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	<title>LM magazine &#187; noir et blanc</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>MILLO</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 04:03:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Comment êtes-vous devenu illustrateur ? Je m’appelle Francesco Camillo Giorgino, plus connu sous le nom...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Comment êtes-vous devenu illustrateur ?</strong></h4>
<p>Je m’appelle Francesco Camillo Giorgino, plus connu sous le nom de Millo. Je suis né en 1979 à Mesagne, dans le sud de l’Italie, avant de m&#8217;installer à Pescara pour étudier l’architecture. Le dessin a toujours fait partie de ma vie. Depuis l’enfance, c’est ma manière la plus naturelle d’exprimer des émotions et d’observer le monde qui m’entoure.</p>
<p><img class=" size-medium wp-image-181283 alignright" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/05/portrait-1-300x203.jpg" alt="portrait 1" width="300" height="203" /></p>
<h4><strong>Comment décririez-vous votre travail en quelques mots à quelqu’un qui ne vous connaît pas ? Qu’est-ce qui définit votre style, et comment a-t-il évolué au fil du temps ?</strong></h4>
<p>Je peins généralement des figures humaines gigantesques évoluant dans des villes, en noir et blanc, au milieu des rues, des voitures, des câbles et des immeubles. <span class="has-pullquote" data-pullquote="La ville que je représente est une métaphore de notre vie moderne">La ville que je représente est une métaphore de notre vie moderne</span> : chaotique, répétitive, écrasante. Au cœur de cette complexité, mes personnages tentent de retrouver une forme d’innocence et d’humanité. Ce qui caractérise peut-être mon style, c’est le contraste entre une architecture minimaliste en noir et blanc et quelques éclats de couleur utilisés comme des surligneurs pour attirer l&#8217;attention sur une idée précise. Au fil du temps, mon travail a évolué tant sur le plan émotionnel qu’esthétique. Au début, j&#8217;exprimais davantage de colère. Aujourd’hui, je préfère susciter de l’espoir, de l’empathie et des liens humains positifs. La beauté peut parfois être plus puissante qu’une accusation frontale.</p>
<h4><img class=" size-medium wp-image-181284 alignleft" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/05/une-petite-fille-cheveux-au-vent-240x300.jpg" alt="une petite fille cheveux au vent" width="240" height="300" /><br />
<strong>Plus précisément, comment décririez-vous votre processus créatif ? Comment vos œuvres prennent-elles forme ?</strong></h4>
<p>Je puise surtout mon inspiration dans le quotidien : une conversation dans la rue, un enfant qui joue, les informations à la radio ou les rêves&#8230; Tout peut se fondre dans une fresque murale. En général, tout commence par une intuition plutôt que par un concept très précis. Je dessine, une ville apparaît, puis des personnages et des histoires émergent presque spontanément. Des symboles surgissent aussi au fil du processus : des avions en papier, des plantes, des animaux, des jouets… <span class="has-pullquote" data-pullquote="Des formes fragiles qui deviennent des symboles de liberté ou d’évasion face à la machine urbaine.">Des formes fragiles qui deviennent des symboles de liberté ou d’évasion face à la machine urbaine.</span></p>
<h4><strong>Comment identifiez-vous et choisissez-vous les emplacements de vos installations ou de vos peintures murales ? Est-ce le lieu qui inspire l’œuvre, ou est-ce l’inverse ?</strong></h4>
<p>Pour moi, un mur n’est jamais une simple surface. Le lieu influence toujours l’œuvre. Je prends le temps d’observer le quartier, l’architecture, les habitants, l’atmosphère et le contexte social. Je m’intéresse particulièrement aux périphéries et aux espaces urbains anonymes, parce qu’ils recèlent souvent des histoires humaines très fortes. Parfois, j’arrive avec une image déjà en tête, que j’adapte ensuite au lieu. C’est donc un véritable dialogue entre le mur et l’idée.</p>
