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	<title>LM magazine &#187; ville</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Skio</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Dec 2024 07:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[Abstraction]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Comme bon nombre de ses pairs, <a href="https://www.skio.fr/" target="_blank">Nicolas Scauri, alias Skio,</a> a commencé à peindre dans la rue, en bombant des trains et des murs, entre graffs et lettrages &#8220;vandales&#8221;. D’abord à Nice où il a grandi, puis à Toulon où il a suivi des études de design. Rien que de très ordinaire, nous direz-vous ? Ça se discute&#8230; En tout cas, l’évolution de son art n’est pas commune. En deux décennies de pratique, ce quadragénaire désormais installé à Paris s’est fait un nom à travers le monde en développant un style à nul autre pareil. Nourries par une passion pour le Bauhaus ou le surréalisme mystique de Dalí, ses oeuvres conjuguent figuration et abstraction, couleurs froides (voire glaciales) et tonalités plus chaudes, pour initier une réflexion des plus contemporaines. En l’occurrence sur <em>« la place de l’Homme dans le paysage urbain »</em>, dit-il. Au sein de ses compositions, les formes géométriques symbolisent l’architecture complexe de nos cités bétonnées, où se fondent des visages au regard systématiquement absent. Cette oblitération laisse évidemment tout loisir au spectateur de se projeter dans ces portraits, qu’ils soient exécutés sur toile ou sur mur,  <em>« en digital et bientôt en volume »</em>. De façon plus subtile, cette disparition traduit également l’anonymat des êtres humains dans l’espace public. Et puis, qu’en est-il de ces grosses lunettes de soleil éclipsant parfois les yeux des sujets ? Ne seraient-elles pas, aussi, une manière de pointer l’immixtion croissante du numérique, et plus largement des écrans, dans nos vies ? À vous de voir, et surtout de regarder&#8230;</p>
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		<title>Thomas Jean</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Apr 2024 06:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Animaux]]></category>
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		<category><![CDATA[faune]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Pourquoi vous intéressez-vous à la faune sauvage en milieu urbain ? Je voulais que mon travail soit complémentaire de la photographie animalière...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi vous intéressez-vous à la faune sauvage en milieu urbain ?</strong> Je voulais que mon travail soit complémentaire de la photographie animalière existante. Je suis citadin depuis toujours. Et c&#8217;est en ville que j&#8217;ai appris à observer la faune sauvage et à la comprendre.</p>
<p><strong>D&#8217;où vous vient cet intérêt ?</strong> C’est une passion familiale. Mes grands-parents habitent dans les Gorges du Verdon et depuis tout petit j&#8217;observe les animaux. Le matin, il suffisait d&#8217;ouvrir les rideaux pour voir gambader des chevreuils, des renards, des sangliers. La journée, on observait les vautours, les serpents, on capturait des scorpions pour les étudier. De retour à Bruxelles, on passait beaucoup de temps dans les parcs urbains ou en forêt. Mon grand frère m&#8217;a aussi appris énormément. Dès huit ans, grâce à lui, je connaissais les noms des espèces aquatiques dans les étangs, ceux des oiseaux, etc. Et puis j’adorais les documentaires animaliers !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/redSQ-hfsNU?si=d7jpF4qMoQnw1yHT" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>La présence d’animaux sauvages en ville est étonnante. On a tendance à penser qu’ils fuient l&#8217;Homme…</strong> Oui, surtout dans la mentalité occidentale. On croit que nos cités sont réservées à l’être humain et les animaux cantonnés à la forêt, mais la réalité est bien différente. Aujourd&#8217;hui, les villes représentent une belle opportunité pour de nombreuses espèces, leur apportant de la nourriture, de nouveaux territoires, des sites de reproduction, des lieux où elles se sentent en sécurité.</p>
<p><strong>Pourquoi s’installent-ils chez nous ?</strong> Parce que l&#8217;expansion humaine est exponentielle en dehors des villes. Je pense notamment à l&#8217;agriculture intensive, à l&#8217;utilisation des pesticides, à la gestion des routes et des espaces verts extérieurs. Nous détruisons leur habitat naturel, les animaux sont donc obligés de se rapprocher de nous. Certains endroits urbains délaissés, comme les friches industrielles, deviennent pour eux plus attrayants que la campagne, surexploitée. De même, les forêts d&#8217;épicéas, répondant aux besoins en bois des industriels, sont pauvres en termes de biodiversité. Elles n&#8217;affichent quasiment pas de végétation, donc de nourriture.</p>
