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	<title>LM magazine &#187; artistes</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Memo. Souvenirs du futur</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 23:39:59 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la pénombre, les récits affleurent comme des souvenirs à venir. Ici, le design alerte et témoigne. La performance de Roberta Di Cosmo ranime les gestes liés aux oliviers disparus, tandis qu&#8217;Alexis Foiny redonne corps à une fleur éteinte, recréée en volume et en parfum. Partout, des fragments de mondes fragilisés surgissent, entre archives et fictions. On circule lentement, saisi par ces œuvres qui ne documentent pas seulement la perte, mais invitent à réparer.</p>
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		<title>Pierre &amp; Florent</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 07:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On connaissait Pierre et Gilles, un peu moins Pierre et Florent, autre couple d&#8217;artistes pareillement passionnant. Depuis leur rencontre il y a 15 ans, ces Parisiens marient performance et photographie au fil de récits textiles aussi spectaculaires que touchants. En témoigne la série Mémoire habillée , où des inconnus croisés au gré de leurs pérégrinations se racontent à travers divers accessoires, objets et surtout vêtements de leur choix. <em>« C&#8217;est une façon très pudique de faire parler les gens</em>, explique Pierre. E<em>t puis on s&#8217;habille tous, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;être quelqu&#8217;un d&#8217;extraordinaire pour avoir des choses à dire »</em>.</p>
<p><strong>Mémoire fringante</strong></p>
<p>Pour cela, le tandem a élaboré une structure métallique sur laquelle s&#8217;amoncellent les étoffes et surélevant les modèles. Ceux-ci sont alors photographiés dans des lieux qui leur sont chers, au bord de la mer, en rase campagne ou simplement devant chez eux. Au-delà de l&#8217;aspect sculptural obtenu par l&#8217;effet d&#8217;accumulation (une des grandes marottes du duo depuis ses débuts dans la mode), il est avant tout question d&#8217;identité, de souvenirs, de transmission&#8230; C&#8217;est ici un caseyeur breton narrant toute une vie de pêche. Là, une cheffe d&#8217;entreprise déclamant son amour pour le triathlon ou encore une jeune fille fière de sa double culture et de ses origines mauriciennes, qu&#8217;elle expose du haut de saharis familiaux.<em> « Se vêtir, c’est se montrer au monde d’une manière que l’on choisit</em>, ajoute Florent. <em>Une façon de se créer une amure ou un personnage, d&#8217;être soi-même ou pas&#8230;»</em>.</p>
<p><strong>Miroir textile</strong></p>
<p>Dans le prolongement de ce travail situé à la frontière du documentaire et de l&#8217;intime, la série <em>Ostension</em> s&#8217;intéresse cette fois aux <em>« émotions fortes »</em> vécues par leurs proches (voire eux-mêmes), « <em>de celles qui les ont marqués à jamais »</em>. Que ce soit une rencontre, <em>« un brutal passage à l&#8217;âge adulte »</em>, une joie ou une peine, ici reconstitués au fil d&#8217;allégories visuelles. Le vecteur de cette mémoire enfouie est ici un mouchoir en tissu, utilisé comme accessoire de mise en scène ou en toile de fond. <em>« Ce petit bout de textile recueille nos fluides quand on est triste, malade, joyeux&#8230; il est donc imprégné de souvenirs de toutes sortes »</em>. Et pas non plus avare de beauté.</p>
