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	<title>LM magazine &#187; Villeneuve d&#8217;ascq</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Marisa Merz</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 01:18:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Ecouter l'espace]]></category>
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		<category><![CDATA[Marisa Merz]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Elle fut souvent présentée comme la seule femme du groupe Arte Povera, ce mouvement réputé pour son utilisation de matériaux humbles, proches du quotidien. Des éléments simples, comme le cuivre, la terre crue, le carton ou la cire, que Marisa Merz employait volontiers pour nourrir une œuvre sensible et complexe. En réalité, celle-ci échappe à toute classification. <em>« Elle est insaisissable »</em>, pour citer Sébastien Delot, l&#8217;un des commissaires de cette exposition, la première réalisée sans le concours de l&#8217;artiste, qui s&#8217;est éteinte en 2019. Pas une mince affaire. D&#8217;autant plus que ses créations « ne sont pas datées ni titrées et souvent recomposées, souligne Andrea Viliani, directeur du Museo delle Civiltà, à Rome. Pour construire ce parcours et accorder les pièces de cet hétéroclite corpus, <em>« il a donc fallu écouter l&#8217;espace »</em>. &#8220;Ecouter&#8221; ? <em>« Oui, c&#8217;est un peu comme si on avait affaire à des notes, qui composent une musique, l&#8217;harmonie se révèle dans les silences, les répétitions »</em>, ajoute Sébastien Delot, en commentant par exemple cet ensemble de carrés tricotés en cuivre et fixés au mur selon un protocole très précis. <em>« Par effet de superposition, certains apparaissent plus foncés, créant un rythme, à la manière d&#8217;une partition, avec les noires, les blanches&#8230; »</em>.</p>
<div id="attachment_161183" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/07/marisa-merz-31.jpg"><img class="size-full wp-image-161183" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/07/marisa-merz-31.jpg" alt="Marisa Merz, Sans titre, s. d. Technique mixte sur papier, fil de cuivre ; 150 x 209 cm. Collection Merz. Courtesy Fondazione Merz - Gladstone Gallery, New York - Thomas Dane Gallery, Londres © Adagp, Paris, 2024. Photo : M3Studio" width="800" height="577" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Marisa Merz, Sans titre, s. d. Technique mixte sur papier, fil de cuivre ; 150 x 209 cm. Collection Merz. Courtesy Fondazione Merz &#8211; Gladstone Gallery, New York  Thomas Dane Gallery, Londres © Adagp, Paris, 2024. Photo : M3Studio</span></p></div>
<p><strong>La fragilité</strong></p>
<p>À côté, ses dessins à la mine de graphite, plus figuratifs, saisissent des visages comme des paysages mystérieux, tandis que ses toiles revisitent la grande peinture religieuse, avec ses madones, ses anges et ses femmes en prière, dont les mains en papier sortent littéralement de la feuille, prêtes à s&#8217;envoler. <em>« On entre ici dans un monde fragile et poétique »</em>&#8230; mais pas non plus dénué d&#8217;humour et de fantaisie. En témoigne ce lion façonné en terre crue, avec sa queue en fil de cuivre. Cette sculpture fut réalisée après que Marisa Merz reçut le Lion d&#8217;or de la Biennale de Venise, en 2013. Son fauve à elle apparaît bien moins flamboyant, et même pataud, comme s&#8217;il attendait d&#8217;être modelé. <em>« C&#8217;est une façon de ne pas se prendre au sérieux, de se moquer d&#8217;elle-même comme du monde de l&#8217;art »</em>. N&#8217;est-ce pas le symbole d&#8217;une absolue liberté ?</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>100% Magie</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Mar 2024 23:44:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[100% Magie]]></category>
		<category><![CDATA[rose des vents]]></category>
		<category><![CDATA[Villeneuve d'ascq]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Avec <a href="https://www.larose.fr/" target="_blank">la Rose des Vents,</a> la magie prend un nouveau tour. Actuellement en pleins travaux, le théâtre de Villeneuve d&#8217;Ascq sort un nouveau festival de son chapeau pour dévoiler les nouvelles facettes de l&#8217;art délicat de l&#8217;illusion. Où l&#8217;on découvre, par exemple, le &#8220;jazz magic&#8221;. Le principe ? Un magicien et un pianiste improvisent (et accordent) leurs numéros et partitions&#8230; avec le public. Entre deux films au Méliès (dont l&#8217;immanquable et prophétique <em>F for Fake</em> d&#8217;un certain Orson Welles) on gamberge joyeusement avec l&#8217;inénarrable Thierry Collet. Depuis plus de trente ans, ce comédien et prestidigitateur propose de détricoter les mécanismes de la manipulation &#8211; ô combien prégnante dans notre société&#8230; Lors de cette même &#8220;nuit magique&#8221;, la compagnie La Cabale jongle avec nos perceptions durant une conférence sonore. Puis Laura London décrypte les tours de cartes de Géraldine Hartmann, une virtuose de la triche des années 1920. Enfin, Marc Rigaud nous apprend à concevoir aussi nos propres numéros&#8230; Vous verrez, c&#8217;est pas sorcier !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/a04OMvtcTxQ?si=Kbb5Ru0g83cMndDo" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/7jOljFBuHF4?si=vE7CDH5M-sdK5fe5" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/dVnBFxs4Tz8?si=J4B6HZjwv5fBy-mT" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Olympicorama</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/03/01/olympicorama-2/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Feb 2024 23:57:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Ferrer]]></category>
