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	<title>LM magazine &#187; Illustration</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Camilo Huinca</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 04:05:24 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour Camilo Huinca, tout commence dans les rues de Maipú, en périphérie de Santiago. Le skate, le graffiti, la musique et les copains forment son premier terrain d’apprentissage artistique. «<em> J’ai vite compris que le dessin était l’une des choses qui me donnaient confiance en moi </em>», raconte celui qui crayonnait adolescent à la table familiale pendant que sa grand-mère repassait devant des feuilletons télé. Aujourd’hui encore, il crée avec la télévision en fond sonore. Diplômé en graphisme, il comprend très tôt que son langage se jouera dans la synthèse. Peu de couleurs, des formes géométriques, des personnages à quatre doigts sans bouche, dans des palettes monochromes : il forge progressivement l’univers <a href="https://www.onlyjoke.com/" target="_blank">OnlyJoke</a>, une signature visuelle immédiatement identifiable, pensée pour accompagner une affiche autant qu&#8217;un objet du quotidien. La reconnaissance internationale suit rapidement. Nike le repère sur Tumblr, le <em>New York Times</em> lui commande une illustration en 2021, <em>The New Yorker</em> en 2022. Des marques comme Apple, Netflix ou Adidas rejoignent une liste de collaborations qui ne cesse de s&#8217;allonger. Aujourd&#8217;hui, le travail de Camilo devient plus contemplatif. Les fleurs et figures abstraites de ses toiles récentes dialoguent avec la poésie et la beauté des objets. L&#8217;artiste renoue aussi avec les gestes appris auprès de son grand-père menuisier en fabriquant des chaises sculpturales, pièces uniques à mi-chemin entre l&#8217;artisanat et l&#8217;art. Et malgré le succès, son conseil reste d’une simplicité désarmante : <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Il ne faut pas se laisser piéger par la technique. Le plus important, c’est d’exprimer ses idées »">« Il ne faut pas se laisser piéger par la technique. Le plus important, c’est d’exprimer ses idées »</span>. Une profession de foi à l’image de son œuvre : humble et profondément humaine.</p>
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		<title>ULISES  MENDICUTTY</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 05:00:47 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Mexicain installé à Barcelone, <a href="http://mendicutty.com" target="_blank">Ulises Mendicutty</a> trace sa route à coups de portraits incandescents, de larmes surdimensionnées et de roses éclatants. Son univers visuel percutant s&#8217;impose sur les murs des grandes villes autant que dans les pages du <em>Guardian</em>. Son parcours n’a pourtant rien de linéaire. Après des études de communication et de philosophie menées sans réelle conviction, il se réoriente vers l’illustration, guidé davantage par la pratique que par l’académisme. Au cœur de cette évolution, une figure clé : son grand-père. « <em>Écrire et illustrer un livre sur mon grand-père était le moteur dont j’avais besoin pour commencer à dessiner des personnages</em> », confie-t-il. De cette impulsion naissent des figures devenues emblématiques, notamment les séries <em>Barrio Boys</em> et <em>Portraits</em>, aujourd’hui souvent citées par ses clients. L’inspiration de Mendicutty se nourrit d’un double ancrage : la rue et les traditions. « <em>Je m&#8217;associe aux gens ordinaires, leurs gestes, leur manière d’être</em> », explique-t-il. Cette approche donne naissance à des visages expressifs, parfois déformés, traversés de larmes, de flammes ou de fleurs. Le rose, omniprésent, n’est jamais décoratif :<span class="has-pullquote" data-pullquote=" « Mon travail est sombre ; le rose en atténue le drame et le rend plus accessible »"> « Mon travail est sombre ; le rose en atténue le drame et le rend plus accessible »</span>. Se définissant volontiers comme un «<em> mariachi gothique</em> », mexicain « <em>comme le maïs, le nopal et la tortilla</em> », Ulises Mendicutty avance entre illustration, peinture et fresques murales avec une liberté revendiquée, animé par le désir constant de raconter des histoires qui lui ressemblent.</p>
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		<title>ULISES MENDICUTTY</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 23:18:41 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Pouvez-vous nous parler de votre parcours ? Comment êtes-vous devenu illustrateur ? J’ai toujours baigné dans le monde de l’art, mais pas...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pouvez-vous nous parler de votre parcours ? Comment êtes-vous devenu illustrateur ?</strong></p>
