Panayotis Pascot
Adulte, mode d’emploi
Sorti de l’enfance mais pas encore père, Panayotis Pascot arpente cette drôle de zone grise où l’on doute autant qu’on avance, seul face à la vie. Avec Entre les deux, l’humoriste transforme ses angoisses de jeune trentenaire en un stand-up aussi mordant que bouleversant.
À 28 ans, Panayotis Pascot n’a plus grand-chose du chroniqueur espiègle révélé ado dans Le Petit Journal puis Quotidien aux côtés de Yann Barthès. Depuis, l’enfant de Bondoufle, dernier d’une fratrie de six, a écrit un premier stand-up remarqué, Presque, puis un récit à succès, La prochaine fois que tu mordras la poussière (Stock), adapté au théâtre et couronné d’un Molière pour son interprète Vassili Schneider. Avec Entre les deux, il pousse plus loin l’exploration de sa fragilité et affiche complet un peu partout en France.
Le doute en héritage
Sur scène, il dissèque cette période suspendue où l’on n’est plus un enfant, sans avoir encore soi-même d’enfant : le temps du doute, des insomnies existentielles et des semi-marathons pour se sentir vivant. « C’est le moment où tu vas au front tout seul, sans tes parents ni tes frères et sœurs », résume-t-il. Dépression, homosexualité, désir de paternité, relation compliquée avec un père haut en couleur, Panayotis ausculte ses failles avec lucidité, sans jamais lâcher le rire. « La vie, c’est pas ouf », lance-t-il d’entrée, avant de démontrer, durant une heure et demie, que l’humour reste la meilleure arme contre le vertige d’exister. Une revue collective, prolongement naturel du spectacle, accompagne la tournée : entretiens, reportages et cartes blanches sur ce même entre-deux générationnel.