		<category><![CDATA[Handball]]></category>
		<category><![CDATA[Olympicorama]]></category>
		<category><![CDATA[Villeneuve d'ascq]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Et si on révisait un peu avant les JO ? Dans une hilarante série de conférences-spectacles, Frédéric Ferrer ausculte une quinzaine d’épreuves...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Et si on révisait un peu avant les JO ? Dans une hilarante série de conférences-spectacles, Frédéric Ferrer ausculte une quinzaine d’épreuves olympiques. Après le saut en hauteur ou le lancer du disque, il s’attaque au handball (ici, à Villeneuve d’Ascq, où se déroulera la phase finale du tournoi). Entre Powerpoint brindezingue et analyses scientifiques alambiquées, ce professeur zélé se retrouve vite débordé par ses propres explications, si précises qu’elles basculent immanquablement dans l’absurde. Pas sûr qu’on saisisse tous les secrets de la roucoulette ou du chabala. Mais les zygomatiques, eux, s’en retrouvent fichtrement renforcés !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/cms16dZi8SQ?si=Y2AdwpVuuW95qrRJ" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/01/01/olympicorama/" target="_blank">A LIRE ICI / DETOURS DE PISTE</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/03/01/frederic-ferrer/" target="_blank">LE PORTRAIT DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
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		<title>Anselm Kiefer</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/anselm-kiefer-2/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 06:40:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Anselm Kiefer]]></category>
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		<category><![CDATA[Villeneuve d'ascq]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il a littéralement vu le jour sous les bombes. Né le 8 mars 1945 dans le sous-sol d’un hôpital allemand, tandis que la maison de ses parents était pilonnée par les alliés, Anselm Kiefer a fait de la Seconde Guerre mondiale la matière première de son oeuvre. Ses sculptures et tableaux, généralement imposants, questionnent la transmission de l&#8217;Histoire, la lutte entre le bien et le mal, la Shoah&#8230; Installé en France, l&#8217;artiste est depuis exposé dans le monde entier, et a même fait l&#8217;objet d&#8217;un documentaire en 3D de Wim Wenders : <em>Anselm. Le bruit du temps,</em> sorti en octobre. Pourtant, jamais l&#8217;importance de la photographie dans sa pratique n’avait été étudiée. Étonnant, car ce médium est au coeur de son processus créatif. <em>« Je ne réalise rien sans photos »</em>, confirme l&#8217;intéressé, qui s&#8217;est d&#8217;ailleurs révélé par ce biais&#8230;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/G2TfNVsNvLw?si=ae5jnYYZja_L2bzy" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>La libération par le salut</strong></p>
<p>En 1969, Anselm Kiefer est encore étudiant à l&#8217;Académie des beaux-arts de Karlsruhe lorsqu&#8217;il provoque le scandale. Pour cause, il se photographie en France, en Italie et en Suisse en effectuant le salut hitlérien, habillé de l’uniforme d&#8217;officier de la Wehrmacht de son père. Baptisée <em>Occupations</em>, cette série lui valut d&#8217;abord l&#8217;étiquette de &#8220;provocateur&#8221;. Lui se voit plutôt comme un <em>« révélateur »</em>, s&#8217;interrogeant sur le rôle qu&#8217;il aurait tenu s&#8217;il avait grandi durant le Troisième Reich &#8211; il est littéralement &#8220;occupé&#8221; par cette pensée. <em>« Vous savez, en 1930, tous les Allemands étaient pour Hitler »</em>, rappelle-t-il. À travers ces clichés, <em>« il montre aussi à l&#8217;Allemagne ce qu&#8217;elle se cache à elle-même »</em>, ajoute Jean de Loisy, le commissaire de cet accrochage, qui débobine la pellicule pour percer les secrets de fabrication du plasticien. Car la photographie est bien au commencement de son œuvre. <em>« C&#8217;est un aspect fondamental, elle nourrit toute l&#8217;exposition mais n&#8217;est pas l&#8217;unique sujet</em>, précise Grégoire Prangé, le co-commissaire. <em>Anselm Kiefer est avant tout peintre et sculpteur »</em>. Le parcours fait d&#8217;ailleurs la part belle à nombre de ses toiles, dont certaines iconiques, comme ce gigantesque tableau consacré à Lilith, figure récurrente de sa production.</p>
<div id="attachment_154109" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/12/anselm-kiefer-24.jpg"><img class="size-full wp-image-154109" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/12/anselm-kiefer-24.jpg" alt="Der gestirnte Himmel über uns und das moralische Gesetz in uns (Le Ciel étoilé au-dessus de nous et la loi morale en nous), 1969-2009) © Anselm Kiefer. Photo : Atelier Anselm Kiefer" width="800" height="574" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Der gestirnte Himmel über uns und das moralische Gesetz in uns (Le Ciel étoilé au-dessus de nous et la loi morale en nous), 1969-2009 © Anselm Kiefer. Photo : Atelier Anselm Kiefer</span></p></div>
