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	<title>LM magazine &#187; mode</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Maurizio  Galante &amp; Tal Lancman</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 04:01:03 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a des expositions qui classent et d&#8217;autres qui décloisonnent. Celle que Calais consacre au duo Galante-Lancman appartient résolument à la seconde famille. Pour la première fois, le <a href="https://mba.calais.fr/" target="_blank">Musée des beaux-arts</a> et la <a href="https://www.cite-dentelle.fr/" target="_blank">Cité de la dentelle et de la mode</a> unissent leurs espaces autour d&#8217;un même projet, riche de 160 pièces : robes, meubles et objets d&#8217;art ou de design. Deux ambiances distinctes, une seule cohérence poétique. La commissaire Lydia Kamitsis, qui accompagne les deux artistes depuis trois décennies, résume l&#8217;esprit en une formule limpide : <span class="has-pullquote" data-pullquote="« C'est une incitation à aborder la création librement en dehors des cadres contraints »">« C&#8217;est une incitation à aborder la création librement en dehors des cadres contraints »</span>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Beautés hybrides</h3>
<p>Dès l&#8217;atrium de la Cité de la dentelle, la rencontre est saisissante. La <em>Tiger Cloud Installation</em>, 2 500 feuilles de tulle découpées à la main et assemblées par des perles, restitue en taille réelle la silhouette d&#8217;un tigre suspendu dans l&#8217;air, aérien et grave à la fois. Les lampes <em>Altaïca tigris</em>, en forme de crâne de tigre, lui font cortège. L&#8217;ensemble rappelle avec élégance la menace qui pèse sur certaines espèces, mais sans pathos : ici le message passe par la beauté. Plus loin, le <em>Boléro Drago</em> de 1992, dont les triangles d&#8217;organza évoquent l&#8217;écaille d&#8217;un dragon, n&#8217;a rien perdu de son pouvoir de fascination. L&#8217;architecte Zaha Hadid, qui en possédait un exemplaire, y voyait une architecture souple, un vêtement habité par l&#8217;imaginaire, qui n&#8217;appartient plus tout à fait à la mode et pas encore à la sculpture. Le Vase en céramique dorée brodé de fil de laiton (2023) prolonge cette logique, croisant l&#8217;artisanat étrusque et la couture avec une évidence déconcertante.<br />
<img class=" size-medium wp-image-181207 alignleft" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/05/17-tal-lancman-«-parrot-tulip-bud-5-».-photographie-rehaussée-de-peinture-acrylique-2024--tal-lancman-300x300.jpg" alt="17 TAL LANCMAN « Parrot tulip bud 5 ». Photographie rehaussée de peinture acrylique, 2024 © Tal Lancman" width="300" height="300" /></p>
<h3>Éloge du détail</h3>
<p>Au Musée des beaux-arts, l&#8217;atmosphère se fait plus contemplative. Les 21 portraits de tulipes perroquet de Tal Lancman, photographies rehaussées à l&#8217;acrylique, sont l&#8217;aboutissement de quinze années d&#8217;observation patiente. Ces images suivent la fleur de sa naissance jusqu&#8217;à sa momification, révélant dans chaque pétale séché une beauté austère, presque sacrée. Face à elles, des <em>Oiseaux brodés</em> répondent en silence. Avec ces figurines de porcelaine ancienne entièrement recouvertes de plumes d&#8217;organza et de perles de verre (chacune fruit de 300 à 350 heures de travail), le fragile se greffe sur l&#8217;immuable avec grâce. Anne-Claire Laronde, directrice-conservatrice du pôle muséal de Calais, y reconnaît des «<em> objets amis</em> » pensés pour créer du lien. Elle perçoit aussi l&#8217;écho lointain de l&#8217;Arte Povera, magnifié par une maîtrise technique qui élève chaque matière, si humble soit-elle, au rang de merveille.</p>
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		<title>URBX festival 2026</title>
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		<pubDate>Fri, 29 May 2026 03:26:21 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>En 2026, le festival déploie un projet à la mesure de l&#8217;anniversaire : dix jours investissant plus de vingt lieux à travers six communes, des parcs aux rooftops en passant par le Musée La Piscine ou la Condition Publique. Plus de 90 % des événements sont gratuits, parce qu&#8217;URBX défend l&#8217;idée que l&#8217;excellence artistique ne dépend pas d&#8217;une billetterie. La marraine de cette édition, <strong>Eesah Yasuke</strong>, artiste roubaisienne à la voix singulière et engagée, donne le ton dès la soirée d&#8217;ouverture avec une carte blanche immersive mêlant musique, performance et scène locale émergente. Le festival place cette année les femmes au cœur de toutes les disciplines, à tous les postes, devant comme derrière les projecteurs, et offre à la jeunesse du territoire une scène à sa mesure, portée par le réseau dense des associations locales.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/Vuy1cMfBxVY?si=eNTemwR08AZEGQ06" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<h3>La rue en partage</h3>
