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	<title>LM magazine &#187; Gare Saint Sauveur</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Double jeu</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Aug 2024 23:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Outre sa fameuse triennale (on attend une sacrée <em>Fiesta</em> en 2025 !),<a href="https://garesaintsauveur.lille3000.com/" target="_blank"> lille3000 </a>fait la part belle aux artistes émergents des Hauts-de-France. Dans un cadre intimiste, à raison d’expositions renouvelées toutes les deux semaines, on découvre des oeuvres s’intéressant au sport et au mouvement. En témoigne le film de Clara Lemercier Gemptel, sur une équipe de cheerleaders ne formant qu’un seul corps, ou les photographies de Djavanshir.N, immortalisant les exploits de danseurs urbains au Myanmar.</p>
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		<title>Les Toiles dans la ville</title>
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		<pubDate>Mon, 01 May 2023 01:45:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le festival est plus court donc, mais tout aussi généreux, avec une quarantaine de représentations. En l&#8217;occurrence celles de la compagnie Un Loup pour l&#8217;Homme qui illumine cette édition avec sa pratique tout en portés et ce qu&#8217;elle suggère de valeurs : confiance, solidarité&#8230; « <em>Ici, on a besoin de l&#8217;autre pour avancer, c&#8217;est ça que j&#8217;aime dans le cirque</em> », ajoute Célia Deliau, la nouvelle directrice du Prato. <em>Cuir</em>, par exemple, met en scène deux hommes attachés l’un à l’autre avec des harnais. La force de l’individu est alors décuplée par la complémentarité, permettant des acrobaties d’une légèreté inédite. Dans ce même esprit, <em>Projet grand-mère</em> invite des mamies lilloises à défier les loi de la gravité. Bien soutenues par un circassien, elles décollent littéralement du sol, dans une ode à la prise en charge&#8230; et de risque !</p>
<p><strong>Sur le fil</strong></p>
<p>Entre le «<em> jonglage post-punk</em> » de Wes Peden ou le <em>Poulomaton</em> de la compagnie des Plumés (oui oui, il s&#8217;agit bien d&#8217;un photomaton avec des poules) on se gondole aussi avec Tite Hugon. Tout à la fois clownesse, transformiste et funambule, cette artiste part en quête de sa féminité dans un one-womanshow de haute voltige. Au passage, elle dévoile ses secrets de fabrication lors d&#8217;un atelier. Et, qui sait, peut-être vous apprendra-t-elle à retirer votre culotte en équilibre sur un fil de fer ? C&#8217;est inutile, on vous l&#8217;accorde, mais c&#8217;est bien pour ça que c&#8217;est essentiel.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/l0-MXdFfqMc" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe title="vimeo-player" src="https://player.vimeo.com/video/662305431?h=4fa63f9537" width="640" height="360" frameborder="0"    allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Range ta chambre !</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Apr 2023 01:34:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Gare Saint Sauveur]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-François Fourtou]]></category>
		<category><![CDATA[Lille]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Passé maître dans l&#8217;art de la démesure, Jean-François Fourtou n&#8217;aime rien tant que décaler notre regard sur le quotidien. Passionné par la nature, l&#8217;artiste s&#8217;est distingué avec des insectes géants avant de créer un monde hybride, croisant l’humain et le végétal. Rappelez-vous ces fameux &#8220;Nanitos&#8221;, &#8220;Minitos&#8221; et autres &#8220;Maxitos&#8221;, créatures à tête de tomate ou de citrouille surgissant dans les potagers, pour mieux les cultiver. Mais notre homme révèle aussi des talents d&#8217;architecte. Il empile ainsi des cabines de plage à Knokke-Heist, en Belgique, formant une improbable tour (<em>Beach Castel</em>), ou renverse littéralement une maison (semblant tombée du ciel), comme dans le Vieux-Lille en 2012. À travers cette nouvelle installation immersive, Fourtou pousse cette fois la porte de sa première chambre d&#8217;enfant. Celle qu&#8217;il occupa jusqu’à ses quatre ans dans l’appartement familial, à Paris. Sauf que la pièce est du genre XXL : six fois plus vaste que l&#8217;originale ! Un monde désordonné, où tout aurait subitement grandi&#8230; à moins que ce soit nous qui ayons rétréci. On déambule ici entre un ours en peluche à taille humaine avant de se planquer sous un lit de douze mètres sur cinq. De quoi rêver en (très) grand !