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	<title>LM magazine &#187; Nourriture</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Lucia Calfapietra</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jul 2022 07:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Nul besoin de DeLorean trafiquée au plutonium pour voyager dans le temps. En quelques clics et coups de crayon, <a href="https://luciacalfapietra.com/" target="_blank">Lucia Calfapietra</a> nous projette illico au milieu du siècle dernier. <em>« J&#8217;aime beaucoup le vintage, en particulier les années 1950 et 60 »</em>, confirme cette Italienne bien connue, entre autres, du monde de l&#8217;édition jeunesse. Si elle use généralement d&#8217;une tablette graphique, l&#8217;illustratrice, désormais installée à Marseille, souhaite avant tout offrir à ses images le charme désuet du fait-main, <em>« en jouant avec les textures, comme si elles avaient été imprimées sur du vieux papier. J&#8217;adore aussi ces petites erreurs, lorsque les couleurs se superposent »</em>. Oh, point de passéisme exacerbé ici, plutôt un goût pour les choses simples. <em>« À l&#8217;époque, les graphistes travaillaient avec peu de moyens. Il leur fallait donc aller à l&#8217;essentiel, en utilisant des formes franches et une palette restreinte. Aujourd&#8217;hui, grâce à l&#8217;ordinateur, les possibilités sont infinies mais je préfère m&#8217;imposer ces mêmes règles, comme si j&#8217;étais obligée de composer avec presque rien »</em>. Le lecteur un peu gourmand aura également remarqué la propension de l&#8217;artiste à jouer avec la nourriture, à l&#8217;image de ce tourne-disque qui touille des spaghettis ou de cette glace à la pastèque qui rafraîchit notre couverture. <em>« Ça vient sans doute de mes origines. Dans ma famille, le repas était un moment de partage très important. Aujourd&#8217;hui encore, je cuisine beaucoup pour les autres. Et puis ce thème me permet de jongler avec plein de couleurs et de textures différentes »</em>. Bon, on vous laisse déguster tranquillement ce portfolio, il nous a ouvert l&#8217;appétit&#8230;</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=136470" target="_blank">A LIRE ICI / L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
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		<title>Lucia Calfapietra</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jun 2022 22:56:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Lucia Calfapietra; illustrations]]></category>
		<category><![CDATA[Nourriture]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Quel est votre parcours ? Je suis née à Ravenne, en Italie, et depuis toute petite je suis fascinée par l&#8217;image imprimée,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel est votre parcours ?</strong> Je suis née à Ravenne, en Italie, et depuis toute petite je suis fascinée par l&#8217;image imprimée, les livres&#8230; il faut dire que ma mère est bibliothécaire ! Je me suis inscrite dans une école de graphisme et de communication, mais j&#8217;ai vite compris que ça n&#8217;était pas pour moi. J&#8217;ai donc suivi un cursus à l&#8217;Académie des beaux-arts de Bologne. En deuxième année, en 2009, je suis partie en Erasmus, à Bruxelles, et me suis rapprochée du monde de l&#8217;édition francophone, très développée en ce qui concerne l&#8217;illustration jeunesse. Ensuite, j&#8217;ai tenté ma chance à Paris. J&#8217;ai d&#8217;abord travaillé pour une petite maison, Les Trois Ourses, puis continué mon chemin en France, principalement dans l&#8217;édition jeunesse, mais aussi pour illustrer des couvertures de roman. J&#8217;ai par exemple collaboré avec Le Seuil, Grasset, Thierry Magnier, Sarbacane, Flammarion&#8230; Je suis à mon compte depuis 2015 et vis aujourd&#8217;hui à Marseille.</p>
<p><strong>Comment définiriez-vous votre style ?</strong> J&#8217;adore tout ce qui est vintage, le graphisme datant des années 1950 et 60.  J&#8217;essaie donc de donner un aspect &#8220;fait main&#8221; à mes images, une texture granulée, comme si elles étaient imprimées sur de vieux papiers buvards, tout en utilisant des couleurs très &#8220;fraîches&#8221;, vives. J&#8217;aime aussi ces petites erreurs, lorsque les couleurs se superposent.</p>
<p><strong>Pourquoi cet attrait pour le rétro ?</strong> À l&#8217;époque, les graphistes travaillaient avec peu de moyens. Il leur fallait donc aller à l&#8217;essentiel, en utilisant des formes franches et une palette restreinte. Aujourd&#8217;hui, grâce à l&#8217;ordinateur, les possibilités sont infinies mais je préfère m&#8217;imposer ces mêmes règles, comme si j&#8217;étais obligée de composer avec presque rien.</p>
