestigieux <a href="https://www.bozar.be/fr" target="_blank">Bozar </a>où trône une sélection de 39 images. Celles-ci donnent à voir des regards emplis de fierté, des portraits rayonnants. Entre ghetto et glamour, beauté et dignité, ces photographies restituent l’essence même de la culture queer.</p>
<div id="attachment_148418" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/06/the-harlem-fantasy-821.jpg"><img class="size-full wp-image-148418" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/06/the-harlem-fantasy-821.jpg" alt="Tamara Watkins, realness © 1982, Nick Kuskin. The Harlem Fantasy Ball II, NYC. Photo taken on invitation by The Royal House of LaBeija" width="800" height="1115" /></a><p class="wp-caption-text">Tamara Watkins, realness © 1982, Nick Kuskin. The Harlem Fantasy Ball II, NYC. Photo taken on invitation by The Royal House of LaBeija</p></div>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/06/01/the-harlem-fantasy-82/">The Harlem Fantasy &#8217;82</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/06/01/the-harlem-fantasy-82/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Vivian Maier</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2022/06/01/vivian-maier/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2022/06/01/vivian-maier/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 06:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Bozar]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[Vivian Maier]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=134855</guid>
		<description><![CDATA[<p>120 000 négatifs, pour beaucoup jamais développés. Voilà l’ampleur des archives de Vivian Maier, achetées par hasard par le collectionneur John Maloof...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/06/01/vivian-maier/">Vivian Maier</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>120 000 négatifs, pour beaucoup jamais développés. Voilà l’ampleur des archives de Vivian Maier, achetées par hasard par le collectionneur John Maloof lors d’une vente aux enchères, puis soigneusement conservées et classées. C’est aussi dans ce fonds foisonnant que s’est plongée la commissaire Anne Morin pour l’exposition qui s’ouvre début juin au Palais des beaux-arts de Bruxelles. Avec un angle bien précis, l’autoportrait, <em>« car aucun photographe ne s’est penché avec autant de constance et de ténacité sur la question de l’autoreprésentation »</em>, note la directrice du studio diChroma photography. À l’heure du selfie roi, cette thématique explique l’extraordinaire engouement suscité par l’artiste, depuis que ses images sont montrées autour du monde.</p>
<p><strong>Une invisible de l’Amérique</strong></p>
<p>Autoportrait frontal, silhouette en contre-jour, jeux de miroir… Les 93 clichés sélectionnés dessinent le parcours d’une fille d’immigrés au service des autres, qui saisit son Rolleiflex, et plus tard son Leica, comme un acte de résistance. <em>« De l’ombre au portrait physiologique, il y a tout un vocabulaire que Vivian Maier déploie déjà dans l’enfance, lorsqu’elle s’amuse avec le Kodak Brownie de sa mère, dans la vallée du Champsaur »,</em> décrypte Anne Morin, qui a découpé l’espace en trois volets : &#8220;Ombre, Reflet, Miroir&#8221;. À Bruxelles, six photos sont présentées pour la première fois au public. De quoi trouver l&#8217;inspiration pour &#8220;pimper&#8221; nos prochains selfies.</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;">Oeuvres commentées par Anne Morin, commissaire de l&#8217;exposition </span></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Self-portrait, Chicago, IL, 1956</em></strong></p>
<div id="attachment_134860" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/xpo_vivian_maier_p-15-hd.jpg"><img class="size-medium wp-image-134860" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/xpo_vivian_maier_p-15-hd-300x300.jpg" alt="© Estate of Vivian Maier, Courtesy of Maloof Collection and Howard Greenberg Gallery, NY" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Estate of Vivian Maier, Courtesy of Maloof<br />Collection and Howard Greenberg Gallery, NY</p></div>
