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	<title>LM magazine &#187; couleurs</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Launorma</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 23:36:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
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		<category><![CDATA[Laura Normand]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>D’abord, pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre parcours ?</strong> Je suis originaire d’un petit village de la Manche, en Normandie. J’ai suivi mes études de design graphique et de direction artistique à Paris. Assez vite, j’ai été attirée par l’image digitale, qui me permettait de combiner mes envies de création avec les outils du design. C’est comme ça que j’ai développé un style personnel, en parallèle de mon travail de directrice artistique.</p>
<p><strong>Selon vous, qu’est-ce qui définit votre style ?</strong> Il est assez reconnaissable par l’usage de formes courbées, de couleurs vives et de textures brillantes. Avec le temps, j’ai cherché à simplifier mes compositions, en me concentrant sur l’impact visuel et sur des éléments graphiques plus forts et assumés.</p>
<p><strong>D’où vous vient cet attrait ?</strong> J’ai toujours été attirée par les formes douces, les couleurs franches, les objets lisses ou brillants. Cela vient sûrement de mon amour pour le design mobilier Space Age et Memphis. Rien qu’en les regardant, on se sent bien.</p>
<p><strong>Quel est votre objectif en accompagnant, avec ces formes et couleurs, les modèles qui peuplent vos créations ?</strong> Je vois ça comme une manière de compléter le corps, d’augmenter l’image. Ces formes accentuent une posture, un mouvement ou une émotion. C’est aussi une façon de créer une relation entre réel et virtuel. J’aime le mix des deux et la dimension surréaliste qui en découle.</p>
<div id="attachment_172203" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma.jpg"><img class="size-full wp-image-172203" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma.jpg" alt="Danse (c) Launorma" width="1000" height="1292" /></a><p class="wp-caption-text">Danse (c) Launorma</p></div>
<p><strong>On observe qu’il y a aussi beaucoup de motifs floraux dans vos créations. Pourquoi ?</strong> C&#8217;est vrai, je suis un peu obsédée par les fleurs. C’est un motif que je décline depuis longtemps, sans m’en lasser. Il y a chez elles une infinité de formes, et ça me permet de jouer graphiquement tout en gardant un lien avec la nature. C’est aussi un symbole de liberté et de paix, deux notions qui me sont essentielles.</p>
<p><strong>S’agit-il aussi, quelque part, de symboliser une certaine forme d’harmonie entre l’être humain et la nature ?</strong> En effet, et c’est une façon de montrer la beauté de la nature, en la glorifiant, en l’extrapolant.</p>
<p><strong>Par ailleurs, vous souhaitez que vos créations soient <em>« presque thérapeutiques »</em>, écrivez-vous. En quoi cela ?</strong> Je veux que ce soient des images ou des objets qui font du bien à regarder. Qu&#8217;ils soient joyeux, optimistes et surtout qui nous donnent envie de rêver. Comme du bonbon pour les yeux. Qu’ils égayent nos espaces physiques ou digitaux, en véhiculant des messages légers comme la paix, la liberté, la joie.</p>
<div id="attachment_172207" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma3.jpg"><img class="size-full wp-image-172207" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma3.jpg" alt="Plaisir d'offrir (c) Launorma" width="1000" height="1293" /></a><p class="wp-caption-text">Plaisir d&#8217;offrir (c) Launorma</p></div>
<p><strong>Concrètement, comment travaillez-vous ? Quel est votre processus créatif ?</strong> Je commence souvent par une photo ou un croquis, puis je compose en digital, en ajoutant petit à petit les formes, les couleurs, les textures. C’est un travail assez instinctif, je teste beaucoup de choses jusqu’à trouver un équilibre.</p>
<p><strong>Prenez-vous vous-même les modèles en photo ?</strong> Parfois oui, mais la plupart du temps ce sont des images de photographes que j’aime beaucoup. Ensuite, je compose de façon assez libre, sans schéma fixe. Je me laisse guider par ce que le cliché dégage.</p>
