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	<title>LM magazine &#187; photos</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Close Enough</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Sep 2023 02:27:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[Close Enough]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition Magnum]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>On retient traditionnellement de Magnum, fondée au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les reportages au plus près de la guerre de...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On retient traditionnellement de <a href="https://www.magnumphotos.com/" target="_blank">Magnum</a>, fondée au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les reportages au plus près de la guerre de Robert Capa, et les <em>« instants décisifs »</em> captés dans la rue par Henri Cartier-Bresson. Mais la célèbre agence photo a vu passer en 76 ans plusieurs centaines de photographes qui ont braqué leur objectif sur le monde. En voilà ici réunis douze. Et plus précisément des femmes qui, en miroir de leurs travaux accrochés au Hangar, nous ouvrent les coulisses des images. «<em> L&#8217;exposition est généreuse : elle ne mystifie pas les processus des photographes et s&#8217;adresse directement aux praticiens »</em>, décrivait l’an dernier Charlotte Cotton, commissaire de cet accrochage d’abord présenté au Centre international de la photographie de New York. Si le terme &#8220;assez proche&#8221; désigne la distance physique entre l’appareil photo et l’événement immortalisé, il souligne aussi la confiance naissante entre le reporter et les protagonistes des clichés. Cette relation est palpable dans les oeuvres présentées à Bruxelles.</p>
<p><strong>Chambre à part</strong></p>
<p>Scènes d’émeutes urbaines ou baiser lesbien en gros plan, la jeune Libanaise Myriam Boulos documente toutes les facettes de la révolution qui a embrasé son pays à l’automne 2019, et les traumas nés après l’explosion sur le port de Beyrouth, en août 2020. Cristina de Middel développe quant à elle une idée singulière. Pour<em> Gentlemen’s Club</em>, l’Espagnole a recruté des hommes sollicitant régulièrement des travailleurs du sexe, de Bangkok à Rio. L’artiste a choisi de les payer pour une heure, le temps d’un shooting, retournant ainsi les positions du client et des prostitués. À 75 ans, l’Américaine Susan Meiselas revient de son côté sur <em>A Room of Their Own</em> (&#8220;une chambre à eux&#8221;), série prise dans un refuge pour femmes et enfants victimes d’abus, au Royaume-Uni. Une telle intimité aurait-elle pu éclore entre les familles et la reporter, si cette dernière avait été un homme ? Close Enough laissera le public décider – et prendre du recul.</p>
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		<title>Le Sens du poil</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 08:30:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Style]]></category>
		<category><![CDATA[Alice Chemais]]></category>
		<category><![CDATA[Charlotte Houben]]></category>
		<category><![CDATA[Instagram]]></category>
		<category><![CDATA[l’Institut des Hautes études des Communications Sociales de Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[Laure Marlière]]></category>
		<category><![CDATA[Le Sens du poil]]></category>
		<category><![CDATA[Margot Foubert]]></category>
		<category><![CDATA[photos]]></category>
		<category><![CDATA[pilosité féminine]]></category>
		<category><![CDATA[Sophia Bouhon]]></category>
		<category><![CDATA[web série]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Quand et comment Le Sens du poil est-il né ? C’est notre projet de fin d’étude, d’ailleurs évalué fin janvier. On est...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quand et comment Le Sens du poil est-il né ?</strong> C’est notre projet de fin d’étude, d’ailleurs évalué fin janvier. On est un peu les cinq féministes de la promotion, et on souhaitait dénoncer les stéréotypes de genre. Lorsqu’Alice a insisté sur l’idée des poils, on a d’abord trouvé ça bizarre. Mais en l’évoquant autour de nous, on a mesuré l’importance du sujet. Notre compte Instagram le démontre avec près de 14 200 followers. Aujourd’hui, ce projet a largement dépassé le cadre scolaire.</p>