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		<title>La carte aux trésors</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2021 09:08:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[artistes]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Qui sont les artistes les plus populaires ? Spécialisé dans la vente de matériel de création, <a href="https://www.artsupplies.co.uk/blog/the-most-googled-artist-in-every-country-in-the-world/" target="_blank">le magasin anglais Ken Bromley Art Supplies</a> a établi une carte recensant les figures les plus recherchées sur Google, au sein de chaque nation. Sans surprise, c’est Leonard de Vinci qui rafle la mise au niveau planétaire, obtenant le plus de requêtes dans 82 pays, devant Frida Kahlo (29 pays, dont les États-Unis) et <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/03/01/van-gogh-au-borinage/" target="_blank">Vincent Van Gogh </a>(24 pays). Plus surprenant, la peintre italienne de l&#8217;école caravagesque Artemisia Gentileschi (23 pays) devance <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/11/01/picasso-illustrateur-2/" target="_blank">Pablo Picasso</a> (18 pays). En y regardant de plus près, on constate que <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/02/01/banksy-2/" target="_blank">Banksy</a> se classe en sixième position derrière le génie espagnol, étant le plus &#8220;googlé&#8221; en Grande-Bretagne, mais aussi en France et… en Russie. Keith Haring, qui a récemment bénéficié d’une <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/01/keith-haring/" target="_blank">belle rétrospective au Bozar de Bruxelles</a>, demeure le plus plébiscité Belgique, au nez et à la pipe de Magritte. Mais vous connaissez l’adage : nul n’est prophète en son pays…</p>
<div id="attachment_120529" style="width: 913px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/04/carte-aux-tresors1.jpg"><img class=" wp-image-120529" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/04/carte-aux-tresors1-1024x768.jpg" alt="Crédit : Ken Bromley Art Supplies" width="903" height="677" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit : Ken Bromley Art Supplies</p></div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Gautier Deblonde</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Feb 2020 13:14:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment êtes-vous devenu photographe ?</strong> Mon père a beaucoup voyagé pour son métier d&#8217;ingénieur et emportait toujours un appareil photo avec lui. C&#8217;était un amateur éclairé, il avait même monté son petit labo à la maison, à Neuville-en Ferrain. Ma passion vient sans doute de là. J&#8217;ai donc quitté le système scolaire classique pour étudier à Saint-Luc, à Tournai (<em>ndlr : Ecole Supérieure des Arts</em>). Ensuite, j&#8217;ai vécu quinze ans à Londres (1991-2006), devenant correspondant pour <em>Libé</em>, <em>Le Monde</em> ou <em>The Guardian</em>. Je me suis spécialisé dans le portrait et le reportage, en particulier dans le domaine culturel.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/gautier-deblonde4.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-110719" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/gautier-deblonde4-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Comment cette série sur les ateliers est-elle née ?</strong> Durant mes études, j&#8217;étais fasciné par les images de Matisse par Cartier-Bresson, de Picasso par Brassaï… Je les trouvais très &#8220;romantiques&#8221;. J&#8217;ai toujours envisagé la photographie comme un passeport pour percer un milieu. Spécialisé dans le domaine culturel, j&#8217;ai ainsi rencontré beaucoup d&#8217;artistes. Mais en 2004 j&#8217;avais l&#8217;impression de tourner en rond en tant que portraitiste. Photographier leurs ateliers m&#8217;a permis de brosser des portraits originaux. Certes, les créateurs n&#8217;apparaissent pas à l&#8217;image, mais leur présence est manifeste.</p>
<p><strong>Vous souvenez-vous du premier cliché de cette série ?</strong> J&#8217;ai d&#8217;abord reçu une commande pour photographier le nouvel atelier du sculpteur Antony Gormley, au nord de Londres. A l&#8217;époque, je travaillais en moyen format et n&#8217;étais pas convaincu du résultat, car le lieu était énorme. Mon agent m&#8217;a alors suggéré d&#8217;employer un objectif panoramique, normalement réservé aux paysages extérieurs &#8211; celui-là même dont se servait Josef Koudelka. J&#8217;ai donc rappelé Antony pour renouveler l&#8217;opération. Il m&#8217;a demandé de passer en fin de matinée, n&#8217;ayant plus le temps de me recevoir. L&#8217;atelier était donc vide. Cette première photo trahit vraiment une présence. J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;y voir Antony, alors qu&#8217;il n&#8217;est pas là…</p>