<p><strong>Profondeur de champ</strong></p>
<p>Utilisée à chaque étape de son travail, la photographie (cet <em>« auxiliaire essentiel »</em>) s&#8217;affirme aussi comme une oeuvre en tant que telle. En témoignent ces <em>Paysages stériles</em>, soit des images de champs défigurés, rendus infertiles par la guerre. Présentées dans des cadres en acier, celles-ci sont surmontées d&#8217;instruments obstétriques&#8230; Au centre de l&#8217;exposition trône également une grande installation exhibant un vélo noyé sous un déluge de pellicules de plomb. <em>« Il faut y voir un autoportrait de l&#8217;artiste,</em> suggère Jean de Loisy.<em> Elle figure une pluie de photographies sous laquelle Kiefer a l&#8217;impression de créer »</em>. Lequel n&#8217;a pas fini de nous bousculer avec une oeuvre chargée de symboles et souvent incandescente.</p>
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		<title>Mohamed Bourouissa</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/11/01/mohamed-bourouissa-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 04:38:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Attracteur étrange]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bourouissa]]></category>
		<category><![CDATA[Villeneuve d'ascq]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Peut-on se situer à la fois en périphérie et au centre des choses ? C&#8217;est toute la question soulevée par cette exposition...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Peut-on se situer à la fois en périphérie et au centre des choses ? C&#8217;est toute la question soulevée par cette exposition et, plus généralement, le travail de Mohamed Bourouissa. Depuis le début du millénaire, ce plasticien observe avec acuité la société contemporaine par le prisme des &#8220;invisibles&#8221;. Ou plutôt des<em> « écosystèmes parallèles »</em>, dit-il, et qu&#8217;il ne cesse d&#8217;imbriquer les uns dans les autres, pour mieux déconstruire les clichés. C&#8217;est par exemple la série photographique <em>Périphérique</em>, initiée durant les émeutes de 2005 en France, où il revisite le quotidien de jeunes des quartiers à travers des mises en scène rappelant des chefs-d&#8217;œuvre de la peinture classique (signés Delacroix, Géricault ou le Caravage). Comme pour les associer à la &#8220;grande histoire&#8221;. Citons aussi le film <em>Horse Day</em>, focalisant sur les cavaliers afro-américains de Philadelphie (et bousculant la mythologie du cowboy blanc) ou encore <em>Temps mort</em>, présentée au LaM. Réalisée en 2009 lorsqu&#8217;il était étudiant au Fresnoy, et baptisée en référence au premier album solo de Booba (duquel il réalisera aussi le clip de <em>Fœtus</em>), cette vidéo dévoile le quotidien d&#8217;un détenu, auquel l&#8217;artiste a confié un téléphone portable, lui permettant de &#8220;s&#8217;évader&#8221; de sa cellule durant quelques instants.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/87UJ1CfJH4g?si=46azJFr1BYQBQXrq" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Images volées<br />
</strong><br />
<em>« L&#8217;oeuvre de Mohamed est profondément sociale</em> », observe Marie-Amélie Senot, responsable du fonds d&#8217;art contemporain au musée de Villeneuve d&#8217;Ascq. Elle est aussi collaborative, l&#8217;intéressé voyant sa pratique comme<em> « un moyen de créer des connexions »</em>. Entre les gens bien sûr, mais aussi des sujets récurrents : il est ici question de contrôle, de rapports de force, de l&#8217;autorité&#8230; En témoigne le projet <em>Shoplifters</em>, dont le point départ est la découverte de clichés de voleurs à l&#8217;étalage, exhibés dans un supermarché de Brooklyn. <em>« Le patron du magasin les photographiait avec dans les mains l&#8217;objet qu&#8217;ils essayaient de dérober »</em>. Mohamed Bourouissa a soigneusement <em>« shooté »</em> puis restauré ces polaroids détériorés. Disposées sur des grilles, ces images agrandies révèlent des personnes démunies, prises &#8220;la main dans le sac&#8221;, parfois dépitées mais souvent souriantes. <em>« C&#8217;est une forme de défiance, de résistance. J&#8217;y vois aussi une généalogie de la surveillance, dont le paroxysme serait l&#8217;utilisation des caméras de reconnaissance faciale »</em>.</p>
<div id="attachment_153185" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-23.jpg"><img class="size-full wp-image-153185" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-23.jpg" alt="Vue de l'installation Seum, 2023, Mohamed Bourouissa © Nicolas Dewitte" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Vue de l&#8217;installation <em>Seum</em>, 2023, Mohamed Bourouissa © Nicolas Dewitte</p></div>
<p><strong>You&#8217;re Under Arrest<br />
</strong><br />
Lors de cette exposition, on admire aussi l&#8217;installation Seum, qui atteste de l&#8217;éclectisme du natif de Blida. Celle-ci raconte l&#8217;histoire d&#8217;un contrôle policier musclé &#8211; qu&#8217;il a lui-même subi, chez lui à Gennevilliers, voici un an. Sur les murs sont accrochées des sculptures en aluminium, figurant ici un visage écrasé contre une paroi, là une jambe bloquée ou une main saisissant un entre-jambe masculin. Au milieu de la pièce sont suspendues des aquarelles abstraites, tandis que résonne une musique aux accents doux, méditatifs, qu&#8217;il a composée. <em>« Lors d&#8217;une fouille, on ne s&#8217;appartient plus, on devient un objet, comme vidé de sa propre substance,</em> commente l&#8217;artiste. <em>Les dessins placés au centre illustrent cette envie de rentrer en soi-même pour s&#8217;échapper de l&#8217;extérieur, ce sont des pensées refuges »</em>. Une œuvre puissante, politique et qui nous embarque&#8230; sans résistance.</p>