<div id="attachment_136295" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/07/lucia-calfapietra7.jpg"><img class="size-full wp-image-136295" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/07/lucia-calfapietra7.jpg" alt="Gelato Coppetta (c) Lucia Calfapietra" width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">Gelato Coppetta (c) Lucia Calfapietra</p></div>
<p><strong>Vous aimez le vintage, mais il n&#8217;y pas de nostalgie ni de mélancolie chez vous&#8230;</strong> Non pas du tout, j&#8217;aime cette légèreté propre à l&#8217;enfance, et offrir de la poésie et de l&#8217;humour à mes images.</p>
<p><strong>Concrètement, comment travaillez-vous ?</strong> J&#8217;ai beaucoup de carnets, de feutres et de peintures à la maison, j&#8217;utilise tous les supports et notamment la tablette graphique. Il n&#8217;y a pas beaucoup de différence avec le papier. Dessiner directement sur l&#8217;ordinateur me permet simplement d&#8217;être plus rapide. Pour obtenir cet effet d&#8217;impression ancienne, je scanne de vieux papiers récupérés dans des brocantes.</p>
<p><strong>Quels sont vos thèmes favoris ? La nourriture semble tenir une place de choix, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Exactement ! Ça vient sans doute de mes origines italiennes. Dans ma famille, assez nombreuse, le repas était un moment de partage très important. Aujourd&#8217;hui encore je cuisine beaucoup pour mes proches. D&#8217;un autre côté, ce thème me permet aussi de jouer avec plein de couleurs et de textures différentes. Il est très riche.</p>
<div id="attachment_136292" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/07/lucia-calfapietra4.jpg"><img class="size-full wp-image-136292" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/07/lucia-calfapietra4.jpg" alt="Farfalla (c) Lucia Calfapietra" width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">Farfalla (c) Lucia Calfapietra</p></div>
<p><strong>On observe beaucoup de pâtes et des glaces dans votre portfolio..</strong>. Oui, mais pas seulement, car je découvre aussi de nouveaux plats au fil de mes commandes, par exemple lorsque j&#8217;ai illustré le livre <em>Et toi, qu&#8217;est-ce que tu manges ?</em> de Chloé Mesny-Deschamps et Salomée Vidal.</p>
<p><strong>Quelles seraient vos autres sources d&#8217;inspiration ?</strong> Les livres anciens pour enfants. De façon générale j&#8217;aime beaucoup la littérature jeunesse, pour l&#8217;innocence et l&#8217;humour qui s&#8217;en dégagent. Certains livres que j&#8217;ai lus en étant petite me parlent encore aujourd&#8217;hui. Mais ça n&#8217;a rien de simple à faire ! C&#8217;est encore plus difficile de travailler pour les enfants. Il ne suffit pas de créer des images criardes, c&#8217;est un art à part entière, il s&#8217;agit de composer un livre qu&#8217;ils pourront chérir toute leur vie.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous influence encore ?</strong> Je regarde beaucoup autour de moi, en particulier les affiches publicitaires, les packagings dans les supermarchés, surtout quand je voyage. Quand j&#8217;en trouve de vieux, c&#8217;est la fête ! D&#8217;ailleurs avec mon compagnon, Nicolò Giacomin, qui est designer graphique, nous avons créé une gamme de fausses boîtes anciennes de bonbons, les &#8220;candy box&#8221;.</p>
<p><strong>Comment votre travail a-t-il évolué ?</strong> Ces deux dernières années, au tout début du confinement, je me suis lancé un défi en développant une série autour des natures mortes : une coupelle d&#8217;oranges, une assiette de spaghettis posée sur une table&#8230; Il y a là un côté plus personnel, artistique. J&#8217;espère d&#8217;ailleurs monter une exposition à Marseille l&#8217;an prochain.</p>
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		<title>Lexicon Love</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 07:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[collages]]></category>
		<category><![CDATA[Nourriture]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Jouer avec la nourriture, c’est mal. Mais apparemment, ça amuse beaucoup Lexicon Love (et nous aussi). Depuis 2017, cette collagiste installée à Sydney plaque des aliments sur des portraits, principalement féminins. à la faveur de ces joyeuses collisions, elle déconstruit les canons de la beauté. Au menu, on trouve un visage sur œufs de lump (souriant sans en faire des tartines) ou cette femme garnie de crevettes en tenue de cocktail. Plus loin, notre cheffe remet le couvert avec cet homme-dinde dressé à la perfection. <em>« Je suis d’origine grecque, notre attachement à la bonne chère est profond. Cela constitue notre identité culturelle, la base de nos relations »</em>, confie-t-elle. Inspiré des dadaïstes, de l’absurde Maurizio Cattelan ou encore du génial John Stezaker, ce travail (réalisé sans excès numérique) est un grand mezze d’humour et de tragédie, deux notions intimement liées selon l’Australienne. Le tout saupoudré comme il se doit d’une pincée de folie : <em>« Je veux perturber le regard du spectateur, et susciter de l’empathie pour mes sujets et leurs potentielles histoires</em> ». A la recherche de pépites, Lexicon Love arpente régulièrement les rayons des banques d’images. Sa matière iconographique favorite provient du milieu du XXe siècle. Une fois sélectionnée, elle imagine instantanément les combinaisons &#8220;photos-objets&#8221; idéales. <em>« Mais attention ! Je n’incorpore jamais plus de trois ingrédients, pour atteindre cet équilibre entre l’harmonie et le chaos. Le plus compliqué étant de préserver de légères imperfections, le caractère fait-main de chaque oeuvre »</em>. Un festin visuel à déguster sans modération.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=108069" target="_blank"><strong>A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</strong></a></p>
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		<title>Cook’n Roll Again !</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 06:50:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Style]]></category>
		<category><![CDATA[AC Desserts]]></category>
		<category><![CDATA[Audrey Basset]]></category>
		<category><![CDATA[Cook’n Roll]]></category>
		<category><![CDATA[Cuisine]]></category>
		<category><![CDATA[David Brownie]]></category>
		<category><![CDATA[editions Ouest-France]]></category>
		<category><![CDATA[Gin Morrison]]></category>
		<category><![CDATA[Mötorbread]]></category>
		<category><![CDATA[Nourriture]]></category>
		<category><![CDATA[Rock'n'roll]]></category>
		<category><![CDATA[Se Faire Food]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>On aurait bien aimé rencontrer Audrey Basset à l’adolescence. « Je faisais du air guitar, j’avais des cheveux gras et des jeans...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On aurait bien aimé rencontrer Audrey Basset à l’adolescence. <em>« Je faisais du air guitar, j’avais des cheveux gras et des jeans déchirés, et j’écoutais Nirvana et Freddie Mercury</em> », rit-elle. Chez la Rennaise à la longue chevelure auburn et au bras droit entièrement tatoué, le goût du rock est venu avant celui des bons petits plats. <em>« Je n’avais jamais vraiment cuisiné avant d’y être obligée. Mais étudiante déjà, j’étais plus nouilles sautées aux légumes que pâtes bolo</em> », remarque cette graphiste de formation.</p>
<p><strong>Les feux de l’humour</strong></p>
<p>Dans ses deux domaines de prédilection, Audrey prend plaisir à explorer. Du punk, du hard, du death metal côté musique. Des recettes véganes ou sans gluten côté fourneaux, parce que « la malbouffe est le fléau de notre société ». Lassée de son boulot dans la pub, elle lance en 2015 son entreprise d’impression 3D de moules à biscuits. Et poste, en parallèle, ses récits de voyage, recommandations de restaurants et recettes sur son blog, baptisé <a href="https://sefairefood.com/" target="_blank">&#8220;Se Faire Food&#8221;</a>. <em>« Il y avait un truc à faire en mêlant l’humour et la cuisine</em>, détaille la jeune femme de 36 ans. <em>En France, la nourriture, c’est encore assez sérieux ! »</em>.</p>
<p><strong>AC Desserts</strong></p>
<p><em>Cook’n Roll</em>, dont elle signe, excusez du peu, les textes, photos, recettes et hilarants graphismes, est un panthéon personnel aussi drôle que gourmand. <em>« Un jour où je préparais des brownies chez moi, la musique à fond, j’ai eu l’idée de les appeler &#8220;David Brownie&#8221; »</em>. Pour le reste, Audrey trouve généralement le jeu de mots seule ou <em>« pendant un apéritif entre potes »</em>, avant d’imaginer la recette correspondante. Cocktail Gin Morrison, frites à l’ail Van Haleine, houmous de betterave Dip Purple pour les pages &#8220;Apérosmith&#8221; ou cheesecake salé Salmon &amp; Garfunkel pour le chapitre &#8220;Plat c’est beau&#8221;&#8230; Le spectre musical et culinaire est large. Fan de Courtney Love, l’auteure, qui se rêvait en <em>« meuf rock star »</em>, n’oublie pas les figures féminines, entre cookies Griotte Grrrl et muffins Craneberries – dans les pages &#8220;AC Desserts&#8221;. Cerise sur le gâteau, elle indique à chaque page la chanson idéale quand on met la main à la pâte – histoire de jouer les dur(e)s à cuire !</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/cookn-roll6.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-107756" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/cookn-roll6-1024x683.jpg" alt="" width="995" height="664" /></a></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<h1 style="text-align: center;">***</h1>
