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	<title>LM magazine &#187; Quentin Dupieux</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Daaaaaalí !</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Feb 2024 12:27:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Daaaaaalí !]]></category>
		<category><![CDATA[Quentin Dupieux]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>La moustache en croc, les yeux exorbités, l&#8217;attitude extravagante… Pas de doute, Dalí est de retour ! Avec cette particularité : il est ici incarné par six acteurs (d&#8217;où les six &#8220;a&#8221; du titre), histoire de dessiner un portrait complet du personnage. On découvre alors le peintre catalan dans tous ses états, dispersé façon puzzle : artiste-diva lorsqu&#8217;il est interprété par Gilles Lellouche, créateur de génie avec Pio Marmaï, terriblement orgueilleux sous les traits de Jonathan Cohen ou encore en volubile excentrique (évidemment) avec Edouard Baer. Dans tous les cas, il reste cet homme à l&#8217;ego sur-dimensionné et amoureux des projecteurs. Cela tombe bien, il fait justement l’objet du documentaire de notre héroïne, Judith, journaliste novice contrôlant difficilement son sujet. Car l&#8217;imaginaire de l&#8217;Espagnol semble contaminer l’environnement…</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/gXcrzldFhHw?si=s6em3R2j59yAvZ-0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Anti-biopic</strong></p>
<p>Avec Quentin Dupieux aux commandes, on se doutait bien qu’il ne s’agirait pas là d’un biopic conventionnel. À rebours des productions du genre, il focalise davantage sur la dimension surréaliste que sur la vie de l&#8217;artiste. En témoigne cette scène inaugurale dans laquelle Dalí, au bout d’un couloir, marche en direction de Judith, mais donne l’impression de faire du surplace. Ce qui laisse à la journaliste le temps d’aller aux toilettes, de commander de l’eau pétillante… Ajoutons à cela l’intervention très &#8220;dalinienne&#8221; d’éléments incongrus au fil du récit, comme cette pluie de chiens morts en plein milieu d’un appel téléphonique.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/fuS5JN6tfj4?si=_H56AmhltiTFLdYt" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Inquiétante étrangeté </strong></p>
<p>Durant cette heure et 17 petites minutes que dure le long-métrage (court, comme toujours chez Dupieux), on découvrira même le secret de fabrication de certaines œuvres du maître, telle <em>La Harpe invisible, fine et moyenne</em> (1932), figurant ce personnage avec une énorme protubérance soutenue par une béquille, à l&#8217;arrière de la tête. Sauf que la toile est peinte à partir&#8230; d&#8217;un modèle bien réel et au crâne monstrueux. <em>Daaaaaalí !</em> s&#8217;inscrit ainsi dans la droite ligne du mouvement théorisé par André Breton<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/02/01/imagine/" target="_blank"> (qui célèbre d&#8217;ailleurs son centenaire cette année).</a> Le film a en effet le chic pour télescoper des éléments n&#8217;ayant aucun rapport entre eux. Surtout, il témoigne d&#8217;une inventivité et d&#8217;une poésie devenues rares, nous plongeant dans cette &#8220;inquiétante étrangeté&#8221; si chère aux surréalistes&#8230; et finalement propre au cinéma de Quentin Dupieux.</p>
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		<title>Quentin Dupieux</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jul 2019 04:30:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Le Daim]]></category>
		<category><![CDATA[LM magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Mr Oizo]]></category>
		<category><![CDATA[Quentin Dupieux]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment <em>Le Daim</em> est-il né ?</strong> De l&#8217;envie de tourner un film grotesque. Je l&#8217;ai d&#8217;abord pensé en anglais, comme une grosse comédie débile pour un copain, un acteur américain. Et puis la vie m&#8217;a emmené en France pour réaliser<em> Au poste !</em>. Sur place j&#8217;ai trouvé une bonne &#8220;substance&#8221; pour <em>Le Daim</em>. Je l&#8217;ai donc réécrit en français et c&#8217;est devenu tout autre chose.</p>
