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	<title>LM magazine &#187; long-métrage</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>The Great Departure</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 02:09:07 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Après ses documentaires sur Vilmos Zsigmond (2016), Jerry Schatzberg (2022) ou Maurice Tourneur (2024), Pierre Filmon signe avec <em>The Great Departure</em> son premier long métrage tourné en Inde. À Varanasi, il suit Mansi (Sonal Sehgal, aussi scénariste et coproductrice) et Marc (Xavier Samuel), dont la rencontre improbable à Delhi fait naître une romance. Mais le film ne se limite pas à une histoire d’amour : le réalisateur s’attarde sur la condition des femmes, observe les micro-gestes qui trahissent une société patriarcale et explore les tensions entre tradition et modernité. Sensuel et lumineux, <em>The Great Departure</em> mêle désir et partage tout en confirmant l’ouverture internationale du cinéma de Filmon.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/Up1ypsrM5yw?si=SA_i7ZG8ryLHqIO2" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Ne croyez surtout pas que je hurle</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 00:33:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Frank Beauvais]]></category>
		<category><![CDATA[long-métrage]]></category>
		<category><![CDATA[Miroir brisé]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>D&#8217;un côté, une voix blanche livre le récit méthodique d&#8217;un deuil amoureux et d&#8217;une impuissance à agir. De l&#8217;autre, des images, toutes piochées dans les films vus jour et nuit, se mêlent ou s&#8217;entrechoquent au rythme des battements de cœur. D&#8217;un côté et de l&#8217;autre, vraiment ? Non, car Beauvais trouve des échos, fraye des passages entre sa vie et le cinéma, la France d&#8217;après le Bataclan et le flux hypnotique des films téléchargés. Aussi, ces extraits et plans ne s’avèrent pas de simples illustrations. Ce sont des masques, des visions déformées, parfois grotesques, d&#8217;un réel hors d&#8217;atteinte. <em>Ne croyez surtout pas que je hurle</em> a ainsi la texture d&#8217;une nuit d&#8217;insomnie. Ressassement, attente inquiète des lueurs du jour, vacillement.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/loH-lTBjndM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Contre-plongée</strong></p>
<p>Oeuvre de cinéphile, ce long-métrage ne fait pourtant pas du septième art une langue secrète partagée par quelques initiés. L&#8217;enjeu n&#8217;est pas de reconnaître et d&#8217;identifier, mais de vivre l&#8217;expérience d&#8217;une déstabilisante étrangeté. Peu de visages apparaissent : plutôt des objets, des gestes sans cause, des fragments de monde déconnectés. C&#8217;est la beauté du film, mais aussi sa limite. La colère n&#8217;y est jamais assez vive pour dépasser la complainte, si bien que le fétichisme ne manque pas d&#8217;affleurer. Reste alors ce mal-être dont le récit, par son cheminement patient et douloureux, offre l&#8217;issue.</p>
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		<title>François Damiens</title>
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		<pubDate>Thu, 31 May 2018 23:15:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Caméra cachée]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[François Damiens]]></category>
		<category><![CDATA[François l'Embrouille]]></category>
		<category><![CDATA[long-métrage]]></category>
		<category><![CDATA[Mon Ket]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelle est l’origine de ce film ?</strong> Depuis longtemps je voulais écrire un scénario mêlant fiction et réalité, racontant une histoire à l’insu des gens. Au début, je ne comptais pas réaliser moi-même ce film. Puis j’ai trouvé idiot d’embaucher quelqu’un alors que je tourne des caméras cachées depuis 20 ans. J’ai simplement demandé de l&#8217;aide à Benoît Mariage*.</p>
<p><strong>Que vous a-t-il apporté ?</strong> Je n’avais jamais écrit de scénario auparavant. Benoît est un metteur en scène aguerri, il m’a beaucoup conseillé. Je suis arrivé avec un personnage de Dany Versavel un peu rustre et bourru et il a réussi à le fragiliser.</p>
