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	<title>LM magazine &#187; MUba</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Tête-à-tête</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 23:37:05 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Voici une exposition qui porte bien son nom. Ici, chaque œuvre semble vous regarder. Dans la galerie, Rembrandt croise Jean-Baptiste-Camille Corot, tandis que les noirs profonds de Pierre Soulages résonnent avec les strates d&#8217;Eugène Leroy. à l&#8217;étage, le dessin mural de Sol LeWitt structure l’espace. D’un siècle à l’autre, peintures, estampes et sculptures dialoguent ainsi librement. On déambule sans mode d’emploi, happé par cette collection née vers 1860, foisonnante et vivante, qui préfère la conversation aux certitudes.</p>
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		<title>Eugène Leroy</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 00:05:54 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Eugène Leroy]]></category>
		<category><![CDATA[MUba]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Evoquer Eugène Leroy renvoie irrémédiablement à des images de toiles sculpturales, cette accumulation unique de matières et de couleurs. « <em>Certes, c&#8217;est un peu ce qu&#8217;on retient de lui, mais cette épaisseur n&#8217;a jamais été une fin, plutôt un moyen,</em> explique la directrice du MUba, Mélanie Lerat. <em>D&#8217;ailleurs ça l&#8217;agaçait qu&#8217;on le réduise à cela, il en parlait comme de sa &#8220;misère&#8221;</em> ». Entouré de ses peintures dans son atelier de Wasquehal, « loin des courants et des modes », disait-il, l&#8217;homme revenait sans cesse sur ses compositions, « <em>à la faveur d&#8217;une lumière nouvelle, d&#8217;une saison</em> », ajoutant de nouvelles touches au pinceau, au couteau ou directement depuis le tube. De près, le regardeur admire alors le travail de la matière. «<em> Et de loin, l&#8217;œil recompose le motif, fait son affaire de cette incroyable superposition</em> ».</p>
<div id="attachment_174277" style="width: 332px" class="wp-caption alignleft"><img class=" wp-image-174277" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/09/3_eugène-leroy-l’été-1999-huile-sur-toile-mnam--acmhdffranck-boucourt-677x1024.jpg" alt="Campagne Musenor 2021 © MUBA Musée Eugène Leroy - Tourcoing" width="322" height="487" /><p class="wp-caption-text">Campagne Musenor 2021 © MUBA Musée Eugène Leroy &#8211; Tourcoing</p></div>
<p><strong>Synthèse des émotions</strong><br />
Surtout, Eugène Leroy poursuivait à travers cette technique un but bien précis : figer «<em> la trace du vécu</em> », selon ses propres mots. «<em> Ici, il ne s&#8217;agit plus de désigner un corps de femme ou un autoportrait, on reconnaît à peine le sujet,</em> ajoute Mélanie Lerat. <span class="has-pullquote" data-pullquote="C'est une forme d'apparition, une synthèse de ses sensations ">C&#8217;est une forme d&#8217;apparition, une synthèse de ses sensations </span>». À l&#8217;instar de L&#8217;Été, tableau de grand format datant de 1999, où le corps d&#8217;une femme, le paysage et la lumière semblent fusionner dans un maelstrom de matières, de couleurs et d&#8217;émotions. Cette exposition s&#8217;intéresse ainsi aux années 1980 à 2000 de la production d&#8217;Eugène Leroy, une période témoignant « <em>d’un épanouissement technique et théorique certain</em> », et durant laquelle l&#8217;épaisseur de la matière prend toute son importance. C&#8217;est aussi à cette époque que l&#8217;œuvre du Tourquennois connaît une reconnaissance internationale. Les expositions s&#8217;enchaînent, les collectionneurs et institutions (comme le Centre Pompidou) acquièrent ses toiles.</p>
<p><strong> Monde magique</strong><br />
Au MUba, où Eugène Leroy exposa dès les années 1950 et auquel ses fils firent une donation de 600 œuvres en 2009, on découvre, sous la lumière zénithale de la grande salle du musée, ses fameuses peintures, disposées de façon chronologique. De saisons en silhouettes, de paysages en autoportraits, celles-ci nous transportent dans ce «<em> monde magique qui donne vie à une surface plane par la couleur et la lumière</em> », pour citer l&#8217;intéressé. Derrière, dans un espace plus intimiste, se dévoilent ses dessins sur papier, au fusain ou à la gouache. « <em>Une pratique autonome</em> », marquée par cette liberté du geste dont ne se départira jamais l&#8217;artiste, et qui demeure toujours inspirante.</p>
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		<title>Les 150 ans de l’impressionnisme</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 06:40:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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		<category><![CDATA[Peindre la nature. Paysages impressionnistes du musée d’Orsay]]></category>
		<category><![CDATA[Pissarro]]></category>