<p><strong>Comment l&#8217;avez-vous abordé ?</strong> Comme un premier film. C&#8217;est mon septième long-métrage. Je ne dirais pas que je tournais en rond, mais je cherchais de nouveaux ingrédients. Par exemple, pour <em>Réalité </em>(2014), je n&#8217;ai pas utilisé ma musique mais celle de Philip Glass. Pour <em>Le Daim</em>, j&#8217;ai apporté une dimension plus humaine au personnage, et plus de réalisme. En tout cas, je n&#8217;envisageais pas une œuvre absurde, comme par le passé. Un de vos confrères m&#8217;a soufflé cette remarque assez juste : pour une fois mon film n&#8217;est pas fou, c&#8217;est le personnage qui l&#8217;est.</p>
<p><strong>Le considérez-vous comme un film d&#8217;horreur ?</strong> Pas du tout, elle n&#8217;occupe qu&#8217;une petite place. J&#8217;ai assisté à une dizaine de projections et les gens rigolent beaucoup. Ce film est un objet hybride, et c&#8217;est comme ça que j&#8217;envisage le cinéma. Je ne parviens pas à réaliser de comédies &#8220;pures&#8221;.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/2smPWAZQ4vk" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Quand avez-vous pensé à Jean Dujardin ? Au moment de l&#8217;écriture ? </strong>Non. J&#8217;avais certes écrit la version américaine pour un acteur précis (ndlr : Eric Wareheim, de <em>Master of None</em>), mais je n&#8217;ai pensé à personne pour la version française, seulement à un fou générique. J&#8217;ai ensuite contacté Jean et il immédiatement accepté, sur la base de mon récit oral. Finalement, c&#8217;est lui qui a choisi le rôle.</p>
<p><strong>L&#8217;avez-vous composé à deux ?</strong> Oui, mais on était tout le temps d&#8217;accord. Nous avons tourné par le passé des choses assez exagérées. Mais nous ne voulions pas d&#8217;un récit délirant plutôt nourrir un personnage crédible. Alors certes, on trouvera des &#8220;restes&#8221; de ma filmographie, mais on s&#8217;est tous les deux réinventés. Jean était totalement habité.</p>
<div id="attachment_101400" style="width: 348px" class="wp-caption alignleft"><img class=" wp-image-101400" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/06/le_daim_photo_1atelier-de-production-300x158.jpg" alt="Photo ©Atelier de Production" width="338" height="178" /><p class="wp-caption-text">Photo ©Atelier de Production</p></div>
<p><strong>Le blouson est-il aussi un personnage du film ?</strong> Non, pour moi c&#8217;est juste un vêtement ! Georges se parle à lui-même, comme nous tous. Il le fait à voix haute mais se sert du blouson&#8230;</p>
<p><strong>Mais pourquoi un blouson ?</strong> Pourquoi pas ? Pourquoi un camion dans <em>Duel</em> de Spielberg ? Il n&#8217;y a pas de raison psychologique. Dans la mesure où j&#8217;avais envie de montrer un type seul s&#8217;adressant à sa conscience, il fallait bien choisir. Durant l&#8217;écriture, Georges s&#8217;intéressait d&#8217;ailleurs à tout un tas d&#8217;objets, mais ça devenait trop &#8220;gaguesque&#8221;.</p>
<p><strong>Vos personnages sont souvent attirés par la création artistique. Ici, Georges s&#8217;imagine cinéaste. Pourquoi ?</strong> Comme le blouson, c&#8217;est un prétexte pour devenir fou, cela reste un sujet accessoire. Mais je sais exactement pourquoi je lui ai donné un caméscope : ça me rappelle mes débuts. Je me revois à 12 ans brancher la caméra de mon père sur la télé, regarder les images&#8230; ça m&#8217;émeut.</p>
<p><strong>Comment choisissez-vous le temps de vos récits ?</strong> Je n&#8217;aime pas les inscrire dans une époque, parler de la nôtre, je préfère brouiller les pistes, c&#8217;est plus cinématographique. Dans <em>Steak</em>, je mélangeais les années 1950 avec le futur et les mecs écoutaient des cassettes&#8230; C&#8217;est ma limite du réalisme. Au final, ce Georges-là existe depuis 200 ans.</p>
<div id="blogvision"><iframe style="width: 537px; height: 302px;" src="http://player.allocine.fr/18731716.html" width="300" height="150">    </iframe></div>
<p><strong>Qu&#8217;en est-il des décors ?</strong> J&#8217;avais envie de montagnes, de neige, d&#8217;un no man&#8217;s land. Mais ce n&#8217;est pas un choix rationnel. Si tout était calibré ce serait un métier chiant, certains travaillent comme ça d&#8217;ailleurs…</p>
