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	<title>LM magazine &#187; Fresques</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>MILLO</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 04:03:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Fresques]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[MILLO]]></category>
		<category><![CDATA[noir et blanc]]></category>
		<category><![CDATA[street-art]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Comment êtes-vous devenu illustrateur ? Je m’appelle Francesco Camillo Giorgino, plus connu sous le nom...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Comment êtes-vous devenu illustrateur ?</strong></h4>
<p>Je m’appelle Francesco Camillo Giorgino, plus connu sous le nom de Millo. Je suis né en 1979 à Mesagne, dans le sud de l’Italie, avant de m&#8217;installer à Pescara pour étudier l’architecture. Le dessin a toujours fait partie de ma vie. Depuis l’enfance, c’est ma manière la plus naturelle d’exprimer des émotions et d’observer le monde qui m’entoure.</p>
<p><img class=" size-medium wp-image-181283 alignright" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/05/portrait-1-300x203.jpg" alt="portrait 1" width="300" height="203" /></p>
<h4><strong>Comment décririez-vous votre travail en quelques mots à quelqu’un qui ne vous connaît pas ? Qu’est-ce qui définit votre style, et comment a-t-il évolué au fil du temps ?</strong></h4>
<p>Je peins généralement des figures humaines gigantesques évoluant dans des villes, en noir et blanc, au milieu des rues, des voitures, des câbles et des immeubles. <span class="has-pullquote" data-pullquote="La ville que je représente est une métaphore de notre vie moderne">La ville que je représente est une métaphore de notre vie moderne</span> : chaotique, répétitive, écrasante. Au cœur de cette complexité, mes personnages tentent de retrouver une forme d’innocence et d’humanité. Ce qui caractérise peut-être mon style, c’est le contraste entre une architecture minimaliste en noir et blanc et quelques éclats de couleur utilisés comme des surligneurs pour attirer l&#8217;attention sur une idée précise. Au fil du temps, mon travail a évolué tant sur le plan émotionnel qu’esthétique. Au début, j&#8217;exprimais davantage de colère. Aujourd’hui, je préfère susciter de l’espoir, de l’empathie et des liens humains positifs. La beauté peut parfois être plus puissante qu’une accusation frontale.</p>
<h4><img class=" size-medium wp-image-181284 alignleft" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/05/une-petite-fille-cheveux-au-vent-240x300.jpg" alt="une petite fille cheveux au vent" width="240" height="300" /><br />
<strong>Plus précisément, comment décririez-vous votre processus créatif ? Comment vos œuvres prennent-elles forme ?</strong></h4>
<p>Je puise surtout mon inspiration dans le quotidien : une conversation dans la rue, un enfant qui joue, les informations à la radio ou les rêves&#8230; Tout peut se fondre dans une fresque murale. En général, tout commence par une intuition plutôt que par un concept très précis. Je dessine, une ville apparaît, puis des personnages et des histoires émergent presque spontanément. Des symboles surgissent aussi au fil du processus : des avions en papier, des plantes, des animaux, des jouets… <span class="has-pullquote" data-pullquote="Des formes fragiles qui deviennent des symboles de liberté ou d’évasion face à la machine urbaine.">Des formes fragiles qui deviennent des symboles de liberté ou d’évasion face à la machine urbaine.</span></p>
<h4><strong>Comment identifiez-vous et choisissez-vous les emplacements de vos installations ou de vos peintures murales ? Est-ce le lieu qui inspire l’œuvre, ou est-ce l’inverse ?</strong></h4>
<p>Pour moi, un mur n’est jamais une simple surface. Le lieu influence toujours l’œuvre. Je prends le temps d’observer le quartier, l’architecture, les habitants, l’atmosphère et le contexte social. Je m’intéresse particulièrement aux périphéries et aux espaces urbains anonymes, parce qu’ils recèlent souvent des histoires humaines très fortes. Parfois, j’arrive avec une image déjà en tête, que j’adapte ensuite au lieu. C’est donc un véritable dialogue entre le mur et l’idée.</p>
<p><img class=" size-medium wp-image-181285 alignright" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/05/book-of-life-200x300.jpg" alt="book of life" width="200" height="300" /></p>