<p><strong>Quel est votre propos ?</strong> Notre campagne dédiabolise les poils des femmes. Notre credo est : faites ce que vous voulez de votre corps. Acceptez-le avec ses poils ou continuez à l’épiler, mais surtout pas pour les autres.</p>
<p><strong>Peut-on qualifier votre démarche de féministe ?</strong> Oui, car elle montre des femmes refusant les diktats et les aide à s’accepter, donc à s’aimer.</p>
<p><strong>Pourquoi cette pilosité mérite-t-elle d’être défendue ?</strong> Parce qu’elle est difficilement tolérée dans notre société, contrairement à la pilosité masculine. Cela traduit une espèce de contrôle absolu du corps de la femme, lequel doit être lisse, mince, blanc aussi, car on voit très peu de modèles noires… Tout cela répond à certains canons. Voyez toutes ces pubs pour les parfums avec ces filles à moitié nues et retouchées (<em>rires</em>). On voulait démonter ces standards, montrer les femmes telles qu’elles sont.</p>
<div id="attachment_108799" style="width: 1005px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/le-sens-du-poil-ihecs-4.jpg"><img class="wp-image-108799 size-large" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/le-sens-du-poil-ihecs-4-1024x1024.jpg" alt="©Le Sens du Poil" width="995" height="995" /></a><p class="wp-caption-text">©Le Sens du Poil</p></div>
<p><strong>Selon vous, l’épilation féminine trahit-elle un impératif ?</strong> Oui, c’est une contrainte sociale, une norme. Si tu n’y adhères pas, tu peux essuyer des regards, des remarques, voire des insultes, comme en témoignent certaines de nos modèles. Ces commentaires proviennent parfois d’enfants très jeunes. C’est étonnant de constater à quel point ils ont déjà intégré cette notion… Beaucoup de femmes aussi sont anti-poils, et très virulentes, ça pose question.</p>
<p><strong>Plus personnellement, vous épilez-vous ?</strong> Non, car il n’y a aucune raison que la femme s’épile et pas l’homme. Ensuite, ce n’est pas forcément bon pour le corps. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Si les poils sont là, il doit y avoir une bonne raison !">Si les poils sont là, il doit y avoir une bonne raison !</span> Et puis j’ai la flemme…</p>
<p><strong>Quels sont les avantages de cette non-épilation ?</strong> On gagne du temps ! Surtout, ça représentait une énorme charge mentale. Je craignais tout le temps qu’on aperçoive mes poils à la piscine ou en short… Aujourd’hui j’accepte mon corps tel qu’il est.</p>
<div id="attachment_108800" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/le-sens-du-poil-ihecs-12.jpg"><img class="wp-image-108800 size-large" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/le-sens-du-poil-ihecs-12-1024x1024.jpg" alt="©Le Sens du Poil" width="995" height="995" /></a><p class="wp-caption-text">©Le Sens du Poil</p></div>
<p><strong>Avez-vous reçu des remarques désagréables ?</strong> Non. Elles étaient finalement plus nombreuses quand je me rasais, par rapport aux repousses&#8230;</p>
<p><strong>Selon vous, le poil peut-il aussi être esthétique ?</strong> Pour les laisser pousser, il faut tout de même atteindre un certain stade d’acceptation. D’ailleurs est-il indispensable de trouver cela beau ? La femme a-t-elle toujours vocation à être belle ? Ne peut-on pas regarder ce poil avec indifférence ?</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/OhjX9kN1XOk" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>En attendant, pourquoi est-il considéré comme masculin voire sale ?</strong> Si une femme se les laisse pousser, on a tendance à penser qu’elle ne prend pas soin d’elle, ne se lave pas. Et puis il y a un aspect lié au genre : une fille qui ne se rase pas serait masculine voire lesbienne… des raccourcis absurdes. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Finalement, ces petits poils sur le corps s’avèrent très politiques, perçus comme militants">Finalement, ces petits poils sur le corps s’avèrent très politiques, perçus comme militants</span>.</p>
