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	<title>LM magazine &#187; Reda Kateb</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Sur un Fil</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 04:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[cinéma français]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Jo, une jeune artiste de cirque de rue, voit sa carrière basculer après une blessure. Pour des raisons financières, elle découvre le monde des clowns professionnels en pédiatrie. Pour son premier long-métrage, Reda Kateb s’inspire du <em>Journal du Dr Girafe</em>, de Caroline Simonds, la fondatrice de l’association Le Rire médecin. Il rend hommage aux clowns hospitaliers, qui apportent joie et réconfort aux enfants malades – et aux soignants. Servi par un casting impeccable (Aloïse Sauvage, Philippe Rebbot) et des acteurs non-professionnels, Sur un fil fait preuve d’authenticité et de douceur. Reda Kateb apporte une note poétique à un sujet difficile, en équilibre entre la gravité de la maladie et la légèreté de ces &#8220;faiseurs de rire&#8221;.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/a3vRKQKh14s?si=Xn8ADkecQWH-HzOp" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Reda Kateb &amp; Thomas Kruithof</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Feb 2022 07:40:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>
		<category><![CDATA[Les Promesses]]></category>
		<category><![CDATA[Reda Kateb]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Kruithof]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller politique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Comment avez-vous écrit le scénario ? Thomas Kruithof : Nous souhaitions réaliser un film sur la politique locale, saisir l&#8217;énergie qui s&#8217;en dégage....</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/02/01/reda-kateb-thomas-kruithof/">Reda Kateb &#038; Thomas Kruithof</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment avez-vous écrit le scénario ?</strong><br />
<strong>Thomas Kruithof</strong> : Nous souhaitions réaliser un film sur la politique locale, saisir l&#8217;énergie qui s&#8217;en dégage. Il s&#8217;agissait aussi de rappeler la place du maire sur l&#8217;échiquier politique, le rapport permanent qu’il entretient avec les citoyens, car il est en première ligne. Avec Jean Baptiste Delafon, mon co-auteur, on met ici en exergue la question du logement, un sujet complexe mais fondamental dans notre société. Sur le plan cinématographique, j’ai été inspiré par cette notion de combat, d&#8217;engagement et de courage.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/JlyPItF9VGg" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Avez-vous rencontré des acteurs politiques pour préparer ce film ?</strong><br />
<strong>Thomas Kruithof </strong>: On a travaillé avec Olivier Klein, le maire de Clichy-sous-Bois, lieu du tournage. Puis avec Philippe Rio, maire de Grigny, Catherine Arenou à la tête de Chanteloup-les-Vignes et toute une batterie d’élus et de directeurs de cabinet. On a aussi consulté longuement le milieu associatif concerné par la question du logement pour comprendre le phénomène des marchands de sommeil.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi Isabelle Huppert et Reda Kateb ?</strong></p>
<p><strong>Thomas Kruithof</strong> : Avant même de composer les personnages, nous avions imaginé ce duo. Isabelle possède une autorité naturelle, le propre des grandes dames. De son côté, Reda est aussi très charismatique, on lui devine un riche vécu.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>On remarque ici l’importance accordée aux dialogues&#8230; </strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Thomas Kruithof</strong> : Oui, car la politique c’est l’art de la parole, pour mieux convaincre. Alors, on a peaufiné les discours et les arguments. En même temps, je ne voulais pas que le film se transforme en concours d’éloquence. Ce qui m’intéressait, c’était la variété de décors, jouer avec ces grands contrastes,<span class="has-pullquote" data-pullquote=" passer de l’Élysée à une cage d’escalier délabrée"> passer de l’Élysée à une cage d’escalier délabrée</span>.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Reda, qu’est-ce qui vous a séduit dans ce scénario ? </strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Reda Kateb</strong> : J’avais beaucoup aimé le premier film de Thomas, <em>La Mécanique de l’ombre</em>. J’avais donc une idée de la forme qu’il donnerait à ce thriller politique. Et puis, je n’avais jamais endossé ce type de rôle, dans une ambiance où les mots constituent les armes du personnage. Enfin, la présence d’Isabelle Huppert m’a aussi motivé, c’est une actrice que j’estime énormément.</p>
