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	<title>LM magazine &#187; Picasso</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
	<lastBuildDate>Fri, 12 Jun 2026 10:14:40 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Robert Doisneau</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 03:14:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[noir et blanc]]></category>
		<category><![CDATA[photographie de rue]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a le célèbre<em> Baiser de l’hôtel de ville</em>, mais aussi Picasso et ses petits pains en guise de mains, le <em>Violoncelle sous la pluie</em> ou encore le <em>Cadran scolaire</em> avec ce petit écolier au fond de la classe, les yeux rivés sur la pendule au-dessus de sa tête&#8230; Qui n’a pas en mémoire l&#8217;une de ces images ? Le style &#8220;Doisneau&#8221; est reconnaissable au premier coup d’œil : des instants de vie saisis avec tendresse, humour et surtout une infinie poésie.<span class="has-pullquote" data-pullquote=" « Le monde que j’essayais de montrer était un monde où je me serais senti bien »"> « Le monde que j’essayais de montrer était un monde où je me serais senti bien »</span>, confiait-il à la fin de sa carrière. C’est tout cela qu’on retrouve à Liège, et bien plus encore&#8230;</p>
<h4>Un autre Doisneau</h4>
<p>Au fil de près de 400 photographies réparties en une dizaine de salles thématiques se dessine également le portrait d’un artiste engagé. Infatigable arpenteur, jamais sans son Rolleiflex, Doisneau savait révéler le merveilleux niché dans le quotidien. Mais son regard humaniste s’est aussi posé sur des réalités plus sociales &#8211; la pauvreté, les prostituées ou encore la rudesse du monde du travail. En 1934, à l’âge de 22 ans, ce graveur-lithographe de formation fut en effet embauché au service photo de l’usine Renault de Billancourt. De cette expérience, il tire de sublimes portraits d’ouvriers s’échinant à la tâche&#8230; avant de se faire licencier par la marque au losange cinq ans plus tard pour retards répétés – tant mieux !</p>
<h4>Bons baisers de Liège</h4>
<p>Tout aussi méconnus, on trouve dans cette exposition ses photoreportages réalisés en Belgique, entre 1956 et 1970. C’est ici les fameux Gilles de Binche, là les canaux de Bruges, des portraits de George Simenon ou encore de Nicolas Schöffer, père de l’art cinétique, immortalisé devant la Tour cybernétique&#8230; du parc de la Boverie ! Joli symbole de l’éclectisme et de l’insatiable curiosité d’un artiste qu’on n’a décidément pas fini de redécouvrir.</p>
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		<title>Picasso</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2022 07:09:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[et abstraction]]></category>
		<category><![CDATA[Musées royaux des beaux-arts de Belgique]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« L’abstraction, quelle erreur, quelle idée gratuite »</em>, déclara un jour Pablo Picasso. C&#8217;est un fait : l&#8217;Andalou s&#8217;est toujours défendu d&#8217;appartenir à ce mouvement, ses créations ne s&#8217;étant jamais détachées du réel. Et pourtant, <em>« c&#8217;est bien lui qui en a posé les bases »</em>, assure Michel Draguet, le directeur des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Voilà tout le propos de cette exposition, qui restitue d&#8217;abord le contexte. Le natif de Malaga fut ainsi influencé par l&#8217;art extra-occidental et un certain Cézanne. <em>« C&#8217;est grâce à lui que Picasso apprivoise la géométrisation de la nature »</em>, explique Joanne Snrech, conservatrice au Musée national Picasso de Paris. En résulte ce <em>Paysage aux deux figures</em>, une huile sur toile montrant un paysage encadré par deux arbres. En s&#8217;approchant, on aperçoit aussi deux femmes nues appuyées sur les troncs. Les personnages sont quasiment invisibles, comme s&#8217;ils avaient fusionné avec le monde végétal. <em>« L&#8217;abstraction