		<category><![CDATA[Renoir]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Comment définir l&#8217;impressionnisme ? C&#8217;est avant tout un mouvement de peinture de plein air. Les impressionnistes posent leur chevalet dans la nature,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment définir l&#8217;impressionnisme ?</strong> C&#8217;est avant tout un mouvement de peinture de plein air. Les impressionnistes posent leur chevalet dans la nature, face à une forêt ou un champ. Cette approche marque une rupture avec la tradition académique, car auparavant l&#8217;oeuvre était exécutée en atelier, de mémoire. De plus, ces artistes ont renouvelé les sujets de la peinture.</p>
<p><strong>De quelle façon ?</strong> Avant eux, un paysage servait avant tout une scène historique ou mythologique, ici il se suffit à lui-même. Les impressionnistes choisissent des sujets simples, qu&#8217;on n&#8217;imaginait alors pas dignes d’être peints, il y a par exemple des compositions avec des enfants ou saisissant le quotidien. Cette attention portée à la vie telle qu&#8217;elle est suggère ainsi l&#8217;introduction de motifs modernes, notamment le chemin de fer, les ponts, les usines, les boulevards haussmanniens à Paris… Ces artistes témoignent d’une période de grands bouleversements, celle de la révolution industrielle.</p>
<p><strong>Le fait de peindre à l’extérieur n’est pas anodin, n’est-ce pas ?</strong> C&#8217;est vrai, car cela va pousser ces peintres à représenter la lumière et ses changements, de porter une attention particulière à la nature et ses mouvements. L&#8217;impressionniste s&#8217;attache aux jeux de reflets, au miroitement du ciel sur l&#8217;eau. Il capture l’éphémère, le fugace, l&#8217;intangible. Il y a quelque chose de très vaporeux ici, de l&#8217;ordre de la sensation.</p>
<div id="attachment_157628" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat1.jpg"><img class="size-full wp-image-157628" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat1.jpg" alt="Paul Signac, Herblay. Brouillard. Opus 208, 1889 © Photo : musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt" width="800" height="479" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Paul Signac, Herblay. Brouillard. Opus 208, 1889 © Photo : musée d&#8217;Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt</span></p></div>
<p><strong>Est-ce pour cela qu’ils furent appelés les impressionnistes ?</strong> Oui, et au départ c&#8217;était plutôt péjoratif, car ils furent d’abord rejetés des salons. Les critiques jugeaient qu&#8217;ils s’intéressaient à des sujets mineurs par rapport à la grande peinture d&#8217;atelier…</p>
<p><strong>Pourquoi ces artistes peignent-ils de cette manière, obtenant ce rendu &#8220;flou&#8221; ?</strong> Pour justement représenter ces instants fugaces. Les couches juxtaposées de matière traduisent la rapidité avec laquelle ils peignent. Auparavant, une toile achevée devait être parfaite. Ici, la touche est visible, et c&#8217;est l&#8217;oeil du spectateur qui recompose le motif.</p>
<p><strong>Quel serait le manifeste de l’impressionnisme ?</strong> <em>Impression, soleil levant</em>, de Claude Monet, le chef de file du mouvement, dont l&#8217;aboutissement sont <em>Les Nymphéas</em>. Il n’y a là plus de ciel, d’environnement, seulement un jeu de reflets. La toile nous immerge dans la sensation plutôt que la représentation. Cette oeuvre ouvrira beaucoup de portes, notamment celles de l&#8217;expressionnisme, pour des artistes comme Pollock ou Rothko. On bascule alors dans l&#8217;abstraction, l’expression pure de la couleur. Voilà pourquoi l’impressionnisme est un mouvement révolutionnaire !</p>
<div id="attachment_157630" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat2.jpg"><img class="size-full wp-image-157630" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat2.jpg" alt="Camille Pissarro, Potager, arbres en fleurs, printemps, Pontoise, 1877 © Photo : musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt" width="800" height="644" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ffffff;">Camille Pissarro, Potager, arbres en fleurs, printemps, Pontoise, 1877 © Photo : musée d&#8217;Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt</span></p></div>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Quel est le contexte de cette exposition ?</strong> Pour fêter les 150 ans du mouvement, le musée d&#8217;Orsay, qui possède la plus grande collection impressionniste au monde, a décidé de diffuser ses trésors dans toute la France. Chaque musée en reçoit généralement trois ou quatre. Le MUba en accueille lui 58. C&#8217;est d’ailleurs la première fois que l&#8217;institution parisienne confie un ensemble aussi important, à la fois en quantité et en qualité, car on compte des oeuvres majeures. C&#8217;est un geste très généreux, et pour le public une occasion rare de découvrir ces tableaux près de chez lui.</span></p>
