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	<title>LM magazine &#187; Piscine</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>agnès b.</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jul 2025 06:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Styliste, collectionneuse, mécène&#8230; et infatigable arpenteuse, aussi. Agnès Troublé, dit agnès b., a toujours aimé se balader en ville, fascinée par les traces et mots laissés sur les arbres ou les murs. Son goût pour le graffiti ne doit donc rien au hasard. Et ne date pas d’hier. Dès l’ouverture de sa galerie du Jour à Paris, en 1984, elle exposa ceux qu’on n’appelait pas encore &#8220;street-artistes&#8221;, à commencer par les Frères Ripoulin. En suivront bien d’autres, dont cette admiratrice de Brassaï (un pionnier de la photographie de rue) collectionnera les oeuvres et avec qui elle mènera de nombreuses collaborations, les invitant à ses défilés et imprimant leurs créations sur ses vêtements.</p>
<p><strong>Des murs aux podiums</strong></p>
<p>C’est par exemple cette robe parée d’une oeuvre bombée sur une porte de la piscine Molitor par le New-Yorkais Futura 2000. Là, les symboles abstraits du Japonais Hiraku Suzuki courant sur un t-shirt noir ou, bien sûr, l’explosion de couleurs et de formes de JonOne, habillant un ensemble pantalon, chemise et veste dans une indéniable harmonie. <em>« On retrouve dans le graff cette spontanéité et cette esthétique populaire propre aux vêtements d’agnès.b., simples et accessibles »</em>, souligne Karine Lacquemant, commissaire de cette exposition. Initiée dans le cadre du <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/06/01/urbx-festival/" target="_blank">festival URBX</a>, célébrant les cultures urbaines à Roubaix et dans la métropole lilloise, celle-ci adopte une scénographie de circonstance. Pour cause, les silhouettes sur mannequins de la créatrice se dévoilent le long d’un podium central, auquel font face les oeuvres originales des graffeurs. Il s’agit de traduire ce <em>« dialogue entre l’art et la mode »</em>. Les surprises continuent à l’extérieur, dans les jardins du musée, où agnès b. a garé sa Smart &#8220;tunée&#8221; par JonOne et A-One, et avec laquelle elle n’a pas fini d’emprunter les routes de la création.</p>
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		<title>Le cri de liberté. Chagall politique</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 06:35:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>De Chagall, on retient d&#8217;abord un enchantement de couleurs, une atmosphère onirique, des personnages en lévitation, un bestiaire fantastique&#8230; En somme,<em> « une oeuvre parfois réduite à un monde de rêves »</em>, selon Meret Meyer, sa petite-fille. Ce serait oublier que la vie du peintre fut traversée par deux guerres mondiales, une révolution, les persécutions antisémites&#8230; Dès lors, pouvait-il rester aveugle aux soubresauts de l’Histoire ? Non, évidemment, et ce xxe siècle qui brûle de toutes parts se reflétera dans ses tableaux. À Roubaix, cette exposition porte un regard inédit sur la production de l&#8217;artiste franco-russe, en l’observant sous un angle politique, <em>« au sens noble du terme, et non partisan, bien sûr</em> », ajoute Bruno Gaudichon, le directeur de La Piscine, qui consacre ici son quatrième accrochage à l&#8217;artiste &#8211; le dernier concernait <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/12/01/chagall-2/" target="_blank">son rapport à la musique</a>.</p>
<div id="attachment_153083" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/cri-de-liberte-chagall-politique-23.jpg"><img class="size-full wp-image-153083" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/cri-de-liberte-chagall-politique-23.jpg" alt="Vue d'exposition © Alain Leprince" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Vue d&#8217;exposition © Alain Leprince</p></div>
<p><strong>Les yeux ouverts</strong></p>
<p>Le parcours débute ainsi avec <em>Commedia dell&#8217;Arte</em>. Cette toile monumentale fut exécutée en 1958 pour le foyer du théâtre de Francfort, en Allemagne &#8211; ce qui n&#8217;a rien d&#8217;anodin, pour des raisons évidente. Elle s&#8217;apprécie comme une métaphore politique de la société et traduit les obsessions de l’artiste. <em>« Il représente le monde sous la forme d’un cirque, avec ce qu&#8217;il suppose de liberté mais aussi de mouvements permanents, cet exil quotidien</em> », selon Bruno Gaudichon. Ces jeux de déséquilibre traduisent aussi l’incertitude de l’époque. <em>« Au premier plan un coq pointe son bec, c&#8217;est le seul personnage qui nous regarde, l’oeil grand ouvert</em> », commente Meret Meyer. Pas un hasard, car cet animal demeure un avatar de Chagall, symbolisant la conscience de l&#8217;humanité. <em>« C’est l&#8217;artiste en éveil, qui exprime sa dimension visionnaire »</em>. En bas à gauche de la composition, on retrouve le shtetl de Vitebsk, le quartier juif de son enfance, peint dans un camaïeu de bleus (<em>« la couleur du rêve et de la mémoire »</em>) et qui sera détruit lors de la Seconde Guerre mondiale…</p>