<p>Côté programmation, les grandes soirées gratuites s&#8217;annoncent mémorables avec<strong> Gradur</strong>, enfant de Roubaix devenu figure du rap français, et <strong>Jungeli</strong>, phénomène de la nouvelle génération. Les arts visuels brillent avec <strong>Isham One et Naime Merabet</strong>, l&#8217;<strong>Anti-Fashion Project</strong> questionne les codes de la mode urbaine. Et puis la danse, discipline-mère du festival, réunit deux monuments du hip-hop chorégraphique : <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/reperage/beausejour-mourad-merzouki-compagnie-kafig/" target="_blank"><strong>Mourad Merzouki</strong></a> et <strong>Farid Berki</strong>, dont les trajectoires sont indissociables de l&#8217;histoire culturelle de cette ville. Cinq bougies, mais la flamme n&#8217;est pas près de s&#8217;éteindre.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/BvlSdYC_yrs?si=pBfr_R_XIWBRN6-X" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/4NMGfnACvYM?si=5duxEOxQemXgovo-" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/Q8NFH1RYYSw?si=bw_Y7P8GatDecoIe" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>LA REDOUTE</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 02:18:49 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Des produits mis en situation, bien avant l’arrivée d’Ikea en France. Un catalogue de vente à distance qui a précédé la fluidité d’Internet. Des créateurs et des célébrités qui dessinent, photographient ou portent les collections maison, d’Yves Saint Laurent à l’actrice Barbara Probst sur le tapis rouge du festival de Cannes. L’entreprise La Redoute, c’est tout cela. Et comme elle est née à Roubaix, il était logique que La Piscine consacre une exposition à cette aventure, «<em> indissociable du patrimoine d’art et d’industrie du musée</em> », souligne Karine Lacquemant, co-commissaire.</p>
<div id="attachment_179121" style="width: 188px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-179121" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/02/4.-invit‚e-de-la-saison-emmanuelle-khanh-178x300.jpg" alt="Première collaboration Créateurs &quot;Invitée de la Saison&quot; Emmanuelle Khanh 1969 Collection exclusive La Redoute" width="178" height="300" /><p class="wp-caption-text">Première collaboration Créateurs</p></div>
<h3>La révolution à domicile</h3>
<p>Issue du monde agricole, la famille Pollet fonde à Roubaix une filature de laine peignée en 1837, dont la qualité est rapidement reconnue. En 1925 paraît Pénélope, prélude au catalogue de vente par correspondance qui marque un tournant : la mode et l’art ménager entrent dans les foyers. De chaque côté de la revue, «<em> on trouve des femmes</em> », ouvrières ou acheteuses, rappelle l’autre commissaire de l’exposition, Sandrine Tinturier. Suivront des innovations structurantes – service Minitel, livraisons accélérées – qui redessinent les usages&#8230; Plus de 300 pièces (vêtements, mobilier, archives) jalonnent un parcours chronologique ponctué de digressions thématiques : &#8220;s’habiller comme maman&#8221;, podium yéyé&#8230; Au fil des salles, une évidence s&#8217;impose. En faisant de l&#8217;image un outil au service du désir, La Redoute a inventé, bien avant l&#8217;heure, les codes du commerce moderne.</p>
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		<title>The Antwerp Six</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 05:03:10 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Tout commence à l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers, à la fin des années 1970. Dans une Europe encore dominée par la haute couture parisienne, ces étudiants regardent ailleurs : Londres, le punk, la new wave, l’Italie qui réinvente le vestiaire masculin, le Japon qui déconstruit les silhouettes. La mode change, la société aussi, et Anvers devient un laboratoire atypique. Les six amis travaillent ensemble, sortent ensemble, voyagent ensemble. Sans manifeste commun, une énergie circule. Le moment fondateur arrive en 1986, au British Designer Show. Faute de moyens, ils louent un van, transportent eux-mêmes leurs pièces et les présentent en marge du circuit officiel. La presse remarque immédiatement ces silhouettes radicales, souvent androgynes, sombres ou expérimentales, loin du glamour dominant. En quelques saisons, Anvers s&#8217;impose comme l&#8217;un des nouveaux foyers de création en Europe.</p>