<p><strong>De quels animaux parlons-nous ?</strong> Chaque ville a son espèce particulière, en fonction de sa configuration. Par exemple, Bruxelles compte beaucoup de renards grâce aux jardins qui communiquent entre eux ou aux sites d&#8217;entreprises accessibles&#8230;. Berlin abrite des forêts entières mais aussi d’énormes friches très appréciées ! Les voies de chemin de fer participent aussi de leur dispersion, servant de corridor écologique… Il y a toute une série de facteurs permettant ce rapprochement.</p>
<div id="attachment_158627" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/thomas-jean9.jpg"><img class="size-full wp-image-158627" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/thomas-jean9.jpg" alt="© Thomas Jean" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">© Thomas Jean</p></div>
<p><strong>Outre les renards, dans la capitale belge, on peut donc observer toute une faune&#8230;</strong> Oui, il y a des reptiles, notamment des couleuvres, mais aussi des rapaces, des amphibiens, des mammifères… vraiment de tout ! Parfois, on découvre des espèces assez surprenantes pour le milieu urbain comme le hibou grand-duc, soit le plus grand rapace nocturne d&#8217;Europe. Il n&#8217;est pas encore installé à Bruxelles mais pas mal d&#8217;observations ont déjà été effectuées et, d&#8217;ici quelques années, un couple viendra sans doute y faire son nid. Le raton laveur a lui aussi été repéré à deux reprises entre 2022 et 2023. Des sangliers ont également été aperçus aux portes de Bruxelles, dans les rues… Dans les cinq ans à venir, on attend beaucoup de changements suite à l&#8217;impact de l&#8217;activité humaine en dehors de Bruxelles.</p>
<p><strong>Comment photographiez-vous cette faune ?</strong> <strong>Vous camouflez-vous ?</strong> Ça dépend. L’observation de certaines espèces nécessite un camouflage. Ainsi, le martin-pêcheur accepte la présence humaine mais seulement à une certaine distance. J’utilise alors une tente-affût, parsemée de motifs ou une combinaison, la ghillie, à l’origine développée par l&#8217;armée américaine, pour les snipers. Elle est constituée d&#8217;un pull, d&#8217;un pantalon, d&#8217; une cagoule et, en se mettant accroupi, on ressemble à un petit buisson ! Pour d’autres animaux comme les renards, il est préférable de se rendre visible pour qu&#8217;il vous accepte. C&#8217;est lui qui va se rapprocher de vous, par curiosité. Enfin j&#8217;utilise une autre technique très efficace : à l&#8217;affût dans la voiture, car la faune sauvage évoluant en ville est habituée aux autos garées, elle ne s’en méfie pas. J’attends donc la fenêtre ouverte, à un endroit propice.</p>
<div id="attachment_158629" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/thomas-jean11.jpg"><img class="size-full wp-image-158629" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/thomas-jean11.jpg" alt="© Thomas Jean" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">© Thomas Jean</p></div>
<p><strong>Êtes-vous parfois gêné par l&#8217;activité humaine ?</strong> Tout le temps ! C&#8217;est la grosse contrainte. L’espace public se limite à la rue et aux parcs. Je cherche à accéder à certaines propriétés privées. J’ai donc besoin de l&#8217;accord des propriétaires pour accéder aux jardins, aux sites d’entreprise. Il y a une grosse part administrative dans mon travail, des demandes d&#8217; autorisations, des dérogations…</p>
<p><strong>Avez-vous parfois été confronté à de drôles de scène lors de vos expéditions ?</strong> Oui ! Dans les parcs urbains, quand je suis camouflé, je passe totalement inaperçu pour la faune sauvage… mais aussi pour les humains. Il m’arrive parfois de me retrouver à côté de quelqu&#8217;un qui urine dans le buisson d’â côté, ou alors face à un couple venu se cacher pour s&#8217;aimer très fort ! Je croise aussi des jeunes femmes qui réalisent des photos de charme, parfois en petite tenue voire totalement nue… C&#8217;est aussi ça la ville !</p>
<div id="attachment_158637" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/thomas-jean16.jpg"><img class="size-medium wp-image-158637" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/thomas-jean16-300x200.jpg" alt="(c) Frédéric De Norman" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Frédéric De Norman</p></div>
