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	<title>LM magazine &#187; Orchestre National de Lille</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Les Nuits d&#8217;été</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jun 2024 05:32:07 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Bouquet final d’une saison en forme de feu d’artifice, Les Nuits d’été revisitent une pierre de touche de l’opéra. Cette année, <em><strong>La Bohème</strong></em> (Puccini, 1896) bénéficie de la baguette magique d’Alexandre Bloch et des doigts de fée de l’ONL, accompagné du London Philharmonia Chorus et du Jeune Chœur des Hauts-de-France. Le tout nimbé du mapping de Grégoire Pont, qui recrée le Paris de la Belle époque. Une page se tourne, aussi : Alexandre Bloch donne là son dernier concert après huit années à la tête de l’orchestre. Immanquable, donc.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/NwzmovGIMlw?si=2dN_SGH-u6vLw7mG" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Ciné-concert Psychose</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Oct 2023 03:51:10 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<category><![CDATA[Orchestre National de Lille]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>« Hitchcock n’achève un film qu’à 60%. Je dois y mettre la touche finale », déclara un jour le compositeur Bernard Herrmann...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Hitchcock n’achève un film qu’à 60%. Je dois y mettre la touche finale »</em>, déclara un jour le compositeur Bernard Herrmann (1911-1975). Songeons à la scène de la douche de <em>Psychose</em> : ces 45 secondes n’auraient sans doute pas eu la même postérité sans ces fameux accords stridents qui ajoutent l’effroi à l’horreur. Pour ce film, le 47e du réalisateur, Herrmann a mobilisé vingt musiciens, et uniquement des cordes (violons, violoncelles, contrebasses), jouant avec la variété des approches. 63 ans plus tard, la terreur demeure intacte – la preuve sur grand écran et avec <a href="https://www.onlille.com/saison_23-24/" target="_blank">l’ONL</a>.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/Ush54nWeJW4?si=6TK7YhpEVMRUj9GH" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Alexandre Bloch</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2018/12/28/alexandre-bloch-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Jan 2019 01:53:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Bloch]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>En quoi consiste ce cycle ? Il s&#8217;inscrit dans le cadre d&#8217;Eldorado de lille 3000, et s&#8217;étend de janvier 2019 à janvier...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En quoi consiste ce cycle ?</strong> Il s&#8217;inscrit dans le cadre <a href="http://www.lille3000.eu/portail/en/evenements/eldorado" target="_blank">d&#8217;Eldorado de lille 3000</a>, et s&#8217;étend de janvier 2019 à janvier 2020. Nous interprétons l&#8217;intégralité des neuf symphonies de Mahler, à peu près une par mois, dans l&#8217;ordre chronologique, retraçant ainsi l&#8217;histoire de ce compositeur à travers sa famille, ses amours… Cela permet d&#8217;observer l&#8217;évolution de son style, de plus en plus moderne au fil du temps.</p>
<p><strong>Comment avez-vous découvert Mahler ? </strong>J&#8217;avais 18 ans, et ce fut un choc ! C&#8217;était dans la grande cathédrale d’Orléans. J&#8217;étais violoncelliste dans l&#8217;orchestre dirigé par Jean-Marc Cochereau, au milieu de 10 trompettes. On jouait la <em>Deuxième symphonie</em> et je m&#8217;en suis pris plein les oreilles !</p>
<p><strong>Comment définiriez-vous cette musique ?</strong> Il est question d&#8217;émotion, avec un grand &#8220;E&#8221;. Elle fait largement écho à sa vie. Mahler passe de la noirceur à la lumière de façon très furtive. Il bascule du tragique à l&#8217;ironie, à la joie, composant presqu&#8217;une chanson d&#8217;amour parfois. Je me suis d&#8217;ailleurs rendu compte que beaucoup se sont inspirés de ses symphonies. Edith Piaf a puisé dans la Septième, et Michel Sardou dans la Troisième (<em>La Maladie d&#8217;amour</em>). Sa musique regorge de styles différents.</p>
