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	<title>LM magazine &#187; Hangar</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Family Stories</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 23:41:23 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On croit connaître le principe de l&#8217;album de famille. On a tort. Au <a href="https://www.hangar.art/" target="_blank">Hangar</a>, sept photographes contemporains s&#8217;emparent de leurs proches non pour les immortaliser, mais pour fouiller ce que la mémoire dissimule, réinvente ou efface. Deuil, maternité, migration, réconciliation : chaque série, souvent mise en scène, transforme l&#8217;intime en quelque chose d&#8217;étrangement universel. La photo y devient outil thérapeutique, acte de réparation ou rituel d&#8217;adieu.</p>
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		<title>PhotoBrussels Festival</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 06:15:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Une fausse image trahit-elle pour autant la vérité ? C’est une question vertigineuse, et ô combien actuelle, que soulève le Hangar à travers Aİmagine. Derrière ce néologisme se cache une exposition qui met les pieds dans le plat : celui de la photographie façonnée par l’intelligence artificielle. <em>« On début, on n’osait pas y aller, c’est très provocateur de s’intéresser à l’IA quand on défend la photographie. Pourtant on ne peut l’ignorer, c’est comme l’arrivée du numérique, on doit vivre avec, alors autant y réfléchir »</em>, explique Delphine Dumont, directrice du centre d’art et fondatrice du PhotoBrussels Festival.</p>
<p>Parmi les 17 projets présentés lors de cet accrochage, il y a par exemple celui de Claudia Jaguaribe, qui s&#8217;appuie sur ces nouvelles technologies pour donner un visage aux femmes brésiliennes qui ont écrit l&#8217;histoire de leur le pays, sans jamais avoir été représentées&#8230; Citons aussi Michael Christopher Brown. Ce photojournaliste a franchi le Rubicon en 2023 avec <em>90 Miles</em>, reportage généré par l’IA et illustrant la migration cubaine vers la Floride, dans les années 1960. Cette période n’ayant pas été documentée, l’Américain l’a &#8220;reconstituée&#8221; en s’appuyant sur le témoignage des principaux intéressés. Alors, certes, la photo a plus ici valeur d’illustration que de preuve, mais l’information est-elle pour autant erronée ? Cette réflexion prend d’autant plus de relief au regard de l’hommage consacré par le centre Géopolis aux photojournalistes gazaouis, soit les seuls à témoigner, au péril de leur vie, des atrocités commises par l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Sans eux, point d’images et toujours plus d’angles morts&#8230;</p>
<div id="attachment_167982" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/photobrussels-festival-42.jpeg"><img class="size-full wp-image-167982" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/02/photobrussels-festival-42.jpeg" alt="Ragnar Kjartansson, Me and my mother 2015" width="640" height="417" /></a><p class="wp-caption-text">Ragnar Kjartansson, Me and my mother 2015</p></div>
<p><strong>Profondeur de champ </strong></p>
<p>Au fil de 46 rendez-vous disséminés dans toute la capitale belge, la photographie se dévoile ainsi sous ses formes les plus diverses (documentaires, artistiques) pour aborder une multitude de sujets : l’architecture via l’objectif de Lucien Hervé (grand complice de Le Corbusier), l’identité et la masculinité (les corps &#8220;multiples&#8221; de Rami Hara et Ugo Woatzi), notre rapport à la nature (le &#8220;post-tourisme&#8221; de la Polonaise Ada Zielinska, sur les lieux frappés par des catastrophes climatiques)&#8230; Surtout, à l’heure où notre société croule sous les images, ce festival nous rappelle l’importance du point de vue, du regard. De l’émotion aussi, à l’instar d’<em>À partir d’elle</em>. Présentée à la Fondation A, cette exposition collective est consacrée au rapport que des artistes entretiennent avec leur mère (de LaToya Ruby Frazier à Sophie Calle) faisant plus que jamais rimer intime et universel.</p>