<p><strong>Dans quels endroits particuliers vous rendez-vous à Bruxelles ?</strong> Un peu partout, mais j&#8217;essaie de privilégier des sites d&#8217;observation pour être à la même hauteur que mon sujet. Je me suis déjà retrouvé sur les toits du Palais de justice de Nivelles, dans l&#8217;appartement le plus haut de Bruxelles pour photographier des faucons, dans des tours de l&#8217;hôtel de ville, des clochers d&#8217;église ou dans les égouts. C&#8217;est aussi ça qui est chouette. Pour réaliser le meilleur cliché possible, je dois prendre contact avec des structures officielles, mais ça me permet d&#8217;avoir accès à des endroits incroyables.</p>
<p><strong>Quel est le sujet de votre dernier livre, <em>Sauvage</em> ?</strong> Je m&#8217;intéresse à la faune sauvage des villes européennes. Surtout, je questionne notre perception. Depuis toujours, dans les milieux naturalistes et de la photographie animalière, j&#8217;entends dire qu&#8217;un animal sauvage fuit l&#8217;Homme. Ce serait instinctif, ancestral&#8230; En fait, grâce à ce travail je me rends compte que les animaux ont décidé de côtoyer l&#8217;humain pour, à terme, accepter sa présence. Donc cette crainte s&#8217;étiole au fil des générations. La faune sauvage en milieu urbain n’a plus peur de nous.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/thlg4pEpxio?si=5o_yNSG_Ba8PNDoF" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Pourquoi ?</strong> Les raisons sont nombreuses, mais il y a un dénominateur commun dans l&#8217;ensemble des endroits où je me suis rendu : la chasse de loisir est strictement interdite. Les animaux ne nous considèrent donc plus comme une menace mortelle, en tout cas dans ces villes, et ça change tout.</p>
<p><strong>Quelles rencontres surprenantes avez-vous faites ?</strong> Aux Pays-Bas j&#8217;ai observé un loup ne craignant pas l’Homme. J&#8217;ai aussi contemplé des ratons laveurs en Allemagne. Puis, je me suis rendu dans pas mal de villes belges pour photographier le hibou grand-duc, à Gand par exemple. À Vienne ensuite, j&#8217;ai épié des hamsters sauvages car ils ne vivent pas forcément en cage. J&#8217;ai aussi suivi des sangliers à Rome, puis me suis approché des ours en Roumanie, dans les Carpates. Mais même à Bucarest vous êtes susceptibles d’en croiser !</p>
<p><strong>Justement, pouvez-vous revenir sur cette expérience ?</strong> Pour réaliser cette série de photos, j’ai stationné ma voiture dans une rue entre un terrain boisé et un conteneur à poubelles. Celui-ci affichait de traces de griffes, de dents, des lattes cassées&#8230; Je pensais devoir attendre toute la nuit, mais non. Quand le jour est tombé, des chiens ont commencé à aboyer, partout ! On comprend alors que les ours entrent dans la ville, c&#8217;était très impressionnant. J&#8217;ai entendu un mouvement de broussaille, puis une femelle est sortie avec trois petits. Elle a regardé à gauche et à droite pour voir s&#8217;il y avait des humains, puis elle s&#8217;est dirigée vers le conteneur, en a sorti une première poubelle, puis d&#8217;autres. Tout ça dans la première heure d&#8217;attente ! C&#8217;était un moment exceptionnel.</p>
<div id="attachment_158634" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/thomas-jean14.jpg"><img class="size-full wp-image-158634" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/thomas-jean14.jpg" alt="© Thomas Jean" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">© Thomas Jean</p></div>
<p><strong>N&#8217;est-ce pas dangereux ?</strong> Pas tant que ça. L&#8217;objectif de ces animaux n&#8217;est pas de nuire à la population, contrairement à l’Homme. D’ailleurs, les Roumains se baladent à proximité des ours. Pour signifier leur présence, ils frappent dans leurs mains, ainsi il n’est pas surpris. Soit il part, dans 80% des cas, soit il reste sur place. Les gens passent alors sur le trottoir d&#8217;en face.</p>
<p><strong>Ces animaux sont-ils nombreux en Roumanie ?</strong> Dans ce pays, on compte entre 6 000 et 12 000 ours bruns, c&#8217;est la dernière grande population en Europe. Les Roumains sont habitués à vivre avec eux et ont développé une méthode assez simple pour assurer leur sécurité : les chiens vivent toute l&#8217;année à l&#8217;extérieur. Au sein des petites villes, des meutes canines se baladent dans la rue, et préviennent de ces fréquentes intrusions en aboyant. Vous voyez, même la cohabitation avec des ours est possible !</p>