<h4><strong>Quel sentiment ou quelle réaction souhaitez-vous susciter dans le public ?</strong></h4>
<p>Les grandes villes nous poussent à aller toujours plus vite, à consommer frénétiquement, sans vraiment réfléchir. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Mes fresques tentent de briser ce rythme, ne serait-ce que quelques secondes, pour renouer avec des émotions simples">Mes fresques tentent de briser ce rythme, ne serait-ce que quelques secondes, pour renouer avec des émotions simples</span> : la vulnérabilité, l&#8217;affection ou l&#8217;imagination. Les villes que je peins sont bondées et chaotiques, mais mes personnages recherchent toujours une forme d&#8217;intimité et de contact. Cela dit, je ne veux jamais imposer une seule interprétation. Je préfère que chacun trouve son propre sens à l&#8217;œuvre.</p>
<h4><strong>Votre travail comporte également une dimension sociale, voire politique, n’est-ce pas ?</strong></h4>
<p>Bien sûr. Derrière leur apparente douceur, mes œuvres évoquent toujours des réalités très concrètes : l’isolement, les inégalités, les sans-abri, les migrations, le consumérisme ou encore l’exclusion sociale. Les personnes fragilisées par nos systèmes économiques impitoyables deviennent souvent invisibles dans les grandes villes. En intervenant dans l’espace public, j’essaie de leur redonner une forme de visibilité et de dignité.</p>
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		<title>Ben Johnston</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 05:15:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Johnston]]></category>
		<category><![CDATA[Calligraphie]]></category>
		<category><![CDATA[effets visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Fresques]]></category>
		<category><![CDATA[lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Mur]]></category>
		<category><![CDATA[optique]]></category>
		<category><![CDATA[street-art]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Composante essentielle de la panoplie du street-artiste, la typographie trouve avec Ben Johnston de nouvelles lettres de noblesse. Élevé au Cap, en Afrique du Sud, le Canadien s’amuse avec les couleurs, les ombres et les perspectives pour créer des fresques murales en trois dimensions. Inspirée, entre autres, par le Bauhaus ou le pop art, sa passion pour la <em>« personnalisation de caractères »</em> n’aurait pu servir qu’un job de graphiste dans la publicité. Mais un jour, l’un de ses amis a eu la bonne idée de lui demander de repeindre l’entrée de son immeuble. Ainsi naquit un projet artistique d’une autre envergure. De l’Angleterre aux États-Unis, ses mots surgissent désormais aux quatre coins de la planète &#8211; <em>« et bientôt à Paris, quand les conditions sanitaires le permettront »</em>. <em>Peace &amp; Love, Por Siempre, Relax, Together</em> (tel le smiley de notre couverture renvoyant à la club culture)&#8230; Ces gigantesques punchlines sont <em>« toujours choisies en accord avec les habitants du quartier »</em> et offrent un salutaire contrepoint à la morosité et au cynisme ambiants. Exécutées à la bombe aérosol (parfois à la craie), elles vibrent avec force et donnent littéralement l’impression de s’échapper de la brique. Quel est son secret de fabrication ? <em>« J’effectue parfois des simulations via Google Street View pour parfaire le design de la phrase</em>, confie notre &#8220;typograffeur&#8221;. <em>Je m’assure ainsi que l’illusion fonctionne sous tous les angles, avant de la finaliser sur place avec la palette et les dimensions adéquates. Je recherche l’accord parfait entre le lettrage et le mur »</em>. Ou comment casser des briques en faisant dans la dentelle.</p>
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		<title>Saype</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2021/04/30/saype/</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 07:15:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Beyond Walls]]></category>
		<category><![CDATA[biodégradables]]></category>
		<category><![CDATA[Fresques]]></category>
		<category><![CDATA[gigantesques]]></category>
		<category><![CDATA[herbe]]></category>
		<category><![CDATA[montagne]]></category>
		<category><![CDATA[Saype]]></category>