<p><strong>Que signifie &#8220;mon ket&#8221; ?</strong> Ça veut dire &#8220;mon fils&#8221;, &#8220;mon gamin&#8221; en bruxellois. Derrière ce terme affectueux, je décris l&#8217;histoire d’un homme qui se retrouve à travers son garçon. Il veut le voir réussir là où lui-même a échoué. On sent une certaine fierté en lui.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/8RqXbnOzfEA" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Comment ce personnage est-il né ?</strong> Je connais trois ou quatre types comme lui. Ces gars m’intriguent. Ils ont un côté &#8220;baraki&#8221;, n’ayant peur de rien, sans filtre et sans aucun complexe. Ici, j&#8217;ai offert à Dany un supplément de sensibilité. Cela autorise un grand écart entre la première impression, repoussante, puis un peu d&#8217;empathie, car la vie s’est bien acharnée sur lui. Seul un personnage haut en couleur suscite de telles émotions. Je crois que les gens perçoivent son humanité.</p>
<p><strong>Pourquoi reprendre le principe des caméras cachées ?</strong> Pour associer fiction et réalité. C’est extraordinaire de jouer avec quelqu&#8217;un filmé à son insu. Cela donne souvent de grands moments de justesse… Vos réactions en disent long sur vous-mêmes. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Au bout du compte, le piégé ultime reste le spectateur. ">Au bout du compte, le piégé ultime reste le spectateur. </span>Car il peut se sentir mal à l’aise devant certaines situations.</p>
<p><strong>Quelles sont les différences entre ce film et les sketches de <a href="https://www.youtube.com/channel/UCCYt82CLyWKJK410AZhqZ9Q" target="_blank">François l’Embrouille</a> ?</strong> Pour François l’Embrouille, les gens venaient &#8220;chez moi&#8221; lorsque j’étais guichetier, coiffeur ou péager. Ici, c’est le contraire. C’est moi qui suis allé chez eux. Cela a ouvert de nouvelles possibilités. À la télévision, tout doit être tourné rapidement et avec peu d&#8217;argent. Ici, cela a duré un an et demi. Mais je ne voulais surtout pas d’une compilation de caméras cachées tournées avec les moyens du cinéma.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/ayaieiF1vgE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Comment éviter cet écueil ?</strong> J’ai mêlé l&#8217;équipe de François l’Embrouille à des techniciens de cinéma &#8220;traditionnel&#8221;. Ça n’a pas été facile de les faire travailler ensemble. J’avais l’impression de mélanger de l’eau avec de l’huile, ça ne prenait pas. Puis après quelques soirées, ça a démarré.</p>
<p><strong>Concrètement, comment avez-vous tourné ?</strong> Avec sept caméras et autant de micros, de façon chronologique. Je voulais que le spectateur oublie le principe des caméras cachées. Pour chaque séquence on piégeait une douzaine de personnes et on choisissait la meilleure avant d&#8217;attaquer la suivante. On multipliait ainsi les chances de tomber sur une perle. En allant à la pêche tous les jours, vous attraperez forcément un gros poisson !</p>
<p><strong>Vous êtes aujourd’hui célèbre. Comment êtes-vous passé incognito ?</strong> Chaque jour, j’endurais près de quatre heures de maquillage. Je ne voulais pas d&#8217;un déguisement clownesque, plutôt une métamorphose passant par une succession de petites transformations : lèvres, nez, menton, sourcils, oreilles décollées, lentilles, fausses dents… Avant les premiers essais, j&#8217;ai longuement marché dans la rue, je suis entré dans les commerces pour voir si j’étais reconnaissable.</p>
<p><img class="size-large wp-image-86165" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/05/still_43-1024x429.jpg" alt="Mon Ket © Studio Canal" width="995" height="417" /></p>
<p><strong>Des piégés ont-ils refusé d’apparaître dans le film ?</strong> Très rarement. En général, les gens comprennent la blague. Ce n’est jamais méchant. Embarrassant parfois, mais je suis toujours le plus ridicule d&#8217;entre tous. Et ça, en Belgique, les gens le saisissent très bien. On a le sens de l&#8217;autodérision.</p>
<p><strong>Était-il important de réaliser ce premier film en Belgique ?</strong> Oui. En France, quand vous demandez l’heure à quelqu’un, il n’a pas une seconde pour vous la donner ! En Belgique, les gens prennent le temps. Certains piégés sont même restés sur le tournage toute la journée ! Ils observaient les suivants et partageaient leur expérience.</p>
<p><strong>Ce film est-il typiquement belge ?</strong> Bien sûr. En France, on résume la Belgique à des artistes très en vogue : chanteurs, acteurs… <span class="has-pullquote" data-pullquote="Ici, il s’agit du peuple belge, de montrer qui on est vraiment.">Ici, il s’agit du peuple belge, de montrer qui on est vraiment.</span></p>
<p><strong>Peut-on voir la Belgique comme un personnage ?</strong> Oui, c’est tout à fait ça ! J’ai été surpris par la gentillesse et la générosité des piégés. Par exemple, la dame que je drague m&#8217;accorde une demi-heure pour expliquer que ça ne marchera pas entre nous. Elle prend le temps de m&#8217;éduquer alors qu&#8217;on ne se connaît même pas. C’est plutôt rassurant sur l’humanité.</p>
<p>* Réalisateur, entre autres, des <em>Convoyeurs attendent</em> (1999).François Damiens (c) Angélique Passebosc</p>