<p><strong>Pourtant il y a des accidents…</strong> Cela arrive, mais dans la majorité des cas ils surviennent avec des personnes qui n&#8217;ont pas cette culture, notamment les touristes. Certains les nourrissent alors qu&#8217;ils sont en voiture ! L&#8217;animal semble très placide, mais peut développer une puissance phénoménale en un quart de seconde. Il a un périmètre critique de tolérance, qui est variable selon les individus, de 5 à 30 mètres. Le problème n&#8217;est pas le nombre d’ours. Les incidents arrivent à cause d’une méconnaissance de leur comportement.</p>
<div id="attachment_158635" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/thomas-jean15.jpg"><img class="size-full wp-image-158635" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/thomas-jean15.jpg" alt="© Thomas Jean" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">© Thomas Jean</p></div>
<p><strong>Voit-on naître, selon vous, une nouvelle forme de cohabitation entre les humains et les animaux sauvages dans nos villes ?</strong> On y sera obligé à cause des débordements humains : tous les milieux naturels sont exploités et transformés. Il faut donc s’adapter à ce changement, et c’est possible. En Pologne par exemple, près de Gdansk, les gens vivent sans heurts depuis au moins trente ans avec des sangliers en ville. Les autorités ne leur tirent pas dessus, malgré le danger, ils les attirent plutôt avec de la nourriture pour les amener dans des endroits plus sûrs. En Italie, dans les Abruzzes, la chasse de loisir est interdite depuis plus de 40 ans, les cerfs et les biches se sont rapprochés de l&#8217;humain pour échapper à la prédation du loup. Parfois, l&#8217;humain devient même un allié pour certaines espèces. Les habitants de ces villages ont parfois plus de mal avec les touristes qu&#8217;avec la faune !</p>
<p><strong>Cela annonce-t-il une nouvelle forme de relation ?</strong> Oui, c’est ce que j’essaie mettre en avant : paradoxalement les villes deviennent des opportunités pour repenser notre rapport au vivant. D’ici les prochaines années, d&#8217;autres espèces vont s&#8217;installer chez nous, il faut donc s&#8217;adapter, repenser nos relations. Le hibou grand-duc, par exemple, peut s&#8217;attaquer aux petits chiens… On ne va pas leur tirer dessus tout de même ? On passerait à coté de cette richesse naturelle. Si on anticipe cette cohabitation de façon rationnelle, cela peut être bénéfique. C’est tout le sens de mon travail : faire évoluer les mentalités, changer notre rapport à la faune sauvage. Mes images ne servent pas forcément qu’à émerveiller les gens, mais à ouvrir la réflexion.</p>
<p>___________</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/04/01/elliot-ross/" target="_blank">A LIRE ICI / ELLIOT ROSS, DES ANIMAUX ET DES HOMMES</a></strong></p>
<div id="attachment_158641" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/thomas-jean17.jpg"><img class="size-medium wp-image-158641" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/thomas-jean17-300x230.jpg" alt="(c) Elliot Ross" width="300" height="230" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Elliot Ross</p></div>
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		<title>CharlotteChab</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jan 2021 04:24:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Charlotte Bourrus n’a pas attendu le confinement pour mettre le monde sous cloche. Voilà près de six ans que cette artiste installée...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Charlotte Bourrus n’a pas attendu le confinement pour mettre le monde sous cloche. Voilà près de six ans que cette artiste installée à Biarritz pose une délicate chape de verre sur nos villes ou pays. Pour autant, il ne s’agit pas là de nous enfermer, mais d’ouvrir l’imaginaire. De la Tanzanie à New-York, en passant par Berlin, Bruxelles, Knokke ou Lille, la diplômée de l’Ensad réinterprète nos cartes et interroge les notions de territoire et de frontières. En résulte une géographie personnelle où se mêlent histoires vécues, architecture, patrimoine, mythes ou folklores propres à chaque destination. La capitale belge est ainsi symbolisée par un gigantesque Manneken-Pis, le café &#8220;A la mort subite&#8221; ou bien sûr ses fameuses gaufres. On l’aura compris, <em>« il ne s’agit surtout pas de reproduire la réalité ni de concevoir une maquette, prévient cette grande voyageuse. Plutôt de traduire mes sentiments à propos d&#8217;un lieu, tout en respectant son &#8220;âme&#8221; : l’esprit zen du Japon, la verticalité de New-York ou le foutoir haussmannien de Paris »</em>.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/01/charlottechab21.jpg"><img class="alignleft  wp-image-119430" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/01/charlottechab21-200x300.jpg" alt="" width="246" height="369" /></a>A la carte</strong></p>