<p><strong>Comptez-vous aussi des soutiens masculins ?</strong> Quelques-uns. Certains sont sympas mais un peu à côté de la plaque, soutenant que les femmes poilues sont très sexy. Ce n’est pas le but…</p>
<p><strong>Comment choisissez-vous vos modèles ?</strong> Ce sont elles qui viennent à nous. Au sein de notre groupe, Charlotte et Laure prennent les photos car elles adorent ça. Lors des séances nous décidons ensemble des lumières, des poses.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/CfrgTF-xWYY" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi la photo ? Puis la web-série ?</strong> La photo est le support idéal pour frapper les esprits. Et Instagram la plateforme incontournable pour valoriser notre démarche. Seulement, les témoignages limités à un nombre de caractères empêchaient d’aller au fond des choses. Voilà pourquoi on a tourné une web-série rapportant l’expérience de nos modèles.</p>
<p><strong>Quels en sont les différents sujets ?</strong> On s’intéresse à l’adolescence, la période où les poils apparaissent et les injonctions commencent. On évoque aussi le business du poil, l’investissement en temps et en argent, la pression psychologique… Le dernier épisode focalise sur les poils invisibles, comme la moustache ou ceux autour des tétons, pas réservés aux hommes !</p>
<div id="attachment_108801" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/le-sens-du-poil-ihecs-17.jpg"><img class="wp-image-108801 size-large" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/le-sens-du-poil-ihecs-17-1024x1024.jpg" alt="©Le Sens du Poil" width="995" height="995" /></a><p class="wp-caption-text">©Le Sens du Poil</p></div>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/01/vagina-museum/" target="_blank">A LIRE AUSSI : VAGINA MUSEUM</a></strong></p>
<div id="attachment_108751" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/07-vaginat68b5456.jpg"><img class="size-medium wp-image-108751" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/07-vaginat68b5456-300x200.jpg" alt="© Elisabeth Blanchet" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">© Elisabeth Blanchet</p></div>
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		<title>Shira Barzilay</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2021 08:31:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[coquette]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment avez-vous développé votre style ?</strong> Durant des années j’ai dessiné sur des photographies de plusieurs manières. Au fil du temps, j’ai expérimenté différents thèmes et histoires, dans une quête interminable. Mon processus artistique tend vers l’épure, l’élimination du superflu. J’ai ainsi adopté une forme de minimalisme, correspondant à ma personnalité.</p>
<p><strong>Que signifie Koketit, ce personnage que vous avez créé ?</strong> C’est la traduction en hébreu de &#8220;coquette&#8221;, soit &#8220;qui aime plaire&#8221;. En quelque sorte, à travers cette figure, je flirte avec les images. Nous vivons tous à travers des avatars nous représentant dans le monde digital, ils sont presque réels.</p>
<div id="attachment_118983" style="width: 247px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/12/img_e2245.jpg"><img class="size-medium wp-image-118983" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/12/img_e2245-237x300.jpg" alt="© Koketit" width="237" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Koketit</p></div>
<p><strong>Comment ce personnage a-t-il évolué ?</strong> L’illustration pour la mode ayant été ma principale occupation pendant plusieurs années, j’avais une approche bien plus figurative, même lorsque je dessinais sur des photos. Au départ, Koketit ressemblait plus à un cartoon. J’ai fini par la déshabiller complètement et n’ai gardé que l’essentiel. Je suis tombée amoureuse du dialogue qui s’en est suivi, c’est-à-dire en la dessinant sur une photographie qui racontait déjà une histoire. En traçant des lignes sur ces images, je change la narration sans toutefois la bouleverser radicalement.</p>
