Sudan Archives
cordes sensibles
On n’a pas fini de chanter les louanges de la maison Stones Throw. Pourvoyeur dans les années 2000 du hip-hop le plus passionnant (du patron Peanut Butter Wolf à Madlib, de J. Dilla à MF Doom…), ce label parvient encore à nous surprendre – citons la pop de Sofie Royer ou les expérimentations joyeuses de Brittney Parks, alias Sudan Archives. Originaire de Cincinnati (Ohio), cette violoniste de formation mêle son archet au beatmaking et pose un timbre éthéré sur des morceaux qui doivent autant au hip-hop qu’à la soul ou au classique. Il faut envisager ces titres comme de véritables chansons pop, tout simplement. Une approche moderne où se bousculent violons et rythmes disco, soul américaine, hip-hop un brin noisy et traditions musicales africaines (on ne se nomme pas Archives du Soudan par hasard). Bref, un melting-pot qui, chez une autre, aurait toutes les chances de s’avérer indigeste. Mais Sudan Archives possède la clé pour faire tenir l’ensemble debout et s’imposer comme une tête chercheuse à suivre à la trace.



