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	<title>LM magazine &#187; LAM Villeneuve-D&#8217;Ascq</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Mohamed Bourouissa</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 03:16:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Attracteur étrange]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>
		<category><![CDATA[LAM Villeneuve-D'Ascq]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bourouissa]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cette exposition s&#8217;ouvre avec vos dessins, une pratique moins connue mais fondamentale chez vous, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, pour moi tout a commencé par là. Je n&#8217;ai pas baigné dans un milieu artistique et le dessin a été un forme de conversation avec les autres, un moyen de m&#8217;exprimer, plus que l&#8217;écriture en tout cas car je suis arrivé tard en France, et plus jeune j&#8217;ai rencontré des problèmes de dyslexie.</p>
<p><strong>Que dessiniez-vous alors ?</strong> Des personnages issus de <em>Dragon Ball Z</em> ou d&#8217;<em>Ulysse 31</em>, des dessins animés qui passaient à la télévision. Et surtout beaucoup de comics américains, comme Magnéto ou Wolverine, j&#8217;étais fasciné par ses griffes ! La culture populaire fut ma porte d&#8217;entrée dans l&#8217;art.</p>
<p><strong>Puis vous vous êtes révélé grâce à la photographie. Comment vous êtes-vous intéressé à ce médium ?</strong> J&#8217;ai d&#8217;abord préparé un brevet de technicien dessinateur-maquettiste, plus attiré par le côté &#8220;dessinateur&#8221; que &#8220;maquettiste&#8221; d&#8217;ailleurs&#8230; Je graffais aussi sous le nom de Meko, au sein du collectif EP4. Puis je suis rentré à l&#8217;université (<em>ndlr : à Paris 1 Panthéon-Sorbonne</em>) où j&#8217;ai appris l&#8217;histoire de l&#8217;art. Dans le même temps j&#8217;ai découvert le travail de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2012/02/01/jamel-shabazz/" target="_blank">Jamel Shabazz</a>, qui photographiait les gens issus de la communauté noire américaine et l&#8217;émergence de la culture hip-hop, dans le New York des années 1970 et 1980. Son livre, <em>Back in the Days</em>, a été une bible pour moi. Et je me suis rendu compte qu&#8217;on ne voyait pas ce genre d&#8217;images ici, en France. C&#8217;est-à-dire de moi, de mes potes. J&#8217;ai alors décidé de les représenter aussi. J&#8217;ai acheté un Pentax d&#8217;occasion, puis passé plusieurs mois dans le quartier de Châtelet Les Halles et ça a donné <em>Nous sommes Halles</em>.</p>
<div id="attachment_153474" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-31.jpg"><img class="size-full wp-image-153474" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-31.jpg" alt="© Nicolas Dewitte" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">© Nicolas Dewitte</p></div>
<p><strong>Puis est venue la série <em>Périphérique</em>&#8230;</strong> Oui, c&#8217;est le projet qui m&#8217;a fait connaître, dans la continuité de <em>Nous sommes Halles</em>. Cette fois je me suis intéressé aux jeunes de banlieue, présentés dans des mises en scènes évoquant des classiques de la peinture, comme des tableaux photographiques.</p>
<p><strong>Vous multipliez les pratiques, entre le dessin, la vidéo, la photographie, la sculpture, le théâtre&#8230; Pourquoi ?</strong> Parce que je suis curieux ! Pour moi l&#8217;art est un terrain de jeu, une recherche constante. Je suis un éternel étudiant, j&#8217;apprends tous les jours. Mes sujets sont souvent les mêmes mais j&#8217;essaie de les aborder par d&#8217;autres prismes. J&#8217;ai aussi un défaut, qui est parfois une qualité : je suis très influençable. J&#8217;absorbe les choses, comme une éponge, et ça me permet de me remettre en cause perpétuellement.</p>