commence ainsi, lorsqu&#8217;on ne parvient plus à distinguer les sujets »</em>, remarque Jean-Philippe Theyskens, médiateur culturel. L&#8217;affaire prend un autre tournant avec <em>L&#8217;Arbre</em>, tout en courbes et contre-courbes. Ici, l&#8217;artiste ne s&#8217;intéresse plus vraiment à la réalité, mais à la manière de la représenter. L&#8217;oeuvre est d&#8217;ailleurs considérée comme <em>« l&#8217;un des premiers tableaux abstraits au monde »</em>. Si ce n&#8217;est le premier : il date de 1907,<em> « soit trois ans avant ceux de Kandinsky, Malevitch ou Mondrian&#8230; »</em>.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/11/picasso1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-140668" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/11/picasso1.jpg" alt="" width="1200" height="800" /></a></p>
<p><strong>Tête de l&#8217;art</strong></p>
<p>Lors de ce parcours, on découvre également ses expérimentations cubistes, comme cette esquisse d&#8217;une des <em>Demoiselles d&#8217;Avignon</em> ou encore <em>L&#8217;Homme à la pipe</em>. Placée face à une toile de Georges Braque, <em>« avec qui il travaillait main dans la main »</em>, cette peinture éparpille le réel façon puzzle : ici un morceau de journal, plus loin un bout de moustache&#8230; C&#8217;est une nouvelle révolution. <em>« Les éléments sont fragmentés et se superposent, offrant des points de vue multiples. Picasso est ainsi le premier à rompre avec la tradition de la perspective héritée de la Renaissance »</em>. Mais pas le dernier. Soit dit en passant, l&#8217;homme ne s&#8217;est jamais considéré (non plus !) comme cubiste&#8230; <em>« Logique, c&#8217;était un artiste anti-système, toujours guidé par l&#8217;inconnu,</em> poursuit Michel Draguet. <em>Il a passé sa vie à répandre des graines, faisant germer quasiment toute l&#8217;histoire des avant-gardes »</em>. Et autant de thèmes à défricher&#8230;</p>
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		<title>Picasso et les avant-gardes arabes</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2022 23:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Adham Ismail]]></category>
		<category><![CDATA[Institut du Monde Arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Picasso]]></category>
		<category><![CDATA[Rafic Charaf]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Rafi]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Pablo Picasso n&#8217;a jamais visité les pays arabes, pourtant il y a inspiré de nombreux peintres en quête de modernité. Rassemblant 70 œuvres, cette exposition explore le dialogue instauré entre le maître espagnol et maints artistes originaires du Maghreb, du Proche et du Moyen-Orient. On y découvre ainsi l’influence du cubisme sur le travail du Syrien Adham Ismail (<em>La Jeune mendiante et la belle robe</em>) ou comment le tableau Guernica a suscité l’engagement de créateurs arabes, dès la fin des années 1930, de l’Égyptien Samir Rafi au Libanais Rafic Charaf, entre autres noms (trop) méconnus mais ici révélés au grand jour.</p>
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		<title>Les quatre fantastiques</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jan 2022 01:19:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Botero]]></category>
		<category><![CDATA[expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Goya]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Expérience Goya Comment se renouveler en abordant un géant tel que Goya ? En proposant plus qu&#8217;une exposition, une &#8220;expérience&#8221;. Au Palais...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/YPalZtD7NG4" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Expérience Goya </strong></p>
