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	<title>LM magazine &#187; festival de Cannes</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>L’Invasion</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 22:42:31 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Loznitsa, cinéaste patriote ? Dans la conjoncture qui est celle de l’Ukraine (indépendante depuis 1991, attaquée par la Russie depuis plus d’une décennie), raconter la &#8220;naissance d’une nation&#8221; relève peut-être d’une nécessité vitale. Traversé par une colère froide et une tristesse infinie devant tant de vies gâchées, <em>L’Invasion</em> ne craint pas de verser dans l’allégorie. Couvert du drapeau ukrainien, un soldat et une jeune femme s’étreignent longuement au milieu d’une artère piétonne de Kyiv. Tandis qu’à l’horizon éclatent les bombes, une vieille dame empile patiemment les briques de sa maison détruite, figure exemplaire de la résistance populaire. Si juste soit la cause, le documentaire pourrait alors verser dans la propagande. Mais Loznitsa sait aussi prendre ses distances. Ainsi du ravitaillement, qui prend à l’occasion des allures de partie de campagne, avec ses vélos filant vers l’horizon et ses baigneurs au pied d’un pont détruit. La politique du cinéaste se loge dans de tels écarts entre les choses et les symboles, les corps et la cause qui les requiert. Il est permis de voir là les raisons même de la lutte – des ouvertures démocratiques.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/_pxdHtYACLo?si=BIKa0lEc_AOoMzex" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Déserts</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Sep 2023 03:10:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Déserts]]></category>
		<category><![CDATA[Faouzi Bensaïdi]]></category>
		<category><![CDATA[festival de Cannes]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Doucement soulevée par le vent, la carte ondule. Soudain emportée, elle flotte et roule dans un paysage de pierres. Littéralement déroutés, Mehdi et Hamid n&#8217;en essaient pas moins d’accomplir leur besogne. Employés d&#8217;une importante société de recouvrement installée à Casablanca, ils sillonnent les régions montagneuses du Maroc dans le but de soutirer quelques traites. Donnant au film son air de road movie, la démarche offre surtout l&#8217;occasion de dresser un état des lieux du pays. Contracté en raison d&#8217;un mariage, d&#8217;une facture de médecin ou d&#8217;un passage de l&#8217;autre côté de la Méditerranée, chaque crédit est l&#8217;indice d&#8217;un espoir autant que d&#8217;une défaillance sociale. Pour peindre ce tableau, <em>Déserts</em> ne refuse pas la satire. Son registre est toutefois un burlesque lent, porté par un remarquable duo d&#8217;acteurs. OEil sombre et mèches tombantes, Abdelhadi Talbi donne corps à une nervosité impuissante, tandis que Fehd Benchemsi se distingue par sa placidité et ses bonnes manières. La mise en scène de Faouzi Bensaïdi hérite de Jacques Tati, jouant des ruses de l&#8217;espace pour créer des gags savoureux, parfois teintés de mélancolie. Célébrant les noces de la poussière et du soleil, l’oeuvre fait du désert une étendue sublime hors de l&#8217;emprise du pouvoir.</p>
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		<title>L&#8217;Innocent</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Sep 2022 23:15:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[l'innoncent]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Garrel]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Abel découvre que sa mère, la fantasque Sylvie, animatrice d’ateliers de théâtre en prison, s&#8217;est une nouvelle fois éprise d&#8217;un détenu. Pire : cette fois, elle va se remarier. Inquiet, notre héros enquête sur cet homme mystérieux, bien aidé par sa meilleure amie. Il le soupçonne de vouloir renouer avec sa vie de truand… Réalisateur de trois longs-métrages inégaux (<em>Les Deux amis, L’Homme fidèle, La Croisade</em>), Louis Garrel passe à la vitesse supérieure avec L’Innocent. Ce film procure d’abord le plaisir de revoir la grande Anouk Grinberg, trop longtemps absente des écrans de cinéma. Quelques semaines après le remarquable <em>La Nuit du 12</em> de Dominik Moll, on la retrouve dans le rôle d’une femme de 60 ans, amoureuse comme une adolescente. Autour d’elle circule une galerie de personnages hauts en couleur.</p>