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/3kow11vNkwk" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>World Design Capital</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Sep 2020 02:10:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C’est notamment pour sa capacité à se réinventer que la métropole lilloise a été choisie capitale mondiale du design – au nez et à la barbe de Sydney. En matière de reconversion, le génie de cette terre aux 1600 designers n’est plus à démontrer – citons, entre autres, la transformation de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/10/01/la-piscine/" target="_blank">la Piscine de Roubaix.</a> Plus qu’un &#8220;simple&#8221; art décoratif, cette discipline est ici vue comme <em>« un nouveau modèle de développement urbain res- pectueux des personnes et de la nature »</em> – plus que jamais nécessaire à l’heure du sinistre Covid. À la Gare Saint Sauveur (autre friche requalifiée en haut-lieu culturel) l’exposition <em>Les Usages du monde</em> témoigne ainsi d’expériences aux quatre coins du monde réinventant nos façons de vivre – à l’instar des glaciers artificiels de l’Indien Sonam Wangchuk, permettant de stocker l’eau dans le désert. <em>La Manufacture : A Labour of Love</em>, défend de son côté un processus de fabrication soucieux de l’environnement et de l’humain. Au Tripostal, <em>Designer(s) du design</em> illustre l’inventivité française (de Philippe Starck à Matali Crasset) quand <em>Sens fiction</em> imagine des futurs plus désirables, réunissant auteurs (<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/09/01/maylis-de-kerangal-cascadeur/" target="_blank">Maylis de Kerangal</a>, Jean Echenoz) et créateurs au sein d’un laboratoire inspiré – et inspirant.</p>
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		<title>L&#8217;Hirondelle</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Sep 2019 02:50:56 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le civil, ils sont architectes.<strong> Benjamin Fréchet, Victor Lasch</strong> et <strong>Julien Hu,</strong> 105 ans cumulés, vouent aussi une passion pour les bières craft (artisanales) et la bonne chère. En fin d&#8217;année, ils ont toujours offert des gueuzes plutôt que du champagne aux clients de leur agence, O Architecture. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Depuis huit ans, on élabore des bières à façon chez des brasseurs de la région, et puis on a eu envie de créer notre propre marque : l'Hirondelle »">« <em>Depuis huit ans, on élabore des bières</em> à façon<em> chez des brasseurs de la région, et puis on a eu envie de créer notre propre marque : l&#8217;Hirondelle</em> »</span>, raconte Victor. Le 19 février dernier, ces amis lancent un crowdfunding pour transformer un ancien garage de 1 200 m<sup>2</sup>, boulevard Lebas, en bar-brasserie et &#8220;food court&#8221;.</p>
<p><strong>La caravane passe</strong><br />
Le trio engage alors six semaines de travaux, chine du matos et commence à brasser chez Lepers à Warneton trois premières mousses :<strong> la Fauve, la Dorée et l&#8217;Isabelline</strong>. Dans cet élan, le chef <strong>Maxime Schelstraete</strong>, l&#8217;éleveur-boucher<strong> Grégory Delassus</strong>, le maraîcher-voyageur <strong>Julien Magniez</strong> et le glacier piémontais <strong>Corrado Barberis</strong> alimentent l&#8217;Hirondelle avec leurs recettes originales à consommer sur le pouce. Outre sa longue terrasse ombragée, ce lieu éphémère dispose d&#8217;un bar de 60 m<sup>2</sup> et d&#8217;un grand hangar de briques et de béton, sur deux niveaux. Au rez-de-chaussée, une caravane dorée, un camion de boucherie vintage et un corner de street food asiatique composent un décor bariolé, complété par le triporteur mauve d&#8217;un glacier. «<em> Cet espace est libre jusqu&#8217;en octobre 2020, on a saisi l&#8217;occasion de le louer</em> », détaille Benjamin. Il faudra donc vous dépêcher, en sachant que ça se bouscule au portillon !</p>