<p><strong>On dit souvent que vous vous intéressez aux &#8220;marges&#8221; de la société. Êtes-vous d&#8217;accord avec ça ?</strong> Ce qu&#8217;on appelle &#8220;les marges&#8221; n&#8217;en sont pas vraiment pour moi. Je parlerais plutôt &#8220;d&#8217;écosystèmes parallèles&#8221;, qui se croisent parfois, ou pas. Dans mon travail, j&#8217;essaie de créer de connexions, des ponts entre des mondes apparemment éloignés.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/323728787?h=10d006e90d" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/323728787">Mohamed Bourouissa: Horse Day</a> from <a href="https://vimeo.com/biennial">Liverpool Biennial</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><strong>Dans l&#8217;installation <em>Seum</em>, dévoilée au LaM, vous mettez en scène un contrôle policier, menant à une forme une palpation poussée, et donc à la dépossession de son propre corps&#8230; Y a-t-il aussi une dimension politique dans votre travail ?</strong> Oui, bien sûr. C&#8217;est la partie visible. Des forces s&#8217;exercent sur les minorités, mais c&#8217;est lié à la structure même de nos sociétés. Quand j&#8217;étais plus jeune, en 1995 la France a été frappée par les attentats de Khaled Kelkal, et à ce moment-là je subissais trois contrôles par jour, alors que j&#8217;étais encore adolescent&#8230; Ces sujets infusent forcément mon travail. Pour tout dire, cette sculpture représentant une main qui saisit un entrejambe masculin et que l&#8217;on voit dans cette installation, c&#8217;est du vécu. J&#8217;ai subi cette fouille de la part d&#8217;un policier, il y a un an, à Gennevilliers où j&#8217;habite. Cet épisode m&#8217;a en partie donné envie de réaliser cette œuvre qui évoque le rapport de force, la domination masculine.</p>
<div id="attachment_153185" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-23.jpg"><img class="size-full wp-image-153185" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-23.jpg" alt="Vue de l'installation Seum, 2023, Mohamed Bourouissa © Nicolas Dewitte" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Vue de l&#8217;installation <em>Seum</em>, 2023, Mohamed Bourouissa © Nicolas Dewitte</p></div>
<p><strong>Dans cette oeuvre vous évoquez aussi la liberté de l&#8217;esprit, qui tente de s&#8217;enfuir de cette violence extérieure. S&#8217;agit-il d&#8217;une forme de résilience ?</strong> À un moment j&#8217;évoquais beaucoup ce terme, mais j&#8217;en suis revenu car il est problématique. Certes il sous-entend un dépassement, mais aussi une forme d&#8217;acceptation de la situation. Il faudrait inventer un nouveau mot, qui traduirait en même temps la résistance et l&#8217;émancipation, la transformation&#8230;</p>
<p><strong>Pour l&#8217;affiche de cette exposition au LaM, vous vous mettez en scène avec une mygale vous grimpant sur le cou. Pourquoi ?</strong> C&#8217;était un moment très impressionnant et j&#8217;ai senti une connexion quasiment mystique, spirituelle avec cet être élégant et pourtant très fragile. Nous ressentons une peur ancestrale face à cet animal, intégrée dans notre inconscient, et j&#8217;essaie justement de déconstruire ce qui est ancré en nous&#8230;</p>
<div id="attachment_153473" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-3.jpg"><img class="size-full wp-image-153473" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-3.jpg" alt="(c) N. Dewitte" width="800" height="1000" /></a><p class="wp-caption-text">(c) N. Dewitte</p></div>
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		<title>Giorgio Griffa</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 01:41:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Arte Povera]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[italien]]></category>
		<category><![CDATA[LAM Villeneuve-D'Ascq]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Des lignes et arabesques, de subtiles touches de couleurs lumineuses ou pastel (que n’aurait pas reniées <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/12/01/devenir-matisse-2/" target="_blank">Matisse</a>), de larges espaces vierges peuplés de mots et de chiffres : les tableaux de Giorgio Griffa se réduisent à l’essentiel. <em>« Je ne représente rien, je peins »</em>, déclare-t-il. Depuis plus d’un demi-siècle, le Transalpin laisse aller sa main sur de grandes toiles de lin ou de jute posées sur le sol, composant librement avec des gestes simples, tel un danseur. <em>« Il cherche constamment l’équilibre entre les formes, un peu à la manière d’un funambule »</em>, analyse Sébastien Delot, le directeur du LaM. Le Turinois n’est certes pas dans la démonstration picturale, visant plutôt le minimalisme et <em>« la légèreté »</em>, son œuvre n’est pas pour autant dénuée de profondeur. Bien au contraire&#8230;</p>