<p style="text-align: center;">Comment se renouveler en abordant un géant tel que Goya ? En proposant plus qu&#8217;une exposition, une &#8220;expérience&#8221;. Au Palais des beaux-arts de Lille, dans l&#8217;Atrium, le visiteur est d&#8217;emblée invité au sein d&#8217;une rotonde de 170 m<sup>2</sup>. À l&#8217;intérieur, un film à 360 degrés raconte la vie et l&#8217;oeuvre du peintre espagnol. Le parcours présente ensuite 80 toiles, accompagnées de dispositifs numériques pour enrichir le propos. L&#8217;une des salles reconstitue également la Maison du Sourd, où vécut l&#8217;artiste, à l&#8217;aide de vidéos synchronisées. En point d&#8217;orgue sont présentés ses deux chefs-d&#8217;oeuvre, <i>Les Vieilles </i>et <i>Les Jeunes</i>, ici éclairés sous un nouveau jour.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><b>&gt;&gt; Lille, jusqu&#8217;au 14.02, </b>Palais des beaux-arts, lun : 14h-18h • mer &gt; dim : 10h-18h10/8€ (gratuit -12 ans), <a href="https://pba.lille.fr" target="_blank">pba.lille.fr</a></p>
<hr />
<div id="attachment_127103" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/10/david-hockney6.jpeg"><img class="size-full wp-image-127103" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/10/david-hockney6.jpeg" alt="(c) Philippe De Gobert" width="640" height="427" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Philippe De Gobert</p></div>
<p style="text-align: center;"><strong>David Hockney</strong></p>
<p style="text-align: center;">C’est sans doute l’un des plus grands peintres encore en activité, et l’un des artistes les plus populaires de la planète. Si tout le monde connaît ses fameuses représentations de piscines, David Hockney n’a pas fini de nous surprendre. En témoigne cette double exposition bruxelloise. On y découvre une rétrospective de son travail et sa toute dernière série de tableaux magnifiant l’arrivée du printemps, que ce féru de technologies a peints avec un iPad. Une célébration de la nature qui, comme l&#8217;octogénaire, n’en finit pas de se renouveler.</p>
<p style="text-align: center;"><b>Bruxelles, jusqu’au 23.01, </b>Bozar mar &gt; dim : 10h-18h, un ticket pour 2 expos : 20 &gt; 10€ (gratuit -6 ans), <a href="http://bozar.be" target="_blank">bozar.be</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/10/01/david-hockney/" target="_blank">A lire aussi : David Hockney, Haut en couleur</a></strong></p>
<hr />
<div id="attachment_125741" style="width: 858px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/fernando-botero-210.jpg"><img class="size-large wp-image-125741" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/fernando-botero-210-848x1024.jpg" alt="La salle de bain, 1989  © Fernando Botero" width="848" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">La salle de bain, 1989 © Fernando Botero</p></div>
<p style="text-align: center;"><span class="Apple-converted-space"><strong>Fernando Botero</strong> </span></p>
<p style="text-align: center;">Ne cherchez pas ici les angles ou les lignes effilées. Depuis près de 70 ans, Fernando Botero représente le monde de façon voluptueuse, que ce soient les hommes, les femmes, les animaux, les paysages ou les natures mortes. A l&#8217;occasion de cette rétrospective (la première organisée en Belgique), le BAM réunit 130 pièces, dont certaines jamais vues en Europe, signées du peintre et sculpteur colombien. De l’iconographie populaire à la Renaissance italienne, l&#8217;exposition révèle les sources d&#8217;inspiration du maître et la genèse d&#8217;un style unique. En somme, le fond ET la forme.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><b>Mons, jusqu’au 30.01, </b>BAM , mar &gt; dim : 10h-18h 9/6€ (gratuit -6 ans), bam.mons.be</p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/11/01/fernando-botero-2/" target="_blank">A lire aussi : Fernando Botero, à fond la forme</a></strong></p>
<hr />