<div id="attachment_129646" style="width: 405px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/02/reda-kateb-thomas-kruithof1.jpg"><img class=" wp-image-129646" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/02/reda-kateb-thomas-kruithof1-300x200.jpg" alt="© Jérôme Prébois, Wild Bunch Distribution " width="395" height="263" /></a><p class="wp-caption-text">© Jérôme Prébois, Wild Bunch Distribution</p></div>
<p><strong>Comment présenteriez-vous votre personnage, Yazid ?</strong></p>
<p><strong>Reda Kateb</strong> : Il est directeur de cabinet de la maire et issu du quartier populaire dont il est question dans le film. Il souhaite sortir de là, il en a marre de manger des kebabs et préférerait des courgettes bio à Paris. Il est brillant, travaille beaucoup. Mais avant de quitter sa ville il veut aller au bout de sa mission. Certes pour servir sa propre ambition mais aussi ces gens défavorisés auxquels il est viscéralement attaché. Ça pourrait être un futur grand homme politique.</p>
<p><strong>Comment avez-vous préparé ce rôle ? Vous êtes-vous inspiré de personnage réel ?</strong><br />
<strong>Reda Kateb </strong>: Thomas m’a présenté plusieurs personnalités, sans les imiter j&#8217;ai effectué une espèce de fusion, empruntant chez l’un et l’autre. Par exemple, j’ai eu l’occasion de rencontrer un directeur de cabinet, de faire le tour de son planning et de comprendre le quotidien de Yazid.</p>
<p><strong>Comment avez-vous travaillé avec Isabelle Hubert ?</strong><br />
<strong>Reda Kateb </strong>: C’était très stimulant car j’avais le sentiment qu’on avait deux manières d’appréhender ce métier. Par exemple, au fil des prises, j’ai systématiquement besoin de changer un petit détail. Isabelle affine au contraire son jeu à chaque prise, de manière millimétrée. Elle acceptait mes petites variations, ça l’amusait, on prenait beaucoup de plaisir, on a chacun fait un pas vers l’autre.</p>
<p><strong>Tout comme Yazid, vous avez grandi en banlieue parisienne. Incarner ce rôle représente-t-il une forme d’engagement ?</strong></p>
<p><strong>Reda Kateb</strong> : Sans doute, mais je ne me proclame pas artiste engagé. On aborde souvent les quartiers par le prisme de la délinquance, de la police et quantités d&#8217;autres problèmes&#8230; <span class="has-pullquote" data-pullquote="Ici, il n’y a pas un seul flic à l’horizon">Ici, il n’y a pas un seul flic à l’horizon</span>. Je n’ai pas habité dans des cités aussi dégradées, mais si j’étais un habitant du Chêne Pointu (<em>le lieu du tournage, ndlr</em>), je ne me sentirais pas trahi par un film comme celui-ci.</p>
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		<title>Bruxelles fait son cinéma</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Jun 2018 22:54:20 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[C'est tout pour moi]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Fais de beaux rêves]]></category>
		<category><![CDATA[http://www.nawellmadani.fr/]]></category>
		<category><![CDATA[Marco Bellocchio]]></category>
		<category><![CDATA[Nawell Madani]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà 18 ans que ce festival promène ses écrans à Bruxelles, ressuscitant une vieille tradition (méditerranéenne) du 7e art : le cinéma de plein air. Pour voir quoi ? Un peu de tout, mais pas n&#8217;importe quoi. De la comédie, avec <em>C&#8217;est tout pour moi</em>, premier film (autobiographique) de la tordante <a href="http://www.nawellmadani.fr/" target="_blank">Nawell Madani</a>. Du biopic, avec <em>Django</em> (où Reinhardt est incarné par Reda Kateb). Du drame avec le gracieux <em>Fais de beaux rêves</em> de Marco Bellocchio… Bref, de belles toiles, mais sous les étoiles.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/NDhobT5kq4M" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/7NBHBs_RikI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/VgHWIszlUFM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Les Chevaliers blancs</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2016 13:03:35 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Arche de Zoé]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Joachim Lafosse]]></category>
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		<category><![CDATA[Reda Kateb]]></category>