<p><img class=" size-medium wp-image-181285 alignright" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/05/book-of-life-200x300.jpg" alt="book of life" width="200" height="300" /></p>
<h4><strong>Quel sentiment ou quelle réaction souhaitez-vous susciter dans le public ?</strong></h4>
<p>Les grandes villes nous poussent à aller toujours plus vite, à consommer frénétiquement, sans vraiment réfléchir. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Mes fresques tentent de briser ce rythme, ne serait-ce que quelques secondes, pour renouer avec des émotions simples">Mes fresques tentent de briser ce rythme, ne serait-ce que quelques secondes, pour renouer avec des émotions simples</span> : la vulnérabilité, l&#8217;affection ou l&#8217;imagination. Les villes que je peins sont bondées et chaotiques, mais mes personnages recherchent toujours une forme d&#8217;intimité et de contact. Cela dit, je ne veux jamais imposer une seule interprétation. Je préfère que chacun trouve son propre sens à l&#8217;œuvre.</p>
<h4><strong>Votre travail comporte également une dimension sociale, voire politique, n’est-ce pas ?</strong></h4>
<p>Bien sûr. Derrière leur apparente douceur, mes œuvres évoquent toujours des réalités très concrètes : l’isolement, les inégalités, les sans-abri, les migrations, le consumérisme ou encore l’exclusion sociale. Les personnes fragilisées par nos systèmes économiques impitoyables deviennent souvent invisibles dans les grandes villes. En intervenant dans l’espace public, j’essaie de leur redonner une forme de visibilité et de dignité.</p>
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		<title>Nick Brandt</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 06:01:42 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Quatre chapitres, quatre continents, quatre coups de semonce. Entre 2020 et 2024, Nick Brandt a composé avec <em>The Day May Break</em> une œuvre d’envergure, dont chaque partie explore un même fil rouge : témoigner de vies bouleversées par le réchauffement climatique et interroger notre responsabilité collective. Le Kenya, le Zimbabwe puis la Bolivie ont accueilli les deux premiers volets de cette série. Des familles déplacées y posent aux côtés d’animaux vivant dans des refuges. Brume et silence enveloppent ces portraits suspendus entre documentaire et allégorie, éclats d&#8217;un monde en sursis. Avec <em>Sink / Rise</em>, troisième étape du projet, direction les îles Fidji. Le Britannique immerge (littéralement) ses modèles dans les eaux du Pacifique, théâtre de la montée des océans. Entre quiétude et résignation, assis sur un lit ou une balançoire à bascule dans les fonds marins, les habitants de l’archipel constituent des métaphores vivantes d’une planète en proie à la noyade. Enfin, cette halte bruxelloise est l’occasion de découvrir en avant-première <em>The Echo of Our Voices</em>, qui nous emmène en Jordanie. Dans ce même noir et blanc lumineux, Brandt y révèle des réfugiés syriens figés dans des paysages rocheux — une humanité déplacée mais encore debout, suspendue dans l’attente d’un avenir incertain.</p>
<p><img class="alignright wp-image-176774 " src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/12/nick-brandt-225x300.jpg" alt="Petero-by-Cliff,-Fiji,-2023" width="288" height="384" /></p>
<h4>Vertige moral</h4>
<p>Où qu&#8217;il aille, Nick Brandt compose des tableaux d’une beauté désarmante. La douceur des regards contraste avec la gravité des destins. Ses clichés abolissent les frontières entre espèces, continents et cultures. Le message est reçu tel un uppercut : tous subissent, avec dignité, les conséquences d’un désastre qu’ils n’ont pas provoqué. Cette ironie cruelle confère à l&#8217;œuvre une portée politique. Car Brandt ne se contente pas de documenter, il nous intime de prendre position. Certains modèles nous fixent d&#8217;ailleurs dans les yeux, interrogeant notre responsabilité. De la brume d’Afrique australe aux falaises jordaniennes, <em>The Day May Break</em> résonne comme un cri d&#8217;alarme. L’aube ou l’abîme : le choix ne leur appartient plus. Il est désormais le nôtre.</p>