<p><strong>C&#8217;est-à-dire ?</strong> Dans les blockbusters américains, tout est conçu à l&#8217;avance : les plans, le montage… Quand ils tournent, il n&#8217;y a plus aucune émotion, ce sont juste des types sur des fonds verts enfermés dans des studios. Moi je suis plutôt dans l&#8217;excès inverse, celui de la sous-fabrication. Je fais confiance à mes instincts. J&#8217;ai la prétention de croire que le cinéma est encore un art, à une époque où 200 séries sortent chaque jour, montées et éclairées de la même façon… Tout est standardisé aujourd&#8217;hui !</p>
<p><strong>Vous ignorez donc les &#8220;codes&#8221; ?</strong> Oui, ils m&#8217;ennuient. Aujourd&#8217;hui il y a de moins en moins de place pour la créativité. Tourner <em>Le Daim</em>, c&#8217; est une démarche expérimentale, je cherche des sensations nouvelles dans la comédie. Celle-ci est extrêmement lente mais parvient tout de même à déclencher le rire. Autre exemple : un film se compose normalement en trois grandes parties, le cerveau humain est ainsi fait et, normalement, à la fin du troisième acte, il y a une sorte de résolution. J&#8217;ai arrêté le mien à la fin du deuxième, parce que ça m&#8217;ennuyait&#8230;</p>
<p><strong><em>Le Daim</em> oscille aussi entre le rire et la peur, un peu comme <em>Série noire</em> d&#8217;Alain Corneau… était-ce un modèle ?</strong> Jean m&#8217;en a parlé dès le début. Pour un comédien comme lui, c&#8217;est évidemment un fantasme de tourner son <em>Série noire</em> ou son<em> Taxi Driver</em>. Mais on ne voulait pas être aussi lugubre et triste, plutôt rester &#8220;fun&#8221;.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/_aWbEU0MR0s" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Comment jugez-vous la réussite de vos films ?</strong> Quand j&#8217;entends les rires dans la salle. Je me fous du reste, car notre époque est sinistre. Nous sommes aliénés par nos téléphones, noyés dans un brouillard d&#8217;informations atroces et continuons à vivre grâce à une bonne dose de déni. Alors, puisqu&#8217;il est encore possible d&#8217;enfermer des gens dans un cinéma, mon ambition reste de les divertir avec une comédie qualitative. Pour moi c&#8217;est un genre noble, même s&#8217;il est souvent mal servi…</p>
<p><strong>Comment travaillez-vous avec les comédiens ?</strong> Je ne suis pas partisan des longues préparations. Ce fut une frustration lors de <em>Steak</em>, tourné dans les règles de l&#8217;art : le maquillage, les costumes ont considérablement réduit le temps passé devant la caméra&#8230; J&#8217;ai donc élaboré une méthode me permettant de répéter directement sur le plateau, en condition. La caméra doit tourner au bon moment sans trop dépendre de la technique. Je m&#8217;occupe moi-même de la lumière, pour aller plus vite. Lorsqu&#8217;un comédien trouve quelque-chose, c&#8217;est extraordinaire. On a envie de le filmer tout de suite. Si ça se passe trois semaines avant, c&#8217;est raté&#8230;</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/hVKgY1ilx0Y" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Votre direction d&#8217;acteurs a-t-elle évolué ?</strong> Oui. J&#8217;ai tourné mon premier film avec Eric et Ramzy (<em>Steak</em>). Je ne dirais pas qu&#8217;ils étaient ingérables, car ils avaient appris leur texte, mais ce ne sont pas des acteurs que l&#8217;on peut contrôler, plutôt les mettre dans des conditions particulières. Ensuite, il y a eu <em>Rubber</em> aux Etats-Unis, où j&#8217;ai dirigé des marionnettes, car j&#8217;ai construit ce film comme une BD, le héros était un pneu. Pour <em>Wrong Cops</em>, les personnages sont des gants de toilette, mais c&#8217;était volontaire.</p>
<p><strong>Et puis arrive le moment de <em>Réalité</em>, avec Alain Chabat&#8230;</strong> Oui, et avec lui je m&#8217;éclate vraiment, on se comprenait au premier coup d&#8217;œil. Pour <em>Au Poste !</em>, ce fut très théâtral. En raison de l&#8217;importance du texte, mes journées étaient consacrées à la direction d&#8217;acteurs, enchaînant parfois 30 prises avec Benoît Poelvoorde. Cette fois, avec Jean Dujardin, on était en vase clos, travaillant la folie du personnage et la musique de son texte. Par contre il n&#8217;y a pas eu d&#8217;impros&#8230;</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/hcGZHrkxDD0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Concrètement, comment tournez-vous ?</strong> Pour <em>Le Daim</em>, j&#8217;avais une petite caméra, je parlais à Jean tout en regardant dans mon objectif. De ce fait, je réfléchissais à d&#8217;autres essais tout en étant connecté avec lui. Je n&#8217;effectue aucun découpage à l&#8217;avance, c&#8217;est ce qui rend mon travail expérimental. Seul le script nous guide, même si je ne comprends parfois mes écrits que lors du montage&#8230;</p>
