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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Katja Sonnewend</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2026 04:50:39 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Elle a trois ans, dort sur la banquette arrière d’une voiture qui quitte la Pologne et se réveille dans les rues de...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Elle a trois ans, dort sur la banquette arrière d’une voiture qui quitte la Pologne et se réveille dans les rues de Berlin-Ouest : « <em>Tout est tellement coloré ici, c’est magnifique !</em> ». Née à Poznan, Katja Sonnewend n’a pourtant jamais tout à fait quitté la grisaille brutaliste de son enfance. Elle la photographie encore, en y glissant ce qui lui manquait alors, de l’humour. Fille de deux artistes, elle choisit l&#8217;image pour trouver son propre langage. Du Polaroid, où l’on espérait un cliché réussi sur dix, au numérique, de la mode à l’édition, elle a longtemps saisi les lieux et les instants tels qu’ils se présentaient. Aujourd’hui partagée entre Berlin et Athènes, elle cultive un regard de passagère, attiré par les détails incongrus et les rencontres fortuites. Puis l’intelligence artificielle, d’abord rejetée, bientôt apprivoisée. Katja apprend à coder et fabrique ses programmes, nourris de ses seules archives. Elle ne part pas de rien, elle étire le réel. Sur Instagram, cela donne une boutique baptisée Konfetti où l’on entrerait volontiers sans rien avoir à y faire, une boule à facettes géante échouée devant ce qu’on devine être un club, un cornet de glace colossal perché sur une cabine, au bout d’un quai désert sous la pluie. Alice au pays des merveilles n’est jamais loin. « Désormais, je peux créer le monde tel que je souhaite le voir », dit-elle, avant d’ajouter, avec un clin d’œil : <span class="has-pullquote" data-pullquote="« La réalité est souvent surestimée »">« La réalité est souvent surestimée »</span>. Et si l’absurde n’était que notre quotidien, poussé d’un cran ?</p>
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		<title>Pierre et Gilles</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2026 04:45:37 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Dans leur atelier du Pré-Saint-Gervais, costumes, fleurs artificielles et accessoires s’empilent jusqu’à composer un théâtre miniature, bricolé pour la durée d’une photo....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans leur atelier du Pré-Saint-Gervais, costumes, fleurs artificielles et accessoires s’empilent jusqu’à composer un théâtre miniature, bricolé pour la durée d’une photo. Pierre cadre et déclenche. Gilles, lui, reprend l’image imprimée sur toile et la repeint au pinceau, couleur après couleur, jusqu’à ce que le modèle ressemble moins à lui-même qu’à sa légende. Le procédé n’a guère varié depuis 1976, année où le photographe Pierre Commoy et le peintre Gilles Blanchard se sont rencontrés à l’inauguration d’une boutique Kenzo, à Paris. Leur panthéon est un joyeux désordre. Étienne Daho, dont ils signent la pochette de <em>La Notte</em> en 1984, Isabelle Huppert, Sylvie Vartan ou Béatrice Dalle y croisent des anonymes, des drag queens, des saints d’opérette et des marins échappés des quais du Havre, où Gilles a grandi. La star et l’inconnu y sont traités à égalité.</p>
<h3><img class=" size-medium wp-image-185146 alignright" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/10/img35-245x300.jpg" alt="img35" width="245" height="300" /><br />
Le sucre et le sel</h3>
<p>La mer, elle, n’a rien d’un décor. Elle dit le désir, la mémoire et le naufrage, celui des années sida, qui a emporté plusieurs des jeunes garçons endormis dans la série <em>Les Naufragés.</em> &#8220;Kitsch&#8221;, répète-t-on, pour les présenter. Laura-Ève Lambert, qui signe l’introduction du livre, refuse cette étiquette. Selon elle,<span data-pullquote=" « leur travail se fonde sur la réalité , mais il l’approche par le rêve »"> «</span> <span data-pullquote=" « leur travail se fonde sur la réalité , mais il l’approche par le rêve »"><span data-pullquote="leur travail se fonde sur la réalité , mais il l’approche par le rêve">leur travail se fonde sur la réalité , mais il l’approche par le rêve</span></span><span data-pullquote=" « leur travail se fonde sur la réalité , mais il l’approche par le rêve »"> »</span>. Même l’artifice a sa raison d’être. Une fleur en plastique ou une larme trop parfaite rappellent que tout, y compris le réel, est mis en scène. Pour Édouard Louis, cet excès est aussi un geste politique : <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Chez Pierre et Gilles, la beauté est une revanche. Un refus de se soumettre »">« Chez Pierre et Gilles, la beauté est une revanche. Un refus de se soumettre »</span>.</p>