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		<title>Stephan Vanfleteren</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Sep 2024 05:30:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[atelier]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir parcouru le globe, capturant tantôt la mélancolie d’un visage anonyme ou l’expressivité d’un paysage désolé, Stephan Vanfleteren a ressenti le besoin de se poser. Le natif de Courtrai a choisi de se consacrer à son art dans le huis clos de son studio, à Furnes où il vit désormais, et de laisser un peu de côté cette monochromie qui fit pourtant son succès. Un travail en toute intimité, éclairé par une lumière du jour fuyante et douce, typique de ce ciel plombé de la côte belge mais qui est, dit-il, <em>« à l’origine de tout. Depuis plus de 12 ans, je vois ce phénomène envahir mon atelier. C’est un émerveillement dont je ne me lasse pas</em> ». En résulte une série de photographies en couleur, souvent prises devant des fonds gris, révélant une infinité de détails et de contrastes. Réunies dans l’ouvrage <em>Atelier</em>, elles sont aujourd’hui exposées, pour la première fois, au Hangar de Bruxelles.</p>
<p><strong>Éclat naturel</strong></p>
<p>Il y a là des portraits, bien sûr, à commencer par le sien, marqué par ce regard ténébreux et ces vibrations. Plus loin, on admire un visage de jeune fille empli de spleen ou celui d’un vieux pêcheur buriné par le travail et le passage du temps. Au fil de ces clichés, on trouve aussi des objets, comme cette bouteille renvoyée par la mer et semblant enfermer un morceau de soleil. Il y a également des mains (dont celle de Nick Cave) et des nus, à l’image de cette femme posant à genoux, la tête renversée en avant dans une position insolite et dont la rondeur évoque les toiles de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/11/01/fernando-botero-2/" target="_blank">Botero</a>. Citons enfin ses natures mortes, montrant en particulier des cadavres d’animaux ramassés près de chez lui, comme ce cygne inerte trouvé au bord d’une rivière et ici posé sur une table. Capturée dans une atmosphère en clair-obscur, la scène évoque là encore de grands noms de la peinture, tel Rembrandt ou Géricault, entre autres dompteurs de lumière&#8230;</p>
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		<title>Close Enough</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Sep 2023 02:27:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On retient traditionnellement de <a href="https://www.magnumphotos.com/" target="_blank">Magnum</a>, fondée au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les reportages au plus près de la guerre de Robert Capa, et les <em>« instants décisifs »</em> captés dans la rue par Henri Cartier-Bresson. Mais la célèbre agence photo a vu passer en 76 ans plusieurs centaines de photographes qui ont braqué leur objectif sur le monde. En voilà ici réunis douze. Et plus précisément des femmes qui, en miroir de leurs travaux accrochés au Hangar, nous ouvrent les coulisses des images. «<em> L&#8217;exposition est généreuse : elle ne mystifie pas les processus des photographes et s&#8217;adresse directement aux praticiens »</em>, décrivait l’an dernier Charlotte Cotton, commissaire de cet accrochage d’abord présenté au Centre international de la photographie de New York. Si le terme &#8220;assez proche&#8221; désigne la distance physique entre l’appareil photo et l’événement immortalisé, il souligne aussi la confiance naissante entre le reporter et les protagonistes des clichés. Cette relation est palpable dans les oeuvres présentées à Bruxelles.</p>
<p><strong>Chambre à part</strong></p>
<p>Scènes d’émeutes urbaines ou baiser lesbien en gros plan, la jeune Libanaise Myriam Boulos documente toutes les facettes de la révolution qui a embrasé son pays à l’automne 2019, et les traumas nés après l’explosion sur le port de Beyrouth, en août 2020. Cristina de Middel développe quant à elle une idée singulière. Pour<em> Gentlemen’s Club</em>, l’Espagnole a recruté des hommes sollicitant régulièrement des travailleurs du sexe, de Bangkok à Rio. L’artiste a choisi de les payer pour une heure, le temps d’un shooting, retournant ainsi les positions du client et des prostitués. À 75 ans, l’Américaine Susan Meiselas revient de son côté sur <em>A Room of Their Own</em> (&#8220;une chambre à eux&#8221;), série prise dans un refuge pour femmes et enfants victimes d’abus, au Royaume-Uni. Une telle intimité aurait-elle pu éclore entre les familles et la reporter, si cette dernière avait été un homme ? Close Enough laissera le public décider – et prendre du recul.</p>
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		<title>Charlotte Abramow</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2022/10/01/charlotte-abramow-2/</link>