<p><strong>À l&#8217;italienne</strong><br />
Jamais là où on l’attend, remarquablement interprété (Roschdy Zem, dans le rôle du beau-père taulard, est épatant), <em>L’Innocent</em> passe ainsi d’un genre à un autre (romcom, polar, mélodrame social) avec une décontraction insolente. Les dialogues sont finement ciselés et le récit offre des moments de pur délire, rappelant les grandes heures de la comédie italienne (les scènes de filatures entreprises par Abel sont hilarantes). Il aura donc fallu quatre films pour que Louis Garrel devienne un brillant cinéaste, et l&#8217;attente en valait vraiment la peine</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/fPIEpTc64Vw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Portrait de la jeune fille en feu</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 03:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Adèle Haenel]]></category>
		<category><![CDATA[Céline Sciamma]]></category>
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		<category><![CDATA[Noémie Merlant]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait de la jeune fille en feu]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>1770. Marianne est une peintre chevronnée. Spécialiste du portrait, elle n’a jamais rencontré de difficulté… jusqu’à sa rencontre avec la sauvage Héloïse....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>1770. Marianne est une peintre chevronnée. Spécialiste du portrait, elle n’a jamais rencontré de difficulté… jusqu’à sa rencontre avec la sauvage Héloïse. Fraîchement sortie du couvent, celle-ci est promise à un brillant mariage avec un noble italien. Ledit tableau scellera leur union. Mais la jeune femme refuse de se soumettre au jeu de la pose. Marianne doit donc se faire passer pour une dame de compagnie pour l’observer, avant de la peindre en secret, comptant sur sa seule mémoire. Pire : elle tombe sous son charme. La voilà piégée car, sitôt son œuvre achevée, Héloïse sera offerte à un autre… Céline Sciamma renoue ici avec un thème fétiche : les amours saphiques et secrètes. Les similitudes avec son premier film, <em>Naissance des pieuvres</em>, narrant l’amitié ambiguë entre deux ados, sont en effet nombreuses. Adèle Haenel y campait alors l’objet de tous les désirs. Mais cette fois les rapports de force avec sa nouvelle partenaire, Noémie Merlant, sont bien plus équilibrés. La tension est palpable. Cette passion est digne d&#8217;un supplice tant elle arrive lentement à son acmé. Les plans en clair-obscur renvoient quant à eux aux grands tableaux du XVIIIe siècle. Dans une sublime mise en abyme.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/TCYfE4HuXuA" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>120 battements par minute</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Jul 2017 22:03:16 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Nahuel Pérez Biscayart]]></category>
		<category><![CDATA[Robin Campillo]]></category>
		<category><![CDATA[SIDA]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a 25 ans, en France. Le sida ronge les corps et provoque la mort à court ou moyen terme. Les homos sont alors méprisés par les pouvoirs publics et les séropositifs victimes d’une abjecte chasse aux sorcières. Face à cette infamie, les activistes d’Act Up-Paris, association de lutte contre le VIH, montent au front de manière peu orthodoxe. Témoin, cette capote géante recouvrant l’obélisque, place de la Concorde (1993). Ou ces militants aux allures de pom-pom girls qui scandent des slogans touchés par la grâce : « <em>des hémophiles pour qu’on s’enfile</em> » ou «<em> des molécules pour qu’on s’encule</em> ».</p>
<p><strong>Plus fort que la mort</strong></p>
<p>Parmi eux il y a Nathan, le néophyte. Et Sean, un vétéran des manifs. L’un est séronégatif, l’autre déjà à l’agonie. Pourtant, quand leurs corps se frôlent puis se pénètrent, c’est toute l’histoire des scènes de sexe au cinéma qui vacille. Rien à voir avec une amourette, le film traduit une vraie rage de vivre. On assiste à une course contre la montre dès lors que les personnages apprennent leur séropositivité : il faut redoubler la pression sur les laboratoires pharmaceutiques. Adèle Haenel, galvanisée par des nouveaux talents (Nahuel Pérez Biscayart, Arnaud Valois et Antoine Reinartz) guide un collectif qui ne manque pas d’humour. Face à cette jeunesse désemparée qui retrouva l’espoir dans la chaleur du groupe, le coeur du public devrait battre plus de 120 fois par minute.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/217394757" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/217394757">120 BATTEMENTS PAR MINUTE</a> from <a href="https://vimeo.com/lucasmasson">Lucas Masson</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