<h3></h3>
<h3><img class="alignleft size-medium wp-image-185147" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/10/img63-294x300.jpg" alt="img63" width="294" height="300" /><br />
Des pages aux cimaises</h3>
<p>Ce regard si singulier, le livre en déploie toute l’ampleur sur plus de 500 pages. Pierre et Gilles : <strong><em><a href="https://www.fnac.com/a23339708/Pierre-Et-Gilles-Pierre-et-Gilles-50-ans-de-creation" target="_blank">Five Decades</a></em></strong> mêle images emblématiques, œuvres rarement montrées, archives et coulisses de l’atelier, mais aussi des portraits récents, comme ceux de Clara Luciani en Madone aux fleurs ou Juliette Armanet en Jeanne d’Arc. Édouard Louis, Arielle Dombasle, Amanda Lear et Sylvie Vartan y ajoutent des textes tantôt tendres, tantôt engagés, qui prolongent les images. Mais une reproduction, même soignée, ne rend jamais le travail de la main. Pour le mesurer, rendez-vous à la<a href="https://www.templon.com/fr/artistes/pierre-et-gilles/" target="_blank"><strong> galerie Templon</strong></a>, à Paris, où l’exposition Rose pour toi, rose pour moi réunit une vingtaine de réalisations, dont plusieurs inédites. Camille Cottin prête ses traits à Lady Macbeth, Renaud ra droit à son hommage et Lolly Wish se change en Marie-Madeleine. Chaque pièce est unique, repeinte par Gilles sur l’image imprimée. Offrir à chacun son icône, qu’il soit star ou parfait inconnu, voilà tout le credo du duo depuis cinquante ans.</p>
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		<title>Jupiter</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2026 04:40:39 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Pourquoi avez-vous choisi de raconter cette crise nucléaire au plus près du président de la République et de son équipe ? Alexandre Smia :...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<h4>Pourquoi avez-vous choisi de raconter cette crise nucléaire au plus près du président de la République et de son équipe ?</h4>
<p><strong> Alexandre Smia :</strong> Parce que le président est le seul décisionnaire en la matière, et c’est une chose qu’on n’avait jamais vue au cinéma. Si une telle crise arrivait demain : où cela se passerait-il, avec qui, comment ? J’ai découvert le PC Jupiter, les conseils de défense&#8230; Un territoire de cinéma extraordinaire. J’ai eu envie de faire ce film pour explorer la solitude de cette décision avec Denis Ménochet.</p>
<h4>Denis Ménochet, votre choix d’incarner ce président croise-t-il vos questionnements de citoyen face à la situation géopolitique mondiale actuelle ?</h4>
<p><strong> Denis Ménochet :</strong> Ce serait mentir de dire non. Mais mon travail, c’est d’incarner, et l’incarnation passe par la compréhension. Alexandre proposait justement de comprendre un homme et une fonction qui restent une énigme face à une décision impossible. Je me plaçais donc sur un terrain de jeu intimidant, mais aussi très prenant, vertigineux. C’est un geste politique, si l’on veut, mais centré sur l&#8217;humain, si je peux me permettre.</p>
<h4>Jupiter est un film courageux dont la toile de fond est la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Vous projetez des choses terrifiantes. Quelles limites vous êtes-vous fixées ?</h4>
<p><strong> A.S. :</strong> Je souhaitais pousser toutes les logiques jusqu’au bout : celle du soutien à l’Ukraine comme celle de son abandon, en faisant entendre toutes les voix et les arguments autour de la table. Quand on écrit des personnages aussi différents, il faut embrasser leur point de vue, sans porter de jugement. Quitte à penser parfois contre soi-même.</p>
<p><img class="aligncenter wp-image-185195 size-full" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/11/jupiter.jpg" alt="JUPITER_Julien_Panie_SND_CHIFOUMI_PRODUCTIONS_10_698d543fc1" width="1000" height="600" /></p>
<h4>Vous êtes-vous posé la question de la crédibilité ?</h4>
<p><strong>A.S. :</strong> <span class="has-pullquote" data-pullquote="Crédibilité et réalisme ont été mes deux maîtres-mots. ">Crédibilité et réalisme ont été mes deux maîtres-mots. </span>Cela passe par le travail : la documentation, la consultation de personnes qui ont siégé dans ce type de conseil de défense. J’ai donc consulté des experts, des chefs d’état-major, d&#8217;anciens présidents. C’est ce qui donne sa réalité au verbe et à l’enchaînement des situations.</p>