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		<title>Robert Doisneau</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 03:14:39 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a le célèbre<em> Baiser de l’hôtel de ville</em>, mais aussi Picasso et ses petits pains en guise de mains, le <em>Violoncelle sous la pluie</em> ou encore le <em>Cadran scolaire</em> avec ce petit écolier au fond de la classe, les yeux rivés sur la pendule au-dessus de sa tête&#8230; Qui n’a pas en mémoire l&#8217;une de ces images ? Le style &#8220;Doisneau&#8221; est reconnaissable au premier coup d’œil : des instants de vie saisis avec tendresse, humour et surtout une infinie poésie.<span class="has-pullquote" data-pullquote=" « Le monde que j’essayais de montrer était un monde où je me serais senti bien »"> « Le monde que j’essayais de montrer était un monde où je me serais senti bien »</span>, confiait-il à la fin de sa carrière. C’est tout cela qu’on retrouve à Liège, et bien plus encore&#8230;</p>
<h4>Un autre Doisneau</h4>
<p>Au fil de près de 400 photographies réparties en une dizaine de salles thématiques se dessine également le portrait d’un artiste engagé. Infatigable arpenteur, jamais sans son Rolleiflex, Doisneau savait révéler le merveilleux niché dans le quotidien. Mais son regard humaniste s’est aussi posé sur des réalités plus sociales &#8211; la pauvreté, les prostituées ou encore la rudesse du monde du travail. En 1934, à l’âge de 22 ans, ce graveur-lithographe de formation fut en effet embauché au service photo de l’usine Renault de Billancourt. De cette expérience, il tire de sublimes portraits d’ouvriers s’échinant à la tâche&#8230; avant de se faire licencier par la marque au losange cinq ans plus tard pour retards répétés – tant mieux !</p>
<h4>Bons baisers de Liège</h4>
<p>Tout aussi méconnus, on trouve dans cette exposition ses photoreportages réalisés en Belgique, entre 1956 et 1970. C’est ici les fameux Gilles de Binche, là les canaux de Bruges, des portraits de George Simenon ou encore de Nicolas Schöffer, père de l’art cinétique, immortalisé devant la Tour cybernétique&#8230; du parc de la Boverie ! Joli symbole de l’éclectisme et de l’insatiable curiosité d’un artiste qu’on n’a décidément pas fini de redécouvrir.</p>
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		<title>Yves Auquier</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2020 02:01:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Il faut voir, fixer l’instant qui fuit, témoigner de la vérité »</em>. Voici l’une des nombreuses leçons formulées par Yves Auquier, lorsqu’il enseignait à l’École Supérieure des Arts &#8220;Le 75&#8243;, à Bruxelles. C’est aussi via ce prisme qu’il appréhende le monde. Un cycliste vu de dos, une femme coiffant sa longue chevelure, une nageuse glissant sous la surface diaphane de l’eau, des enfants qui jouent avec insouciance&#8230; Du temps qui passe inexorablement, le Belge conserve des moments fugaces. Il fixe la banalité de gestes quotidiens dans des scènes en noir et blanc, presque documentaires, revendiquant la notion de <em>« réalisme intimiste »</em>. Révélé en 1970 par la série <em>Pays noir,</em> hommage aux terres (celles de Charleroi) où il a grandi, Yves Auquier s’est intéressé avec la même science du clair-obscur aux mineurs, aux rues de Bruxelles, à la vie de famille&#8230; <a href="http://www.museephoto.be" target="_blank">Le Musée de la Photographie,</a> auquel il a légué l’ensemble de ses négatifs, rend grâce à son œuvre à travers cette belle rétrospective, où l’éphémère prend des accents universels.</p>