<p><strong>Que voulez-vous exprimer à travers vos œuvres ?</strong> Mes travaux sont principalement autobiographiques car ils reflètent l’état d’esprit dans lequel j’étais lors de leurs créations. Ils sont la manifestation d’un sentiment très personnel, les gens s’identifient donc à eux. Tout le monde a souffert d’un chagrin d’amour ou ressenti les picotements d’un ardent désir. En regardant mes images, le spectateur se connecte en réalité avec lui-même.</p>
<p><strong>Quel est votre processus de création ?</strong> Je ne travaille jamais sous la contrainte. J’ai des intentions, certes, mais il me faut être dans un certain état d’esprit. C’est une envie soudaine, comme ça nous arrive avec la nourriture ou le sexe. Parfois, ça ressemble à un éternuement, ça a juste besoin de sortir.</p>
<div id="attachment_118976" style="width: 249px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/12/annemariekevandrimmelen.jpg"><img class="size-medium wp-image-118976" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/12/annemariekevandrimmelen-239x300.jpg" alt="photo © Anne Marie Kevandrimmelen" width="239" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">photo © Anne Marie Kevandrimmelen</p></div>
<p><strong>Comment trouvez-vous l’inspiration ?</strong> Il y a deux types de processus : l’un est global et l’autre immédiat. Le premier résulte de l’assiduité, de la persévérance. Le fait d’avoir une routine et une certaine discipline lors de la pratique artistique est très important, car cette aptitude a besoin d’être aiguisée. Avec le temps, on obtient des résultats, un peu comme lorsque l’on fait du sport. Le processus immédiat de création, lui, implique de rester ouvert, de trouver l’inspiration partout, être attentif aux signaux et les exploiter. J’écoute toujours mes émotions.</p>
<p><strong>&#8220;Le monde est ma toile&#8221; semble être votre devise, n&#8217;est-ce pas ?</strong> En tant qu’artiste digitale, je ne connais pas de limite. Cette technologie me permet de dessiner sur un immeuble ou des nuages, de donner vie à toutes les images me venant en tête puis de le partager avec le monde de la façon la plus simple. Pouvoir créer ce que je veux, sans aucune restriction, est la seule manière dont je veux vivre.</p>
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		<title>Les Tailleurs</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Aug 2019 23:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Bricka]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Situé à Ecaussinnes, charmant village connu pour sa pierre bleue, ce <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/09/03/les-tailleurs-2/" target="_blank">festival</a> a pignon sur rue depuis 2014. Au menu ? Du théâtre, de la musique et du cirque – dont les beaux gestes sont sublimés par l&#8217;exposition de photos <em>Move’UP !</em>. Déambulant sur les places, ponts ou ruelles pavées, on croise des types déguisés en mousse végétale (<em>Jimbo</em>), un blaireau borderline (<em>Francis sauve le monde</em>) ou un homme-orchestre toujours au diapason : Rémy Bricka !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/pL0E9Z0fPn0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/XN7cZoUDwT8" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/09/01/les-tailleurs-3/">Les Tailleurs</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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		<title>Patrick Willocq</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2019 00:46:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Le Musée de la Photographie de Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Willocq]]></category>
		<category><![CDATA[photos]]></category>