<div id="attachment_153188" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-24.jpg"><img class="size-full wp-image-153188" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-24.jpg" alt="Vue de l'installation Seum, 2023, Mohamed Bourouissa © Nicolas Dewitte" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Vue de l&#8217;installation <em>Seum</em>, 2023, Mohamed Bourouissa © Nicolas Dewitte</p></div>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=153467" target="_blank">A LIRE ICI / L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
<div id="attachment_153180" style="width: 302px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-2.jpg"><img class="size-medium wp-image-153180" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/mohamed-bourouissa-2-292x300.jpg" alt="Mohamed Bourouissa (c) Studio Bourouissa" width="292" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Mohamed Bourouissa (c) Studio Bourouissa</p></div>
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		<title>Fêtons l’été !</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/07/01/fetons-lete/</link>
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		<pubDate>Sat, 01 Jul 2023 05:52:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Fêtons l'été !]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>
		<category><![CDATA[Villeneuve d'ascq]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Ce nouveau festival annonce la couleur. Fêtons l’été ! collectionne les rendez-vous artistiques réjouissants entre théâtre, cinéma, cirque, marionnettes, théâtre d’objets et...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ce nouveau festival annonce la couleur. Fêtons l’été ! collectionne les rendez-vous artistiques réjouissants entre théâtre, cinéma, cirque, marionnettes, théâtre d’objets et street art. Le tout disséminé dans six quartiers de Villeneuve-d’Ascq et des lieux propices aux rencontres de tous âges (d’une cour d’école au toit d’un musée). Avec <em><strong>Dans les bois</strong></em>, la comédienne Charlotte Bouriez propose une balade poétique et sensorielle aux plus petits. Elle les invite à ressentir les émotions engendrées par la musique, grâce à une violoncelliste et quelques marionnettes. <em><strong>Skyline</strong></em>, traversée funambule dans le parc du LaM signée par la compagnie des chaussons rouges, suscitera sans nul doute les cris d’admiration. Pour cause : deux équilibristes dansent au bord du vide, accompagnés par les notes d&#8217;un saxophone. Dans le même esprit, <strong>La Bande à Tyrex</strong> impressionne son monde avec une performance de vélo acrobatique, suivie d’un bal pop à son image : totalement débridé ! En plus d’avoir déjà tout bon, précisons que ce festival, porté par la Rose des vents, est gratuit. Qui dit mieux ?</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/D286ieW7H6g" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/kLRucO193kc" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Isamu Noguchi</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/03/01/isamu-noguchi/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Mar 2023 02:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Isamu Noguchi]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>
		<category><![CDATA[Villeneuve d'ascq]]></category>

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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Connaissiez-vous Isamu Noguchi ? Ses créations vous sont en tout cas familières. On lui doit en effet les fameux luminaires Akari, en papier et bambou, qui ont illuminé plus d&#8217;un intérieur à travers le monde depuis les fifties, des salons branchés aux chambres d’étudiants – notamment le modèle 45D et sa forme de boule caractéristique. Un génie de la lampe ? Oui, mais pas seulement, car cet Américano-Japonais disparu en décembre 1988 à l’âge de 84 ans fut tout à la fois designer, peintre, sculpteur (il fut l&#8217;assistant de Constantin Brancusi), architecte ou même paysagiste (il a conçu le Jardin de la Paix pour le siège de l&#8217;Unesco à Paris). Un artiste total, en somme, auquel le<a href="https://www.musee-lam.fr/fr" target="_blank"> LaM </a>consacre (à l&#8217;occasion des 40 ans du musée) la première grande rétrospective française. Protéiforme, kaléidoscopique, l&#8217;oeuvre de ce créateur encore méconnu en Europe dressa un pont entre Orient et Occident, les époques mais aussi les disciplines. Parmi les 250 pièces originales rassemblées à Villeneuve d’Ascq, on découvre par exemple un cliché de la chorégraphe Martha Graham vêtue d&#8217;une &#8220;robe araignée&#8221; signée Noguchi et dansant sur (avec ?) une de ses sculptures, la rendant d&#8217;autant plus vivante.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/IbcleKnGEMU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Annette Messager</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2022/05/01/annette-messager-2/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 May 2022 04:31:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Annette Messager]]></category>