<div id="attachment_102962" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/08/hirondelle-8-mange-lille_-ml-fréchet.jpg"><img class="size-large wp-image-102962" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/08/hirondelle-8-mange-lille_-ml-fréchet-1024x765.jpg" alt="© Mange Lille !, M.L. Fréchet" width="995" height="743" /></a><p class="wp-caption-text">© Mange Lille !, M.L. Fréchet</p></div>
<p><strong>Sans se plumer</strong><br />
Inaugurée le 13 juin, l&#8217;Hirondelle reçoit plus de 2 000 convives chaque fin de semaine. «<em> Ce succès s&#8217;explique par la convivialité, l&#8217;originalité du concept et la qualité de ce qu&#8217;on y déguste, sans se ruiner</em> », remarque Maxime Schelstraete. En plus du breuvage maison, on y trouve des bières réputées (brasseries Saint Germain, De Ranke, Thiriez…). Côté nourriture, l&#8217;offre est éclectique et savoureuse. Elle associe des planches de charcuterie, hot dogs et autres burgers aux pickles de Grégory Delassus et Willy Kedziora. Citons aussi les bo buns végétaux de Julien Magniez. En cette rentrée, l&#8217;oiseau rare accueille également des marchés de producteurs, de créateurs, des concerts… et autres envolées lyriques !</p>
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		<title>La Déesse verte</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 23:50:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>A Lille, l&#8217;ancienne gare de triage se mue en serre fantasmagorique pour accueillir La Déesse verte. De qui s&#8217;agit-il ? « Une...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>A Lille, l&#8217;ancienne gare de triage se mue en serre fantasmagorique pour accueillir <a href="http://www.lille3000.eu/gare-saint-sauveur/2019/expositions#la-deesse-verte" target="_blank">La Déesse verte</a>. De qui s&#8217;agit-il ? <em>« Une incarnation hybride de la nature,</em> explique Dorothée Dupuis, la commissaire. <em>C&#8217;est en même temps un personnage et un paysage ».</em> Cette entité synesthésique a été conçue avec les œuvres d&#8217;une vingtaine d&#8217;artistes sud-américains. Photos, vidéos, sculptures ou installations monumentales initient un dialogue entre culture préhispanique et SF, faune et flore, ruines et jardins féconds. Aux grandes toiles du Brésilien Miguel Penha, sublimant l&#8217;Amazonie, répondent par exemple les algorithmes du Martiniquais David Gumbs. <em>« Il a imaginé un tunnel complètement fou, où le visiteur active des sons et des images animales et végétales en le traversant ».</em> Dans cette jungle surréaliste, pensée comme <em>« un parc d&#8217;attraction »</em>, nous déambulons sous le regard d&#8217;une figure féminine ambivalente&#8230; <span class="has-pullquote" data-pullquote="« La Déesse verte est bienveillante mais peut aussi nous menacer, à l'heure du changement climatique »">« La Déesse verte est bienveillante mais peut aussi nous menacer, à l&#8217;heure du changement climatique »</span>. <em>El Cobra Grande</em> de la Colombienne Carolina Caycedo se présente ainsi comme un long serpent créé avec des filets de pêche. <em>« Il symbolise le Quetzalcóatl, une divinité aztèque, mais aussi le pouvoir de l&#8217;eau, à la fois nourricier et fragile »</em>. Et sans doute un peu magique&#8230;</p>
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		<title>Ola Cuba !</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2018 22:40:04 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Gare Saint Sauveur]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Être artiste à Cuba n&#8217;a rien d&#8217;anodin. Créer dans un pays privé d&#8217;accès à Internet, de matériaux essentiels et de liberté d&#8217;expression,...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Être artiste à Cuba n&#8217;a rien d&#8217;anodin. Créer dans un pays privé d&#8217;accès à Internet, de matériaux essentiels et de liberté d&#8217;expression, traduit un engagement profond. Plus qu&#8217;ailleurs, sans doute, on peut parler de &#8220;combat&#8221;. C&#8217;est ce qui rend cette exposition exceptionnelle. <em>« Oui, ils n&#8217;essaient pas de trouver un créneau, ne créent pas parce qu&#8217;ils peuvent, mais parce qu&#8217;ils le doivent. C&#8217;est une nécessité », </em>explique Justine Weulersse, commissaire d&#8217;Ola Cuba !. Pour autant, ce foisonnement ne bénéficie pas (encore) d&#8217;une visibilité suffisante. « <em>On a donc choisi de montrer à Lille les oeuvres d&#8217;une trentaine d&#8217;artistes nés à la fin des années 1970 ou au début des années 1980 et refusant de quitter leur terre natale</em> ». Ces jeunes hommes ou femmes ont ainsi grandi durant &#8220;la période spéciale en temps de paix&#8221;, pour reprendre l&#8217;expression du Lider Maximo, qualifiant l&#8217;une des plus graves crises économiques de Cuba. Après l&#8217;effondrement de l&#8217;URSS, les bateaux soviétiques cessèrent d&#8217;approvisionner l&#8217;île en pétrole, médicaments et autre denrées indispensables, plongeant les habitants dans la misère.</p>