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		<title>Kasimir Zgorecki</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Dec 2019 04:15:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Arrivé en 1922 avec sa famille à Rouvroy, Kasimir Zgorecki (1904-1980) fait partie de la diaspora polonaise venue s&#8217;installer dans les bassins miniers du Nord-Pas-de-Calais et de Lorraine. Il s&#8217;agit de trouver un emploi, un avenir escompté meilleur… Il faut surtout satisfaire aux besoins de main-d’œuvre durant l&#8217;entre-deux-guerres, grâce à la convention franco-polonaise de 1919 &#8220;relative à l’émigration et à l’immigration&#8221;. <em>« En 1931, ce sont ainsi plus de 500 000 Polonais qui travaillent en France, soucieux de s&#8217;adapter à leur pays d&#8217;accueil tout en perpétuant leur culture »</em>, rappelle Marie Lavandier, la directrice du Louvre-Lens.</p>
<div id="attachment_107944" style="width: 686px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kasimir-zgorecki3.jpg"><img class="size-large wp-image-107944" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/kasimir-zgorecki3-676x1024.jpg" alt="Portrait de mineur, Kasimir Zgorecki, 1927 1994 (Tirage moderne), H. 50 cm ; L. 40 cm CRP/ Centre régional de la photographie Hauts-de-France © adagp / CRP Hauts-de-France" width="676" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Portrait de mineur, Kasimir Zgorecki, 1927 1994 (Tirage moderne), H. 50 cm ; L. 40 cm<br />CRP/ Centre régional de la photographie Hauts-de-France<br />© adagp / CRP Hauts-de-France</p></div>
<p><strong>De la mine au studio</strong></p>
<p>Chaudronnier de formation, Zgorecki est d&#8217;abord mineur à la fosse 10 de Billy-Montigny. Mais au bout de six mois, il reprend le studio que son beau-frère exploite à Rouvroy. Celui-ci l&#8217;initie à une pratique focalisée sur le portrait de studio et en extérieur. Jusqu&#8217;en 1939, son succès est indéniable, lié au plein essor de la photographie et à la place de choix qu&#8217;il occupe au sein de &#8220;la Petite Pologne&#8221; du Pas-de-Calais. Pour donner des nouvelles au pays, Zgorecki immortalise la diaspora sous son meilleur jour. Scènes de mariage, devant une épicerie ou familles endimanchées dans un décor… Il faut suggérer la réussite sociale, tout en occultant les conditions de travail dantesques dans les mines et une intégration rude.</p>
<p><strong>Trésor caché</strong></p>
<p>Noir et blanc charbonneux, essais colorisés, sens évident de la mise en scène, regards intenses et rectitude des postures servent des images souvent bouleversantes, parfois drôles. Sans oublier les nombreux autoportraits décalés du Polonais. Signalons enfin que cette exposition n&#8217;existerait pas sans Frédéric Lefever. Petit-fils par alliance de Kasimir Zgorecki, c&#8217;est lui qui, en 1989, a découvert 3 700 de ses plaques de verre dans le grenier du studio de Rouvroy. Un trésor révélé, dans tous les sens du terme.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/11/01/pologne/" target="_blank">A LIRE AUSSI : POLOGNE</a></strong></p>
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		<title>Carnets du Nord</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2018 01:00:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Un même territoire, mais capturé à 40 ans d&#8217;écart. Le contraste, évidemment, est saisissant, rehaussé par le choix scénographique de cet accrochage...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Un même territoire, mais capturé à 40 ans d&#8217;écart. Le contraste, évidemment, est saisissant, rehaussé par le choix scénographique de cet accrochage d&#8217;une cinquantaine de photos. D&#8217;un côté sont en effet disposées les images en noir et blanc de la série <em>Mémoire du siècle futur, </em>correspondant à la première campagne menée ici par Thierry Girard, entre 1977 et 1985. On y voit des paysages miniers lunaires, des gens s&#8217;échinant au travail,  des scènes d&#8217;intérieur drôles ou touchantes. La seconde partie de l&#8217;exposition se concentre sur de grands tirages en couleur, issus d&#8217;un deuxième passage en 2017. Ils montrent des terrils devenus terrains de jeu ou reconquis par la nature, des supporters du RC Lens, des étangs d&#8217;affaissement minier où l&#8217;on pêche ou se baigne, des sièges colombophiles ou tableaux plus surréalistes, telle cette friterie rutilante (Mustang Burger) posée au pied d&#8217;une &#8220;montagne&#8221; noire à Méricourt&#8230;</p>