		<category><![CDATA[Comme si]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Quel rapport entretenez-vous avec le LaM ? D&#8217;abord, j&#8217;adore son architecture, et puis je m&#8217;intéresse beaucoup à l&#8217;art brut et c&#8217;est le...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel rapport entretenez-vous avec le LaM ?</strong> D&#8217;abord, j&#8217;adore son architecture, et puis je m&#8217;intéresse beaucoup à l&#8217;art brut et c&#8217;est le seul musée à en montrer en France. Je suis très sensible au travail de ces personnes privées de culture artistique qui font de leur histoire personnelle un engagement. Leurs souffrances, leurs envies et toute leur âme apparaissent dans leurs dessins, leurs écrits.</p>
<p><strong>A quand remonte votre intérêt pour l&#8217;art brut ?</strong> A mon enfance, à Berck-sur-Mer. Mon père était architecte mais peignait aussi en amateur. Il m&#8217;a beaucoup appris sur le sujet. L&#8217;art brut est très présent dans le Nord-Pas de Calais. On y trouve des gens qui ont vécu la guerre et construisaient des œuvres avec des obus, par exemple. J&#8217;ai aussi découvert Augustin Lesage, ce mineur qui entendait des voix au fond de la mine et s&#8217;est mis à peindre de merveilleux tableaux. A l&#8217;époque nous croisions aussi Jean Dubuffet, qui passait ses vacances dans la ville voisine du Touquet. Physiquement, il ressemblait beaucoup à mon père. Je me souviens avoir volé ses cahiers de l&#8217;art brut au Musée des arts décoratifs, qu&#8217;on m&#8217;a ensuite volés d&#8217;ailleurs&#8230; Donc la boucle est bouclée !</p>
<p><strong>Que verra-t-on lors de cette exposition ? Quelle est sa particularité ?</strong> Elle rassemble des dessins, des installations, des assemblages&#8230; Des oeuvres anciennes mais aussi très récentes, comme <em>La Revanche des animaux,</em> créée spécialement pour Villeneuve d&#8217;Ascq. C&#8217;est une installation figurant une cité en partie détruite : la Tour Eiffel est cassée, Notre-Dame très abîmée&#8230; Tout est recouvert de papier noir, le sol paraît calciné. Par contraste, des têtes de peluches colorées grimpent sur ces éléments, envahissent la ville, comme si les animaux prenaient leur revanche sur l&#8217;humanité.</p>
<div id="attachment_134161" style="width: 756px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/annette-messager-21.jpg"><img class="size-large wp-image-134161" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/annette-messager-21-746x1024.jpg" alt="Annette Messager, La Revanche des animaux, 2019-2021. Peluches, dessins, sculptures recouvertes de papier noir, lumière électrique ; h. 300 x l. 500 x p. 440 cm. Courtesy Marian Goodman Gallery, Paris, Londres, New York. © Rebecca Fanuele" width="746" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Annette Messager, La Revanche des animaux, 2019-2021. Peluches, dessins, sculptures recouvertes de papier noir, lumière électrique ; h. 300 x l. 500 x p. 440 cm. Courtesy Marian Goodman Gallery, Paris, Londres, New York. © Rebecca Fanuele</p></div>
<p><strong>Vous dévoilez aussi beaucoup de dessins ici, n&#8217;est-ce pas ? </strong>Oui, j&#8217;adore dessiner, c&#8217;est un vagabondage, un exercice proche de la poésie. Ces dessins se présentent tels des haïkus, simples, jetés comme une petite phrase, et tant mieux si c&#8217;est un peu maladroit. On redevient d&#8217;ailleurs un enfant en dessinant. Disons que j&#8217;ai une main de petite fille et une autre de vieille dame !</p>
<p><strong>Quels dessins révélez-vous ici ?</strong> Citons la série <em>Tête à tête,</em> qui représente 77 têtes de mort, réalisées à partir de 2019. Ce sont des vanités, un grand classique de l&#8217;histoire de l&#8217;art mais les miennes sont très ironiques, un peu dans l&#8217;esprit de Tim Burton. Il se trouve qu&#8217;à ce moment-là j&#8217;étais très malade. Mon médecin m&#8217;avait intimé de ne pas porter de choses trop lourdes, donc je me suis mise à dessiner. Et puis est arrivé le confinement, on a alors parlé de gens &#8220;vulnérables&#8221; et j&#8217;ai découvert que j&#8217;en faisais aussi partie&#8230;</p>
<p><strong>S&#8217;agissait-il alors de conjurer la mort ? </strong>Oui, pour moi l&#8217;art c&#8217;est à la fois la conspiration, la conjuration et la contradiction. Effectivement, j&#8217;ai toujours envie de faire une chose et son contraire !</p>
<p><strong>Comment avez-vous conçu la parcours de cette exposition ? </strong><span class="has-pullquote" data-pullquote="Je voulais donner l'impression d'une visite chez moi et non pas dans un musée d'art contemporain. ">Je voulais donner l&#8217;impression d&#8217;une visite chez moi et non pas dans un musée d&#8217;art contemporain. </span>L&#8217;éclairage est donc important, on joue avec l&#8217;intensité de la lumière à certains endroits. Le parcours n&#8217;est pas du tout chronologique mais tout en bifurcations. L&#8217;agencement des œuvres dépend de la place qu&#8217;elles occupent et certaines sont très imposantes&#8230;</p>