<p><strong>Poésie et politique<img class="alignright size-medium wp-image-85310" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/04/premier-plan-elizabet-cervino-fango_arriere-plan-nocturnal-jonas-verbeke-300x200.jpg" alt="Premier-Plan---Elizabet-Cervino,-Fango_Arriere-plan---Nocturnal-©Jonas-Verbeke" width="300" height="200" /> </strong></p>
<p>Cette réalité traverse l&#8217;exposition, constituée de photographies, vidéos, installations, peintures… « <em>Il n&#8217;y a pas de fil rouge. Nous n&#8217;avons pas nécessairement sélectionné des oeuvres engagées</em> ». Celles-ci se distinguent par leur puissance plastique et poétique. Telle <em>Fango</em> d&#8217;<a href="http://www.elicervino.com/en/curriculum" target="_blank">Elizabeth Cerviño</a>, sublime métaphore de la condition humaine, soit neuf statues conçues en argile. Arrosées durant l&#8217;accrochage, elles redeviendront progressivement de la boue, puis de la terre… D&#8217;autres artistes ne s&#8217;interdisent pas de critiquer leur société. Avec humour… et subtilité. À l&#8217;image de ce gigantesque portrait de Fidel Castro façonné par Yoan Capote avec des charnières de portes rouillées, les niveaux de lecture sont innombrables. Et c&#8217;est toute la richesse de cet art, « <em>percutant, sans en avoir l&#8217;air</em> ».</p>
<p><strong>Leur part du gâteau</strong></p>
<p>Citons aussi <em>Occidente Con Esteroides</em>, du collectif Stainless. Cette pièce prend la forme d&#8217;un gros gâteau coloré, semblant crouler sous son propre poids. Pourquoi ? « <em>À Cuba, il n&#8217;y a pas de dessert, c&#8217;est donc <img class="alignleft size-medium wp-image-85312" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/04/stainless-occidente-con-esteroides-jonas-verbeke-300x200.jpg" alt="Stainless,-Occidente-Con-Esteroides-©Jonas-Verbeke" width="300" height="200" />un clin d&#8217;oeil à cette nourriture occidentale, cette opulence régnant à seulement 200 km</em> » commente Justine Weulersse. Cette friandise monumentale est aussi couverte de langues, symbolisant la parole castriste : « <em>Comme autant de couches de discours qui tiennent le pays. Cela en devient écœurant et tout s&#8217;effondre…</em> ». Idem pour ces photographies d&#8217;Humberto Diaz. En montrant une série d&#8217;habitants poireautant sous des arrêts de bus, livre-t-il une simple métaphore de l&#8217;attente ? Epingle-t-il l&#8217;absence totale de liberté de circulation dans son pays ? Symbolise-t-il l&#8217;espoir d&#8217;un monde meilleur ? Si le départ de Raul signe la fin de l&#8217;ère Castro, personne n&#8217;est dupe : le régime, lui, perdure… « <em>Mais ces artistes gardent une énergie et une foi inébranlable en leur pays. En l&#8217;avenir</em> ». Une belle leçon de courage.</p>
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		<title>Performance ! &amp; Jeux</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Oct 2017 00:05:39 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Nous rejoignons d’abord le Tripostal, où il est question de performance. Le terme ne serait-il pas un peu fourre-tout, utilisé autant par le monde sportif que celui de l&#8217;entreprise ? <em>« Oui, c&#8217;est un mot auquel on accole tout et son contraire. Ici, il sous-entend la place donnée au corps dans l’art. Mais j’aime aussi y percevoir la notion d’effort, de dépassement de soi »</em>, explique Bernard Blistène, commissaire de l’exposition. Celle-ci révèle une sélection de chefs-d&#8217;oeuvre du Centre Pompidou, principalement sous forme de vidéos, de la fin des années 1960 à nos jours – <em>« sans doute la partie la plus stimulante de notre collection »</em>. Elle se déploie dans les 6 000 m2 du Tripostal, sur trois étages, pour autant de sections thématiques : &#8220;Mouvement sur mouvement&#8221;, &#8220;Scènes de gestes&#8221; et &#8220;Objets d’écoute&#8221;.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-75658" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/09/babette-manglote-_-trisha-brown-300x225.jpg" alt="Babette Mangolte / Trisha Brown, Water motor, 1978 © Babette Mangolte / Centre Pompidou, MNAM-CCI" width="300" height="225" /></p>