<h1 style="text-align: center;"><strong><span style="color: #000000;">Le menu de fête de la rédaction</span><br />
</strong></h1>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/12/cookn-roll.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-118463" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/12/cookn-roll-222x300.jpg" alt="" width="222" height="300" /></a></p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #993300;"><strong>– Apérosmith –</strong></span></h3>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Grog Dylan</span></strong><br />
Un cocktail de rhum brun, de thé au jasmin, cannelle, citron et miel pour rouler sous la table <em>« like a rolling stone »</em>.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Œufs Rythmix</span></strong><br />
Une recette à base d’œufs de caille relevés, entre autres, d’ail en poudre, de paprika ou de tabasco. À déguster sur <em>Sweet Dreams.</em></p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #993300;"><strong>– Plat c’est beau –</strong></span></h3>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Nouille Order</span></strong><br />
Des spaghettis servis avec des légumes verts, des asperges émincées et des petits pois. Envisager des légumes rouges pour une version plus sanguinolente.</p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #993300;"><strong>– AC Dessert –</strong></span></h3>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Buns N’Roses</span></strong><br />
Des buns sucrés, parfumés à la cannelle et délicatement badigeonnés de sirop de rose. Le petit plus ? Servir le tout avec quelques pétales&#8230; en poussant à fond <em>Welcome to The Jungle</em>, of course !</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<h1 style="text-align: center;">***</h1>
<h1 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Le menu de fête d’Audrey Basset</strong></span></h1>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/cookn-roll2.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-107752" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/cookn-roll2-225x300.jpg" alt="CookAndRoll_001A300_4" width="265" height="353" /></a></p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #993300;"><strong><span style="text-decoration: underline;">– Apéritif –</span></strong></span></h3>
<p style="text-align: center;"><strong>Rancidre</strong></p>
<p style="text-align: center;">« Un cocktail épicé à base de cidre brut, whisky et orange. A déguster devant un feu de cheminée, en écoutant Rancid, bien sûr ! »</p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #993300;"><strong><span style="text-decoration: underline;">– En guise d’entrée –</span></strong></span></h3>
<p style="text-align: center;"><strong>Assortiment d’Apérosmith</strong></p>
<p style="text-align: center;"><em>« Découpez votre Alice Coppa, une base de pizza fourrée aux olives et à la coppa, en forme de sapin de Noël. »</em></p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #993300;"><strong><span style="text-decoration: underline;">– Plat –</span></strong></span></h3>
<p style="text-align: center;"><strong>Sans-Jacques White</strong></p>
<p style="text-align: center;"><em>« Une recette veggie à base de champignons eryngii revenus dans du beurre et un peu d’eau salée, pour la saveur iodée (sans Saint-Jacques, donc). »</em></p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #993300;"><strong><span style="text-decoration: underline;">– Dessert –</span></strong></span></h3>
<p style="text-align: center;"><strong>Griotte Grrrl</strong></p>
<p style="text-align: center;"><em>« Un dessert fruité qui se mange sans faim, et un groupe qu’on écoute sans fin ! »</em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-118540" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/12/cookn-roll1-1024x800.jpg" alt="cook-n-roll" width="995" height="777" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<h1 style="text-align: center;">***</h1>
<h1 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Top of the Rock</strong></span></h1>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #993300;"><strong><span style="text-decoration: underline;">La playlist idéale d’Audrey pour cuisiner</span></strong></span></p>
