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	<title>LM magazine &#187; migrants</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Promis le ciel</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 02:12:02 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Tunis. Marie, Jolie et Naney, trois réfugiées que tout pourrait opposer, partagent le même toit. Quand elles recueillent Kenza, fillette de quatre ans rescapée d&#8217;un naufrage, leur équilibre vacille&#8230; La séquence inaugurale donne le ton avec ce bain offert à une enfant inconnue, survivante d&#8217;un drame invisible. Marie, ancienne journaliste ivoirienne devenue pasteure, a transformé sa maison en église évangélique clandestine. L&#8217;arrivée de Kenza la bouleverse : faut-il la garder ou la remettre aux autorités ? Noa (Blamassi Touré, militant des droits humains) saura l&#8217;éclairer. Pour Jolie, étudiante hébergée grâce à l&#8217;argent paternel, et Naney, jeune mère survivant de trafics, la fillette sonne aussi la fin d&#8217;un certain déni. Au-delà de simples portraits croisés, des thématiques âpres surgissent. La réalisatrice dépeint sans détour la crise migratoire en Tunisie – de l&#8217;organisation d&#8217;un univers parallèle face à l&#8217;hostilité ambiante. Entre politique répressive et promesse d&#8217;accueil, quel avenir pour ces populations ? C&#8217;est une caméra nerveuse qui filme Tunis en perpétuelle tension, loin de l&#8217;image figée de la capitale. Debora Lobe Naney, première apparition à l&#8217;écran, a raflé plusieurs prix d&#8217;interprétation. D&#8217;une vitalité sidérante malgré le contexte, le film doit son titre à la chanson du groupe Delgres – même énergie contagieuse.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/xzRvAAwliGE?si=4BcJP2TLCxbcrxKB" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Taina Tervonen</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 01:06:18 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[traversée]]></category>
		<category><![CDATA[United Against Refugee Deaths]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Combien sont-ils, chaque jour, à tenter la traversée vers l&#8217;Europe depuis les côtes africaines à bord d&#8217;embarcations de fortune ? Et surtout, combien y laissent leur vie ? Le collectif United Against Refugee Deaths évoque 60 620 disparus en mer, entre 1993 et 2024, mais personne ne le sait vraiment, car ces <em>« morts ne valent rien »</em>, déplore l&#8217;un des cinq veilleurs qu&#8217;a rencontrés la journaliste Taina Tervonen. Depuis des années, ces bénévoles accompagnent les exilés dans leur périple, souvent fatal. Grâce à leur smartphone et les réseaux sociaux, ils ont noué des relations avec une multitude de ces hommes, femmes et enfants privés de la liberté de circuler. Depuis leur salon, ils savent quand les bateaux partent, restent au téléphone avec les passagers durant leur &#8220;voyage&#8221;, alertent les gardes-côtes pour prévenir du naufrage. Ils aident aussi les familles à retrouver leurs proches, recensent les victimes, tentent de leur redonner un nom, luttant contre l&#8217;invisibilisation progressive d&#8217;une tragédie quotidienne (quand elle ne sert pas d&#8217;argument à quelques politiques cyniques). Ce récit dur, mais remarquable d&#8217;humanité, rend hommage à leur travail, et montre une réalité que le grand public ne veut pas voir.</p>
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		<title>Nimis Groupe</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 22:20:19 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Ceux que j’ai rencontrés ne m’ont peut être pas vu]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Nimis Groupe s’intéresse depuis 2009 à la politique migratoire européenne. Plus particulièrement au sujet peu discuté du business qui régit la fermeture des frontières, avec le rôle de l’agence Frontex en ligne de mire. <em>« On a rencontré celles et ceux qui subissent directement ces décisions dans des centres de rétention »</em> explique Sarah Testa, comédienne. Au fil d’ateliers, cette troupe de comédiens franco-belges a recueilli de multiples récits d’exilés. Au bout de trois ans, six réfugiés originaires d’Afrique (toujours en attente de régularisation) ont rejoint le collectif. Ensemble, ils ont mis en mots leurs histoires, transformant chiffres et flux anonymes dont nous abreuvent les médias en une narration à 13 voix.</p>