<p>« La typologie des autoportraits de Vivian Maier est très variée, et ici, avec cette projection de l’ombre, nous ne voyons plus tout à fait un portrait mais une empreinte. Il y a un morcellement, un éclatement. L’artiste sème des indices de sa présence. Cette photo rappelle le mythe de Dibutade, raconté par l’auteur romain Pline l’Ancien. Un potier de Corinthe découvrit l’art de modeler des portraits à l’argile en s’inspirant de sa fille qui, amoureuse d’un homme en partance pour l’étranger, dessina l’ombre de son visage projetée sur un mur, à la lumière de la bougie. Vivian Maier revisite cette idée de la trace ».</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong><em>Self-portrait, New York, NY, May 5, 1955</em></strong></p>
<div id="attachment_134861" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/xpo_vivian_maier_p-18-hd.jpg"><img class="size-medium wp-image-134861" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/xpo_vivian_maier_p-18-hd-300x300.jpg" alt="© Estate of Vivian Maier, Courtesy of Maloof Collection and Howard Greenberg Gallery, NY" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Estate of Vivian Maier, Courtesy of<br />Maloof Collection and Howard Greenberg<br />Gallery, NY</p></div>
<p>« À l&#8217;opposé du jeu d&#8217;ombre, Vivian Maier dévoile aussi ses traits à l’image. On reconnaît régulièrement son visage dans des miroirs. Mais l’entreprise n’est pas du tout narcissique. L&#8217;Américaine est plutôt dans le registre du jeu. Elle s&#8217;amuse avec sa physionomie, presque comme une petite fille. On remarque son rapport à l’espace, au reflet et le rond qui peut rappeler l’obturateur de son appareil photo. Cependant, sans témoignage de sa part, on ne peut émettre que des suppositions. On sait qu’elle prenait environ 150 photos par an, mais qu’elle n’avait sans doute pas l’intention de faire oeuvre ».</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/06/01/vivian-maier/">Vivian Maier</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2022/06/01/vivian-maier/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Damon Albarn</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2022/01/27/damon-albarn-3/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2022/01/27/damon-albarn-3/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Feb 2022 00:16:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Bozar]]></category>
		<category><![CDATA[Concert]]></category>
		<category><![CDATA[Damon Albarn]]></category>
		<category><![CDATA[More Pure the Stream Flows]]></category>
		<category><![CDATA[The Nearer the Fountain]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=129709</guid>
		<description><![CDATA[<p>This is England Modern Life Is Rubbish, le deuxième album de Blur (1993) devait initialement s’intituler England vs America, en réaction à...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/01/27/damon-albarn-3/">Damon Albarn</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>This is England</strong></p>
<p><em>Modern Life Is Rubbish</em>, le deuxième album de Blur (1993) devait initialement s’intituler England vs America, en réaction à ce qu’Albarn nomme alors la <em>« Coca-colonisation »</em> de sa patrie devant la déferlante grunge venue de Seatle (Nirvana &amp; Co). Sorti l’année suivante, <em>Parklife</em> (incluant le tube <em>Girls and Boys</em>) reste ainsi l’un des disques emblématiques de la Britpop.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/WDswiT87oo8" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<hr />
<p style="text-align: right;"><strong>Au nom du père</strong></p>
<p style="text-align: right;">Keith Albarn, le père de Damon, serait-il responsable de la séparation des Beatles ? En tout cas, c’est bien lui qui monta la première exposition de Yoko Ono, à la galerie Indica de Londres, en 1966. Et c’est justement là que John Lennon a rencontré sa future femme, que d’aucuns accusent de l’avoir éloigné du groupe…</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong>La bataille d&#8217;Angleterre</strong></p>
<p style="text-align: center;"><em>« J&#8217;espère que Damon va attraper le sida et mourir »</em>, déclara un jour Noel Gallagher. Cette punchline d’un goût douteux résume la rivalité qui opposa à la fin du siècle dernier Blur à Oasis, soit la bourgeoisie contre le prolétariat, Londres contre Manchester… Depuis, nos deux lads se sont rabibochés, jusqu’à interpréter ensemble un titre sur l’album <em>Humanz</em> de Gorillaz.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/HHHrORurw50" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<hr />