<div id="attachment_82699" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-82699" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/02/carnets-du-nord-300x225.jpg" alt="Montigny-en-Ostrevent (59), buvette du siège colombophile, 22 avril 2017 Collection de l’artiste " width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Montigny-en-Ostrevent (59), buvette du siège colombophile, 22 avril 2017<br />Collection de l’artiste</p></div>
<p><strong>Humanité</strong></p>
<p>Si le hasard a voulu qu&#8217;il capture deux fois l&#8217;un des ponts d&#8217;entrée de ville, à Douai, Thierry Girard n&#8217;a pas exploré les mêmes lieux, évitant de dresser un &#8220;avant-après&#8221; un peu vain. <em>« Il ne s&#8217;inscrit pas du tout dans une démarche documentaire ou journalistique »</em>, prévient Virginie Malolepszy, commissaire de <em>Carnets du Nord</em>. D&#8217;ailleurs, le Français ne prit pas tout de suite conscience du déclin industriel frappant la région. Se présentant lui-même comme <em>« un artiste-arpenteur »</em>, Thierry Girard traverse librement le territoire, au gré de ses rencontres ou balades, pour <em>« en mesurer la singularité, la diversité mais aussi l&#8217;unité »</em>.</p>
<p>Cette méthode lui a permis de saisir des scènes à l&#8217;improviste, réalistes ou emplies de poésie et d&#8217;humanité. A l&#8217;image de ce couple s&#8217;embrassant goulument au centre d&#8217;un paysage d&#8217;usines et de briques à Denain, en 1981, devant un troisième larron dépité, clope à la main. On admire aussi des compositions remarquables, jouant sur les lignes et les profondeurs. Elles évoquent par endroit des toiles de maîtres flamands, soulignant les charmes tout naturels du bassin minier. <em>« Ce travail représente notre diversité. Il dépeint un territoire très jeune, multiple, en cours de rénovation ou très bucolique. Une région où les traditions anciennes côtoient de nouveaux loisirs ».</em> Cette exposition pourrait inspirer plus d&#8217;un cinéaste en mal de décor baroque ou surréaliste. D&#8217;ailleurs, le public est invité à livrer (via Instagram) sa propre vision d&#8217;une terre qui a plutôt&#8230; bonne mine.</p>
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		<title>Marc Trivier</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jan 2018 02:00:11 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Argentique]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
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		<category><![CDATA[images]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Trivier]]></category>
		<category><![CDATA[Mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[Musée de la Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[noir et blanc]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Eh non, Marc Trivier n&#8217;est pas venu à la visite de presse de la superbe exposition que lui consacre le musée carolo. « Il rechigne à parler de ses oeuvres, estimant qu&#8217;elles se suffisent à elles-mêmes », justifie Xavier Canonne, le directeur. De fait, sa présence médiatique est inversement proportionnelle à l&#8217;aura de cet illustre photographe belge. Que sait-on de Marc Trivier ? Peu de choses. Il est né en 1960, habite à Haut-le-Wastia, village au sud de Namur, et travaille sur des chantiers de rénovation pour gagner sa vie. Pourquoi a-t-il parcouru le monde au début des années 1980 pour portraiturer les artistes de son Panthéon (Bacon, Burroughs, Dubuffet, Borges…) de la même manière qu&#8217;il a saisi des aliénés, des arbres ou des bêtes dans des abattoirs ? Finalement, peu importe. Concentrons-nous sur ses noirs et blancs argentiques.</p>
