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	<title>LM magazine &#187; Londres</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Stereolab</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 23:17:40 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Durant les années 1990, la bande menée par Tim Gane et Lætita Sadier était presque un mot de passe glissé de bouches connaisseuses en oreilles averties. En 1992, deux ans avant l’ouverture du tunnel sous la Manche, l’Hexagone et la Perfide Albion s’unissaient à travers le premier LP de Stereolab, fruit de la rencontre entre un Anglais marxiste (Tim Gane, ex-McCarty) et une Française au timbre hiératique, faussement maladroit (Lætitia Sadier). Stereolab, ou le sésame ouvrant la porte vers des plaisirs à contretemps : krautrock, électronique analogique, esprit yéyé, disco oblique, post-punk acidulé, bossa nova électrifiée et réminiscences d&#8217;enfance. On ne parlait pas encore d’<em>hauntology</em>, mais le groupe en posa les fondations, au même titre que Broadcast. Séparé en 2009, reformé dix ans plus tard, Stereolab réjouit tout le monde, les anciens comme la Gen Z. Ces dernières années, le duo fut samplé par Madlib ou Busta Rhymes. Lætitia Sadier fut aperçue dans la galaxie Aquaserge et chez Tyler, The Creator ou Deerhoof. <em>Instant Holograms on Metal Film</em>, dernier album en date, tient la dragée haute à leurs classiques et complète une discographie aussi prolixe que singulière.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/Cg69OglydeE?si=xHY_P2OPn6VCzssD" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Blitz Club</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 07:00:48 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Londres, 1979. Le pays, frappé par la crise, s’enfonce dans l’austérité. Margaret Thatcher vient d’être élue, les friches industrielles se multiplient, le punk s’essouffle. Mais l’esprit rebelle de l’Angleterre ne s’est pas éteint : il s’est métamorphosé. Derrière une porte anonyme de Covent Garden, une bande de jeunes excentriques, étudiants en art, musiciens et rêveurs s’anime sous les lumières du Blitz Club. À l’époque, n’entrait pas qui voulait. Tous les mardis, Steve Strange, son cofondateur à la silhouette de dandy futuriste, filtrait l’entrée avec autorité. Au Blitz, on ne venait pas &#8220;juste pour être vu&#8221; : il fallait appartenir au monde qu’on y inventait.</p>
<p><strong>Le refus de l’ordinaire</strong><br />
Devenir un &#8220;Blitz Kid&#8221; ou un &#8220;New Romantic&#8221;, c’était <span class="has-pullquote" data-pullquote="refuser l’ennui conformiste d’une société grise et d’une culture de masse imposée">refuser l’ennui conformiste d’une société grise et d’une culture de masse imposée</span>. Dans ce refuge on osait tout : androgynie, costumes de théâtre, maquillage outrancier&#8230; On empruntait à Bowie – habitué du club – au cinéma expressionniste, au cabaret berlinois. Les silhouettes ressemblaient à des sculptures mouvantes. Le Blitz devenait un laboratoire esthétique, un manifeste visuel. Et derrière ce tourbillon, un hymne indémodable : <em>Fade to Grey</em>, tube du groupe Visage, dont Steve Strange était le visage, justement.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-175496" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/10/the-face-vol-1-234x300.jpg" alt="The Face, vol 1" width="234" height="300" /></p>
<p><strong>Un manifeste pour la liberté</strong><br />
On célèbre aujourd’hui cette légende à travers 250 objets : vêtements, flyers, vinyles, photographies, objets de design, projection de films rares et magazines. Les reconstitutions immersives font revivre le bar, la piste de danse, les ombres des clubbers. Sur les murs, des affiches d’après-guerre rappellent l’origine du nom : <em>Blitz</em>, l’éclair – celui des bombardements, mais aussi de la fulgurance. La musique de Rusty Egan, autre cofondateur et DJ, enveloppe l’espace : de Soft Cell à Kraftwerk. Des projections montrent des silhouettes papoter, boire, fumer, danser&#8230; On se laisse happer par l’énergie folle de cette faune baroque dont on regrette de ne pas avoir fait partie.</p>