		<category><![CDATA[Songs of the Walés]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel est votre parcours ?</strong> La photographie demeure ma passion depuis toujours. J&#8217;ai commencé au Congo (qui s&#8217;appelait alors le Zaïre), où j&#8217;ai grandi. Mon père m&#8217;avait offert un petit appareil quand j&#8217;ai eu 11 ans. Je me suis ensuite dirigé vers une école de commerce, suivant une carrière en Asie dans la vente et la distribution. Mais plus je vieillissais et plus j&#8217;étais frustré de ne pas faire de cet art mon métier. En 2009, je suis revenu au Congo, pour la première fois depuis 27 ans, et me suis totalement reconnecté avec moi-même. J&#8217;avais laissé une partie de mon enfance ici. Dans le vol retour pour Hong-Kong, ce fut le déclic. J&#8217;ai alors tout quitté pour m&#8217;installer ici.</p>
<p><strong>Est-ce à ce moment-là que vous avez découvert les Walés ?</strong> Oui, et complètement par hasard, car il n&#8217;existe aucune documentation sur ce rituel. Cela faisait trois ou quatre ans que je trainais dans cette zone. Le long d&#8217;un lac, il y avait deux chemins et, à chaque fois, je prenais celui menant vers la gauche. Un jour, j&#8217;ai décidé de prendre à droite. 20 kilomètres plus loin, je suis tombé sur une femme à la peau rouge. C&#8217;était une Walé. Ces femmes m&#8217;ont fasciné et je me suis immergé dans leur quotidien.</p>
<p><iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x4s3ssp" width="480" height="270" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une Walé ?</strong> Au nord de la RDC, au cœur de la forêt, vivent les Ekondas. Ce peuple a créé un rituel célébrant les femmes après la naissance de leur premier enfant. Celles-ci ont entre 15 et 18 ans et la plupart sont des pygmées. Toutes ne deviennent pas Walés, c&#8217;est au père de décider. Dès lors, la jeune fille quitte son mari pour retourner dans la case de sa mère durant une période de semi-réclusion de deux ans, parfois cinq.</p>
<div id="attachment_96726" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-96726" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/02/xpo_2-patrick-willocq_lm147-300x225.jpg" alt="La Walé à la balançoire, Lokito – la bruyante." width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">La Walé à la balançoire, Lokito – la bruyante.</p></div>
<p><strong>Pourquoi cela peut-il durer plus longtemps ?</strong> L&#8217;honneur final est de sortir de ce confinement avec une valise, sorte de dot composée de biens précieux. C&#8217;est le rôle du mari de la constituer. A une époque, il s&#8217;agissait d&#8217;ivoire, de cuivre, de peaux de bêtes&#8230; Mais avec la globalisation et l&#8217;arrivée des produits chinois, ces Walés veulent désormais des sacs, des montres, des chaussures&#8230; tout cela peut donc coûter cher ! Ayant acquis énormément de prestige, il y a beaucoup de concurrence entre ces femmes. Elles restent donc coincées à cause de leurs ambitions.</p>
<p><strong>Comment se déroule ce confinement ?</strong> Durant la première année, la Walé bénéficie d&#8217;un transfert de savoir de la part de sa mère, sa grand-mère et d&#8217;autres femmes du village, afin d&#8217;apprendre à s&#8217;occuper de l&#8217;enfant et devenir parent. Elle est alors célébrée comme une reine-mère, porte des attributs royaux comme des bracelets, un chasse-mouche&#8230; Elle est bien nourrie et demeure en très bonne santé. Elle n&#8217;a pas le droit de travailler dans les champs, de se préparer à manger, se promener seule sans sa cour et, surtout, respecte un interdit sexuel. Les pygmées croient en effet que le sperme pourrit le lait maternel.</p>