<div id="attachment_110710" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/01/antony-gormley.jpg"><img class="size-large wp-image-110710" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/01/antony-gormley-1024x331.jpg" alt="Antony Gormley, 2004 © Gautier Deblonde" width="995" height="322" /></a><p class="wp-caption-text">Antony Gormley, 2004 © Gautier Deblonde</p></div>
<p><strong>Votre protocole si particulier est donc le fruit du hasard ?</strong> Oui. Après cet épisode, j&#8217;ai décidé de réaliser toute la série de cette manière. Dans un atelier inoccupé et à l&#8217;heure du déjeuner, soit un moment de pause où tout est encore en place. C&#8217;est une parenthèse dans la journée, un temps suspendu.</p>
<p><strong>Comment vous accueille-t-on sur place ?</strong> Mes interlocuteurs comprennent vite ce que j&#8217;attends. Le plus compliqué est d&#8217;instaurer une relation de confiance. Ensuite, ils me laissent seul et je m&#8217;accapare leur espace… Au final, j&#8217;ai contacté plus de 200 artistes, visité 130 ateliers et il y a 69 photos dans le livre, une par lieu.</p>
<p><strong>Concrètement, comment procédez-vous ?</strong> Je place toujours mon appareil à une hauteur d&#8217;un mètre cinquante et use d&#8217;un temps de pose assez long, jusqu&#8217;à trois minutes. Ce format panoramique révèle des paysages intérieurs, intimes. J&#8217;impose également un point de vue, une certaine distance. Je ne souhaite pas trop m&#8217;approcher, pour ménager un certain mystère. Je suis curieux, mais n&#8217;ouvre pas non plus les tiroirs…</p>
<div id="attachment_110717" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/gautier-deblonde2.jpg"><img class="size-large wp-image-110717" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/gautier-deblonde2-1024x331.jpg" alt="Georg Baselitz, 2008" width="995" height="322" /></a><p class="wp-caption-text">Georg Baselitz, 2008</p></div>
<p><strong>S&#8217;agit-il de découvrir les secrets de ces artistes ?</strong> Un peu, mais ils aiment garder le contrôle. Ce sont aussi de grands menteurs (rires). Admirer leurs œuvres dans des musées reste fascinant, mais elles sont toujours encadrées sur des murs blancs, des décors cliniques. J&#8217;avais envie de remonter à la source : là où elles naissent. De découvrir, non pas une recette, mais des indices, les coulisses. L&#8217;atelier demeure un lieu de spectacle, avec une lumière, une ambiance, des traces… Tout cela raconte une histoire.</p>
<p><strong>Que disent ces ateliers de leurs occupants ?</strong> A nous de l&#8217;interpréter. Ces clichés traduisent leurs obsessions. Leur personnalité règne dans ces espaces uniques. Mes images oscillent entre le documentaire, renseignant sur un lieu de création, le portrait ou une œuvre à part entière.</p>
<p><strong>Par exemple ?</strong> J&#8217;aime beaucoup cette photo de l&#8217;atelier de Damien Hirst. On y retrouve ses fameux crânes humains, ses peintures de boîtes de médicaments ou cette photographie prise durant la seconde guerre en Irak. Celle-ci montre un homme sortant des décombres, couvert d&#8217;une poussière grisâtre. On dirait une sculpture, la momification d&#8217;un moment dramatique de l&#8217;Histoire. Ma photographie illustre la boulimie d&#8217;un artiste récupérant toutes sortes de codes et d&#8217;images, son côté warholien.</p>
<div id="attachment_110716" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/gautier-deblonde1.jpg"><img class="size-large wp-image-110716" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/gautier-deblonde1-1024x331.jpg" alt="Damien Hirst, 2005  © Gautier Deblonde" width="995" height="322" /></a><p class="wp-caption-text">Damien Hirst, 2005 © Gautier Deblonde</p></div>
<p><strong>Comment avez-vous choisi les modèles ?</strong> J&#8217;ai dressé deux listes : celle des gens qui me fascinaient comme Ellsworth Kelly, Jasper Johns ou <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/04/01/christian-boltanski/" target="_blank">Christian Boltanski</a>… Puis une seconde répertoriant des créateurs très en vue comme Jeff Koons ou Takashi Murakami. Bref, ces enfants terribles de l&#8217;art contemporain.</p>