<p><strong>Résistance</strong></p>
<p>La mise en scène révèle un patchwork de situations. Les migrants prennent la parole, retracent leur vie d’avant, leurs rêves ou la traversée du continent. Un studio de cinéma reconstitué permet de rejouer des épisodes malheureux, entre calvaire administratif et absurdité législative. Le tour de force de la pièce est d’employer l’humour pour démonter les aberrations du système. <em>« Ce sont eux qui ont adopté le rire comme un moyen de résistance, une mise à distance, avec une ironie parfois grinçante »</em> souligne Sarah Testa. Un travail essentiel, à découvrir de toute urgence.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/CTZo_05mI3Y" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Décamper</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Dec 2016 01:44:01 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 12pt;"><i>Décamper</i> est un livre d&#8217;histoires racontées par une constellation d&#8217;artistes, journalistes, militants, universitaires, musiciens, etc. Tous sont engagés pour la défense des exilé(e)s. Préfacé par l&#8217;anthropologue Michel Agier, ce recueil est constitué, notamment, d&#8217;analyses, de reportages, de photos et de témoignages principalement recueillis sur le littoral, dans ce qui fut la &#8220;Jungle&#8221; de Calais et les &#8220;campements&#8221; alentours. Accompagné d&#8217;une compilation de chansons signées Ibrahim Maalouf, Keny Arkana, Acid Arab, Oum&#8230;  (un peu fourre-tout, il est vrai), l&#8217;ouvrage se veut surtout un appel à la sensibilisation à la question des réfugié(e)s sur nos territoires. La lecture et l&#8217;écoute de ce livre-disque ne suffiront pas à épuiser le sujet mais constitueront un outil précieux en vue de la prochaine élection présidentielle, laquelle placera ce sujet au centre des débats&#8230;</span></p>
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		<title>Veronika Boutinova</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Sep 2015 12:25:49 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>La dramaturge se souvient des premières familles kosovares arrivées en 1995 pour fuir la guerre. « <em>Elles campaient dans le parc sur lequel donne ma maison. Certains tentaient de passer au dessus des grillages de l’Eurostar. Au début je me suis intéressée au problème par curiosité et pour aider. Ensuite ça m’a prise aux tripes, hantée, et cela a naturellement influencé mon écriture</em> ».En rejoignant des groupes de bénévoles, elle apporte son soutien en distribuant des repas ou en enseignant les bases du français et de l’anglais aux enfants.</p>
<p>Puis Veronika monte sa compagnie. Prônant un théâtre « dans ta gueule » (qui s’inspire du mouvement « <em>In-Yer-Face</em> », théorisé dans les années 1990 au Royaume-Uni à partir d’oeuvres très crues comme celles de Sarah Kane) elle ne puise pas directement chez les Anglais mais reconnaît la même dynamique. « <em>J’écris un théâtre grossier, sur </em><em>la guerre, au ton uppercut, pour refléter le monde qui m’entoure. J’ai voulu rendre hommage au mouvement en appelant ma compagnie « Dans ta face », bien que ça fasse un peu potache</em> ». Adepte de l’ «<em> inside theatre</em> », aussi bien par manque de lieu que par souci de cohérence, sa troupe a régulièrement répété et joué dans l’espace public. « <em>On parlait des migrants alors <span class="has-pullquote" data-pullquote="on a voulu jouer pour eux qui vivent dehors">on a voulu jouer pour eux qui vivent dehors</span>. On s’est donc rendus sur des lieux de distribution de repas pour montrer des formes essentiellement visuelles</em> ».</p>