<p>J’ai toujours baigné dans le monde de l’art, mais pas nécessairement dans le dessin. J’ai longtemps travaillé à la radio, pratiqué la sculpture… puis je me suis progressivement rapproché du milieu de l’illustration. Et là, ça a été le coup de foudre.</p>
<p><strong>Quel rôle votre grand-père a-t-il joué dans votre carrière artistique ?</strong></p>
<p>Écrire et illustrer un livre sincère sur mon grand-père a été le déclic dont j’avais besoin pour commencer à dessiner des personnages. Je n’ai aucune formation professionnelle en art ou en dessin : j’ai tout appris sur le tas. Créer des personnages pour ce livre — que je n’ai d’ailleurs jamais terminé — m’a amené à réaliser des portraits, devenus depuis ma marque de fabrique.</p>
<p><strong>Vivez-vous toujours à Barcelone ? Qu&#8217;est-ce que cette ville vous apporte ?</strong></p>
<p>Oui, j’y vis toujours, et je l’adore. C’est une ville créative, qui regorge d’artistes, même si le tourisme et le modèle économique qu’il engendre sont devenus insupportables pour les habitants. Barcelone reste à la pointe de la modernité : il s’y passe toujours quelque chose de nouveau, et elle demeure une source d’inspiration constante. Après tant d’années, certaines choses me sont devenues indispensables — surtout les gens, plus que la ville elle-même.</p>
<p><strong>Comment définiriez-vous votre travail à quelqu&#8217;un qui ne vous connaît pas ?</strong></p>
<p>Je le décrirais comme une fête rose clandestine où la musique cumbia est jouée à plein volume.</p>
<p><strong>Vous faites souvent référence au Mexique. Est-ce une source d&#8217;inspiration centrale ?</strong></p>
<p><span class="has-pullquote" data-pullquote="Le Mexique est sans aucun doute une source d’inspiration inépuisable pour moi. ">Le Mexique est sans aucun doute une source d’inspiration inépuisable pour moi. </span>J’ai à cœur d’en dessiner toutes les facettes : ses habitants, ses coutumes, sa culture, ses rues.</p>
<p><strong>Pourquoi concentrez-vous le plus souvent votre attention sur les visages ?</strong></p>
<p><span class="has-pullquote" data-pullquote="Chaque visage raconte une histoire.">Chaque visage raconte une histoire.</span> Je suis attentif aux expressions, aux regards, à la peau, aux cheveux. Je tiens à ce que le spectateur s&#8217;identifie à certains d&#8217;entre eux.</p>
<p><strong>Et le rose : pourquoi cette couleur ? Que vous permet-elle d&#8217;exprimer ?</strong></p>
<p>Le choix du rose est plutôt technique. Je ne dessine jamais personne en train de sourire, beaucoup de mes personnages pleurent&#8230; Le rose atténue donc ce côté dramatique.</p>
<p><strong>Que représentent les nombreux symboles qui apparaissent dans vos images : larmes, flammes, paillettes, fleurs, chaînes, tatouages ?</strong></p>
<p>Ils traduisent ce que je suis : la passion, le drame, la culture, la rue, le quartier, les gens. C’est un langage global. Chaque symbole possède sa propre signification, mais tous dialoguent entre eux.</p>
<p><strong>Plus précisément, comment décririez-vous votre processus créatif ? Comment vos images prennent-elles forme ?</strong></p>
<p>Je commence toujours par l’écriture : je note des idées, des synopsis. Ensuite, je passe à l’esquisse, très librement. La finalisation arrive assez vite. J’utilise presque toujours un iPad, même si je m’en éloigne progressivement pour revenir à des techniques plus manuelles, comme la peinture ou le dessin.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets pour l&#8217;avenir ? Avez-vous un projet d&#8217;exposition ou de publication en cours ?</strong></p>
<p>J&#8217;aimerais peindre de grands tableaux un peu plus abstraits. Je souhaite expérimenter des techniques manuelles, mais en racontant toujours des histoires qui parlent de moi et auxquelles les gens peuvent s&#8217;identifier.</p>
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		<title>Fries  Vansevenant</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 04:37:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Nourri par les dessins animés japonais des années 1990, la culture hip-hop et le cinéma, Fries Vansevenant développe depuis plus de vingt...