<p><strong>Gare au Gorille</strong></p>
<p><em>« Un trou du cul, un branleur »</em>. C’est ainsi que Jamie Hewlett considérait Damon Albarn lors de leur première rencontre. Ce qui ne les a pas empêchés de devenir colocataires, de fonder Gorillaz… et de continuer à se taper dessus. Comme en 2001, lors des MTV Video Music Awards, à New-York où, pintés à la vodka, ils se sont finis à coups de poing sur les trottoirs de Manhattan. Qui aime bien&#8230;</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong>Distingué</strong></p>
<p style="text-align: center;">Sinon, en 2016, Damon Albarn fut élevé par la reine Élisabeth II au rang d&#8217;officier de l&#8217;ordre de l&#8217;Empire britannique pour services rendus à la musique. Pas mal pour un type qui avait foiré cette matière lors du baccalauréat.</p>
<hr />
<p><strong>Homme-orchestre</strong><br />
Chanteur, pianiste et compositeur de génie, Damon Albarn se considère avant tout comme un <em>« chef d’orchestre »</em>, harmonisant les différents styles passant par ses studios, notamment au sein de Gorillaz. Il s’autorise aussi quelques échappées belles, pour la composition d’opéras, de BO ou de son deuxième album solo, <em>The Nearer the Fountain, More Pure the Stream Flows.</em></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/hlRUwMDMlyA" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<hr />
<p style="text-align: right;"><strong>Mise au poing</strong></p>
<p style="text-align: right;">Durant la première tournée de Blur, les membres du groupe s’amusaient à un petit jeu baptisé le &#8220;Punching Game&#8221;, consistant à se boxer les uns les autres. C’est comme ça que Damon cassa le nez de son bassiste, Alex James&#8230; Sur scène, il n’était d’ailleurs pas rare que nos Anglais arborent un œil au beurre noir – mais ils avaient toujours la patate.</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong>Africa Express</strong></p>
<p style="text-align: center;">En 2005, Damon Albarn cofondait avec le journaliste Ian Birrell le projet Africa Express, à la fois ONG et programme d’échanges musicaux. Il s’agit de faciliter les ponts entre l’Occident et l’Afrique, tout en brisant les préjugés sur l’horrible terme &#8220;musique du monde&#8221;. Le beau jeu est toujours collectif, dirait sans doute ce grand fan de Chelsea.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/01/27/damon-albarn-3/">Damon Albarn</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2022/01/27/damon-albarn-3/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>David Hockney</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2021/10/01/david-hockney/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2021/10/01/david-hockney/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 04:10:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[1954-2017 + L’Arrivée du printemps]]></category>
		<category><![CDATA[2020]]></category>
		<category><![CDATA[Bozar]]></category>
		<category><![CDATA[David Hockney]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Normandie]]></category>
		<category><![CDATA[OEuvres de la collection de la Tate]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=124768</guid>
		<description><![CDATA[<p>Originaire de Bradford, ville industrielle du nord de l’Angleterre, élevé au sein d’une famille modeste de cinq enfants, David Hockney a conquis...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/10/01/david-hockney/">David Hockney</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Originaire de Bradford, ville industrielle du nord de l’Angleterre, élevé au sein d’une famille modeste de cinq enfants, David Hockney a conquis le monde avec ses natures mortes, portraits ou paysages aux couleurs acidulées. Dès lors, il serait facile de le ranger dans la case &#8220;pop art&#8221;. Mais l’histoire est plus complexe. <em>« Il a toujours refusé les étiquettes »</em>, explique Ann Flas, l’une des commissaires. Ce <em>« virtuose du dessin et de la peinture »</em> fut en effet très tôt marqué par la rétrospective Picasso, présentée à la Tate Gallery en 1960 et qu’il verra huit fois. <em>« Il pouvait maîtriser tous les styles. La leçon que j’en tire, c’est que l’on doit les utiliser tous »</em>, déclarera-t-il. Depuis cet instant, David Hockney ne cessera de se réinventer, passant de l’art abstrait au figuratif ou effectuant des détours (moins connus) par le cubisme. Un foisonnement dont témoigne le premier volet de ce diptyque bruxellois, rassemblant de façon chronologique plus de 80 oeuvres de la collection de la Tate, de 1954 à 2017.</p>