<p>Concrètement, la Française découpe (<em>« comme dans de la dentelle »</em>) et assemble moult images de papier dénichées au gré de ses recherches (dans des livres ou sur internet) en jonglant avec les échelles et les anachronismes. Ces collages en relief s’apprécient comme <em>« des accumulations très bavardes, comme moi ! »</em>. On se promène ainsi dans des villes-bulles hautes de 9 à 30 centimètres (voire plus) et fourmillant de détails. Au sein de son atelier où travaillent désormais jusqu’à huit personnes, plus d’un millier de globes sont fabriqués chaque mois à partir d’une soixantaine de modèles. Certaines pièces sont également ciselées sur-mesure, matérialisant les <em>« micromondes »</em> de clients parfois prestigieux &#8211; telle Salma Hayek. CharlotteChab offre ainsi des voyages intimes et immobiles, dont on ne revient jamais tout à fait.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=119345&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE AUSSI : BOULE A NEIGE, LA TOTALE</a></strong></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/01/01/charlottechab/">CharlotteChab</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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		<title>Marfa</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2018/10/01/marfa/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Oct 2018 03:50:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Ann Marie Nafziger]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>A Marfa, le circuit découverte démarre sous un soleil de plomb&#8230; et à 60 km de la ville. Plus précisément devant Prada Marfa,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>A Marfa, le circuit découverte démarre sous un soleil de plomb&#8230; et à 60 km de la ville. Plus précisément devant <em>Prada Marfa</em>, cube de béton posé en bordure de la route US 90. Stores siglés, chaussures et sacs en vitrine… Le magasin à l’effigie de la marque italienne ressemble à s’y méprendre à une vraie enseigne de luxe. A un détail près : autour, on ne trouve que des herbes jaunies et cactus épars. Inaugurée en 2005 par le duo d’artistes Dragset et Elmgreen, cette &#8221; boutique-sculpture &#8221; est devenue l’icône de la ville.Arrivée avant nous, une jeune fille prend la pose devant l’objectif patient de son compagnon. A n’en pas douter, le cliché rejoindra les 40 000 publications Instagram déjà labellisées #pradamarfa.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-90494" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/09/marfa_vue-de-la-ville-300x225.jpg" alt="© Pierre Millet" width="300" height="225" />Le Texas, vraiment ?</strong></p>
<p>Une douzaine de galeries d’art (pas mal pour une commune de 2 000 habitants) quatre festivals et un hôtel-librairie design complètent la hype entourant Marfa. Sans oublier El Cosmico, camping d’inspiration bohème offrant des nuitées en yourtes, tipis ou caravanes colorées où Beyoncé a séjourné en 2012&#8230; De l’hôtel Païsano, où James Dean et Elizabeth Taylor logèrent pendant le tournage de Géant, de Georges Stevens (1956), à la façade art déco du Palace Theater, une balade dans les quelques rues du centre-ville nous entraîne bien loin de la carte postale texane. <em>« L&#8217;endroit n’est pas encore très  connu aux Etats-Unis, mais de plus en plus à la mode. C’est petit, sexy et tout tourne autour de l’art »</em>, analyse Lory, élégante quinqua attablée à une terrasse ombragée. New-Yorkaise, elle est venue rendre visite à son amie Val, conquise par « le climat et le paysage ». « Là où les artistes vont, les gens suivent. Un peu comme le quartier de SoHo, où les usines ont été transformées en ateliers avant que les prix n’explosent », observe l&#8217;autochtone.</p>
<p><strong> L’héritage Donald Judd </strong></p>