<p><strong>Retiens la nuit</strong><br />
Le Blitz n’a existé que dix-huit mois. Suffisant pour bousculer les corps, les genres et les codes de la mode. De ces nuits londoniennes ont émergé des figures flamboyantes : Boy George, Sade, Spandau Ballet, Bananarama, Ultravox, ainsi que des créateurs de mode comme Stephen Jones et Judy Blame, ou les fondateurs de <em>The Face</em> et <em>i-D</em>. Tous envisageaient leur existence comme une performance et la nuit comme une promesse. L’exposition interroge aussi notre présent. Que reste-t-il de cette envie de se réinventer ? Dans un monde numérique où l’image, souvent calibrée, se partage en un instant, y a-t-il encore de la place pour la singularité, le bizarre assumé ? Le Blitz n’était pas seulement un club : c’était une manière de revendiquer le droit d’exister autrement, se sauver par l’art et la poésie dans un monde désenchanté.</p>
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		<title>THE LAST DINNER PARTY</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Oct 2025 23:44:13 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p align="LEFT"><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><span style="font-size: medium;">L’an passé, ces cinq Londoniennes faisaient irruption avec un premier LP mélodieux, outrancier marqué d’un sceau glam. La théâtralité est toujours de mise (<i>Woman Is A Tree</i>, BO idéale d’un western psychédélique), les inflexions façon Kate Bush aussi (<i>Second Best</i>, rehaussé de chœurs totalement Sparks). On entend des hymnes à la Bowie (<i>This Is The Killer Speaking</i>) et un possible inédit de Morrissey, fanatique de tous les artistes précités (<i>The Scythe</i>). Là où se niche la réussite de ce toujours-difficile-deuxième album, c’est dans la manière pour les musiciennes de transcender toutes ces influences. On peut tout à fait apprécier <i>From The Pyre </i>sans avoir le <i>Dictionnaire du Rock</i> à portée de main. Des références, aucune déférence. </span></span></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/UKXIJqT7B2o?si=Bw75QWUqCwee7hw1" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Joy Crookes</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 01:57:18 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On a entendu, ici et là, que Joy Crookes réinventait la soul et le R&amp;B. N’exagérons rien. Cependant, cette Londonienne possède un grain de voix suave et éraillé, dont la chaleur évoque autant Nina Simone que Macy Gray. Cette Irlando-bangladaise s’empare sans ambage de la soul d’autrefois et d’aujourd’hui. On retrouve un certain souffle sixties et des embardées pop modernes dans ses chansons traitant du racisme, de la condition féminine ou des blessures de l’âme. Elle a désormais 27 ans, l’âge d’une certaine Amy W.  Évidemment, Joy semble un peu plus en forme, mais l’on se prend à rêver de ce qu’un duo aurait pu donner…</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/-ec22jTkz-Y?si=Saq6YeTBkXGTJTTW" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Sharon Van Etten &amp; The Attachment Theory</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 03:30:42 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Révélée en 2012 avec <em>Tramp</em>, Sharon Van Etten, autrice d’une flopée d’albums confidentiels, se tenait là-haut, aux côtés des Cat Power ou PJ Harvey. Elle joua même son propre rôle dans la troisième saison de <em>Twin Peaks</em>, en 2017. Or, son huitième LP, écrit avec son groupe de scène, embrasse des territoires cold wave à peine effleurés sur le précédent. Composé dans le désert de Mojave et enregistré à Londres sous la houlette de Marta Salogni (<em>Memento Mori</em>, de Depeche Mode), ce disque délaisse l’introspection au profit du collectif. De quoi donner, sur scène, de belles étincelles noires et blanches.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/zc-R0bSt5FA?si=jOdtieL8Qa7h6E9P" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/SFOw7nfqUVc?si=tGStRkxk5nGpulvN" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Vagina Museum</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2023 23:42:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Londres]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Créé en 2019 par Florence Schechter, le Vagina Museum est tout simplement le premier musée au monde consacré à l&#8217;appareil génital féminin....