<div id="attachment_124502" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/10/louvre-de-picasso.jpg"><img class="size-full wp-image-124502" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/10/louvre-de-picasso.jpg" alt="Femme au chapeau Pablo Picasso 1935 Huile sur toile 60 x 50 cm Paris, Centre Pompidou, musée national d'Art moderne © Succession Picasso 2021 © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Georges Meguerditchian" width="800" height="968" /></a><p class="wp-caption-text">Femme au chapeau. Pablo Picasso 1935 Huile sur toile 60 x 50 cm Paris, Centre Pompidou, musée national d&#8217;Art moderne © Succession Picasso 2021<br />© Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Georges Meguerditchian</p></div>
<p style="text-align: center;"><strong>Les Louvre de Pablo Picasso </strong></p>
<p style="text-align: center;">C’est un portrait croisé entre deux monuments de la culture. Cette exposition lensoise organise la confrontation entre Pablo Picasso et le Louvre – ou plutôt &#8220;les&#8221; Louvre, tant la relation entre les deux fut tumultueuse. Ce parcours rassemble plus de 450 créations, dont 170 de l’Espagnol. Entre les chefs-d&#8217;oeuvre du musée et ceux du peintre et sculpteur, les échos sont nombreux, mais pas forcément faciles à établir. Ils sont ici scrutés, comparés, pour appréhender les inspirations du maître au sein d&#8217;un parcours en forme d&#8217;enquête.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/10/01/louvre-de-picasso/" target="_blank">A lire aussi : Rencontre au sommet</a></strong></p>
<p style="text-align: center;"><b>Lens, jusqu’au 06.02, </b>Louvre-Lens, tous les jours sauf mardi : 10h-18h, 12 &gt; 5€ (gratuit -18 ans), <a href="http://www.louvrelens.fr" target="_blank">www.louvrelens.fr</a></p>
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		<title>La Piscine</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Oct 2018 03:30:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[2300 mètres carrés]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Gaudichon]]></category>
		<category><![CDATA[Giacometti]]></category>
		<category><![CDATA[Henri Bouchard]]></category>
		<category><![CDATA[Hérvé DiRosa]]></category>
		<category><![CDATA[la Piscine]]></category>
		<category><![CDATA[Picasso]]></category>
		<category><![CDATA[Réouverture]]></category>
		<category><![CDATA[Roubaix]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>En se refaisant une beauté, la Piscine a pris du poids. Le bâtiment Art déco s&#8217;agrandit de 2 300 m2, portant à...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>En se refaisant une beauté, la Piscine a pris du poids. Le bâtiment Art déco s&#8217;agrandit de 2 300 m2, portant à 8 000 la surface accessible. Derrière ces chiffres, l&#8217;ambition est claire : s&#8217;imposer comme une référence incontournable en matière de sculpture moderne, LA spécialité de l&#8217;institution roubaisienne (on se souvient notamment de cette <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/12/01/camille-claudel/" target="_blank">exposition consacrée à Camille Claudel</a>). <em>« Oui, c&#8217;est un marqueur fort de notre image, matérialisé par la scénographie autour du bassin</em>, rappelle Bruno Gaudichon, le conservateur. <em>Il n&#8217;y a pas dans les Hauts-de-France d&#8217;équivalent, surtout de façon aussi monumentale. Nous tenions donc à renforcer cette singularité, car des pièces sont entrées dans nos collections, et puis on a fidélisé un public »</em>.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-90629" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/10/la-piscine3-123x300.jpg" alt="Vue de la nouvelle aile © DR" width="123" height="300" />Aile du désir</strong></p>