<div id="attachment_121244" style="width: 249px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/06/giorgio-griffa1.jpg"><img class=" wp-image-121244" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/06/giorgio-griffa1-200x300.jpg" alt="Vue d’exposition, Grosso-Piccolo et Canone Aureo 386, Giorgio Griffa © Photo Julien Damien" width="239" height="359" /></a><p class="wp-caption-text"><em>Grosso-Piccolo et Canone Aureo</em></p></div>
<p><strong>Vers l’infini et au-delà</strong></p>
<p>Proche à ses débuts de l’Arte Povera (il est né à Turin, soit <em>« le centre névralgique du mouvement »</em>), Giorgio Griffa a développé un vocabulaire très riche constitué de signes spécifiques et répétés à l’envi. Épuré, ce langage ne revisite rien de moins que l’histoire de l’art, renvoyant aux <em>« prémices de la création humaine, au Néolithique »</em> comme à la renaissance italienne ou à Paul Klee – dont on attend d’ailleurs les œuvres à Villeneuve d’Ascq en septembre, pour un dialogue inédit entre les travaux des deux artistes. Observant <em>« 30 000 ans de mémoire »</em> mais ancré dans son temps, son langage se nourrit également de littérature, de poésie (le tableau <em>Undermilkwood</em> fait référence au Gallois Dylan Thomas) et de science. La série <em>Canone Aureo</em> témoigne ainsi de son intérêt pour le nombre d’or. Inventé durant l’Antiquité, celui-ci sert à calculer les proportions idéales pour la composition et l’harmonie d’un tableau. Il est synonyme de perfection mathématique mais aussi d’infini, que le peintre traduit par cette sensation d’inachèvement, avec des chiffres comme suspendus dans le vide. <em>« Mes travaux ne sont jamais terminés »</em>, commente l’Italien, qui cherche ici à échapper au présent.</p>
<p><strong>Le rythme dans la toile </strong></p>
<p>Le temps, la matière, le signe, la couleur&#8230; Autant de thèmes orchestrés dans un parcours rassemblant une centaine de toiles et de dessins. À rebours de la rétrospective &#8220;classique&#8221;, l’exposition prend la forme d’un abécédaire dévoilant par petites touches les obsessions de l’artiste. <em>« Nous évoluons entre des œuvres récentes et an- ciennes. Des formes apparaissent, disparaissaient puis reviennent&#8230; un peu comme des chants</em>, précise Sébastien Delot. <span class="has-pullquote" data-pullquote="La peinture de Griffa respecte un rythme, dont les signes et couleurs sont autant de variations">La peinture de Griffa respecte un rythme, dont les signes et couleurs sont autant de variations</span><em> »</em>. Synesthésique, cette déambulation joue également avec l’espace et les rapports d’échelles, certaines créations ne mesurent que quelques centimètres tandis que d’autres occupent plusieurs mètres. Ne cherchons toutefois pas à les intellectualiser à l’excès, car elles procurent avant tout <em>« une délectation visuelle »</em> au visiteur. Laissons-nous donc happer par ces Merveilles de l’inconnu.</p>
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		<title>William Kentridge raconté par&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 02:31:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>
		<category><![CDATA[LAM Villeneuve-D'Ascq]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Delot]]></category>
		<category><![CDATA[William Kentridge]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous fascine tant chez William Kentridge ?</strong> C&#8217;est un artiste total, maniant avec virtuosité et jubilation tous les médiums de son temps. A commencer par le dessin au fusain, au centre de toutes ses créations, mais aussi le film d&#8217;animation, la sculpture, la mise en scène, la gravure&#8230; Son travail est à la fois nourri de références, généreux, excentrique, poétique&#8230; Pour moi, c&#8217;est le Picasso de la fin du XX<sup>e</sup> siècle.</p>