<p><strong>Comment les avez-vous approchés ?</strong> Installé depuis une dizaine d&#8217;années à Londres, j&#8217;ai commencé avec les Anglais que je connaissais, avant d&#8217;écrire à tout le monde à l&#8217;étranger. Puis, au cours d&#8217;un premier voyage à New York, j&#8217;ai eu la chance de rencontrer Nan Goldin, Jeff Koons, Ellsworth Kelly et Jasper Johns durant la même semaine ! Une fois que vous avez ces noms-là dans la boîte, les portes s&#8217;ouvrent…</p>
<div id="attachment_110731" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/gautier-deblonde9.jpg"><img class="size-large wp-image-110731" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/02/gautier-deblonde9-1024x331.jpg" alt="Nan Goldin © Gautier Deblonde " width="995" height="322" /></a><p class="wp-caption-text">Nan Goldin © Gautier Deblonde</p></div>
<p><strong>Quels sont vos souvenirs les plus marquants ?</strong> Je n&#8217;oublierai jamais cet instant passé avec <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/07/01/nan-goldin/" target="_blank">Nan Goldin</a>. Je suis arrivé chez elle à New York en début d&#8217;après-midi, soit un horaire en dehors de mon protocole. C&#8217;était un choix de sa part, que je ne pouvais refuser&#8230; Nous étions en hiver, la lumière est vite tombée, nous avons donc allumé les lampes. En m&#8217;accueillant, elle m&#8217;a dit &#8220;faites attention, beaucoup de gens sont morts ici&#8221;, puis elle est partie !</p>
<p><strong>A quoi ressemble son atelier ?</strong> C&#8217;était plutôt un loft. Beaucoup de ses photos et fêtes connues de par le monde ont été réalisées ici, depuis les années 1970, dans ce quartier à l&#8217;époque malfamé. Il y a juste cette chambre, ce lit, la guirlande au-dessus&#8230; Je ne m&#8217;attendais donc pas à grand-chose. Puis lorsque j&#8217;ai vu mes clichés, nimbés de cette lumière jaune, j&#8217;ai eu l&#8217;impression d&#8217;avoir participé à une fin de soirée de Nan Goldin. Elle m&#8217;avait amené dans son monde sans que je m&#8217;en rende compte.</p>
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		<title>1,2,3 Data</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 23:02:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Nos vies sont régies par des milliards de données produites et stockées par de gigantesques centres, aux allures de pyramides modernes. A...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Nos vies sont régies par des milliards de données produites et stockées par de gigantesques centres, aux allures de pyramides modernes. A Lille, devenue capitale mondiale du design, artistes et designers s’emparent de ces flux, d’ordinaire réservés aux scientifiques – et auxquels, il faut dire, nous ne comprenons pas grand-chose. Ils en tirent autant de formes et Douvres originales offrant, sinon de la lisibilité, une véritable poésie des chiffres.</p>
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		<title>La Braderie de l&#8217;art</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Dec 2019 01:51:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Braderie de l'Art]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Rien ne se perd, tout se recycle ! Tel pourrait être le mantra de cette braderie pas comme les autres. Le principe...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Rien ne se perd, tout se recycle ! Tel pourrait être le mantra de cette braderie pas comme les autres. Le principe ? 150 artistes et designers s’enferment durant 24 heures à la <a href="https://laconditionpublique.com/" target="_blank">Condition Publique</a>. Ils y conçoivent une quantité d’œuvres et d’objets hétéroclites (meubles, lampes, sculptures…) en puisant dans un stock de 2 000 m3 de matériaux de récupération. Les pièces, uniques, sont ensuite vendues entre 1 et 300 euros. Vous savez où faire vos emplettes de Noël&#8230;</p>