<p><img class="aligncenter wp-image-179967 size-full" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/03/02_theantwerpsix_momu_rs300375_antwerp-6_image_1-kopie.jpg" alt="Campagnebeeld De Antwerpse Zes" width="1000" height="800" /></p>
<h3>Modèles hybrides</h3>
<p>L’exposition du MoMu ne cherche pas à mythifier le groupe mais à en montrer la complexité. Les débuts à l’Académie, le contexte économique difficile des années 1980, le rôle du plan textile belge, puis la reconnaissance internationale : chaque étape rappelle que cette réussite tient autant à l’amitié qu’à une détermination hors norme. Comme le souligne la directrice du musée, Kaat Debo : <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Les Six ont profondément façonné l’histoire récente de la mode, tout en refusant de devenir une école ou un style unique »">« Les Six ont profondément façonné l’histoire récente de la mode, tout en refusant de devenir une école ou un style unique »</span>. Car ils n’ont jamais formé un collectif au sens strict. Chacun a développé un style personnel : la poésie sombre et romantique d’Ann Demeulemeester, les harmonies de matières et de motifs de Dries Van Noten, l’énergie graphique et colorée de Walter Van Beirendonck, la rigueur sportive de Dirk Bikkembergs, les recherches artisanales de Dirk Van Saene ou encore l’approche introspective de Marina Yee. Autant de directions différentes, guidées par une même liberté. Quarante ans après leur virée londonienne, leur influence reste intacte. L’exposition le rappelle avec justesse. Plus qu’un groupe, les Six d’Anvers ont incarné un moment de bascule, celui où la Belgique a cessé d’imiter pour commencer à inventer. Anvers n&#8217;a depuis plus jamais quitté la carte mondiale de la mode.</p>
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		<title>Blitz Club</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 07:00:48 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Londres, 1979. Le pays, frappé par la crise, s’enfonce dans l’austérité. Margaret Thatcher vient d’être élue, les friches industrielles se multiplient, le punk s’essouffle. Mais l’esprit rebelle de l’Angleterre ne s’est pas éteint : il s’est métamorphosé. Derrière une porte anonyme de Covent Garden, une bande de jeunes excentriques, étudiants en art, musiciens et rêveurs s’anime sous les lumières du Blitz Club. À l’époque, n’entrait pas qui voulait. Tous les mardis, Steve Strange, son cofondateur à la silhouette de dandy futuriste, filtrait l’entrée avec autorité. Au Blitz, on ne venait pas &#8220;juste pour être vu&#8221; : il fallait appartenir au monde qu’on y inventait.</p>
<p><strong>Le refus de l’ordinaire</strong><br />
Devenir un &#8220;Blitz Kid&#8221; ou un &#8220;New Romantic&#8221;, c’était <span class="has-pullquote" data-pullquote="refuser l’ennui conformiste d’une société grise et d’une culture de masse imposée">refuser l’ennui conformiste d’une société grise et d’une culture de masse imposée</span>. Dans ce refuge on osait tout : androgynie, costumes de théâtre, maquillage outrancier&#8230; On empruntait à Bowie – habitué du club – au cinéma expressionniste, au cabaret berlinois. Les silhouettes ressemblaient à des sculptures mouvantes. Le Blitz devenait un laboratoire esthétique, un manifeste visuel. Et derrière ce tourbillon, un hymne indémodable : <em>Fade to Grey</em>, tube du groupe Visage, dont Steve Strange était le visage, justement.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-175496" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/10/the-face-vol-1-234x300.jpg" alt="The Face, vol 1" width="234" height="300" /></p>
<p><strong>Un manifeste pour la liberté</strong><br />
On célèbre aujourd’hui cette légende à travers 250 objets : vêtements, flyers, vinyles, photographies, objets de design, projection de films rares et magazines. Les reconstitutions immersives font revivre le bar, la piste de danse, les ombres des clubbers. Sur les murs, des affiches d’après-guerre rappellent l’origine du nom : <em>Blitz</em>, l’éclair – celui des bombardements, mais aussi de la fulgurance. La musique de Rusty Egan, autre cofondateur et DJ, enveloppe l’espace : de Soft Cell à Kraftwerk. Des projections montrent des silhouettes papoter, boire, fumer, danser&#8230; On se laisse happer par l’énergie folle de cette faune baroque dont on regrette de ne pas avoir fait partie.</p>
<p><strong>Retiens la nuit</strong><br />