<p><strong>Pourquoi Tourcoing a-t-elle eu les faveurs du musée d&#8217;Orsay ?</strong> Parce nous avons développé une politique d&#8217;exposition exceptionnelle en partenariat avec des musées nationaux ces dernières années. Ce fut par exemple le cas pour <em>Chrétiens d&#8217;Orient</em> en 2018 avec l’Institut du monde arabe, puis en 2020 avec le Musée Picasso-Paris.</p>
<p><strong>J&#8217;imagine qu&#8217;il y a des précautions particulières pour organiser ce prêt ?</strong> Oui, en termes de transports, d’emballages, de manipulation&#8230; tout est démultiplié !</p>
<p><strong>Comment avez-vous conçu ce parcours ?</strong> Il est la fois thématique et chronologique, en cinq parties. On s’intéresse d’abord aux origines du paysage impressionniste, aux précurseurs possibles, issus de l&#8217;école de Barbizon ou de celle de Fontainebleau. Ensuite on explore les motifs de prédilection de ces peintres : les bords de Seine, la représentation de l&#8217;eau, des jardins, des paysages de campagne au fil des saisons, et notamment le printemps, qui occupe une place importante.</p>
<p><strong>L’hiver n’est pas en reste…</strong> Tout à fait, nous accordons toute une section au paysage enneigé. Ce sujet résonne d’ailleurs avec nos conditions climatiques actuelles, où la neige se raréfie, alors qu’à cette époque les hivers étaient très rigoureux. On peut par exemple citer <em>Effet de neige à Vétheuil</em> de Monet, où la neige n’est jamais blanche, prenant des tonalités bleues, vertes avec les reflets… On évoquera aussi le paysage &#8220;pur&#8221;, se dirigeant vers une forme d&#8217;abstraction, en tout cas une attention très forte portée aux effets de lumière, au mouvement, à l’image de <em>Meules, fin de l’été</em> de Monet.</p>
<div id="attachment_157634" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat5.jpg"><img class="size-full wp-image-157634" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat5.jpg" alt="Auguste Renoir, Pont du chemin de fer à Chatou, en 1881 © Photo : musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt" width="800" height="659" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Auguste Renoir, Pont du chemin de fer à Chatou, en 1881 © Photo : musée d&#8217;Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt</span></p></div>
<p><strong>Pouvez-vous aussi nous parler du<em> Saule pleureur</em> de Monet ?</strong> Il est présenté dans la dernière salle de l&#8217;exposition, c’est une toile de fin de carrière, presqu’abstraite. On ne voit pas le tronc de l’arbre, ni son environnement, un peu comme si le tableau n&#8217;avait pas de centre ni de limite. Il est placé face à <em>L’Homme au printemps rouge</em> d’Eugène Leroy, une œuvre qui déborde, toute en matière. Il n&#8217;y a pas de filiation directe entre les deux, mais on peut percevoir dans ce dialogue des liens sur le travail de la couleur, la dissolution du motif. Ces artistes s&#8217;affranchissent du réalisme pour privilégier la sensation.</p>
<p><strong>Sur quelles autres œuvres pourrions-nous focaliser ?</strong> <em>La Barque pendant l&#8217;inondation, Port-Marly</em>, d&#8217;Alfred Sisley. La toile montre la Seine recouvrant toutes les berges jusqu&#8217;au seuil de la maison d&#8217;un marchand de vin. L’artiste ne traite pas la dimension dramatique ou historique de l’événement (qui résonne encore une fois avec notre actualité climatique). C’est plutôt une aubaine pour peindre le ciel et ses reflets sur l&#8217;eau, avec un jeu entre le bleu et les touches de blanc. On peut aussi évoquer <em>Pont du chemin de fer à Chatou</em>, de Renoir, réunissant tous les motifs impressionnistes : le petit jardin, les marronniers en fleurs symbolisant l’exaltation du printemps, puis on observe au loin le pont de chemin de fer, sujet moderne par excellence.</p>
<div id="attachment_157631" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat3.jpg"><img class="size-full wp-image-157631" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat3.jpg" alt="Alfred Sisley, La barque pendant l'inondation, Port-Marly, 1876 © Photo : musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt" width="800" height="647" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ffffff;">Alfred Sisley, La barque pendant l&#8217;inondation, Port-Marly, 1876 © Photo : musée d&#8217;Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt</span></p></div>
<p><strong>Qu’en est-il de la scénographie ?</strong> Elle est conçue comme un paysage ménageant des points de vue sur les oeuvres. La scénographie exploite la qualité architecturale du musée, notamment sa grande verrière. Cette clarté souligne le lien avec la recherche de la lumière propre aux impressionnistes. Et puis ces peintres utilisaient des couleurs claires, assez chatoyantes. On accorde donc les tons des tableaux et celui des murs des galeries. Nous présentons également une projection sur une surface de 12 mètres de long, pour montrer des oeuvres que l&#8217;on ne pouvait pas obtenir, comme <em>Les Nymphéas</em>.</p>