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		<title>Hell&#8217;O</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jun 2018 11:34:58 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Antoine Detaille]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Comment est né Hell&#8217;O ? Antoine Detaille : Le collectif a été créé en 2008. Nous étions trois jusqu&#8217;en 2014. À l&#8217;époque étudiants...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment est né Hell&#8217;O ? </strong><span style="text-decoration: underline;">Antoine Detaille :</span> Le <a href="https://www.facebook.com/hellocollective/" target="_blank">collectif</a> a été créé en 2008. Nous étions trois jusqu&#8217;en 2014. À l&#8217;époque étudiants à Mons, Jérôme, François<em> (ndlr : Dieltiens)</em> et moi nous sommes rencontrés par le biais du graffiti. Par affinités, de style et humaine, nous avons commencé à nous fréquenter hors des terrains et à dessiner ensemble.</p>
<p><strong>Pourquoi ce nom, Hell&#8217;O ? </strong><span style="text-decoration: underline;">Jérôme Meynen :</span> Il est d&#8217;abord très positif, optimiste, vous accueillant <img class="alignright size-medium wp-image-86256" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/05/untitled-56x76cm-acrylique-sur-papier--220x300.jpg" alt="Sans titre, acrylique sur papier" width="220" height="300" />par un &#8220;bonjour&#8221;, mais très vite cette apostrophe entre le &#8220;L&#8221; et le &#8220;O&#8221; renverse la lecture, l&#8217;associant à l&#8217;enfer. On a ainsi, depuis le départ de notre collaboration, mis le thème de l’ambiguïté en avant.</p>
<p><strong>Justement, comment présenteriez-vous votre travail ? </strong><span style="text-decoration: underline;">Antoine :</span> Pop, coloré et formel. Il offre des lectures multiples, présentant une ambiguïté et un métissage de références évoluant au gré de notre époque.</p>
<p><strong>Quels en sont les fils conducteurs ? </strong><span style="text-decoration: underline;">Antoine :</span> La dualité, l&#8217;hybridité, les rapports entre le monde animal et l&#8217;humain, l&#8217;architecture&#8230; La notion d&#8217;équilibre sert de base à une pratique exécutée en commun, il s&#8217;agit de mettre l&#8217;ego de coté et trouver le juste milieu. C&#8217;est d&#8217;ailleurs l&#8217;un des thèmes présents, voire omniprésents, depuis le début, à la fois dans la forme et le fond.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui le caractérise ? En visitant votre exposition, nous sommes frappés par la minutie de vos créations, mais aussi leur &#8220;générosité&#8221;, leur richesse&#8230; </strong><span style="text-decoration: underline;">Jérôme :</span> C&#8217;est complètement ça ! Après plus de dix ans de dessins ou de peintures effectués à un rythme très soutenu, la minutie est devenue notre marque de fabrique. Hell&#8217;O, c&#8217;est un travail fusionnel entre deux personnalités à la fois très similaires techniquement mais aux visions différentes.</p>
<p><strong>Que voulez-vous exprimer ou provoquer chez le spectateur ? </strong><span style="text-decoration: underline;">Jérôme :</span> L&#8217;absence de titre est importante. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Il s'agit de laisser le champ libre à l'interprétation, le loisir à chacun de constituer sa propre histoire. Cette dimension ludique est essentielle.">Il s&#8217;agit de laisser le champ libre à l&#8217;interprétation, le loisir à chacun de constituer sa propre histoire. Cette dimension ludique est essentielle.</span></p>
<p><strong>Il semble que vous privilégiez plutôt l&#8217;esthétisme que le &#8220;message&#8221;, n&#8217;est-ce pas ? </strong><span style="text-decoration: underline;">Antoine :</span> Jérôme a tendance à fonder ses idées avant de se lancer, moi je suis beaucoup plus impulsif et ne réfléchis quasiment pas avant de m&#8217;y mettre, le résultat est donc très formel mais reste bourré de références multiples, rien n&#8217;est réalisé par hasard.</p>