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		<title>Upstream Color</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Sep 2017 03:44:17 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Curieux personnage que ce Shane Carruth. Mathématicien de formation, il développe un logiciel de simulation de vol avant de se lancer dans le cinéma. En 2004, il réalise <em>Primer</em>, un long-métrage de SF dont il est aussi scénariste, producteur, compositeur et… acteur principal. Ce film est devenu d&#8217;autant plus facilement &#8220;culte&#8221; qu&#8217;il a connu une sortie en salle très discrète. Il faudra à Carruth presque une décennie pour concrétiser le projet suivant – ce sera <em>Upstream Color</em>, qu&#8217;il fabrique encore une fois de A à Z. Présentée en 2013 à Sundance, cette oeuvre apparaît en France grâce à ED Distribution. Difficile de résumer l&#8217;histoire. Pour faire simple : un homme injecte un ver dans le corps de ses victimes, et parvient à les contrôler… Plus tard, Kris et Jeff se croisent, se reconnaissent. Ils ont tous deux été intoxiqués, et tentent de comprendre ce qui leur arrive… Mais ce qui importe ici est la manière dont les chairs entrent en contact – ou, plutôt, en vibration. Ce n&#8217;est pas pour rien que Carruth compose lui-même la musique. Tout est affaire de rythmes, de rimes, d&#8217;échos. Syncopé, le montage exacerbe les liens unissant l&#8217;humain à l&#8217;animal et au végétal, saisissant les métamorphoses les plus intimes du vivant.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/163378578" width="640" height="268" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/127158046" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>FIFF</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Sep 2017 04:08:02 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>À l&#8217;heure où nous écrivons ces lignes, l&#8217;organisation du Festival international francophone du film de Namur n&#8217;a pas finalisé le menu de cette 32e édition. Pour cause : « <em>nous voyons plus de 1 500 films pour en présenter 140</em> » souligne Hervé Le Phuez, coordinateur de la programmation. Celle-ci met à l&#8217;honneur courts et longs-métrages dans la langue de Molière donc, mais pas seulement. « <em>On s&#8217;appuie sur la liste des pays appartenant à l&#8217;organisation internationale de la francophonie</em> ». Soit 84 états « <em>souhaitant valoriser leur langue et culture, sans être submergés par la vague anglophone</em> ». On compte parmi eux la France, la Belgique, le Québec, les pays de l&#8217;Afrique subsaharienne ou du Maghreb, mais aussi le Cambodge, la Roumanie… Soit « <em>une belle diversité de formes et de sujets</em> » faisant la part belle aux jeunes talents. C&#8217;est ainsi Léonor Serraille qui ouvre le festival. Caméra d&#8217;or à Cannes, <em>Jeune femme</em> dépeint le portrait drôle et touchant d&#8217;une trentenaire au bord de la crise de nerf. Citons aussi <em>Laissez bronzer</em> <em>les cadavres</em> de Hélène Cattet et Bruno Forzani, adaptation survoltée du polar de Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid, ou <em>En attendant les hirondelles</em> de Karim Moussaoui, radiographie sans concession de l&#8217;Algérie contemporaine. Côté documentaire, Thierry Frémaux rend vie aux frères Lumière et nous renvoie aux origines du 7e art.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/218434638?color=ffffff&amp;title=0&amp;byline=0" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/218139202" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/MsV3CUhOMFA" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Dans ma tête un rond-point</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Mar 2016 02:33:40 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Peut-on parler d’amour dans un abattoir ? Et rêver de révolution ? Oui, évidemment. Pourtant, cela ne manque pas d’étonner. C’est que depuis <em>Le Sang des bêtes</em>, réalisé en 1949 par Georges Franju, le cinéma aura surtout visité ce type d’endroit pour en révéler l’horreur. Hassen Ferhani, né en 1986 à Alger, a pris le contre-pied de cette tradition. Dans ma tête un rond-point ne tire aucun spectacle de l’agonie des bêtes. Pourtant celles-ci sont bien là, massives, dans un coin du cadre ou sur son bord. Mais autre chose intéresse le cinéaste : les êtres qui peuplent cet espace et les manières qu’ils ont de l’habiter. Le lieu de mort se révèle aussi un lieu de vie. De l’abattoir, on ne sortira que le temps d’un plan aérien. Coincé entre deux voies rapides, il est situé au coeur de la capitale algérienne. Certains vieux y travaillent depuis 1945. Les plus jeunes espèrent s’en échapper. C’est une prison et une maison, où l’on vit avec les chats et les oiseaux. En immersion, certes, Ferhani ne s’impose pas. Il écoute, veille, puis finit par répondre aux questions qu’on lui pose. Des liens se sont tissés, une confiance, une amitié. Peut-on attendre chose plus bouleversante d’un documentaire ? Celui-ci peint, dans la lumière rose de la nuit algéroise, des portraits inoubliables.