<p><strong>Lumière dans la nuit </strong></p>
<p>Si l’on regrette de ne pas y trouver <em>A Bigger Splash</em> (le musée londonien n’ayant pas souhaité s’en séparer), l’exposition n’est pas avare de chefs-d’oeuvre. Dès l’entrée, le visiteur est accueilli par <em>Bigger Trees Near Warter</em>, un gigantesque assemblage de 50 toiles de plus de 12 mètres de long (sa création la plus imposante) représentant un paysage de son Yorkshire natal. Cette même Angleterre puritaine qu’il dut quitter en 1969, <em>« où l’homosexualité était encore illégale »</em>, pour rejoindre Los Angeles et sa lumière écrasante. C’est là qu’il initie la série des <em>Pool Paintings</em> qui assureront sa célébrité. <em>« Il est alors fasciné par le mouvement de l’eau, comme Monet, la transparence des matériaux et la géométrie des bâtiments »</em>. A Bozar, on admire aussi quelques-uns de ses doubles portraits monumentaux, comme <em>My Parents</em> et <em>Mr and Mrs Clark and Percy</em>, évoquant Vermeer ou Hopper.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/9BQxsE4FgUw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Mise en perspective </strong></p>
<p>Au-delà de ces thèmes récurrents, David Hockney est également connu pour sa &#8220;perspective inversée&#8221;, enveloppant littéralement notre regard. <em>« Il multiplie les points d’entrée dans la toile, souhaitant y représenter un monde en trois dimensions mais à plat. On peut ainsi tourner autour de certaines de ses peintures comme on le ferait avec une sculpture »</em>, décrypte Ann Flas. L’autre constante de son travail, c’est la variété de ses techniques. Dans sa palette, on trouve l’acrylique, l’aquarelle, la peinture à l’huile bien sûr, mais aussi le fax, l’ordinateur, le Polaroïd&#8230; Du haut de ses 84 ans, ce<em> « féru de nouvelles technologies »</em> est ainsi l’un des premiers à peindre avec un iPad, comme le révèle la deuxième partie de l’accrochage. À partir de janvier 2020, cet artiste <em>« profondément optimiste »</em> a immortalisé l’arrivée du printemps en Normandie, où il est aujourd’hui établi. Armé de sa tablette numérique, il a croqué le bourgeonnement des arbres, la renaissance des premières fleurs, la quiétude d&#8217;un étang… soit 116 tableaux (dont certains animés) saisissant cette explosion de couleurs et de vie. Une célébration de la nature qui, comme lui, n’en finit pas de se renouveler.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/10/01/david-hockney/">David Hockney</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2021/10/01/david-hockney/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Keith Haring</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/02/keith-haring-2/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/02/keith-haring-2/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 Jan 2020 12:30:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Bozar]]></category>
		<category><![CDATA[Keith Haring]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Lauwers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=109011</guid>
		<description><![CDATA[<p>Comment résumer le style de Keith Haring ? C&#8217;est un grand collage de beaucoup de choses. Il utilisait énormément de références à l&#8217;histoire...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/02/keith-haring-2/">Keith Haring</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment résumer le style de Keith Haring ?</strong> C&#8217;est un grand collage de beaucoup de choses. Il utilisait énormément de références à l&#8217;histoire de l&#8217;art : les hiéroglyphes égyptiens, l&#8217;art aborigène&#8230; Il fut traversé par nombre de courants qu&#8217;il se réappropriait tout en créant son propre langage, servi par cette ligne continue propre à la BD qu&#8217;il a découverte enfant, et qui ne le quittera jamais.</p>