<p><strong>Et sur scène ?</strong> C&#8217;est assez puissant car ces émotions sont décuplées par la masse orchestrale. On compte au moins 100 musiciens dont des bois, des cors, beaucoup de cordes, dix trompettes, des chœurs parfois imposants. Ce sont des aventures &#8220;gargantuesques&#8221;.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/plbt_hFsAXY" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Mahler mettait-il beaucoup de lui dans sa musique ?</strong> Oui, et il fut très proche de la nature. Cela tient à sa philosophie de vie. Il était chef d&#8217;orchestre l&#8217;hiver et compositeur l&#8217;été. Il avait un agenda très rempli, de septembre à juin à l&#8217;opéra de Vienne. C&#8217;est seulement l&#8217;été qu&#8217;il se réfugiait dans sa demeure de campagne, près d&#8217;un lac, pour écrire dans un cabanon spécial. On retrouve cette atmosphère acoustique en écoutant ses symphonies.</p>
<p><strong>Quelles sont les caractéristiques de cette <em>Première symphonie</em> ?</strong> Elle comporte une dimension très théâtrale avec deux timbales, beaucoup de cors, de trombones. On y entend aussi une valse paysanne de Bavière dans le deuxième mouvement, traduisant l&#8217;héritage des Strauss qu&#8217;il admirait. Le début du troisième mouvement est empreint de musique populaire juive, klezmer, avant de reprendre le thème de <em>Frère Jacques</em>… Mahler joue aussi sur l&#8217;ambiguïté entre les modes majeur et mineur, celui de la sérénité et du tourment. On ne sait jamais sur quel pied danser ! Le quatrième mouvement est quant à lui très opératique : on traverse plein d&#8217;états, de l&#8217;héroïsme à l&#8217;intimisme… C&#8217;est très impressionnant pour une première symphonie. Ce compositeur est à la charnière entre la fin du romantisme et le début du modernisme.</p>
<p><strong>D&#8217;ailleurs, il était assez incompris de son vivant, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, il disait : <em>« Mon temps viendra »</em>&#8230; <span class="has-pullquote" data-pullquote="Il avait conscience que ses symphonies seraient appréciées bien plus tard.">Il avait conscience que ses symphonies seraient appréciées bien plus tard.</span></p>
<p><strong>Est-ce aussi un défi pour <a href="http://www.onlille.com" target="_blank">l&#8217;Orchestre national de Lille</a> ?</strong> Oui, c&#8217;est un challenge pour les musiciens de l&#8217;orchestre (qui s&#8217;est largement renouvelé) car il faut se donner : physiquement, émotionnellement, techniquement&#8230; Et le fait de jouer toutes ces symphonies est encore plus prenant.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/Oo6cTlXjZ1g" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vous allez décliner ce rendez-vous sous forme de Smartphony®. Quel est le principe ?</strong> Le public interagit avec les musiciens via une application développée dans le Pas-de-Calais avec la société <a href="http://www.waigeo.fr/" target="_blank">Waigéo</a>. Elle permet de prendre la main sur le déroulé du concert, le tempo de l’œuvre, sa nuance ou même de devenir le chef d&#8217;orchestre ! Cela offre pas mal de clés d&#8217;écoute&#8230; mais je ne veux pas en dire plus, pour ne pas gâcher la surprise !</p>
<p><strong>S&#8217;agit-il d&#8217;être pédagogue ?</strong> Oui, nous utilisons la technologie pour partager la musique avec le plus grand nombre, rendre le concert classique plus accessible, car elle n&#8217;est pas réservée à une élite. Moi-même, je n&#8217;y connais rien en peinture et pourtant, il y a des choses qui me touchent sans que je sache l&#8217;expliquer. C&#8217;est la même chose pour la musique, et même plus fort car ses vibrations vous enveloppent, quoi qu&#8217;il arrive.</p>