<p><strong>Ensuite ?</strong> Durant la deuxième année, chaque femme doit produire un spectacle de danse et de chant lors duquel elle raconte son vécu pendant la réclusion. C&#8217;est une littérature chantée. Les autres clans écoutent sa performance et, à la fin de la journée, elle redevient une femme comme les autres, mais Walé à jamais.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/246770465?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>En quoi consiste votre série, <em>Songs of the Walés</em> ?</strong> J&#8217;ai créé une représentation visuelle de chaque chanson inventée par ces femmes. C&#8217;est ma façon de traduire leurs pensées intimes, mais aussi de leur rendre hommage. Chaque femme joue ainsi son propre rôle au sein de scènes et de décors construits sur place, avec les matériaux du bord et l&#8217;aide de chasseurs, pêcheurs, artisans&#8230; Il n&#8217;y a dans mon travail aucune retouche numérique.</p>
<div id="attachment_96724" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-96724" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/02/xpo_1-patrick-willocq_lm147-300x226.jpg" alt="Walé Asongwaka s’envole" width="300" height="226" /><p class="wp-caption-text">Walé Asongwaka s’envole</p></div>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous fascine dans ce rituel ?</strong> Ces gens prennent le temps de se poser et de célébrer la vie, les vraies valeurs humaines. Dans nos société occidentales, nous ne prenons plus le temps pour cela, alors que c&#8217;est tout de même énorme, l&#8217;origine du monde !</p>
<p><strong>Comment définirez-vous votre travail ?</strong> Pour moi, la photographie constitue la dernière étape de tout un processus participatif. Il me faut parfois trois mois de travail et d&#8217;immersion pour réaliser une scène. Une seule image relève à la fois du théâtre, de l&#8217;installation, de la performance, de la musique, de la peinture&#8230; C&#8217;est une démarche hybride.</p>
<p><strong>Votre pratique se situe-t-elle entre l&#8217;art et le documentaire ?</strong> Oui, mais elle est avant tout collaborative. Il m&#8217;importe en effet que le sujet devienne acteur de son histoire. Il s&#8217;agit de créer un décor avec cette personne afin qu&#8217;elle y joue son propre rôle.</p>
<div id="attachment_96725" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-96725" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/02/xpo_3-patrick-willocq_lm147-300x226.jpg" alt="Ntembe, Walé épervier" width="300" height="226" /><p class="wp-caption-text">Ntembe, Walé épervier</p></div>
<p><strong>Pourquoi ces femmes ont-elles la peau rouge ?</strong> Elles s&#8217;appliquent sur le corps de la poudre de bois ngola, qui est donc rouge et représente la couleur royale. Celle-ci est censée chasser les mauvais esprits et les hommes. Elle protège aussi la peau contre diverses maladies.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> Ils sont nombreux. Je me suis récemment installé à La Haye, dans un atelier de 300 mètres carrés, mais je suis toujours en voyage à travers le monde. Ce qui m&#8217;intéresse avant tout, c&#8217;est l&#8217;échange humain. Débarquer dans des lieux improbables et réussir à créer avec des gens très différents de moi.</p>
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		<title>Jane &amp; Serge</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Apr 2018 04:49:58 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Prises entre 1964 et 1979, les photos d’Andrew Birkin, réalisateur et scénariste (entre autres, du <em>Nom de la rose</em> de Jean-Jacques Annaud), n’étaient pas destinées à se retrouver dans un musée. Ni même dans <em>Jane &amp; Serge, a Family Album</em>, le beau livre édité par Taschen en 2013 sur lequel s&#8217;appuie l’exposition calaisienne. « <em>Je ne me suis jamais considéré comme un professionnel</em> », affirme l’artiste. Dès son plus jeune âge, celui-ci prit pourtant sa cadette d’un an pour modèle, fixant sur pellicule leur adolescence bohème en plein <em>Swinging London</em>.</p>
<p><strong>Trio complice </strong></p>