<p><strong>De l&#8217;autre côté du miroir</strong></p>
<p>Ce parcours promet aussi de <em>« bousculer la pratique de l&#8217;exposition »</em>, notamment grâce à sa dimension participative. <em>« Dès lors qu&#8217;on évoque la performance, on dépasse la simple contemplation pour impliquer le spectateur lui-même »</em>. A l&#8217;image de <em>Present Continuous Past(s)</em>, de Dan Graham. Datée de 1974, cette installation vidéo accueille le visiteur dans une pièce recouverte de miroirs… en le filmant à son insu. Passant dans une salle annexe lui est alors retransmise son image, mais décalée de # 78 quelques secondes. <em>« Vous êtes à la fois acteur et témoin d’une expérience perceptive assez troublante, vous confrontant en direct à votre passé »</em>, s’enthousiasme Marcella Lista, la co-commissaire.</p>
<p><strong>Double jeu </strong></p>
<p>Second événement : <em>Jeux, rituels et récréations</em>, visible à la Gare Saint Sauveur. Nous voici cette fois plongés dans une pénombre illuminée par une ribambelle d’écrans. Le parcours n&#8217;est pas forcément ludique. Jouer, c&#8217;est s&#8217;amuser certes, mais aussi <em>« s&#8217;extraire du monde réel »</em>, et sublimer la souffrance, comme le montre cette série de 16 vidéos réalisées par Francis Alÿs, intitulée <em>Children&#8217;s games</em>.  Depuis 1999, l’artiste belge filme les jeux que les enfants inventent dans l&#8217;espace public aux quatre coins du monde. Certains naissent sur des champs de bataille, à l&#8217;image de ces gamins se touchant avec les rayons du soleil projetés grâce à un miroir – rappelant les snipers – ou encore cette marelle captée dans un camp yézidi, en Irak…</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/130921413" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Du fil à retordre</strong> <em>« Jouer, c&#8217;est aussi apprendre les règles, la liberté et la contrainte, c&#8217;est un chemin initiatique nous menant vers l&#8217;âge adulte »</em> rappelle Marcella Lista. C’est également une forme de contre-pouvoir, comme en témoignent les films de Cameron Jamie sur le &#8220;backyard wrestling&#8221;, soit du catch ultraviolent improvisé par des ados américains dans l’arrière-cour de leurs quartiers, comme un bras d’honneur à la société… Déambulant au milieu d&#8217;une vingtaine de créations, le visiteur se prend lui-même au jeu… et les pieds dans le tapis. Le sol est en effet recouvert de 6 000 kilomètres de fils de coton noir (teints à La Gorgue, dans le Nord de la France) prolongeant les poils d&#8217;un petit balai. Intitulé <em>La Bruja</em> – &#8220;la sorcière&#8221; –, ce vilain tour est signé du Brésilien Cildo Meireles – et s’apparente à une véritable… performance.</p>
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		<title>Afriques capitales</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 00:35:39 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Réhabilitée en haut lieu culturel en 2009, la Gare Saint Sauveur renoue jusqu’en septembre avec sa vocation historique : le voyage. Et quel voyage ! Afriques capitales embrasse un territoire qui s’étend du Maghreb jusqu’au Cap de Bonne-Espérance, soit la pointe de l’Afrique du Sud. Orchestrée par Simon Njami, commissaire de la dernière Biennale de Dakar, cette exposition collective rassemble les oeuvres de plus d’une trentaine d’artistes contemporains africains. Installations, vidéos, photos, peintures, sculptures… On découvre un vaste panorama de techniques et de supports. De sujets, aussi. <em>« Rappelons que l’Afrique n’est pas un pays mais un continent très contrasté, riche d’une multitude d’histoires. Vous ne vivez pas la même chose au Caire et au Cap. Il n’existe pas une sorte d’homo-africanus générique</em>, insiste l’écrivain et essayiste. <em>Cet accrochage révèle ainsi des préoccupations très variées : certaines sociétales, d’autres plus joyeuses ou personnelles »</em>.</p>