		<category><![CDATA[street-art]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel est votre parcours ?</strong> Je n’ai pas grandi dans une famille d’artistes. Rien ne m’incitait à en devenir un moi-même. Par exemple, je n’ai jamais mis les pieds dans un musée étant gamin. J’ai commencé par le graffiti à 14 ans, avec mes potes, et me suis passionné pour les arts visuels. Sans prendre de cours, à partir de quelques bouquins sur la colorimétrie… Bref, je suis autodidacte.</p>
<p><strong>Comment avez-vous développé votre style ?</strong> Durant de longues journées en atelier, m’essayant à la peinture à la bombe, au couteau, à l’acrylique… À 16 ans, je montais ainsi mes premières expositions en galerie. En parallèle, je suivais des études d’infirmier, sans jamais abandonner ma passion. J’ai lâché mon boulot il y a seulement quatre ans.</p>
<p><strong>Comment cette idée de réaliser des fresques monumentales es-telle née ?</strong> D’une double réflexion quant à mon activité de graffeur. À un moment donné, je me suis rendu compte que la pollution visuelle de nos villes m’empêchait de capter l’attention des gens. En 2011, l’arrivée des drones a aussi ouvert d’autres perspectives. J’ai envisagé un terrain de jeu plus vaste et peu exploité : la nature. Finalement, j’ai adapté le street art à une tout autre échelle.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/uAF-Pooe9Z0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>La folie des grandeurs ?</strong> Au contraire, lorsque je peins, je ne vois pas le résultat en temps réel. Cette méthode m’incite à prendre du recul vis-à-vis de mes créations. Ensuite, en réalisant des photos avec mon drone, je m’aperçois que je ne suis rien. Même ma fresque se révèle minuscule au milieu de la nature, c’est une belle leçon d’humilité.</p>
<p><strong>Comment travaillez-vous ?</strong> Mes œuvres s’offrent telles des allégories. Lorsqu’une idée se précise, j’organise des shootings. Puis, je réalise des croquis au fusain directement sur les clichés pour fondre ma création dans le décor. Je vise la meilleure interaction entre la peinture et le paysage. C’est un sacré défi car je dois sans cesse m’adapter. Par exemple, la dernière œuvre que j’ai réalisée, <em>Beyond Crisis,</em> représente une fillette dessinant à la craie une farandole d’êtres humains. J’avais envie d’offrir un bol d’air frais au plus fort de la crise du coronavirus. Il me fallait donc trouver un lieu proche de chez moi, reflétant cette sensation d’ouverture.</p>
<p><strong>Utilisez-vous des drones durant l’exécution de l’œuvre ?</strong> Non, je trace un repérage au sol plus ou moins archaïque avec des piquets respectant mes calculs. Je travaille ensuite comme un peintre, réalisant aplats et dégradés&#8230; Le drone ne me sert qu’à prendre la photo finale.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/saype5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-115928" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/saype5.jpg" alt="" width="800" height="533" /></a></p>
<p><strong>Quels matériaux utilisez-vous ?</strong> J’ai inventé ma propre peinture. Totalement biodégradable, elle a nécessité une année de recherche, car l’herbe est un support très particulier. Par souci écologique, je n’utilise que du noir et du blanc. Pour faire simple, c’est de l’eau, de la craie et du charbon. Il y a d’ailleurs un petit côté chimiste dans ma démarche. Je fais contrôler ces produits et analyser le sol, avant et après mon intervention. Au final, mon impact sur le paysage équivaut au passage d’un troupeau de moutons (<em>rires</em>).</p>
<p><strong>Comment employez-vous cette peinture ?</strong> Deux assistants la préparent sur place car elle ne se conserve pas. À chaque fois que j’investis un lieu, je déplace donc avec moi tout un atelier ! Ensuite, je la projette avec un pistolet Airless, utilisé dans les métiers du bâtiment.</p>
<div id="attachment_115924" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/saype1.jpg"><img class="size-full wp-image-115924" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/saype1.jpg" alt="Beyond Crisis, Leysin, Suisse, avril 2020 © Photo Valentin Flauraud pour Saype" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Beyond Crisis, Leysin, Suisse, avril 2020 © Photo Valentin Flauraud pour Saype</p></div>