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/FUAdMRBi-Ss" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Suricate</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Dec 2015 10:02:09 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>En Juin 2012, Raphael Descraques, Julien «Julfou » Josselin, Vincent Tirel et <a href="https://www.youtube.com/user/ElFloBerto">Flo Ber</a> (qui quittera le groupe après une saison pour cause de « <em>différents artistiques</em> ») sont contactés par le <a href="https://www.youtube.com/user/GoldenMoustacheVideo">Golden Moustache</a>. Engagés comme auteurs par la chaine Youtube du groupe M6, ils imposent rapidement leur patte. C’est le 17 janvier 2013 que leur première vidéo atterrit sur le web : <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=zm8pz4al_sY">Les témoins de la Force</a></em>. Ou l’histoire de deux <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/12/01/alexandre-orion/">maîtres Jedi</a> qui se disputent un potentiel disciple avec… des témoins de Jehova. Une scène de la vie somme toute banale.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/F-kLwqxjQt0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Nonsense</strong> &#8211; Se jouant des <a href="https://www.youtube.com/watch?v=yN38y5MILbs">codes cinématographiques</a> passés et actuels, le trio plonge avec une facilité déconcertante les internautes dans un dédale d’<a href="https://www.youtube.com/watch?v=s8AoGI4x-Wo">univers loufoques</a>. Ajoutant à son humour référencé une touche de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=MnfHQWHG4v0">rêve</a> et de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=y80dNK1ULlQ">tendresse</a>, il enchaîne des petits bijoux de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=skgeCTyVtoU">nonsense</a>. Collectionnant les vues, souvent par millions, Suricate s&#8217;est pourtant montré discret après une deuxième saison remarquée. C’était pour mieux rebondir…</p>
<p><strong>Direct-to-Youtube</strong>  &#8211; Le 5 octobre dernier, la nouvelle tombe sur la page Facebook : une <a href="https://www.youtube.com/watch?v=5i_s52fVq68">troisième saison</a> est annoncée. Le petit plus ? Elle se présentera sous la forme d’un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gUlrl5lOftQ">film</a>, directement accessible sur Internet. Et surtout gratuit. Avec ce coup de poker, Suricate mise sur le « <em>Direct-to-Youtube</em> », un procédé pour le moins inhabituel, surtout en France. Et le pari s’avère réussi. Après plusieurs<a href="https://www.youtube.com/watch?v=Mis2AtlQBcQ"> avant-premières</a> en France, Les Dissociés sort le 24 novembre. En moins de deux jours le million de vues est atteint. Un succès incontestable pour un long-métrage d’une heure quinze en forme de délire SF. L’histoire ? Imaginez un monde où des individus lambda côtoieraient chaque jour, sans même le savoir, des « Dissociés ». Des êtres humains au pouvoir exceptionnel : celui d&#8217;échanger leurs corps avec n’importe qui . Œuvrant pour le bien de tous, leur équilibre est bientôt menacé par Millo, le plus puissant d’entre eux. Et dont le but, comme tout super vilain qui se respecte, est bien sûr de conquérir le monde&#8230;</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/n2U3JHmzwe4" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Pas un rond</strong> &#8211; (Très) drôle, émouvant, exaltant… Les qualificatifs ne manquent pas pour décrire le dernier né des trois youtubers qui n’aura couté que 150 000 euros – récoltés presque entièrement grâce au placement de produits. Et pour lesquels des guests de renom ont répondu présent (<a href="https://www.youtube.com/watch?v=TWGNkUX8wbk">Kyan Khojandi, Bruno &#8220;Navo&#8221; Muschio</a> de Bref, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=bJ26SKawNEo">Baptiste Lecaplain</a>, <a href="https://www.youtube.com/user/Palmashow">Grégoire Ludig et David Marsais</a> du Palmashow, pour ne citer qu’eux). Ce premier passage au long-métrage de la part de Suricate n&#8217;altère en rien son inventivité ni son rythme. Pour un coup, d&#8217;essai c&#8217;est un vrai coup de maître, honnête et tendre, à cent lieux des vains sarcasmes qui pullulent sur la toile. Vivement le prochain!</p>
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