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		<title>Mommy</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Oct 2014 07:20:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Dorval]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine Olivier Pilon]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[festival de Cannes]]></category>
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		<category><![CDATA[Suzanne Clément]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier Dolan]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Après <i>J’ai tué ma mère</i> (2009) et dernièrement <i>Tom à la ferme </i>(2014) voici la nouvelle exploration de la relation mère-fils par le jeune réalisateur québécois. Diane « Die » Després, une mère haute en couleurs, gouailleuse et battante, doit s’occuper de son fils Steve, ado turbulent qui déborde de tout : d’amour, de joie et souvent de violence, lorsqu&#8217;il est renvoyé de l&#8217;institution qui le prenait en charge. Entre eux c&#8217;est un amour en forme de montagnes russes, dévorant et impossible. Un trio détonnant émerge lorsque le couple mère-fils rencontre la voisine Kyla (Suzanne Clément), prof timide en congé sabbatique qui trouve une énergie neuve au contact de ces deux piles électriques. Les trois acteurs sont totalement investis et sublimés dans leur folie, leurs doutes ou l’amour qu’ils se portent. Ils constituent la force de <i>Mommy</i>. Dolan affirme son sens du récit, livre le portrait d&#8217;une famille recomposée en passant d&#8217;un registre véritablement drôle à des notes plus sombres. De vrais beaux moments parcourent ces 2h14, quelque peu alourdies toutefois par certaines manies de mise en scène. A l’instar de la sortie qu’il offre au personnage de Steve, Xavier Dolan souligne parfois à gros traits l&#8217;émotion qu&#8217;il cherche à provoquer. <i>Mommy</i> gagnerait en puissance en se faisant plus subtil. Mais reste un film bien vivant, qui emporte déjà tout sur son passage.</p>
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		<title>Party Girl</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Sep 2014 13:20:43 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Angélique Litzenburger]]></category>
		<category><![CDATA[caméra d'or]]></category>
		<category><![CDATA[Claire Burger]]></category>
		<category><![CDATA[festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Bour]]></category>
		<category><![CDATA[Maria Amachoukeli]]></category>
		<category><![CDATA[Mario Theis]]></category>
		<category><![CDATA[Nicole Garcia]]></category>
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		<category><![CDATA[pour/contre]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel Theis]]></category>
		<category><![CDATA[Séverine Litzenburger]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>&#8211; POUR &#8211; « Sauvage», «généreux» et « mal élevé ». Les mots de Nicole Garcia, qui accompagnaient la remise du prix...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>&#8211; POUR &#8211;</strong></p>
<p><i>« Sauvage»</i>, <i>«généreux» </i>et <i>« mal élevé ». </i>Les mots de Nicole Garcia, qui accompagnaient la remise du prix de la caméra d&#8217;or à Cannes, ont fait la réputation de <i>Party Girl</i>. A juste titre.<b> </b>Le trio Amachoukeli-Theis-Burger signe un film irrévérencieux, interrogeant les conventions et le libre-arbitre avec une poésie brute (cinéma d&#8217;immersion) et criante de réalisme. Pour cause, la quasi totalité des acteurs sont non-professionnels. Ils jouent leur propre histoire. Celle d&#8217;Angélique Litzenburger, sexagénaire dans une crise existentielle à retardement, aussi pimbêche qu&#8217;attachante, et surtout indéfectiblement libre. Sans jamais tomber dans le panneau des « dessous glauques de la nuit », les réalisateurs portent à l&#8217;écran un singulier destin, à la fois sombre et haut en couleurs, qui nous surprend par sa force de vie, « fragile mais pas encore morte », ça aurait pu être l&#8217;hymne d&#8217;Angélique. On ressort revigoré, convaincu que, de la laideur d&#8217;une ville dévastée comme Forbach (où est tourné le film), a jailli quelque-chose de solaire. De beau. <span style="font-size: x-small;"><em>Clémence Rolin</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><strong>&#8211; CONTRE &#8211;</strong></p>