<p>Baptisée &#8220;L’eau à la bouche&#8221;, la séquence &#8220;Birkin&#8221; ouvre cette rétrospective au parcours chronologique. Mais très vite, Gainsbourg, rencontré en 1968 sur le tournage de Slogan, surgit sur les tirages en noir et blanc et dans le quotidien de la fratrie. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Jane est tombée amoureuse de Serge, je suis tombé amoureux de Serge. Dès que j’avais un moment libre, je prenais un avion et les retrouvais, à Paris ou sur les plateaux de cinéma »">«<em> Jane est tombée amoureuse de Serge, je suis tombé amoureux de Serge. Dès que j’avais un moment libre, je prenais un avion et les retrouvais, à Paris ou sur les plateaux de cinéma »</em></span>, se souvient Andrew. Il immortalise alors de l’intérieur le bonheur des amants que la presse s’arrache. Shootings promos à Oxford, déjeuners animés à la campagne, virée en voiture de luxe ou moments de tendresse avec les toutes jeunes Kate Barry et Charlotte Gainsbourg… Une douce nostalgie se dégage des instantanés du cinéaste. En filigrane, ils racontent aussi la collaboration artistique fructueuse – et parfois scandaleuse – entre la muse à la voix chuchotante et &#8220;l’homme à tête de chou&#8221;.</p>
<p><strong>Je t’aime… Moi non plus </strong></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-84027" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/03/sur-le-chemin-de-blenheim-palace-1969-jane-fait-du-stop-pres-d’oxford-serge-est-dans-la-voiture-derriere--andrew-birkin-300x200.jpg" alt="Sur-le-chemin-de-Blenheim-Palace,-1969,-Jane-fait-du-stop-près-d’Oxford,-Serge-est-dans-la-voiture-derrière-©-Andrew-Birkin" width="300" height="200" />Riche de nombreuses bandes-annonces, extraits de films, objets personnels et références au contexte culturel, <em>Jane &amp; Serge. Album de famille</em> sort du seul cadre du livre, et accorde « <em>une salle entière à l’influence de Jane Birkin sur le travail de Serge Gainsbourg</em> », détaille la directrice du <a href="http://www.calais.fr/fr/Ville-de-Calais/envie-de-bouger/a-visiter-a-voir/musee-des-beaux-arts" target="_blank">Musée des beaux-arts</a>, Anne-Claire Laronde. « <em>C’est pour elle qu’il a composé son premier album-concept devenu culte, </em>Histoire de Melody Nelson<em>, avant de créer son personnage de dandy décadent</em> ». Les frasques de Gainsbarre, à l’aube des années 1980, eurent raison de leur histoire. Les images d’Andrew Birkin, elles, ne retiennent que la face lustrée d’un mythe français.</p>
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		<title>Océans</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Feb 2018 03:13:58 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est un voyage aux confins d&#8217;un territoire recouvrant quelque 70 % de notre planète, mais finalement méconnu. « <em>On en sait plus sur l&#8217;espace que sur nos océans, et l&#8217;on n&#8217;a de cesse de les polluer alors qu&#8217;ils sont absolument déterminants pour notre avenir</em> », remarque Pascale Pronnier, la responsable de la programmation. L&#8217;objectif de cet accrochage est donc de sensibiliser le public aux richesses biologiques et culturelles du « <em>plus grand biotope au monde</em> ». Comment ? En nous immergeant en pleine mer, via le regard de créateurs dont la démarche s&#8217;inscrit à la croisée des arts et de la science.</p>
<p><strong>Parlez-vous le dauphin ?</strong></p>
<p>Le parcours est jalonné de vidéos, photos, dessins, témoignages et même… de méduses. Confiées par Nausicaa, ces créatures à la fois « <em>magnifiques et maléfiques</em> » prolifèrent en effet dangereusement, « <em>trouvant avec les déchets en plastique un habitat idéal…</em> ». Voyageant de l&#8217;Arctique aux mangroves, en passant par la Polynésie où la population lutte contre la montée des eaux, le visiteur découvre aussi de curieux objets. à l&#8217;image de cette capsule sous-marine du Mexicain Ariel Guzik. Digne d&#8217;un roman de Jules Verne, « <em>cette sculpture musicale permet de communiquer avec les cétacés</em> »… Nos sens, aussi, sont bouleversés, notamment par les compositions de Jana Winderen. La Norvégienne a posé ses micros à Dunkerque, restituant en direct le paysage sonore et subaquatique de la mer du Nord. Un drôle de carnaval…</p>