<p><strong>Vous focalisez sur les paysages impressionnistes, la nature. Ce n&#8217;est pas un détail, au regard des questions actuelles sur le dérèglement climatique…</strong> Oui, le lien avec notre époque se construit naturellement, dans l&#8217;esprit et l’œil du visiteur. On parlait de révolution industrielle, d’usines, et cette période est aussi un moment clé, quelque part les prémices de ce qu&#8217;on connaît aujourd&#8217;hui. En même temps, il s’agit d’éviter des rapprochements un peu superficiels et anachroniques. L&#8217;idée n’est pas de dire que les impressionnistes étaient des écologistes avant l&#8217;heure, mais d’ouvrir des pistes de réflexion.</p>
<div id="attachment_157632" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat4.jpg"><img class="size-full wp-image-157632" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat4.jpg" alt="Paul Cézanne, Rochers près des grottes au-dessus de Château-Noir, vers 1904 © RMN-Grand Palais (musée d'Orsay)" width="800" height="946" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #ffffff;">Paul Cézanne, Rochers près des grottes au-dessus de Château-Noir, vers 1904 © RMN-Grand Palais (musée d&#8217;Orsay)</span></p></div>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous plaît tant dans ce dans ce mouvement ?</strong> Il est passionnant d’un point de vue historique. Il se passe beaucoup de choses durant le XIXe siècle et notamment en peinture. Ces artistes se placent dans la continuité de très grands maîtres, comme Courbet, Manet, Millet, tout en regardant vers la modernité, c’est un moment pivot. On voit aussi comme la subjectivité de l&#8217;artiste émerge, il traduit ce qu’il ressent dans son for intérieur, sa sensibilité, ouvrant un autre champ des possibles. Cette tendance accompagne aussi la littérature, avec Baudelaire par exemple, mais aussi plus tard dans la musique avec Debussy.</p>
<p><strong>Au final, quel est votre objectif ?</strong> Il ne s’agissait pas de monter une exposition historique sur l&#8217;impressionnisme, car cela a déjà été fait, mais plutôt de poser un regard moderne sur ce courant, en évoquant en filigrane l’écologie, et en élargissant le propos à des courants différents, qui ont succédé à l&#8217;impressionnisme. Il y a par exemple une salle autour de Gauguin et l&#8217;école de Pont-Aven, où la couleur prend le dessus. Puis on oriente le parcours vers nos collections, plus contemporaines, posant sur elles un regard nouveau.</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 18pt;"><em><strong>Les Enfants impressionnistes du musée d&#8217;Orsay</strong></em></span></p>
<div id="attachment_156614" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/2.-petite-danseuse-de-quatorze-ans-degas.jpg"><img class="size-full wp-image-156614" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/01/2.-petite-danseuse-de-quatorze-ans-degas.jpg" alt="Edgar Degas, Petite danseuse de quatorze ans, 1921-1931 © RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / René-Gabriel Ojéda " width="800" height="1215" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Edgar Degas, Petite danseuse de quatorze ans, 1921-1931 © RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / René-Gabriel Ojéda</span></p></div>
<p style="text-align: center;">Pour les 150 ans de l’impressionnisme, la Piscine a aussi été gâtée. Le musée d&#8217;Orsay lui prête cinq oeuvres, dont des peintures de Pissarro, Renoir et l&#8217;iconique <em>Petite Danseuse de quatorze ans</em> de Degas. Elles sont présentées au coeur du parcours permanent, dans la salle consacrée à l’enfance, permettant des dialogues avec les trésors roubaisiens. À l’instar de cette conversation entre <em>La Petite Châtelaine</em> de Camille Claudel et le <em>Garçon au chat</em> de Renoir…</p>
<p style="text-align: center;"><em>&gt;&gt; Roubaix, jusqu‘au 26.05, La Piscine , mar &gt; jeu : 11h-18h • ven : 11h-20h • sam &amp; dim : 13h- 18h, 11/9€ (grat.-18 ans), <a href="https://www.roubaix-lapiscine.com/" target="_blank">roubaix-lapiscine.com</a></em></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong><em><span style="font-size: 18pt;">Monet-Duhem</span></em></strong></p>
<div id="attachment_157637" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat6.jpg"><img class="size-full wp-image-157637" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat6.jpg" alt="Claude Monet, La Rue Montorgueil, à Paris. Fête du 30 juin 1878, détail © Musée d’Orsay, Dist. RMN - Grand Palais / Patrice Schmidt" width="800" height="1299" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Claude Monet, La Rue Montorgueil, à Paris. Fête du 30 juin 1878, détail © Musée d’Orsay, Dist. RMN &#8211; Grand Palais / Patrice Schmidt</span></p></div>