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Nourri par les dessins animés japonais des années 1990, la culture hip-hop et le cinéma, Fries Vansevenant développe depuis plus de vingt ans un univers graphique singulier. Motion designer et illustrateur belge installé à Gand, il compose des portraits où la nostalgie dialogue avec une rigueur formelle assumée. Tout commence à Poperinge, chez ses grands-parents. Devant le Club Dorothée, le jeune Fries découvre <em>Dragon Ball, Goldorak</em> ou <em>Captain Tsubasa</em>, qu’il s’empresse de reproduire. Très vite, le dessin devient un réflexe. À 14 ans, il rejoint donc les arts visuels à Ypres, puis découvre Adobe Illustrator à la fin des années 1990. Subjugué par les possibilités de l’image vectorielle, il poursuit un master en design graphique. Son passage chez Seven Productions (2006–2015) agit comme un accélérateur. Dans cette agence tournée vers les festivals et l’industrie du divertissement, il jongle avec le graphisme, l’illustration et l’animation. Inspiré par Ariel Costa (alias Blink My Brain), il intègre le collage à sa pratique et affirme un style plus audacieux. Aujourd’hui freelance sous le nom <em>fries.studio</em>, il déploie un style immédiatement reconnaissable, mêlant géométrie, collage et fan art. Le processus de création est minutieux mais laisse place à l’accident. Ses portraits rendent hommage aux icônes du hip-hop, du cinéma ou du sport &#8211; de Tupac à Biggie, en passant par le Joker. Parallèlement, Fries enseigne le graphisme à l’université, convaincu que la transmission nourrit la pratique. La peinture et le grand format s’imposent désormais comme le prolongement naturel d’un travail qui questionne, depuis ses débuts, la persistance des images de la culture populaire.</p>
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		<title>Nicko Phillips</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 06:15:05 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
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		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Installé à Melbourne, cet illustrateur et directeur artistique a fait de la joie une ligne de conduite. Chez lui, les visages sourient, les formes s’arrondissent, les teintes explosent – entre humour pop et farniente australienne. « <em>J’aime dessiner des personnages assez loufoques et très colorés</em> » confirme-t-il. Dans ses compositions, tout semble prêt à danser : un brocoli qui fait du roller ou gratte une guitare, un soleil rose au sourire satisfait. Rien de cynique, tout n’est que douceur et dérision. Nicko Phillips revendique un art accessible, imaginé pour <span class="has-pullquote" data-pullquote="« rendre la journée plus lumineuse »">« rendre la journée plus lumineuse »</span>. Parmi ses œuvres phares,<em> Peace Dude</em> (notre couverture) résume parfaitement cet état d’esprit. Ce personnage rond et nonchalant, teinté de turquoise et de rose, lève un signe de paix au milieu de nuages jaunes.</p>
<p><img class="alignright size-medium wp-image-176614" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/11/nickophillips-headshot-244x300.jpg" alt="Portrait de Nicko Phillips, adulte à la barbe courte poivre et sel, portant une casquette jaune et un gilet marron par-dessus un haut sombre. Il regarde légèrement vers la droite et sourit doucement. Le fond est uni, de couleur bleue." width="244" height="300" /></p>
<p>Soit une respiration bienvenue dans un monde numérique oppressant. Sous la naïveté apparente, <a href="https://www.instagram.com/champagne_nicko/?hl=fr" target="_blank">Nicko Phillips</a> cache aussi une vraie rigueur graphique : aplats nets, silhouettes souples, palette volontairement saturée. «<em> L’optimisme, c’est quelque chose qu’il faut cultiver techniquement ; j’essaie d’en mettre une pincée partout</em> », dit-il. Cette énergie se nourrit aussi de musique, l’un de ses moteurs créatifs. Grand mélomane, il a notamment collaboré avec le groupe texan Khruangbin, dont il partage le goût pour les ambiances psychédéliques. Aujourd’hui, Nicko Phillips enchaîne les projets et les expositions. Son style reconnaissable entre mille — drôle, solaire, sincère — s’impose comme une signature à part sur la scène visuelle australienne. Avec lui, l’illustration agit comme un remède, une invitation à voir le monde sous un filtre plus doux.</p>
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		<title>Alcide Dessine</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 22:15:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Succès du premier recueil oblige, voici le deuxième volet. Le Pas-de-Calaisien aligne les calques et glisse, l’air de rien, une légende en...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/10/01/alcide-dessine/" target="_blank">Succès du premier recueil oblige</a>, voici le deuxième volet. Le Pas-de-Calaisien aligne les calques et glisse, l’air de rien, une légende en décalage (pas toujours) total avec le sujet. Jeux de mots parfois vaseux, absurdités loufoques, élucubrations brindezingues… C’est tout ? Non ! C’est aussi et surtout une critique acide de notre monde contemporain : l’état de l’éducation nationale (instituteur dans le civil, Alcide connaît la maison), la charge mentale et cette capacité toute masculine à fuir les tâches ménagères, le développement personnel, les vices de la petite bourgeoisie centriste, le bon goût… Il y a quelque chose de l’esprit de Jean-Pierre Bacri dans cette joyeuse mauvaise humeur, dans cette fantaisie râleuse, et ça fait du bien.</p>
