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	<title>LM magazine &#187; François Prost</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>François Prost</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 04:43:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>François Prost braque son objectif sur un territoire où la France reste championne du monde : le camping. Depuis 2022, le photographe sillonne l’Hexagone pour saisir, dans l’embrasure des caravanes, une communauté en bermuda. Derrière les portes entrouvertes, se dévoile une sociabilité brute faite d’apéros improvisés et de brossages de dents collectifs. Fidèle à son esthétique pop-flash vue dans <em>After Party</em> ou <em>Love Hotel</em>, Prost signe un portrait tendre d’un pays qui ne décroche jamais son auvent. Autoédité sous le label Flashlight et tiré à 1000 exemplaires, <em>Camping Flash</em> s’annonce comme le futur classique des vacances à hauteur d’humain… ou de claquettes.</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p><img class=" size-medium wp-image-176517 alignleft" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/11/capture-d’écran-2025-11-27-à-10.48.33-185x300.jpg" alt="Capture d’écran 2025-11-27 à 10.48.33" width="185" height="300" /></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-176518" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/11/capture-d’écran-2025-11-27-à-10.48.10-184x300.jpg" alt="Capture d’écran 2025-11-27 à 10.48.10" width="184" height="300" /></p>
<h4><span style="color: #00ccff;"><a style="color: #00ccff;" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/09/01/francois-prost/" target="_blank">Découvrir aussi After Party &gt;<span style="text-decoration: underline;"> ici </span></a></span></h4>
<h4><span style="color: #00ccff;"><a style="color: #00ccff;" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/02/01/love-hotel/" target="_blank">Découvrir aussi Love Hotel &gt; <span style="text-decoration: underline;">ici</span></a></span></h4>
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		<title>Love Hotel</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 06:45:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[François Prost]]></category>
		<category><![CDATA[japon]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Difficile de les louper, même au coeur de cette jungle urbaine. Aussi hétéroclites qu’exubérantes, ces architectures détonnent dans le paysage japonais. Ici...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Difficile de les louper, même au coeur de cette jungle urbaine. Aussi hétéroclites qu’exubérantes, ces architectures détonnent dans le paysage japonais. Ici un château comme sorti d’un conte de fées, là une soucoupe volante posée entre deux immeubles, une maison parsemée de friandises façon <em>Hansel et Gretel</em>, une gigantesque baleine échouée au coin de la rue ou encore&#8230; un paquebot sur lequel se dresse un tyrannosaure ! Pour sûr, les love hotels savent se faire remarquer.<em> « Oui, ils doivent se distinguer car ils sont très nombreux, parfois concentrés dans le même quartier</em>, souligne François Prost. <em>On en trouve partout, dans les centres-villes comme en périphérie ou dans les zones plus rurales »</em>.</p>
<p><strong>En toute intimité</strong></p>
<p>Nés au début du xxe siècle (on les appelait alors &#8220;les chambres à 1 yen&#8221;), ces lieux se sont développés dans l’archipel à la fin des années 1960, sous le nom de &#8220;rabuhos&#8221; (ou &#8220;love hotels&#8221; donc). Désormais, on estime à près de 40 000 le nombre de ces établissements dédiés à l’amour et à l’esthétique indéniablement sucrée, évoquant des parcs d’attractions. <em>« Quelque part, il s’agit aussi de rassurer les jeunes gens avec des codes visuels enfantins, &#8220;fun&#8221; »</em>. En effet, ces endroits propres à la culture nippone sont devenus incontournables pour les couples (de tous âges) en quête d’intimité, pour quelques heures ou une nuit. <em>« Les Japonais sont plutôt prudes et les rapports amoureux pas toujours bien vécus au sein du foyer familial, souvent de petite taille</em> », explique le photographe français, qui ne pouvait être que charmé par tant de débordements créatifs&#8230;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/yQSLtR2T8B4?si=zqUgg6BFLXVoB_dF" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Derrière la façade</strong></p>