<p style="text-align: center;">David Bowie – <em>Space Oddity</em> (1969)</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="https://www.youtube.com/embed/iYYRH4apXDo" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: center;">Freddie Mercury – <em>Don’t Stop Me Now</em> (1978)</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="https://www.youtube.com/embed/HgzGwKwLmgM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: center;">System of a Down – <em>Toxicity</em> (2001)</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="https://www.youtube.com/embed/iywaBOMvYLI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: center;">Rammstein – <em>Sonne</em> (2001)</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="https://www.youtube.com/embed/StZcUAPRRac" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: center;">The Interrupters – <em>Take Back the Power</em> (2014)</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="https://www.youtube.com/embed/q7Ol-YDS4Jc" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: center;">et <em>Got Each Other</em> (feat Rancid, 2018)</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/kuiBaqDVRkE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=107795" target="_blank"><strong>A LIRE AUSSI : DE LA VIGNE AUX PLATINES, LA CAVE SE REBIFFE !</strong></a></p>
<div id="attachment_107822" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/de-vigne-aux-platines3.jpg"><img class="size-medium wp-image-107822" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/de-vigne-aux-platines3-300x201.jpg" alt="Arthur H Photo Léonore Mercier" width="300" height="201" /></a><p class="wp-caption-text">Arthur H Photo Léonore Mercier</p></div>
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		<title>Enora Lalet</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Apr 2018 05:00:21 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>D’aussi loin qu’elle se souvienne, Enora Lalet a toujours aimé jouer avec son assiette. « Petite, j’élevais des montagnes avec ma purée,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>D’aussi loin qu’elle se souvienne,<a href="http://www.enoralalet.com/" target="_blank"> Enora Lalet </a>a toujours aimé jouer avec son assiette. « <em>Petite, j’élevais des montagnes avec ma purée, prenais ma fourchette pour un râteau…</em> ». Comme tout bout de chou qui se respecte ? Oui, mais la Française a fait de cette répréhensible activité&#8230; son métier. Diplômée en arts plastiques et en anthropologie, cette &#8220;plasticienne culinaire&#8221; use des aliments comme un peintre son pinceau. Sa palette ? De la barbe à papa, des artichauts, des fruits, du chocolat&#8230; bref, tout ce que la planète produit de comestible, « <em>sauf les viandes et les poissons</em> » précise-t-elle en bonne végétarienne. Pourquoi la nourriture ? « <em>C’est un matériau très riche visuellement mais aussi symboliquement : il représente tous les tabous de nos sociétés, liés à la culture, à l’éducation&#8230; Selon la classe sociale ou l’époque, on ne mange pas de la même façon et c’est plutôt drôle de détourner ces codes !</em> ». <img class="alignright size-medium wp-image-83941" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/03/afroazucar-enoralalet-rafaelbossiofotografia-2017-colombie-200x300.jpg" alt="afroazucar-enoralalet-rafaelbossiofotografia-2017-colombie" width="200" height="300" />La Bordelaise parcourt ainsi le monde en quête de denrées, pour façonner des coiffes ou les déposer sur le visage de ses modèles. Jouant avec les couleurs et textures, ses &#8220;portraits cuisinés&#8221; combinent bodypainting, scénographie, couture (les fonds sont en tissu), photo et pas mal d’heures d’épluchage ou de découpe ! Pour autant, ses oeuvres ne se dévorent pas seulement avec les yeux. Enora Lalet s’illustre aussi avec ses &#8220;buffets suspendus&#8221;. Conçues pour des vernissages ou festivals, ces installations font léviter les fromages ou couler les sauces, transformant la table en terrain de jeu. « <em>C’est à la fois régressif et pictural : on se sert avec les doigts et tout se mélange, à la façon des toiles de Pollock</em> ». À déguster sans modération !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/04/01/enora-lalet-2/" target="_blank">À LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE ENORA LALET</a></strong></p>
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		<title>Enora Lalet</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Mar 2018 22:50:03 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Comment êtes-vous devenue artiste ? J&#8217;ai toujours gribouillé. Enfant, je rêvais d&#8217;être photographe ou styliste&#8230; Mais je ne pense pas que l&#8217;on...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment êtes-vous devenue artiste ?</strong> J&#8217;ai toujours gribouillé. Enfant, je rêvais d&#8217;être photographe ou styliste&#8230; Mais je ne pense pas que l&#8217;on devienne artiste. On l&#8217;est déjà et puis on décide de développer ou pas cette sensibilité. J&#8217;ai intégré une fac d&#8217;arts plastiques où j&#8217;ai réalisé mon mémoire de recherche sur les représentations du sucre dans l&#8217;art contemporain. En fin de parcours, j&#8217;ai commencé à élaborer mes premiers portraits cuisinés mais de façon très simple : il s&#8217;agissait juste de body painting, avec une sauce déposée sur le visage du modèle. J&#8217;ai également suivi des études en anthropologie, qui m&#8217;ont beaucoup apporté.</p>