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		<pubDate>Sat, 01 Oct 2022 03:06:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>A quoi ressemblent vos débuts ? J&#8217;ai pris mes toutes premières photos avec un appareil jetable, à sept ans. Rétrospectivement, c&#8217;est drôle...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A quoi ressemblent vos débuts ?</strong> J&#8217;ai pris mes toutes premières photos avec un appareil jetable, à sept ans. Rétrospectivement, c&#8217;est drôle d&#8217;observer comment on cadre à cet âge-là, loin des normes. Et puis surtout, ça offre des souvenirs à hauteur d&#8217;enfant. Donc tout a commencé de cette façon, par le jeu. Ensuite ce fut plus par ennui, à l&#8217;âge de 13 ans et un été durant lequel je photographiais les chats et les fleurs dans mon jardin&#8230; et depuis la photographie ne m&#8217;a plus jamais lâchée, jusqu&#8217;à devenir une obsession.</p>
<p><strong>Vous avez aussi été repérée par un certain Paolo Roversi&#8230;</strong> Oui, j&#8217;avais alors 16 ans. Il organisait des stages aux Rencontres d&#8217;Arles. On pouvait passer la journée avec lui. Le matin, on lui posait des question et l&#8217;après-midi il regardait les portfolios de chacun des stagiaires. Ce fut une belle rencontre. C&#8217;est surtout sa gentillesse qu&#8217;a donné confiance en moi et des ailes dans le dos pour continuer dans cette voie. J&#8217;ai alors effectué quelques travaux en Belgique puis, à 19 ans, je suis partie à Paris pour étudier aux Gobelins, l&#8217;école de l&#8217;image.</p>
<div id="attachment_139232" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow10.jpg"><img class="size-full wp-image-139232" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow10.jpg" alt="Vue d'exposition (c) Camille Baton" width="800" height="1067" /></a><p class="wp-caption-text">Vue d&#8217;exposition (c) Camille Baton</p></div>
<p><strong>Il y a une autre rencontre importante dans votre parcours : celle d&#8217;Angèle. Comment s&#8217;est-elle déroulée ?</strong> Je la connaissais de loin, à Bruxelles, mais ne l&#8217;avais jamais rencontrée. Je savais qu&#8217;elle était jolie mais pas qu&#8217;elle chantait. J&#8217;ai commencé à la suivre sur son Instagram en 2016. On l&#8217;a voyait interpréter ses morceaux en râpant du fromage ! Elle avait donc une belle voix, mais aussi de l&#8217;humour. Et puis assez rapidement sa manageuse m&#8217;a contactée afin que je fasse des photos. Angèle allait donner ses tout premiers concerts dans des bars bruxellois mais n&#8217;avait aucun visuel. J&#8217;ai accepté : cette fille semblait d&#8217;avoir du potentiel, et puis on avait pas mal de points communs, notamment ce côté absurde, surréaliste&#8230; belge quoi. C&#8217;est à ce moment-là que j&#8217;ai réalisé ce cliché d&#8217;elle avec des spaghettis sur la tête. Ensuite on a poursuivi notre collaboration avec des clips, toutes les images pour l&#8217;album <em>Brol</em>, de façon un peu &#8220;brol&#8221;* justement&#8230; Mais c&#8217;était très chouette, parce qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de label, de directeur artistique entre nous. Elle m&#8217;a laissée beaucoup de liberté, me permettant de m&#8217;exprimer. Au regard de nos points communs, tout relevait de l&#8217;évidence.</p>
<p><strong> Parmi ces points communs, il y a le féminisme aussi&#8230;</strong> C&#8217;est vrai, et c&#8217;est grâce à Ophélie Secq, ma maquilleuse, qui a aussi co-écrit avec moi le clip de <em>Balance ton quoi</em>. Elle m&#8217;a inculquée les valeurs du féminisme, puis on les a transmises ensemble à Angèle, qui était plus jeune. C&#8217;était une sorte de passation entre filles.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/Hi7Rx3En7-k" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Comment définiriez-vous votre travail ?</strong> C&#8217;est un équilibre entre l&#8217;instinct et la réflexion. Il est assez construit, mis en scène, graphique, avec toujours une petite pointe de surréalisme ou d&#8217;absurde et toujours très coloré. Généralement, je montre surtout des corps humains.</p>
<p><strong>Et notamment féminins. Pourquoi cela ?</strong> Je pense que cette réflexion est née lorsque j&#8217;étais jeune fille. Arrivée à l&#8217;adolescence, les regards et les jugements changent. Le corps féminin a toujours été très exploité, montré, mis en scène. Je voulais donc interroger ce regard mais aussi les bouleversements intervenants à différentes étapes de la vie des femmes&#8230; A travers mon travail, j&#8217;essaie aussi de véhiculer des messages à tous les genres, pour faire en sorte que nous sortions de ce rapport conflictuel avec notre corps, bousculé par tellement d&#8217;injonctions de société, et même capitalistes&#8230;</p>