<p><strong>Quelle était sa principale ambition ?</strong> Créer un art public, comme <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/02/01/fernand-leger/" target="_blank">Fernand Léger</a> qui déclarait : &#8220;<em>le beau est partout&#8221;</em>. De la même façon Keith Haring proclamait : <em>&#8220;Art is for everybody&#8221;.</em> Et il l&#8217;utilisera comme un médium pour véhiculer des messages très forts. C&#8217;était un artiste activiste, le porte-parole de la société. Ses sujets sont assez sombres mais traités avec beaucoup d&#8217;humour. Il dénonçait la guerre, l&#8217;escalade nucléaire, le racisme, l&#8217;homophobie ou l&#8217;apartheid et prônait la libération des corps et des âmes. Son &#8220;radiant baby&#8221; est par exemple un symbole de vitalité. Keith Haring aimait intensément la vie, et pour lui elle devait s&#8217;exprimer sans aucune obstruction. Son engagement auprès d&#8217;Act Up fut essentiel, comme le montre cette exposition. A cette époque, au début des années 1990, Reagan était président des Etats-Unis et son message à propos du sida très simple : arrêtez de faire l&#8217;amour. Keith Haring dévoilait lui sa propre sexualité dans ses dessins, et a cassé de nombreux tabous. Il a envoyé un message très fort à la prochaine génération, l&#8217;exhortant à trouver des remèdes tout en continuant à s&#8217;assumer et à faire l&#8217;amour : beaucoup de gens ont survécu grâce à cela. D&#8217;une certaine manière, l&#8217;art peut donc sauver le monde.</p>
<p><strong>Comment est née cette exposition ?</strong> Suite à celle que nous avions consacrée à <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/02/01/fernand-leger/" target="_blank">Fernand Léger</a> il y a deux ans. Face à une de ses toiles réalisées à New York, représentant des corps entremêlés dans une piscine publique (<em>Les Grands plongeurs</em>), j&#8217;ai tout de suite pensé à Keith Haring. Et comme lui, Bozar défend cette noble idée que l&#8217;art s&#8217;adresse à tous.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/01/keith-haring/" target="_blank">A LIRE AUSSI : KEITH HARING, LEGENDE URBAINE</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_108815" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_7_portrait.jpg"><img class="size-medium wp-image-108815" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_7_portrait-300x199.jpg" alt="Keith Haring Drawing Series January 1982 © Joseph Szkodzinski 2019" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Keith Haring Drawing Series January 1982<br />© Joseph Szkodzinski 2019</p></div>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/02/keith-haring-2/">Keith Haring</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/02/keith-haring-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Darren Pih</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/02/darren-pih/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/02/darren-pih/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 Jan 2020 12:15:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Bozar]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[Darren Pih]]></category>
		<category><![CDATA[Keith Haring]]></category>
		<category><![CDATA[Tate Liverpool]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=109004</guid>
		<description><![CDATA[<p>Comment définir la signature de Keith Haring ? C’est une synthèse de styles. Keith Haring était une éponge. Il absorbait le hip-hop,...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/02/darren-pih/">Darren Pih</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment définir la signature de Keith Haring ?</strong> C’est une synthèse de styles. Keith Haring était une éponge. Il absorbait le hip-hop, le pop art, des formes anciennes comme la calligraphie ou l&#8217;art aborigène afin de les rendre accessibles au sein d&#8217;un langage universel, communiquant sur des sujets importants de son époque. D&#8217;une certaine façon, son travail symbolise l’énergie culturelle des années 1980 et résume visuellement les Etats-Unis.</p>