<p><strong>Plus généralement, quelles sont vos sources d’inspiration et vos influences artistiques ?</strong> Je suis influencée par le mouvement Memphis, le design des années 1970, les formes organiques dans le mobilier ou encore certaines esthétiques pop, psychés, ou naïves. Je m’inspire aussi beaucoup de la nature, surtout des fleurs, et de tout ce qui me fait une impression visuelle forte, même dans des choses du quotidien.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> Je souhaite implanter davantage mon travail dans le réel, dans l’espace physique. Par l’objet, des fresques, du décor. J’ai envie que les gens puissent s’immerger dans ma nature fantasmée. Je réfléchis donc à une exposition immersive autour de cette &#8220;supernature&#8221; avec la création de structures de différentes tailles. C’est mon rêve. Affaire à suivre&#8230;</p>
<hr />
<h2 style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;">Trois œuvres commentées</span></h2>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Orgy</em></strong></p>
<div id="attachment_172206" style="width: 985px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma2.jpg"><img class="size-full wp-image-172206" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma2.jpg" alt="Orgy (c) Launorma" width="975" height="1300" /></a><p class="wp-caption-text">Orgy (c) Launorma</p></div>
<p style="text-align: center;">« J&#8217;ai appelée cette œuvre Orgy, car toutes les formes semblent fusionner, se croiser, s’imbriquer. Il y a quelque chose de très vivant et de sensuel dans leur interaction. Ici, les fleurs sont presque personnifiées pour créer une image érotique, autour d’une nature luxuriante, vibrante et presque appétissante. C’est une image où je me suis amusée à laisser parler la forme et la matière, sans trop réfléchir au message. C’est surtout une question de sensations ».</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong><em>Realities Theory</em></strong></p>
<div id="attachment_172208" style="width: 929px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma4.jpg"><img class="size-full wp-image-172208" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma4.jpg" alt="Realities Theory (c) Launorma" width="919" height="1300" /></a><p class="wp-caption-text">Realities Theory (c) Launorma</p></div>
<p style="text-align: center;">« Ce visuel fait partie de ma série Realities Theory, un projet sur la perception subjective de la réalité.<br />
L’idée, c’est que chacun vit un peu dans son propre monde, avec ses filtres, ses émotions, ses projections. Même si on partage un espace commun, on ne perçoit pas les choses de la même manière. Dans cette image, le visage expressif est entouré de formes très lisses, brillantes, presque intrusives. Elles représentent ces &#8220;bulles personnelles de réalité&#8221; qui nous enveloppent, nous isolent parfois ou nous protègent. Elles ne sont ni bonnes ni mauvaises. Elles sont juste là, comme une couche en plus entre nous et le monde extérieur. Ce projet mélange des éléments très humains (comme des gestes, des regards) avec des formes numériques abstraites. J’aime explorer cette tension entre ce qui est réel et ce qui est fabriqué par le mental ».</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong><em>Sexy Bouquet</em></strong></p>
<div id="attachment_172209" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma5.jpg"><img class="size-full wp-image-172209" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma5.jpg" alt="Sexy Bouquet#1 (c) Launorma" width="1000" height="1250" /></a><p class="wp-caption-text">Sexy Bouquet#1 (c) Launorma</p></div>
<p style="text-align: center;">« Ce bouquet une sculpture en résine que j’ai imaginée pour OFF/SCRIPT, en édition limitée (aujourd’hui sold out). Je l’ai appelé Sexy Bouquet car, même si c’est un objet très mignon et coloré au premier regard, il y a une intention un peu plus joueuse et suggestive derrière. Les fleurs ont des formes un peu exagérées, presque cartoonesques, avec des couleurs très franches. C’est kitsch, pop, et assumé. C’est aussi une manière de matérialiser mon univers digital dans un objet réel. J’adore cette idée de pouvoir faire exister mes fleurs en volume, de les rendre &#8220;touchables&#8221;. C’était une première collaboration en sculpture, et ça m’a donné très envie d’aller plus loin dans ce type de projets ».</p>
