Simon la Gadouille
Rob Evans . Arnaud Anckaert . Cie Théâtre du Prisme
En adaptant un nouvel auteur anglo-saxon, le metteur en scène d’Orphelins signe une première création jeune public empreinte de douceur et de rudesse.
À l’école, Martin et Simon sont inséparables. Grâce au football, Martin devient le plus populaire de la classe. Simon, lui, n’a pas de copains. Quand il tombe dans la gadoue, Martin tourne peu à peu le dos à son ami. Le temps passe, effaçant le souvenir de l’autre, jusqu’à ce qu’un soir, Martin remarque quelque chose et se souvient… Avec ce monologue autour de l’amitié entre deux enfants dont les trajectoires se croisent, s’éloignent puis se rejoignent 30 ans plus tard, l’auteur écossais Rob Evans signe un conte émouvant où affleurent nos peurs, nos désirs et nos rêves… La mise en scène d’Arnaud Anckaert est comme toujours d’une absolue rigueur. Rien d’autre sur le plateau que deux banales chaises d’école, et dans le fond de la salle, une petite scène couverte d’herbe synthétique où officie le musicien Benjamin Delvalle qui soutient certains moments du texte à la guitare électrique. Déjà présent dans les précédentes créations d’Arnaud Anckaert, le comédien François Godart assure avec brio le récit et tous les rôles de cette touchante et cruelle histoire, que le spectateur découvre par la bouche de Martin et qui dévoile le récit intime d’une fraternité, d’une chute et d’une réconciliation.