<p><strong>Toutefois, la grande fresque Structure (2009) contient un message assez explicite sur la destruction de l&#8217;homme par l&#8217;homme, n&#8217;est-ce pas? </strong><span style="text-decoration: underline;">Jérôme :</span> C&#8217;est une époque ou nous théâtralisions beaucoup plus nos dessins, la destruction de l&#8217;homme était très présente mais souvent associée à des thèmes plus futiles voir stupides, traduisant bien cette notion d’ambiguïté, c&#8217;est-à-dire en allégeant des sujets sérieux et donnant de l&#8217;importance à des choses qui n&#8217;en n&#8217;ont pas.</p>
<p><strong>Quelles sont vos sources d&#8217;inspiration ? </strong><span style="text-decoration: underline;">Antoine :</span> Elles évoluent. On peut citer Jérôme Bosch pour les œuvres datant de 10 ans, même si c&#8217;était inconscient. Les vanités, les motifs ethniques, le design <img class="alignleft size-medium wp-image-86251" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/05/hello-0922-300x256.jpg" alt="Segments, 2018, acrylique sur toile © Courtesy of Alice Gallery" width="300" height="256" />Memphis et, plus récemment, l&#8217;abstraction géométrique traversent nos créations, s&#8217;effaçant ou au contraire s&#8217;accentuant avec le temps.</p>
<p><strong>Concrètement, comment travaillez-vous ? </strong><span style="text-decoration: underline;">Antoine :</span> Notre souci de la minutie implique une certaine préparation. Nous creusons une idée, puis le croquis et le calque nous servent à retranscrire le projet afin de garder la surface à peindre la plus propre possible.</p>
<p><strong>Qui fait quoi ?</strong> <span style="text-decoration: underline;">Jérôme &amp; Antoine :</span> ça, on ne le dit pas ! Une personne ignorant que nous sommes deux ne le devinera jamais en regardant nos œuvres.</p>
<p><strong>Quelles techniques utilisez-vous ? </strong><span style="text-decoration: underline;">Antoine :</span> À l&#8217;heure actuelle l&#8217;acrylique et l&#8217;aérographe, aussi bien sur le papier, la toile, les murs&#8230;</p>
<p><strong>Utilisez-vous également le numérique ? </strong><span style="text-decoration: underline;">Jérôme :</span> Oui, nous concevons régulièrement nos projets muraux sur ordinateur, cela nous permet de travailler à l&#8217;échelle du projet sans se tromper. Nous sortons aussi des sérigraphies qui réclament un traitement informatique via Photoshop ou Illustrator.</p>
<p><strong>Comment est née cette exposition au BAM ? </strong><span style="text-decoration: underline;">Antoine :</span> Le <a href="http://www.bam.mons.be/" target="_blank">BAM</a> avait acquis une fresque sur bois <img class="alignright size-medium wp-image-86259" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/05/vue-expojulien-damien_2-300x200.jpg" alt="Structure, 2009, acrylique sur panneau, 1070 x 310 cm © Collection Ville de Mons / Photo Julien Damien" width="300" height="200" />réalisée il y à 10 ans. Il nous a proposé de monter une exposition s&#8217;appuyant sur cette grande peinture. Nous avons accepté le défi.</p>
<p><strong>Comment avez-vous conçu ce parcours ? </strong><span style="text-decoration: underline;">Jérôme :</span> Il ne s&#8217;articule pas vraiment autour de périodes, plutôt de thèmes : les œuvres récentes dans la première salle, le noir et blanc, la fresque, les plantes,&#8230; Nous n&#8217;avons que la trentaine et le mot &#8220;rétrospective&#8221; ne nous correspondait pas, l&#8217;estimant un peu pompeux au regard de notre courte carrière et de notre âge. Le terme &#8220;état des lieux&#8221; est plus approprié.</p>