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		<title>Three Koma</title>
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		<pubDate>Thu, 01 May 2025 06:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Objets]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Dans le monde revu et corrigé par Pierre-Henry Roy, aka Three Koma, il n’est pas rare de voir des estivants bronzer sous...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le monde revu et corrigé par Pierre-Henry Roy, aka <a href="https://www.threekoma.com/" target="_blank">Three Koma</a>, il n’est pas rare de voir des estivants bronzer sous des lampes de bureau. On croise aussi des skateurs défier la courbe d’un feutre fluo, des vans-grille-pains ou des coureurs transpirant sur des bandes magnétiques de K7 (une belle mise en abyme du &#8220;runner&#8221; mélomane, soit dit en passant). Bref, vous l’aurez compris, <a href="https://www.instagram.com/threekoma/?hl=fr" target="_blank">cet illustrateur et graphiste freelance</a> détourne allégrement des objets du quotidien pour mitonner des mises en scène emplies de poésie. <em>« Il y a toujours un double, voire un triple sens dans mes images. Il faut qu’il s’y passe quelque chose, qu’elles déclenchent la réflexion ou la rêverie »</em>, confie l’intéressé, également batteur à ses heures perdues (avec des baguettes-crayons, ça va de soi). Reconnaissable au premier coup d’oeil, ce style pop et coloré, allié à un redoutable sens du décalage, fait le bonheur de marques prestigieuses comme des titres de presse, des maisons d’édition&#8230; Fondu d’art depuis son plus tendre âge (à cinq ans, il se voyait déjà peintre) mais aussi de skate ou de jeux vidéo, ce Rouennais revendique l’influence du street artiste Shepard Fairey, alias Obey. Il cite aussi, bien sûr, Andy Warhol, autre maestro de la transfiguration du banal. Exécutées à la tablette graphique à partir d’un croquis, épurées tout en fourmillant de détails, ses compositions reposent sur des formes simples et une palette sucrée. Elles sont mises en perspective sur des fonds unis (l’héritage du pop art, toujours) et ont l’immense avantage de se passer de mots pour véhiculer mille idées. Alors, laissons-les parler&#8230;</p>
<p>___________________</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/05/01/three-koma-2/" target="_blank">À lire ici / L’interview de Three Koma</a></strong></p>
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		<title>Melle Roze</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 00:25:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Illustration]]></category>
		<category><![CDATA[jeux de mots]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Illustratrice et plasticienne installée à Sète, <a href="https://melleroze.com/" target="_blank">Melle Roze</a> nage dans des eaux qui ne manquent pas de sel. Son dada ? Les jeux de mots&#8230; et les poissons, qu’elle n’est pas du genre à noyer. En témoignent ses fameux &#8220;Lotte me Tender&#8221;, &#8220;Cinquante nuances de raie&#8221;, &#8220;En rouget noir&#8221; ou encore ce bel étal de mash ups de politiques. À n’en pas douter, ses linogravures offrent à nos gouvernants la fraîcheur qui leur fait parfois défaut&#8230;</p>
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		<title>José Elgueta</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 07:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[Bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[chamanisme]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[Illustration]]></category>