<div id="attachment_42185" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-42185" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/09/veronika-boutinova-200x300.jpg" alt="Veronika Boutinova © DR" width="200" height="300" /><p class="wp-caption-text">Veronika Boutinova © DR</p></div>
<p><strong>La langue de «<em> Babel</em> »</strong> — Si Veronika a déjà une quinzaine de pièces à son actif, deux de ses textes sont désormais publiés. Parmi eux N.I.M.B.Y., titre acronyme renvoyant à l’expression « <em>Not In My Backyard</em> » (pas dans ma cour), qui ironise sur les propos a priori empathiques de citoyens désireux d’apporter des solutions, pourvu qu’elles se déploient loin de chez eux. Cette pièce acerbe en globish* met en scène un Calaisien sans scrupules louant ses toilettes à des migrants. Corps abimés et cynisme économique se mélangent, le propos étant aussi cru qu’esthétiquement travaillé. « <em>Dis moi </em><em>où tu chies, je te dirais qui tu es</em> », résume la dramaturge. Mais cette provocation n’a rien de gratuit et s’accompagne d’une recherche sur le langage. « <em>Je veux saisir le sabir, cette langue utilisée par ces étrangers de nationalités diverses qui se mettent à dialoguer. Pour se comprendre, on parle nubien-italien, français-anglais… Je m’amuse à transformer la structure de la phrase, à la démonter. Il s’en dégage une indéniable poésie. Et un texte troublant à interpréter pour un comédien, car cela déstabilise les réflexes grammaticaux.</em> »</p>
<p><strong>Sensibilisation</strong>— Faisant de la sensibilisation son fer de lance, Veronika Boutinova est soutenue par le Conseil Régional du Nord-Pas de Calais pour monter des projets dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale. à cette occasion, elle travaille avec le Lycée Coubertin de Calais. « <em>Pour les lycéens, ça change tout d’écrire sur le sujet, de rencontrer des personnes de chair et d’os. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Un Soudanais qui a un prénom et un âge, ce n’est plus un migrant, ce mot informe qui désigne une masse floue…">Un Soudanais qui a un prénom et un âge, ce n’est plus un migrant, ce mot informe qui désigne une masse floue…</span></em> » Le cinéma l’Alhambra est aussi un de ses partenaires privilégiés, organisant régulièrement rencontres et lectures pour expliquer au plus grand nombre la situation réelle dans les squats. Pour Veronika, cette démarche de médiation relève de l’urgence. « <em><span data-pullquote="Les gens pensent connaître le sujet mais ils ne savent pas la moitié des brutalités">Les gens pensent connaître le sujet mais ils ne savent pas la moitié des brutalités</span>. La grande majorité ne veut pas en entendre trop parler, même s’il y a de l’empathie. Au début j’étais en colère contre les habitants, moins maintenant. Parce qu’on ne peut pas nier que la plupart d’entre eux subit aussi une très grande pauvreté</em> ». Elle regrette néanmoins un certain confusionnisme, des indications erronées qui pullulent sur Internet, mais aussi des propos et des actes à la violence décomplexée.</p>
<p>Afin d’accroître la visibilité de ses revendications, Veronika ne les limite pas aux frontières de sa ville. N.I.M.B.Y. a ainsi été lu au théâtre du Rond Point en 2010. « <em>Les Parisiens tombaient des nues quand ils entendaient ce qui se passe à Calais. Le texte a aussi suscité énormément de questions en février dernier à Lille, lors de sa lecture au Prato.</em> » Que souhaiter désormais à cette pièce ? « <em>Qu’un metteur en scène s’en empare</em> », sourit l’auteure…</p>
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		<title>Catherine Wihtol de Wenden</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Sep 2015 10:25:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Qu’en est-il de la réalité des frontières à l’heure actuelle ? On compte de plus en plus de frontières, notamment depuis la...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu’en est-il de la réalité des frontières à l’heure actuelle ?</strong></p>