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		<title>Egle Plytnikaite</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 07:45:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On connaissait la femme chocolat, pas encore la femme champignon ! En l’occurrence, c’est une chanterelle qui coiffe cet intrigant personnage&#8230; faisant un peu office d’autoportrait. <em>« C’est une oeuvre très personnelle. J’ai grandi dans une région où la tradition de la cueillette des champignons est très ancrée</em>, confie <a href="https://www.instagram.com/egle.plytnikaite/" target="_blank">l’artiste</a>.<em> C’est d’ailleurs comme ça que j’ai gagné mes premiers sous. Je continue d’en ramasser aujourd’hui, mais seulement pour les manger »</em>. Née en Lituanie <em>« dans une petite ville entourée de forêt »</em>, désormais installée à Vilnius, <a href="https://egle.plytnikaite.com/" target="_blank">Eglė Plytnikaitė</a> a toujours nourri une passion pour l’art et la nature, qu’elle sublime dans des compositions minimalistes aux couleurs vibrantes&#8230; lesquelles manquent parfois à son pays, <em>« surtout pendant les saisons froides »</em>. Saupoudrées d’une texture granulée qui leur offre un aspect délicieusement vintage (<em>« et de la chaleur »</em>), ses images ne sont pas non plus dénuées d’humour, voire d’ironie. <em>« Absolument ! Cela reflète vraiment qui je suis. Je n’aime pas prendre les choses trop au sérieux. La vie est courte, et le rire souvent le meilleur des remèdes »</em>. Ce sens du décalage demeure aussi une bonne façon de pointer les maux de ce bas monde, des atteintes aux droits des femmes à la guerre en Ukraine, en passant par le péril climatique. Cet ours polaire au visage craquelé comme une banquise à cause d’une bouteille en plastique en est la parfaite illustration.<em> « L’art est pour moi une arme puissante qui peut, je le crois, contribuer à un avenir meilleur »</em>, assure cette bénévole pour diverses organisations environnementales. On ne peut qu’acquiescer : le temps de ce portfolio, elle a déjà illuminé notre journée.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=165428" target="_blank">A LIRE ICI / L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
<div id="attachment_165434" style="width: 222px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/11/egle-plytnikaite-2.jpg"><img class="size-medium wp-image-165434" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/11/egle-plytnikaite-2-212x300.jpg" alt="Amanita Muscaria (c) Eglė Plytnikaitė" width="212" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Amanita Muscaria (c) Eglė Plytnikaitė</p></div>
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		<title>Andrei Nicolescu</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/03/01/andrei-nicolaescu/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 00:43:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Romuanie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Pouvez-vous nous parler de votre parcours ? Je suis originaire de Roumanie. J&#8217;ai étudié l&#8217;architecture, puis exercé ce métier pendant environ trois...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?</strong> Je suis originaire de Roumanie. J&#8217;ai étudié l&#8217;architecture, puis exercé ce métier pendant environ trois ans. En parallèle, j&#8217;ai réalisé des travaux d&#8217;illustration, que ce soit de petits projets commandés ou personnels. C&#8217;était ma façon d&#8217;exprimer ma créativité. Pendant une année entière, en 2021, je n&#8217;ai pas dessiné en raison d&#8217;un emploi du temps chargé et de la sortie de la pandémie. Puis j&#8217;ai quitté mon emploi dans un cabinet d&#8217;architecture et j&#8217;ai commencé à réaliser des portraits inspirés de la mode. C&#8217;était assez libérateur de pouvoir faire ce que j&#8217;aime.</p>
<p><strong>Votre formation en architecture influence-t-elle la manière dont vous créez vos images ?</strong> La plupart du temps, je ne m&#8217;en rends pas compte, mais il est vrai que cela a eu un impact sur mon processus créatif. Non seulement, il m&#8217;est beaucoup plus facile de planifier des projets et d&#8217;y consacrer du temps, mais cela se reflète également dans la façon dont je trouve des concepts. L&#8217;architecture a rendu mon travail beaucoup plus fluide. J&#8217;ai un sens aigu de la composition grâce au travail avec les grilles et les proportions, et je consacre beaucoup d&#8217;efforts à la conception d&#8217;une esthétique visuelle uniforme dans mes œuvres.</p>
<div id="attachment_157554" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/girl-with-a-rose.jpg"><img class="size-full wp-image-157554" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/girl-with-a-rose.jpg" alt="Girl with a Rose (c) Andrei Nicolescu" width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">Girl with a Rose (c) Andrei Nicolescu</p></div>