<p><strong>Spleen et urgence</strong></p>
<p>Marc Trivier évoque volontiers l&#8217;immanence de la photographie. Ses images dépouillées de tout artifice servent d&#8217;abord une quête formelle. La manière dont la lumière accroche ses motifs prime sur la profondeur psychologique, l&#8217;épaisseur de la chair ou de la matière. Il se dégage de ce travail une mélancolie, correspondant à ce moment furtif où le sujet s&#8217;abandonne devant l&#8217;artiste. L&#8217;inclinaison corporelle de Francis Bacon, qui ne souhaitait pas être photographié, en est un bel exemple. Émergent ainsi de ces portraits ou paysages l&#8217;urgence de la prise de vue, et la nostalgie de ce qui est définitivement passé.</p>
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		<title>Dark Circus</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2015 13:00:00 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[cirque]]></category>
		<category><![CDATA[Dark]]></category>
		<category><![CDATA[noir et blanc]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Venez nombreux, devenez malheureux</em> » annonce le Dark Circus. Ici, le dompteur s’est fait dévorer par son fauve, le trapéziste s’est écrasé et l’homme-canon à été propulsé dans l’espace pour toujours… Eh oui, tout est sombre et raconté en noir et blanc dans ce théâtre de mort. Jusqu’au jour où un jongleur maladroit y insuffle de la couleur… Un conte à l’humour noir narré tout en théâtre d’objets, vidéos, musique et dessins. Du cirque à la sauce Tim Burton.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/122435279" width="500" height="281" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Orson Welles</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Sep 2015 05:09:29 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Autour du monde avec Orson Welles]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier secret (A.K.A. Mr. Arkadin)]]></category>
		<category><![CDATA[DVD]]></category>
		<category><![CDATA[Icône]]></category>
		<category><![CDATA[mini-série]]></category>
		<category><![CDATA[noir et blanc]]></category>
		<category><![CDATA[Rétrospective]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Une restauration qui ne suffit pas à gommer la qualité inégale des bandes d’origine, des bonus qui apportent leur flot d’informations parfois anecdotiques… Ce coffret présente surtout l’intérêt de porter notre attention sur une période mésestimée de la filmographie de Welles : celle de l’exil européen de l’icône hollywoodienne. Plus rythmé, plus enlevé et plus exubérant que <i>Citizen Kane</i>, dont il ne devait être qu’un succédané, <i><a href="http://carlottavod.com/fiche/dossier-secret-a-k-a-mr-arkadin" target="_blank">Mr. Arkadin</a></i> relate une enquête, à travers le continent, sur le passé trouble du milliardaire Arkadin, interprété par Welles lui-même. Cette investigation n’est en fait que le prétexte à une galerie de portraits plus pittoresques les uns que les autres. On se perd alors dans les méandres des mémoires autochtones comme dans une vision fantasmée des pays traversés. <a href="http://carlottavod.com/fiche/autour-du-monde-avec-orson-welles" target="_blank"><i>Autour du monde</i> <i>avec Orson Welles</i></a> fait singulièrement écho à ce programme, car dans ce périple aux quatre coins de l’Europe, le maître n’entend pas offrir un visage réaliste des populations qu’il rencontre. La présence du réalisateur dans le champ, les séquences reconstituées en studio, le montage de dialogues fictifs prouvent qu’il ne filme pas l’Europe de son temps, il la fabule. Orson Welles fut un chantre du cosmopolitisme…Peut-être l’ignorions-nous encore !</p>
<div></div>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/-_Mu5llPRRk" width="420" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe><br />
<iframe src="https://www.youtube.com/embed/_q-vTXJ-4SE" width="420" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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