<p><strong>Vous avez également peint une très grande fresque spécialement pour le BAM. Pouvez-vous nous en dire plus ? </strong><span style="text-decoration: underline;">Antoine :</span> Nous souhaitions mettre en évidence nos peintures murales, qui sont aussi importantes que le reste de nos créations. Nous sommes souvent amenés à créer à l&#8217;extérieur, sur des surfaces monumentales. C&#8217;est une chance d&#8217;avoir cette corde à notre arc. Après de longues heures passées sur des petites surfaces, il est assez gratifiant de conquérir l&#8217;espace urbain et de travailler dans la rue à une échelle beaucoup plus grande. Nous avons ainsi décidé d&#8217;investir quatre murs d&#8217;une des salles du musée, afin d&#8217;offrir aux visiteurs la possibilité de voir ce genre de peinture.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-86258" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/05/vue-expojulien-damien-1024x346.jpg" alt="Structure, 2009, acrylique sur panneau, 1070 x 310 cm © Collection Ville de Mons / Photo Julien Damien" width="995" height="336" /></p>
<p><strong>On remarque notamment, au fur et à mesure de vos créations, une disparition des corps humains pour des motifs plus abstraits&#8230; </strong><span style="text-decoration: underline;">Jérôme :</span> Nous remettons toujours en question la forme, le fond reste le même. Les sujets figuratifs ne disparaissent pas complètement mais sont associés à des motifs purement abstraits où la couleur tient un rôle primordial.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Antoine :</span> Les sujets figuratifs et les corps qui, à l&#8217;époque étaient exécutés dans leur totalité, sont aujourd&#8217;hui limités à la tête voire à un œil. Nous ne ressentons plus cette envie pour traduire une idée. Je ne sais pas ou cela nous mènera, nous ne planifions rien mais pour l&#8217;instant ce mélange entre la figuration et l&#8217;abstraction nous correspond très bien.</p>
<p><strong>Au niveau du style, on remarque aussi une plus grande maîtrise de la couleur au fil du temps, ainsi que la recherche de volumes, de reliefs&#8230; N&#8217;est-ce pas ? </strong><span style="text-decoration: underline;">Jérôme :</span> Oui, la couleur occupe depuis le début une grande place. Le noir et blanc qui nous a suivi les cinq premières années avait un impact fort et correspondait bien au contenu des dessins, fourmillant de détails. Avec le temps, nous sommes revenus à la couleur. D&#8217;abord timidement, avec des tons pastels, jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui ou nous associons du fluo à de l&#8217;argenté, par exemple. C&#8217;est vraiment une partie importante du processus.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ? </strong><span style="text-decoration: underline;">Antoine :</span> En juin nous présentons deux expositions en Allemagne, nous serons en Italie en septembre et en Espagne en 2019. Nous préparons un gros projet muséal mais ne pouvons en dire plus&#8230;</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/06/01/hello/" target="_blank">À LIRE ÉGALEMENT : NOTRE ARTICLE SUR L&#8217;EXPOSITION</a></p>
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		<title>Cabinet de curiosités</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2018 04:50:01 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p><img class="  alignnone wp-image-82912" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/01/subscriptions313-300x223.jpg" alt="Portrait-Antiquus_02" width="200" height="149" /></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Antiquus Corvus</strong></span></p>
<p>Derrière les murs de l’ancienne brasserie de Mutzig, les animaux reprennent vie. Au centre de cette bourgade de 6 000 âmes, située à une vingtaine de kilomètres de Strasbourg, on trouve en effet un étrange atelier… <strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=82850" target="_blank">Lire la suite</a></strong></p>
<hr />
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/03/01/ghyslain-bertholon/"><img class="  alignnone wp-image-82908" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/01/subscriptions309-300x300.jpg" alt="pantome-couverchevel-gris-moyen-HD" width="200" height="200" /></a></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Ghyslain Bertholon</strong></span></p>
<p>Depuis 2003, Ghyslain Bertholon use d&#8217;allégories animales pour railler l&#8217;Homme et son rapport contrarié avec Dame Nature. à l&#8217;image de ses drôles et dérangeants Trochés de face, cet artiste stéphanois détourne les symboles de notre vanité, traquant les comportements absurdes propres à notre espèce&#8230; <strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=82864" target="_blank">Lire la suite</a></strong></p>