<p><strong>Combien de temps vos créations restent-elles visibles ?</strong> Entre deux semaines et trois mois.</p>
<p><strong>N’est-ce pas un peu frustrant de les voir disparaître si vite ?</strong> Pas du tout, cette idée me fascine ! Je suis friand de littérature bouddhiste, et l’un de ses piliers est l’impermanence. Chercher à immortaliser un état ou une situation apporte nécessairement de la souffrance, car tout est voué à évoluer, nous échapper… <span class="has-pullquote" data-pullquote="Tout est éphémère, même les choses les plus belles…">Tout est éphémère, même les choses les plus belles…</span> Je cherche aussi à frapper les esprits sans marquer la nature. Même quand il n’en reste rien, la fresque reste en mémoire. Il s’agit de laisser une empreinte atemporelle, sans détériorer notre environnement.</p>
<p><strong>Quels sont les lieux les plus insolites où vous avez travaillé ?</strong> Le Champ de Mars, à Paris, c’était quand même un truc de malade… D’ailleurs, c’était la première fois qu’on le bloquait pendant dix jours pour accueillir une oeuvre. Je pense aussi à quelques réserves naturelles exceptionnelles. Par exemple, nous sommes intervenus sur les Rochers de Naye au-dessus de Montreux. C’est une montagne très difficile d’accès, essentielle pour la captation des eaux et surplombant le lac Léman. On y accède via une pente vertigineuse, derrière une grande falaise.</p>
<div id="attachment_115925" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/saype2.jpg"><img class="size-full wp-image-115925" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/saype2.jpg" alt="Beyond Walls, Step 1 : Paris, Champ de Mars, juin 2019 © photo Valentin Flauraud pour Saype" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Beyond Walls, Step 1 : Paris, Champ de Mars, juin 2019<br />© photo Valentin Flauraud pour Saype</p></div>
<p><strong>Votre activité est donc assez sportive…</strong> Ah ça oui, je parcours au moins vingt kilomètres par jour !</p>
<p><strong>Pouvez-vous nous parler du projet <em>Beyond Walls</em> ?</strong> <span class="has-pullquote" data-pullquote="C’est une réaction au mur de Trump. Il s’agit de créer, symboliquement, la plus grande chaîne humaine au monde">C’est une réaction au mur de Trump. Il s’agit de créer, symboliquement, la plus grande chaîne humaine au monde</span>. Je peins des mains entrelacées au gré de mes voyages, d’une ville à l’autre. L’objectif serait d’en relier une trentaine. Car je suis convaincu que l’humanité affrontera mieux ses défis, notamment climatiques, en demeurant unie. Nous vivons un moment de l’histoire où l’Homme se replie sur lui-même. Notre monde est hyper-connecté, mais cette globalisation n’est pas pour autant synonyme de partage et de rapprochement. Cette idée de vouloir fermer les frontières est une vue de l’esprit…</p>
<p><strong>Combien de villes avez-vous déjà parcouru ?</strong> Pour l’instant six : Paris, Andorre, Genève, Berlin pour les 30 ans de la chute du Mur, Ouagadougou au Burkina Faso et puis Yamoussoukro en Côte d’ivoire.</p>
<div id="attachment_115923" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-115923" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/saype-1024x683.jpg" alt="Beyond Crisis, Leysin, Suisse, avril 2020 © Photo Valentin Flauraud pour Saype" width="800" height="533" /><p class="wp-caption-text">Beyond Crisis, Leysin, Suisse, avril 2020 © Photo Valentin Flauraud pour Saype</p></div>
<p><strong>Quelle est la prochaine étape ?</strong> L’objectif serait de parcourir 30 villes, hélas mon planning a été chamboulé, mais ce sera sans doute Rome ou Turin, en septembre. Puis j’irai à Istanbul. Ce projet me tient particulièrement à cœur car ma femme est d’origine turque. L’idée serait de réaliser une fresque à proximité du Bosphore, à cheval sur les deux continents, connectant ainsi l’Asie et l’Europe.</p>
<p><strong>Combien vos œuvres mesurent-elles ?</strong> C’est variable. A Paris, la chaîne s’étalait sur 600 mètres, à Ouagadougou sur 200. Celle de Yamoussoukro est la plus grande fresque réalisée par un seul homme, elle mesure 18 000 mètres carrés. Elle a nécessité neuf jours de travail non-stop, de 5 h du matin à 22 h, sous 42 degrés à l’ombre. J’ai perdu quatre kilos, je n’en pouvais plus !</p>