<p><strong>Les voyages furent également important dans votre parcours, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, à huit mois et demi j&#8217;étais déjà dans un avion ! Mes parents étaient de grands voyageurs et m&#8217;emmenaient partout avec eux. Ils visitaient des endroits où personne n&#8217;allait, cherchant l&#8217;authenticité, la nature, mais surtout <img class="alignright size-medium wp-image-83945" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/03/kedang-ramboutan-enoralalet-matthiaslothy-2017-200x300.jpg" alt="Série TATA BOGA, Indonésie, 2017 Kandang Ramboutan, techniques mixtes Photographie de Matthias Lothy" width="200" height="300" />les rapports humains. On se rendait par exemple à Bali à un moment où cet endroit était encore vierge. Cela a participé à ma volonté de mélanger les cultures. J&#8217;ai notamment passé beaucoup de temps en Indonésie et cela a influencé ma pratique artistique. La mythologie hindoue, les danseurs du Ramayana avec leurs coiffes scintillantes me fascinaient étant petite.</p>
<p><strong>Ce multiculturalisme s&#8217;exprime-t-il aussi à travers la nourriture ?</strong> Oui. Goûter isole l&#8217;individu et, en même temps cette expérience se partage, participe à notre culture, provoque la rencontre et la découverte de l&#8217;autre. Cette ambivalence est intéressante.</p>
<p><strong>Pourquoi utilisez-vous la nourriture comme une matière artistique ?</strong> Le matériau alimentaire est extrêmement riche. D&#8217;un point de vue visuel mais aussi symbolique. Il représente à lui seul tous les tabous ou croyances de nos sociétés, liés à la culture, au genre, à l&#8217;éducation&#8230; Selon la classe sociale, l&#8217;époque ou le pays, on ne se nourrira pas de la même façon. Une &#8220;normalité alimentaire&#8221; s&#8217;est développée : il y a des choses qui se mangent et d&#8217;autres pas. On est formaté dès l&#8217;enfance. Et c&#8217;est très drôle de jouer avec tout cela, toutes ses couleurs et textures.</p>
<p><strong>Quelles formes ce travail peut-il prendre ?</strong> Il se divise en deux parties distinctes. La première, débutée en 2008, consiste en des portraits cuisinés. Ensuite est venue l&#8217;idée des buffets suspendus, c&#8217;est-à-dire des installations culinaires que je conçois pour l&#8217;ouverture d&#8217;une exposition, une institution ou un festival&#8230; bref, des événements culturels.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/165042478" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Comment se matérialisent ces &#8220;buffets suspendus&#8221; ?</strong> Les thèmes sont très variés. L&#8217;année dernière par exemple, j&#8217;ai évoqué le cosmos et façonné un petit système solaire comestible. Il y a là un côté ludique et même régressif : l&#8217;adulte redevient un enfant. C&#8217;est très coloré, attractif, il y a des odeurs, on mange avec les doigts&#8230; J&#8217;initie ainsi un jeu qui se termine un peu en « <em>orgie</em> » de nourriture, car tout s&#8217;entremêle : les couleurs, les textures&#8230; C&#8217;est amusant, et en même temps très pictural, comme si on avait mélangé plein de peintures. Les sauces coulent sur les tables, cela forme des arabesques, évoquant un peu les toiles de Pollock.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/183834258" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Comment concevez-vous vos fameux &#8220;portraits cuisinés&#8221; ?</strong> Durant cinq ans, j&#8217;effectuais tout toute seule : le body-painting, la scénographie, la pose alimentaire&#8230; c&#8217;était assez compliqué. Aujourd&#8217;hui, je travaille toujours avec un photographe, je peux ainsi me concentrer sur la coiffe et guider le modèle. Lorsque je voyage, je ne travaille qu&#8217;avec des locaux. En résidence, je me fais aider par toutes les bonnes volontés, afin de confectionner les coiffes mais aussi découper les aliments, les éplucher&#8230; car tout est vrai dans ces images, il n&#8217;y a pas de photomontage, aucune retouche. Le timing des séance est donc très important car au bout de deux heures certains aliments flétrissent.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-83947" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/03/pina-enoralalet-rafaelbossiofotografia-2017-colombie-200x300.jpg" alt="Série ! SABROSO !, Colombie, 2017 Corona de piña, 2017, techniques mixtes Photographie de Rafael Bossio" width="200" height="300" />Ces images mêlent donc de nombreuses disciplines&#8230;</strong> Oui, mon travail rassemble à la fois la gastronomie, la haute-couture, la peinture, la photographie ou la scénographie car il s&#8217;agit aussi de mettre en valeur les corps.</p>