<p><strong>Par quoi ouvrez-vous cette exposition ?</strong> Il y a d&#8217;abord un panneau annonciateur, empli de mots créés avec des filets noirs comme &#8220;icône&#8221;, &#8220;comédie&#8221;, &#8220;tragédie&#8221;&#8230; Ensuite, et c&#8217;est une première pour moi, j&#8217;ai enregistré un son (&#8220;comme si&#8221;) qui accompagne la visite comme un murmure, un écho, au début et à la fin.</p>
<p><strong>Pourquoi ce titre d&#8217;ailleurs,<em> Comme si</em> ?</strong> J&#8217;avais d&#8217;abord appelé cette exposition<em> Rendez-vous,</em> jusqu&#8217;à la lecture de <em>Personne</em> de Gwenaëlle Aubry, qui parle de la maladie du &#8220;comme si&#8221;. Pour elle, beaucoup font &#8220;comme si&#8221; tout allait bien, &#8220;comme si&#8221; on n&#8217;allait jamais mourir&#8230; Je pense que l&#8217;on fait tous &#8220;comme si&#8221;.</p>
<p><strong>Que découvrons-nous dans la première salle ?</strong> <em>Daily</em>, soit une installation constituée de grands éléments suspendus en skaï noir représentant des objets du quotidien, auxquels on s’attache parfois de façon absurde comme une clé, un téléphone&#8230; De petits êtres humains en tissu y sont accrochés avec des fils, comme des pantins. Ils semblent dérisoires à coté de toutes ces choses gigantesques. Tout ça à un petit côté sado-maso.</p>
<div id="attachment_134164" style="width: 780px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/annette-messager-22.jpg"><img class="size-large wp-image-134164" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/annette-messager-22-770x1024.jpg" alt="Annette Messager, Daily, 2015-2016. 21 éléments en skaï noir et tissus, 9 rats en black wrap et peinture noire, filets; dimensions variables. Courtesy Marian Goodman Gallery, Paris, Londres, New York. Photo: Atelier Annette Messager.© Adagp, Paris, 2022" width="770" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Annette Messager, Daily, 2015-2016. 21 éléments en skaï noir et tissus, 9 rats en black wrap et peinture noire, filets; dimensions variables. Courtesy Marian Goodman Gallery, Paris, Londres, New York. Photo: Atelier Annette Messager.© Adagp, Paris, 2022</p></div>
<p><strong>Pourquoi accordez-vous tant d&#8217;importance aux éléments quotidiens ?</strong> <span class="has-pullquote" data-pullquote="Je pense qu'il n'y a rien de plus surréaliste, bizarre ou inquiétant que le quotidien.">Je pense qu&#8217;il n&#8217;y a rien de plus surréaliste, bizarre ou inquiétant que le quotidien.</span> Donc j&#8217;aime bien utiliser des objets de la vie de tous les jours en les déformant, les triturant&#8230;</p>
<p><strong>Parmi les œuvres les plus spectaculaires, il y a aussi <em>Dessus-dessous</em>. Pouvez-vous nous en parler ?</strong> C&#8217;est la reprise d&#8217;une pièce que j&#8217;avais réalisée pour la 51e Biennale de Venise. Elle est constituée d&#8217;un tissu rouge en soie agité par un système de soufflerie qui gonfle et se dégonfle, comme une respiration. Il y a des éléments cachés dessous, des trucs cassés, d&#8217;autres qui s&#8217;allument ou s&#8217;éteignent&#8230; Cela peut évoquer la mer Méditerranée, aujourd&#8217;hui un peu rouge car elle compte beaucoup de cadavres&#8230;</p>
<div id="attachment_134167" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/annette-messager-23.jpg"><img class="size-large wp-image-134167" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/annette-messager-23-1024x768.jpg" alt="Annette Messager, Dessus-dessous, 2019. Voile de soie, lumière, ventilateurs sculptures,  objets divers (détail). Courtesy Marian Goodman Gallery, Paris, Londres, New-York,  Photo: Annette Messager (c) Adagp, Paris 2022" width="995" height="746" /></a><p class="wp-caption-text">Annette Messager, Dessus-dessous, 2019. Voile de soie, lumière, ventilateurs sculptures, objets divers (détail). Courtesy Marian Goodman Gallery, Paris, Londres, New-York, Photo: Annette Messager (c) Adagp, Paris 2022</p></div>
<p><strong>Vous dévoilez ici une oeuvre appelée <em>Requiem pour Jeanne</em>…</strong> Oui, à l’origine de ces dessins il y a cette image qui me fascinait lorsque j&#8217;étais petite fille, une peinture kitsch où l’on voit Jeanne d’Arc sur le bûcher, accrochée à une immense croix. Il s’agit d’une oeuvre de Lenepveu qui se trouve à Paris. J&#8217;aime beaucoup cette figure. Jeanne d&#8217;Arc est l&#8217;une des premières féministes, une guerrière au milieu de soldats masculins qui gardait son armure pour ne pas se faire violer. C&#8217;était une femme forte alors qu&#8217;elle n&#8217;avait aucune éducation, ne savait ni lire ni écrire. Son image souffre aujourd&#8217;hui d&#8217;avoir été récupérée par l&#8217;extrême droite&#8230; je voulais donc la réhabiliter.</p>
<p><strong>La figure féminine et le rapport au corps traversent aussi votre travail. Vous montrez par exemple ici un vagin ailé…</strong> Oui, on a représenté d&#8217;innombrables phallus dans l&#8217;histoire de l&#8217;art, alors pourquoi pas des vagins ? Je vais aussi montrer pour la première fois en France un papier peint de petits utérus tout à fait charmant !</p>
<div id="attachment_134170" style="width: 776px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/annette-messager-24.jpg"><img class="size-large wp-image-134170" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/05/annette-messager-24-766x1024.jpg" alt="Annette Messager, Vagin ailé, 2018. Acrylique liquide sur papier; 54 x 40 cm. Courtesy Marian Goodman Gallery, Paris, Londres, New York. Photo: Atelier Annette Messager. © Adagp, Paris, 2022" width="766" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Annette Messager, Vagin ailé, 2018. Acrylique liquide sur papier; 54 x 40 cm. Courtesy Marian Goodman Gallery, Paris, Londres, New York. Photo: Atelier Annette Messager. © Adagp, Paris, 2022</p></div>
