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	<title>LM magazine &#187; Engagé</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Sustain 2026</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 03:06:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<category><![CDATA[zéro carbone]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Pouvez-vous nous rappeler ce qu&#8217;est Sustain ? Sustain c&#8217;est un peu le laboratoire de nos contradictions. Un espace où l’on questionne nos façons...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pouvez-vous nous rappeler ce qu&#8217;est Sustain ?</strong><br />
Sustain c&#8217;est un peu le laboratoire de nos contradictions. Un espace où l’on questionne nos façons d&#8217;accueillir, de créer et de coopérer. Le projet ne cherche pas à construire un modèle parfait. Loin de toute leçon de morale, notre démarche allie actions concrètes et évolution progressive des pratiques de la salle.</p>
<p><strong>Comment cela se traduit-il ?</strong><br />
Nous avons construit des parcours plutôt que juxtaposer des événements. Pendant plusieurs jours, le public peut passer d’un concert à une création, un atelier, un forum ou une rencontre. Nous encourageons les créations et le rapprochement entre artistes, habitants, partenaires et publics.</p>
<div id="attachment_182906" style="width: 1010px" class="wp-caption alignleft"><img class="wp-image-182906 size-full" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/08/florebenguigui-emma-birski.jpg" alt="Flore Benguigui © Emma Birski" width="1000" height="694" /><p class="wp-caption-text">Flore Benguigui © Emma Birski</p></div>
<p><strong> Sustain ne se limite donc pas à une programmation musicale ?</strong><br />
Sustain est certes pensé comme un temps fort musical. On est ainsi ravis d&#8217;accueillir, entre autres, <a href="https://aeronef.fr/agenda/sustain-conservatoire26" target="_blank">Aloïse Sauvage</a>, <a href="https://aeronef.fr/agenda/sustain-250926" target="_blank">Holy Fuck</a>, <a href="https://aeronef.fr/agenda/sustain-260926" target="_blank">Flore Benguigui </a>ou <a href="https://aeronef.fr/agenda/sustain-bccamplightsolo-samedi" target="_blank">BC Camplight</a>. Mais il est porté par des artistes qui s&#8217;engagent à respecter une charte portant sur la mobilité, la sobriété énergétique ou la lutte contre les discriminations.</p>
<p><strong> Cela dit, l’engagement écologique ne signifie pas moins bien accueillir les artistes. Ni proposer uniquement au public des sets acoustiques éclairés à la bougie. </strong><strong>L’écologie est donc loin d’être le seul sujet ?</strong><br />
En effet, Sustain interroge aussi notre rapport à l’autre, l’inclusion, les questions économiques ou encore l’égalité femmes-hommes. Cette année, nous atteignons quasiment la parité entre artistes femmes et hommes. On continue à soutenir dès le début des projets qui bousculent les pratiques dans des domaines où les femmes sont sous-représentées.</p>
<p><strong>Le public a également un rôle à jouer ?</strong><br />
Bien sûr, les transports en commun et le covoiturage sont aussi conseillés, dans la mesure du possible. Grâce au dispositif <a href="https://aeronef.fr/aeroeasygo" target="_blank">Aéro Easy Go</a>, nous remboursons de nombreux tickets. Par ailleurs, le respect est la règle de base. Sexisme, homophobie, racisme, transphobie ou toute autre forme de discrimination n’ont pas leur place. Sustain demeure un espace safe pour toutes et tous.</p>
<div style="width: 760px" class="wp-caption alignnone"><img class="" src="https://www.lille.fr/var/www/storage/images/mediatheque/mairie-de-lille/images-openagenda/detritus-from-mars/4055753-1-fre-FR/Detritus-From-Mars.jpg" alt="" width="750" height="422" /><p class="wp-caption-text">Détritus from Mars</p></div>
<p><strong>Qu’est-ce qui vous enthousiasme particulièrement cette année ?</strong><br />
Nous améliorons nos pratiques sans perdre en poésie ni créativité. <a href="https://court-circuit.band/zero-carbon-records" target="_blank">Zéro Carbon Records</a>, par exemple, associe musique et réflexion environnementale (<em>ndlr : ou comment rapprocher la création et la diffusion musicale du zéro carbone</em>). À Faches-Thumesnil, une rencontre avec l&#8217;autrice<a href="https://aeronef.fr/agenda/sustain-forumchloethibaud" target="_blank"> Chloé Thibaud et Flore Benguigui </a>explore la manière dont les musiciennes, repensent leurs pratiques pour mieux résister aux logiques patriarcales. Il y a aussi <a href="https://aeronef.fr/agenda/detritus-mars" target="_blank">Détritus from Mars </a>: une guinguette où le public est invité à danser vêtu de ses plus beaux déchets. Et puis DJ Marcelle, fan de The Fall qui débarque avec ses trois platines. Sans oublier DJ Startup, qui joue au milieu du public et marie musiques traditionnelles et électronique. C’est exactement l’esprit Sustain : expérimenter, partager et créer des liens.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/4GZJGxOGPRs?si=APWi_oAw-lIEVN03" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>AFFICHE POLITIQUE</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 01:59:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[affiches politiques]]></category>