<h4>Denis, comment avez-vous travaillé les rapports de force avec vos partenaires de jeu ?</h4>
<p><strong> D.M. :</strong> J’étais surtout dans l’écoute, assistant à leur confrontation. Chacun essayait de me convaincre, d&#8217;imposer un point de vue et notamment de m’empêcher de faire l’impossible. Alexandre m’avait dit que mon personnage était un ancien juge d’instruction capable d&#8217;analyser toutes les situations et de rendre un verdict.</p>
<h4>Comment dirige-t-on un comédien comme Denis Ménochet ?</h4>
<p><strong> A.S. :</strong> Par l’écoute, l’échange, une curiosité permanente. Il est insatiable de questions. Il avait cette expression que j’aime beaucoup : « Il faut retourner toutes les pierres ». C’est ce que nous avons fait ensemble. J&#8217;ai eu beaucoup de chance de travailler avec lui. Il m’a appris la direction d’acteur.</p>
<h4>Que voudriez-vous que le spectateur retienne de Jupiter ?</h4>
<p><strong> D.M. :</strong> Il s&#8217;agit de réaliser la spécificité de cette situation où une seule personne peut prendre une décision capitale. En sortant du tournage, en croisant les gens dans la vie, je me sentais investi d&#8217;une responsabilité. Sans exagérer, on se sent responsable des autres, de leur innocence, tout simplement de leur vie, qui peut basculer comme ça.<br />
<strong>A.S. :</strong> J’insiste sur cette « responsabilité ». Celle de l’électeur, et celle de ceux qui seront demain au pouvoir. C’est une notion très importante, parfaitement en lien avec le film.<br />
<iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/ZFT3v8L9BR8?si=vWFPnXWYbnk1v7Jz" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Elena Nagapetyan</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/11/01/elena-nagapetyan-2/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2026 04:35:48 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
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		<category><![CDATA[Humour]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Née en Ouzbékistan, vous avez déménagé en Russie à 12 ans, puis en France vers 22 ans. Qu’avez-vous trouvé ici qui vous...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Née en Ouzbékistan, vous avez déménagé en Russie à 12 ans, puis en France vers 22 ans. Qu’avez-vous trouvé ici qui vous a fait rester ?</h4>
<p>J’y ai construit ma vie ! Avant d’arriver, je ne parlais pas français. Mais comme beaucoup, j’ai découvert ce pays avec les films de Pierre Richard ou de Louis de Funès, et la musique de Joe Dassin. Ma carrière d’humoriste a commencé ici, mon fils y est né. Alors aujourd’hui, la France, c’est ma maison.</p>
<h4>Avant de remplir des Zéniths, vous avez multiplié les petits boulots. Certains ont-ils été particulièrement éprouvants ?</h4>
<p>Travailler pour des familles fortunées [à Monaco, ndlr] a sans doute été mon expérience la plus difficile et enrichissante. Pour obtenir ce job, j’ai dû mentir, parce qu’ils demandaient de l’expérience et que je n’en avais aucune&#8230; J’ai donc tout appris sur le tas. J’ai réussi parce que j’étais très motivée ! Le métier d’humoriste est peut-être encore plus compliqué car il faut durer. Cela demande un investissement colossal. Le public ne voit pas ce travail de l’ombre, et tant mieux. En revanche, je sais qu’il y a des professions bien plus pénibles !</p>
<h4>Vous racontez dans votre livre et votre spectacle avoir connu des périodes très douloureuses, notamment durant votre enfance. À quel moment l&#8217;humour a-t-il surgi dans votre vie ?</h4>
<p>En fait, il a toujours fait partie de ma vie. Malgré les épreuves, on a toujours rigolé en famille. Chez nous, l’humour est peut-être plus direct qu’ici. On s’excuse moins, on ne prend pas de pincettes. Le jour où j’ai commencé à parler français, je me suis rendu compte que je pouvais aussi faire rire les gens. Mais c’était déjà le cas dans mes langues maternelles [le russe et l’ouzbek, ndlr].</p>
<h4>Vous pratiquez un humour franc et trash. Pour vous, &#8220;les femmes doivent pouvoir dire exactement la même chose que les hommes&#8221;. Où en sommes-nous, en France ?</h4>
<p>On est sur la bonne voie, mais il y a des progrès à faire ! Il faut viser l’égalité la plus large possible, pas seulement salariale. Pour ma part, lorsque je dis des choses sur scène, c’est que je les pense. Cela me permet d’être en paix avec moi-même.<br />
<iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/nN6cJtHO-hk?si=cpN6DI7UL-YRqh_o" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<h4>Est-il libérateur de défendre la féminité, la place des femmes et leur sexualité quand on a connu des pays autoritaires, où l&#8217;humour a plus de mal à monter sur scène ?</h4>
<p>La question me surprend. Ma famille habite en Russie et je suis la carrière de beaucoup d’humoristes très drôles, hommes ou femmes, qui y exercent dans des genres très différents : Ioulia Akhmedova, Kirill Mazur, Ivan Abramov&#8230; Ils sont connus du grand public. L’humour est très présent en Russie [mais les autorités censurent notamment les prises de parole sur la guerre et répriment les expressions publiques de soutien aux personnes LGBT, ndlr].</p>
<h4>Vous brisez le tabou de la dépression post-partum et de la charge mentale, en disant que vous adorez votre fils mais que vous détestez le rôle de mère. C’est une thérapie personnelle, ou souhaitez-vous venger toutes les mères épuisées ?</h4>
<p><span class="has-pullquote" data-pullquote="Je ne me sens pas en mission, sur scène. J’éprouve simplement le besoin de me raconter. ">Je ne me sens pas en mission, sur scène. J’éprouve simplement le besoin de me raconter. </span>Par chance, mon expérience résonne avec celle de nombreuses femmes. Le rôle de mère n’a rien d’évident. Il demande énormément d’énergie, si l’on veut être à l’écoute de son enfant. Je me suis imposé d’être présente pour mon fils, physiquement et mentalement. Au début, c’était dur : j’étais seule, étrangère, sans grands-parents pour m’aider, ni copine&#8230; Je n’avais même pas de travail ! Certaines gèrent cette situation mieux que d’autres.</p>
<h4>Votre seul-en-scène s&#8217;intitule &#8220;Ça valait le coup&#8221;. Quoi au juste ? Tout ce que vous avez vécu ?</h4>
<p>En effet, le titre évoque tous les choix que j’ai faits. Déménager dans un pays où l’on ne connaît personne, se marier, avoir un enfant, puis divorcer&#8230; Je ne regrette rien. Je ne dis pas que ça a été simple, mais tout compte fait, ça valait le coup. De toute façon, ce n’est pas bien d’avoir des regrets.</p>
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		<title>Alcide Dessine 2026</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/11/01/alcide-dessine-4/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2026 04:30:35 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>L’homme, instituteur dans le civil, ne sait pas dessiner. Mais, voici cinq ans, il reçut une petite tablette et commença à faire...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>L’homme, instituteur dans le civil, ne sait pas dessiner. Mais, voici cinq ans, il reçut une petite tablette et commença à faire joujou, croquant sa vie à l’école. Désormais, il compose à partir de photomontages et de calques. Le résultat demeure bluffant, tant il semble réalisé à main levée – et mal élevée : finies, les tranches de vie scolaire (même si on retrouve quelques profs étranges et instits zinzins), place à des jeux de mots parfois très vaseux, des vannes en dessous de la ceinture et un humour totalement absurde. De quoi nous dérider le temps de quelques cases ? Alcide en est déjà à son troisième recueil, et on ne s’en lasse pas.</p>
<h3>Nouveau départ</h3>
<p>Si les éditions précédentes perdaient, format et impression obligent, quelques détails en cours de route, ce troisième volet, mieux pensé, permet d’observer des éléments cachés dans le décor. Ailleurs, et comme toujours, l’Artésien ridiculise la novlangue managériale de la start-up nation. Il épingle aussi tous ces vendeurs-winners qui polluent notre quotidien. Ses dessins les plus récents évoquent frontalement la fin de règne d’Emmanuel M. ou les violences policières contre les lycéens. On ne sait pas encore de quoi sera fait l’avenir d’Alcide – il a en tout cas quitté l’Éducation nationale. On l’imagine bien s’essayer à des strips un peu plus longs. On le pressent au seuil de quelque chose. À suivre…</p>