<p><strong>C&#8217;est aussi un artiste engagé, dont l&#8217;œuvre est profondément liée à l&#8217;histoire de son pays, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, William Kentridge n&#8217;est pas né dans un pays neutre, il a grandi en Afrique du Sud au moment de l&#8217;Apartheid et dans une famille très engagée. Son père, Sydney Kentridge, est un grand avocat et a notamment défendu Nelson Mandela. Ça ne laisse pas indifférent. William, à sa façon, contribue lui aussi à exhumer ces injustices et ces récits souvent étouffés par les livres d&#8217;histoire. Il s&#8217;intéresse aux zones d&#8217;ombre pour révéler la lumière.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/qBzUpB5g1z0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Il a notamment créé cette pièce, <em>The Head &amp; The Load,</em> dont on découvre au LaM la maquette et qui rend hommage à ces millions de porteurs africains utilisés par les armées britanniques, françaises et allemandes&#8230;</strong> Oui, et nombre d&#8217;entre eux sont morts pour un combat qui n&#8217;était pas le leur. L&#8217;Afrique du Sud et l&#8217;Europe sont situées sur le même fuseau horaire, le Méridien de Greenwich, et ces deux histoires sont synchronisées. Pour comprendre l&#8217;Afrique on a besoin de comprendre l&#8217;Europe, et vice-versa. William Kentridge nous le démontre à travers cette fameuse pièce qui a été donnée à l&#8217;occasion du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, à la Tate Modern de Londres, puis à New York ou Johannesburg. On espère la voir un jour en France, ce serait nécessaire&#8230;</p>
<p><strong>Comment avez-vous conçu le parcours de cette exposition ?</strong> C&#8217;est une invitation au sein de son studio, qui est un peu comme son cerveau. C&#8217;est le lieu de tous les possibles, il y fait les 100 pas, traquant les images lui venant en tête avant de les dessiner. A travers cette exposition, nous pouvons ainsi regarder le monde avec un autre prisme, peut-être en fermant les yeux sur nos préjugés.</p>
<div id="attachment_112148" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/03/william-kentridge-212.jpg"><img class="size-full wp-image-112148" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/03/william-kentridge-212.jpg" alt="Portrait de William Kentridge par Stella Oliver" width="800" height="534" /></a><p class="wp-caption-text">Portrait de William Kentridge par Stella Oliver</p></div>
<p><strong>Sur quelles œuvres voudriez-vous attirer l&#8217;attention ?</strong> Nous présentons des pièces maîtresses de son travail comme <em>7 Fragments for George Méliès</em>, magnifique œuvre immersive et poétique réalisée en 2003 et rendant hommage à la culture française et à ce &#8220;cinéma du pauvre&#8221;. Je citerai aussi <em>The Refusal of Time,</em> présentée à la fin du parcours. C&#8217;est une synthèse de la mécanique Kentridge, une œuvre d&#8217;art totale, mêlant danse, chant, processions, collages, mais aussi Afrique et Europe&#8230; C&#8217;est un véritable &#8220;volcan&#8221; de créativité, ne laissant personne indifférent.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=112119" target="_blank">A LIRE AUSSI : LA VISITE DE L&#8217;EXPOSITION</a></strong></p>
<div id="attachment_112141" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/03/william-kentridge-25.jpg"><img class="size-medium wp-image-112141" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/03/william-kentridge-25-300x200.jpg" alt="Vue d'exposition" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Vue d&#8217;exposition</p></div>
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		<title>L&#8217;Autre de l&#8217;art</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2014/12/01/lautre-de-lart-3/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Dec 2014 00:06:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[André Breton]]></category>
		<category><![CDATA[art brut]]></category>
		<category><![CDATA[Art primitif]]></category>
		<category><![CDATA[Augustin Lesage]]></category>
		<category><![CDATA[Gutaï]]></category>
		<category><![CDATA[L'Autre de l'art]]></category>