		<category><![CDATA[José Elgueta]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Que diable, un peu de magie dans ce monde de brutes ! Pour cela, on peut compter sur <a href="https://www.behance.net/joseelgueta" target="_blank">José Elgueta,</a> qui définit son travail comme <em>« de la science-fiction chamanique contemporaine »</em>. Inspiré par le neuvième art (<em>« pour sa façon de raconter des histoires visuellement »</em>) comme le muralisme (<em>« pour la relation entre l’image et l’espace »</em>), <a href="https://www.instagram.com/tukuart/" target="_blank">cet illustrateur chilien </a>n’aime rien tant qu’<em>« imaginer des mondes alternatifs et explorer la condition humaine »</em>. Ses oeuvres jonglent ainsi avec des symboles séculaires et ceux de la culture pop, associant soleil ou tête de mort à un style très &#8220;streetwear&#8221;, voire queer. Il s’agit de favoriser <em>« des connexions avec l’ancestral et le spirituel dans un contexte moderne</em> ». Rien d’étonnant donc à ce que la nature, <em>« souvent oubliée dans nos sociétés »</em>, demeure <em>« un élément clé »</em> de ses compositions. C’est ici une jeune femme dialoguant amoureusement avec une fleur, là des garçons traversés par des lianes&#8230; <em>« Mes personnages sont souvent intégrés à leur environnement, comme s’ils faisaient partie d’un écosystème visuel »</em>. Serait-ce aussi pour cela que sa palette regorge de teintes beiges ou marron ? <em>« Oui, j’aime utiliser des couleurs qui évoquent la terre et les éléments organiques. Ces tons sont liés à la nature, au rituel, au primitif et créent un sentiment d’intemporalité »</em>, explique ce fan de Takashi Murakami, Picasso ou, on vous le donne en mille&#8230; Jamie Hewlett, dessinateur en chef de la tribu Gorillaz. Ces soldates casquées et vues de profil en constituent d’ailleurs un fort bel hommage. Pas de doute, ça cartoon !</p>
<p><strong>_______________</strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=169396" target="_blank">À LIRE ICI / L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
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		<title>Ranafout</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 06:45:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Style]]></category>
		<category><![CDATA[Féministe]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Illustration]]></category>
		<category><![CDATA[Marque]]></category>
		<category><![CDATA[Pin's]]></category>
		<category><![CDATA[Ranafout]]></category>
		<category><![CDATA[Sabine Vincent]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a de la rage et un côté &#8220;anar&#8221; dans les pièces de Ranafout. Mais au fond, cette artiste de Seine-Saint-Denis est une crème. La preuve ? En voici deux : elle ne peut s’empêcher d’écrire &#8220;Balclito&#8221; en rose bonbon et &#8220;Va mourir&#8221; dans un tendre coeur, sur ses pulls ou ses tasses. Pour sûr, Sabine Vincent défend une certaine esthétique du féminisme. <em>« Je voulais lever les tabous, parler tout haut de vulve et de femme castratrice. Militer avec de l’humour et des couleurs</em> », résume la créatrice, qui a longtemps eu les cheveux bleus &#8211; et tient notamment la basse d’un groupe punk rock. Les accessoires à messages sont à la mode ? L’habitante de Saint-Denis se plaît à les bousculer en proposant des pin’s en forme de slips ou avec le mot &#8220;Ragnagnas&#8221; en lettres sanguinolentes. Le prochain <em>« évoquera peut-être la ménopause »,</em> puisqu’il faut rester créatif dans ce monde en pleine bourre de la phrase choc.</p>
<div id="attachment_169065" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/03/ranafout.jpg"><img class="size-medium wp-image-169065" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/03/ranafout-300x300.jpg" alt="© Ranafout" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Ranafout</p></div>
<p><strong>Sans complexe</strong></p>
<p>Féministe, Sabine Vincent l’est vraiment devenue à la naissance de sa première fille. <em>« Il y a vingt ans, c’était une insulte. Aujourd’hui, les gens me remercient d’en parler sans complexe. L’essentiel, pour moi, c’est de rire ensemble »</em>, note <em>« madame Ranafout »</em>, comme l’appelaient les premiers à s’esclaffer sur les marchés de Saint-Denis, en 2017, devant les punchlines que cette graphiste exposait pour s’aérer l’esprit. En bon cheval de Troie, ses produits qui déconstruisent la pensée dominante ont utilisé la magie du capitalisme numérique pour exploser leurs ventes depuis un an. <em>« Mes tasses viennent de Chine et mes pin’s d’Espagne, mais je fabrique mes autres accessoires dans un fablab local. J’essaie de tout rapprocher peu à peu, pour créer de l’emploi dans le 9-3 »</em>, assure Ranafout. Elle reverse un euro à la Maison des femmes de sa ville à chaque pin’s &#8220;Ragnagnas&#8221; vendu, offre les bénéfices de son &#8220;Fuck Friday&#8221; à des associations et participe à un atelier de collages féministes le 8 mars. Derrière les mots, un vrai (et joyeux) combat.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/03/01/ranafout/">Ranafout</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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