<div id="attachment_139225" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow4.jpg"><img class="size-full wp-image-139225" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow4.jpg" alt="Charlotte Abramow - 40Mins of Anaïs V, 2021, Paris © Charlotte Abramow" width="800" height="1199" /></a><p class="wp-caption-text">Charlotte Abramow &#8211; 40Mins of Anaïs V, 2021, Paris © Charlotte Abramow</p></div>
<p><strong>Il y a donc le féminisme, mais aussi le surréalisme, qui vous vient de Magritte..</strong>. Et de la Belgique en général ! Mais oui, Magritte m&#8217;inspire beaucoup. En une image il parvient à dire tellement de choses à la fois, télescopant des éléments qui n’étaient pas censés se rencontrer, créer de l&#8217;inattendu, jouer avec le sens des choses&#8230; c&#8217;est une grande influence. Le ciel n&#8217;appartient pas à Magritte, mais il l&#8217;a quand même figé comme personne. Je lui dois d&#8217;ailleurs une petite obsession pour les nuages. Ils sont assez rassurants, apparaissent, disparaissent et sont différents tous les jours.</p>
<p><strong>Parmi toutes ces images exposées au Hangar, y en a-t-il une qui recouvre une histoire particulière ?</strong> J&#8217;aime beaucoup celle de Claudette, toute nue. A l&#8217;époque, elle était âgée de 74 ans, on était en 2014, et moi j&#8217;avais 20 ans. J&#8217;adore ce que cette photographie représente, et même symbolise : on a absolument pas l&#8217;habitude de voir une vieille dame nue, et encore moins toute contente et fière de l&#8217;être, presqu&#8217;hilare sur le devant de la scène. Sa joie de vivre nous montre que la beauté est intemporelle. C&#8217;est une ode à l&#8217;acception de soi, à la liberté.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> J&#8217;ai bossé une bonne partie de l&#8217;été sur cette exposition. Sinon, j&#8217;ai un peu mis la pédale douce ces derrière mois, pour me régénérer. Après la crise du Covid, je me suis posée beaucoup de questions sur la légitimité et le sens de mon travail. Est-ce si essentiel si je mène tel ou tel projet ? Est-ce qu&#8217;il n&#8217;y a pas plus urgent ? Mais la photographie reste ma passion&#8230;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/nRaVCve2RjE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><em>* belgicisme signifiant &#8220;désordre&#8221;</em></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=139198" target="_blank">A LIRE ICI / CECI N&#8217;EST PAS UN CLICHE</a></strong></p>
<div id="attachment_139214" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow.jpg"><img class="size-medium wp-image-139214" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/charlotte-abramow-300x200.jpg" alt="Rouge sur blanc, 2018, Paris © Charlotte Abramow" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Rouge sur blanc, 2018, Paris<br />© Charlotte Abramow</p></div>
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		<title>Martin Parr</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Nov 2021 04:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Petit rappel biographique : Martin Parr est né en 1952 dans le Surrey, a rejoint en 1994 la célèbre agence Magnum, a commis un autoportrait dans chaque pays où il a voyagé… Et c’est à peu près tout ce qu’il faut savoir pour apprécier les 400 images réunies au Hangar. Hors de tout courant artistique, le photoreporter braque depuis 40 ans son objectif sur ses contemporains avec une esthétique revendiquée de la photo amateur, et un goût pour les gros plans peu flatteurs. Parr a aussi ses marottes : le tourisme de masse, les loisirs des classes populaires ou les petites manies de ses compatriotes. Ainsi, dès 1982, il étudie l’obsession britannique pour la météorologie dans <em>Bad Weather</em>, une ribambelle de tirages en noir et blanc montrant averses, bruine, tempête de neige. <em>« J’aimais cette idée de ne photographier que par mauvais temps, comme une manière de subvertir les règles traditionnelles »</em>, dira-t-il.</p>
<p><strong>Le choc des cultures </strong></p>
<p>Parmi les 15 séries exposées, plusieurs ont acquis une notoriété planétaire. <em>The Last Resort</em> (1985) sur la petite station balnéaire en déclin de New Brighton, <em>Common Sense</em> (1999), miroir cruel de la société de consommation, <em>Knokke-Le-Zoute</em> (2000-2001), qui moque cette ville de la côte belge devenue un temple du snobisme. Parrathon est l’occasion d’en découvrir d’autres moins célèbres, comme <em>Mexico</em> (2006), sur la confrontation entre la culture mexicaine vernaculaire et celle des marques et icônes américaines – accompagnée de sauce piquante, évidemment.</p>
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