<p>On compte de plus en plus de frontières, notamment depuis la disparition de l’URSS et l’apparition de nouveaux états. On en recense 193 dans le monde, c’est plus que du temps de la guerre froide&#8230; Ceci dit, des espaces de libre circulation ont émergé en Europe. On favorise aussi les déplacements de main-d’oeuvre dans la communauté des états de l’Afrique de l’Ouest par exemple, dans les pays d’Amérique Latine (l’Unasur), entre l’Australie et la Nouvelle Zélande, etc.</p>
<p><strong>On observe donc un double mouvement&#8230;</strong></p>
<p>Oui. Tout dépend du statut du migrant. Dans le cas des migrations de proximité, on encourage la mobilité pour faciliter la circulation de fournitures et de main-d’oeuvre. En revanche, les frontières se sont renforcées là où il y a des risques migratoires d’installation. C’est le cas autour de la Méditerranée, entre le Mexique et les états-Unis, le Bangladesh et l’Inde. Il y a des pays qui ont construit des murs, renforcé leur militarisation.</p>
<p><strong>Qu’en est-il alors de l’immigration irrégulière ?</strong></p>
<p>Aujourd’hui, elle représente environ 5 millions de personnes en Europe. Ils étaient 11 millions aux états-Unis avant la régularisation de Barack Obama (désormais ce chiffre est de 3,5 millions). Certains n’ont pas de statut, comme les déplacés environnementaux (40 millions de personnes), les apatrides (13 millions). Il y a beaucoup de gens qui sont dans un no man’s land juridique au regard du franchissement des frontières.</p>
<p><strong>D’après les Nations-Unies, on compte 214 millions de migrants légaux sur la planète, environ 3% de la population mondiale. Comment peut-on apprécier ces chiffres ?</strong></p>
<p>On recense exactement 232 millions de migrants dans les derniers rapports. Il est vrai qu’on assiste à une explosion du nombre de réfugiés dans le monde (60 millions), de demandeurs d’asile, d’exilés politiques&#8230; Des gens qui circulent dans une semi-légalité, et donc une grande précarité. <span data-pullquote="En même temps, au regard des 7 milliards d’individus dans le monde, ce n’est pas colossal.">En même temps, au regard des 7 milliards d’individus dans le monde, ce n’est pas colossal.</span> En remettant les choses en perspective, à la fin du xixe siècle, au moment de la révolution industrielle, 5% de la population était en situation de migration. Pour la plupart des Européens, à cause de la colonisation, du commerce, etc.</p>
<p><strong>On ne vit donc pas une situation inédite&#8230;</strong></p>
<p>Non. Pas du tout. Auparavant, il était question de migrants en provenance du nord qui allaient vers le sud alors qu’aujourd’hui, on assiste à une migration du sud vers le nord. Donc les pays du nord sont inquiets. Aujourd’hui, la migration est beaucoup plus diversifiée.</p>
<p><strong>Que pensez-vous de la course au renforcement des frontières ?</strong></p>
<p>C’est un immense gâchis humain et financier. De nombreux exilés sont prêts à réaliser des projets forts, ont des choses à apporter. Tout l’argent investi dans les barrages pourrait servir à l’insertion des nouveaux venus. <span class="has-pullquote" data-pullquote="La gestion militaire des flux migratoires est une erreur. Cela ne dissuade personne, mais oblige les migrants à prendre plus de risques.">La gestion militaire des flux migratoires est une erreur. Cela ne dissuade personne, mais oblige les migrants à prendre plus de risques.</span></p>
<p><strong>Est-il vrai qu’avant 1914, on pouvait parcourir le monde sans papier ?</strong></p>
<p>Oui. Les passeports ont été introduits très tardivement. Et les frontières étaient ouvertes pour la plupart des gens. Que se passerait-il si l’on ouvrait toutes les frontières ? Je propose d’abord de multiplier les espaces de libre circulation régionaux. Si l’on accordait à plus de monde le droit de séjourner légalement en tant que touriste, étudiant ou travailleur, on aurait moins de demandeurs d’asile. La désespérance qui conduit à se tourner vers des passeurs est liée à la limitation d’entrée sur notre territoire. On trouverait moins de morts aux portes de l’Europe si l’on ouvrait les frontières.</p>