<p><strong>Quelles sont vos fresques favorites ?</strong> Je citerais volontiers <em>Message From Future</em> réalisée sur la pelouse de la Perle du lac à Genève, en 2018. Elle montre une fillette fabriquant un bateau en papier (soit une installation de 15 mètres) pour le poser sur l’eau, en l’occurrence le lac Léman. Je soutenais alors SOS Méditerranée, qui sauve des migrants en mer. Il y a eu une forte mobilisation autour de ce projet : près de 120 millions de personnes l’ont vu. Au point que la confédération suisse a attribué un bateau à l’association.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/CPZgThf1h4M" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Que vous a inspiré la crise sanitaire ?</strong> Elle a souligné que nous sommes plus que jamais connectés. Et que nous ne pouvons pas résoudre un problème global de manière isolée.</p>
<p><strong>Comment l’avez-vous vécue ?</strong> Mes parents ont été touchés. Ayant été moi-même infirmier, je me suis mis à disposition des hôpitaux, m’inscrivant sur les listes de bénévoles.</p>
<p><strong>Ce monde instable ne vous inspire-t-il pas des fresques plus &#8220;radicales&#8221; ?</strong> Non, je ne suis pas fan de l’art contestataire, comme celui de Banksy, même si j’admire sa créativité. Cela ne suffit pas de pointer les problèmes. Je préfère rester positif et me retrousser les manches.</p>
<div id="attachment_115927" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/saype4.jpg"><img class="size-full wp-image-115927" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/09/saype4.jpg" alt="Message from Future, Genève 2018 © Saype / DR" width="800" height="449" /></a><p class="wp-caption-text">Message from Future, Genève 2018 © Saype / DR</p></div>
<p><span style="text-decoration: underline;">A LIRE AUSSI :</span></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=115946&amp;preview=true" target="_blank">MUSEE EN PLEIN AIR DU SART TILMAN</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=115936&amp;preview=true" target="_blank">BALADE POETIQUE DANS LES HORTILLONNAGES D&#8217;AMIENS</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/04/27/zak-eazy/" target="_blank">ZAK EAZY, PLUS BELLE LA VILLE</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=115930&amp;preview=true" target="_blank">JARDINS EN SCENE, 120 NUANCES DE VERT</a></strong></p>
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		<title>BIAM</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2019/05/01/biam-3/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 May 2019 00:20:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Biam]]></category>
		<category><![CDATA[Fresques]]></category>
		<category><![CDATA[Hauts-de-France]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Initiée par le collectif lillois Renart, la BIAM a pour objectif de « rendre l&#8217;art accessible à tous et partout », soutient...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Initiée par le collectif lillois Renart, la BIAM a pour objectif de <em>« rendre l&#8217;art accessible à tous et partout »</em>, soutient Julien Prouveur, le coordinateur. Depuis 2013, cette biennale invite ainsi des muralistes internationaux et locaux à transformer nos villes en terrain d&#8217;expression artistique et populaire. Des &#8220;gouzous&#8221; clownesques du graffeur Jace aux fresques monumentales du Péruvien Jade Rivera, des broderies murales de la Française Lilyluciole aux agents d&#8217;entretiens irrévérencieux du pochoiriste bruxellois Jaune (disséminés à Lille), ce musée à ciel ouvert offre «<em> un large panorama de styles, techniques et époques »</em>.</p>
<p><strong> ¡ Ay Caramba !</strong></p>
<p>Placée sous le thème de<em> <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/04/01/eldorado/" target="_blank">l&#8217;Eldorado</a></em>, cette quatrième édition met aussi à l&#8217;honneur les Mexicains ou Sud-Américains. Parmi la vingtaine d&#8217;artistes conviés, citons Spaik et ses animaux chimériques inspirés du folklore aztèque, les graffs mystiques et psychédéliques de Cix ou le duo Tlacolulokos. Associé à la Lilloise Lady Alezia (du collectif Renart), ils mêlent peinture et calligraphie pour créer une gigantesque figure féminine sur le fronton de la maison Folie Moulins – histoire de bien soigner son entrée. Et b(i)am !</p>
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