<p><strong>Quelles seraient vos influences ?</strong> Dans <em>Le Daim</em>, il y a pratiquement tous les films que j&#8217;ai aimés : <em>Fargo</em>, <em>Série noire</em>, <em>Massacre à la tronçonneuse</em>, <em>C&#8217;est arrivé près de chez vous&#8230;</em> et aussi des comédies médiocres dans lesquelles je pioche. Je reste influencé par tout ce que je regarde. Dans mes plans, on trouve des traces des Monty Python, Bertrand Blier, Buñuel&#8230; Je fais confiance à l&#8217;inconscient. En septembre je tourne <em>Mandibules</em>, avec David Marsais, Grégoire Ludig (du PalmaShow) Adèle Exarchopoulos&#8230; Eh bien c&#8217;est <em>Dumb and Dumber</em> mélangé avec E..T. ! Mais ça reste assez commun chez les cinéastes, même s&#8217;il y aura toujours des connards (<em>sic</em>) pour réaliser des films avec des requins en prétendant que <em>Les Dents de la mer</em> ne les ont pas influencés.</p>
<p><strong>Il y a le cinéma, mais aussi la musique. Vous fêtez les 20 ans de Flat Beat. Qu&#8217;avez-vous prévu ?</strong> J&#8217;ai sorti un disque hommage de quatre morceaux (<em>Rythme plat</em>), je donne quelques concerts, mais j&#8217;ai très peu communiqué là-dessus.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/qmsbP13xu6k" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Pourquoi ?</strong> D&#8217;abord, je suis très occupé par le cinéma. Et puis la musique a tellement évolué… Enfin, on est tous d&#8217;accord : c&#8217;est pathétique de voir Madonna se la jouer sexy à 60 balais. Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai 45 ans, j&#8217;ai donc fêté mon tube en restant profil bas. Des milliards de trucs excitants sortent tous les jours. J&#8217;ai été avant-gardiste mais maintenant je suis largué, et c&#8217;est très bien comme ça.</p>
<p><strong>C&#8217;en est donc fini de la musique ?</strong> Pas du tout, mais le cinéma est un outil plus complet, je commence à le maîtriser. Par contre je reste limité côté musique, je suis incapable d&#8217;en écrire, ce n&#8217;est que du bricolage, des rythmes… mais j&#8217;adore ça et continuerai à en produire.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/K6UYP4r4rrY" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>MR OIZO</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Feb 2014 09:06:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>La bande originale protéiforme du dernier long-métrage de Quentin Dupieux est également un best of totalement subjectif de son double musical, Mr...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>La bande originale protéiforme du<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/02/28/wrong-cops/" target="_blank"> dernier long-métrage de Quentin Dupieux </a>est également un <em>best of</em> totalement subjectif de son double musical, Mr Oizo. Schizo, l’Oizo ? Un peu. Mais surtout auteur d’une oeuvre transversale notable &#8211; voire géniale &#8211; que l’hyperactif dissimule derrière un je m’en-foutisme parfois outrancier. Preuve que Monsieur sait exactement ce qu’il fait. De ses 17 ans de carrière, le prolifique DJ conserve 21 tracks fous qui n’ont rien perdu de leur capital jouissif. Instantanément, on pense à l’interplanétaire <em>Flat Beat</em>, absent ici. Et pourtant, seul <em>Positif</em> égale le succès de ce tube. Suivent alors des morceaux plus confidentiels pour les non-initiés mais qui dévoilent la technique et les influences de l’animal : le jeu sur le rythme de <em>Camelfuck</em>, le P-Funk de <em>Cut Dick</em>, ou encore le bigarré<em> Soli</em>d, récente collaboration avec Marilyn Manson (comédien dans le film). La patte Oizo, c&#8217;est aussi cette science du titre, reposant sur des jeux de mots (<em>Polocaust</em>, <em>Lars Von Sen</em>). Le producteur affirme pourtant ne pas cultiver le calembour, cherchant simplement des noms reconnaissables. Surréaliste ? À vous de voir.</p>