<p style="text-align: center;">Côté impressionnisme, Douai n’est pas en reste. Sous l&#8217;impulsion de l&#8217;artiste Henri Duhem (1861- 1941), le musée de la Chartreuse a en effet acquis, durant 40 ans, une collection de tableaux signés Renoir, Pissarro ou Sisley. Celle-ci est aujourd’hui mise en valeur à travers une exposition de circonstance, rehaussée par le prêt de La Rue Montorgueil de Claude Monet, par ailleurs une des sources d’inspiration de Duhem. La boucle est bouclée !</p>
<p style="text-align: center;"><em>&gt;&gt; Douai, 27.03 &gt; 24.06, Musée de la Chartreuse, mer &gt; lun : 10h-12h &amp; 14h-18h, 5/2,50€ (gratuit -26 ans), <a href="https://www.museedelachartreuse.fr/" target="_blank">museedelachartreuse.fr</a></em></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><em><strong><span style="font-size: 18pt;">Et aussi&#8230;</span></strong></em></p>
<div id="attachment_157640" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat8.jpg"><img class="size-full wp-image-157640" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/melanie-lerat8.jpg" alt="Claude Monet, Les Glaçons | Débâcle sur la Seine, 1880 © musée d'Orsay / Photo : P.Schmidt" width="800" height="479" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Claude Monet, Les Glaçons | Débâcle sur la Seine, 1880 © musée d&#8217;Orsay / Photo : P.Schmidt</span></p></div>
<p>Histoire de parfaire cette promenade impressionniste dans les Hauts-de-France, on pousse les portes du Palais des beaux-arts de Lille, pour y découvrir six oeuvres de Claude Monet représentant le village de Vétheuil. Puis, on se rend à Amiens, au musée de Picardie, pour admirer <em>Sur la plage</em> d’Édouard Manet, toile peinte en 1873 à Berck-sur-Mer. Monet à Vétheuil.</p>
<p><em>&gt;&gt; Les Saisons d’une vie Lille: 11.04 &gt; 23.09, Palais des beaux-arts // Sur la plage impressionniste. Dans l’oeil d’Édouard Manet : Amiens, 16.03 &gt; 16.06, Musée de Picardie</em></p>
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		<title>Marc Ronet</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 01:31:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[la Piscine]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Ronet]]></category>
		<category><![CDATA[MUba]]></category>
		<category><![CDATA[Roubaix]]></category>
		<category><![CDATA[tourcoing]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Né en 1937, Marc Ronet vécut son premier choc artistique à l’âge de sept ans, au Palais des beaux-arts de Lille, devant...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Né en 1937, Marc Ronet vécut son premier choc artistique à l’âge de sept ans, au Palais des beaux-arts de Lille, devant <em>La Descente de croix</em> de Rubens. « Une émotion pure, qui deviendra ma respiration », dit-il. Le terme sied parfaitement à son œuvre, réalisée presqu’inconsciemment. <em>« Chez moi, le geste devient le maître du jeu, la main est guidée par la matière, plus rapide que la pensée »</em>. De cette <em>« course folle »</em> naît ce qu’il appelle un <em>« magma »</em>, soit un fond abstrait d’où jaillissent ensuite des figures, des paysages et des objets domestiques, comme des tables ou du linge suspendu.</p>
<p><strong>L&#8217;appel du vide</strong></p>
<p>Au MUba de Tourcoing, le premier des trois chapitres de cette exposition s’intéresse par exemple aux fleurs, aux bâtons et aux portraits. <em>« Des sujets qui, a priori, n’ont rien à voi</em>r, commente Mélanie Lerat, la directrice du musée. <em>Le dénominateur commun, c’est la verticalité. Il s’agit de tenir debout, c’est de l’ordre de l’énergie vitale »</em>. À l’image du portrait de sa fille, contrainte à la position couchée à cause d’une maladie, et que Marc Ronet représente à la façon des <em>Ménines</em> de Vélasquez, dans une composition vibrante, lumineuse, quasi impressionniste. C’est la vie, et l’amour, qu’il fige. Plus loin, ses variations autour des lieux vides paraissent dénuées de traces humaines. En réalité, c’est tout le contraire, <em>« car le vide n’est pas rien »</em>, assure l’artiste. Ici, il traduit l’absence et les silences, offrant plus que jamais matière à s’émouvoir.</p>
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		<title>Valérie Belin</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/04/01/valerie-belin-2/</link>
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		<pubDate>Sat, 01 Apr 2023 05:45:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[MUba]]></category>
		<category><![CDATA[tourcoing]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Belin]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ce sont des images à la fois sublimes et intrigantes. Nettes, et pourtant troublantes. Dans le travail de Valérie Belin, les mannequins en celluloïd semblent doués de vie et les jeunes femmes s&#8217;apparentent à des poupées en plastique. Les moteurs de voiture prennent une forme organique et les bodybuilders surgissent du cadre tels des êtres métalliques, des machines bien huilées. Face à ces photographies aux couleurs saturées ou en noir et blanc, réalisées à l&#8217;argentique puis au numérique, difficile de distinguer ce qui est vivant ou pas, naturel ou artificiel et, plus largement, vrai ou faux – une question ô combien contemporaine. <em>« Valérie Belin se situe toujours sur une ligne de crête</em>, observe Mélanie Lerat, la directrice du MUba. <em>Son oeuvre est immédiate, nous captive au premier regard, et cultive en même temps l&#8217;ambiguïté</em> ».</p>