		<category><![CDATA[Engagé]]></category>
		<category><![CDATA[Graphisme]]></category>
		<category><![CDATA[Mons Memorial Museum]]></category>
		<category><![CDATA[Triennale]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ici, pas de vitrines poussiéreuses. Dès les premières salles, seize sections s&#8217;enchaînent comme autant de fenêtres ouvertes sur les fractures du monde, des droits humains à l&#8217;environnement en passant par les luttes sociales ou les discriminations. Le parti pris est clair : plutôt qu&#8217;un défilé chronologique ou la simple mise en avant des lauréats, une déambulation libre où les décennies se répondent, où une illustration de 1978 dialogue avec l&#8217;actualité la plus brûlante. La richesse du fonds impressionne : près de 200 affiches jalonnent le parcours.Elles ont été sélectionnées dans le vaste corpus constitué depuis la création de la Triennale en 1977. à l&#8217;origine tournée vers les seules luttes sociales locales, la manifestation s&#8217;est ouverte au monde entier. De quoi mesurer, d&#8217;un seul regard circulaire, la constance de certains combats, et la manière dont chaque génération de graphistes réinvente les mêmes urgences.</p>
<h3>Arrêt sur images</h3>
<p>Section migrations : le Chinois<strong> Mingliang Li</strong> détourne le drapeau européen, remplaçant le cercle d&#8217;étoiles par une ronde de mains tendues sur fond bleu, comme un appel au secours adressé à une Europe qui regarde ailleurs. Un peu plus loin, la partie consacrée au conflit israélo-palestinien s&#8217;arrête sur le travail du graphiste israélien<strong> Yossi Lemel</strong> : une colombe blanche enfermée dans un bocal de verre, ailes repliées contre la paix qu&#8217;elle est censée incarner. L&#8217;image, sobre et cruelle, résume à elle seule l&#8217;enlisement d&#8217;un conflit ravivé depuis les attentats du 7 octobre 2023. Ailleurs, la section droits de l&#8217;Homme convoque les visages d&#8217;Anna Politkovskaïa et de Ján Kuciak, journalistes assassinés pour avoir enquêté, tandis que le crayon brisé de Charlie Hebdo referme la boucle sur la liberté d&#8217;expression menacée, thème qui ouvre justement le parcours. Ce qui frappe surtout, c&#8217;est la jeunesse du regard porté sur ces archives. Quatre écoles secondaires de la région montoise ont participé à des ateliers d&#8217;écriture, et les textes anonymes des élèves jalonnent aujourd&#8217;hui l&#8217;accrochage, mêlant colère intime et lucidité politique. « <em>Le silence est un choix</em> », prévient l&#8217;un des murs de l&#8217;exposition. Une phrase qui résonne longtemps après la sortie, quand les combats d&#8217;hier ressemblent décidément trop à ceux d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p>
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		<title>Noémie Merlant</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/12/01/noemie-merlant-2/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Dec 2024 06:47:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Engagé]]></category>
		<category><![CDATA[Féministe]]></category>
		<category><![CDATA[Noémie Merlant]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Quand ce film est-il né ? Lorsque je me suis installée chez Sanda Codreanu, après une rupture. Elle incarne Nicole dans le film...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quand ce film est-il né ? </strong>Lorsque je me suis installée chez Sanda Codreanu, après une rupture. Elle incarne Nicole dans le film et c&#8217;est aussi ma meilleure amie depuis 15 ans. Nous nous sommes rencontrées au cours Florent. Sur son balcon, j’ai réalisé que c’était la première fois de ma vie où je me sentais vraiment détendue, pas oppressée ni obligée de jouer un rôle. Cela m’a permis d’évoquer des traumatismes et m’a inspiré ce film. J’ai commencé à l&#8217;écrire sur ce fameux balcon en compagnie de Sanda et de son humour.</p>