<p><strong>Les formes géométriques jouent-elles un rôle important dans vos créations ?</strong> Si vous regardez en arrière, il y a quelques années, je dirais que c&#8217;est sans aucun doute le cas. Qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;illustration ou de typographie, il était évident que je pensais d&#8217;une manière très volumétrique et structurelle. Mais mon travail a évolué. De façon générale, j&#8217;aime le contraste entre les lignes et les formes géométriques simples et les touches organiques et expressives.</p>
<p><strong>Le point commun de vos images est l&#8217;utilisation de couleurs vives. Pouvez-vous nous en dire plus ?</strong> C&#8217;est un style que j&#8217;ai développé au fil des ans, parce que j&#8217;aime cette part d&#8217;éclat dans l&#8217;art. Et puis je n&#8217;ai travaillé que dans le spectre RVB tout au long de ma carrière. Parfois, cela se retourne contre moi, car certains clients peuvent avoir des yeux plus sensibles.</p>
<p><strong>Il y a aussi cet aspect &#8220;granuleux&#8221; offrant beaucoup de relief à vos images. Comment y parvenez-vous ?</strong> Il n&#8217;y a pas vraiment de processus particulier pour obtenir cet effet. J&#8217;ai commencé à chercher des artistes ou des illustrateurs qui adoptaient ce type de style, pour essayer d&#8217;inverser la façon dont ils obtenaient leur effet. J&#8217;ai découvert &#8220;mon&#8221; grain en jouant avec les options des calques dans Photoshop, puis j&#8217;ai créé le mien. J&#8217;aime utiliser cet aspect granuleux car il confère à l&#8217;œuvre plus de profondeur, et une touche personnelle. Je n&#8217;aime pas les effets trop lisses, je trouve cela artificiel.</p>
<div id="attachment_157552" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/fashionista_2.jpg"><img class="size-full wp-image-157552" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/02/fashionista_2.jpg" alt="Fashionista (c) Andrei Nicolescu" width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">Fashionista (c) Andrei Nicolescu</p></div>
<p><strong>Où puisez-vous l&#8217;inspiration ?</strong> Je suis influencé par l&#8217;animation, la BD et les films en Technicolor. Je pense en particulier à l&#8217;esthétique de Wes Anderson. Actuellement, je suis fasciné par l&#8217;utilisation des couleurs dans les médias des années 1980. Je m&#8217;inspire aussi de la mode et du graphisme. L&#8217;architecture est également une référence constante pour les combinaisons de couleurs. Pour l&#8217;instant, je me concentre sur les BD et la peinture, car j&#8217;essaie de renouveler mes compétences en matière de composition. J&#8217;ai construit une bibliothèque d&#8217;images avant de découvrir Pinterest, où je répertorie maintenant de nouvelles influences.</p>
<p><strong>Vos sujets sont très variés, mais semblent toujours le point de départ d&#8217;une histoire, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Je n&#8217;ose pas dire que chaque pièce contient une histoire, mais la plupart du temps, il y a un élément de narration dans mon travail. La série <em>Girls, Girls, Girls</em> par exemple, couve une atmosphère mystérieuse. Il s&#8217;agit d&#8217;une évolution de mon travail depuis <em>Faboulous Fashion</em>, où je me concentrais sur le portrait et les silhouettes. Concernant le travail éditorial, j&#8217;essaie toujours de trouver un petit concept. Une image est un instantané, le noyau d&#8217;un récit que le lecteur doit découvrir&#8230;</p>
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		<title>Annabelle Ariane</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 04:51:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Annabelle Ariane]]></category>
		<category><![CDATA[couleurs]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Quand et comment avez-vous commencé à dessiner ? Je suis directrice artistique depuis plus de 15 ans. J’ai commencé à dessiner toute...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quand et comment avez-vous commencé à dessiner ?</strong> Je suis directrice artistique depuis plus de 15 ans. J’ai commencé à dessiner toute petite, mais m&#8217;y suis remise de façon digitale, sur tablette, depuis le confinement il y a trois ans. Avant cela, j’étais musicienne, en parallèle de mon activité, mais les concerts n’ayant plus lieu il me fallait un passe-temps me permettant de m’évader.</p>