</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Créé en 2019 par Florence Schechter, le <a href="https://www.vaginamuseum.co.uk/" target="_blank">Vagina Museum</a> est tout simplement le premier musée au monde consacré à l&#8217;appareil génital féminin. Installé à Londres dans le district de Bethnal Green, ce lieu &#8220;trans-inclusif&#8221; n’a rien de grivois ni du cabinet de curiosités. Entre panneaux explicatifs et oeuvres explicites, ses expositions poursuivent avant tout un objectif pédagogique, dézinguant tous les mythes et tabous – et ils sont encore nombreux.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/03/08/vagina-museum/" target="_blank">A LIRE ICI / NOTRE REPORTAGE</a></strong></p>
<div class="content">
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=144245" target="_blank">A LIRE AUSSI / PHALLUS. NORME &amp; FORME</a></strong></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/phallus-norme-forme.jpeg"><img class="size-medium wp-image-144265" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/phallus-norme-forme-300x200.jpeg" alt="Sofie Muller - serre Victoria © Martin Corlazzoli" width="300" height="200" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=144174" target="_blank">A LIRE AUSSI / BIENVENUE AU KØN GENDER MUSEUM !</a></strong></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/kon-gender-museum1.jpeg"><img class="size-medium wp-image-144181" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/02/kon-gender-museum1-300x200.jpeg" alt="Photo : Peur du loup" width="300" height="200" /></a></p>
</div>
<div class="signature"></div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Little Simz</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Dec 2021 23:16:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Élevée par une mère éducatrice spécialisée dans le quartier d&#8217;Islington (qui jadis hébergea Karl Marx, Lénine ou George Orwell), cette Anglaise a...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Élevée par une mère éducatrice spécialisée dans le quartier d&#8217;Islington (qui jadis hébergea Karl Marx, Lénine ou George Orwell), cette Anglaise a déjà signé quatre albums, tous édités via son propre label, Age 101 Music. La Londonienne a de l&#8217;expérience, puisqu&#8217;elle a commencé à rapper à l&#8217;âge canonique de… neuf ans. Près de 20 ans plus tard, son nom s&#8217;est imposé. Doucement. Tranquillement. À l&#8217;inverse de son flow donc, revêche et volontiers mitraillette. Son dernier LP, <em>Sometimes I Might Be Introvert,</em> laissait présager d&#8217;un disque plus intime, empli de mal-être et de doute. Oui, il y a de ça… Toutefois, il révèle aussi une puissance de feu impressionnante.  Sa force ? Elle ne se cantonne pas au savoir-faire anglais (en gros, UK Bass et grime) mais s&#8217;empare de toutes les musiques noires. Produit par Inflo (un collègue de Michael Kiwanuka, Adele, Jungle ou… Belle and Sebastian), cet album possède parfois l&#8217;ampleur du <em>Lemonade</em> (2016) de Beyoncé. Alors certes, Jay-Z ne tarit pas d&#8217;éloges sur Little Simz, mais on peut toujours courir avant de la voir entamer des chorégraphies millimétrées. Bien que comédienne à ses heures (la série <em>Top Boy</em>), elle conserve du rap une approche réaliste et terre-à-terre – ce qui ne l&#8217;empêche pas d&#8217;atteindre les sommets.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/hxfGQ2AJHGk" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Vagina Museum</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 05:45:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Vagina Museum]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Visiteurs en quête d’un sexshop intello, passez votre chemin. Rien d’affriolant comme à Soho ici. Sobre, en noir et blanc, l’enseigne du musée du vagin ressemble à celles des magasins de design ou de fringues du quartier. Autrefois squatté par les punks et les vendeurs à la sauvette, Camden Market figure désormais dans le top 10 des attractions touristiques, grâce à ses nouvelles échoppes aseptisées… étrange d’y trouver cette institution éducative. Saison festive oblige, elle arbore toutefois son sapin branché &#8220;vagin&#8221; : les boules de Noël sont remplacées par des serviettes hygiéniques et tampons usagés. Imitations ou pas, le public garde ses distances…</p>