<div id="attachment_146841" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/04/valerie-belin-21.jpg"><img class="size-full wp-image-146841" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/04/valerie-belin-21.jpg" alt="Série Heroes, Lady Heart, 2022 © Valérie Belin" width="800" height="1068" /></a><p class="wp-caption-text">Série Heroes, Lady Heart, 2022 © Valérie Belin</p></div>
<p><strong>Sous la surface </strong></p>
<p>Des images <em>« intranquilles »</em> qui véhiculent cette inquiétante étrangeté si chère aux surréalistes, <em>« mais aussi très picturales »</em>. D&#8217;ailleurs, face à ces séries présentées en (très) grands formats sous la lumière zénithale du musée tourquennois, les références se bousculent. Ces paquets de chips froissés évoquent évidemment Andy Warhol, quand ces portraits en buste de jeunes femmes noyées dans des surimpressions de comics américains rappellent Roy Lichtenstein. Et comment ne pas penser au <em>Crash</em> de David Cronenberg devant ces automobiles accidentées ? Des clichés parfois dérangeants, certes, mais jamais gratuitement. À l&#8217;heure où la photographie est partout (donc nulle part), l&#8217;artiste brouille la surface des images pour interroger les codes de la représentation, par exemple du corps féminin, longtemps renvoyé au statut d&#8217;objet.</p>
<div id="attachment_146842" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/04/valerie-belin-22.jpg"><img class="size-full wp-image-146842" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/04/valerie-belin-22.jpg" alt="Valérie Belin, série All Star, Confessions of the Lovelorn, 2016, copyright Valérie Belin" width="800" height="1067" /></a><p class="wp-caption-text">Valérie Belin, série All Star, Confessions of the Lovelorn, 2016, copyright Valérie Belin</p></div>
<p><strong>Mise en abyme</strong></p>
<p>Ainsi les modèles de Valérie Belin (généralement des mannequins d&#8217;agence) adoptent une pose neutre, statique, et un regard absent. La superposition des plans achève la déréalisation du sujet&#8230; à moins qu&#8217;elle ne suggère des émotions enfouies, à l&#8217;instar de ces <em>Painted Ladies,</em> dont le maquillage comparable à des peintures tribales traduisent un bouillonnement intérieur. En témoigne aussi la série <em>Black-Eyed Susan</em>, dévoilant des portraits de femmes typiques du cinéma des années 1950. Des bouquets de fleurs, en surimpression, &#8220;contaminent&#8221; ces figures iconiques (donc figées) pour mieux souligner une large palette de sentiments. Pour autant, <em>« Valérie Belin ne se revendique pas féministe »</em>. Elle questionne avant tout la notion d&#8217;identité, au-delà des stéréotypes et canons de beauté. Ses portraits de sosies de Michael Jackson offrent en cela une sidérante mise en abyme. Car au final, qui sommes-nous ? Le fruit d&#8217;une culture et de codes esthétiques incertains ? Des avatars ? Vaste question.</p>
<div id="attachment_146843" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/04/valerie-belin-23.jpg"><img class="size-full wp-image-146843" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/04/valerie-belin-23.jpg" alt="Valérie Belin, série Voitures, Sans titre, 1998, copyright Valérie Belin" width="800" height="1013" /></a><p class="wp-caption-text">Valérie Belin, série Voitures, Sans titre, 1998, copyright Valérie Belin</p></div>
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		<title>Kaléidoscope</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2023 04:53:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Kaléidoscope]]></category>
		<category><![CDATA[MUba]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le saviez-vous ? Le MUba Eugène Leroy bénéficie d&#8217;un fonds de près de 3 000 pièces. «<em> Ce qui n&#8217;est pas énorme pour un musée des beaux-arts »</em>, tempère Mélanie Lerat, la directrice. Plus que par la quantité, cette collection se distingue par sa qualité, sa variété, comme le démontre <em>Kaléidoscope</em>. À la manière de l&#8217;instrument optique, cette exposition joue ainsi avec les couleurs et les formes (voire les sens), initiant d&#8217;étonnants dialogues entre 150 oeuvres aux époques et styles bien distincts.</p>
<p><strong>Émotions chromatiques</strong></p>