Le Blitz n’a existé que dix-huit mois. Suffisant pour bousculer les corps, les genres et les codes de la mode. De ces nuits londoniennes ont émergé des figures flamboyantes : Boy George, Sade, Spandau Ballet, Bananarama, Ultravox, ainsi que des créateurs de mode comme Stephen Jones et Judy Blame, ou les fondateurs de <em>The Face</em> et <em>i-D</em>. Tous envisageaient leur existence comme une performance et la nuit comme une promesse. L’exposition interroge aussi notre présent. Que reste-t-il de cette envie de se réinventer ? Dans un monde numérique où l’image, souvent calibrée, se partage en un instant, y a-t-il encore de la place pour la singularité, le bizarre assumé ? Le Blitz n’était pas seulement un club : c’était une manière de revendiquer le droit d’exister autrement, se sauver par l’art et la poésie dans un monde désenchanté.</p>
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		<title>Fast</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 22:23:02 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Toujours plus pour moins cher&#8230; mais à quel prix ? Si la fast fashion renouvelle ultra-rapidement ses collections, à des tarifs défiant toute...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Toujours plus pour moins cher&#8230; mais à quel prix ? Si la <em>fast fashion</em> renouvelle ultra-rapidement ses collections, à des tarifs défiant toute concurrence, c’est au mépris des conditions de vie des travailleurs du textile et de notre environnement. Nourri de témoignages, <a href="https://surmars.be/agenda/2025-10/theatre/fast" target="_blank">ce spectacle documentaire</a> signé Inti Théâtre décortique les rouages de la &#8220;mode express&#8221;. Ou comment revoir notre manière de consommer, sans solder la morale ni la planète&#8230;</p>
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		<title>Folles années</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 22:01:40 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Années 20]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Fini les longs jupons et les corsets serrés. Place aux robes raccourcies, à des tissus fluides et chatoyants. La mode des années 1920 est à la liberté. Célébrant le centenaire de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes, la Piscine sort de ses collections un assortiment de vêtements typiques de ces folles années. Où l’on découvre un florilège d’étoffes jacquard savamment tissés, de plumes, de fourrures, de perles et bien sûr de scintillantes robes de soirée !</p>
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		<title>Girls</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 22:01:11 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Les jeunes filles ont longtemps été les muses silencieuses des artistes. Le MoMu leur reconnaît aujourd&#8217;hui un autre rôle. Rassemblant photographes, peintres ou créateurs de mode, cette exposition bouscule les clichés. De<em> La Petite danseuse de quatorze ans</em> de Degas aux costumes originaux de <em>Virgin Suicides</em>, de Sofia Coppola, Girls aborde nombre de thèmes, entre l&#8217;ennui, la rébellion et le passage à l&#8217;âge adulte. Ce dialogue entre les œuvres reconsidère ce que signifie être &#8220;une fille&#8221; aujourd’hui.</p>
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		<title>URBX Festival</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jun 2025 06:47:19 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Trop souvent dénigrée, Roubaix ne manque pourtant pas de trésors. «<em> Cette ville est riche de sa diversité et regorge d’art. La musique, la sape, les couleurs sont partout</em> », assure Jean-Samuel Seka, aka <strong>Heaven Sam</strong>. Parrain de cette quatrième édition d’<a href="https://www.urbxfestival.com/" target="_blank">URBX</a>, ce producteur et compositeur couru (il a signé des sons pour Booba, Youssoupha ou Kery James) souhaitait rendre à sa cité d’adoption ce qu’elle lui a donné. Il profite de sa carte blanche pour organiser à la Condition Publique une soirée pleine de surprises, entre soundsystem, barbecue géant, roller party ou masterclass. Bien sûr, on le retrouvera aussi sur la Grand’Place pour le traditionnel concert gratuit, aux côtés de <strong>Soso Maness</strong> et <strong>Naza</strong>.</p>
<p><strong>La friche, c’est chic </strong></p>