<p><img class="alignright size-medium wp-image-90495" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/09/marfa_donaldjudd_100untitledworksinmillaluminum_1982_1986_bxcpdlbgew-300x196.jpg" alt="Marfa Donald Judd 100untitledworksinmillaluminum 1982 1986" width="300" height="196" />Le destin de Marfa, autrefois village de cow-boys aux portes du Mexique, est lié au plasticien Donald Judd. Le théoricien du minimalisme, lassé de l’agitation de Manhattan, y a posé ses valises au début des années 1970, achetant ranchs, maisons et bâtiments anciens. <em>« Je pense qu’il cherchait la liberté, un lieu pour travailler de manière indépendante »</em>, se félicite la peintre Ann Marie Nafziger, élue maire de la cité en 2017. Jusqu’à sa mort, en 1994, Judd installe à Marfa ses studios et ateliers de création, expose ses sculptures monumentales, accueille les oeuvres d&#8217;amis, tels Dan Flavin et John Chamberlain. Il acquiert aussi une ancienne base militaire désaffectée. L’espace, aujourd&#8217;hui un centre d’art contemporain administré par la Chinati Foundation, constitue l’attraction principale de la région. Ce matin-là, une dizaine de touristes tourne, l’air circonspect, autour des 100 blocs d’aluminium alignés dans un entrepôt vitré. Plus massifs, les 15 cubes de béton semés sur la terre aride de la propriété, découpés par le soleil franc du Texas, dévoilent la radicalité du projet de Judd.</p>
<p><strong>Aimant à artistes</strong></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/B5Ty7aLRnLY" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Depuis 15 ans, musiciens, plasticiens ou réalisateurs sont ainsi aimantés par ce coeur battant pour l’art en plein no man’s land. Le groupe Sonic Youth y donna un concert d’anthologie en 2007. Larry Clark y tourna <em>Marfa Girl</em> (2012). <em>« La ville a pris son essor au milieu des années 2000, quand de grosses galeries ont débarqué »</em>, raconte Ida Soulard. Cette historienne de l’art dirige Fieldwork Marfa, à l’origine un programme de recherche mené de 2011 à 2015 par les Beaux-Arts de Nantes et la Haute école d’art et de design (HEAD) de Genève. En 2016, l’institution a acheté un terrain de 7 hectares à la sortie de la ville, pour y accueillir des étudiants de master. <em>« L’héritage de l’art minimal, la géographie singulière, associés à la problématique des frontières font de ce drôle d’endroit un lieu inspirant »</em>, détaille-t-elle, en nous conduisant près des mobiles homes du &#8220;campus&#8221;. A quelques heures de leur vernissage, François Briand et Maxime Juin, pelles en main, mettent le point final à leur installation artistique, sur le motif de la &#8220;robinsonade&#8221;. <em>« On a imaginé Marfa comme une île, sur laquelle nous nous serions échoués. A partir de cette fiction, on a creusé un trou pour se protéger du soleil, notre principal ennemi dans le désert</em> », expliquent les deux élèves, galvanisés par l’immensité du paysage.</p>
<p><strong><img class="aligncenter size-large wp-image-90497" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/09/marfa_el-comisco-imperial-mansion-trailer-teepee-nick-simonite-1024x682.jpg" alt="El Cosmico, camping d’inspiration bohème offrant des nuitées en yourtes, tipis ou caravanes colorées où Beyoncé a séjourné en 2012… © Nick Simonite" width="995" height="663" />Rester authentique</strong></p>
<p>Darby Hillman est serveuse au Lost Horse Saloon, le seul bar ouvert ici toute l’année. Elle a travaillé quelques mois à la Chinati Foundation, il y a trois ans, puis a décidé de rester. <em>« Les touristes affluent mais nous sommes une petite communauté à vraiment vivre ici »</em>. Comme beaucoup, elle craint la gentrification. <em>« Le plus triste, c’est l’augmentation des taxes foncières, forçant des familles installées depuis des décennies à partir »</em>, déplore de son côté Gabriela Carballo, manager de la galerie Ballroom Marfa.<img class="alignright size-medium wp-image-90496" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/09/marfa_dan-flavin-1-300x225.jpg" alt="Dan Flavin" width="300" height="225" /></p>
<p>Ces maisons d’architectes, proposées à 4 000 dollars le m2 et vendues comme résidences secondaires, traduisent le phénomène. <em>« C’est important de voir les choses tant qu’elles sont authentiques. Combien de temps cela va-t-il durer ? »</em>, s&#8217;inquiète Val. Depuis sa terrasse, elle nous accorde un dernier conseil : ne pas manquer les &#8221; Marfa Lights &#8220;, visibles certains soirs depuis la fin du XIXe siècle. Vers 22 h, sur l’aire d’observation dédiée au bord de l’US 90, une poignée de curieux s&#8217;est rassemblée pour admirer les flashs colorés qui zèbrent le ciel. Le fantôme d’un chef apache ? Une tentative de communication extraterrestre ? En 2011, des scientifiques ont livré une autre conclusion : la fréquence des lumières correspondrait à celle du passage des camions, sur la route 67 avoisinante. Mais laissons aux esprits chagrins l’explication pragmatique. Si un jour Marfa perdait son âme, elle gardera au moins ses mystères…</p>