		<category><![CDATA[Tchad]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Donzelli]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Afrique subsaharienne, de nos jours. A la tête de l’ONG « Move for Kids », Jacques Arnault (Vincent Lindon) sillonne un pays...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Afrique subsaharienne, de nos jours. A la tête de l’ONG « Move for Kids », Jacques Arnault (Vincent Lindon) sillonne un pays dévasté par la guerre à la recherche d’orphelins. Entouré de volontaires (pompiers, médecins, infirmières), armé de liasses de billets, il tente de convaincre les chefs de villages de lui confier des enfants, leur promettant un avenir meilleur dans un orphelinat qu’il dit bâtir sur place. Mais il ment. En réalité, il compte les exfiltrer vers la France où les attendent 300 familles en mal d’adoption qui ont financé cette discrète opération… Joachim Lafosse filme au plus près ces aventuriers en herbe persuadés de servir une grande cause, au mépris de la loi et de la morale. Dans une mise en scène épurée, il expose les faits, montre la folie et la vanité de ces « humanitaires », leurs convictions qui s’épaississent ou se fissurent – comme celles de cette journaliste <em>embedded</em> (Valérie Donzelli) qui perd toute objectivité pour écouter ses sentiments. Mais il ne porte jamais de jugement. C’est la grande force du film. Il donne à voir des monstres qui n’ont finalement rien d’inhumain, et pavent sans le savoir l’enfer de leurs bonnes intentions.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/N5nvxDEqX0Y" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Reda Kateb</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2016/01/04/reda-kateb/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2016 15:59:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Arrêtez-moi là]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles Bannier]]></category>
		<category><![CDATA[Reda Kateb]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Comment avez-vous débuté ? J’ai commencé enfant avec mon père qui était surtout un acteur de théâtre. Il fut sûrement mon seul...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment avez-vous débuté ?</strong> J’ai commencé enfant avec mon père qui était surtout un acteur de théâtre. Il fut sûrement mon seul professeur. J’avais huit ans lorsque j’ai joué dans ma première pièce, qui s’appelait <em>Ressac</em>, écrite par l’un de ses amis.</p>
<p><strong>Pas de formation spécifique donc…</strong> J’ai tout de même suivi des cours au lycée, dans des ateliers à Ivry où j’habitais à l’époque… Mais pas de conservatoire national ni de cours Florent. Ma formation ressemble un peu à celle des métiers du cirque : selon un mode familial et sur le terrain. On montait nous-mêmes des spectacles pour grimper sur scène.</p>
<p><strong>Comment choisissez-vous vos films ?</strong> J’essaie de me laisser surprendre avec des personnages toujours différents. Je dois aussi me sentir en accord avec ce que le film raconte. C’est assez instinctif. Si j’ai un coup de cœur pour un scénario, je cherche à rencontrer le réalisateur ou la réalisatrice.</p>
<p><strong>Comment composez-vous vos rôles ?</strong> Je n’ai pas vraiment de méthode, plutôt une technique différente pour chaque film. Généralement j<span class="has-pullquote" data-pullquote="J’aborde mes personnages sans chercher à charpenter précisément leur parcours. Je prévois une base puis me laisse surprendre par le tournage">’aborde mes personnages sans chercher à charpenter précisément leur parcours. Je prévois une base puis me laisse surprendre par le tournage</span>, beaucoup de choses naissent à ce moment-là. Il s’agit presque d’un partenariat avec le réalisateur.</p>
<p><strong>Vous auriez pu rester enfermé dans le rôle du « voyou » après la série <em>Engrenages, Un prophète</em>, etc. Avez-vous rejeté beaucoup de propositions du même genre ?</strong> Oui, énormément, mais en même temps je ne cherche pas non plus à jouer des personnages vertueux. Le problème c’est que, souvent, les rôles de voyou sont mal écrits ou inventés par des gens qui ne connaissent pas la réalité de ce milieu. Cela dit, je ne m’interdis pas d’y revenir un jour si le film est prometteur.</p>
<p><strong>En quoi le scénario d’<em>Arrêtez-moi là</em> vous a-t-il séduit ?</strong> Au-delà de la narration et de cette histoire d’erreur judiciaire, j’aime beaucoup le point de vue de Gilles Bannier. La poésie du personnage, son rapport à la nature, ces petites touches qui le font sortir des clichés propres à ce genre de film. Et puis j’ai été très touché par la troisième partie du récit, la résilience du héros. C’est un personnage qui évolue.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/DpxTulBwYZ4" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Comment avez-vous composé le rôle de Samson, qui est très doux, calme ? </strong>J’y ai insufflé mon rythme naturel. Gilles Bannier a écrit le rôle en pensant à moi, je n’ai donc pas eu un grand travail de composition, plutôt à m’accorder avec l’image qu’il a transposée de moi sur ce personnage.</p>