<p>Si le réalisme était seul gage de qualité, cela se saurait. Certes l’ambition des trois jeunes réalisateurs de <i>Party girl</i> pourrait rappeler celle de Felix Van Groeningen (<i>la Merditude des choses</i>), ou des frères Dardenne. A ceci près que ces derniers atteignent leur but. <i>Party girl </i>en est incapable car ses auteurs veulent tout à la fois : montrer le vrai, faire du beau avec du laid, et bouleverser le spectateur (façon <i>les Petits Mouchoirs</i>). Le film, original car transgenre, s’en trouve bancal et opaque, perdant le spectateur dans un entre-deux désagréable. Derrière un naturalisme qui frise le regard documentaire (caméra à l’épaule, gros plans sur les visages marqués, mal maquillés), les bons élèves déploient une esthétique léchée, des moments de poésie façon <i>la Guerre est déclarée </i>(jeux de lumière, contre-jours, filtres de couleur) rythmés par une bande son émouvante. C’est cette prétention formelle qui empêche de croire à <i>Party Girl</i>, pourtant prometteur, car ne cédant pas aux clichés du genre (ni mac violent, ni femme battue, ni viols…). Et si son sujet fait preuve d’audace, celle-ci ne parvient pas à sauver <i>Party girl</i>. A la limite, on aurait préféré un documentaire sur Angélique seule, histoire de creuser le sujet de manière sobre et intelligente. Mais pas cette effusion de sentiments dont le seul mérite serait son caractère « mal élevé » ou son réalisme « irrévérencieux ».  <span style="font-size: x-small;">Isabel Amossé</span></p>
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		<title>P&#8217;tit Quinquin</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Sep 2014 04:00:05 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Bruno Dumont]]></category>
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		<category><![CDATA[P'tit Quinquin]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; POUR Bruno Dumont qui fait dans la comédie ? C’te blague. Il faut dire que le Bailleulois ne nous avait...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-size: large;">POUR</span> </strong></p>
<p>Bruno Dumont qui fait dans la comédie ? C’te blague. Il faut dire que le Bailleulois ne nous avait jamais vraiment taquiné les zygomatiques. Pourtant, <em>P’tit Quinquin</em> dézingue vite les<em> a priori</em>. La crudité, l’ultra-réalisme qui font la marque du réalisateur siéent à merveille au burlesque dont se pare ce <em>Seven</em> chez les ch’tis bien barré. Pas grand-chose n’a changé dans le fond : ces gueules du cru, ces paysages filmés façon toiles flamandes. Il en fallait finalement peu pour faire basculer le style dumontien dans l’humour. De celui qu’on retrouve dans le couple Delépine- Kervern ou chez Tati. La série doit justement beaucoup au personnage principal, mix entre Mr Hulot et Michel Simon, centre loufoque d’un univers tragicomique insoupçonné.</p>
<p>J.D</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/08/vs.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-24077" alt="VS" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/08/vs.jpg" width="251" height="221" /></a></p>
<p><strong><span style="font-size: large;">CONTRE </span></strong></p>
<p>À Cannes, la mini-série de Bruno Dumont avait suscité une vague d&#8217;enthousiasme. Le réalisateur de<em> L&#8217;Humanité</em> changeait de format, mais aussi de genre. Ce passage à la comédie serait, pour le cinéaste, une manière de &#8220;purger&#8221; son travail. Hélas, la lourdeur métaphysique et le souci un peu caricatural du contemporain déjà à l’œuvre dans <em>Hadewijch</em> ne prêtent jamais à rire. L&#8217;humour se construit presque exclusivement au détriment des personnages / acteurs. L&#8217;entreprise vire à l&#8217;impuissance lorsque Dumont, pour perturber son écriture et rythmer ses scènes convoque des handicapés mentaux. évoluant sur le fil distinguant « rire avec » et « rire de », <em>P&#8217;tit Quinquin</em> penche, malgré quelques éclats de pure comédie, trop souvent du mauvais côté.</p>