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		<title>Ella &amp; Pitr</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Feb 2018 05:20:07 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>L’histoire d’Ella et Pitr débute par une rencontre, à Saint-Etienne, en 2007. <em>« Une nuit, elle réalisait ses premiers collages dans la rue et moi j’affichais des trucs pour un rassemblement de hip-hop »</em>, raconte Pitr (prononcez &#8220;pitre&#8221;). <em>« On a échangé nos numéros de téléphone</em>, enchaîne Ella. <em>Il est venu chez moi quelques jours plus tard, et on a dessiné toute la soirée »</em>. A 4 h du matin, ils partent à la recherche du mur idéal et forment leur première oeuvre commune. La sortie se solde par l’escalade du Mont Pilat pour voir le soleil se lever sur la ville. L&#8217;amour au premier collage… et la naissance d’un couple artistique : Les Papiers Peintres. <em>« On a commencé par fabriquer des bonshommes en papier et puis… des vrais ! »</em>, plaisante Pitr. Aujourd’hui parents de deux garçons de neuf et six ans, ils multiplient les paroles ou gestes tendres. Dans leur appartement situé sur les hauteurs de &#8220;Sainté&#8221;, une grande pièce claire leur sert d’atelier. Ils travaillent ensemble, mais n’ont pas de règles.<em> « Parfois, c&#8217;est Ella qui prend en main une maquette pendant que je prépare la logistique, ou inversement »</em>.</p>
<div id="attachment_81550" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-81550" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/01/ellapitr_ines-200x300.jpg" alt="Pendant qu'Inès rêve de camping…, Paris, La Défense, 2016" width="200" height="300" /><p class="wp-caption-text">Pendant qu&#8217;Inès rêve de camping…,<br />Paris, La Défense, 2016</p></div>
<p><strong>Vers l’infini et au-delà </strong></p>
<p>Boulimiques de création, Ella et Pitr passent sans cesse d’un projet à l’autre, variant les techniques (peintures à l’acrylique, à l’huile ou à la bombe, sérigraphie, collage…) et les surfaces : toiles ou pistes d’aéroport, rideaux de fer des magasins ou coquillages… rien ne les arrête ! Et ils voient les choses en très, très grand. En témoignent ces colosses assoupis au milieu des grandes villes de la planète, sur les toits ou les murs de Montréal, Valparaiso en passant par Saint-Etienne, bien sûr. Leur géant en short de 21 000 m2, qui a trouvé le sommeil au sommet d’un entrepôt, à Klepp en Norvège, est d&#8217;ailleurs considéré comme le plus grand graffiti du monde ! (mais ne les qualifiez surtout pas de streetartistes, ils détestent). <em>« On cherche toujours à dépasser nos limites et les murs ont aussi les leurs. Ce qu’il y a de plus imposant, ce sont les surfaces au sol. On a donc basculé à l’horizontal…</em> », explique Ella, qui refuse toutefois <em>« tout discours intellectuel »</em> pour justifier cette démarche. <em>« On tient quand même à dessiner des personnages endormis contrastant avec le chaos des villes »</em>, selon Pitr.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/NntJaNCW2ts" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Ces gigantesques figures à l’esthétique enfantine sont généralement exécutées à l&#8217;acrylique. Elles constituent <em>« une famille de témoins silencieux et éphémères en milieu urbain »</em>, peut-on aussi lire dans un recueil sorti en octobre*. Elles sont inspirées de leurs proches (oncles et tantes) ou sont issues de l&#8217;imagination de leur progéniture, de leurs carnets de voyage… Pour leur donner vie, il faut prendre de la hauteur. Ils utilisent ainsi Googlemap ou des drones. Les spots sont choisis ensemble : <em>« Soit on prépare les croquis en fonction d’un endroit qui nous plaît, soit on marche des heures dans les rues à la recherche du support adéquat »</em>, détaille Pitr.</p>
<div id="attachment_81551" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-81551" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/01/ellapitr_lilith_olaf_sky6-300x225.jpg" alt="A Klepp en Norvège" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">A Klepp en Norvège</p></div>
<p><strong>Homme invisible</strong></p>
<p>En peignant ce monumental migrant sur le barrage abandonné du Piney, près de Saint-Etienne, Ella et Pitr ont réinvesti la dimension verticale. <em>« Avec un accès à un mur pareil, on n’allait pas dessiner une petite fille tenant un ballon en forme de coeur »</em>, ironise Pitr, en référence à une célèbre pièce de Banksy. Pourquoi ce sujet ? Pas de message, <em>« mais plutôt une idée générale, sans se montrer moralisateurs. C’était une façon de rendre visible un drame bien réel et que tout le monde fait semblant de ne pas voir.</em> <em>Avec un réfugié géant de 47 m de haut, en plein milieu du paysage, on ne peut plus nier le problème… »</em>. Le Naufrage de Bienvenu (c’est son petit nom) est aussi synonyme de prouesse technique, avec son lot <em>« de frayeurs lors de la descente en rappel »</em> se souvient Ella, en tendant une photo de ses deux fils suspendus à des cordes. L’aventure, c’est l’aventure…</p>