<p>Sous la lumière zénithale du musée, le noir et le blanc vibrent aussi bien sur une toile au fusain de Lucien Jonas que dans une composition géométrique de Sol LeWitt. Le jaune court d&#8217;un autoportrait renversé (et renversant) de Baselitz à un paysage en clair-obscur de Camille Corot. Le bleu dessine quant à lui une marine abstraite chez Martin Barré ou magnifie un paysage flamand du XVIe siècle. Sans oublier le vert qui jaillit d&#8217;une sculpture organique d&#8217;Elmar Trenkwalder pour rebondir sur les photographies de conifères d&#8217;Antoine Petitprez. En y réfléchissant bien, ces sapins portraiturés comme des êtres humains trouvent un écho avec la Réunion de 35 têtes d&#8217;expression de Louis-Léopold Boilly&#8230; Mais sans doute trouverezvous là d&#8217;autres connexions. Car au MUba comme ailleurs, c&#8217;est bien le regard qui fait l’oeuvre.</p>
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		<title>Eugène Leroy. À contre-jour</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2022/06/01/eugene-leroy-a-contre-jour/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 00:31:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[tourcoing]]></category>

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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>D’Eugène Leroy, on connaît bien les toiles sombres, denses et recouvertes de multiples couches de peinture d’où jaillit la lumière. Un peu moins ses oeuvres plus douces, à l’image de <em>L’Écluse</em>, une aquarelle datant de 1956 et représentant un paysage de Flandres aux teintes pastel. <em>« Nous voulions renouveler le regard porté sur cet artiste. On résume souvent son travail à des tableaux hyper-saturés de matière alors qu’il est beaucoup plus riche »</em>, explique Mélanie Lerat, directrice-conservatrice du MUba. L’exposition ausculte d’abord les liens entre Eugène Leroy et les artistes du Nord, tels Arthur Van Ecke ou Germaine Richier, mais son art ne ressemble à aucun autre. <em>« On a du mal à le classer, ajoute Christelle Manfredi, directrice adjointe du MUba. Il cherchait à provoquer une émotion plutôt qu’à la représenter »</em>. Et c’est peu dire que ses créations n’ont pas laissé indifférents. Dans un second temps, le parcours révèle ainsi l’héritage monumental laissé par Eugène Leroy aux artistes contemporains. Citons la Britannique Jessica Warboys et ses <em>Sea Paintings</em> nous invitant à plonger dans la couleur, ou encore les toiles abstraites et brumeuses de Claire Chesnier, entre autres disciples…</p>
<div style="position: relative; padding-bottom: 56.25%; height: 0; overflow: hidden;"><iframe style="width: 100%; height: 100%; position: absolute; left: 0px; top: 0px; overflow: hidden;" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/xgxaiw?autoplay=1" width="100%" height="100%" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"> </iframe></div>
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		<title>Picasso illustrateur</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2019/11/01/picasso-illustrateur-2/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Nov 2019 03:30:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[MUba]]></category>
		<category><![CDATA[Picasso illustrateur]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Picasso illustra entre 1907 et 1973 une cinquantaine de livres. Ébréchant l&#8217;image du créateur solitaire, cette exposition souligne d&#8217;emblée le caractère collectif...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Picasso illustra entre 1907 et 1973 une cinquantaine de livres. Ébréchant l&#8217;image du créateur solitaire, cette exposition souligne d&#8217;emblée le caractère collectif de son travail et ses liens avec les éditeurs, imprimeurs ou auteurs. Dès son arrivée à Paris, au début du XX<sup>e</sup> siècle, l&#8217;Espagnol lia en effet amitié avec un groupe de poètes, parmi lesquels Reverdy ou Apollinaire. <em>« Ses premières collaborations prennent la forme d&#8217;un frontispice</em>, signale Johan Popelard, conservateur du patrimoine au musée national Picasso-Paris. <em>Il s&#8217;agit de portraits ou d&#8217;images, notamment pour un ouvrage de Max Jacob avec qui il a entretenu d&#8217;étroites relations »</em>. Au fil du temps, ce concours prendra de l&#8217;ampleur…</p>
<div id="attachment_106476" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/dsc00538.jpg"><img class="size-medium wp-image-106476" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/dsc00538-300x200.jpg" alt="Vue d'exposition (portrait d'Appolinaire) © Photo Julien Damien" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Vue d&#8217;exposition (portrait d’Apollinaire) © J.D.</p></div>
<p><strong>Lignes pures</strong></p>