<p><strong>Céline Sciamma a également participé à l&#8217;écriture, n&#8217;est-ce pas ? </strong>Oui, c&#8217;était déjà une amie proche. Je l’avais rencontrée lors du tournage de <em>Portrait d’une jeune fille en feu</em>. Alors que je rencontrais des difficultés elle m’a aidée à structurer le scénario, à affirmer mes idées. C’est d’ailleurs grâce à elle que la figure du fantôme du violeur <em>(ndlr : qui ne pourra reposer en paix seulement après avoir avoué ses crimes)</em> est restée, malgré les réticences potentielles de certains financeurs.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi de mêler comédie, fantastique et horreur ?  </strong>Dans ma vie, j’évoque mes traumatismes avec humour. Cela me permet de prendre du recul et de me réapproprier ces expériences. Il était donc logique pour moi d’insuffler au récit ce côté comique. Le fantastique et l’horreur étaient eux essentiels pour explorer ces thèmes de façon cathartique.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/K9I5443NczM?si=W_BDqFIttoythKb5" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Oui, d&#8217;ailleurs le film est assez gore&#8230;</strong> C&#8217;est vrai, le gore symbolise la violence que j&#8217;ai accumulée et qui finit par exploser. Et puis, j’ai toujours aimé les films de genre. Ils reflètent une liberté totale, y compris celle d’embrasser le mauvais goût et la vulgarité. C&#8217;est libérateur, surtout en tant que femme. <span class="has-pullquote" data-pullquote="En montrant des personnages imparfaits, vivants et incarnés, j’espère briser les clichés de la figure féminine figée et glacée.">En montrant des personnages imparfaits, vivants et incarnés, j’espère briser les clichés de la figure féminine figée et glacée.</span></p>
<p><strong>A</strong><strong>viez-vous déjà une idée du casting durant l’écriture ? </strong>Dès le début, je savais que Sanda jouerait Nicole. J’ai écrit ce personnage en pensant à elle. Pour interpréter Élise, j’ai puisé dans ma propre vie et mes expériences, tout en accentuant certains traits. Trouver Ruby a été plus difficile. De nombreuses actrices ont refusé, à cause de la nudité et de potentielles critiques sur les réseaux sociaux. Mais Souheila Yacoub ne craint pas d’utiliser son corps comme une arme de revendication. Une alchimie s’est tout de suite créée entre nous trois.</p>
<p><strong>Et concernant les rôles masculins ? </strong>Par contre, là, nous avons galéré pour trouver l’acteur incarnant le fameux voisin. La plupart des hommes avaient peur de jouer un violeur et d’être montrés comme un monstre. Il y aussi cette réticence d&#8217;accepter un rôle secondaire, de laisser de la place aux femmes. Lucas Bravo, lui, cherchait au contraire à briser son image de beau gosse dans <em>Emily in Paris</em>.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/12/3-les-femmes-au-balcon_-2024-nord-ouest-films-france-2-cinéma.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-166733" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/12/3-les-femmes-au-balcon_-2024-nord-ouest-films-france-2-cinéma.jpg" alt="© 2024 NORD-OUEST FILMS - FRANCE 2 CINÉMA" width="1300" height="731" /></a></p>
<p><strong>Quel est le principal message du film ? Que la honte et la peur doivent changer de camp ?  </strong>Oui. Aujourd’hui, les femmes ressentent constamment de la peur, que ce soit dans la rue ou ailleurs. Virginie Despentes disait : « Si les hommes avaient peur de se faire lacérer la bite, ils contrôleraient peut-être leurs pulsions ». Elle a raison, si les agresseurs craignaient les conséquences, ils ne passeraient pas à l’acte. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Il faut savoir que le féminisme n’a jamais tué.">Il faut savoir que le féminisme n’a jamais tué.</span> On nous traite d’hystériques, certains nous trouvent chiantes, mais nous ne sommes en rien effrayantes. D&#8217;ailleurs, cela explique peut-être pourquoi les choses n’évoluent pas&#8230; Le film explore cette peur et propose une caricature des agresseurs, reflétant comment les femmes finissent par les voir. Il y a aussi la question des aveux&#8230;</p>
<p><strong>C&#8217;est-à-dire ? </strong>Rares sont les violeurs qui reconnaissent leurs actes, on le voit très bien avec l’affaire de Mazan. À part le mari, qui a fini par avouer, quasiment aucun des 50 accusés n’a eu ce courage. J’ai donc voulu insister là-dessus. J&#8217;ajoute que les représentations changent le monde. dans notre société, les images jouent un rôle clé. En changeant les récits, on peut transformer la perception des choses. Plus une représentation devient récurrente (comme une femme torse nu sur un balcon) plus elle est acceptée. C’est un des objectifs du film et du cinéma en général.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/12/7-les-femmes-au-balcon_-2024-nord-ouest-films-france-2-cinéma8.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-166755" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/12/7-les-femmes-au-balcon_-2024-nord-ouest-films-france-2-cinéma8.jpg" alt="© 2024 NORD-OUEST FILMS - FRANCE 2 CINÉMA8" width="1300" height="731" /></a></p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi d’utiliser la figure de Marilyn Monroe dès le début ? </strong>Pour moi, elle représente l’icône absolue. On sait bien comment elle a été façonnée par les studios, par les hommes et pour les hommes, avec ce côté fantasmatique et mystérieux. Et elle en a souffert, sa vie lui a été volé. J’ai donc voulu casser ce mythe, lui rendre une certaine liberté, notamment via la vanne du pet<em> (ndlr : dans une scène Noémie Merlant est grimée en Marilyn, et pète)</em>. Ce n’est pas anodin, car cette blague est généralement acceptée seulement quand c&#8217;est un homme qui la fait. Il fallait que je passe par cette démystification.</p>