<p>De fait, on découvre ici une nouvelle aile (à gauche) entièrement consacrée à cette discipline.  Imaginés par l&#8217;architecte Jean-Paul Philippon (déjà à l&#8217;oeuvre lors de la réhabilitation de 1998), ces hauts espaces s’ornent de teintes gris clair, et sont éclairés par une lumière zénithale, grâce à un toit-verrière. Des conditions idéales pour contempler ce joli panorama de la sculpture des XIXe et XXe siècles. Le parcours est en effet jalonné d&#8217;œuvres remarquables. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Nous avons bénéficié de dépôts très importants »">« Nous avons bénéficié de dépôts très importants »</span>, s&#8217;enthousiasme Bruno Gaudichon. Comme cette <em>Grande Bacchante</em> en bronze de Joseph Bernard (Fondation Coubertin), cette statue majeure de Maillol, <em>Ile de France</em> (musée d’Orsay) ou cet émouvant portrait d&#8217;Ida Chagall (la fille de) par Chana Orloff. <em>« Il fut réalisé au début des années 1920, c&#8217;est un plâtre original très peu connu, car volé dans son atelier durant l&#8217;occupation »</em>.</p>
<p><strong>Dans l&#8217;atelier</strong></p>
<p>Mais le &#8221; clou du spectacle &#8220;, sans doute, demeure cette salle dévolue à Henri Bouchard. <em>« Il fut essentiellement sculpteur de monuments publics. Par l&#8217;ampleur des commandes qu&#8217;il a reçues, c&#8217;est un artiste considérable. Pas un premier de cordée en terme de notoriété, certes, mais sa carrière a marqué presque tout le XXe siècle. Au moment où éclosent le modernisme et l&#8217;abstraction, il demeure le représentant du style figuratif, un peu académique</em> ».</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-90630" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/10/la-piscine4-1024x683.jpg" alt="Vue de l'atelier Henri Bouchard © Julien Damien" width="995" height="664" /></p>
<p>Ce qui l&#8217;est moins, <em>« académique »</em>, c&#8217;est la scénographie consacrée à son travail. Celle-ci reproduit en effet, quasiment à l&#8217;identique&#8230; l&#8217;entièreté de son atelier : les poutres métalliques, les dimensions, l&#8217;orientation de la pièce (même le poêle en arrière-plan) et, surtout, l&#8217;agencement originel de ses statues. En résulte une impression de foisonnement, d&#8217;authenticité inédite. Car ce n&#8217;est pas tant Bouchard qui intéressait Bruno Gaudichon, mais cette occasion unique de montrer <em>« l&#8217;atelier vrai du sculpteur »</em>, un témoignage précieux, unique, de la pratique de cet art. On citera, aussi, ce nouvel espace d&#8217;expositions temporaires (qui accueillera <em>L&#8217;Homme au mouton</em> de Picasso), cet autre consacré à la céramique ou aux pièces du fameux groupe de Roubaix (Arthur Van Hecke, Paul Hémery&#8230;), longtemps invisibles mais si chères aux locaux.</p>
<p><strong><img class="alignright size-medium wp-image-90631" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/10/la-piscine5-300x200.jpg" alt="© Julien Damien" width="300" height="200" />La ville dans le musée</strong></p>
<p>Pour autant, la plus imposante des nouvelles pièces de La Piscine n&#8217;est pas une sculpture, mais ce vaste <em>Panorama de la Grand&#8217; Place de Roubaix</em>. Créée en 1911 par les Ateliers Jambon-Bailly pour l’exposition internationale de la cité du Nord, aujourd&#8217;hui restaurée, cette toile de 6 mètres sur 13 n&#8217;a quasiment jamais été montrée. Pour cause, <em>« elle a dormi dans le grenier d&#8217;un pavillon de l&#8217;Hôtel de ville et fut retrouvée au milieu des années 1990. Elle servait à colmater les fuites de la toiture… »</em>. Elle nous saisit dès l&#8217;entrée, au sein d&#8217;une salle dédiée à l&#8217;ancienne capitale du textile, l&#8217;autre grande star de cette réouverture…</p>
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<h2 style="text-align: center;"><span style="font-size: 14pt;">Trois expositions à ne pas louper</span></h2>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Alberto Giacometti Portrait d&#8217;un héros : Hommage à Rol-Tanguy</strong></span></p>
<p>Quels liens entre l&#8217;art, l&#8217;histoire et la politique ? Ces questions traversent la nouvelle galerie de La Piscine dédiée à la sculpture moderne. Pour cette inauguration, elles sont illustrées grâce au travail d&#8217;Alberto Giacometti, en particulier ses portraits, commandés par Aragon, du Colonel Rol-Tanguy, militant communiste et héros de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-90600" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/10/la-piscine-231x300.jpg" alt="Alberto Giacometti, Tête d’homme sur double socle (étude pour la tête du colonel Rol-Tanguy), 1946, Paris, Fondation Giacometti © Succession Alberto Giacometti (Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris) 2018" width="231" height="300" /></p>