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		<title>Afriques capitales</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 00:35:39 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Réhabilitée en haut lieu culturel en 2009, la Gare Saint Sauveur renoue jusqu’en septembre avec sa vocation historique : le voyage. Et quel voyage ! Afriques capitales embrasse un territoire qui s’étend du Maghreb jusqu’au Cap de Bonne-Espérance, soit la pointe de l’Afrique du Sud. Orchestrée par Simon Njami, commissaire de la dernière Biennale de Dakar, cette exposition collective rassemble les oeuvres de plus d’une trentaine d’artistes contemporains africains. Installations, vidéos, photos, peintures, sculptures… On découvre un vaste panorama de techniques et de supports. De sujets, aussi. <em>« Rappelons que l’Afrique n’est pas un pays mais un continent très contrasté, riche d’une multitude d’histoires. Vous ne vivez pas la même chose au Caire et au Cap. Il n’existe pas une sorte d’homo-africanus générique</em>, insiste l’écrivain et essayiste. <em>Cet accrochage révèle ainsi des préoccupations très variées : certaines sociétales, d’autres plus joyeuses ou personnelles »</em>.</p>
<div id="attachment_69410" style="width: 517px" class="wp-caption alignleft"><img class=" wp-image-69410" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/03/moataz-nasr-im-free--galleria-continua-san-gimignano-beijing-les-moulins-habana-1024x681.jpg" alt="Moataz Nasr, I’m Free © Galleria Continua, San Gimignano, Beijing, Les Moulins, Habana" width="507" height="338" /><p class="wp-caption-text">Moataz Nasr, I’m Free © Galleria Continua,<br />San Gimignano, Beijing, Les Moulins, Habana</p></div>
<p><strong>Histoire immédiate</strong></p>
<p>Pour autant, il est beaucoup question de politique. Poussant les portes de &#8220;Saint So&#8221;, nous sommes accueillis par une installation monumentale. Signée par Moataz Nasr, représentant de l’Égypte à la Biennale de Venise en mai, celle-ci ressemble à une pyramide sur laquelle le public est invité à grimper. Arrivé au sommet, des ailes se déploient dans le dos du visiteur, mais aussi une inscription, <em>« I’m free »</em>, en référence aux slogans de la révolution égyptienne. Tout aussi engagée, <em>Crossings</em>, de Leila Alaoui, tuée à Ouagadougou en 2016 lors de l’attaque du Cappuccino, relate le calvaire de migrants subsahariens, traversant la Méditerranée pour gagner une terre qu’ils imaginent meilleure. Mêlant témoignages réels et fiction, cette installation vidéo montre à quel point l’Europe persiste dans l’imaginaire africain comme un eldorado, une utopie toxique. La planète est devenue un village global où les chances de départ sont très aléatoires. Le Béninois Meschac Gaba réinterprète cette idée avec poésie. <em>Sweetness</em> se présente ainsi comme la maquette d’une ville rassemblant des monuments historiques du monde entier, tout en sucre. Pour l’occasion, l’artiste y a ajouté le Beffroi de Lille. Cette cité symbolise donc une société unifiée mais fragile. Celle-ci est bâtie avec une substance renvoyant aux heures sombres de l’Histoire : ce sont les esclaves africains, déracinés par les Portugais, qui s’échinèrent dans les plantations de sucre brésiliennes jusqu&#8217;à la fin du xixe siècle…</p>
<p>Ni thématique, ni chronologique (<em>« j’ai horreur de ça »</em>), ce parcours est avant tout conçu comme une déambulation, instaurant un dialogue entre les oeuvres. Pour exemple <em>Calao</em>, cette tenture du Malien Abdoulaye Konaté, qui montre l’oiseau sacré des Sénoufos chargé de transporter les âmes des défunts. Elle est placée en face des photos chamarrées du Marocain Hassan Hajjaj, magnifiant les vendeurs de Marrakech. <em>« Voici deux déclinaisons sur le thème du voyage : l’un est spirituel, l’autre physique…</em> commente Simon Njami. <em>J’invite le spectateur à explorer des terres étrangères, pas à un cours de géographie ni d’histoire de l’art, il s’agit de se découvrir soi-même. Comme dans tous les voyages »</em>.</p>
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