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		<title>Festival Découvertes, Images et Marionnettes</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Sep 2017 01:00:29 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Tous les deux ans, le Centre de la marionnette sert un florilège de spectacles parmi les plus innovants de la scène européenne. Pantins facétieux, ombres animées ou géants articulés déferlent à Tournai pour cinq jours de fête. « <em>C’est une discipline très ouverte. Aujourd’hui, on ne compte plus les passerelles avec le théâtre, la danse, les arts plastiques ou numériques</em> », détaille le chargé de projet Jean Bankofski. Si les marionnettes à fils ou à gaine (façon Guignol et Gnafron) sont de la partie, la magie surgit aussi là où on ne l’attend pas : d’une boule d’argile délicatement modelée, d’une silhouette inerte et de son double bien vivant, et même de la glace, avec la performance stupéfiante de la jeune Elise Vigneron (<em>Anywhere</em>). <a href="http://festivalmarionnette.be" target="_blank">Nouveauté de cette 11e édition</a>, la vingtaine de compagnies invitées et leurs créatures s’emparent des rues de la ville, pour une après-midi de spectacles gratuits et familiaux. En soirée, place aux propositions plus adultes. La compagnie Point Zéro se penche sur le commerce mondial des armes (<em>Gunfactory</em>), et Plexus Polaire raconte avec tendresse la folie d’un pyromane (<em>Cendres</em>)… « <em>Avec les marionnettes, on peut aborder certains sujets mieux qu’avec de seuls acteurs</em> ». Et parler de tout, sans tabous.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/1yifRxLNyDU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Les trois mousquetaires</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Aug 2017 22:50:50 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Alexandre Dumas reste l&#8217;auteur le plus adapté à l&#8217;écran. Comment réinterpréter son oeuvre ? Le collectif 49 701 relève le défi en revisitant son célèbre feuilleton à la sauce Monty Python, Sergio Leone… Bref, en empruntant aux codes cinématographiques ou télévisuels. Le spectacle est ainsi monté comme une série, en trois saisons de trois épisodes (30 mn chacun) – avec générique chanté <em>a cappella</em> et résumé des épisodes précédents. Fidèle au roman, la trame est ponctuée d&#8217;anachronismes et d&#8217;intermèdes cocasses. Un théâtre populaire ? Ce n&#8217;est rien de le dire : la pièce se joue dans la ville, au milieu du public (et c&#8217;est gratuit) !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/vad46t0CMOU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>VinThoMax</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2017 00:06:47 +0000</pubDate>
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<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/01/01/vinthomax/">VinThoMax</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ville érigée en canettes, réclames tournées dans la lumière blême d’intérieurs cafardeux, panneaux camouflés soulignant la vacuité d’une architecture au rabais… <em>De la vertu des images</em> s’en prend à la pub sous toutes les coutures. Pour bâtir leur réflexion, les trois artistes ont joué de leur complémentarité, dans une joyeuse anarchie. L’installation se révèle ainsi en mosaïque anonyme. « <em>On assiste aujourd’hui à une désaffection des annonceurs vis à vis des supports traditionnels au profit du numérique</em> », explique Vincent Bergerat. Il interroge ainsi les conséquences positives de cette dématérialisation comme le retrait progressif des nuisances visuelles dans l’espace public. Thomas Sabourin préfère le travail du bois et la sociologie. Selon lui, la ville se déploie comme un parcours dédié au commerce de masse : « <em>N’avez-vous jamais remarqué que les panneaux 4 x 3 m sont implantés dans les zones fréquentées par les classes moyennes ? Trop moche pour les riches, trop cher pour les pauvres</em> ». Maximilien Ramoul tourne lui en dérision les injonctions au bonheur véhiculées par la pub dans des vidéos absurdes. Son visage démultiplié n’est autre que celui imprimé sur les bouteilles de bière Vedett, partenaire de cette exposition&#8230; Le paradoxe de la récupération ?</p>
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