<p><strong>Vous venez d’une famille d’artistes, comptez notamment un grand-père peintre. Vous a-t-il initiée à son travail ?</strong> Effectivement, mon grand-père était artiste-peintre et professeur d’arts plastiques au collège, donc inutile de vous dire que j’ai eu droit à l’histoire de l’art en large et en travers, et surtout à son expertise implacable. Je lui ai rendu hommage, il y a quelques années, en lui organisant une exposition, car cela me tenait à cœur de le remercier.</p>
<p><strong>Ariane est un pseudonyme, n’est-ce pas ?</strong> Oui, il provient de la mythologie grecque, l&#8217;histoire du fameux &#8220;fil d’Ariane&#8221; qui a permis à Thésée de retrouver son chemin dans le labyrinthe du Minotaure. C&#8217;est une sorte de fil conducteur. Mon grand-père fut le premier à porter ce pseudo, &#8220;Ariane&#8221;, puis ça a été au tour de mon père, animateur radio. C&#8217;est donc devenu une tradition familiale, et peut-être que mes enfants le porteront aussi, un jour.</p>
<div id="attachment_152982" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/annabelle-ariane11.jpg"><img class="size-full wp-image-152982" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/annabelle-ariane11.jpg" alt="Wanted (c) Annabelle Ariane" width="800" height="1131" /></a><p class="wp-caption-text">Wanted (c) Annabelle Ariane</p></div>
<p><strong>De façon générale, comment définiriez-vous votre travail ?</strong> Mon style est un dérivé du pop art. Au départ, j’ai commencé à travailler avec des formes simples, en vectoriel comme avec un pochoir, mais la technique s’est affinée avec le temps pour laisser place à plus de détails… Le vecteur est une technique qui ne me facilite pas la tâche pour ce style, mais c&#8217;est justement le challenge et j’aime ce rendu à l’aplat, sans flou ni dégradé, juste des couleurs vives et intenses.</p>
<p><strong>Pourquoi vous concentrez-vous sur les portraits ?</strong> Parce qu&#8217;ils me permettent de personnifier et de transmettre des émotions. Je choisis d’ailleurs mes modèles en fonction de cela.</p>
<p><strong> Certains de vos portraits sont poétiques, d’autres reprennent des codes plutôt 90’s&#8230; Qu’est-ce qui motive la création d’une image ?</strong> Je suis uniquement guidée par mes émotions. Mon compte Instagram représente mon &#8220;mood&#8221; du moment. Je suis parfois nostalgique, et m&#8217;inspire alors de classiques de la pop culture. Mais je peux aussi être onirique, poétique, avoir envie de peps ou de douceur&#8230; Je suis mes envies, pour ne pas tourner en rond.</p>
<p><strong>Néanmoins, la pop culture semble être une de vos inspirations, n’est-ce pas ?</strong> Oui, ça a été un moteur lorsque j&#8217;ai commencé à dessiner. Je suis une vraie geek dans l’âme et forcément influencée par la pop culture, au sens large : cinéma, BD, séries, jeux vidéo&#8230;</p>
<div id="attachment_152977" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/annabelle-ariane6.jpg"><img class="size-full wp-image-152977" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/annabelle-ariane6.jpg" alt="Luminescence (c) Annabelle Ariane" width="800" height="1131" /></a><p class="wp-caption-text">Luminescence (c) Annabelle Ariane</p></div>
<p><strong>On reconnaît d’ailleurs des personnages de films et de séries dans vos oeuvres.  Justement, quels sont vos films et séries cultes ?</strong> C&#8217;est sans doute un cliché, mais je suis une grande fan de <em>Star Wars.</em> D’ailleurs, dans tous mes dessins, il y a une référence à la reine Amidala et ses deux petits points sur les joues, c’est devenu ma signature. Au-delà du clin d&#8217;œil, ils traduisent aussi une inspiration asiatique, représentant le Yin et du Yang, l’équilibre de chaque chose. C’est une thématique assez récurrente dans mes projets.</p>
<p><strong>Concrètement, comment créez-vous les images que vous présentez sur les réseaux sociaux ?</strong> Tout commence dans mes rêves, c’est vraiment là que je trouve la plupart de mes inspirations. Ensuite je retranscris l’idée avec un croquis. Je cherche alors des images, me photographie souvent pour trouver les bonnes postures, puis passe au tracé, réalisant d&#8217;abord des zones d’ombre et de lumière. Enfin, je me concentre sur la mise en couleur et peaufine les détails.</p>