<div id="attachment_108749" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/09-vaginat68b5447.jpg"><img class="size-medium wp-image-108749" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/09-vaginat68b5447-300x200.jpg" alt="© Elisabeth Blanchet" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">© Elisabeth Blanchet</p></div>
<p><strong>Mauvaise réputation </strong></p>
<p>La toute première exposition temporaire (et gratuite) du Vagina Museum s’intitule <em>Muff Busters,</em> en référence aux fameux chasseurs de fantômes. Sauf que &#8220;muff&#8221; signifie &#8220;vulve&#8221; en argot anglais. On l’aura compris, il s’agit de combattre les préjugés relatifs au sexe féminin, notamment à travers des panneaux informatifs. Chacun rapporte d’abord un mythe sans détour. Exemple : le vagin, ça pue. Avant de rétablir la vérité : non, comme dirait l’autre, ce n’est pas sale. Plus fort, ça s’auto-nettoie ! Les produits d’hygiène féminine, dont le marché global affichait plus de 21 milliards en 2018, sont donc inutiles ! Autre ânerie : le Coca-Cola serait un bon spermicide… Evidemment, cette pratique n&#8217;a aucune vertu &#8211; si ce n&#8217;est de rendre son intimité plus pétillante.Au milieu des panneaux un poil austères, une oeuvre d’art flashy réalisée par l’artiste Sam Dawood attire notre regard. <em>« On dirait une fusée »</em>, s’exclame Sean, Britannique quadragénaire. Il s’approche et se rend vite compte de son erreur. <em>« Ah non, c’est un tampon géant usagé »</em>, rectifie-t-il, s’attardant ensuite devant une autre pièce, en 3D. A travers des vitres, celle-ci offre une vision en profondeur des organes génitaux féminins. Un brin frustré par la notice &#8220;Ne pas toucher&#8221;, il aurait préféré une installation interactive, sourit-il.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/Sr3BPpZZVnE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Santé publique</strong></p>
<p>Comme la majorité de ses compatriotes, Sean a le sens de l’humour. Florence Schechter, la jeune fondatrice du Vagina Museum, n’a visiblement pas choisi cette qualité anglaise comme axe de développement. De fait, l’endroit n’a pas pour vocation d’amuser, mais d’éduquer.<em> « J’ai découvert qu’il existait un musée du pénis en Islande mais aucun équivalent féminin. J’ai trouvé cela injuste</em>, expliquait la vulgarisatrice scientifique au <em>Sun</em>. <em>D’autant que le vagin est toujours stigmatisé, les gens le décrivent comme sale et laid. Cela empêche les femmes d’évoquer leurs problèmes gynécologiques à leur médecin voire de subir un frottis. Certaines meurent littéralement de cette honte, des maladies comme le cancer du col de l’utérus n’étant pas dépistées assez tôt »</em>. En 2017, Florence lançait donc l’idée d’un musée du vagin et, d’événements pop-up en expos temporaires, levait plus de 60 000 euros pour créer cette institution. Son but ? Bannir l’ignorance associée aux parties génitales des filles. Le message semble porter ses fruits.</p>
<div id="attachment_108750" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/13-vaginat68b5437.jpg"><img class="size-large wp-image-108750" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/13-vaginat68b5437-1024x657.jpg" alt="© Elisabeth Blanchet" width="995" height="638" /></a><p class="wp-caption-text">© Elisabeth Blanchet</p></div>
<p><strong>Arrêt sur images</strong></p>