<p><strong>On croise des &#8220;escargots-seins&#8221; aussi&#8230;</strong> Oui ! J&#8217;affectionne cet être un peu bizarre et qui porte sa maison sur le dos. D&#8217;ailleurs je vais en dévoiler un transportant une architecture très contemporaine, remplie d&#8217;escaliers. Et puis un autre sur une croix où j&#8217;ai écrit &#8220;je suis mon prophète&#8221;. Dans mon jardin, ils détruisent tout. J&#8217;observe parfois leurs traces au petit matin. C&#8217;est complètement abstrait et délirant, car leurs parcours n&#8217;a rien de très logique. J&#8217;ai aussi dessiné ces parcours.</p>
<p><strong> La dernière œuvre présentée au LaM s&#8217;appelle <em>Pulsions</em>, et semble très joyeuse&#8230;</strong> Elle n&#8217;est pas si récente, mais je ne l&#8217;avais jamais montrée. Elle rassemble des animaux en train de copuler, des humains aussi. J&#8217;ai regardé sur internet beaucoup de choses un peu porno pour les réaliser, ensuite j&#8217;ai d&#8217;ailleurs été bombardée de mails car j&#8217;avais été repérée ! Ces dessins seront légèrement cachés, avec un système de voile, pour que les enfants ne voient pas ces petit couples imbriqués dans des positions bizarres&#8230; Mais oui, c&#8217;est assez joyeux !</p>
<p><strong>Qu&#8217;aimeriez-vous que le public ressente en quittant le LaM ?</strong> C&#8217;est difficile de se mettre à la place des gens. Une fois, à Beaubourg, je me suis promenée au sein de ma propre rétrospective. Et puis quelqu&#8217;un derrière moi m&#8217;a dit : &#8220;mais poussez-vous, vous me dérangez, je ne vois rien !&#8221;. Cette personne avait raison : d&#8217;une certaine façon mes oeuvres appartiennent à tout le monde&#8230;</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=134562" target="_blank">A LIRE ICI : L&#8217;INTERVIEW DE MARIE-AMELIE SENOT, COMMISSAIRE DE L&#8217;EXPOSITION</a></strong></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/05/01/annette-messager-2/">Annette Messager</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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		<title>Le mystère Paul Klee</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2021/11/01/le-mystere-paul-klee/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Nov 2021 01:07:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Bathilde Lacourt]]></category>
		<category><![CDATA[LaM]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Klee]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Delot]]></category>
		<category><![CDATA[Villeneuve d'ascq]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Qu&#8217;est-ce qui caractérise l’œuvre de Paul Klee ? Sébastien Delot : Avant tout la surprise. On ne saurait pas reconnaître au premier...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/11/01/le-mystere-paul-klee/">Le mystère Paul Klee</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui caractérise l’œuvre de Paul Klee ? </strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Sébastien Delot :</span> Avant tout la surprise. On ne saurait pas reconnaître au premier coup d’œil une de ses toiles, car on ne peut enfermer Paul Klee dans une lecture univoque. Toute sa vie il a cherché un langage propre, expérimentant sans cesse, à travers les techniques, les sujets, les formes… c&#8217;est un &#8220;mégacréateur&#8221;.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Jeanne-Bathilde Lacourt :</span> Oui, il y a toujours un petit quelque chose d&#8217;inattendu, d&#8217;inédit chez lui. D’un point de vue technique, il oscille entre le dessin et la peinture, son œuvre est marquée par une grande recherche matérielle. Il réalise par exemple des marouflages, superposant un papier sur une toile, mais aussi des collages, des peintures sous verre, il utilise la gouache, des couleurs délavées&#8230; C&#8217;est assez unique. Sur le fond, ses tableaux sont marqués par l&#8217;ambivalence, l&#8217;incertitude. On ne sait pas toujours dans quelle mythologie on se situe (nordique ? Orientale ?) ni même comment interpréter certaines formes.</p>
<p><strong>Par exemple ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Jeanne-Bathilde Lacourt :</span> Citons ce <em>Paysage avec deux fruits II</em>. Cela ressemble à un paysage au premier abord, mais en regardant de plus près ces deux fruits noirs, on distingue alors des yeux qui transforment la toile en visage.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Sébastien Delot :</span> Ce qui me fascine chez lui, c&#8217;est cette diversité de techniques, de formes, de mythologies, personnelles ou pas. On navigue sans cesse entre ces mondes. Quand vous pensez avoir compris une toile, il y a toujours un petit quelque chose remettant tout en question. Paul Klee provoque un éveil constant.</p>
<div id="attachment_125850" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/paul-klee1.jpg"><img class="size-large wp-image-125850" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/paul-klee1-1024x417.jpg" alt="Paul Klee, Zweifrucht-Landschaft II (Paysage aux deux fruits II), 1935, 49. Gouache sur papier. 13 x 33 cm. Collection particulière. Photo : DR Laure" width="995" height="405" /></a><p class="wp-caption-text">Paul Klee, Zweifrucht-Landschaft II (Paysage aux deux fruits II), 1935, 49. Gouache sur papier. 13 x 33 cm. Collection particulière. Photo : DR Laure</p></div>