		<category><![CDATA[LAM Villeneuve-D'Ascq]]></category>
		<category><![CDATA[Savine Faupin]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Qui est cet « autre » de l’art que vous présentez ici ? L’autre est celui que l’on regarde comme un étranger....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qui est cet « autre » de l’art que vous présentez ici ?</strong> L’autre est celui que l’on regarde comme un étranger. Et celui-ci reflète une part de nous-mêmes, comme un alter ego : l’autre c’est un peu moi. Ce parcours propose de découvrir différents personnages, les œuvres d’artistes connus ou anonymes, dans des contextes où l’on ne soupçonne pas que l’art puisse exister.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ces hommes et femmes font-ils de l’art sans le savoir ?</strong> On peut se poser la question. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Pourquoi à un moment donné quelqu’un s’empare d’un crayon et trace quelque chose ?">Pourquoi à un moment donné quelqu’un s’empare d’un crayon et trace quelque chose ?</span> Augustin Lesage par exemple : il est mineur, et un jour en 1912 il entend des voix lui dire qu’il va devenir peintre. S’il était à côté de nous, il nous dirait sûrement que c’était une obligation, il a simplement répondu aux ordres. Les productions d’anonymes cherchent sans doute à nous transmettre quelque chose de leur vie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Peut-on aussi parler d’art brut ? Sinon, quelle différence ?</strong> Il y a une part d’involontaire dans l’art brut mais chez certains artistes les choses se structurent et s’organisent au fur et à mesure. Prenons Adolf Wölfli. Il dessine et écrit des milliers de pages entre 1899 et 1930. à l’hôpital il fait preuve d’organisation : il assemble ses dessins sous forme de livres, il les range dans des armoires peintes. Manifestement, il cherche à composer une œuvre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Comment avez-vous conçu le parcours ?  </b>Chaque partie de l’exposition – il y en a 5 &#8211; est comme une piste ouverte, une proposition. Dès le début on souhaitait parler du regard médical qui peu à peu chemine vers un regard artistique. L’ensemble <i>Anonymes</i> provient de collections asilaires d’Écosse ou de la ville d’Albi. On tenait aussi à accorder une place à la question des origines de l’art, explorée dans la dernière salle, avec des formes d’expressions très anciennes, comme les tracés dans les grottes paléolithiques. On chemine ensuite entre les tracés dans la rue, un dialogue entre des œuvres d’enfants et d’artistes contemporains. L’exposition se constitue comme un cycle, une boucle.</p>
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<p><strong>Quel est le point commun entre un graffiti et l’art Gutaï ?</strong> Ces œuvres ont quelque chose à se dire. C’est tout l’intérêt d’un projet d’exposition : instaurer un dialogue à partir d’une matière qui semble très hétérogène. Cela permet d’exposer un dessin de Picasso à côté d’un dessin d’enfant, par exemple.</p>
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<p><strong>L’exposition s’articule-t-elle autour d’époques marquantes ?</strong> Oui, d’une part le début du XXe siècle : les artistes fauves peignent d’une façon inédite, s’intéressent à des formes d’art primitif. Quelque chose change alors dans le regard des médecins sur les productions de leurs patients. La Seconde Guerre mondiale entraîne aussi un bouleversement. Des artistes commencent à travailler des matériaux pauvres, au Japon les artistes du mouvement Gutaï font feu de tout bois et se jettent sur les toiles.   <strong> </strong></p>
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<p><strong>Qui s’intéresse en premier à ces formes d’art autres ?</strong> Les médecins, Benjamin Pailhas à Albi ou encore Auguste Marie qui a ouvert un musée à l’hôpital de Villejuif en 1905. Puis les artistes eux-mêmes. André Breton, étudiant en psychiatrie pendant la Première Guerre mondiale, s’est intéressé aux écrits des soldats revenus du front complètement perturbés. Les surréalistes vont jouer un rôle important. Ils ne séparent pas cette production « autre » du reste de l’art. Cette pratique les intéresse car elle traduit la façon dont l’inconscient s’exprime.</p>