<p><strong>Dans <em>Arrêtez-moi là</em> vous retrouvez donc Gilles Bannier, le premier à vous avoir porté à l’écran avec <em>Engrenages</em>…</strong>Oui, c’est une très belle rencontre, humaine et artistique. Après <em>Engrenages</em> on avait envie de refaire quelque-chose ensemble. C’était cohérent de tourner dans son premier film d’auteur, car j’ai obtenu mon premier rôle important à l’image grâce à lui.</p>
<p><strong>Comme Mathieu Amalric, vous faites partie des acteurs français repérés aux Etats-Unis. Comment l’expliquez-vous ?</strong> En grande partie grâce à <em>Un prophète</em>. Ce premier film dans lequel j’ai joué en 2009 a beaucoup voyagé et a été très apprécié. C’est une grande chance. Et puis j’ai pris des cours d’anglais et choisi, aussi, de travailler avec une agente anglophone qui a des relations à l’étranger. Sans oublier quelques belles rencontres. Je n’étais pas du tout certain d’y arriver.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/H8ngDiG9V8w" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Quel serait votre modèle en termes d’acteur ? </strong>Je n’ai pas de références, j’essaie de suivre mon propre chemin. Il y a bien sûr des acteurs que j’admire. Vous parliez de Mathieu Amalric, c’est quelqu’un pour qui j’ai beaucoup d’estime.</p>
<p><strong>J’ai lu que vous aimiez beaucoup Harvey Keitel…  </strong>Enormément ! Je l’apprécie depuis longtemps et j’aimerais le voir plus souvent au cinéma.</p>
<p><strong>Avec quel réalisateur rêveriez-vous de tourner ?</strong> Je n’entretiens pas de rêves de ce genre. J’ai la chance de tourner avec des metteurs en scène qui me semblaient intouchables. Alors, je vis l’instant présent, je travaille et reste attentif aux rencontres. En ce moment je me consacre au rôle que je vais interpréter en février.</p>
<p><strong>Pouvez-vous nous en dire plus ?</strong> Je vais jouer le rôle de Django Reinhardt, mais ça ne sera pas un biopic. Le film sera réalisé par Étienne Comar qui avait écrit le scénario de<em> Des hommes et des dieu</em>x de Xavier Beauvois.</p>
<p><strong>Vous avez réalisé un court-métrage récemment, <em>Pitchoune</em>*.</strong> De quoi s’agit-il ? C’est l’histoire d’un chemin qui se sépare en deux. Celle de deux frères qui font des animations pour les enfants et qui sont envoyés au salon du camping-car pour s’occuper de la halte-garderie. L’un des deux frères (moi) a décidé d’arrêter et l’autre veut continuer.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/qCyoTzEBxe0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Est-ce inspiré de votre vie ?</strong> Oui, en partie. à un moment, j’ai animé des anniversaires pour les enfants. Il y a quelque chose de tragi-comique dans cette fonction du clown. J’avais envie de m’y intéresser depuis longtemps. Le décor, les costumes et la pratique sentent donc le vécu, seule l’histoire des deux frères est fictive. Pour l’instant, je n’en ai pas d’autres à raconter, mais j’ai très envie de renouveler l’expérience.</p>
<p><em>*Diffusé le 16 décembre dernier sur Canal+ en ouverture</em> <em>de </em>La nuit la plus courts<em>.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Loin des hommes</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Jan 2015 02:48:18 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Reda Kateb et Viggo Mortensen dans l’adaptation d’une nouvelle de Camus : sur le papier, le projet de David Oelhoffen était prometteur. Pourtant,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Reda Kateb et Viggo Mortensen dans l’adaptation d’une nouvelle de Camus : sur le papier, le projet de David Oelhoffen était prometteur. Pourtant, on finit par froncer le nez devant ce « western moderne » décrivant le périple d’un instituteur français chargé de convoyer un paysan algérien, accusé de meurtre dans son village, jusqu’à la ville de son procès. On ne pourra pas reprocher grand-chose aux comédiens, qui jouent leur partition avec application dans un mélange réussi d’arabe et de français. Mais le personnage sans nuances de Daru, humaniste au grand cœur qui ne cesse de pousser son prisonnier vers la liberté, flirte avec la niaiserie alors qu’on attendait un regard différent sur la guerre d’Algérie. Dommage. Reste les paysages rocailleux de l’Atlas, sublimes et inhospitaliers.</p>
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