<div id="attachment_153085" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/cri-de-liberte-chagall-politique-24.jpg"><img class="size-full wp-image-153085" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/cri-de-liberte-chagall-politique-24.jpg" alt="Marc Chagall (1887-1985), Au-dessus de Vitebsk, 1922 © Julien Damien" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Marc Chagall (1887-1985), Au-dessus de Vitebsk, 1922 © Julien Damien</p></div>
<p><strong>Par-delà les époques </strong></p>
<p>Au fil de la visite, de nombreuses archives (écrits, documents administratifs…) permettent <em>« une meilleure compréhension »</em> des intentions de Chagall. On croise la figure de Lénine la tête en bas, de Jésus crucifié (symbolisant <em>« pas uniquement le martyr d’une communauté, mais un crime contre l&#8217;humanité tout entière »</em>), et même d’Hitler. Le führer est dépeint sous les traits du <em>Dictateur</em> de Charlie Chaplin, mais aussi d’une hyène (<em>Apocalypse en lilas, Capriccio</em>). On remarque aussi qu’il porte son svastika à l&#8217;envers, <em>« dans une distanciation et une dérision propre à l&#8217;humour juif »</em>. On peut aussi y déceler un sous-texte : le tyran serait un mauvais peintre&#8230; Et puis, bien sûr, on observera parmi ces toiles un motif récurrent : celui du juif errant, comme dans cet allégorique homme volant au-dessus de Vitebsk montrant un personnage <em>« portant son balluchon et qui, inexorablement, doit fuir son pays pour échapper aux persécutions »</em>. Comment, alors, ne pas penser à notre époque, qui voit ces peuples déchirés par la guerre et forcés à l’exode, de l’Ukraine au Moyen-Orient, en passant par l’Arménie ? Le message de Chagall, pour qui <em>« la paix demeurait le seul dessein »</em>, selon Meret Meyer, n’a pas perdu de sa puissance, et reste plus que jamais d’actualité, hélas&#8230;</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 18pt;"><strong>Œuvres commentées par Bruno Gaudichon &amp; Meret Meyer</strong></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><strong><em>La Maison bleue</em> (1920)</strong></span></p>
<p><img class="size-medium wp-image-153479 aligncenter" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/10/6.-la-maison-bleue-300x206.jpg" alt="Marc Chagall, La Maison bleue, 1920 Photo : G. Micheels © ADAGP, Paris, 2023" width="300" height="206" /></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #808080; font-size: 8pt;">Marc Chagall, La Maison bleue, 1920</span><br />
<span style="color: #808080; font-size: 8pt;">Photo : G. Micheels © ADAGP, Paris, 2023</span></p>
<p style="text-align: center;"><em>« Ce tableau faisait partie dans les années 1930 de la collection du musée de Mannheim. La législation nazie sur l&#8217;art dégénéré videra les institutions allemandes de leurs tableaux modernistes. Dans un esprit mercantile, cette toile fut vendue par le IIIe Reich à une banque à Lucerne, juste avant la guerre. La ville de Liège, pour soutenir la création contemporaine, et dans un geste politique fort, l’achètera. La partie gauche de la toile montre qu’après son premier séjour à Paris, le peintre a retenu les leçons de Gauguin, notamment dans la représentation du paysage. Le shtetl de Vitebsk est lui résumé au premier plan par une maison bleue. Elle semble séparée du reste de la ville, comme pour insister sur la notion de quartier réservé… »</em> B.G.</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><strong><em>Juif en prière</em> (1923)</strong></span></p>
<p><img class="size-medium wp-image-153478 aligncenter" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/10/9.-juif-en-priere-227x300.jpg" alt="Marc Chagall (1887-1985), Juif en prière, 1923 Photo : Art Institute of Chicago © ADAGP, Paris, 2023" width="227" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #808080; font-size: 8pt;">Marc Chagall (1887-1985), Juif en prière, 1923</span><br />
<span style="color: #808080; font-size: 8pt;">Photo : Art Institute of Chicago © ADAGP, Paris, 2023</span></p>