<p><iframe width="420" height="315" src="//www.youtube.com/embed/kIX4op90v64" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><iframe width="420" height="315" src="//www.youtube.com/embed/VARyFuO5w10" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/GQeteaNYWaM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Wrong Cops</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Feb 2014 08:44:30 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Wrong]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le ver était dans le fruit dès le plutôt réussi Rubber (2010), qui donnait vie à un pneu. Cette oeuvre en roue...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/02/28/wrong-cops/">Wrong Cops</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le ver était dans le fruit dès le plutôt réussi <em>Rubber</em> (2010), qui donnait vie à un pneu. Cette oeuvre en roue libre donnait aux scribouillards de quoi disserter, mais ne se suffisait pas à elle-même. <em>Wrong</em> (2012) confirma ce pressentiment &#8211; <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2012/09/23/wrong/" target="_blank">même si on n&#8217;est pas tous d&#8217;accord là-dessus. </a> Originellement conçu en six épisodes distincts, et remaniés pour en tirer un long, ce cinquième film du Parisien installé à L.A. n&#8217;obéit qu&#8217;à une règle, celle du &#8220;<em>pourquoi pas ?&#8221;</em>.<br />
Un flic ripou vendrait de l&#8217;herbe planquée dans des rats morts. Pourquoi pas ? Un de ses collègues serait modèle pour des revues porno-gays. Pourquoi pas ? Un agent borgne tenterait, en vain, une carrière dans la techno. Pourquoi pas ? Un voisin, abattu par le premier flic, agoniserait durant tout le film. Pourquoi pas ? Et ainsi de suite&#8230; Cela suffit-il à faire un film ? <em>&#8220;Pourquoi pas ?&#8221;</em> a dû songer Dupieux. Moins contemplatif que d&#8217;habitude, plus saccadé, <em>Wrong Cops</em> aligne gags éculés (une femme dévoilant ses seins et révélant un poitrail masculin, déjà vu chez Zucker, Abrahams et Zucker) et ne raconte rien, finalement. Malgré tout, on attend toujours Réalité, annoncé depuis trois ans avec Alain Chabat, Elodie Bouchez et Jonathan Lambert au casting. Pourquoi pas ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cela dit, la BO, elle, reste nickel.</p>
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		<title>Wrong</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Sep 2012 14:37:31 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Judor]]></category>
		<category><![CDATA[Jack Plotnick]]></category>
		<category><![CDATA[Quentin Dupieux]]></category>
		<category><![CDATA[Wrong]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>La journée commence mal pour Dolph. Son chien Paul a disparu. Le maître désemparé se lance donc à la recherche du toutou, une quête qui le mènera jusqu’à une mystérieuse société d’enlèvements d’animaux. Précisons que Dolph (excellent bien que méconnu Jack Plotnick) vit dans un monde où le réveil passe de 7:59 à 7:60, où une simple commande de pizza se transforme en discussion de dix minutes sur le logo de la société, et qu’il travaille dans un bureau où tombe une pluie diluvienne. Des situations d’autant plus drôles qu’elles paraissent normales dans un monde où l&#8217;étrangeté domine, proche de <em>La Quatrième Dimension</em>.</p>
<p><strong>Démonstration par l&#8217;absurde</strong><br />
Cette œuvre doit beaucoup à sa galerie de personnages, et à ses acteurs. Autour du  Dolph et de son jeu dramatique renforçant le décalage, gravitent un jardinier à l’accent à couper au couteau (Eric Judor, héros de <em>Steak</em>, le premier long-métrage de Dupieux, sorti en 2007), un détective bonhomme, ou le complètement barré Master Chang. Surtout, le film regorge de détails drolatiques à dénicher dans le scénario et au détour d&#8217;un plan. Ainsi, il ne s’essouffle pas, et rebondit avec bonheur d’un non-sens à un autre. L&#8217;image est particulièrement soignée, Dupieux abandonnant l&#8217;appareil photo 5D Mark II de Rubber pour renouer avec le 35mm. Vous vous demandiez si <em>Wrong</em> tiendrait la route ? Rassurez-vous, le troisième film de Dupieux en a vraiment sous le capot.</p>
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