<p><strong>Marilyn n’est d’ailleurs pas la seule figure à être convoquée, il y a d&#8217;autres références dans votre film, n’est-ce pas ? </strong>Dès l’écriture je voulais, à mon petit niveau, appuyer un clin d’œil à <em>Fenêtre sur cour</em> d’Hitchcock, l’un de mes films préférés. J’ai souhaité tordre cette histoire : ici ce n’est pas le photographe qui &#8220;rentre&#8221; dans l’intimité des femmes mais l’inverse. Les filles regardent ainsi un homme se trimballer à poil dans son appartement.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/f9fz8q962Dc?si=MzIP951AYjhbJ1eW" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>On pense aussi aux films d&#8217;Almodóvar, notamment par l&#8217;emploi de la palette saturée de votre long-métrage&#8230;</strong> Oui, il est aussi une très grande source d’inspiration, les couleurs qu’il utilise sont magnifiques. Il a cette capacité incroyable à filmer des femmes avec leurs convictions, leurs doutes mais aussi un côté &#8220;farfelu&#8221;. J’ai aussi beaucoup pensé à <em>Boulevard de la mort</em> de Tarantino pour le côté horrifique, tout comme au cinéma d’épouvante japonais et coréen. Et puis, plus surprenant, <em>Le Père Noël est une ordure</em> a aussi joué un rôle important.</p>
<p><strong>Comment ? </strong>Pour son côté très théâtral dans le jeu, qui selon moi manque un peu dans le cinéma. Nous avons volontairement accentué bien des aspects du film : l&#8217;interprétation, les décors, les costumes, les maquillages…</p>
<p><strong>Ne craignez-vous pas que votre film soit taxé de &#8220;misandre&#8221; ?  </strong>La question de l’absence de figure masculine positive revient souvent. Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, le temps me manquait. Je devais déjà réussir à caractériser parfaitement mes trois héroïnes et leurs agressions respectives. Ajouter ce type de personnage aurait affaibli la construction des autres. Ensuite, en l&#8217;ajoutant, beaucoup d’hommes se seraient identifiés à lui, ce qui aurait empêché l&#8217;introspection.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/12/5-les-femmes-au-balcon_-2024-nord-ouest-films-france-2-cinéma.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-166754" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/12/5-les-femmes-au-balcon_-2024-nord-ouest-films-france-2-cinéma.jpg" alt="© 2024 NORD-OUEST FILMS - FRANCE 2 CINÉMA" width="1300" height="731" /></a></p>
<p><strong>Dans quel sens ? </strong><span class="has-pullquote" data-pullquote="Il ne s'agit pas d'accuser tous les hommes d'être des violeurs, mais de les inviter à réfléchir.">Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;accuser tous les hommes d&#8217;être des violeurs, mais de les inviter à réfléchir.</span> Peut-être s&#8217;interrogeront-ils sur leurs propres comportements ? En tout cas, l’idée est de mieux comprendre ce que les femmes subissent au quotidien. Créer un personnage masculin positif aurait donc sabré une fonction essentielle du film : sa capacité à provoquer le dialogue et une prise de conscience.</p>
<p><strong>Quelles sont les réactions du public ? </strong>Elles diffèrent selon les genres. Les femmes sont profondément touchées et viennent souvent se confier à moi, y compris sur les réseaux sociaux. Du côté des hommes, il y a trois grandes catégories. Ceux qui apprécient de voir des femmes prendre de la place et se défendre contre leurs agresseurs. D’autres se sentent mal à l’aise par moments, mais ils ressortent du film enrichis. Par exemple, le thème du viol conjugal leur a permis de découvrir une réalité qu’ils ignoraient. Enfin, certains considèrent cette histoire comme une attaque et assurent que &#8220;tous les hommes ne sont pas comme ça&#8221;. J’essaie alors d’engager la conversation, expliquant que, dans de nombreux films, les personnages féminins sont soit idiotes, soit machiavéliques, et pourtant nous arrivons à les regarder sans nous sentir visées. Enfin je sais, évidemment, que tous les hommes ne sont pas mauvais.</p>
<p><strong>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/12/11/les-femmes-au-balcon/" target="_blank">A LIRE ICI / LA CHRONIQUE DU FILM</a></strong></p>
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