<div id="attachment_69410" style="width: 517px" class="wp-caption alignleft"><img class=" wp-image-69410" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/03/moataz-nasr-im-free--galleria-continua-san-gimignano-beijing-les-moulins-habana-1024x681.jpg" alt="Moataz Nasr, I’m Free © Galleria Continua, San Gimignano, Beijing, Les Moulins, Habana" width="507" height="338" /><p class="wp-caption-text">Moataz Nasr, I’m Free © Galleria Continua,<br />San Gimignano, Beijing, Les Moulins, Habana</p></div>
<p><strong>Histoire immédiate</strong></p>
<p>Pour autant, il est beaucoup question de politique. Poussant les portes de &#8220;Saint So&#8221;, nous sommes accueillis par une installation monumentale. Signée par Moataz Nasr, représentant de l’Égypte à la Biennale de Venise en mai, celle-ci ressemble à une pyramide sur laquelle le public est invité à grimper. Arrivé au sommet, des ailes se déploient dans le dos du visiteur, mais aussi une inscription, <em>« I’m free »</em>, en référence aux slogans de la révolution égyptienne. Tout aussi engagée, <em>Crossings</em>, de Leila Alaoui, tuée à Ouagadougou en 2016 lors de l’attaque du Cappuccino, relate le calvaire de migrants subsahariens, traversant la Méditerranée pour gagner une terre qu’ils imaginent meilleure. Mêlant témoignages réels et fiction, cette installation vidéo montre à quel point l’Europe persiste dans l’imaginaire africain comme un eldorado, une utopie toxique. La planète est devenue un village global où les chances de départ sont très aléatoires. Le Béninois Meschac Gaba réinterprète cette idée avec poésie. <em>Sweetness</em> se présente ainsi comme la maquette d’une ville rassemblant des monuments historiques du monde entier, tout en sucre. Pour l’occasion, l’artiste y a ajouté le Beffroi de Lille. Cette cité symbolise donc une société unifiée mais fragile. Celle-ci est bâtie avec une substance renvoyant aux heures sombres de l’Histoire : ce sont les esclaves africains, déracinés par les Portugais, qui s’échinèrent dans les plantations de sucre brésiliennes jusqu&#8217;à la fin du xixe siècle…</p>
<p>Ni thématique, ni chronologique (<em>« j’ai horreur de ça »</em>), ce parcours est avant tout conçu comme une déambulation, instaurant un dialogue entre les oeuvres. Pour exemple <em>Calao</em>, cette tenture du Malien Abdoulaye Konaté, qui montre l’oiseau sacré des Sénoufos chargé de transporter les âmes des défunts. Elle est placée en face des photos chamarrées du Marocain Hassan Hajjaj, magnifiant les vendeurs de Marrakech. <em>« Voici deux déclinaisons sur le thème du voyage : l’un est spirituel, l’autre physique…</em> commente Simon Njami. <em>J’invite le spectateur à explorer des terres étrangères, pas à un cours de géographie ni d’histoire de l’art, il s’agit de se découvrir soi-même. Comme dans tous les voyages »</em>.</p>
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		<title>Art Garden</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2015 01:00:07 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Posée en face de Walter, le lapin-baudruche «<em> surgi du néant</em> » de Dawn Ng, cette table de ping-pong circulaire imaginée par Lee Wen accueille bien plus de joueurs que d’ordinaire. Et redéfinit avec joie les règles ancestrales de ce sport olympique. Elle illustre parfaitement l’esprit d’<em>Art Garden</em>, conçu comme « <em>une exposition familiale et interactive</em> » selon les commissaires Naomi Wang et Nicole Tan. Elle dit aussi beaucoup de l’art contemporain singapourien : anticonformiste. « <em>Il est très jeune, à l’image du pays, qui n’est indépendant que depuis 50 ans</em> », explique Naomi Wang, qui le qualifie volontiers d’« <em>underground</em> ». Un peu à part dans la grande Asie, ce petit dragon qui porte 5 millions d’habitants a misé depuis peu, mais avec vigueur, sur l’art. Conviés par lille 3000 dans le cadre du festival Singapour en France, douze artistes issus de « <em>la ville jardin</em> » dévoilent ici sculptures, peintures, vidéos… Des oeuvres qui se caractérisent par des couleurs vives et ne semblent traversées par aucune influence ni nostalgie. étranges, telles les créatures mi-fruits mi-animaux de la street-artiste Sheryo, elles se tournent résolument vers le présent et le futur. Vivifiant.</p>
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