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	<title>LM magazine &#187; Violon</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Sudan Archives</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 02:09:11 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On n’a pas fini de chanter les louanges de la maison Stones Throw. Pourvoyeur dans les années 2000 du hip-hop le plus passionnant (du patron Peanut Butter Wolf à Madlib, de J. Dilla à MF Doom…), ce label parvient encore à nous surprendre – citons la pop de Sofie Royer ou les expérimentations joyeuses de Brittney Parks, alias Sudan Archives. Originaire de Cincinnati (Ohio), cette violoniste de formation mêle son archet au beatmaking et pose un timbre éthéré sur des morceaux qui doivent autant au hip-hop qu’à la soul ou au classique. Il faut envisager ces titres comme de véritables chansons pop, tout simplement. Une approche moderne où se bousculent violons et rythmes disco, soul américaine, hip-hop un brin noisy et traditions musicales africaines (on ne se nomme pas Archives du Soudan par hasard). Bref, un melting-pot qui, chez une autre, aurait toutes les chances de s’avérer indigeste. Mais Sudan Archives possède la clé pour faire tenir l’ensemble debout et s’imposer comme une tête chercheuse à suivre à la trace.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/ZOvfcMzB6RA?si=hVbUnY783D0p3yVN" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Imany</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Dec 2020 23:01:34 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n’est pas dans une église que Nadia Mladjao a appris à chanter, mais à l’école militaire où l’avait envoyée son père. Toutefois, les charts attendront. à 19 ans, la voilà mannequin à New-York pour Calvin Klein. C’est justement à Big Apple qu’elle connaît la révélation, à l’écoute de<em> Talkin’ Bout a Revolution</em> de Tracy Chapman. Lassée de «<em> faire le cintre</em> », Imany (&#8220;foi&#8221;, en swahili) suit alors les pas de l’idole américaine (comme ceux de Nina Simone ou Billie Holiday) et les chemins plus tortueux du folk ou du blues. Conciliant succès critique et public, elle signe quelques hymnes à la joie (<em>Silver Lining</em>), mélancoliques (<em>You Will Never Know</em>) mais aussi… un tube dance planétaire (le remix de <em>Don’t Be So Shy</em> par les Russes Filatov et Karas). Question : Imany pouvait-elle encore surprendre ? Eh bien oui. Pour son dernier projet, <em>Voodoo Cello,</em> elle s’entoure de huit violoncellistes et s’empare de l’histoire mondiale de la pop – rien que ça. Ainsi réarrangées, dépouillées de tout marqueur temporel, ces chansons pourtant archi-connues de Donna Summer, Radiohead, Bob Marley ou Nancy Sinatra (l’élégante reprise de <em>Bang Bang</em>) s’offrent sous un jour inattendu. Un joli tour de force, tout en douceur.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/jDeS1s2tT34" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Benjamin Attahir</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Jan 2018 16:32:47 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment est née votre passion pour la musique ?</strong> C’est ma mère, elle-même peintre, qui m’a poussé vers cette voie car elle n’a pas eu la chance d’en pratiquer. J&#8217;ai commencé le violon dès 7 ans. Finalement, le vrai déclic s&#8217;est produit vers mes 13 ans, en chantant au sein d’un chœur de jeunes, la Maîtrise du Capitole de Toulouse. Ce fut mon premier contact avec les grands répertoires, chefs d’orchestre, chanteurs et surtout l’opéra et la scène où j&#8217;ai vécu des chocs musicaux, notamment avec <em>Eugène Onéguine</em> de Tchaïkovski. C&#8217;est à partir de là que je me suis mis à composer.</p>
<p><strong>Quelle est votre spécialité ? Vous créez des ponts entre le présent et le passé, n’est-ce pas ?</strong> Oui, c’est un aspect de l’écriture musicale qui me passionne : comment faire dialoguer des objets musicaux prélevés à l’histoire avec un langage contemporain, une façon d’écrire plus moderne.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/-exFBppLx0c" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Par exemple ?</strong> La pièce qui va être jouée à Lille, en ouverture du concert <em><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/12/10/glass-vs-reich/" target="_blank">Glass versus Reich</a></em>, se nomme <em>Sawti’l Zaman</em> et signifie <em>Les Voix du passé</em> en arabe. Celle-ci s&#8217;appuie en réalité sur une œuvre de Marin Maris, un violoniste du XVIIe siècle. J’ai repris cette pièce de viole baptisée <em>Badinage</em>, qui fut un choc musical très important dans ma vie, découvert en regardant le film <em>Tous les matins du monde</em>. Il me semblait intéressant d&#8217;offrir un nouvel éclairage à cette partition, plutôt que d&#8217;en livrer un pastiche ou de restituer une esthétique du passé.</p>
<p><strong>Pour lui donner une continuité dans le présent ?</strong> Exactement. L’histoire de la musique, de l’art en général, n&#8217;est pas faite de cassures, plutôt de langages qui se complexifient ou se solidifient. Nous entretenons toujours un rapport aux générations qui nous ont précédés. Voilà ce qui m&#8217;intéresse : révéler cette filiation dans un geste très simple et direct, utiliser des pièces appartenant à notre culture et à notre inconscient collectif.</p>
<p><strong>Qu’allez-vous créer à Lille ?</strong> Je suis en train d’écrire un cycle s’articulant autour des cinq prières de l’Islam : celle du matin, du midi, de l’après-midi, du soir et de la nuit. La première pièce écrite pour l&#8217;onl sera un concerto pour serpent. C&#8217;était un instrument ancien utilisé durant la Renaissance pour soutenir les voix dans les églises qui ne possédaient pas d’orgues. Cette pièce se nomme <em>Adh-dhohr</em>, soit le nom de la deuxième des cinq prières de la journée du rite musulman. Ici, je l&#8217;ai couplée avec la Symphonie n°7 <em>Le midi</em> de Haydn : on se situe donc sur le même moment de la journée, mais avec une interprétation musicale complètement différente.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/U9oz-wGCBeU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Quel est votre objectif ?</strong> Pour construire ce cycle, j&#8217;ai emprunté des &#8220;objets&#8221; musicaux aux trois religions monothéistes, afin de tisser des liens entre elles. Le premier pourrait sembler tirer du grégorien, donc chrétien, mais c&#8217;est bien moi qui l&#8217;ai écrit. Le second est ce grand appel à la prière en rapport avec l&#8217;islam et le troisième est un chant yiddish. La fin d’une pièce sera le début de l’autre. Il s&#8217;agira de jouer les cinq lors d&#8217;une même soirée.</p>
<p><strong>Voilà un thème très contemporain&#8230;</strong> Oui, ce projet montre que ces trois cultures en perpétuel conflit sont en réalité extrêmement proches dans la façon, déjà, d’organiser la journée, mais aussi à travers les résonnances qu’elles entretiennent. Cela me touche particulièrement parce que ma famille vient du Liban, une terre portant en elle-même le berceau de ces trois religions.</p>
<p><strong>Voulez-vous délivrer un message de paix ?</strong> Il y a de ça, mais pas forcément de message. Il s&#8217;agit d&#8217;exprimer des enjeux inhérents à ma personne, parce que je suis à la fois français, libanais et marocain, me situant au carrefour de ces cultures comme des millions de gens en France et ailleurs. C’est juste ma vision, ce que je peux apporter musicalement sur ce thème mais sans positionnement idéologique. Il s&#8217;agit de montrer que toutes ces différences sont en réalité des points de concordance.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/_P92LMXb0kk" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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