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		<title>Benjamin Attahir</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Jan 2018 16:32:47 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Comment est née votre passion pour la musique ? C’est ma mère, elle-même peintre, qui m’a poussé vers cette voie car elle...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment est née votre passion pour la musique ?</strong> C’est ma mère, elle-même peintre, qui m’a poussé vers cette voie car elle n’a pas eu la chance d’en pratiquer. J&#8217;ai commencé le violon dès 7 ans. Finalement, le vrai déclic s&#8217;est produit vers mes 13 ans, en chantant au sein d’un chœur de jeunes, la Maîtrise du Capitole de Toulouse. Ce fut mon premier contact avec les grands répertoires, chefs d’orchestre, chanteurs et surtout l’opéra et la scène où j&#8217;ai vécu des chocs musicaux, notamment avec <em>Eugène Onéguine</em> de Tchaïkovski. C&#8217;est à partir de là que je me suis mis à composer.</p>
<p><strong>Quelle est votre spécialité ? Vous créez des ponts entre le présent et le passé, n’est-ce pas ?</strong> Oui, c’est un aspect de l’écriture musicale qui me passionne : comment faire dialoguer des objets musicaux prélevés à l’histoire avec un langage contemporain, une façon d’écrire plus moderne.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/-exFBppLx0c" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Par exemple ?</strong> La pièce qui va être jouée à Lille, en ouverture du concert <em><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/12/10/glass-vs-reich/" target="_blank">Glass versus Reich</a></em>, se nomme <em>Sawti’l Zaman</em> et signifie <em>Les Voix du passé</em> en arabe. Celle-ci s&#8217;appuie en réalité sur une œuvre de Marin Maris, un violoniste du XVIIe siècle. J’ai repris cette pièce de viole baptisée <em>Badinage</em>, qui fut un choc musical très important dans ma vie, découvert en regardant le film <em>Tous les matins du monde</em>. Il me semblait intéressant d&#8217;offrir un nouvel éclairage à cette partition, plutôt que d&#8217;en livrer un pastiche ou de restituer une esthétique du passé.</p>
<p><strong>Pour lui donner une continuité dans le présent ?</strong> Exactement. L’histoire de la musique, de l’art en général, n&#8217;est pas faite de cassures, plutôt de langages qui se complexifient ou se solidifient. Nous entretenons toujours un rapport aux générations qui nous ont précédés. Voilà ce qui m&#8217;intéresse : révéler cette filiation dans un geste très simple et direct, utiliser des pièces appartenant à notre culture et à notre inconscient collectif.</p>
<p><strong>Qu’allez-vous créer à Lille ?</strong> Je suis en train d’écrire un cycle s’articulant autour des cinq prières de l’Islam : celle du matin, du midi, de l’après-midi, du soir et de la nuit. La première pièce écrite pour l&#8217;onl sera un concerto pour serpent. C&#8217;était un instrument ancien utilisé durant la Renaissance pour soutenir les voix dans les églises qui ne possédaient pas d’orgues. Cette pièce se nomme <em>Adh-dhohr</em>, soit le nom de la deuxième des cinq prières de la journée du rite musulman. Ici, je l&#8217;ai couplée avec la Symphonie n°7 <em>Le midi</em> de Haydn : on se situe donc sur le même moment de la journée, mais avec une interprétation musicale complètement différente.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/U9oz-wGCBeU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Quel est votre objectif ?</strong> Pour construire ce cycle, j&#8217;ai emprunté des &#8220;objets&#8221; musicaux aux trois religions monothéistes, afin de tisser des liens entre elles. Le premier pourrait sembler tirer du grégorien, donc chrétien, mais c&#8217;est bien moi qui l&#8217;ai écrit. Le second est ce grand appel à la prière en rapport avec l&#8217;islam et le troisième est un chant yiddish. La fin d’une pièce sera le début de l’autre. Il s&#8217;agira de jouer les cinq lors d&#8217;une même soirée.</p>
<p><strong>Voilà un thème très contemporain&#8230;</strong> Oui, ce projet montre que ces trois cultures en perpétuel conflit sont en réalité extrêmement proches dans la façon, déjà, d’organiser la journée, mais aussi à travers les résonnances qu’elles entretiennent. Cela me touche particulièrement parce que ma famille vient du Liban, une terre portant en elle-même le berceau de ces trois religions.</p>