<p>Prenons pour exemple Albert Skira. En 1928, ce jeune bibliophile suisse fonde sa maison d&#8217;édition dans le secret espoir de côtoyer Picasso. Il lui soumet <em>Les Métamorphoses</em> d&#8217;Ovide. Deux ans plus tard, l&#8217;artiste lui présente 30 gravures, dont 15 têtes de chapitres <em>« sans rapport avec l&#8217;histoire »</em>, précise Christelle Manfredi, co-directrice du MUba. Eh non, on n&#8217;impose rien au natif de Malaga ! Lui-même ne se considérait pas comme illustrateur : <em>« ses œuvres prolongent le texte, mais ne sont pas à son service »</em>. Présentés au sein d&#8217;une nef centrale, ces dessins montrent <em>« des lignes extrêmement pures, un calme apparent soutenant l&#8217;extrême violence du récit »</em>, ajoute Johan Popelard.</p>
<p><strong>Traits d&#8217;union</strong></p>
<p>Découpé en sections thématiques au sein d&#8217;une scénographie ouverte, le parcours permet au visiteur de circuler librement, <em>« comme dans un livre »</em>. Il témoigne de la diversité des techniques de cet <em>« inlassable expérimentateur »</em> : lithogravure, eau-forte ou aquatinte sur sucre, employée pour l&#8217;un de ses chefs-d’œuvre, <em>La Tauromaquia</em>. <em>« C&#8217;est une sorte de mode d&#8217;emploi de la tauromachie, un sujet évoquant cette Espagne laissée derrière lui »</em>. Entre autres toiles ou céramiques on découvre aussi des affiches iconiques, comme celle exécutée pour le Congrès mondial des partisans de la paix en 1949, à la demande d&#8217;Aragon. Elle porte sa célèbre colombe, devenue le symbole universel que l&#8217;on sait.</p>
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		<title>Chrétiens d’Orient. 2000 ans d’histoire</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2018 00:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Chrétiens d’Orient. 2 000 ans d’histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Elodie Bouffard]]></category>
		<category><![CDATA[MUba]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Chargée de collections à l’IMA, Elodie Bouffard souhaitait de longue date développer un projet ambitieux sur le christianisme oriental. « L’actualité nous...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Chargée de collections à l’IMA, Elodie Bouffard souhaitait de longue date développer un projet ambitieux sur le christianisme oriental.<em> « L’actualité nous a rattrapés. Il n’était pas question d’évoquer le passé glorieux des chrétiens du Proche et du Moyen-Orient sans étudier la situation présente</em> ». Au fil d’un parcours chronologique divisé en quatre grandes périodes, 300 oeuvres racontent l’émergence d’une nouvelle religion sur les rives du Bosphore, la construction des églises coptes, syriaques ou assyro-chaldéennes, le défi de l’islamisation à l’ère ottomane et la place des intellectuels dans les nationalismes arabes. Jusqu’à la crise destructrice d’aujourd’hui, figurée par des portraits de ceux ayant choisi de rester.</p>
<p><strong>Trésors inédits </strong></p>
<p>Tentures égyptiennes du Ve siècle, mosaïques palestiniennes, peintures sur bois syriennes, manuscrits rares et bijoux en ivoire, métal ou verre… Sur les 1001 merveilles collectées pour l’exposition – dont la plus vieille représentation du Christ au monde – 46 ont été prêtées exclusivement au MUba, notamment par des dignitaires religieux rencontrés au Liban, en Jordanie et à Jérusalem. <em>« Certaines pièces n’ont jamais été et ne seront plus jamais montrées</em>, insiste Elodie Bouffard. <em>Ce patrimoine vivant, même pour des gens qui connaissent la religion chrétienne, devrait être une découverte »</em>.</p>
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		<title>Rodin, Brancusi, Carl Andre&#8230; Le socle</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2017 03:00:10 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Rodin fut le premier à descendre la sculpture de son piédestal</em> », indique Evelyne-Dorothée Allemand, la directrice du MUba. C&#8217;était à la fin du XIXe siècle, avec <em>Les Bourgeois de Calais</em>. Symbolisant le sacrifice de six notables de la ville, alors aux mains des Anglais en 1347, ce groupe statuaire « <em>fondé sur l&#8217;expression de leur souffrance individuelle</em> » aurait-il la même force s&#8217;il n&#8217;était pas présenté à hauteur d&#8217;hommes ? Accueilli par deux de ces &#8220;<em>martyrs de la patrie</em>&#8220;, le visiteur a ainsi tout loisir de s&#8217;interroger sur le rôle du socle. Comme Brancusi, qui en fit lui un sujet à part entière, les empilant pour composer, notamment, sa fameuse <em>Colonne sans fin</em> comme le montre ce film. Carl Andre s&#8217;inspira du travail du Roumain pour ses créations minimalistes, tel cet assemblage de parallélépipèdes en bois posés à même le plancher. Longtemps utilisé pour sacraliser les grands hommes de l&#8217;Histoire, ce support fait désormais corps avec la pièce qu&#8217;il est censé élever. à l&#8217;image des minuscules têtes de Giacometti reposant sur des socles vingt fois plus gros ! « <em>Ce rapport d&#8217;échelle disproportionné donne toute sa monumentalité à l&#8217;oeuvre</em> », commente Anne-Maya Guérin, responsable du service des publics. Une réflexion au ras du sol, mais jamais terre-à-terre.</p>
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