<p>Révélé il y a une dizaine d’années avec la série After Party, à travers laquelle il immortalisait les dancings de la France des campagnes, l’ancien graphiste fut tout aussi subjugué par ce drôle de patrimoine, à la fois kitsch et pop. En 2023, il s’est lancé dans un road trip de trois semaines, parcourant en voiture quelque 3 000 kilomètres à travers le pays du soleil levant, à la recherche de sites farfelus, de Tokyo à Kobe, en passant par Nagoya ou Osaka. Sa méthode n’a pas changé : le cliché est pris à bonne distance, suivant le même cadrage et en plein jour <em>« pour faire jaillir les couleurs »</em>, mais sans jamais entrer dans ces hôtels. François Prost s’intéresse essentiellement aux devantures des bâtiments, selon lui plus bavardes que leurs intérieurs. <em>« Les façades montrent ce qu’une société est prête à accepter visuellement. Elles parlent du peuple, décrivent ses influences culturelles. Les étudier relève de l’approche sémantique »</em>. Ou comment offrir un peu plus de profondeur à la surface des choses&#8230;</p>
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		<title>François Prost</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Sep 2024 05:50:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Des colonnes romaines en stuc, des têtes de sphinx en veux-tu en voilà, des cocotiers synthétiques, des façades rose bonbon et puis des noms aux saveurs antiques ou exotiques, de &#8220;l’Acropol&#8221; au &#8220;Cabana Coco&#8221;&#8230; Voici le genre d’images peuplant <em>After Party</em>, série recensant les architectures vernaculaires de discothèques de la France des campagnes. Mais ne voyez dans cette démarche aucune condescendance ni moquerie facile. Juste <em>« un peu de malice »</em>, concède François Prost, ancien graphiste devenu photographe avec ce projet, dont le procédé sériel intrigue : le cadrage est toujours identique, le cliché pris à la même distance et, surtout, en plein jour, éclairant ces petits temples de la nuit d’une lumière nouvelle. <em>« C’est une manière de rendre hommage à ces lieux dans lesquels on a tous un souvenir,</em> explique le quadragénaire, qui lui-même a fréquenté, durant ses jeunes années, ces établissements où les moins de vingt ans ne s’encanailleront peut-être plus. <em>Ce sont des endroits, en tout cas pour ma génération, où l&#8217;on vivait ses premiers instants d&#8217; adulte, son premier baiser, les histoires de bagarre&#8230; »</em></p>
<p><strong>Gueule de bois</strong></p>
<p>Comme à peu près toutes les bonnes idées, celle-ci est née <em>« par hasard ».</em> Un dimanche matin de 2011, François est en balade à vélo avec un ami, quelque part en Bourgogne. <em>« J’avais un peu d’avance sur lui, et me suis retrouvé à l’attendre sur le parking d’une discothèque. On y trouvait des bris de verre, des mégots, des flyers déchirés&#8230; soit les vestiges de l’agitation de la veille mais dans un environnement assez bucolique et calme. Le décalage était très fort »</em>. La mélancolie pas loin non plus. <em>« C’est un peu le lendemain de fête, les lumières se rallument, on découvre que la boîte est une ancienne ferme ou un préfabriqué&#8230; »</em>. Les excès et la magie de la nuit se sont éclipsés, comme s’éteignent peu à peu les stroboscopes à mesure que les zones rurales se dépeuplent et que la &#8220;bamboche&#8221; se conçoit désormais en petits comités, chez soi.</p>
<div id="attachment_162430" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/francois-prost.jpg"><img class="size-full wp-image-162430" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/francois-prost.jpg" alt="Le Niagara, Missillac (Loire-Atlantique), 2014" width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">Le Niagara, Missillac (Loire-Atlantique), 2014</p></div>
<p><strong>Boîtes conservées</strong></p>
<p>Selon l&#8217;Union des métiers et des industries de l&#8217;hôtellerie, on comptait ainsi 4 000 boîtes de nuit dans les années 1980, pour quelque 1 200 aujourd&#8217;hui &#8211; <em>« d&#8217;ailleurs, la moitié de celles que j&#8217;ai recensées n&#8217;existent sans doute plus aujourd&#8217;hui ».</em> Fasciné par <em>« ces décors kitsch, la richesse typographique des intitulés et ces couleurs éclatantes »</em>, le photographe entreprend alors un tour de l’Hexagone (et quelques crochets en Belgique) à vélo, en train ou en voiture, avec l’idée d’archiver ces clubs hors du temps, offrant <em>« une sorte de carte postale de la France des parkings, des champs de betteraves et des zones commerciales »</em>. En résulte un ouvrage de près de 200 clichés. Publié une première fois en 2018 chez Headbangers Publishing (sous l&#8217;égide du label Ed Banger Records d&#8217;un certain Pedro Winter), ce beau livre ressort augmenté de nouvelles images, d&#8217;où transpire toujours cette nostalgie sucrée, triste et belle comme un lendemain de fête.</p>
<p>__________________________________________</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/09/01/francois-prost-2/" target="_blank">A LIRE AUSSI / L&#8217;INTERVIEW DE FRANCOIS PROST</a></strong></p>