<p><strong>Voulez-vous délivrer un message de paix ?</strong> Il y a de ça, mais pas forcément de message. Il s&#8217;agit d&#8217;exprimer des enjeux inhérents à ma personne, parce que je suis à la fois français, libanais et marocain, me situant au carrefour de ces cultures comme des millions de gens en France et ailleurs. C’est juste ma vision, ce que je peux apporter musicalement sur ce thème mais sans positionnement idéologique. Il s&#8217;agit de montrer que toutes ces différences sont en réalité des points de concordance.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/_P92LMXb0kk" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Glass vs Reich</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jan 2018 02:05:55 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Avant-gardiste]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Au début des années 1960, Glass et Reich posèrent les bases de la musique minimaliste (avec La Monte Young, Terry Riley ou...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Au début des années 1960, Glass et Reich posèrent les bases de la musique minimaliste (avec La Monte Young, Terry Riley ou John Adams). Apparu dans un New-York vibrant de sonorités jazz, ce courant avant-gardiste (qui doit aussi beaucoup à Erik Satie) détonne alors par son approche finalement &#8220;simple&#8221; : la répétition de motifs courts et entêtants. Une architecture mathématique servant un rythme obsessionnel ne dépaysant pas les amateurs de techno ou de house. « <em>Ce principe itératif plonge l’auditeur dans une espèce de transe, que l&#8217;on retrouve dans les musiques électroniques et traditionnelles, par exemple soufies</em> », explique Benjamin Attahir, compositeur en <img class="size-medium wp-image-79850 alignright" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/12/zik_steve_reich_photo_credit_wonge_bergmann-300x201.jpg" alt="Steve Reich (c) Wonge Bergmann" width="300" height="201" />résidence au Nouveau Siècle, qui ouvre ce concert. Longtemps amis, Steve Reich et Philip Glass se fâchèrent au début des années 1970. Tandis que le premier creusa toujours plus cette veine répétitive (à l’image de <em>Three Movements</em>, composé pour un orchestre symphonique), le second inaugura un style plus classique, mélodique, incarné dans <em>The American Four Seasons</em>, le propulsant en « <em>Vivaldi américain</em> » selon le violoniste Robert McDuffie. C&#8217;est cette histoire exceptionnelle de la musique que l’onl nous raconte à travers ce &#8220;versus&#8221;, tenant autant de l&#8217;hommage que de la réconciliation.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/5igPnYgRM2I" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/h90rC1onMMY" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>o.n.l</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2013/12/27/lonl/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Dec 2013 14:10:12 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Best of]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Casadesus]]></category>
		<category><![CDATA[ONL]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre National de Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Danel]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>C&#8217;est un drôle de ballet auquel on assiste, plusieurs fois dans l&#8217;année, du côté de la place Mendès-France : à la mi-journée,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est un drôle de ballet auquel on assiste, plusieurs fois dans l&#8217;année, du côté de la place Mendès-France : à la mi-journée, des centaines de personnes convergent vers le Nouveau Siècle pour en ressortir 45 minutes plus tard, la mine ravie et des étoiles plein les yeux – plein les oreilles, plutôt, puisque ces mélomanes avertis ou simples amateurs viennent d&#8217;assister à un concert-flash. Un quoi ? Une représentation durant la pause casse-croûte. Mais quelles notes se marient avec le jambon-beurre ? « <em>Toutes</em>, répond Philippe Danel dans un sourire. <em>Depuis le début, les concerts-flash ont été servis par l&#8217;orchestre complet, un solo de clarinette ou encore un un pianiste jazz comme Baptiste Trotignon</em> ». Belle façon d&#8217;annoncer le concert du soir, et les couleurs défendues par l&#8217;Orchestre national de Lille. Belle façon, aussi, de toucher d&#8217;autres publics. « <em>À l&#8217;origine</em>, se souvient le directeur, <em>nous voulions toucher les retraités qui ne sortent pas forcément le soir, et titiller la curiosité des étudiants. Mais en sus de ce public, de nombreux salariés qui travaillent à proximité sont venus. D&#8217;autant que certains habitent loin de Lille</em> ».</p>