<p>Outre des rappeurs à découvrir d’urgence (le Britannique <strong>Ocean Wisdom</strong>, l’étoile montante de Saint-Denis <strong>Nayra</strong>), le festival fait aussi la part belle à la danse. Notamment à travers une figure roubaisienne bien connue, <strong>Brahim Bouchelaghem</strong>, qui célèbre au Colisée les 20 ans de la compagnie Zahrbat via une rétrospective de son immense répertoire. Parmi les temps forts, on note aussi le défilé 100% féminin d’<strong>Anti Fashion</strong>, le tournoi e-sport de <em>Super Smash Bros. Ultimate</em>, avant d’aller du côté de l’ancien bowling. Abandonné depuis 2018, ce vaste site a été investi par des graffeurs locaux (<strong>le Plateau 112</strong>), qui font honneur au &#8220;Made in Roubaix&#8221;.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/3cgqmeGQugk?si=sFnDRCKw33vIP5TP" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/Rj2VHP-yfoI?si=W9j8jjGaHY2tzNUr" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/r9KxqBiE_YQ?si=Q4rG0yQdFWx5KeJC" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/CM4AJUs2f94?si=dByBd8a-a4d40QFb" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>S’habiller en artiste</title>
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		<pubDate>Thu, 01 May 2025 05:30:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Lens]]></category>
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		<category><![CDATA[mode]]></category>
		<category><![CDATA[S’habiller en artiste]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Je suis superficiel, avec une grande superficie »</em>, lança un jour Karl Lagerfeld, soignant son sens de la formule comme son goût pour la provocation. <em>« Pourtant, le vêtement va bien au-delà des apparences et n&#8217;a rien de futile. C&#8217;est même une grande affaire pour les artistes</em> », souligne Annabelle Ténèze, la nouvelle directrice du Louvre-Lens. <em>« Oui, la façon dont ils se représentent et s&#8217;habillent dit des choses fondamentales. En cela, cette exposition parle aussi bien de sociologie, d&#8217;anthropologie que de quête d&#8217;identité »</em>, renchérit Olivier Gabet, directeur du département des objets d&#8217;art du Louvre. En témoigne Rembrandt, dont on admire ici deux de ses 80 autoportraits, pour autant de nouvelles versions de lui-même et d&#8217;états psychologiques : en aristocrate bardé de colliers, en costume oriental ou&#8230; en peintre, tout simplement ! <em>« C’est vraiment le premier performer&#8230; le Cindy Sherman du XVIIe siècle ! »</em>, ose Annabelle Ténèze, faisant référence à<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/10/01/cindy-sherman/" target="_blank"> la fameuse photographe-caméléon</a>. Depuis plus de 50 ans, cette Américaine multiplie les images d’elle-même dans des mises en scène se jouant des stéréotypes. À Lens, on la découvre d’ailleurs en <em>Madame Moitessier assise</em>, d’après une toile d’Ingres, alimentant toujours plus la réflexion sur l’évolution des canons de beauté. Pour ne rien gâcher, ce tirage en grand format dialogue avec des robes du couturier John Galliano, inspirées des tableaux d’Antoine Watteau et illustrant l’influence mutuelle entre les beaux-arts et la haute couture.</p>
<div id="attachment_171077" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/05/shabiller-en-artiste-211.jpg"><img class="size-full wp-image-171077" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/05/shabiller-en-artiste-211.jpg" alt=" (c) Julien Damien" width="1000" height="667" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Julien Damien</p></div>
<p><strong>La fée électricité</strong></p>
<p>Parmi les autres thèmes abordés dans cette exposition, citons celui du genre, par exemple symbolisé avec ce portrait très masculin de George Sand, signé Delacroix, ou à l’inverse les <em>Self-Portraits in Drag</em> d’Andy Warhol. <em>« Chef-d&#8217;œuvre absolu de la peinture »</em>, selon Olivier Gabet,<em> Un Atelier aux Batignolles</em> de Fantin-Latour immortalise de son côté de grandes figures du XIXe siècle (Monet, Zola, Renoir&#8230;) qui, et on l&#8217;observe désormais sous un autre jour, sont toutes vêtues de teintes sombres. <em>« Il s&#8217;agit de se détacher des couleurs de l&#8217;Ancien Régime, c&#8217;est très politique. Le costume noir apparaît alors comme une possibilité égalitaire »</em>. C&#8217;est également un code bien ancré de l&#8217;élégance masculine&#8230; qu&#8217;Yves Saint Laurent détournera avec une grâce infinie à travers sa pièce la plus iconique : le smoking noir féminin. Car oui, aujourd’hui le vêtement s’est lui aussi imposé comme une oeuvre d’art, au même titre que la sculpture ou la peinture. C’est la <em>Robe électrique</em> d’Atsuko Tanaka toute en ampoules, le <em>Veston aphrodisiaque</em> de Dalí (sur lequel sont cousus des petits verres remplis de liqueur !) ou encore les costumes du duo <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/12/01/gilbert-george/" target="_blank">Gilbert &amp; George</a>, aussi guindés que ces trublions anglais sont subversifs&#8230; l’habit ne faisant décidément pas le moine !</p>
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