<div id="attachment_42179" style="width: 492px" class="wp-caption alignleft"><img class="wp-image-42179" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/09/catherine-wihtol-de-wenden-300x199.jpg" alt="© Aurore Krol" width="482" height="320" /><p class="wp-caption-text">Migrants, Calais © Aurore Krol</p></div>
<p><strong>Cela n’entraînerait donc pas une explosion des entrées en Europe ?</strong></p>
<p>Non. Malgré les inégalités Nord-Sud, peu de gens migrent finalement. Cela représente un coût énorme pour un individu. L’idée que tout le monde se précipiterait chez nous est fausse. La moitié des migrants africains se déplacent sur leur propre continent. Et des migrations de moins longue durée ? Si les frontières étaient ouvertes, les gens circuleraient mais ne s’installeraient pas forcément. Alors que si vous fermez tout, chacun s’affronte autour de la régularisation. Aujourd’hui, on connaît plutôt cette configuration.</p>
<p><strong>Quelle influence cette ouverture aurait-elle sur le marché du travail ?</strong></p>
<p>Cela développerait des quantités d’activités, avec une action positive sur l’emploi. Par exemple, cela faciliterait l’activité portuaire, le commerce, tout autour de la Méditerranée. Sans obligation de visa on pourrait faire ses courses à Marseille quand on habite Alger. En même temps, on assisterait à une tentation de flexibilité car les travailleurs en provenance du sud seraient moins exigeants.</p>
<p><strong>Une ouverture plus large des frontières aurait donc des effets positifs sur l’économie mondiale ?</strong></p>
<p>Bien sur que oui, de nombreux secteurs sont plombés par un manque de main-d’oeuvre et de créativité. ll y a des tas d’emplois auxquels les Européens ne sont pas candidats. Si ces nouveaux arrivants travaillaient légalement ils paieraient des impôts et consommeraient plus.<span data-pullquote="Tout le monde est économiquement perdant avec des frilosités sécuritaires..."><span class="has-pullquote" data-pullquote=" Tout le monde est économiquement perdant avec des frilosités sécuritaires..."> Tout le monde est économiquement perdant avec des frilosités sécuritaires&#8230;</span></span></p>
<p><strong>N’y a-t-il tout de même pas quelques craintes légitimes ?</strong></p>
<p>En tout cas, pas sur le plan de la sécurité. Les terroristes prennent rarement le risque de débarquer sans papiers. Vous noterez que la plupart d’entre eux sont nés dans le pays où ils commettent des attentats.</p>
<p><strong>Pourquoi votre discours n’est-il donc pas plus relayé ?Pourquoi les hommes politiques ne s’en emparent-ils pas ?</strong></p>
<p>Parce que l’extrême droite est très puissante dans les pays européens. Chacun se positionne en fonction de ces partis xénophobes. Les responsables politiques cherchent à gagner des voix en jouant sur les craintes.</p>
<p><strong>Même en expliquant qu’une marche en avant sécuritaire ne fonctionne pas ?</strong></p>
<p>De nombreux chercheurs, la plupart de mes collègues et des organisations internationales, tiennent le même discours que moi, mais nous ne sommes pas entendus. Il faudrait que les pays soient complètement ruinés pour envisager autre chose que la sécurité aux frontières. On nous rabâche qu’il faut se protéger, on se dispute à propos de quotas&#8230; les gens sont protectionnistes. Ne sentez-vous tout de même pas un sentiment d’empathie depuis le début de l’année ? Bien sûr, mais je ne sais pas combien de morts il faudra trouver à nos portes avant que l’opinion publique change vraiment d’avis. Les gens sont très indifférents dans l’ensemble.</p>
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<p>Si cet article vous a plu, alors lisez aussi &#8220;<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/09/01/veronika-boutinova/">Veronika Boutinova, écouter les migrants</a>&#8220;</p>
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