<p><strong>Quelle était sa principale ambition ?</strong> Keith Haring défendait fermement l&#8217;idée que l’art ne doit pas être confiné et s&#8217;adresse à tout le monde. Il offrait ainsi son travail dans la rue ou sur les murs du métro de New York. Il appréhendait l&#8217;espace public comme une galerie, un studio pour partager ses messages. Il n&#8217;était pas à proprement parler un graffeur mais demeure un pionnier du street-art.</p>
<div id="attachment_108821" style="width: 246px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_5.jpg"><img class="size-medium wp-image-108821" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_5-236x300.jpg" alt="Crack Down!, 1986, Poster 608 x 481 mm © Keith Haring Foundation / Collection Noirmontartproduction, Paris" width="236" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Keith Haring Foundation</p></div>
<p><strong>Peut-on le qualifier d&#8217;artiste engagé ?</strong> Oui, c&#8217;était d&#8217;ailleurs un précurseur. Il luttait contre le racisme, l’homophobie, la guerre et voulait construire des ponts entre les gens. Il était fondamentalement optimiste, aimait la vie, alors même qu’il était séropositif. Il militait au sein d&#8217;Act Up pour la recherche et l&#8217;élévation de structures médicales afin de changer la perception que les gens avaient alors du sida.</p>
<p><strong>Quelles seraient vos œuvres préférées ?</strong> Tout son travail effectué dans le métro de New York. Keith Haring a réalisé des milliers de dessins à la craie, aux heures de pointe et gratuitement, sur les panneaux publicitaires laissés vacants. Nombre d&#8217;entre eux ne sont d&#8217;ailleurs pas signés, n&#8217;étant pas destinés à la vente. Ils étaient juste réalisés pour les gens. Keith Haring souhaitait communiquer simplement et directement sur des sujets importants avec ses contemporains. Il cherchait des plateformes pour véhiculer des messages sociaux : la rue, ses Pop Shops&#8230; Vous n’aviez alors pas besoin de vous rendre dans une galerie ou dans un musée pour découvrir ses peintures. S&#8217;il était encore vivant, je suis sûr qu’il utiliserait Instagram.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/01/keith-haring/" target="_blank">A LIRE AUSSI : KEITH HARING, LEGENDE URBAINE</a></strong></p>
<div id="attachment_108815" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_7_portrait.jpg"><img class="size-medium wp-image-108815" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_7_portrait-300x199.jpg" alt="Keith Haring Drawing Series January 1982 © Joseph Szkodzinski 2019" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Keith Haring Drawing Series January 1982<br />© Joseph Szkodzinski 2019</p></div>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/02/darren-pih/">Darren Pih</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/02/darren-pih/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Keith Haring</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/01/keith-haring/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/01/keith-haring/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Jan 2020 05:15:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Alberta Sessa]]></category>
		<category><![CDATA[Bozar]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[Darren Pih]]></category>
		<category><![CDATA[Keith Haring]]></category>
		<category><![CDATA[Rétrospective]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=108812</guid>
		<description><![CDATA[<p>Art is for everybody. Inscrite en lettres chromées dès l&#8217;entrée du parcours, cette citation de Keith Haring donne le ton. Celui d&#8217;un...