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		<title>Next Festival 2026</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2026/11/01/next-festival-12/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2026 04:26:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Cette année, le Sud-Coréen Jaha Koo mitonne sur scène une cuisine typique d&#8217;une échoppe de rue de son pays (Haribo Kimchi). Deux...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Cette année, le Sud-Coréen Jaha Koo mitonne sur scène une cuisine typique d&#8217;une échoppe de rue de son pays (<em>Haribo Kimchi</em>). Deux spectateurs attablés goûtent les plats, tandis que la salle s’enivre de fumets. Mais on découvre surtout un récit politique au goût d’exil et d’aliments globalisés. Une autre façon d&#8217;appréhender le monde ? Certainement. C’est tout l’enjeu de ce festival de danse, de performance et de théâtre d’objets, déployé dans une vingtaine de lieux français et belges. Un espace de débat libre et partagé, avec « <em>des artistes marqués par la société qui les entoure</em> », résume Audrey Ardiet, directrice de La Rose des vents, l’une des structures de cet événement transfrontalier.</p>
<p><img class=" size-full wp-image-185424 aligncenter" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/11/next-festival-122.jpg" alt="NEXT Corvidae - Marta Cuscuna credit Daniele Borghello 10" width="1000" height="667" /></p>
<h3>Le grand décloisonnement</h3>
<p>Des navettes gratuites sillonnent le territoire et embarquent le public de ville en ville, vers l&#8217;inconnu. Avec la basketteuse exilée Katsiaryna Snytsina, les planches se muent en parquet pour raconter la répression politique en Biélorussie dans l’ambiance survoltée d’un match. La marionnettiste italienne Marta Cuscunà, elle, confie à quatre corbeaux mécaniques le soin d’observer l’espèce humaine ravager la planète, avec un humour grinçant (<em>Corvidae</em>). Et quand le Franco-Iranien Gurshad Shaheman ressuscite seul en scène «<em> l’histoire étouffée des cabarets transformistes à Téhéran</em> », on se dit que le<a href="https://nextfestival.eu/fr/home" target="_blank"> festival Next</a> constitue un bel acte de résistance face au monde actuel.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/JEyO-E5f1-E?si=601hscOA_4tv7zil&amp;start=4" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Kneecap</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2026 03:55:57 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Kneecap]]></category>
		<category><![CDATA[rap]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>L’époque est crispée, hein ? Prenez Kneecap : des catholiques de Belfast, joyeux délinquants juvéniles, s’emparent de sons typiquement britanniques (la drum &#38;...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>L’époque est crispée, hein ? Prenez Kneecap : des catholiques de Belfast, joyeux délinquants juvéniles, s’emparent de sons typiquement britanniques (la drum &amp; bass, le grime), en y greffant volontiers leur langue vernaculaire (le gaélique). Le résultat est tout bonnement formidable et l’histoire, tellement belle qu’elle a inspiré un film (<em>Kneecap</em>, 2024) avant même la sortie d’un deuxième LP qui a surpassé le précédent. Ce succès s’est accompagné de polémiques et de tentatives de censure de la part de nombreux dirigeants politiques, des deux côtés de la Manche, en raison de leur soutien à la Palestine. Heureusement, Kneecap a été soutenu par Ed Sheeran – non, on plaisante. Bref, tout semble à peu près rentré dans l’ordre pour nos Irlandais, qui portent haut et fort, en gaélique, en anglais et en arabe des revendications somme toute élémentaires, sans jamais tomber dans le tract mis en musique. Combien de temps tiendront-ils face à l’adversité ? En attendant, il faut en profiter car sur scène, ces trois-là envisagent chaque concert comme si c’était le dernier. Politique de la terre brûlée ET grande marrade – de quoi décrisper l’époque.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/PLDHQVJZuGQ?si=KAdiypDrkSWGJFK7" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>MARIN DRIGUEZ</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2026 03:55:25 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Agence VU]]></category>
		<category><![CDATA[Hôpital]]></category>
		<category><![CDATA[humanisation]]></category>
		<category><![CDATA[MARIN DRIGUEZ]]></category>
		<category><![CDATA[soins]]></category>
		<category><![CDATA[Spiritual care]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Urgences, Salle d’accouchement, Bloc opératoire : les titres plantent le décor sans détour. Au Musée de la Photographie, on n’admire pas l’hôpital,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Urgences, Salle d’accouchement, Bloc opératoire</em> : les titres plantent le décor sans détour. Au Musée de la Photographie, on n’admire pas l’hôpital, on y entre, grâce à des portraits, des instantanés, des vues d’objets, et de nombreuses naissances. Marin Driguez a passé près de six mois au Grand Hôpital de Charleroi, en quête non de l’exploit médical mais de ce qui se joue autour, un geste, une présence. Né en 1999, membre de l’Agence VU’ depuis 2022, il aurait pu courir derrière l’actualité. Mais Marin a choisi de ralentir. Dès 2018, il documente les hôpitaux publics bruxellois, d’où naîtra<a href="https://agencevu.com/livre/prendre-soin/" target="_blank"><em> Prendre soin</em> (Hoëbeke-Gallimard, 2025)</a>. Le temps long a ses vertus, il évite de réduire un soignant à sa fonction, un patient à sa maladie.</p>