<p style="text-align: center;"><em>« Ce personnage est le témoin d’un monde en voie de disparition. Il est présenté comme un document historique, qui rappelle les peintures de Rembrandt. Chagall est alors confronté à la guerre, puis à la montée du nazisme, qui fait surgir en lui la peur des persécutions. Il veut laisser une trace presque photographique, cinématographique de cet homme. Ce recours au noir et blanc peut désarçonner, car l’artiste est surtout un enchanteur de couleurs. Mais il est ici employé à dessein, pour donner de la force à la toile, qui tourne autour d&#8217;un motif récurrent, le talit, ce voile rituel des Juifs. L’oeuvre a aussi un aspect expressionniste, évoquant les films de l&#8217;époque, notamment dans l&#8217;arabesque au fond. »</em> M.M.</p>
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		<title>Gonflé !</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Jul 2017 22:01:26 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>On n’est pas bien là ? Paisibles, à la fraîche, décontractés du gras sur nos matelas gonflables en forme de bacon grillé...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On n’est pas bien là ? Paisibles, à la fraîche, décontractés du gras sur nos <a href="http://www.kangaroomfg.com/categories/summer" target="_blank">matelas gonflables</a> en forme de bacon grillé et d’œufs au plat. Et puis on mangera quand on aura envie de manger. N&#8217;empêche, avant de frimer à la piscine du camping cet été, il vous faudra débourser près de 60 €.</p>
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		<title>Mária Švarbová</title>
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		<pubDate>Mon, 01 May 2017 06:12:25 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Photographe]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Mária Švarbová a d’abord suivi des études d’archéologie, avant de se consacrer entièrement à la photographie, en 2010. Ses expositions et son...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.mariasvarbova.com/" target="_blank">Mária Švarbová</a> a d’abord suivi des études d’archéologie, avant de se consacrer entièrement à la photographie, en 2010. Ses expositions et son style épuré, minimaliste, ont tapé dans l’oeil de prestigieux clients comme <em>Vogue</em>,<em> Forbes</em> ou <em>The Guardian</em>. La série qui nous occupe a été initiée en 2014. La plupart des clichés ont été pris dans la piscine de Malacky, élevée dans les années 1930 aux abords de Bratislava <em>« à une époque où la natation était plus un rite social qu’un plaisir »</em>. Le décor idéal pour cette artiste slovaque pas encore trentenaire, qui affectionne les architectures et espaces publics typiques de l’ère socialiste. Elle joue ici avec les lignes, la symétrie, l’effet miroitant de l’eau, les formes géométriques, la lumière et les couleurs pour créer des tableaux aux teintes pastel et saturées. Ceux-ci sont traversés par des nageuses figées dans des postures absurdes, prêtes à plonger ou en pleine brasse. Elles ressemblent à des mannequins sans expression ni émotion. Ces &#8220;femmes-automates&#8221; s’insèrent dans des compositions éthérées, déshumanisées, traduisant la solitude et l’isolement des êtres, noyés dans des environnements stériles. Minutieusement mises en scène, ces images sont très peu retouchées et obtenues après de longues séances. «<em> Je prends généralement près de 300 photos pour n’en conserver qu’une »</em>. Se dégagent ainsi de ces saynètes une sensation de froide sérénité, plongeant le spectateur dans une réalité autre, un espace-temps indéterminé entre passé et futur. Un rêve coloré et chloré.</p>
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		<title>Robert Wehrlin</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Nov 2012 14:06:02 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Associé à l&#8217;École de Paris, à cause de son arrivée dans la capitale en 1924, Robert Wehrlin (1903-1964) demeure aujourd&#8217;hui plutôt méconnu. Cet artiste suisse fut pourtant un coloriste talentueux, un excellent dessinateur et un graveur d&#8217;exception, marqué par l&#8217;expressionniste Ernst Ludwig Kirchner, puis par le cubiste André Lhote. Sans s&#8217;inscrire dans un genre particulier, Wehrlin s&#8217;avérait capable de signer des portraits tout en clair-obscur, de se pencher sur les passants ou les spectateurs d&#8217;un théâtre, de dévoiler des paysages plus mystérieux ou de croquer la vie politique avec le même bonheur. Cette exposition, une première hexagonale, devrait sans doute réparer une injustice en dévoilant l&#8217;oeuvre, mais aussi le processus de création de l&#8217;artiste par le biais de croquis, de tableaux ou encore d&#8217;études préparatoires.</p>
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