<p><strong>Porter la musique partout où elle peut être reçue.<br />
</strong>Ces mots sont de Jean-Claude Casadesus, fondateur, âme et figure de proue de l&#8217;o.n.l., dont l&#8217;aura dépasse largement la région Nord-Pas de Calais et la musique classique. Des mots qui définissent à merveille la ligne directrice d&#8217;un orchestre fondé en 1976 et  qui, depuis, n&#8217;a cessé de propager la musique (et son amour) à travers la région – et aux quatre coins du globe, aussi : en septembre dernier, l&#8217;ensemble se produisait au Kazakhstan, et s&#8217;envolera bientôt vers la Chine. Le tout sans jamais délaisser notre territoire, des hôpitaux aux prisons en passant par plus de 250 communes en 38 ans d&#8217;existence. Ce chiffre donne le tournis ? L&#8217;important est ailleurs : ce qui est présenté à Arras, Hénin-Beaumont ou Orchies est identique à ce qui est joué à l&#8217;auditorium de Lille. Cuisine et dépendances Un auditorium flambant neuf, longtemps attendu et enfin construit, véritable écrin pour les musiciens. « <em>L&#8217;orchestre a besoin de la salle comme le violon, de sa caisse de résonance,</em> explique Philippe Danel. <em>C&#8217;est le même principe que les enceintes retour d&#8217;un guitariste électrique. Sans ce retour, les artistes sont trop dépendants du chef d&#8217;orchestre</em> ». Tiens, parlons-en du chef. À plusieurs reprises, l&#8217;o.n.l. a convié d&#8217;autres maestros, tels James Judd. Mais la partition ne change pas. À quoi bon, alors ? « <em>Une partition n&#8217;est qu&#8217;une suite de signes à interpréter</em>, poursuit Philippe Danel. <em>Les notes sont précises, certes. Mais lorsqu&#8217;est indiqué &#8220;lent&#8221;, que faire ? C&#8217;est l&#8217;interprétation du chef. Chacun a sa patte, son nuancier, son répertoire de prédilection</em>». Enfin, pour ceux qui voudraient en savoir plus, l&#8217;o.n.l. montre parfois ses coulisses : les répétitions ouvertes permettent à chacun de découvrir le travail quotidien des violonistes, cuivres et autres percussionnistes. Ces moments d&#8217;intimité ouverts à tous permettent, une fois de plus, de briser les derniers clichés sur une musique réputée inaccessible.</p>
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<p><strong>Son &amp; Lumière</strong><br />
Défi de musiciens, relecture d’œuvres légendaires, volonté d&#8217;apporter un supplément visuel à la musique – ou l&#8217;inverse, les ciné-concerts se ramassent à la pelle : <em>Mad Max</em> par Montgomery, <em>Eraserhead</em> par Cercueil, <em>Desperado</em> par Bikini Machine&#8230; Et l&#8217;o.n.l. n&#8217;est pas en reste. Si on imaginait volontiers l&#8217;ensemble donner du coffre à <em>Barry Lindon</em> ou <em>2001 L&#8217;Odyssée de l&#8217;Espace</em>, deux bobines indissociables de la grande musique, l&#8217;orchestre a surpris une première fois en s&#8217;attaquant à… Matrix. « O<em>n touche ainsi un public différent, et une corde sensible,</em> s&#8217;enthousiasme Philippe Danel. <em>La plupart des spectateurs n&#8217;avaient jamais entendu un orchestre en live. La puissance de cent musiciens est phénoménale. Ça vous traverse</em> ». Cette année, avant le Cuirassé Potemkine (1925) d&#8217;Eisenstein – avec la partition de Chostakovitch – ou les grands thèmes de John Williams pour Steven Spielberg, c&#8217;est le chef-d’œuvre de Walt Disney, Fantasia, qui sera mis à l&#8217;honneur. Ou plutôt Fantasia/ Fantasia 2000, soit un mélange des deux longs-métrages, respectivement sortis en 1940 et 1999. L&#8217;occasion de croiser la fameuse souris, Donald et Daisy avec le son de Beethoven, Debussy, Dukas, Elgar, Ponchielli, Respighi, Stravinsky, Tchaïkovski&#8230; Décidément, l&#8217;o.n.l, c&#8217;est pas des mickeys.</p>
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