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<p><span style="text-decoration: underline;"><strong style="text-decoration-line: underline;">Pablo Picasso</strong>. </span><span style="text-decoration: underline;"><strong>L&#8217;Homme au mouton</strong></span></p>
<p><em>L&#8217;Homme au mouto</em>n est sans nul doute l&#8217;une des sculptures emblématiques de Picasso. Celle-ci fut initiée en 1942, après que l&#8217;Espagnol, bouleversé par l&#8217;appropriation de l&#8217;idéal classique par les nazis, eut visité l&#8217;exposition d&#8217;Arno Breker à Paris, &#8221; le sculpteur d&#8217;Hitler &#8220;. Cette exposition revient avec force documents sur la genèse de cette oeuvre devenue un symbole du pacifisme.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-90601" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/10/la-piscine1-201x300.jpg" alt="Pablo Picasso, L’Homme au mouton, Mars 1943, Bronze, Paris, musée national Picasso – Paris © Succession Picasso 2018 - Photo © RMN-Grand Palais (Musée national Picasso- Paris) / Adrien Didierjean" width="201" height="300" /></p>
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<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Hervé Di Rosa. L&#8217;oeuvre au monde</strong></span></p>
<p>Pionner de la Figuration libre, le Sétois est aussi un infatigable globe-trotter. Ses oeuvres mêlent ainsi, indistinctement, toutes formes d&#8217;arts, de cultures et de techniques. La Piscine revient sur ce tour du monde (géographique, humain) en 19 étapes entrepris dès 1993, et dévoile ses dernières céramiques créées dans l&#8217;une des fabriques historiques d’azulejos (carreaux de faïence) du Portugal.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-90602" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/10/la-piscine2-300x296.jpg" alt="Hervé Di Rosa, Mandala - Étape 8 : Durban, Afrique du Sud, 2000, Câbles téléphoniques tressés. Collection particulière. © ADAGP, Paris 2018. Photo : Pierre Schwartz" width="300" height="296" /></p>
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		<title>Spanish Still Life</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Feb 2018 23:15:32 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Qu&#8217;ont en commun Velázquez, Goya, Miró ou Picasso ? Ils sont Espagnols, et ont tous réalisé des natures mortes. Ce parcours dessine en près de 80 toiles signées des plus grands maîtres, de 1 600 à nos jours, les contours d&#8217;un exercice typique de l&#8217;histoire de la peinture. Curieusement, celui-ci fut d&#8217;abord dénigré, considéré pour son seul intérêt décoratif. Il ne devint un genre à part entière qu&#8217;au début du xviie siècle, et les Ibères tiennent une place de choix dans cette évolution. Inspirés par les Flamands ou les Italiens, ils développèrent ensuite leur propre style, à l&#8217;image des bodegones sobres et épurés du pionner Juan Sanchez Cotàn qui ouvrent cette exposition. Velásquez ou Goya lui ont donné ses lettres de noblesse avant que Picasso et Dali n&#8217;élargissent les perspectives d&#8217;un art plus que jamais… vivant.</p>