<div id="attachment_162436" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/francois-prost3.jpg"><img class="size-medium wp-image-162436" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/francois-prost3-300x300.jpg" alt="L’Acropol, Chilly-Mazarin (Essonne), 2013 © François Prost" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">L’Acropol, Chilly-Mazarin (Essonne), 2013 © François Prost</p></div>
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		<title>François Prost</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Sep 2024 00:10:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[campagne]]></category>
		<category><![CDATA[Discothèques]]></category>
		<category><![CDATA[François Prost]]></category>
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		<category><![CDATA[photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Comment définiriez-vous votre pratique ? À l&#8217;origine je suis graphiste, ce qui a influencé ma manière de faire de la photographie. Je...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment définiriez-vous votre pratique ?</strong> À l&#8217;origine je suis graphiste, ce qui a influencé ma manière de faire de la photographie. Je suis sensible à la typographie, à la composition et produis des images assez épurées et lisibles. En général, je crée des concepts sur une thématique sociétale que je décline sur le long cours, de façon systématique.</p>
<p><strong>Justement, pouvez-vous nous parler de cette série, <em>After Party</em> ?</strong> <strong>Quand et comment est-elle née ?</strong> En 2011, un peu par hasard. J&#8217;étais en balade en vélo avec un ami en Bourgogne. À un moment, j&#8217;ai eu de l&#8217;avance sur lui et me suis retrouvé à l&#8217;attendre sur le parking d&#8217;un discothèque. C&#8217;était un dimanche matin. Il y avait des bris de verre par terre, des mégots, des bouts de flyers déchirés&#8230; Soit des vestiges de la fête, mais dans un environnement assez bucolique. On entendait les chants des oiseaux. Tout cela créait un décalage intéressant. J&#8217;ai pris des photos de la façade de la boîte, en réalité une ancienne ferme reconvertie en discothèque, avec quelques éléments de décor un peu kitsch, de grands lasers posés sur le toit et une bannière Fun Radio.</p>
<div id="attachment_162432" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/francois-prost1.jpg"><img class="size-full wp-image-162432" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/francois-prost1.jpg" alt="La Fiesta, Condrieu (Rhône-Alpes), 2013" width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">La Fiesta, Condrieu (Rhône-Alpes), 2013</p></div>
<p><strong>Ce fut donc le point de départ de cette série ?</strong> Oui, et de ma vocation de photographe. Quelques mois plus tard, j&#8217;ai commencé à chercher d&#8217;autres lieux de ce type en France, effectuant beaucoup de repérages avec Google Street View. À chaque fois que je partais en week-end voir des amis ou de la famille, je faisais un détour comme je le pouvais, en vélo, en train ou en voiture, pour retrouver ces boîtes et collecter des images de façades, jusqu&#8217;à obtenir une série consistante. J&#8217;ai sorti un premier livre en 2018. J&#8217;ai ensuite développé ce concept dans d&#8217;autres pays et sur d&#8217;autres bâtiments, comme des strip clubs aux États-Unis.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous fascine dans ces façades de boîtes ? </strong>Ces décors un peu kitsch, la richesse typographique, les couleurs lumineuses. Au-delà de l&#8217;esthétique, c&#8217;est le côté nostalgique de ces endroits, qui ont marqué l&#8217;histoire de pas mal de gens, qui m&#8217;intéresse. Tout le monde a au moins un souvenir en discothèque. Ce sont des lieux, en tout cas pour ma génération, où l&#8217;on vivait ses premiers instants d&#8217;adultes, son premier baiser, les histoires de bagarre&#8230; <span class="has-pullquote" data-pullquote="Il y aussi un peu de mélancolie ici, comme un lendemain de fête à la lumière du jour.">Il y aussi un peu de mélancolie ici, comme un lendemain de fête à la lumière du jour.</span> Le fait de les montrer de cette façon leur offre un éclairage différent.</p>
<p><strong> Et d&#8217;un point de vue architectural ?</strong> Ce sont des bâtiments assez banals sur lesquels on pose des éléments de décoration pour communiquer quelque chose de festif, généralement kitsch. Les mêmes thématiques reviennent souvent : l&#8217;antiquité grecque, égyptienne ou romaine, avec son lot de pyramides ou de colonnades. Plusieurs boîtes s&#8217;appellent d&#8217;ailleurs &#8220;Le Colisée&#8221;, &#8220;Le Sphinx&#8221;&#8230; On ressent aussi l&#8217;influence de la culture américaine des années 1960-70, avec parfois des palmiers, l&#8217;aspect tropical. C&#8217;est un moyen de faire rêver les gens et de créer une espèce de mythologie.</p>