<hr />
<p><span style="font-size: 14pt;"><img class="alignnone wp-image-82845" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/03/cabinet-de-curiosites1-300x200.jpg" alt="Antinéa © N. Dewitte" width="200" height="133" /></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Cendres la Rouge</strong></span></p>
<p>Depuis 20 ans, Cendres la Rouge met en scène des personnages conçus avec des squelettes de souris, de tortues, de grenouilles ou de petits cochons ! Membre du collectif lillois Métalu à Chahuter, cette compagnie crée des spectacles poétiques et oniriques, drôles ou touchants, que ne renierait pas Tim Burton&#8230; <strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=82879" target="_blank">Lire la suite</a></strong></p>
<hr />
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		<title>Bruno Montpied</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Feb 2018 04:07:21 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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		<category><![CDATA[Editions Du Sandre]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>On se doutait que le facteur Cheval n’était que l’arbre qui cachait la forêt. Les preuves, irréfutables, sont réunies dans cet inventaire...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On se doutait que le facteur Cheval n’était que l’arbre qui cachait la forêt. Les preuves, irréfutables, sont réunies dans <a href="http://www.editionsdusandre.com/livre.php?id=176" target="_blank">cet inventaire non exhaustif d’oeuvres</a> (parfois) monumentales et (toujours) imaginatives. Ce tour de France nous promène, région par région, département par département, à travers jardins, cours ou salons. On découvre alors des créations signées par des anonymes « <em>autodidactes populaires, bruts, naïfs, excentriques, loufoques, brindezingues, ou tout simplement inventifs</em> » selon l’auteur. Juxtaposant pièces disparues (ou conservées depuis dans des musées) à des oeuvres toujours visibles, rencontres avec les artistes et détails sur leurs parcours, Montpied signe un ouvrage magnifiquement humain.</p>
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		<title>Océans</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Feb 2018 03:13:58 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est un voyage aux confins d&#8217;un territoire recouvrant quelque 70 % de notre planète, mais finalement méconnu. « <em>On en sait plus sur l&#8217;espace que sur nos océans, et l&#8217;on n&#8217;a de cesse de les polluer alors qu&#8217;ils sont absolument déterminants pour notre avenir</em> », remarque Pascale Pronnier, la responsable de la programmation. L&#8217;objectif de cet accrochage est donc de sensibiliser le public aux richesses biologiques et culturelles du « <em>plus grand biotope au monde</em> ». Comment ? En nous immergeant en pleine mer, via le regard de créateurs dont la démarche s&#8217;inscrit à la croisée des arts et de la science.</p>
<p><strong>Parlez-vous le dauphin ?</strong></p>
<p>Le parcours est jalonné de vidéos, photos, dessins, témoignages et même… de méduses. Confiées par Nausicaa, ces créatures à la fois « <em>magnifiques et maléfiques</em> » prolifèrent en effet dangereusement, « <em>trouvant avec les déchets en plastique un habitat idéal…</em> ». Voyageant de l&#8217;Arctique aux mangroves, en passant par la Polynésie où la population lutte contre la montée des eaux, le visiteur découvre aussi de curieux objets. à l&#8217;image de cette capsule sous-marine du Mexicain Ariel Guzik. Digne d&#8217;un roman de Jules Verne, « <em>cette sculpture musicale permet de communiquer avec les cétacés</em> »… Nos sens, aussi, sont bouleversés, notamment par les compositions de Jana Winderen. La Norvégienne a posé ses micros à Dunkerque, restituant en direct le paysage sonore et subaquatique de la mer du Nord. Un drôle de carnaval…</p>
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