<div id="attachment_152972" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/annabelle-ariane1.jpg"><img class="size-full wp-image-152972" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/annabelle-ariane1.jpg" alt="Avisée (c) Annabelle Ariane" width="800" height="1131" /></a><p class="wp-caption-text">Avisée (c) Annabelle Ariane</p></div>
<p><strong>Comment choisissez-vous vos couleurs ?</strong> C’est une grande partie de mon travail. Je change de palette tous les mois. Je les choisis en fonction du style et de l’humeur du moment. J’aime tester des textures différentes, ça me permet de faire évoluer mes dessins et de thématiser ma collection.</p>
<p><strong>On remarque aussi un choix restreint de tonalités pour chaque image&#8230;</strong> Oui, je n’utilise pas plus de trois couleurs pour un dessin, avec leurs nuances. Je pense que c’est une déformation professionnelle issue de mon travail de graphiste. J’aime quand mes compositions sont épurées, ordonnées et qu’on ne s’éparpille pas.</p>
<p><strong>Avez-vous déjà exposé votre travail ?</strong> Oui, dans ma région, mais je préfère que mon art soit accessible partout. Les réseaux sociaux restent ainsi ma principale galerie, ouverte sur le monde. De plus, depuis un certain temps, j’anime mes dessins, qui prennent vie sur le digital. Alors, pourquoi pas un jour monter une exposition avec des œuvres numériques en mouvement dans les cadres ?</p>
<p><strong>Quelles sont vos envies aujourd&#8217;hui ?</strong> Je travaille beaucoup avec le milieu de l&#8217;édition et c’est ce qui me plaît le plus. J’ai réalisé des dessins pour une dizaine de livres cette année, mais aussi des affiches d’opéra en Italie, des illustrations animées pour la télévision (NBC), des pochettes d’albums pour des artistes à travers le monde, des créations pour Adobe, Vans… Bref, j&#8217;ai plein de projets et bien d’autres à venir.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/M39ZGvnsGbI?si=UBnfgbwV-lQEMp9w" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Mink Couteaux</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2021 05:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Enfant, Mink Couteaux a passé beaucoup de temps auprès de son père, dans une ancienne usine reconvertie en ateliers d’artistes où il a fourbi ses premières armes. <em>« Il était peintre et sculpteur</em>, raconte le Néerlandais. <em>En fait, c’était assez dangereux quand on y repense, il y avait des étincelles volant dans tous les sens et des produits chimiques qui traînaient un peu partout… »</em>. Mais Mink a survécu, et c’est désormais à son tour de briller. Prisés par les plus grandes marques (Nike, Adidas, Netflix…), hyper colorés, ses portraits crèvent littéralement l’écran, comme les sujets qui les ont inspirés. Notre graphiste sublime leur énergie vitale (leur âme ?) à travers des compositions éclatées (et éclatantes) dans une palette faisant, paradoxalement, la part belle à des teintes sombres comme le bleu et le violet. À bien y regarder, ses modèles sont pour la plupart issus de séries, du cinéma, du sport ou de la musique. <em>« En fait, tout ce que je trouve cool »</em>, confie le natif de Den Bosch, où il vit toujours et a fondé le studio <a href="https://mergedvisible.com" target="_blank">Merged Visible</a>. Dans son panthéon personnel, on trouve beaucoup de joueurs de NBA, sa première marotte (il s’est fait la main en reproduisant des cartes à collectionner, en classe) et pas mal de rappeurs américains d’hier et d’aujourd’hui. <em>« Durant mon adolescence, ma bande de copains et moi étions fans du hip-hop East Coast et ressemblions un peu à la version blanche du Wu-Tang Clan »</em>, s’amuse-t-il. Blague à part, vous aurez sans doute reconnu ici, Tyler, The Creator, J Dilla et peut-être la bobine de DaBaby ornant notre couverture. Soit l’autoproclamé <em>« artiste le plus chaud des États-Unis »</em>. Une belle tête de l’art.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/09/01/mink-couteaux-2/" target="_blank">A LIRE AUSSI / L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
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		<title>Couleurs !</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 23:10:58 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Et si on appréhendait les couleurs autrement qu’avec nos yeux ? Nourri par une sélection d’œuvres issues du Frac Grand Large de Dunkerque, ce parcours ludique et interactif invite les enfants (et leurs parents) à voir, toucher, entendre et (res)sentir l’ensemble du spectre chromatique. Par le prisme des nouvelles technologies, ces installations mêlent ainsi l’image, la matière, la lumière, l’espace et le son, histoire d’expérimenter, tout en s’amusant.</p>