<p><em>« J’ai trouvé ça chouette et instructif »</em>, constate Liva, une touriste américaine de passage entre deux séquences shopping. Son ami Saul est plus sceptique : <em>« Je ne vois pas pourquoi on fait tout un plat du vagin. Et le pénis alors ? C’est un organe plus complexe qu’on le croit. La sexualité c’est un tout »</em>. Il suggère d’ailleurs d’ouvrir un musée consacré à l’organe masculin juste à côté, ne connaissant visiblement pas celui de Reykjavik, où posent fièrement les phallus de tous les mammifères d’Islande ! Les jeunes Yankees finissent leur visite en plaisantant devant les objets de la boutique. Liva hésite entre les &#8220;mugs vagin&#8221; et les boucles d’oreilles en forme de vulve réalisées au crochet par Florence Schechter elle-même !</p>
<div id="attachment_108751" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/07-vaginat68b5456.jpg"><img class="size-medium wp-image-108751" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/12/07-vaginat68b5456-300x200.jpg" alt="© Elisabeth Blanchet" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">© Elisabeth Blanchet</p></div>
<p>En pleine ère MeToo, le Vagina Museum arrive à point nommé. Au-delà de sa fonction éducative, il s&#8217;affiche comme une plateforme d’expression et de réflexion pour les féministes et communautés LGBTQIA. <em><span class="has-pullquote" data-pullquote="« Disposer de son corps devrait être l’un des principes du féminisme moderne. Cela suppose le droit de choisir son propre genre »">« Disposer de son corps devrait être l’un des principes du féminisme moderne. Cela suppose le droit de choisir son propre genre »</span></em>, précise Florence. Sean regrette d&#8217;ailleurs de n&#8217;avoir été informé plus tôt, lorsqu&#8217;il était ado : <em>« chaque capitale devrait avoir son musée du vagin, surtout là où les droits des femmes sont bafoués »</em>. Il admet toutefois, le sourire aux lèvres, que des photographies ou films couronneraient cette visite&#8230; <em>« Mais bon, j’imagine qu’il y aurait un problème de limite d’âge »</em>. Blague à part, un sentiment de frustration est palpable à la sortie, avec l&#8217;envie d&#8217;en découvrir plus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=108794" target="_blank"><strong>A LIRE AUSSI : LE SENS DU POIL</strong></a></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/01/vagina-museum.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-108763" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/01/vagina-museum-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a></p>
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		<title>The Sunday Assembly</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 01:25:24 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Conway Hall]]></category>
		<category><![CDATA[Londres]]></category>
		<category><![CDATA[Pippa Evans]]></category>
		<category><![CDATA[Sanderson Jones]]></category>
		<category><![CDATA[The Sunday Assembly]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>D’abord, ce n’est pas une église mais une salle de spectacle : le Conway Hall (une organisation membre de « l’union internationale humaniste et éthique », NDLR), en plein centre de Londres. Ensuite, il n’y a pas de Dieu, pas de prêtre, et aucun pré-requis. On est tous les bienvenus. Il y a même un coin enfants. Et c’est gratuit.</p>
<p>Toutes les deux semaines, Sanderson Jones et Pippa Evans dispensent un show très spécial. Chaque Sunday Assembly a son thème, ses intervenants. Aujourd’hui, elle est dédiée à la Première Guerre mondiale. On commence en chanson : It’s a long way to Tipperary, un standard du music-hall écrit en 1912. La salle pleine à craquer la reprend en choeur tandis que Pippa mène la danse. Cela nous rappelle certaines images d’église américaine. Ensuite, Sanderson prend la parole. Avec son allure de jeune Jarvis Cocker chevelu, ses talents de comédien (il vient, comme Pippa, du milieu du spectacle), il captive la foule. Il parle de tous ces hommes morts au combat. Pour qui, pourquoi ? Son discours touchant fait réfléchir tout comme celui de Deborah Lavin, historienne, qui qualifie la guerre de 14-18 de crime légalisé. <em>« Nous sommes les petits-enfants, les arrière-petits enfants des survivants. Et nous sommes là pour célébrer la vie ! »</em> Telle est la mission de la Sunday Assembly. Son slogan ? <em>« Vivre mieux, aider souvent, se poser plus de questions »</em>.</p>
<p><strong>Tradition populaire<br />
</strong></p>
