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	<title>LM magazine &#187; Conquête urbaine</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Conquête urbaine</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Apr 2019 02:30:14 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Si le street art prit déjà ses aises entre quatre murs (on se souvient de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/04/01/magda-danysz/" target="_blank"><em>Street Generation(s)</em> à la Condition Publique de Roubaix</a>), <em>« c&#8217;est la première fois qu&#8217;il bénéficie d’une exposition d&#8217;envergure dans un musée français »</em>, assure Mathilde Jourdain. Sollicitée par l&#8217;institution calaisienne, la directrice de la galerie Mathgoth, à Paris, a réuni les œuvres d’une soixantaine d&#8217;artistes. Il s&#8217;agit de dresser, non pas un panorama complet (chose impossible), mais <em>« un instantané de ce mouvement, sans doute le plus important et universel ayant jamais existé »</em>. Issues de tous les continents, des années 1960 à nos jours, <em>« ces pièces ont été dénichées auprès de collectionneurs avertis, et n’ont pour l’essentiel jamais été vues »</em>. On trouve évidemment ici les signatures de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/02/01/banksy-2/" target="_blank">Banksy</a>, Shepard Fairey (Obey),<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/01/04/jonone-2/" target="_blank"> JonOne</a> ou Keith Haring, mais aussi pas mal de &#8220;frenchies&#8221;, qui occupent une place de choix dans cette &#8220;conquête urbaine&#8221;.</p>
<div id="attachment_97943" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-large wp-image-97943" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/03/gérard-zlotykamien-ephémères-1962-huile-et-encre-sur-toile-73-x-92-cm-collection-privée-1024x812.jpg" alt="Gérard ZLOTYKAMIEN, Ephémères,-1962---Huile-et-encre-sur-toile,-73-x-92-cm collection privée" width="995" height="789" /><p class="wp-caption-text">Gérard ZLOTYKAMIEN, Ephémères,-1962&#8212;Huile-et-encre-sur-toile,-73-x-92-cm collection privée</p></div>
<p><strong>Sacrés Français</strong></p>
<p>Au petit jeu des pionniers, l&#8217;histoire officielle retient en effet deux grands noms : Cornbread et Taki 183. L’un fut le premier à écrire son blase un peu partout dans les rues de Philadelphie, à la fin des années 1960 &#8211; pour séduire une jeune fille. L’autre profita de son métier de coursier pour répandre le sien à New-York, au tournant des seventies. Mais, quitte à froisser les Américains, le précurseur du street art serait bien&#8230; français ! En l&#8217;occurrence Gérard Zlotykamien, alias Zloty, qui tapissa dès 1963 les murs de Paris de ses &#8220;éphémères&#8221;, silhouettes noires évoquant les irradiés d’Hiroshima. <em>« Il a toujours peint dans la rue, initiant cette démarche artistique avant tout le monde</em>, confirme Mathilde Jourdain. <em>S&#8217;il avait été américain, il aurait déjà un musée à son nom. Hélas, il demeure inconnu »</em>.</p>
<div id="attachment_97942" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-large wp-image-97942" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/03/bordalo-ii-plastic-panther-2018-450x170x130cm-assemblage-de-matières-plastiques-collection-particulière--fred-collier-ville-de-calais-1024x683.jpg" alt="BORDALO II, Plastic Panther,-2018, 450x170X130cm, Assemblage-de-matières plastiques, Collection Particulière-© Fred-Collier Ville-de-Calais" width="995" height="664" /><p class="wp-caption-text">BORDALO II, Plastic Panther,-2018, 450x170X130cm, Assemblage-de-matières plastiques, Collection Particulière-© Fred-Collier Ville-de-Calais</p></div>
<p><strong>Le fauve est lâché</strong></p>
<p>Parmi les autres Français célébrés dans la cité côtière, évoquons le roi de la mosaïque, Invader, Jean Faucheur <em>« le premier à s&#8217;attaquer aux panneaux publicitaires »</em>, <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/12/01/ernest-pignon-ernest/" target="_blank">Ernest-Pignon Ernest</a> ou le pochoiriste Blek le Rat &#8211; <em>« A chaque fois que je peins quelque chose, je découvre qu&#8217;il l&#8217;a déjà fait 20 ans avant ! »</em>, dira à son propos Banksy. La grande fresque du Parisien Alëxone, réalisée in situ dans le hall du Musée des beaux-arts, ou l’anamorphose de Romain Friquet, ornant les marches intérieures, achèvent de prouver la vitalité hexagonale. Disposées suivant un parcours thématique en quatre sections (&#8220;les lois de la rue&#8221;, &#8220;écritures urbaines&#8221;, &#8220;un art urbain&#8221; ; &#8220;un art rebelle&#8221;), ces productions témoignent d&#8217;une discipline souvent engagée, en prise directe avec les maux de ce monde, et en perpétuelle évolution. Car, si les tags, graffs et autres pochoirs ont toujours la cote, le street-art n&#8217;a cessé de prendre d&#8217;autres directions, à l&#8217;instar de Bordalo II. Le Portugais conçoit de monumentales sculptures avec des déchets (bidons, pneus, claviers d&#8217;ordinateurs&#8230;) pour dénoncer la pollution de nos villes, telle cette gigantesque panthère, totem d’un art se taillant désormais la part du lion.</p>
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