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		<title>Cruschiform</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Dec 2017 05:00:20 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Diplômée de la prestigieuse école Estienne, <a href="http://www.cruschiform.com/" target="_blank">Marie- Laure Cruschi (aka Cruschiform)</a> a eu une idée aussi simple qu’originale : mêler nuancier et imagier. À chaque couleur sa petite histoire, et <a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD-JEUNESSE/Giboulees/Hors-Serie-Giboulees/Colorama" target="_blank">cet ouvrage</a> en comporte 133. Saviez-vous par exemple que le rouge carmin était obtenu à partir d’un minuscule insecte, le kermès ? Que les flamands roses devaient la teinte de leur plumage à l’ingestion massive de crevettes ? Que la sépia était une encre projetée sur les prédateurs par les seiches, poulpes et calamars ? Que le coquelicot renvoie au chant du coq (&#8220;coquerico&#8221;) dont la crête est rouge ? Du blanc neige au clair de lune, en passant par la barbe à papa ou le jaune canari, c’est toute l’histoire chromatique du monde qui nous est contée. Un beau livre à picorer sans retenue.</p>
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		<title>David Stewart</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Sep 2015 08:32:58 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Mon humour est très britannique</em> », concède l’intéressé, qui trouve l’inspiration dans tout ce que peut lui offrir la perfide Albion : « <em>Il n’y a rien de plus étrange que ce qu’on voit dans la vraie vie, surtout au Royaume-Uni !</em> ». à la fois « <em>tendres et cruels</em> », ces portraits ou situations ne sont toutefois jamais méchants vis-à-vis des sujets mis en boîte : « <em>je me moque d’eux, mais je les aime. La preuve : cette ado de 14 ans qui brandit un poisson au bout d’un bâton, c’est ma fille !</em> » D’ailleurs les jeunes – au centre de sa série Teenage Pre-occupation – constituent une cible parfaite : « <em>ils manquent de confiance en eux, sont indécis, accablés par la technologie et obsédés par ce que font les autres…</em> ».</p>
<p>Des mises en scène loufoques, un style nonsense et une vocation que David Stewart doit un peu… aux Ramones et aux Clash. « <em>Je ne les ai jamais rencontrés, je traînais simplement dans le public avec mon appareil, </em>explique-t-il<em>. A l’époque du punk, les groupes jouaient souvent sur de petites scènes. Ça me permettait de les photographier facilement. Je n’étais pas très doué, mais j’adorais le résultat, même s’il était mauvais. J’ai alors compris que je devais en faire mon métier. Cela a peut-être influencé mon style, quelque peu alternatif, comme cette musique</em> ». Drôle, certes, David Stewart ne rigole toutefois pas avec la technique. Il travaille exclusivement avec des appareils argentiques, au grand angle : « <em>Cela suppose une plus grande attention vis-à-vis du sujet, et vous oblige à suivre votre instinct</em> ». En cela, il honnit le numérique « <em>qui requiert moins de compétences et de réflexion. Les photographes qui se concentrent sur le traitement de l’image cachent souvent un manque de contenu…</em> ». Et vlan !</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/09/07/david-stewart-2/">A LIRE ICI : L&#8217;INTERVIEW DE DAVID STEWART</a></p>
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		<title>Foufoot</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 01:29:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Lille en sang et or contre Lens en bleu et grenat ? Bordeaux en violet contre Toulouse en bordeaux. Le PSG en...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Lille en sang et or contre Lens en bleu et grenat ? Bordeaux en violet contre Toulouse en bordeaux. Le PSG en ciel et blanc comme Marseille ? S’inspirant d’une idée développée en Angleterre, le site <a href="http://www.play-ground.fr/2015/01/logos-clubs-ligue-1-couleurs-rivaux/" target="_blank">Play-ground.fr</a> a inversé les couleurs des logos de clubs rivaux de Ligue 1. De quoi voir ces derbys (ou classico) sous un oeil décontracté, et surtout de rendre complètement vert les supporters les plus acharnés !</p>
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