<p><strong>Comment a-t-il façonné cette œuvre si singulière ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Jeanne-Bathilde Lacourt :</span> Paul Klee s&#8217;est très tôt distingué de l&#8217;art classique qu&#8217;il avait appris à l&#8217;Académie des beaux-arts de Munich. Il fut vite déconcerté par cet art mimétique qui n&#8217;est finalement pour lui qu&#8217;une éternelle répétition plus du tout appropriée à l&#8217;époque moderne. Il a donc cherché une forme de création se nourrissant d&#8217;une sorte de chaos primordial, puisant en particulier dans différentes images alors rendues accessibles durant la première moitié du XXe siècle par les découvertures archéologiques, les nouvelles collections ethnographiques. Il s&#8217;intéresse ainsi à l&#8217;art asilaire, aux arts du monde, à la Préhistoire, aux dessins d&#8217;enfants aussi, très importants pour lui, notamment après la naissance de son fils Felix.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Sébastien Delot :</span> Oui, les dessins enfants le fascinent car c&#8217;est un moment de la vie où le regard n&#8217;est pas pollué par celui de l&#8217;adulte. Paul Klee, c&#8217;est l&#8217;art de la subtilité, du merveilleux, de la complexité aussi. Comme tous les grands artistes, c&#8217;est une éponge. Son époque est ponctuée de grands bouleversements géopolitiques, avec l&#8217;émergence des Etats-Unis, l&#8217;effondrement de grands empires&#8230; des soubresauts qui se traduiront par deux guerres mondiales. Dans cette société en ébullition, Paul Klee souhaite trouver d&#8217;autres repères. Il a besoin d&#8217;aller vers les marges pour y extraire des éléments intellectuels et visuels nouveaux. Il n&#8217;est jamais dans la citation.</p>
<div id="attachment_125848" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/paul-klee.jpg"><img class="size-large wp-image-125848" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/paul-klee-1024x886.jpg" alt="Paul Klee, Bastard (Bâtard), 1939. Donation Livia Klee, Zentrum Paul Klee, Berne" width="995" height="861" /></a><p class="wp-caption-text">Paul Klee, Bastard (Bâtard), 1939. Donation Livia Klee, Zentrum Paul Klee, Berne</p></div>
<p><strong>Pourquoi avoir intitulé cette exposition &#8220;Entre-mondes&#8221; ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Jeanne-Bathilde Lacourt :</span> Paul Klee est un artiste singulier, car difficile à situer &#8211; une de ces œuvres s&#8217;appelle d&#8217;ailleurs <em>Funambule</em> . Il est toujours entre deux mouvements, deux disciplines différentes, la musique et la peinture. Il est à la recherche d&#8217;un espace situé à la jonction du visible et de l&#8217;invisible, essaie d&#8217;avoir accès à ce qu&#8217;il appelle un &#8220;monde intermédiaire&#8221;, où tout est possible. Il n&#8217;est jamais dans la répétition d&#8217;un modèle, mais en quête de ce qu&#8217;il y avait &#8220;avant&#8221; la création du modèle.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Sébastien Delot :</span> Il veut atteindre l&#8217;essence des choses, revenir à des formes &#8220;qui vont de soi&#8221;. Cette exposition permet d&#8217;approcher un Klee universel à travers des thématiques faisant écho au LaM et à des carrefours de l&#8217;histoire de sa vie, ses temps forts.</p>
<p><strong>Justement, comment avez-vous conçu le parcours de cette exposition</strong> <strong>?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Jeanne-Bathilde Lacourt :</span> Celle-ci est organisée selon quatre grandes thématiques (l&#8217;art préhistorique, mais aussi l&#8217;art asilaire, l&#8217;art extra-occidental et les dessins d&#8217;enfants) tout en s&#8217;appuyant sur des archives personnelles de Paul Klee, présentées dans des îlots centraux. Nous suivons cette idée d&#8217;une origine invisible de la création après laquelle il court, sans lui-même être sûr de la trouver, comme une enquête&#8230;</p>
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		<title>La Ferme végétale</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Sep 2020 22:04:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Caroline Léger]]></category>
		<category><![CDATA[Granarium 2]]></category>
		<category><![CDATA[La Ferme d'en haut]]></category>
		<category><![CDATA[La Ferme végétale]]></category>
		<category><![CDATA[Les Oiseaux des Hauts-de-France]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Pennel]]></category>
		<category><![CDATA[Villeneuve d'ascq]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>L’observation de la nature inspire souvent des œuvres remarquables. La preuve : ces deux artistes réunis à La Ferme d’en Haut. D’un côté Caroline Léger qui, en véritable &#8220;chorégraphe végétale&#8221;, crée des installations éphémères, modelées avec des graines, insectes ou racines – le cycle de la vie en somme. De l’autre, le photographe Philippe Pennel présente ses Oiseaux des Hauts-de-France, soit des clichés capturés lors de balades sauvages dans notre région. Vivifiant.</p>
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