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/01/keith-haring/">Keith Haring</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Art is for everybody</em>. Inscrite en lettres chromées dès l&#8217;entrée du parcours, cette citation de Keith Haring donne le ton. Celui d&#8217;un génie qui fut la quintessence même de l&#8217;artiste pop. Né en 1958 en Pennsylvanie (comme son mentor Andy Warhol), il grandit à Reading, <em>« une petite ville ouvrière très religieuse et conservatrice »</em>, resitue Alberta Sessa, co-commissaire de l&#8217;exposition. Fan de BD et en particulier de Mickey et toute sa clique, son père l&#8217;initie très jeune au dessin. C&#8217;est sa première influence. <em>« Cette ligne continue et ces contours simples ne le quitteront jamais »</em>. En 1977, il s&#8217;inscrit à la Ivy School of Professional Art de Pittsburgh, découvre Dubuffet, Fernand Léger (pour qui la beauté était partout&#8230;) et une exposition du Belge Pierre Alechinsky. «<em> On ne le dit pas assez, mais c&#8217;est une immense révélation, l&#8217;abstraction lui apparaît dès lors comme une voie riche de possibles »</em>. En témoigne l&#8217;une de ses toutes premières œuvres où son style, à la fois abstrait et figuratif, bouillonne déjà, comme la pureté de son trait. <em>« Il est effectué d&#8217;un seul geste, sans préparation, rature ni coulure. Pour lui la peinture était une performance. Il parlait d&#8217;ailleurs de &#8220;flow&#8221;, à la façon des rappeurs »</em>.</p>
<div id="attachment_108818" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_1.jpg"><img class="size-full wp-image-108818" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_1.jpg" alt="Untitled, 1981, Sumi ink on paper, 95,3 x 125,7 cm © Keith Haring Foundation, Private collection, courtesy Martin Lawrence Galleries" width="800" height="606" /></a><p class="wp-caption-text">Untitled, 1981, Sumi ink on paper, 95,3 x 125,7 cm © Keith Haring Foundation, Private collection, courtesy Martin Lawrence Galleries</p></div>
<p><strong>Melting potes<br />
</strong><br />
A la fin des années 1970, le jeune homme débarque à New York. Un second choc. <em>« Il est alors fasciné par ce fourmillement humain et la géométrie de l&#8217;urbanisme »</em>. Keith Haring esquisse des cités imaginaires. Au sein de la School of Visual Arts, il découvre la sémiotique popularisée par William Burroughs, s&#8217;amuse à travers moult collages de mots découpés ici et là pour en livrer un tout autre sens. Sa signature se met en place. La Grosse Pomme achève sa formation. C&#8217;est alors une ville sale et dangereuse, frappée par la crise économique, mais aussi en pleine effervescence. Nous sommes à l&#8217;époque du punk, du disco, des débuts du rap, une scène dont il était proche, participant aux block parties et invitant même Afrika Bambaataa à ses vernissages. Haring est à la fois partout et nulle part. <em>« C&#8217;était une éponge</em>, explique Darren Pih, curateur à la Tate Liverpool. <em>Il absorbait le hip-hop, le graff, le pop art, les formes anciennes comme l&#8217;art aborigène ou les hiéroglyphes égyptiens, afin de les rendre accessibles via un langage universel »</em>.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/W04j0Je01wQ" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/jKP4T7QSpEI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Hey, baby !<br />
</strong></p>
<p>Son premier terrain de jeu, c&#8217;est le métro. Il dessine à la craie sur les panneaux publicitaires souterrains, entre deux campagnes d&#8217;affichage, et travaille <em>« aux heures de pointe »</em>. La grande ambition de Keith Haring, c&#8217;est de créer un art public, <em>« de combler le vide entre la rue et les galeries »</em>. Il n&#8217;est certes pas graffeur, mais l&#8217;un des pionniers du street art. Ses fresques deviennent vite célèbres (et lui valent quelques arrestations). Les New-Yorkais découvrent son alphabet, constitué de personnages récurrents, comme le chien (aboyant pour attirer l&#8217;attention ou exprimer sa colère), l&#8217;atome (traduction de sa peur de l&#8217;apocalypse nucléaire) ou le fameux &#8220;radiant baby&#8221;, son logo préféré. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« C'est l'expérience la plus positive, la plus pure de l'existence humaine »">« C&#8217;est l&#8217;expérience la plus positive, la plus pure de l&#8217;existence humaine »</span>, disait-il. <em>« C&#8217;est aussi un symbole de vitalité</em>, ajoute Sophie Lauwers, directrice de Bozar. <em>Keith Haring aimait profondément la vie, et la fête »</em>.