<p>Comment est né ce phénomène ? Tout simplement sur les bancs de l’école primaire britannique. Depuis leur plus jeune âge, les enfants sont habitués aux « assemblies ». Dans chaque établissement, une fois par semaine, on leur réserve un moment pour se retrouver, chanter, préparer des spectacles… La Sunday Assembly en est donc une version dominicale. <em>« On voulait organiser quelque chose de semblable à l’église, en entretenant l’idée d’une communauté, mais sans le discours sacré »</em>, explique Sanderson. Leur expérience du spectacle a fait le reste. Et c’est ainsi que la première Sunday Assembly eut lieu un matin de janvier 2013. Depuis, elle sévit un dimanche sur deux et grandit de manière exponentielle. Tandis que les religions traditionnelles chrétiennes bataillent pour recruter, cette « Église sans dieu » a inspiré 27 congrégations réparties sur plusieurs continents. La plupart se trouve dans les pays anglosaxons, probablement parce que le mouvement est né dans le berceau de l’Église anglicane, et qu’il lui emprunte ses codes. Cela dit on en trouve aussi une en France, en Belgique ou en Allemagne.</p>
<p><strong>De la suite dans les idées</strong></p>
<p>Peut-on craindre un virage sectaire ? <em>« Ce n’est pas parce que quelqu’un prend la tête d’une congrégation qu’il devient pour autant un gourou du jour au lendemain ! Regardez les groupes de boy scouts</em>, surenchérit Sanderson. <em>Mais au cas où, on est en train de mettre des systèmes d’accréditation des leaders pour éviter le risque… »</em> Et maintenant ? <em>« Vous m’auriez posé la question il y a un an, je n’aurais jamais pensé qu’on en serait là ! En tout cas, notre projet a du sens à l’heure où les visions du futur sont si déprimantes »</em>.</p>
<p>C’est sur les paroles de <em>Zombie</em> des Cranberries que la cérémonie se termine. Ces drôles de « paroissiens » achèvent leur communion dans le chant, contre l’horreur de la guerre. Puis vient le temps du silence, du recueillement. à la sortie de la messe, Marie, 22 ans, confie : <em>« Je viens ici depuis l’été dernier. Depuis je ne rate pas un office. Je ne suis plus croyante, mais l’atmosphère, les rituels de l’église et l’esprit de groupe me manquaient un peu »</em>. Grâce à la Sunday Assembly, elle s’est fait des amis et avoue ne jamais manquer les festivités qui suivent chaque messe : le pub du dimanche midi en guise de vêpres !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/12/01/alessandro-di-giuseppe/" target="_blank">A LIRE AUSSI: A Lille, l&#8217;Eglise de la Très Sainte Consommation</a></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/12/01/alessandro-di-giuseppe/" target="_blank">A LIRE AUSSI: Richard Coles, des Communards et Jimmy Somerville à l&#8217;ordination</a></p>
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		<title>Damien Cuvillier &amp; Frank Le Gall</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2020 01:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre victorienne]]></category>
		<category><![CDATA[Damien Cuvillier]]></category>
		<category><![CDATA[Frank Le Gall]]></category>
		<category><![CDATA[Jack L'éventreur]]></category>
		<category><![CDATA[Londres]]></category>
		<category><![CDATA[Mary Jane]]></category>
		<category><![CDATA[Spitalfields]]></category>
		<category><![CDATA[Whitechapel]]></category>
		<category><![CDATA[Zola]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Pays de Galles, 1880. Mary Jane Kelly, jeune veuve de 19 ans, fuit la misère et échoue à Londres. Au gré de rencontres pas toujours heureuses, elle finit dans le quartier de Spitalfields, à un jet de pierre de Whitechapel, où sévit un certain Jack L&#8217;éventreur… En relatant la vie de l&#8217;ultime victime du tueur en série, les deux auteurs recréent une certaine idée de l&#8217;Angleterre victorienne. Les couleurs de Damien Cuvillier transcrivent à merveille le contraste entre la verte campagne et la capitale, noyée sous la suie. On a beau connaître le destin tragique de notre héroïne, on n&#8217;en reste pas moins ému par cette existence faite de souffrances. Il y a du Zola dans cette bande dessinée !</p>
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