<p><strong>Comment les aliments sont-ils choisis ? Sur place, en fonction de l&#8217;endroit où vous vous trouvez ? </strong>Oui, exactement. En Colombie par exemple, je cherche des fruits et des légumes jamais vus. Je me balade dans les marchés, choisi des produits locaux vraiment emblématiques du pays, comme les bananes plantain en l&#8217;occurrence. J&#8217;adore aussi les sucreries, toujours très riches ! Précisons que je suis végétarienne, je n&#8217;utilise dans mes œuvres ni viande ni poisson.</p>
<p><strong>S&#8217;agit-il aussi d&#8217;harmoniser les formes, les couleurs ou les forces symboliques ?</strong> Oui, c&#8217;est un mélange de tout ça. La forme de la coiffe choisie est également importante, selon la taille, je ne peux pas y déposer n&#8217;importe quoi, par exemple des aliments trop lourds si elle est très grande.</p>
<p><strong>Plus généralement, que voulez-vous exprimer ?</strong> J&#8217;essaie de réduire les jugements de valeur et provoquer de l&#8217;émerveillement chez le spectateur. Je crée ainsi des personnages un peu étranges, des monstres très esthétiques ayant l&#8217;air d&#8217;appartenir à un autre monde. <span class="has-pullquote" data-pullquote="C'est aussi une façon, grâce à toutes ces couleurs de peau, de lutter contre le racisme.">C&#8217;est aussi une façon, grâce à toutes ces couleurs de peau, de lutter contre le racisme.</span> Et puis, durant une période récente de l&#8217;histoire de l&#8217;art, on a beaucoup privilégié le concept au détriment de la plasticité des œuvres. En ce qui me concerne, j&#8217;aime qu&#8217;il y ait beaucoup de choses à voir, de détails, du surplus&#8230; bref, que cela déborde !</p>
<p><strong>Que sentiment souhaitez-vous susciter ?</strong> J&#8217;ai envie de surprendre, de faire peur aussi. On peut juger ces images attirantes comme rebutantes. Cette réaction est liée aux symboles : tout ce qui est <img class="alignleft size-medium wp-image-83948" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/03/showercream-enoralalet-enoralalet-2014-bordeauxsogood-200x300.jpg" alt="Bordeaux S.O. GOOD, Festival de Gastronomie, 2014 Shower, techniques mixtes" width="200" height="300" />visqueux, crémeux nous rappelle nos propres sécrétions corporelles, c&#8217;est tabou. Le chocolat coulant sur une tête par exemple, a un côté scatophile, alors que peu de gens détestent le chocolat ! <span class="has-pullquote" data-pullquote="J'aime jouer avec les apparences, donner une autre fonction à la nourriture.">J&#8217;aime jouer avec les apparences, donner une autre fonction à la nourriture.</span></p>
<p><strong>Êtes-vous aussi une bonne cuisinière ?</strong> J&#8217;adore ça. Je cuisine tous les jours. Ma spécialité ? Les lasagnes, et j&#8217;aime aussi beaucoup le fromage. Quand je rentre en France, je m&#8217;en gave !</p>
<p><strong>Visiblement, on ne vous a jamais dit qu&#8217;il ne fallait pas jouer avec la nourriture&#8230;</strong> Si, on me l&#8217;a souvent dit ! Car j&#8217;aimais bien m&#8217;amuser avec mon assiette, élever des montagnes avec la purée ou me servir de ma fourchette comme d&#8217;un râteau (rires).</p>
<p><strong>Un dernier mot ?</strong> Oui, j&#8217;aimerais terminer par ces deux citations. L&#8217;une est de Gilles Deleuze : &#8220;<em>l&#8217;acte de création est un acte de résistance</em>&#8220;. L&#8217;autre du sociologue français David Le Breton : &#8220;<em>on se rassasie d&#8217;autre chose que d&#8217;aliments, on se nourrit d&#8217;abord de sens et de valeurs</em>&#8220;&#8230;</p>
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		<title>Le Pilori</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Sep 2017 04:30:15 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ne vous fiez pas au nom de l&#8217;établissement, peu engageant il est vrai, mais c&#8217;est celui de la rue dans laquelle est située cette table d&#8217;exception. Pour l&#8217;atteindre, il suffit de suivre les panneaux jaunes et de traverser tout écaussinnes, petite commune rurale de 11 000 âmes de la Province de Hainaut (17 km au nord de La Louvière). Elle est connue pour ses carrières de pierre bleue qui l&#8217;ont fait prospérer pendant plus d&#8217;un siècle, avant de fermer en 2004, aujourd&#8217;hui remplacées par le deuxième zoning pétrochimique du Royaume. Malgré Total et consorts, nous sommes bien à la campagne et accueillis selon la coutume locale : simplicité et jovialité.</p>