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/LJiiW89It_U" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Pour preuve cette section consacrée au clubbing. Le peintre est installé dans l&#8217;East Village, ardent repaire d&#8217;artistes (tel son ami Jean-Michel Basquiat). Ses nuits sont ponctuées de grandes noubas, notamment au Club 57, une boîte nichée dans la cave d&#8217;une église (!). Entre défilés de mode et cabarets queers, Madonna y donne ses premiers concerts, Grace Jones côtoie Warhol (qui immortalise ici Keith Haring peignant le corps de la &#8220;panthère noire&#8221;). C&#8217;est d&#8217;ailleurs en suivant les conseils de ce dernier qu&#8217;il inaugure ses Pop Shops aux quatre coins du monde, soit des magasins où l&#8217;on trouvait des t-shirts, casquettes arborant ses créations, et même des fringues signées Vivienne Westwood. Le tout à prix cassés. <em>« Pas forcément pour gagner de l&#8217;argent, plutôt pour démocratiser sa production »</em>.</p>
<div id="attachment_108816" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_6.jpg"><img class="size-large wp-image-108816" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_6-1024x574.jpg" alt="Ignorance = Fear, 1989, Poster 660 x 1141 mm © Keith Haring Foundation / Collection Noirmontartproduction, Paris" width="995" height="558" /></a><p class="wp-caption-text">Ignorance = Fear, 1989, Poster 660 x 1141 mm © Keith Haring Foundation / Collection Noirmontartproduction, Paris</p></div>
<p><strong>The Message</strong></p>
<p>Au-delà de la forme, le fond est percutant. <em>« L&#8217;icône pop devient rapidement un activiste, le porte-parole de la société américaine »</em>, poursuit Sophie Lauwers. Ses oeuvres sont colorées, drôles, mais les sujets graves, reflets d&#8217;une époque en plein tourment. Keith Haring dénonce l&#8217;apartheid, le racisme, l&#8217;homophobie, l&#8217;escalade de l&#8217;armement nucléaire&#8230; La toxicité de la télévision aussi, qui vide les esprits, à l&#8217;image de cette femme berçant son enfant, mais dont la tête est un écran diffusant son propre cerveau (un tableau plus actuel que jamais&#8230;).</p>
<div id="attachment_108817" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_4.jpg"><img class="size-full wp-image-108817" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kh_4.jpg" alt="Keith Haring, 1958-1990 Silence = Death, 1989  Acrylic on canvas 101,6 x 101,6 cm © Keith Haring Foundation " width="800" height="792" /></a><p class="wp-caption-text">Keith Haring, 1958-1990 Silence = Death, 1989 Acrylic on canvas 101,6 x 101,6 cm © Keith Haring Foundation</p></div>
<p><strong>Libération</strong></p>
<p>Et puis, bien sûr, il y a son combat contre le Sida. Atteint du VIH, Keith Haring s&#8217;impose comme une figure de proue d&#8217;Act Up. Il affirme, revendique son homosexualité, libérant les corps et les âmes. <em>« Nous sommes dans les années 1990, Reagan est président des Etats-Unis, et son discours à propos du Sida est simple : &#8220;arrêtez de faire l&#8217;amour&#8221;. Keith Haring lui oppose tout le contraire, défendant l&#8217;importance de la sexualité. Il dévoile la sienne dans ses dessins, brise les tabous et en envoie un message aux générations futures, les exhortant à se protéger et trouver des remèdes pour s&#8217;aimer librement »</em>. Ses dernières créations sont plus sombres. Sexes brandis comme des armes, pleurs&#8230; Les couleurs s&#8217;obscurcissent, se teintent de rouge sang, à l&#8217;instar de cette scène de fête siphonnée par un trou noir. L&#8217;artiste n&#8217;est pas épargné par la maladie, et s&#8217;éteint le 16 février 1990.<em> « Mais nous ne voulions pas terminer sur cette note triste »</em>, insiste Alberta Sessa. L&#8217;ultime salle de l&#8217;exposition se concentre ainsi sur des toiles exécutées dans les boîtes de nuit, à la peinture fluo. Comme lui, elles brillent dans l&#8217;obscurité.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/02/darren-pih/" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE DARREN PIH</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/02/keith-haring-2/" target="_blank">A LIRE AUSSI : TROIS QUESTIONS A SOPHIE LAUWERS</a></strong></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/01/keith-haring/">Keith Haring</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/01/keith-haring/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