<p><strong>Il y a également de l&#8217;humour dans vos images. On ne peut s&#8217;empêcher de sourire face à ces &#8220;débordements créatifs&#8221;&#8230;</strong> Oui, il y a un peu de malice, mais je ne me moque pas, c&#8217;est plus un petit clin d&#8217;œil. Je montre juste la façade, souligne quelques incohérences, cela pousse les gens à s&#8217;interroger.</p>
<p><strong>Quelle est votre méthode ?</strong> Le dispositif est assez simple. J&#8217;essaie de m&#8217;assurer qu&#8217;il y ait un recul suffisant, j&#8217;utilise un trépied mais pas tout le temps, et un appareil numérique. Le plus important reste la lumière. Elle doit être assez forte, voire brutale, avec des ciels très bleus afin de faire ressortir les couleurs au maximum. J&#8217;ai donc tendance à rechercher le soleil, mais la série reste très équilibrée entre le nord, le sud, l&#8217;est et l&#8217;ouest de la France. Certaines photos affichent des tons grisonnants.</p>
<div id="attachment_162438" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/francois-prost5.jpg"><img class="size-full wp-image-162438" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/francois-prost5.jpg" alt="Le Kes West, Bours (Pas-de-Calais), 2014 © François Prost" width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">Le Kes West, Bours (Pas-de-Calais), 2014 © François Prost</p></div>
<p><strong>Comment choisissez-vous ces discothèques ?</strong> Pour répondre à des enjeux de composition, j&#8217;ai toujours cherché des lieux un peu dépouillés, sans trop d&#8217;éléments de décor autour. Je n&#8217;ai pas réalisé beaucoup de photographies en ville, les endroits intéressants sont plutôt en campagne, dans des zones assez isolées, permettant de bien mettre la boîte en avant. Quelque part, c&#8217;est une sorte de carte postale de la France des parkings, des ronds-points, des zones commerciales&#8230; On se retrouve en rase campagne, dans des champs de betteraves, en zone périurbaines. Les discothèques sont surtout situées là, dans ces endroits qu&#8217;on ne voit pas trop, en tout cas loin de l&#8217;image qu&#8217;on se fait habituellement de la France avec ses villages en pierre et ses clochers.</p>
<p><strong>Les gérants ou patrons étaient-ils au courant ? Et si oui quelles furent les réactions ?</strong> Au départ je prévenais tout le temps. La plupart étaient heureux du résultat puis j&#8217;ai essuyé quelques remarques de gens pas très contents. Ils pensaient que je me moquais, alors que ce n&#8217;est pas du tout mon intention. Par exemple, c&#8217;est la maison d&#8217;édition du label ED Banger qui a édité le livre. Ces musiciens montent des fêtes branchées à Paris, mais trouvent pour la plupart l&#8217;origine de leur carrière dans ces discothèques-là, et les regardent donc avec respect et reconnaissance.</p>
<p><strong>Au-delà de l’aspect graphique de ces images, visez-vous aussi un discours sociologique sur ces lieux, qui sont tout de même en voie de disparition&#8230;</strong> Complètement, et c&#8217;est aussi une manière de les archiver. D&#8217;ailleurs, je pense qu&#8217;au moins la moitié des boîtes que j&#8217;ai photographiées n&#8217;existe plus aujourd&#8217;hui.</p>
<div id="attachment_162460" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/francois-prost-2.jpg"><img class="size-full wp-image-162460" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/francois-prost-2.jpg" alt="Le Valentino Brée (Mayenne) 2015 (c) François Prost" width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">Le Valentino Brée (Mayenne) 2015 (c) François Prost</p></div>
<p><strong>Pourquoi selon vous ?</strong> Je ne suis pas un spécialiste, mais je pense que l&#8217;exode rural y est pour beaucoup. Les campagnes se dépeuplent, donc les discothèques, comme les boulangeries, disparaissent. La répression policière sur la consommation d&#8217;alcool au volant, qui est une assez bonne chose, a aussi joué. Et puis la manière de faire la fête a évolué, les gens restent un peu plus chez eux, sauf peut-être dans les grandes villes.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> Je vais éditer l&#8217;an prochain un livre sur les façades de Love Hôtels au Japon. Je réalise des portraits aussi, toujours selon un dispositif systématique, en l&#8217;occurrence de gens sortant de toilettes lors de festivals de musique. J&#8217;avais commencé par les touristes sortant des bus à Paris ou de camping-cars et de caravanes (la série <em>Van Life</em>).</p>
<p><strong>Sinon, fréquentez-vous les discothèques ?</strong> De manière assez épisodique, même si ce ne sont pas mes lieux de sortie privilégiés. J&#8217;ai grandi à Lyon, lorsque j&#8217;étais jeune j&#8217;allais dans des boîtes en périphérie la ville. Parfois je rentrais, parfois non !</p>
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