<p><strong>De l&#8217;art au menu</strong></p>
<p>Le Pilori est un établissement centenaire, ayant déjà séduit cinq générations de convives grâce aux bons soins dispensés par quatre cuisiniers et gérants successifs. Ce fut aussi un lieu d&#8217;insoumission artistico &#8211; culturelle dans les années 1970. Fréquenté par les Louviérois du Daily-Bul (Pol Bury), des membres de Cobra, des surréalistes, des situationnistes… il demeura également un club de jazz réputé, recevant des musiciens internationaux (Dave Brubeck, Wynton Marsalis…). En 1990, ce restaurant (de 45 à 60 couverts) a été repris par Marc Leveau, premier sommelier de Belgique, et Michel Van Cauwelaert, chef récemment étoilé par le Bibendum. Deux quinquas, épicuriens réputés et fêtards assumés, amis depuis le collège Saint-Vincent de Soignies puis l&#8217;école Hôtelière de Namur. Si l&#8217;effervescence artistique a lentement disparu au début des années 1990, au moment où André Claes et sa femme Josiane passèrent la main après 22 ans de gérance, le Pilori reste un endroit décontracté, atypique dans le cénacle feutré des étoilés. Petit à petit, Marc et Michel ont créé leurs cartes et composé leurs accords mets-vins, séduisant les amateurs d&#8217;une gastronomie jamais prétentieuse.</p>
<p><strong>La passion du poisson<img class="alignright size-medium wp-image-73781" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/08/4-homard-fromage-blanc-pain-aux-noixciciolsson-copie-200x300.jpg" alt="Homard fromage blanc pain aux noix ©Cici Olsson" width="200" height="300" /></strong></p>
<p>Formé par les chefs japonais Oki Haruki et Inada Saburo, Michel maîtrise la préparation des poissons. « Tout en me remettant en question, ma pratique a relativement peu changé, j&#8217;aime livrer une cuisine de produits, simple et goûteuse », déclarait-il après l&#8217;obtention de l&#8217;étoile au Michelin, début 2016. Ses plats sont équilibrés mais surprenants, avec une forte prédominance de la mer. Le menu à 80 euros que nous avons testé, enchaînait foie gras et gelée de kumquat, tartare de maatjes et barbue avec des haricots verts, espuma d&#8217;ail frais, rouget barbet et chou-fleur, puis langoustine, ricotta, accompagnée d&#8217;artichauts et de groseilles à maquereau, avant une fabuleuse huître Gillardeau avec semoule… Le tout accompagné de vins d&#8217;exception suggérés par Marc. Le Pilori s&#8217;impose comme une table accessible (dès 36 euros) que l&#8217;on partage entre amis, et sans modération !</p>
<hr />
<p><strong>Le Pilori</strong> – 10, rue du Pilori, 7191 Ecaussinnes,<br />
+32 (0)674 423 18, www.lepilori.be<br />
Ouvert tous les midis en semaine, jeudi et vendredi soir</p>
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		<title>Festival Mange, Lille !</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Sep 2017 03:46:50 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Non, le menu nordiste ne se résume pas au maroilles et aux moules-frites. Créé en 2013 pour défendre une nouvelle génération de...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Non, le menu nordiste ne se résume pas au maroilles et aux moules-frites. Créé en 2013 pour défendre une nouvelle génération de chefs, <a href="http://mangelille.com/" target="_blank">le collectif Mange, Lille !</a> met à bas les clichés collant à la région (merci Dany Boon…). « <em>Il s&#8217;agit de mettre en valeur sa diversité culinaire</em>, explique Marie-Laure Fréchet, la présidente. <em>Nous jouissons en effet d&#8217;un terroir exceptionnel. C&#8217;est un lieu de maraîchage, le premier port de France, on y trouve de très bons élevages…</em> ». La particularité de cette cuisine ? « <em>Elle est plutôt bistronomique, décontractée et intuitive</em> ». C&#8217;est la carte de saison de Florent Ladeyn (L&#8217;Auberge du Vert Mont), les plats pétillants et inspirés de Steven Ramon (Rouge Barre), pour citer deux noms parmi une trentaine qui ont rejoint le collectif. Depuis 2016, le festival Mange, Lille ! investit ainsi la capitale des Flandres durant une semaine, en septembre, pour décliner cette gastronomie à toutes les sauces. épicentre de cette fête des papilles, la Gare Saint Sauveur se mue samedi en pâtisserie, conviant la crème des artisans locaux. Le lendemain, place au grand marché « avec ses petits stands, sa dégustation de bouchées de chefs, ses producteurs… c&#8217;est le point d&#8217;orgue de la manifestation ». Tu mitonnes !</p>
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