<p>R.N</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://iframewidth=560height=315src=//www.youtube.com/embed/ii2BzMaUr3Mframeborder=0allowfullscreen/iframe"><iframe src="//www.youtube.com/embed/ii2BzMaUr3M" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les Femmes Panthères</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Feb 2014 10:54:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>« Une exposition de légende vivante, qui plus est locale, c&#8217;est exceptionnel » s&#8217;enthousiasme Barnabé Mons, commissaire de l&#8217;exposition (déjà à l’œuvre sur Kitsch...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>«<em> Une exposition de légende vivante, qui plus est locale, c&#8217;est exceptionnel</em> » s&#8217;enthousiasme Barnabé Mons, commissaire de l&#8217;exposition (déjà à l’œuvre sur <em>Kitsch Catch</em>, 2008 et <em>Corps Subtils</em>, 2013). Nos félidés doivent une partie de leur célébrité à Cannes et son festival, où le tandem se rend depuis trente ans, posant aux côtés de Clint Eastwood, Whoopi Goldberg ou Quentin Tarantino – à moins que les stars ne posent avec elles ? « <em><span class="has-pullquote" data-pullquote="Pascaline et Esmeralda ont créé une image pop intemporelle, évolutive et à l'échelle d'une vie">Pascaline et Esmeralda ont créé une image pop intemporelle, évolutive et à l&#8217;échelle d&#8217;une vie</span>, </em>précise leur ami.<em> Elles sont fascinantes</em> ». Dès 1997, une quinzaine d&#8217;artistes participait à l&#8217;exposition qui leur était consacrée, à la Galerie 31 (Lille). Aujourd&#8217;hui, 150 répondent présents. Autant d’œuvres où références psychédéliques, animales et locales déploient un univers fantasmagorique. Citons le photographe Marc Dubord, la peintre Michèle Ann Dix ou feu Michel Frézin.  «<em> De la fausse affiche de cinéma au gri-gri en passant par le totem, la diversité des pièces est telle que la scénographie est un vrai casse-tête </em>» lâche le Lillois dans un sourire.</p>
<p><strong>Safari</strong><br />
Pour accueillir la manifestation, la maison Folie Wazemmes change de peau : murs noirs, moquette carmin. Ainsi, le parcours s&#8217;ouvre sur un impressionnant mur d&#8217;archives long de dix mètres. Une façon pour le commissaire d&#8217;exposition d&#8217;interroger le visiteur : qui sont ces femmes léopards ? Qu&#8217;incarnent-elles ? Que laissent-elles en héritage ? Un début de réponse s&#8217;esquisse en pénétrant une jungle tropicale où trônent le portrait photo de Jean D&#8217;Alban, l&#8217;installation de Gisèle Frézin ou le graff des pochoiristes The Dude Company. Septième art oblige, la visite se poursuit dans un « musée cinéma », comprenez une salle obscure où les réalisations de panthère fille, dont <em>Les Reporters de L&#8217;Extrême</em> (sont mises en lumière. La traque se clôt à l&#8217;étage, dans ce que serait la chambre d&#8217;hôtel cannoise de nos deux fauves après une nuit de teuf&#8230; Ambiance after sous la houlette de Art.M, ça déménage. Un événement qui a de la gueule !</p>
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		<title>Cannes à Dunkerque</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 14:41:39 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Agnès Varda]]></category>
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		<category><![CDATA[Romain Goupil]]></category>
		<category><![CDATA[Studio 43]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Palmiers, tapis rouge et paparazzis sont de retour. Pour la quatrième année, le Studio 43 prend des airs de Palais des Festivals, en accueillant Romain Goupil pour la soirée d&#8217;ouverture de sa rétrospective cannoise. Lors d&#8217;un cocktail précédant la projection de<em> Mourir À 30 ans</em> (caméra d&#8217;or en 1982), le réalisateur revient sur son expérience de la Croisette. Pour Marion Mongour, du Studio 43, cette invitation « <em>témoigne d&#8217;un lien possible entre cinéma et politique</em> ». Cinq autres films complètent ce programme aussi riche qu&#8217;éclectique – notamment le bouleversant <em>Cléo De 5 À 7</em> (Agnès Varda, 1962), ou le toujours intrigant <em>Twin Peaks</em> (David Lynch, 1992). À noter, pour les plus jeunes, une nouveauté : un ciné-quizz autour des films de cape et d&#8217;épée (le 28 mai, à 16h30). De quoi ravir les cinéphiles !</p>
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