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		<title>De Picasso à Jasper Johns</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2015 12:57:10 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Aldo Crommelynck (1931-2008) fut l’un des plus grands maîtres imprimeurs contemporains. Fils du dramaturge Fernand Crommelynck (<em>Le Cocu Magnifique</em>), il a attiré dans son atelier de gravure des artistes du monde entier, sur plusieurs générations : Georges Braque, Joan Miró, Alberto Giacometti… mais aussi Richard Hamilton, David Hockney ou Jasper Johns. Ceux-ci se bousculaient pour bénéficier de sa maîtrise technique et de la qualité de son accompagnement dans leur processus créatif. Toutefois, durant dix ans, Crommelynck ne s’est consacré qu’au travail de Picasso, jusqu’à quitter Paris pour s’installer à Mougins, où vivait l’Espagnol. Ils réalisèrent ensemble plus de 700 planches. à la mort du génie, en 1973, Aldo revint à Paris, avant de partir pour New-York. Cette exposition, qui s’articule autour de l’oeuvre de Picasso, retrace ce bouillonnement créatif à travers une centaine d’estampes. L’ensemble révèle un étourdissant foisonnement de styles mais rend aussi hommage au noble métier d’imprimeur d’art.</p>
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		<title>Les désastres de la guerre</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jun 2014 01:15:09 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Avant d’adopter une progression chronologique depuis les conquêtes (et défaites) napoléoniennes (1803-1815), le parcours s’ouvre sur des images d’un Lens en ruines, datant de 1918. S’égrènent ensuite, au fil de douze séquences admirablement scénographiées, les représentations d’une vingtaine de conflits, en 450 oeuvres (peinture, sculpture, dessin, film, et près de 200 photographies) signées Géricault, Goya, Dix, Vallotton, Léger, Richter, Villeglé, Gance&#8230; Ceux-ci portant un regard plus ou moins distancié sur les événements. Peu à peu, la célébration de l’héroïsme fait place à une dénonciation de la barbarie, des blessures physiques, psychiques, de la dévastation des territoires. <em>« Chaque guerre est un tournant dans les politiques de représentation »</em> explique Laurence Bertrand Dorléac, commissaire de l’exposition.</p>
<p><strong>La mort en face</strong></p>
<p>Face à la violence de certaines pièces, il n’est pas rare de détourner le regard. Plus les guerres sont récentes (Indochine, Algérie, Vietnam), plus le malaise est palpable. Au terme du parcours, l’émotion est vive. L&#8217;intérêt de ces représentations est pourtant évident. Si l’exposition ne répond pas à la question <em>« Pourquoi les hommes font-ils la guerre ? »</em>, elle impose cependant la nécessité du témoignage, pour les populations, et les artistes eux-mêmes. <em>« L’art est une catharsis. S’il n’y avait pas de représentation, ce serait pire »</em> note la commissaire.</p>
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		<title>Brouillon Kub : les artistes cubistes et la caricature</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jun 2014 07:00:39 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Durant la Première Guerre Mondiale, les détracteurs du cubisme l’écrivaient avec un K et, son principal marchand étant d’origine allemande, ce courant pictural devenu majeur était accusé de trahison avec les &#8220;Boches&#8221;, pour le dire vite. Cent ans plus tard, qu’en reste-t-il ? Pas grand&#8217; chose. Mais il est amusant et instructif de voir comment Picasso, Gris, Metzinger, Marcoussis ou encore Duchamp et Villon ont répondu à ses veules attaques – avec le pinceau et, toujours, le panache.</p>
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		<title>Picasso, Léger, Masson Daniel-Henry Kahnweiler et ses peintres</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Nov 2013 09:50:16 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est la donation Masurel (comprenant l&#8217;héritage de son oncle Roger Dutilleul) qui donna naissance au LaM il y a 30 ans. Mais où ces deux collectionneurs se fournissaient-ils ? Chez le galeriste D-H Kahnweiler (1884-1979), qui défendit les premiers cubistes (Picasso, Léger, Braque&#8230;) puis, dans les années 1920, Masson, entre autres. Grâce à des prêts exceptionnels de tableaux et sculptures provenant de collections publiques ou privées françaises, cet accrochage revient sur l&#8217;épopée d&#8217;une galerie emblématique.</p>
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