<p><img class="size-full wp-image-185323" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/10/06.jpg" alt="Marin Driguez Salle d’accouchement, 2026 © Marin Driguez" width="1000" height="667" /></p>
<h3>La beauté des gestes</h3>
<p>À Charleroi, tout part d’une rencontre avec Marcela Lobo Bustamante, référente en spiritual care. Oubliez la religion, il s’agit de «<em> redonner du sens au travail du soin</em> », de soutenir des soignants fatigués. Ensemble, ils parlent de sociologie visuelle, une façon d&#8217;interroger les relations plutôt que la médecine. Son travail invite, écrit-elle, à déjouer les automatismes qui voilent «<em> la beauté discrète des gestes, des attentions et des constances humaines</em> ». Hommage aux soignants ? Oui, mais en biais, car Marin ne photographie pas l’exploit, il s’attarde sur ce que l’organisation risque de reléguer au second plan. Une proximité, une manière d’être auprès de l’autre. Voilà ce qui demeure quand tout presse.</p>
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		<title>Marie Davidson</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2026 03:50:34 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Davidson]]></category>
		<category><![CDATA[Underground]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Signée sur des labels plutôt classe (Ninja Tune, DEEWEE…) Marie Davidson est une figure de l’underground montréalais. On l’a retrouvée au sein...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2026/11/01/marie-davidson/">Marie Davidson</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Signée sur des labels plutôt classe (Ninja Tune, DEEWEE…) Marie Davidson est une figure de l’underground montréalais. On l’a retrouvée au sein d&#8217;Essaie Pas, Les Momies de Palerme, DKMD, L’œil nu… En solo, elle développe une œuvre post-pop, aux textes acides et nourrie de techno de Détroit (Dopplereffekt en tête). On garde un sacré souvenir de son passage à Astropolis en 2024, où elle alternait arpégiateurs cosmiques et harangues à la foule. Alchimiste en studio et bête de scène, pour résumer. </p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/mfFabyk9lKY?si=eMxNMBDMvTqWR1Vd" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Sheila Hicks</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2026 03:45:34 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Josef Albers]]></category>
		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
		<category><![CDATA[Palais et celle de Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Sheila Hicks]]></category>
		<category><![CDATA[Textile]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l’atrium, des cordes blanches suspendues sous la verrière dessinent un rideau léger. L’installation Au-delà change selon le point de vue : depuis les galeries, elle ouvre d’autres perspectives. Sheila Hicks ne décore pas le musée, elle en déplace les repères. À l’étage, ses œuvres se glissent entre tableaux et sculptures. Avec <em>Fugue</em>, pièce des années 1960, le fil devient ligne et rythme ; ailleurs, des galets enveloppés de fibres colorées forment une constellation. Née en 1934 dans le Nebraska, l&#8217;artiste américaine s’est formée à Yale auprès de Josef Albers, figure du Bauhaus, avant de se passionner pour les textiles précolombiens. Ses voyages, notamment au Mexique, lui ont appris à voir dans le fil plus qu’un matériau. Elle l&#8217;envisage comme une matière à penser, toucher et assembler. Torsadée, nouée ou empilée, la fibre brouille les frontières entre sculpture, peinture et architecture. Pour cette carte blanche, l’artiste Sheila Hicks dialogue avec l’histoire du Palais et celle de Lille, marquée par l’industrie textile. « <em>Chaque exposition est une expérience unique</em> », souligne Juliette Singer, directrice du musée et commissaire de l’exposition. L’architecture devient un «<em> véritable partenaire de création</em> ». Le visiteur s&#8217;immisce dans la trame. Il circule, déplace son regard et suit le fil qui relie les œuvres entre elles.</p>
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