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<p><strong>Votre accrochage revient-il sur les sources de la création ?</strong> Oui, ce thème court à travers l’exposition. Notamment avec Picasso qui observe les dessins d’enfants à la recherche d’un geste spontané. Cette exposition oblige aussi à accepter qu’il y a des choses qu’on ne saura jamais. L’important est de regarder ces œuvres, sans forcément connaître leur auteur et leur contexte. <span class="has-pullquote" data-pullquote="C’est une invitation à regarder tout autour de soi avec un œil neuf.">C’est une invitation à regarder tout autour de soi avec un œil neuf.</span></p>
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<p style="text-align: center;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;"><strong>Œuvres commentées</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/12/lautre-de-lart-3.jpg"><img class="size-medium wp-image-29663 aligncenter" alt="CollectionPailhas-400x600" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/12/lautre-de-lart-3-200x300.jpg" width="200" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;">    <b>Assemblage anonyme, 1900-1910 env., coll. Benjamin Pailhas, Fondation Bon Sauveur d’Alby © DR</b></p>
<p>     &#8220;C’est un petit objet sans doute fait par Jean Loubressanes, un patient du docteur Benjamin Pailhas. On sait très peu de choses sur lui si ce n’est qu’il avait l’habitude de tailler de petits objets, des cailloux, des bouts de murs à l&#8217;hôpital. Cet objet est surprenant, on ne voit pas tout de suite le petit personnage taillé au centre. Il est entouré de beaucoup de ficelle, de raphia, de feuilles de maïs, et une petite baguette de bois assemble le tout. Apparemment il portait ces objets sur lui, comme une broche. Souvent les patients modifiaient leur tenue et créaient des objets pour se protéger. C’est entre l’objet rituel , l’objet du quotidien et l’objet plastique que l’on voit comme une œuvre d’art mais qui sans doute n’a pas été créé comme ça.&#8221;</p>
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<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/12/lautre-de-lart-31.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-29703" alt="01-Maurer_Hodinos_999-30-1-R_PBernardEmile Josome Hodinos, Bonneterie pour dames, avant 1897 © Photo  P. Bernard" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/12/lautre-de-lart-31-231x300.jpg" width="231" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Émile Josome Hodinos, Bonneterie pour dames, avant 1897 © Photo  P. Bernard</strong></p>
<p>&#8220;Hodinos, de son vrai nom Joseph Ménétrier est interné à Ville- Evrard juste après la Commune (1871). L’événement bouleverse sa vie. Il était graveur de médaille et à partir de ce moment il ne touche plus jamais à ses instruments. A la place il se met à dessiner à la mine de plomb, des milliers de médailles sur des morceaux de papier récupérés. Et il change de nom, se forge un pseudonyme, devient Émile Josome Hodinos, qui voudrait dire «  fils de personne ». Il raconte une histoire à travers ses médailles qui sont réunies sous forme d’albums.&#8221;</p>
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<p style="text-align: center;"><b>Marguerite</b> <b>Duras, <em>Les mains négatives</em>, 1978, film 35mm transféré sur VHS, 18 min.<br />
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<p><iframe src="//player.vimeo.com/video/7475873" height="275" width="500" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p>&#8221; <em>Les mains négatives</em>, c&#8217;est une sorte de résumé de toute l’exposition. Duras a vu des mains tracées sur les parois d’une grotte et ça l’a tellement interpellé qu’elle a écrit un texte, qu’elle a ensuite associé à ces images prises dans les rues de Paris, la nuit et au petit matin. On voit peu à peu des formes surgir, des personnages apparaître… C’est vraiment une interrogation sur la naissance de l’art, à quel moment on décide que ça en est ou non.&#8221;</p>
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